Epouvante / Horreur·Nouvelle·Thriller

Ashley Loyd – Matthieu Elhacoumo

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Ashley Loyd
Matthier Elhacoumo
Edition Autoédité,
2018
54 pages

Genres : Nouvelle,
Horreur,
Thriller


 

 

Résumé :

Je m’appelle Ashley Loyd, je suis morte il y a trois jours, je me suis suicidée après avoir subi de nombreuses intimidations, des insultes et après qu’un mec m’a brisé le cœur.

 

Mon avis :

Il y a quelques jours (bon ok, il y a un mois) Matthieu Elhacoumo m’a proposé l’envoi de sa nouvelle « Ashley Loyd », je n’avais pas lu d’horreur depuis un bout de temps et le thème du harcèlement scolaire (qui me parle, l’ayant vécu) m’interpellait, j’ai donc accepté !

Ashley est une jeune fille de 16 ans victime de harcèlement scolaire et de revenge-porn qui à bout de nerfs finit par se suicider.
Le récit suit l’enquête après sa mort qui révèle tout ce qu’elle a subi mais aussi ses liens avec certaines forces occultes…

De manière générale je lis très peu de nouvelles car même si c’est un bon moyen de découvrir de nouveaux auteurs sans devoir s’embarquer dans des pavés, c’est justement frustrant car cela me parait toujours trop court eeeeet… là c’est pareil !
Il se passe plein de choses dans ce livre mais justement il s’en passe peut-être un peu trop pour un récit aussi bref (une cinquantaine de pages) et cela se sent particulièrement pendant le dénouement qui est trop vite expédié et qui laisse un petit goût de trop peu, d’inachevé, c’est le gros point négatif du livre et cela m’a assez déçue et énervée, il y avait de quoi continuer l’histoire pour éviter une fin si brutale amenant plus de questions que de réponses, et c’est dommage d’être passé à côté, je ne dis pas que la fin est mauvaise en soi, juste qu’elle est très frustrante et que j’aurais aimé voir un peu ce qu’il pourrait se passer ensuite.

Le gros défaut du livre est donc son format, niveau histoire qu’est-ce que cela donne ? Globalement ce n’est pas mal, pas parfait mais j’ai apprécié ma découverte et comme je le disais je n’aurais pas craché sur quelques pages de plus.
Il faut tout de même savoir que l’histoire est plutôt hardcore (dans le sens où Ashley avait des pratiques sexuelles qui, sans vouloir juger, mais un peu quand même, étaient un poil dégueulasses !) et clairement j’ai essayé de pas trop me concentrer la dessus pendant ma lecture pour ne pas voir mon estomac se barrer !
Il fallait un point de départ qui allait assez loin pour lancer le revenge-porn envers Ashley et avoir de quoi la faire passer pour une tordue donc il faut être un minimum prêt à affronter quelques trucs peu appétissants avant de commencer « Ashley Loyd » !

Bref, en dehors du côté gore l’intrigue, qui respire pas mal la pop-culture, est construite comme une enquête ; rapports psychologiques, témoignages, lettres, reconstitution du suicide… ; et l’ensemble fonctionne bien même si je pense qu’il faut de base adhérer aux histoires paranormales pour accrocher (d’ailleurs en passant je trouve que les personnages acceptent trop vite et trop facilement la thèse occulte, alors oui on est dans une nouvelle on n’a pas le temps pour le scepticisme et c’est du chipotage mais cela m’a fait tiqué !).
Il y a quelques clichés (en même temps c’est rare d’y échapper en horreur) mais le mélange des genres et les thèmes abordés font que l’histoire ne se résume pas à un bain de sang tout bête, mais plutôt à la descente aux enfers d’une fille qu’on a manipulée et à toutes les conséquences que cela va engendrer, ce qui m’intéresse bien plus (même si pour le coup je ne suis pas contre voir les harceleurs d’Ashley finir en morceaux !), et si on ajoute une ambiance bien dérangeante et une intensité qui monte au fur et à mesure il y a de quoi me faire oublier les quelques défauts (et accentuer la frustration de ne pas en avoir un peu plus !).
Par ailleurs je suis lassée des enquêtes policières depuis un petit moment mais finalement ce côté-là dans « Ashley Loyd » étant bien utilisé je ne trouve rien à y redire !

Je remercie donc Matthieu Elhacoumo pour l’envoi de ce titre et j’espère pouvoir découvrir l’un de ses romans très bientôt !

 

Ma note : 3-5

 

Humoristique·Policier

Le jour où mon pénis est tombé – David Duranteau

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Le jour où mon pénis est
 tombé
David Duranteau
Edition Librinova,
2017

Genres : Humoristique, 
Policier



 

Résumé :

Je m’appelle Fabrice Carmen, j’ai 43 ans, je suis le présentateur vedette de la matinale d’une grande radio française. J’ai du fric, je suis connu, les meufs m’adorent, je suis le mec que tout le monde rêve d’être… Sauf que récemment les petits désagréments s’accumulent… Mon pénis, par exemple… Il est tombé, un matin, sous la douche… Ça fait un choc de le voir à côté de la savonnette… Et cette nouvelle animatrice à la radio qui ne porte jamais de culotte, c’est la fille d’un cinéaste connu, je crois qu’elle essaie de me piquer ma place… Et comme une apothéose, à l’instant où je vous parle, une femme est allongée sur mon canapé hors de prix, une coupe de champagne plantée dans la gorge… Je m’allumerais bien une clope, moi…

 

Mon avis :

Vu l’état actuel de ma pile à lire qui fait concurrence à l’Himalaya j’évite un maximum les emprunts et les partenariats, mais David Duranteau m’a proposé son titre dans un mail qui m’a beaucoup amusée et qui m’a donné envie de découvrir ce pénis égaré (parce que pourquoi pas !).
Finalement il y a quelques défauts mais le récit a réussi à bien m’embarquer.

