Jeunesse·Romance

La sélection, tome 2 : L’élite – Kiera Cass

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La sélection, Tome 2 :
L'élite
Kiera Cass
Édition Robert Laffont, 
2013
Traduit par Madeleine
Nasalik

Genres : Jeunesse, romance

 

Série : La sélection

1. La sélection
2. L'élite
3. L'élue
4. L'héritière
5. La couronne

 

Résumé :

La Sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d’enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie…

 

Mon avis :

Même si j’avais trouvé pas mal de défauts dans le premier tome et qu’habituellement c’est le genre de lecture qui m’agace j’avais été assez gentille dans ma chronique car j’avais malgré tout passé un bon moment, je serai peut-être un peu plus critique avec ce second tome !

La sélection se poursuit et le nombre de candidates a maintenant beaucoup diminué, America n’ayant plus que 5 rivales. Les « épreuves » continuent pour voir laquelle des prétendantes serait la meilleure reine et le reste du temps est partagé entre rendez-vous avec le prince Maxon et les attaques rebelles. America de son côté est toujours autant tiraillée entre ses sentiments naissants pour Maxon et son ancienne romance avec Aspen…

Bon il faut dire ce qui est, je trouve que ce tome ne sert pas à grand chose en fait, la seule raison qui me pousse à mettre une note moyenne est que c’est le genre de lecture qu’on lit avec le cerveau éteint parce que c’est mauvais mais distrayant, l’intrigue est en grande partie une repompe du premier tome, les personnages sont toujours aussi fades et le côté dystopie est toujours aussi inexistant.
Le concours continue et j’avoue que j’aimerai bien qu’il se finisse vite (de toute façon on sait comment il va se terminer alors autant abréger !) parce que les pseudo épreuves (préparer une soirée, quel challenge insurmontable, dit donc…)(j’ai déjà eu des entretiens d’embauches avec des tests bien plus hard) (mais bon ce n’était pas des entretiens pour être reine vous me direz !) et les magouilles minables de la garce de service ne m’amusent pas des masses et je préférais vraiment qu’on s’intéresse plus aux rebelles, enfin pour cela il faudrait des rebelles un peu mieux organisés et un peu moins cons ! Parce que là on ne peut pas dire qu’ils soient très effrayants, à par buter une domestique qui traine dans le coin (pourquoi d’ailleurs ? Elle vous a rien fait cette pauvre dame) et péter la vaisselle, on ne peut pas dire qu’ils terrorisent le palais, dans le genre rébellion en carton on ne fait pas mieux… Ce n’est pas de cette façon que la monarchie et les castes vont être en danger je pense et je ne sais pas ce que l’auteure compte bricoler avec ça, mais j’ai l’impression qu’on va droit dans le mur !

Niveau romance, c’est tout aussi médiocre, America change d’avis toutes les deux pages, un coup Maxon, un coup Aspen (aaaaah les hormones !), c’est pénible et on se demande comment on est censés avoir des papillons dans le ventre en suivant ce triangle amoureux vu que c’est plat et bancal, les interactions entre eux sont bateaux et vu que séparément les personnages n’ont déjà rien d’attachant, ensemble cela ne donne rien de plus ! Et franchement à la place des garçons j’aurais déjà envoyé bouler cette girouette d’America, je ne sais pas si c’est de la patience ou juste de la stupidité mais Maxon et Aspen ont l’air d’apprécier leur rôle de carpette pour le moment !

Bref, l’ensemble n’est pas brillant, c’est tout juste passable parce qu’avec cette série je sais à quoi m’attendre et quand je démarre un tome c’est vraiment pour passer le temps ou parce que je suis trop crevée pour lire quelque chose de plus intelligent, du coup je lirai la suite rien que pour cela parce que je ne m’attends pas à des merveilles dans les prochains tomes !

 

Ma note : 2-5
Contemporain

A toi pour l’éternité – Daniel Glattauer

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A toi pour l'éternité
Daniel Glattauer
Edition Grasset,
2013
Traduit par Anne-Sophie
Anglaret
264 pages


Genre : Contemporain


 

Résumé :

Célibataire, belle, libre et indépendante, Judith est pourtant peu sûre d’elle et pleine de doutes : à trente-six ans, elle n’a toujours pas trouvé l’amour. Jusqu’au jour où elle croise, dans un supermarché, le chemin de Hannes… qui lui marche sur le pied. L’incident est banal et l’histoire pourrait bien s’arrêter là, mais Hannes fait très vite irruption dans le magasin de lampes de Judith et, avec des discours enflammés et des attentions de tous les instants, il ne tarde pas à s’immiscer aussi dans sa vie. Car même s’il est un peu envahissant, Hannes est un homme parfait, le rêve de toute belle-mère, à en croire ses proches et ses amis.

