Action·Film

Chronique film : En eaux troubles

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En eaux troubles

Réalisé par Jon Turteltaub
Scénarisé par Dean Georgaris, Jon Hoeber, Erich Hoeber
2018, Etats-Unis
Durée : 1h54
Genre : Action
Avec : Jason Statham, Ruby Rose, 
Fan Bingbing, Winston Chao Wen-Hsuan, 
Rainn Wilson...

Adaptation de Mégalodon de Steve Alten

 

Synopsis :

Au cœur de l’océan Pacifique, le sous-marin d’une équipe de chercheurs a été attaqué par une créature gigantesque qu’on croyait disparue : le Mégalodon, un requin préhistorique de 23 mètres de long. Le sauveteur-plongeur Jonas Taylor doit risquer sa vie pour sauver les hommes et les femmes prisonniers de l’embarcation… et affronter le prédateur le plus terrible de tous les temps.

 

Mon avis :

Quand j’ai lu le bouquin dont est adapté ce film (« Megalodon » de Steve Alten) j’avais de gros doutes sur les intentions de l’auteur et sur la façon donc je devais prendre le livre (est-ce qu’Alten avait cherché à faire un livre sérieux mais qu’il s’était complètement vautré ? Ou est-ce que le nanardesque du machin était voulu ?), et quand la bande-annonce du film est sortie, j’ai été fixée ! Et j’avoue que depuis j’avais très envie de voir le résultat !

Jonas (parce que forcément Jonas, gros poisson, vous voyez la subtilité) est un plongeur-sauveteur appelé à la rescousse pour sauver une équipe prisonnière d’un sous-marin nucléaire à 11 kilomètres de profondeur et attaquée par une grosse bestiole qui s’avère donc être un mégalodon, charmant requin mesurant (en vrai) (quand il y en avait encore, rassurez-vous vous ne risquez pas d’en croiser pendant votre baignade en Normandie) une quinzaine de mètres (mais une vingtaine dans le film, parce que 15 mètres on se disait que c’était un peu léger).
Suite à ça le requin réussit on ne sait comment (le film n’en ayant rien à braire contrairement au livre qui fournit une explication –à la con-) à remonter à la surface, boom explosion, le mégalodon bouffe tout (enfin surtout les figurants) sur son passage et Jason Statham cherche à le tataner.

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Pour commencer, je trouve que c’est une assez bonne adaptation, pas dans le sens où c’est un bon film (parce que c’est daubé) mais dans le sens où c’est plus ou moins fidèle à la connerie du livre, même si pour le coup ils n’ont pas assumé le fait de donner un rôle de paléontologue à Statham (et franchement quitte à ne pas trouver un acteur crédible j’aurais préféré Dwayne Johnson et ses fameux sourcils !), et qu’ils n’essaient même pas de paraitre sérieux avec des explications scientifiques bancales et une soi-disant justification au fait qu’un mégalodon aurait survécu sans qu’on ne le remarque mais ça après tout on s’en fout (on s’en foutait déjà dans le livre pour tout dire), l’important étant de voir ce qui arrive une fois le requin remonté à la surface.

Et étant donné que tout est cousu de fils blancs là-dedans et qu’il y a une multitude de conneries à relever (5 pages de notes pendant mon visionnage) je vais tout spoiler, moi ça me défoulera et vous ça vous épargnera deux heures de visionnage un poil douloureux !

Donc on commence le film sur la dernière mission de Jonas qui tourne mal et qui entraine la mort de plusieurs personnes, (après une grosse explosion avec des flammes partout) (sous l’eau donc) (des flammes) (sous l’eau) (gnééééé ?) lui sait que la tragédie est due à une grosse bestiole mais tout le monde le traite de débile, il est traumatisé, il raccroche et part se bourrer la gueule en Thaïlande, jusqu’à ce que le Docteur Zhang l’appelle à l’aide pour secourir un sous-marin bloqué dans les profondeurs marines, Jonas l’envoie chier mais Zhang lui dit que son ex-femme (à Jonas) fait partie de l’expédition et que Jonas est le seul capable de sauver la situation, du coup Jojo accepte parce que comme tous les films américains nous l’ont enseigné ; une bonne catastrophe est toujours le bon moment pour renouer avec sa femme ! Et puis surtout si Jonas refuse il n’y a pas de film parce que les autres sont trop manches pour faire quelque chose par eux-mêmes.
Et du coup une fois que tout le monde reconnait que le mégalodon existe toujours, Jojo peut se la péter parce que lui savait (d’ailleurs il l’a su grâce à une illumination il faut croire parce que ça aurait pu être à peu près n’importe quoi).
Pendant ce temps dans le sous-marin Ex-femme se retrouve avec un tournevis dans le bide pour installer une tension nulle, Lourdingue fait des blagues lourdes et Figurant n°1 écrit une lettre pour sa femme parce que c’est bien connu que les services de postes sont très efficaces à 11 kilomètres de profondeur et on se rend compte que la vision du mégalodon est basée sur le mouvement la lumière.