Fabrice Carmen est présentateur à la radio, il a du succès, il a du fric et il est con comme une bite molle, et en parlant de ça il perd la sienne après l’avoir cognée contre la paroi de la douche (pas très résistante si je peux me permettre !), mais le récit ne tourne pas qu’autour de sa tige et après pas mal de péripéties et la présentation de plusieurs personnages aussi givrés les uns que les autres, Fabrice découvre une femme -une concurrente à la radio- morte assassinée sur son canapé !

Pendant les premières pages j’avoue que j’ai eu peur en voyant que l’ensemble avait l’air très cliché, en particulier le héros qui est vraiment le stéréotype du mec prétentieux, arrogant, sexiste et autres joyeusetés, et qui pense que tout lui est dû parce qu’il est un peu connu et friqué, bref une belle tête de gland, et du coup je m’attendais vraiment à un protagoniste si insupportable qu’il pourrait en gâcher l’intrigue, mais en fin de compte vu qu’il est présenté comme un abruti, que l’auteur sait que c’est un abruti, que les autres personnages savent aussi que c’est un abruti, on se retrouve face à un personnage tout pété qui en devient drôle, mais mine de rien il n’est pas que cela il a aussi un côté cynique et sarcastique qui me plait assez et fait pas mal de réflexions sur ce qui l’entoure, et même sur lui-même, qui font mouche.

De manière générale j’ai apprécié les personnages, leurs travers sont exagérés, ils ont tous un côté absurde et c’est ce qui fait tout le sel de l’histoire, j’ai particulièrement aimé le flic Mansard qui est aussi bien à l’ouest, quand il interroge quelqu’un dans le cadre de l’enquête sur le meurtre on a l’impression qu’il parle avec un pote ; enfin il fait plutôt des monologues avec des anecdotes bien longues sorties d’on ne sait où ; et quand on lui signale qu’il s’égare il est presque en train de dire « ah oui merde c’est vrai que je suis flic ! »
Et qui dit personnages shootés au liquide vaisselle dit situations également bien perchées, mais bon quand on voit que le point de départ est un homme dont le pénis décide de se barrer sans rien demander à personne il n’y a rien d’étonnant ! Et pour un peu qu’on aime l’humour absurde, teinté de cynisme, il y a de quoi bien s’amuser avec ce livre.

Ce qui est dommage c’est que la profusion de personnages et le fait qu’on n’arrête pas de jongler entre leurs parties rend l’histoire parfois confuse, cela a l’avantage aussi de rendre l’ensemble plus dynamique, et de montrer plusieurs points de vue, mais de temps en temps on s’y perd un peu…

« Le jour où mon pénis est tombé » porte donc aussi sur une histoire de meurtre et là je suis un peu mitigée, elle est plutôt bonne de base mais le fait est qu’on suit également l’assassin et forcément cela enlève le mystère autour de son identité et cela me frustre toujours un peu de ne pas pouvoir être dans le flou, parce qu’il faut bien le dire je suis une enquêtrice en carton et je suis presque toujours surprise quand le nom d’un tueur est dévoilé et j’aurais bien voulu qu’il en soit de même ici, heureusement l’auteur trouve d’autres moyens pour créer du suspense et de la tension pour compenser un peu ce point négatif.

Bref, certaines choses sont moins bonnes que d’autres et on peut remarquer quelques coquilles dans le texte également mais j’ai passé un bon moment avec ce livre qui a plus à offrir qu’une simple histoire tournant autour du braquemart et qui a les moyens de faire rire si on est sensible au style burlesque, merci donc à David Duranteau pour cet envoi !

 

Ma note : 3-5
Bookshelf Tour·Vidéo

[Vidéo] Bookshelf Tour 2018

Vous le savez peut-être mais j’avais tourné un Bookshelf Tour il y a un an, ça m’avait pris comme une envie de pisser et ça avait été fait un peu à l’arrache du coup je n’en étais pas franchement satisfaite, depuis je l’ai supprimé et j’ai repris de zéro !

Encore une fois vous n’échappez pas à ma voix de blasée et l’image tremblotte par moment (sans parler de mon logiciel de montage qui a fait sa vie sans me demander mon avis du coup les fondus au noir marchent une fois sur trois !), mais j’espère qu’il vous plaira !

Pour le visionner il vous suffit de cliquer sur l’image qui suit :

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Beau livre·Légende Arthurienne

Yvain ou le chevalier au lion / Lancelot ou le chevalier à la charrette, illustrés par la peinture préraphaélite – Chrétien de Troyes

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Yvain ou le chevalier au lion /
 Lancelot ou le chevalier 
à la charrette, 
illustrés par la peinture
 préraphaélite
Chrétien de Troyes
Édition Diane de Selliers
2014
446 pages

Genres : Beau-livre, 
Légende Arthurienne

 

Merci à
et aux éditions
diane-de-selliers
.
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Résumé :
Aucun défi ne résiste aux preux Yvain et Lancelot: provoquer les meilleurs chevaliers en combat singulier, délivrer la reine Guenièvre des griffes de ses ravisseurs ou affronter les sortilèges d’une fontaine magique dont personne ne revient…
Mais pour ces vaillants chevaliers, l’amour n’est-il-pas la plus redoutable des épreuves?
Les meilleurs récits de la Table ronde traduits et adaptés par Pierre-Marie Beaude.
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Mon avis :

Lors de l’avant-dernière Masse Critique de Babelio je regardais la liste des titres proposés d’un œil un peu morne, manquant de temps et vu ma pile à lire gigantesque je ne me voyais pas demander un nouveau partenariat, jusqu’à ce que j’arrive à la fin de la liste et que je vois Yvain et Lancelot illustrés par la peinture préraphaélite, j’aime la légende Arthurienne, j’aime la peinture, et puis de toute façon ma pile à lire n’est pas si grande que ça, 600 livres ? Pff j’suis large !