Toutefois l’amour tourne bientôt à l’obsession et l’idylle au cauchemar, et Judith étouffe dans cette relation possessive. Elle tente bien de rompre, mais Hannes sait se montrer tenace – peut-être même un peu trop pour être honnête – et absent, il est plus que jamais présent et la poursuit jusque dans ses rêves…

 

Mon avis :

« Quand souffle le vent du nord » et « La Septième vague » avaient été des coups de cœur et j’espérais la même chose avec ce titre, mais premier problème ce n’est PAS une histoire d’amour (ma faute, j’aurais dû lire le résumé), deuxième problème : elle me rappelle de mauvais souvenirs, et ma chronique ne sera absolument pas objective (enfin encore moins que les autres quoi) parce que je me suis vraiment sentie au plus mal pendant ma lecture…

A 36 ans Judith n’a pas encore trouvé chaussure à son pied, elle a fréquenté plusieurs hommes mais cela n’a pas donné grand chose jusqu’à maintenant et si elle rencontre par hasard Hannes qui aux yeux des amis et de la mère de la jeune femme est parfait, cette dernière a du mal à se laisser aller avec lui, à tomber amoureuse, et au fond elle a un mauvais feeling…

Si vous êtes en période de stress (comme moi au moment de ma lecture) et que vous avez vécu une « relation » qui était merdique et vous oppressait, alors ce n’est vraiment pas le bouquin à lire, parce que c’est ce que va vivre l’héroïne et si vous n’avez pas de veine alors vous allez surement vous retrouvez dans le même état d’esprit qu’à l’époque où vous avez eu votre relation pourrie, en tout cas moi cela a été le cas et j’aurais préféré me l’épargner, même sans que ma propre histoire aille aussi loin que celle de Judith je me suis sentie aussi pressée, aussi paniquée qu’elle et j’avais une boule dans le ventre, pour le coup je n’aurais pas pu avoir plus d’empathie pour l’héroïne, là j’étais déjà au maximum !
En fait cette lecture m’a un peu rendue tarée, d’un côté j’étais très mal à l’aise et j’avais envie de jeter ce bouquin au feu, de l’autre je n’arrivais pas à arrêter et j’avais envie de connaitre le dénouement et (mon masochisme aidant) voir jusqu’où cela pouvait aller, découvrir si c’est Judith qui était complètement parano ou si Hannes n’était vraiment pas clair, à ce niveau là du coup c’est bien fait, l’intrigue tient en haleine et si je n’avais pas ressenti autant de malaise j’aurais probablement beaucoup aimé cette lecture mais en réalité si j’ai dévoré les pages pour savoir comment tout cela allait finir c’était aussi et surtout pour sortir de cet enfer !

Là où le bas blesse (et en dehors de mon ressenti ultra personnel sur ce livre) c’est que le dénouement est vraiment too-much et expédié en quatrième vitesse, c’est presque ridicule tant c’est exagéré et bâclé et cela aurait été davantage percutant je pense si l’auteur n’en avait pas fait des caisses à ce niveau là, c’est même frustrant pour moi de m’être torturée en lisant 200 pages en étant pas au meilleur de ma forme et de me retrouver face à une fin aussi mal foutue et qui sort de nul part.

Bref, c’est un peu particulier de parler d’un livre qui m’a remuée dans le mauvais sens du terme et qui a fait ressurgir des choses que je n’avais vraiment pas envie de ressentir à nouveau, et du coup ma chronique est courte parce que j’ai envie d’oublier ce que j’ai lu au plus vite pour être honnête ! Je ne peux pas dire de ce livre qu’il est mauvais mais j’aurais sans doute plus accroché sans mon expérience foireuse, ou avec une boite de Lexomil à proximité !

 

Ma note2-5
Jeunesse

Cabaret, tome 2 : Vengeance – Jillian Larkin

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Cabaret, tome 1 :
Ingénue
Jillian Larkin
Édition Bayard (Jeunesse), 
2012
Traduit par Bee Formentelli
444 pages


Genre : Jeunesse

 

Série : Cabaret

1. Ingénue
2. Vengeance
3. Diva

 

Résumé :

New York, été 1923. L’amour est-il plus fort que tout ? Gloria, Clara et Lorraine n’en sont plus si sûres… Trahisons, chantages, vengeances, sont au menu de ce
second volet, plus noir et toujours plus palpitant…

 

Mon avis :

Après le très bon premier tome (même s’il n’était pas dénué de défauts) j’étais curieuse de savoir si le charme allait opérer avec cette suite, et même si elle n’est pas désagréable je suis tout de même moins séduite et assez agacée par certaines choses.

Après leur fuite, Gloria et Jerome ont commencé leur nouvelle vie à New York où ils tentent de survivre et de percer dans la musique.
Les deux amoureux sont recherchés par la mafia et Vera, la sœur de Jerome, essaie de les sortir de ce pétrin (mais encore faudrait-il qu’elle les retrouve !)
Pendant que Lorraine qui travaille maintenant pour Carlito essaie au contraire de les faire plonger…
Quand à Clara… euh… quelqu’un pour me rappeler ce qu’elle glande dans ce tome ?! Non ce n’est pas ma mémoire qui débloque, c’est juste Clara qui est devenue complètement inintéressante !

Bon, dans ma chronique du premier tome j’avais dit que je ne voulais pas être méchante malgré les défauts évidents mais là je ne vais pas trop avoir le choix, j’adore toujours le cadre et se retrouver dans les années folles est toujours aussi plaisant et rien que pour y être transportée encore une fois je lirai le troisième et dernier tome de « Cabaret ».
Mais pour le reste, si j’ai pardonné la facilité et les clichés de l’histoire et des personnages dans le premier tome, j’attendais de l’amélioration dans cette suite et finalement c’est l’inverse qui est arrivé, les mauvais points sont accentués et ce qui était à peu près valable se dégrade…

Je ne parlerai pas de l’histoire de Clara parce que comme je l’ai dit elle est sans intérêt et ses « aventures » sont tellement ennuyeuses que je ne me souviens de pratiquement rien la concernant, c’est elle qui amenait le piquant du premier tome mais maintenant elle est complètement fade et assez nunuche.
Mais finalement elle n’est pas aussi nunuche que Gloria qui même après avoir abandonné sa vie de petite fille pourrie gâtée et doit se débrouiller avec Jerome pour pouvoir manger à leur faim reste toujours aussi naïve et aussi peu fute-fute que dans le premier tome, elle fonce tête la première dans les ennuis et en redemande, il serait temps de prendre du plomb dans la tête et même chose pour Jerome qui est une sacrée tête à claques !