Yvain ou le chevalier au lion et Lancelot ou le chevalier à la charrette sont deux textes fondateurs de la légende Arthurienne, le premier perd l’amour d’une femme suite à un serment rompu et part à l’aventure accompagné d’un lion à qui il a sauvé la vie.
Lancelot quant à lui semble débarquer de nulle part et affronte beaucoup d’embuches par amour…

Je l’avoue d’emblée; je n’avais encore jamais lu Chrétien de Troyes malgré la présence de plusieurs de ses textes dans ma bibliothèque et malgré le fait que ce soit quand même la base de la légende et il était temps que je répare cela, malheureusement je n’ai pas été aussi emballée que je ne l’espérais.
Je n’avais pas encore eu l’occasion de rencontrer Yvain dans mes précédentes découvertes Arthurienne (sauf dans Kaamelott, paye ton image glorieuse du personnage !) du coup tout me restait à découvrir le concernant et j’ai été plutôt déçue, son histoire n’est pas mauvaise en soi mais je n’ai pas accroché au début (que j’ai trouvé franchement simpliste voire tiré par les cheveux quand on voit qu’Yvain n’est pas foutu de tenir une promesse toute bête envers la femme de sa vie, tu parles d’un gros blaireau !) et je me suis vite ennuyée ensuite, j’étais contente de découvrir enfin pourquoi Yvain se promenait avec un lion parce que cela m’intriguait un peu mais en dehors de cela j’ai trouvé le tout assez répétitif et cela manquait de souffle épique, Yvain enchaine les aventures assez banales finalement, c’est potable sur le moment puis c’est vite oublié, son histoire manque trop de saveur pour me marquer et je ne suis pas spécialement pressée de recroiser Yvain parce que le personnage en lui-même ne m’a pas fait grande impression…

En ce qui concerne « Lancelot ou le chevalier à la charrette » mon ressenti est un peu meilleur, même si cela réservait moins de surprises vu que le parcours de Lancelot est quand même plus connu que celui d’Yvain, surtout que l’intrigue concerne l’enlèvement de Guenièvre par Méléagant, j’ai finalement préféré ce récit, probablement parce que j’ai une affection particulière pour l’histoire d’amour entre la reine et son chevalier mais aussi parce que j’ai trouvé l’aventure de Lancelot un peu plus variée que celle d’Yvain, moins rébarbative et donc un peu plus intéressante.
Ce qui est finalement frustrant c’est que là aussi les personnages ne sont pas franchement développés, on se concentre sur un épisode des péripéties du chevalier mais, comme Yvain, le personnage de Lancelot reste assez superficiel, défini par quelques traits évidents pour un chevalier (loyauté, courage et tout le tralala) mais rien de plus de vraiment notable et c’est dommage que les personnages de deux récits ne soient pas plus travaillés.

Là où je suis complètement séduite c’est sur le visuel du livre qui est magnifique, il faut aimer un minimum le préraphaélisme évidemment mais si c’est le cas il y a vraiment beaucoup de toiles à y (re)découvrir et même si à l’origine la plupart de ces peintures n’ont pas pour sujet la Légende Arthurienne, elles s’adaptent très bien aux deux textes et personnellement je suis contente que ce soit ce mouvement qui ait été choisi pour que je puisse en voir plus (vu qu’en dehors de John William Waterhouse mes connaissances sur les artistes préraphaélites étaient quand même bien limitées !).

Bref, mon avis est un peu tiède sur les deux histoires mais si j’y trouve des défauts je n’ai pas précisé que j’avais également la tête ailleurs pendant ma lecture et je n’exclue pas de donner une seconde chance un jour, malgré tout je suis contente d’avoir pu découvrir des écrits de Chrétien de Troyes et surtout j’en ai tout de même pris plein les yeux avec toutes ces peintures.
Pour finir je remercie Babelio et les éditions Diane de Selliers pour ce bel envoi.

 

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Peintures : Une tête de lion de Heywood Hardy

La belle au bois dormant de John Collier

Lilith de Dante Gabriel Rossetti

Elaine de John Melhuish Strudwick

Scène de chevalerie de Franck Bernard Dicksee

 

Ma note : 3-5
Science-Fiction

Les dames blanches – Pierre Bordage

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Les dames blanches
Pierre Bordage
Édition L'Atalante,
2015
377 pages

Genre : Science-Fiction




 

Résumé :

Une étrange bulle blanche d’une cinquantaine de mètres de diamètre est découverte un jour dans une bourgade de l’ouest de la France. Elle attire et capture Léo, trois ans, le fils d’Élodie. D’autres bulles apparaissent, grossissent, et l’humanité échoue à les détruire. Leur activité magnétique de plus en plus importante perturbe les réseaux électriques et numériques, entraînant une régression technologique sans précédent. Seule l’«absorption » de jeunes enfants semble ralentir leur expansion… La peur de disparaître poussera-t-elle l’humanité à promulguer la loi d’Isaac ? Mais peut-on élever un enfant en sachant qu’il vous sera arraché à ses trois ans ? Camille, qui a elle-même perdu un fils, et son ami Basile, d’origine malienne – ufologue de son état – vont essayer de percer le mystère des dames blanches afin d’éviter le retour à la barbarie.

 

Mon avis :

Si je me suis penchée sur ce livre c’est parce que le titre m’a « trompée », les dames blanches m’évoquent ces femmes fantomatiques sur le bord des routes qui me foutent les jetons mais qui en même temps me fascinent assez et j’étais emballée à l’idée d’un bouquin qui se servait de ces histoires, finalement ce titre n’a rien à voir du tout avec cela mais le résultat n’est pas si mal !

De grosses bulles blanches apparaissent un peu partout dans le monde, on ne sait ni pourquoi elles sont là ni d’où elles viennent mais elles sèment le chaos en « absorbant » de jeunes enfants et une fois à l’intérieur il est impossible de les récupérer ni même de détruire ces bulles qui grossissent peu à peu, se font de plus de plus en plus nombreuses et font beaucoup de dégâts sur leur passage…

« Les dames blanches » est un titre de science-fiction où il n’y a pas énormément de moments d’action, c’est plus axé sur le côté psychologique, sur l’atmosphère pesante instaurée par une telle crise et sur des réflexions bien pessimistes, ce n’est vraiment pas fait pour remonter le moral mais c’est bien fait; d’abord ce qui entoure les dames blanches tient en haleine, on se questionne beaucoup et l’auteur nous distille suffisamment d’informations sur elles tout au long du récit pour qu’on ne soit pas frustré mais pas assez pour que les réponses deviennent trop évidentes; ensuite c’est tous les thèmes développés, notamment au sujet de l’éthique, que le livre devient vraiment intéressant et dense, l’auteur creuse le propos et pousse à la réflexion sans que cela devienne lourdingue et que cela empiète sur l’intrigue.

Si le bouquin pêche un peu c’est surtout parce qu’il y a beaucoup (trop) de points de vue différents, on suit je ne sais combien de personnages et personnellement j’avais parfois du mal à m’y retrouver, que ce soit pour savoir qui est qui, quelle relation il a éventuellement avec les autres, s’il a perdu un enfant à cause des bulles… ce n’est pas toujours simple de tout mémoriser. Ce n’est pas complètement un point négatif parce que cela participe à la richesse du récit et à la réflexion sur les thèmes abordés (car tous les personnages n’ont pas tous le même avis sur les choses) mais ce que vivent les personnages est parfois assez redondant…

Je suis aussi un peu mitigée sur le dénouement, je le trouve plutôt convaincant et cohérent mais en même temps un poil simpliste, quand on voit la très longue période de temps sur laquelle se déroule l’histoire je m’attendais à une raison un peu plus recherchée pour justifier la présence de ces bulles, ce n’est pas mauvais mais un peu trop banal et déjà vu à mon goût.

Bref, même si certaines choses ont pu me gêner c’est tout de même une bonne entrée en matière dans l’univers de Pierre Bordage, en tout cas moi j’en suis plutôt contente et je sais que je continuerai avec l’auteur avec son livre « Porteurs d’âmes » qui m’attend déjà dans ma pile à lire qui j’espère proposera des réflexions aussi intéressantes que celles développées dans « Les dames blanches ».

 

Ma note : 3-5
Jeunesse·Science-Fiction

U4 : Koridwen – Yves Grevet

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U4 : Koridwen
Yves Grevet
Édition Syros Nathan 
2015 
362 pages

Genres : Jeunesse,
 Science-fiction
Série : U4 

1. Stéphane
2. Koridwen
3. Yassin
4. Jules
5. Contagion
Résumé :

Cela fait 10 jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale est décimée. les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ?

Koridwen a survécu à tous les habitants de son hameau de Bretagne. Avec l’aide d’Yffig, elle les a inhumés les uns après les autres, puis le vieil homme est lui aussi décédé. Le jour de ses 15 ans, suivant les dernières volontés de sa mère, la jeune fille ouvre une enveloppe laissée par sa grand-mère. Dans ce courrier, il est question d’un long voyage et de mondes parallèles.

 

Mon avis :

Après le tome sur Stéphane, qui avait des défauts mais qui était pas mal, je n’étais pas spécialement pressée d’ouvrir ce tome car Koridwen m’avait fait une mauvaise première impression, finalement c’est pourtant son personnage qui m’aura le plus convaincue dans cette suite, ce qui explique le fait que ma chronique va être un peu concise !

L’histoire se déroule au même moment que les autres tomes, donc nous sommes toujours en plein chaos alors qu’un virus décime la population, cette fois nous nous trouvons aux côtés de Koridwen qui a perdu tous ses proches et se retrouve livrée à elle dans sa ferme en Bretagne. Comme les trois autres héros de la série, Koridwen va tenter de rejoindre Paris qui pourrait être la clé de leur survie mais va également connaître l’héritage que lui a laissé sa grand-mère, une sorcière-guérisseuse…

Tout ce qui concerne l’héritage celtique de Koridwen aurait dû être ma partie préférée du livre mais finalement cela m’a laissée froide sur le moment et je peinerais à en parler maintenant car je ne me souviens plus de rien, c’est aussi poussif que le reste et même tiré par les cheveux, c’est trop facile et trop vite accepté par Koridwen je trouve, bref je n’en parle pas plus parce que mes souvenirs sont flous mais j’y suis restée complètement hermétique.

En ce qui concerne tout ce qui tourne autour du virus, c’est un peu le même sentiment; l’indifférence, il n’y a rien de particulier à relever comparé au précédent tome, c’est passable mais ni indispensable, ni palpitant, ni marquant il faut croire car à part quelques bribes de l’histoire il ne me reste pas grand-chose en mémoire, c’était correct sur le moment mais cela s’arrête là, et j’espère que le côté répétitif ne se fera pas ressentir encore avec les deux derniers tomes et qu’un peu d’originalité va secouer le tout !

Je disais que c’était finalement Koridwen qui m’avait le plus plu dans ce tome, mais tout est relatif, j’ai eu un meilleur feeling avec elle qu’avec Stéphane parce que je l’ai trouvée aussi forte mais un poil plus réfléchie, mais on ne peut pas dire que je l’ai plus appréciée que cela non plus (vu qu’elle est parfois radicale dans ses actions, et assez froide de manière générale), c’est une héroïne convenable mais encore une fois elle ressemble à n’importe quelle héroïne de dystopie jeunesse et du coup je ne ressens pas d’attachement particulier envers elle, cela dit dans le tome précédent elle me gonflait et là j’arrive à la supporter alors il y a quand même un net progrès !