Quant à Lorraine, dans le premier tome c’était la garce que j’aimais bien et là elle est juste devenu la garce idiote qui est prête à faire descendre Gloria juste parce qu’elle lui a caché certaines choses, bonjour le sens de la mesure ! Et pour le reste, il ne lui arrive rien d’intéressant, elle gère un club en écrasant les employés qui s’y trouvent et quand elle ne se comporte pas comme une pouffe elle se fait malmener par Carlito et ses larbins, passionnant…

En dehors de ces trois dindes, nous suivons aussi Vera qui est un nouveau personnage et qui part à la recherche de Jerome et veut le faire innocenter (vu qu’il est accusé d’avoir buté le mec qui a en fait été tué par Gloria) et c’est surement la partie la plus correcte de ce tome, du moins jusqu’à ce que l’auteure lui colle une romance sortie de nul part et franchement dispensable. Son enquête ne casse pas des briques non plus mais entre elle, une rancunière puérile et deux fadasses qui passent leur temps à foncer dans le mur, le choix est vite fait !

J’ai été plus sèche que prévu dans cette chronique mais en y repensant je ne vois pas comment je pourrais défendre cette suite, j’ai été indulgente avec le premier tome parce qu’il avait beaucoup de charme à mon gout, là à par le cadre qui reste le gros plus de cette saga le reste est médiocre et j’ai peur de ce que va donner le dernier tome…

 

Ma note : 2-5
In my mailbox

In my mailbox [120]

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In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Pour le regroupement des liens, c’est chez Lire ou mourir !
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Comme d’habitude, je ne vous mets pas tous les achats depuis le dernier IMM (qui date d’avril, aucun sérieux) mais seulement les nouveautés dans ma PAL qui me font le plus envie :
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– « Enchantement » de Orson Scott Card
– « Hommage au studios Ghibli : les artisans du rêve »
– « La voie des oracles » Tome 1 d’Estelle Faye
– « Les contes de Beedle le barde » de J.K. Rowling
– « La belle et la bête » d’Eloisa James
– « La vénus à la fourrure » de Leopold von Sacher-Masoch
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Et enfin, si vous avez vu mon Bookshelf tour, vous savez que j’ai déjà plein de bouquins sur la légende Arthurienne que je n’ai pas encore lu mais ça ne m’empêche pas d’en acheter encore, parce que les livres arthuriens ce sont mes pokémons il faut que je les attrape tous 😀
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– « Guinevere’s gift » et sa suite « Guinevere’s gamble » de Nancy Mckenzie
– « Le secret du Graal » de Glenn Cooper
Jeunesse·Science-Fiction

La 5e vague, tome 1 – Rick Yancey

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La 5e vague, Tome 1
Rick Yancey
Edition Robert Laffon,
2013
Traduit par Francine 
Deroyan

Genres : Science-fiction,
Jeunesse

 

 

Série : La 5è vague
1. La 5ème vague
2. La mer infinie
3. La dernière étoile

 

Résumé :

1ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence

La 5e Vague arrive…
Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…

 

Mon avis :

Je n’avais pas prévu de me lancer dans cette série à la base, sans trop savoir de quoi elle parlait j’avais tout de même regardé la bande-annonce de l’adaptation qui n’avait pas du tout éveillé ma curiosité, mais je suis tombée dessus à la médiathèque et finalement je me suis fiée à la toutes les critiques positives entendues dessus et je lui ai donné sa chance.
Et si les deux-cent premières pages m’ont fait croire que je filais tout droit vers le coup de coeur, le reste du livre m’a fait complètement changé d’avis…

Comme dans pratiquement toutes les dystopies jeunesse nous suivons une jeune fille qui tente de sauver sa vie et celle du peu de famille qui lui reste (en l’occurrence son petit frère) et va rencontrer sur son chemin un beau et mystérieux jeune homme qui va l’aider et… Pff je vais éviter de continuer ce résumé parce que c’est un coup à déjà m’énerver, et pourtant il n’y a pas que du négatif à dire sur ce premier tome, même si j’aurais beaucoup de choses à critiquer (et je le ferai après) d’autres ont réussi à me plaire.

Bon tout d’abord je suis (un peu) de mauvaise foi avec mon semblant de résumé, l’histoire finit par tourner de cette façon mais l’idée de base est quand même plus originale, contrairement aux autres dystopies young-adult que j’ai pu lire où les héros doivent se dresser devant la société en place, là ce sont des aliens qui sèment le chaos et vu que je suis quelqu’un qui aime les histoires d’extraterrestre j’étais vraiment emballée en découvrant les premières pages, en plus ces aliens là sont particulièrement vicieux et sanguinaires, plutôt que de tout péter en une seule fois ils vont d’abord priver les humains d’électricité, puis nous balancer un tsunami, une pandémie mondiale, avant de s’infiltrer parmi nous et de « recruter » les enfants pour s’en servir contre nous, tous ces événements sont vus à travers les yeux de Cassie qui est à la recherche de son petit frère, du moins dans cette première partie vu que l’histoire sera racontée du point de vue d’autres protagonistes plus tard…
Et donc cette première partie a super bien marché avec moi, j’ai été prise de suite dans le récit, c’est intriguant pour tout ce qu’on apprend sur les plaies qu’envoient les extra-terrestres et comment cela a ravagé notre monde et en même temps il y a énormément de rythme et de tension vu que Cassie est sans arrêt traquée, du coup les pages défilent très vite.