Bref, je suis aussi peu inspirée en écrivant cette chronique qu’en lisant le livre, je ne dirai pas que cela a été une perte de temps mais on ne peut pas dire que cela m’a apporté grand-chose et c’est dommage vu que le tome de Stéphane lançait bien la série et j’ai peur que le concept soit déjà épuisé, j’espère que Jules et Yassin me prouveront le contraire…

 

Ma note : 1-5
Coup de coeur·Drame

Des bleus au cœur – Louisa Reid

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Des bleus au cœur
Louisa Reid
Édition Plon,
2012
Traduit par Amélie de Maupéou
316 pages

Genre : Drame


 

Résumé :

À l’enterrement de sa sœur jumelle Hephzibah, Rebecca est seule face à tous ces yeux braqués sur elle. Les filles du lycée, le petit ami d’Hephzi, les profs, les voisins et ses parents. Que s’est-il passé ? Pourquoi est-elle morte si brutalement ? De quoi ? Rebecca est la seule à savoir. À savoir qu’Hephzibah avait un petit ami, à savoir qu’elle faisait le mur pour le voir, à savoir surtout ce qu’il se passait quand elle rentrait de ses escapades. Car le terrible secret que Rebecca est seule à porter désormais n’est pas à l’extérieur mais à l’intérieur de la maison. Ce qui lui fait si peur, si honte et si mal, c’est ce qui se passait une fois la porte fermée, ce qui a tué sa sœur jumelle : les parents.

 

Mon avis :

Commencé juste avant de me coucher, j’ai finalement dû sacrifier quelques heures de sommeil pour aller jusqu’à la dernière page de ce livre mais ça valait la peine, cette lecture retourne l’estomac et je n’ai pas été aussi émue par une histoire depuis très longtemps, même si elle n’est pas à mettre entre toutes les mains car certaines scènes sont très dures…

Le récit suit les points de vue de deux sœurs, celui de Hephzibah et celui de Rebecca après la mort de sa sœur, car dès le début nous apprenons qu’Hephzi est morte, on ne sait ni pourquoi ni comment mais plus les pages défilent, plus les zones d’ombres s’éclaircissent et plus l’histoire se révèle glauque.
Si les deux jeunes filles semblent mener une adolescence banale, une fois de retour chez leurs parents, à l’abri des regards, on se rend compte que leur vie est en réalité un enfer…

Je le redis mais c’est un livre très dur à lire, le sort des deux personnages est déchirant et j’ai eu à plusieurs reprises envie de pleurer en voyant tout ce qu’elles peuvent endurer donc il vaut mieux ne pas se lancer dans cette lecture à la légère parce qu’on n’en sort pas indemne et que ce n’est pas simple de digérer une histoire aussi pénible.
Mais malgré cela je ne regrette absolument pas d’avoir lu ce livre, c’est une baffe mais c’est le genre de baffe qu’on est content de prendre !
Et d’ailleurs quand j’ai commencé ma lecture, arrivée environ à la moitié du livre j’ai voulu le fermer et dormir mais je n’ai pas réussi parce que j’avais l’impression d’abandonner les deux jeunes filles, c’est surement idiot parce qu’elles ne sont pas réelles mais cela donne une petite idée de mon niveau d’implication dans l’histoire !

Bref, vu la façon dont j’ai commencé cette chronique, on pourrait penser que ce livre est affreux à lire et qu’on a besoin d’une thérapie pour s’en remettre mais même si « Des bleus au cœur » raconte une histoire difficile ce n’est pas que cela et surtout ce n’est pas fait d’une manière bourrine, j’ai l’impression d’utiliser beaucoup trop ce mot dans mes chroniques dernièrement mais tant pis je vais le dire pour cette lecture aussi, c’est « juste » tant au niveau du récit que du traitement des personnages, tout n’est pas qu’horreur il y a aussi énormément d’émotion, d’espoir et de force qui se dégage de cette histoire parce que malgré toutes les épreuves Hephzi et Rebecca ne baissent jamais les bras, encaissent, mais cherchent toujours comment se libérer de l’emprise de leurs parents et en attendant elles vivent en secret ce que des adolescentes de leur âge sont censées vivre.

Forcément nous savons qu’Hephzibah n’a pas réussi à échapper aux bourreaux qui lui servaient de parents et y a laissé sa vie donc il n’y aucun suspense de ce côté mais il y en a en ce qui concerne les circonstances de sa mort et surtout si Rebecca va connaître le même sort, et quand on voit tout ce qu’elle peut traverser il a de quoi s’inquiéter pour elle, plus on s’attache à elle plus l’étau se resserre et j’avais peur de la façon dont allait se finir le récit pour elle…
Il y aussi pas mal de mystère sur ce qui est à l’origine du comportement des parents, et pourquoi ils sont tombés dans cet extrémisme et dans une violence pareille, sans chercher à les excuser l’auteure trouve une justification assez crédible et apporte un poil de nuance à leurs personnages, cela ne les rend pas sympathiques et cela ne minimise pas non plus leurs actes mais au moins on « comprend » pourquoi ils ont tourné de cette façon et je trouve cela plus percutant (et plus intelligent) que de juste les présenter comme deux sadiques bêtes et méchants sans raison.

Que ce soit pour Rebecca ou pour tous les secrets que traine cette famille, l’histoire est vraiment prenante, et encore une fois chargée en émotions, en refermant le livre j’étais même épuisée et j’ai lâché quelques larmes parce qu’il n’y a pas un seul moment de répit, il y a toujours quelque chose à découvrir et quelque chose à ressentir et j’ai l’impression de n’avoir pas du tout rendu tout cela dans ma chronique, la lecture a été si intense que j’ai vraiment du mal à trouver les mots pour en parler, donc je pense qu’il vaut encore mieux s’en rendre compte par soi-même si on prêt à plonger là-dedans.
En tout cas moi je ne suis pas près d’oublier ce livre qui bien qu’il ait une histoire horrible est aussi magnifique et qui m’a bouleversée comme peu de titres l’ont fait.

 

Ma note :
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Chick-lit

Quelques titres de chick-lit qui ne nous prennent pas pour des dindes.

Si vous lisez de temps en temps mon blog (voire ma page Facebook) il y a des chances pour que vous sachiez que la chick-lit n’est plus vraiment mon truc, le genre compte un bon paquet de merdes qui racontent toutes pratiquement la même chose et qui tombent facilement dans le sexisme, l’homophobie, et autres joyeusetés, et très franchement tout ça ça me pète les ovaires !
Donc au lieu de râler encore un coup j’ai plutôt envie de parler de quelques livres qui font partie du genre de la chick-lit mais qui offrent des histoires creusées, de bons personnages et qui surtout ne nous prennent pas pour de grosse cruches en nous servant des héroïnes avec l’intelligence d’un haricot qui n’existent que par, et pour, leur vie amoureuse !
J’ai déjà eu l’occasion de chroniquer certains bons titres (et aussi des mauvais) donc forcément je ne vais pas en reparler ici mais si ça vous intéresse vous pouvez toujours cliquer ici pour rattraper tout ça : https://lataniereauxlivres.wordpress.com/category/chick-lit/ .

Donc, question con (ou pas d’ailleurs si vous ne trainez pas dans ma tanière d’habitude et / ou que vous ne connaissez pas ce genre) la chick-lit c’est quoi ? C’est en quelques sortes un sous-genre de la comédie (voire de la comédie romantique) à destination des femmes (sic) et écrit par des femmes, mais vous verrez que je vais faire des petites entorses à cette dernière règle (parce que fuck the rules !) (oui bon surtout les règles stupides qui nous disent que telle chose est pour tel sexe en fait !), et ce genre a été vraiment lancé grâce notamment à Sex and the city de Candace Bushnell en 1996 et au Journal de Bridget Jones d’Helen Fielding en 97. (Voilà, ça c’est la partie où je fais ma journaliste en carton et où je vous évite une recherche de trois secondes sur Google, ne me remerciez pas !)
Alors je précise que comme pour toutes mes autres chroniques les avis qui suivent son purement subjectifs, je trouve ces livres-là bons (voire très bons) mais vous avez le droit de ne pas être d’accord, et en passant ce n’est pas un top non plus et mes avis seront plutôt courts, ce ne sont que de petites présentations pas des chroniques « complètes », et pour finir je ne m’en tiens qu’à la chick-lit, donc pas de romance (même s’il y en a dans les titres que je présente) et pas de contemporain non plus, ce qui explique surement pourquoi je n’ai pas non plus des masses de bouquins à conseiller !

Bref, on commence avec Réponds, si tu m’entends de Marian Keyes qui fait partie de la série des sœurs Walsh avec Watermelon (pas encore traduit en français apparemment), couv5565780Chez les anges et Les vacances de Rachel dont je ne parlerai pas vu que je ne les ai pas encore lus.
Donc dans Réponds, si tu m’entends nous suivons Anna qui vient d’avoir un accident qui l’a laissée en morceaux et qui est retournée chez sa famille en Irlande mais sans son mari dont elle n’a pas de nouvelle depuis l’accident sans qu’on sache vraiment pourquoi et du coup une partie du livre tourne autour de cette absence et je n’en dirais pas plus pour ne pas spoiler…
Bon, avec une héroïne qui a donc morflé et se retrouve plus ou moins seule, on peut penser que le bouquin est déprimant mais ce n’est pas le cas, il y a des passages très drôles grâce notamment à la famille d’Anna qui est franchement perchée et qui vit des histoires assez… épiques on va dire !
Mais il y a aussi beaucoup d’autres émotions dans ce texte, c’est une lecture forte et très touchante et dire que j’ai failli verser ma petite larme n’est pas exagéré.
C’est bien construit question intrigue, l’héroïne est juste et crédible dans ses réactions vis-à-vis de l’accident et tout ce qui l’entoure, et je trouve que c’est franchement rare que la psychologie des personnages d’un livre classé en chick-lit soit aussi soignée, j’ai vraiment apprécié le travail fait de ce côté-là et cela rend la lecture encore plus saisissante. Sans parler de toute la tendresse ambiante qui fait du bien au moral.

On enchaine avec Tout ton portrait d’Isabel Wolff, mais j’aurais pu citer Rose à la rescousse, Un amour vintage ou Accroche-toi Anna qui sont aussi excellents.
Alors dans Tout ton portrait on suit Ella qui est peintre et doit faire le portrait du fiancé de sa sœur qu’elle ne peut pas sacquer !couv7808538
Du coup ça ne vous étonnera pas si je vous dis qu’on voit venir la romance entre eux mais même si elle reste mignonne ce n’est pas ce qui est le plus intéressant dans ce livre parce que ce que j’aime chez Isabel Wolff c’est la profondeur de ses histoires, ici Ella a été abandonnée par son père il y a 30 ans et il réapparait d’un coup comme une fleur pour essayer de connaître Ella, personnellement je n’ai pas vécu ce genre de trucs (enfin si, dans un sens, mais ce n’est pas mon père qui a ignoré mon existence, bref…) mais ce qu’en fait l’auteure me semble bien traité, encore une fois ça sonne juste, c’est touchant, ça ne tombe pas dans le pathos et ça prouve que ce n’est pas parce que la littérature soi-disant pour filles est un genre réputé léger qu’on ne peut pas utiliser des thèmes plus sérieux et plus graves.
Et encore une fois il n’y a pas que ça, le livre est plus riche qu’il n’y parait avec des histoires secondaires (vu que les personnages que peint Ella leur racontent des passages de leurs vies), l’ensemble est un brin mélancolique et très touchant.