Du moins, jusqu’à ce qu’Evan arrive dans le paysage et que tout retombe comme un soufflé !
Qui est-il ? Pourquoi il est là ? Est-ce qu’il est humain ou pas ? Est-ce qui a « recueilli » Cassie par soutien ou juste pour se servir d’elle ? Cassie se pose ces questions 5 minutes mais vu que c’est un roman ado et que la romance est un passage presque obligé du genre il faut bien que sa méfiance soit vite oubliée et non seulement de manière générale cela me saoule (parce que à la place de Cassie, dans le doute, j’aurais assommé Evan avant de me barrer !) mais là en plus Cassie est présentée comme un personnage badass, sans cesse aux aguets et la voir confiante aussi vite n’est pas franchement cohérent.

Ce n’est pas seulement pour cela que la deuxième partie du livre ne m’a pas plu, je dirai que c’est un tout, c’est beaucoup moins nerveux, il y a plusieurs points de vue qui m’ont assez perdue et/ou ennuyée (on suit par exemple un soldat appelé « Zombie » et qui est d’un chiant…) et je me rends compte que je me souviens plus du tout de ce qui se passe dans ces pages là parce que j’ai vraiment suivi cela que d’un oeil et j’en avais plutôt marre de voir l’invasion extra-terrestre à la fois de l’extérieur (grâce à Cassie) et de l’intérieur (grâce à Zombie) sans avoir ne serait-ce qu’un micro-indice du pourquoi ils font cela, je sais bien que ce n’est qu’un premier tome mais j’aimerai bien que les auteurs fassent un effort et nous donnent quelques réponses à nous mettre sous la dent sans qu’on ait besoin d’avaler toute la série (et encore, certaines ne donnent aucune réponse à rien…).

Bref encore une dystopie jeunesse qui me déçoit et honnêtement je n’ai pas le courage de lire la suite, je suis trop vieille pour ces conneries, je regarderai l’adaptation en grande maso que je suis mais je m’arrête là pour les livres !

 

Ma note : 2
Fantasy

Le Trône de Fer, intégrale, tome 1 – George R.R. Martin

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Le trône de fer, intégrale,
Tome 1
George R.R. Martin
Édition J'ai lu
2011
Traduit par Jean Sola

Genre : Fantasy


 

Série : Le trône de fer, intégrale
1. Tome 1
 2. Tome 2 
 3. Tome 3 
4. Tome 4
5. Tome 5

 

Résumé :

Après avoir tué le monarque dément Aerys II Targaryen, Robert Baratheon est devenu le nouveau souverain du royaume des Sept Couronnes. Tandis qu’en son domaine de Winterfell, son fidèle ami le Duc Edward Stark rend paisiblement la justice. Mais un jour, le roi Robert lui rend visite, porteur de sombres nouvelles : le trône est en péril. Stark, qui s’est toujours tenu éloigné des affaires du pouvoir, doit alors abandonner les terres du Nord pour rejoindre la cour et ses intrigues. L’heure est grave, d’autant qu’au-delà du mur qui protège le royaume depuis des siècles, d’étranges créatures rôdent…

 

Mon avis :

Quand j’ai commencé à regarder la série « Game of thrones » je me suis très vite penchée sur les livres, j’ai lu les quatre premières intégrales et les ai toutes plus ou moins aimées, mais l’histoire étant tellement riche, et ma mémoire étant ce qu’elle est, j’avais peur d’être paumée avant de commencer la cinquième intégrale et n’ayant plus vraiment confiance en la série télé pour me rafraichir la mémoire (vu que les scénaristes font parfois des changements assez discutables), j’ai voulu me lancer dans une relecture…

Si vous connaissez déjà « Le trône de fer » inutile de vous en faire un résumé et si au contraire vous ne connaissez pas alors faire un résumé simpliste ne vous servirait pas à grand chose non plus car l’histoire est très, très loin d’être simple et il faut être patient pour comprendre quelque chose et pour s’y retrouver entre les nombreux personnages, mais disons que cette première intégrale nous présente notamment trois familles, les Stark du nord, les Lannister du sud et les Targaryen de l’autre côté de l’océan au moment où les tensions se font de plus en plus fortes, le trône vient d’échouer à Robert Baratheon (marié à une Lannister) mais d’autres convoitent le pouvoir, d’autant que beaucoup de choses (dont la mort de l’ancien roi) paraissent très suspectes…
En même temps le royaume s’apprête à entrer dans l’hiver, période sombre et crainte par tous et qui est encore plus angoissante quand des créatures surnaturelles menacent au delà du mur, une gigantesque barrière de glace qui sépare (et protège) le royaume des terres sauvages et de tout ce qui s’y trouve…

winter-is-coming_4529298Bon, même si maintenant je connais bien les personnages et que du coup l’histoire dans sa globalité est bien plus claire pour moi, pour en parler par contre ce n’est pas plus facile et j’avoue que je ne sais même pas par où commencer, j’aurais pu m’inspirer de ma première chronique sur ce tome mais je me rends compte que j’ai bien plus apprécié cette relecture, parce que depuis le temps l’histoire n’était plus aussi fraiche dans mon esprit et que j’ai pu la redécouvrir, même si certaines choses (ou plutôt certains personnages) me barbent toujours autant, moins un en fait, parce que si j’ai toujours du mal avec Catelyn (surtout pour son caractère, elle est assez garce par moment !) et Jon Snow (qui m’ennuie et dont je n’arrive pas à lire les chapitres en entier, même en me forçant je ne peux pas m’empêcher de sauter des pages pour abréger), je n’ai plus la même opinion sur Sansa, il y a cinq ans j’avais envie de la tarter mais aujourd’hui je sais comment elle a évolué et je sais que c’est devenu un personnage que j’adore donc même si dans ce premier tome elle est niaise et naïve je n’arrive plus à la détester !

Ce premier tome suit également Tyrion (qui est génial), Arya (qui l’est tout autant), Bran et Eddard qui ne sont pas forcément captivant eux mêmes mais qui ont des arcs intéressants et enfin Daenerys sur laquelle je suis un poil mitigée, j’aime bien le personnage, son parcours, son évolution (qui est quand même impressionnante) mais je me passionne un peu moins qu’avant pour elle, peut-être que de savoir qu’elle finit par avoir un comportement un peu extrême dans les tomes suivants a un peu terni mon opinion sur elle et que du coup je m’emballe moins pour son histoire, qui était pourtant ma préférée à la base… On verra plus tard si la flamme revient !134882

Je ne parle pas plus longuement des personnages comme j’avais pu le faire dans la première version de ma chronique parce que cela ferait trop catalogue et finalement même si je ne suis pas fan de tous les protagonistes et que d’autres personnages de l’univers me « manquent » (parce qu’ils n’ont pas, ou pas encore, leur propre point de vue mais ne sont vus qu’à travers les yeux de Tyrion et des autres), les huit personnages de ce premier tome apportent tous quelque chose, nous donnent un aperçu de presque tous les coins de Westeros et tout ce qui peut s’y tramer sans pour autant tout nous dévoiler, que ce soit les manigances ou les vieux secrets il y a déjà pas mal à se mettre sous la dent mais beaucoup de choses restent à venir parce que l’histoire est très riche et très dense, ce n’est pas forcément simple de s’y retrouver quand on débute (ni quand on a l’habitude d’ailleurs, cela m’arrive encore d’être perdue parfois !) mais cela vaut le coup de s’accrocher, l’intrigue est très bien ficelée et a de quoi nous retourner le cerveau, quand ce n’est pas les personnages eux-mêmes qui ont décidé de nous faire tourner chèvre !

Ce n’est pas mon tome préféré (je trouve que les tomes 2 et 3 sont bien plus intenses), il est parfois un peu long il faut avouer mais c’est nécessaire pour mettre l’univers en place et pour présenter les nombreux personnages sans pour autant que cela tombe dans l’ennui, malgré la complexité de l’ensemble l’action et les différentes intrigues sont vite lancées et on est très vite happé.

sweat-shirt-game-of-thrones-targaryen-logo2Par contre, je ne serai toujours pas tendre avec la traduction que je trouve lourdingue (et je sais que cela va empirer avec les tomes suivants en plus !) et je trouve cela ridicule de traduire certains noms et pas les autres, King’s landing devient Port-Real mais Winterfell reste Winterfell par exemple, Winter is coming but logic is gone ! Et j’avoue que si je n’avais pas une grosse flemme de lire ces pavés en anglais je me lancerai, parce que cette traduction est infecte, heureusement que l’histoire est passionnante et fait oublier le style parce que sinon il y aurait eu de quoi se cramer les neurones, adopter un style qui colle à l’univers pourquoi pas, mais là c’est tellement forcé que cela devient parfois incompréhensible, mention spéciale aux chapitres de Jon d’ailleurs, ce ne sont pas mes parties préférées déjà mais alors les dialogues avec ce ton pseudo moyenâgeux sont affreux à lire !

C’est moyen de finir une chronique positive sur un aussi gros bémol mais c’est bien à cause de la traduction que j’ai hésité à me lancer dans une relecture et c’est aussi à cause d’elle que je n’arrive pas toujours à me concentrer sur ce que je lis.
Quant à l’univers, à l’histoire et aux personnages, tout tient la route même si certaines choses restent pour l’instant un peu basique (et je dis bien « pour l’instant » !), et même en sachant déjà ce qui va arriver par la suite j’ai quand même hâte de retourner à Westeros avec le tome 2 !

 

Ma note : 3-5
Bookshelf Tour·Vidéo

Bookshelf Tour 2017 [Vidéo]

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Hello tout le monde !

Aujourd’hui pas de chronique, mais une vidéo parce que… parce que pourquoi pas !

J’avais envie de faire un bookshelf tour donc je me suis lancée, ça a été galère (autant au tournage -vu que dès qu’il y a une caméra apparemment je ne sais plus parler français-, qu’au montage -que j’ai du recommencer plusieurs fois-), et c’est ma toute première vidéo donc elle est très imparfaite mais ça aurait pu être pire et je suis contente d’avoir réussi à le faire, j’espère que ça vous plaira et pour voir le résultat il suffit de cliquer juste là :

Bookshelf Tour – 2017

Je précise que je ne sais pas si (et quand surtout) je referai une vidéo, si c’est le cas il faut que je trouve quoi mettre pour le visuel étant donné que je ne veux pas me montrer (pas envie de m’exposer et pas sure de pouvoir supporter ma gueule tout le temps que dura le montage :D), donc j’y réfléchirai et on verra si ça se fait !