Bon, la chick-lit est donc censé être écrit par les femmes pour les femmes mais je vous avait prévenu que je n’allais pas me tenir à cette définition toute nulle et donc surtout parce qu’entendre que telle chose est pour les hommes et telle autre pour les femmes ça me gonfle (surtout si c’est pour l’utiliser comme prétexte en nous refilant des trucs comme Cinquante nuances de conneries) donc si les hommes peuvent lire de la chick-lit ils peuvent très bien en écrire aussi, ce qui explique la présence dans ma liste de L’homme qui a oublié sa femme de John O’Farrell.
couv34664863Dans ce livre nous rencontrons Vaughan qui est victime d’amnésie, c’est le black-out complet, son nom, sa famille, sa vie entière est oubliée, il ne se souvient de rien et il essaie tant bien que mal de retrouver quelques souvenirs jusqu’à ce qu’il tombe amoureux d’une jolie rousse… qui est en fait sa femme… sa femme qui le déteste tellement qu’elle a demandé le divorce !
L’idée de départ est donc un poil dramatique mais le livre devient vite amusant parce que Vaughan a un humour pince sans rire bien efficace et parce qu’il se retrouve parfois dans des situations vraiment absurdes.
Mais le livre n’est pas que drôle, il est aussi prenant car Vaughan va avoir pas mal de flash-back qui donnent envie de voir la suite et de découvrir sa personnalité d’avant son amnésie et comment il va profiter de sa seconde chance.
Personnellement j’ai adoré cette lecture même la fin est tout de même un peu décevante, pas parce qu’elle est mauvaise mais parce qu’elle est trop vite expédiée, et ça gâche un peu le reste, c’est dommage…

Et d’ailleurs ça me fait penser que le thème de l’amnésie est courant en chick-lit, je l’ai déjà croisé trois fois et à chaque fois ça a été des réussites, en dehors de L’homme qui a oublié sa femme donc il y a aussi eu Arnaque à l’amnésie de Caprice Crane (qui met en scène une héroïne qui n’est pas amnésique mais fait semblant de l’être en fait) et Lexi Smart à la mémoire qui flanche de Sophie Kinsella, mes lectures datent et je ne vais pas m’attarder dessus du coup mais j’en garde de bons souvenirs et peut-être qu’un jour je les relirais et que je pourrais en reparler correctement !

En parlant vieilles lectures, je voulais quand même mettre un titre de l’auteure avec laquelle j’ai découvert la chick-lit il y a une bonne dizaine d’années, à l’époque j’étais ado et j’adorais ce genre de lectures, aujourd’hui j’ai grandi et mon attachement pour lecouv31698246 genre s’est sévèrement atténué mais je garde de l’affection pour les bouquins d’Agnès Abécassis, ses livres sont imparfaits mais j’ai relu Le théorème de Cupidon ces jours ci et je me suis bien amusée, c’est le titre le plus léger dont je parle dans cette chronique et pourtant ce n’est pas niais, nous suivons Adélaïde et Philéas qui ont le même âge, travaillent dans le même milieu et ne cessent de se croiser mais soit ils ne se remarquent pas, soit leurs rencontres finissent dans de gros malentendus et j’ai franchement ri pendant ma relecture (autant que pendant ma première découverte).
Certaines scènes ; comme le speed-dating où Adelaïde tombe sur une belle brochette de guignols -et qui reste ma préférée-, m’ont vraiment fait pouffer de rire pendant plusieurs minutes au point de devoir faire une pause avant de continuer !
Pour en revenir aux personnages, il y a non seulement une bonne alchimie entre les deux, mais séparément ils sont aussi très drôles et attachants, même si je n’aime pas forcément tous les titres d’Agnès Abécassis à chaque fois je trouve ses personnages pétillants et avec beaucoup de bonnes répliques qui font mouche, ce qui rattrape bien les défauts qu’on peut trouver à ses livres.

Et pour finir un titre qui mélange chick-lit et horreur avec le tome 1 (vu que je n’ai pas encore eu le temps de (re)lire la suite) de Zombie thérapie de Jesse Petersen.

Sarah et David sont à deux doigts du divorce et suivent une thérapie qui a l’air de couv740172tellement bien leur réussir qu’ils ont envie de s’entretuer à peu près trente fois par jour. Alors qu’ils s’apprêtent à assister à une énième séance ils trouvent un autre couple qu’ils croisent à chaque fois mort et couvert de sang (tant pis ils étaient énervants de toute façon !) et en train de se faire boulotter par leur thérapeute.
Après n’avoir pas eu d’autre choix que de buter leur médecin (de toute façon elle faisait payer trop cher !) pour qu’elle ne les dévore pas avec des fèves et un petit verre de chianti, Sarah et David comprennent bien vite qu’une invasion de morts-vivants a commencé…

Encore une preuve qu’on n’est pas obligé de s’en tenir aux clichés et histoires resucées (oui j’aime bien ce mot) (oui j’ai 5 ans et demi) de la chick-lit et piocher des idées dans d’autres genres !
On reste dans un registre léger là aussi, pas de grandes émotions et pas autant de rires qu’avec Le théorème de Cupidon il faut avouer mais une aventure fun.
Je raffole des histoires avec des zombies donc cette lecture partait avec un avantage et s’il n’y a rien de bien novateur l’intrigue fonctionne, surtout quand on y ajoute les réflexions des deux personnages, l’autodérision ambiante ou une secte de gros tarés pour mettre un peu plus de piment (toujours plus flippant d’affronter des illuminés fanatiques que de se battre contre des morts-vivants !), finalement c’est l’ajout d’éléments tirés de la chick-lit qui donne son originalité et son côté rafraichissant à Zombie thérapie. C’est un peu cliché sur certaines choses (quelques personnages qu’on trouve tout le temps dans les histoires d’horreur ou quelques rebondissements qu’on voit venir) mais il y a tout ce qu’il faut pour passer un bon moment et c’est un bon titre quand on veut de la chick-lit mais qu’on veut quand même voir des pignoufs se faire dégommer ou des beaufs se faire éclater le crane contre une cuvette de chiottes !

Voilà, pour l’instant je n’ai pas d’autres titres dont je pourrais parler, il y a bien quelques titres sympas que je pourrais évoquer mais vu que je n’en ai plus assez de souvenirs je préfère m’abstenir et puis ce n’est pas exclu que je refasse une autre chronique sur le sujet un jour quand j’aurais (re)découvert suffisamment de bons livres en chick-lit (d’ici 8 ou 10 ans) (faut pas se leurrer, la chick-lit est quand même un immense champ de fientes) (et tomber sur l’une d’elle est à peu près aussi agréable que de se faire chier dessus par un pigeon d’ailleurs) (j’ai testé les deux, je peux comparer !).