Légende Arthurienne

Le Prince du Graal, tome 1 : La prophétie de la Dame du Lac – Nancy McKenzie

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Le prince du Graal, Tome 1 : 
La prophétie de la Dame du lac 
Nancy McKenzie
Edition Pocket
2007
Traduit par ?


Genre : Légende Arthurienne

 

Série : Le prince du Graal
1. La prophétie de la Dame du lac
2. Les sortilèges du désir

 

Résumé :

Avant de mourir, le roi Arthur a demandé à Galaad, fils de Lancelot, de partir à la recherche de trésors inestimables : une épée, une lance et le Graal, censés garantir l’unité et la stabilité de la Bretagne.
Galaad, accompagné de son cousin Perceval, met son bras au service de son souverain et accepte sa mission. La route est longue, semée d’embûches, et le jeune chevalier ne cesse de penser à son enfance : il essaie de percer les secrets qui ont bercé sa jeunesse et de comprendre la trahison de son père. Il se rappelle aussi la prophétie de la Dame du Lac que seul un homme au coeur pur pourra réaliser. Et si c’était lui ? S’il était l’élu ?

 

Mon avis :

J’avais déjà lu ce premier tome il y a cinq ans pratiquement et je n’avais pas trop adhéré surtout à cause du personnage principal que je trouvais insupportable, mais j’ai voulu le relire, d’une pour me rafraichir la mémoire avant d’attaquer la suite, et de deux parce que j’ai une certaine affection pour Nancy Mckenzie (qui est en partie responsable de mon addiction pour la lecture grâce à son dyptique sur Guenièvre) et j’espérais finir par apprecier ce livre…

Ce premier tome prend place après la mort du roi Arthur, le royaume est en péril et beaucoup de chevaliers ont perdu la vie, mais le fils de Lancelot, Galaad, a survécu et a promis au roi Arthur de retrouver certains trésors (une épée, une lance et le Graal) qui pourraient sauver la Bretagne…

Même si ce n’est toujours pas un coup de cœur ni même un livre excellent à mes yeux (parce que certaines choses gâchent un peu le plaisir), cette lecture a été plus convaincante que la première fois, j’avais pratiquement oublié toute l’histoire et j’ai apprécié la redécouvrir, pour une fois on délaisse la partie de la légende Arthurienne que nous connaissons le mieux (la quête d’Arthur et de ses chevaliers, le triangle amoureux Arthur / Guenièvre / Lancelot, la naissance de Mordred et ses conséquences, etc…) pour se concentrer sur ce qui arrive ensuite, le royaume tombe en ruines et Galaad qui est encore très jeune et qui supporte mal d’être dans l’ombre de son père va vivre pas mal d’aventures avec à ses côtés son cousin Perceval qui est assez craintif et naïf mais qui va être obligé de vite s’endurcir vu qu’il est le futur roi de Gwynedd et qu’il risque de se faire voler son trône s’il fait preuve de faiblesse…
J’avoue que je ne comprend pas trop pourquoi j’avais trouvé l’ensemble ennuyeux lors de ma première lecture car cette fois je n’ai trouvé aucun temps mort, je trouve toujours des critiques à faire sur Galaad (heureusement Perceval est plus attachant) mais son aventure retient l’attention, on est en plein cœur de la quête du Graal mais aussi dans la quête initiatique de Galaad et l’ennui ne trouve pas l’occasion de s’installer entre tout cela.

L’auteure s’est aussi largement attardée sur l’enfance de Galaad et en particulier sur tout ce qui a façonné sa relation avec son père ou sur l’image qu’il a de Guenièvre, sa mère lui ayant bien « perverti » l’esprit et l’a éduqué pour qu’il déteste Lancelot et Guenièvre et c’est d’ailleurs cela qui m’énerve chez Galaad, il a été bien conditionné, sa mère a tout fait pour qu’il soit convaincu que son père est un mauvais homme et que la reine est une garce et je comprend qu’il croit à tout cela vu que cela lui a été répété pendant des années mais pour l’instant il ne remet rien en cause et n’essaie pas de se faire son propre jugement et c’est assez gonflant par moment, j’espère qu’il va vite mûrir, commencer à réfléchir par lui-même et ne pas se fier à tout ce que peut lui raconter sa mère (qui en plus est loin d’être une sainte, je la détestais déjà dans les deux tomes de « Guenièvre » mais là c’est pire que tout !).

Bref, le personnage de Galaad en lui-même est plutôt énervant par moment mais son histoire et son aventure sont assez riches et donnent envie de voir comment l’ensemble va évoluer dans le second tome. En tout cas, je voulais apprendre à aimer « Le prince du Graal » et je pense que c’est bien embarqué, j’en attends encore plus dans la suite mais cette relecture du premier tome me laisse une meilleure impression qu’il y a cinq ans !

 

 Ma note : 3-5

 

 

Contemporain

J’ai épousé un con – Agnès Bouquet

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J'ai épousé un con
Agnès Bouquet 
Édition Pocket, 
2012
288 pages

Genre : Contemporain

 

Résumé : 

J’ai épousé un con est une histoire d’amour acidulée qui commence par un coup de foudre à Saint-Tropez, comme toute idylle qui se respecte. Le ciel, la mer, les oursins, le pastis. Et le coeur qui se met à battre un peu plus fort.
Et qu’importe les lendemains qui déchantent, Pépita a trouvé l’oiseau rare : son Roméo est un homme, un vrai. Un irréductible macho. « Un con » ! Seulement voilà, son « con », elle l’aime. Pas question de le quitter, le « compléter »à la rigueur… Mais quand on veut changer l’autre, le pire n’est-il pas d’y arriver ?!

 

Mon avis :

Je ne sais pas si j’ai souvent eu l’occasion de le dire (mais j’ai râlé à peu près 150 fois à cause de cela donc vous avez dû comprendre !) mais je déteste les généralités, quelles qu’elles soient, et du coup en voir une en couverture de ce livre aurait dû me faire tiquer et me faire comprendre qu’il n’était pas pour moi (« L’histoire de toutes les femmes », qui part du principe que non seulement nous voulons toutes nous marier mais qu’en plus nous sommes toutes attirées par les hommes…).
Mais ce n’est pas comme si les généralités étaient le seul défaut de ce bouquin qui aurait mieux fait de s’appeler « J’ai pris mes lecteurs pour des cons » !

Contrairement à mon habitude, je ne vais pas faire de résumé mais plutôt démonter celui de quatrième de couverture qui lui aussi nous prend pour des blaireaux, en nous promettant d’abord « une histoire d’amour acidulée », ce qui a l’air mignon hein ?! Mais c’est tellement à côté de la plaque, il n’y a pas l’ombre d’une romance dans ce truc, le personnage féminin (qui est une grosse cruche) tombe dans les bras d’un gros beauf vulgaire sans qu’on sache vraiment pourquoi, et lui ne montre pas plus de sentiments qu’elle vu qu’il veut juste la coller dans son plumard et qu’il la décrit comme « parfaitement baisable » (quel romantisme…), ou alors le côté « acidulé » vient du fait que le résumé nous dit que c’est un homme, un vrai (par opposition aux faux hommes sûrement, parce que vous oui désolée de vous le dire mais si vous ne correspondez pas aux stéréotypes sexistes vous n’êtes pas un(e) vrai(e) homme / femme, mais ne vous inquiétez pas on s’y fait !), et donc ce « vrai » homme c’est quoi ? Un macho évidemment ! Parce que pour qu’un mec soit un vrai mec il faut qu’il traite les femmes comme des poupées gonflables et/ou des bonniches, et puis avoir un macho dans le tableau donne forcément une belle histoire d’amour (NON).

Bref je ne critique pas seulement le résumé parce qu’il nous prend pour des jambons mais aussi parce qu’en le lisant on s’attend à une histoire, alors qu’il n’y a aucune histoire dans ce bouquin, c’est le vide absolu, c’est 280 pages de choses superficielles et inintéressantes où on suit des personnages insupportables avec en prime une plume indigeste, vulgaire et qui essaie de se donner un air cool, ce qui rend le truc encore plus agaçant.
Même si l’envie me manque (parce que j’en ai marre de chroniquer des étrons) je vais quand même développer parce que je tiens à vous dissuader de jeter un oeil sur ce bouquin et découvrir ce massacre par vous-même (préservez votre santé mentale, ça vaut mieux).

Si « J’ai épousé un con » est tout pourri c’est déjà parce qu’il est affreux à lire, c’est haché, les descriptions sont inutiles, les dialogues sont pauvres dans les meilleurs moments et vulgaires dans les pires moments avec parfois un mélange français/anglais ridicule (parce que je trouve ça bien ringard de sortir des mots anglais de manière random) (BLAGUE DE MERDE !), et plus généralement le style est lourdingue, le récit est racontée à la troisième personne, ce qui évite d’être dans le crane de Pépita donc ce n’est pas plus mal mais en même temps le narrateur enchaîne les tentatives d’humour qui tombent à plat et qui deviennent très vite pénibles.

Ce qu’on nous vend comme une histoire n’a pas le moindre intérêt, bon déjà il faut réussir à s’y retrouver dans ce bordel chronologique vu qu’il y a des sauts dans le temps et des flash-back qui sortent de nul part et qui ne sont pas clairs histoire de bien nous perdre mais en plus le fond (si on peut appeler ça comme ça) est d’un ennui mortel, jamais drôle, jamais attendrissant, jamais émouvant, jamais mordant. C’est typiquement le genre de livre où on suit un personnage cliché de potiche qui s’intéresse à peu de choses de base et dont la vie ne tourne plus qu’autour de son mec par la suite, qui n’est pas fichue de voir que c’est un abruti et qui ensuite passe son temps à se plaindre parce qu’il se conduit comme un gamin demeuré, c’est le genre d’histoire qui pourrait avoir de l’intérêt (parce que cela pourrait amener à des émotions, et même à de la réflexion) mais seulement si les personnages étaient bien travaillés, mais là cela ne peut rien donner de bon avec une pintade écervelée et un goujat grossier.