En attendant si vous avez plus ou moins la même opinion que moi sur la chick-lit j’espère que j’aurais réussi à vous donner envie de jeter un œil à ces titres pour peut-être vous réconcilier un peu avec le genre, parce que ce serait un peu dommage de tout rejeter en bloc !

Chick-lit·Film

Chronique film : Coup de foudre à Austenland

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Coup de foudre à Austenland 

Réalisé par Jerusha Hess
Scénarisé par Jerusha Hess et Shannon Hale
2013, Royaume-Uni, États-Unis
Durée : 1h37
Genre : Chick-lit

Avec : Keri Russell (Jane Hayes), JJ Feild (Henry Nobley), 
Jennifer Coolidhe (Miss Charming), Bret McKenzie (Martin), 
James Callis (Colonel Andrews)...

Adaptation de Coup de foudre à Austenland de Shannon Hale

 

Synopsis :

Obsédée par la mini-série de la BBC « Orgueil et préjugés », une jeune femme se rend dans le parc d’attraction consacré à Jane Austen afin de trouver l’homme idéal.

 

Mon avis :

Après deux lectures du bouquin (qui a été un coup de cœur), il était temps de voir à quoi ressemblait le film et à par quelques points négatifs, c’est une bonne adaptation avec laquelle je me suis bien amusée !

Littéralement obsédée par « Orgueil & préjugés » (au point de vivre dans un véritable temple dédié à l’œuvre avec un Colin Firth en papier à côté de son lit !), Jane décide de partir à Austenland et de devenir une héroïne Austenienne, enfin sauf qu’elle a payé pour la formule de base, donc elle jouera une orpheline sans le sou, et sera logée dans une chambre de bonne !

Contrairement au bouquin Jane atterrit donc à Austenland vraiment par envie et par ses propres moyens, on oublie sa grande tante et ses multiples déceptions avec les hommes, mais je pense que c’est une modification justifiée pour que l’histoire puisse être lancée rapidement sans s’attarder sur les raisons de son voyage, là Jane part juste parce qu’elle adore cet univers et c’est bien suffisant !

Le reste est plus ou moins similaire sur les deux supports, cela dit les scénaristes se sont un peu foirés sur un point (et quand on voit que l’auteure a participé à l’écriture du film c’est un peu dommage !), sans trop spoiler disons que le double jeu de Jane à Austenland, en gros ses petites escapades avec un certain jeune homme, ne sont pas assez présentes à mon gout, là c’est plutôt secondaire et du coup une des décisions de Jane par la suite est un peu moins crédible…

J’ai aussi eu un peu de mal avec les premières scènes de Miss Charming, j’aime beaucoup le personnage, elle me fait beaucoup rire à essayer d’être une héroïne d’Austen avec un accent pas possible et en tentant d’être élégante et subtile alors qu’elle a la délicatesse d’un troupeau de buffles, mais c’est peut-être exagéré quand elle fait des avances bien lourdes aux hommes présents ou qu’elle fait carrément du pied à l’un d’entre eux, je sais qu’elle cherche à séduire les gentlemen mais dans le film elle a parfois l’air d’une harpie harceleuse en chaleur et c’est un peu trop, heureusement que cela se calme un peu après !

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Le reste par contre est vraiment dans l’esprit du bouquin, et donc bien fun, j’ai trouvé le côté fleur bleue peut-être un peu plus accentué que sur papier mais ce n’est pas gênant, et il y a quelques autres modifications au niveau de l’extravagance de certains personnages (en plus de celui de Miss Charming) et je sais que cela n’a pas forcément plu à tout le monde mais personnellement certains passages où ils sont dans l’excès, comme le capitaine George East qui arrache sa chemise pour un rien juste pour montrer ses muscles, sont tellement cons qu’ils m’ont fait éclater de rire ! Sans parler de la pièce de théâtre jouée par les résidents d’Austenland qui est un grand moment d’art dramatique (ou pas) ou la reprise de « Hot in here » (♪ It’s getting hot in here, so take off all your clothes ♪).
Donc oui il y a certes des petites libertés de prises par rapport au texte mais je les pardonne sans mal.

De manière générale l’autodérision de l’histoire est toujours aussi efficace, on joue avec les codes des romans de Jane Austen et avec ceux de la comédie romantique, cela ne se prend pas au sérieux sans devenir tartignole et si j’étais sceptique au début du film j’ai vite eu le sourire et retrouvé ce que j’avais adoré dans le livre.

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Point de vue casting, à première vue je n’aurais pas choisi Keri Russell pour incarner Jane, je n’ai rien contre elle, c’est plutôt une question d’âge (l’actrice ayant une dizaine d’années de plus que la Jane du livre) et j’ai eu tendance à trouver son jeu assez nunuche au début du film mais une fois arrivée à Austenland cela s’améliore et finalement elle se rapproche assez de la vision que j’avais de l’héroïne.
Mr. Nobley est campé par J.J Feild et comme à peu près n’importe quel anglais il est vraiment charmant ( :D) et correspond tout à faire à l’image que j’avais du personnage.
Le casting compte aussi Jennifer Coolidge, la pauvre je ne la vois que dans des rôles de cruches mais elle le joue à la perfection et est hilarante, Ricky Whittle (en ce moment dans American Gods) qui est la caution biscotos mais qui est aussi très drôle, Jane Seymour à fond dans son rôle de la psychorigide Mme Wattlesbrook ou encore Bret McKenzie qui a apparemment joué un petit rôle dans la trilogie du Seigneur des anneaux mais je l’ai revue en version longue ces jours ci et il a l’air d’être bien planqué car je ne l’ai pas repéré et d’ailleurs je soupçonne un peu les scénaristes et responsables du casting d’avoir choisi cet acteur juste pour pouvoir fait une petite vanne à la fin d’Austenland !

Bref, l’ensemble n’est donc pas parfait mais honnêtement en voyant les premières minutes je m’attendais à une catastrophe et finalement même s’il y a des points négatifs le positif l’emporte largement, le livre reste meilleur mais le film est réussi et fait vraiment du bien.

 

Ma note : 3-5