En fait j’ai l’impression que l’auteure n’en a rien à taper de son héroïne et qu’elle fait tout pour qu’on la déteste aussi, elle n’essaie jamais de lui donner de la consistance, elle n’essaie même pas de la présenter vu que le bouquin commence sur la beauté du cul de Pépita, et en fait dans tout le livre on passe surtout notre temps à lire des descriptions sur son physique, tout ce qui concerne sa personnalité s’arrête à sa superficialité et à sa naïveté (qui ressemble plus à de la stupidité en réalité), rien de positif ne ressort de ce personnage, soit Pépita fait office de coquille vide soit elle est là pour jouer la gourdasse de service que le lecteur critique sans scrupule parce qu’il n’y a rien à sauver chez elle.

Bref, c’est une lecture catastrophique et je comprends maintenant pourquoi ce titre a récolté des critiques assassines, je suis incapable de trouver quoi que ce soit de positif à dire dessus, et je ne veux pas faire un procès d’intention mais j’ai honte pour l’auteure et l’éditeur qui nous ont servi une telle daube, je ne suis pas étonnée vu qu’on vit quand même dans un monde où « 50 nuances de Grey » a été publié mais il faudrait peut-être arrêter d’écrire et de publier de la merde emballée dans un joli papier cadeau avec un titre rigolo dessus pour nous pousser à donner notre blé, non ? Parce que même en ayant acheté ce bouquin 1€ j’ai quand même la sensation de m’être faite arnaquer !

Je suis particulièrement virulente mais au bout d’un moment j’en ai marre qu’on soit pris pour des idiots alors je n’ai plus envie de prendre de gants, j’en ai marre de voir les mêmes personnages qui sont des stéréotypes sexistes sur pattes, j’en ai marre des histoires qu’on essaie de faire passer pour des romances alors qu’elles sont juste gênantes (voir problématique dans le pire des cas) et j’en ai marre des auteurs qui ne savent pas écrire et dont les textes deviennent illisibles à force, on ne vous demande pas le talent d’Oscar Wilde on demande juste un style agréable, pas une ponctuation qui nous agresse la rétine toutes les trois lignes ou des phrases tellement alambiquées qu’elles ne veulent plus rien dire.
Donc bon, ne perdez pas votre temps à lire ce truc, il n’y à rien à en tirer à par une bonne dose d’énervement.

 

Ma note : 0
Développement personnel

Le why café – John P. Strelecky

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Le why café
John P. Strelecky
Édition Le dauphin blanc,
2009
Traduit par Alain Williamson
154 pages

Genre : Développement
personnel

 

Résumé :

Pour fuir le stress et la pression au travail et dans la vie quotidienne, John prend la route pour quelques jours de vacances. Retardé par un accident, il se voit contraint de modifier son itinéraire et d’emprunter un chemin inconnu et isolé sur lequel il se perd. Contre toute attente, alors qu’il est sur le point de manquer d’essence et qu’il est affamé, il aboutit à un café au milieu de nulle part et dans lequel il fait la connaissance de trois personnes qui l’amèneront à réfléchir sur la vie d’un point de vue différent.

 

Mon avis :

Je ne suis pas très friande de livres de développement personnel, avant cette lecture je n’en avais lu que 2 ou 3 et ce que j’y avais trouvé était bien trop bateau pour m’inspirer quoi que ce soit mais j’avais lu des avis dithyrambiques sur le « Why café » et j’avais envie de lui donner sa chance malgré tout…

L’idée est simple : un homme, John, est sur la route des vacances mais se perd au milieu de nul part et déniche le seul resto des environs, le why café. Rien de particulier à signaler si ce n’est que sur son menu est inscrit trois questions : Pourquoi êtes vous ici ? Craignez vous la mort ? Êtes vous pleinement épanoui ? qui seront le point de départ de sa réflexion sur la vie…

Finalement même si ce titre a emballé beaucoup de lecteurs ce n’est pas mon cas, je comprends ce qu’on y trouver, les réflexions qui y sont faites ne sont pas mauvaises et contrairement à « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » par exemple (un autre titre de développement personnel) on ne tombe pas dans la psychologie de comptoir, et du coup oui cela peut nous pousser à nous questionner sur nous-même même si le livre ne pousse pas forcément sa pensée très loin cela reste tout de même une bonne base, suffisamment inspirante pour qu’on commence notre propre réflexion, si je ne suis pas particulièrement séduite ce n’est pas à cause du contenu que je trouve plutôt bon mais parce que je ne suis juste pas sensible au genre, à la fois parce que je peux me poser ce style de questions par moi-même sans avoir de déclencheur mais aussi parce que je trouve mon inspiration ailleurs, que ce soit dans d’autres lectures ou d’autres choses, les livres de développement personnel me laissent assez froide, voir me bloquent, et du coup ils n’atteignent pas leur but avec moi mais si j’étais plus réceptive, « Le why café » m’aurait sans doute inspirée !

Par contre en véritable défaut on peut noter que la traduction est parfois aux fraises, quand on se retrouve à lire que John a quitté le collège à 22 ans c’est qu’il y a une merdouille quelque part !
Ce n’est quand même pas difficile de traduire les mots anglais « place » et « college » par « endroit » et « université » et cela éviterai de nous faire tilter et sortir du récit, sans compter certaines phrases bien lourdes en français qui me laissent penser que le traducteur a un peu trop usé du littéral !

Bref, j’ai essayé et cela n’a pas donné grand chose mais je ne suis pas la cible du tout, pour ceux qui adhérent plus que moi aux livres de développement personnel il y a de quoi trouver son compte avec « Le why café » mais dans mon cas je pense m’arrêter là pour ce style de lecture !

 

Ma note2-5