Je me rends compte qu’à ce moment-là (le film a commencé depuis une vingtaine de minutes) je commençais à être un peu salée et mes notes sont parties en brioche avec notamment des « Drama. Drama everywhere. » et « Ça cabotine de partout, mais ça aurait été plus drôle avec The Rock » (et vous allez voir plus tard que cette critique est justifiée) !
Donc Jojo arrive à sauver tout le monde sauf Figurant n°1 qui se sacrifie (le dramaaaaa) et il se retrouve donc dans la base marine du coin, il rencontre la scientifique qui craque pour lui (forcément), scientifique qui a une fille de 8 ans qui est forcément un petit génie (mais elle est toute choupie donc je veux bien passer l’éponge sur ce cliché) (parce que ça change des chiards insupportables dans les films) (et dans la vraie vie), et forcément Jonas le gros bourrin se transforme en gros nounours en guimauve au contact de la gamine (j’ai déjà dit que ce film était cliché ou pas ?!).
D’ailleurs en parlant de la petite, est-ce que la garder dans un labo sous la mer alors qu’un poiscaille de 20 mètres ayant la dalle se balade dans le coin est une bonne idée ? Bizarrement, j’suis pas sûre !
Et pour continuer les interrogations est-ce que le réalisateur et les scénaristes étaient obligés de jouer aux gros connards en faisant bouffer de pauvres baleines par l’autre machin préhistorique ? Non mais je veux bien qu’on bute des humains ou des saletés comme les méduses ou les poulpes mais c’est tout, si je regarde un film catastrophe c’est pour voir les humains clamser, pas les bestioles, elles n’ont rien demandé, merde !

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Bref, Jojo fait toujours tout parce que les autres sont des branques sauf la scientifique qui est moins empotée mais qui reste une demoiselle en détresse ayant besoin d’être sauvée 30 fois par le héros, il y a des jump scares discount, mais j’avoue qu’il y a quand même deux-trois scènes où il y a une assez bonne tension, comme celle qui se déroule dans la cage à requins, dans le silence complet avec le cadre qui montre l’immensité et l’obscurité de l’eau qui entoure le personnage, mais c’est très vite expédié et c’est trop rare vu que le reste du film se contente de scènes de boucherie filmées de manière quelconque. Et ce n’est même pas compensé par des effets spéciaux de grande qualité (pourtant vu le budget de 130 millions de dollars on pouvait s’attendre à un résultat un peu moins faux et un peu moins moche !)

Bref, je vous passe les détails chiants de la suite (style la scientifique se retrouve dans une cage cassée avec le requin qui attaque mais Jonas réussit à la sortir de ce guêpier) pour arriver directement au moment où la bestiole est butée (ne vous réjouissez pas trop vite, le film est loin d’être fini) et hissée sur le petit bateau de l’équipe. Oui vous avez bien lu, un putain de mégalodon (qui selon les estimations pesait entre 40 et 60 tonnes) est hissé sur le bateau (avec en plus la grue qui est en morceaux), et même en imaginant que ça pouvait être un bébé mégalodon je pense quand même que niveau poids il pèse forcément un peu plus qu’une crevette grise !
Au passage il y a encore eu un sacrifice mais c’est un personnage secondaire donc on s’en fout, on fait de la philosophie de comptoir et on apprend qu’il y a en fait plusieurs mégalodons.

Dans mes notes on a en est à « On se fait chier » bon bin écoutez c’est suffisamment parlant ! J’ai également relevé que le mégalodon n’a pas sauté sur les hélicos qui tournaient autour de lui et c’est franchement décevant, c’était une vraie occasion de faire une scène bourrine qui n’a aucun sens pourtant.
Donc pour rester dans les clichés le second mégalodon se dirige vers les côtes, va  terroriser les vacanciers et s’en mettre quelques-uns sous la dent et ce film est vraiment trop propre, je ne demande pas une marée de boyaux mais pourquoi il n’y a pas la moindre goutte de sang dans l’eau ?
Y a des explosions (pour respecter le quota) qui sortent de nul part et Jojo finit par se battre au corps à corps avec le requin (voyez, Dwayne Johnson pour faire du catch avec le mégalodon ça aurait été plus crédible !) et il arrive à faire le poids (parce que America fuck yeah) et au passage on voit un petit chien sortir des eaux tel la petite sirène alors que le requin lui collait au train cinq minutes avant et allait s’en faire un cure-dent.
Le requin est vaincu, punchline de merde, plein de gens sont morts, la science la dans le baba mais hey Jojo a trouvé l’amour alors tout est bien qui finit bien et dernier plan sur les profondeurs marines avec musique angoissante parce qu’attention il y a peut-être d’autres mégalodons, boooouuuuh.

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J’sais pas vous mais moi j’ai mal au crâne après un tel flot de conneries ! Voir le film n’était déjà pas des plus funs mais le résumer en détails ressemble à une punition et je me rends compte que j’aurais dû faire ces deux choses en étant un minimum bourrée pour que ça passe mieux !
Autant le livre était potable pour se vider la tête et ricaner comme une morue en voyant la nullité du truc autant le film ne marche pas, la trame du bouquin est respectée mais ce sont tous ces ajouts qui rendent le film générique, que ce soit les moments « d’humour » ou les scènes vues et revues, ça n’ose rien, le débile assumé est tiré du livre et le reste est « feignant » du coup ça donne un mélange bancal qui ne tente même pas d’être original ou impressionnant dans l’action et qui n’a aucune vraie scène horrifique, sans parler du suspense qui est à 98% absent du film.
Je ne vais pas parler des personnages parce que ce serait comme foutre le feu à l’ambulance après lui avoir tiré dessus ni des acteurs qui sont aux fraises, ni de la technique ou des musiques qui n’ont rien de notable, c’est le genre de films qu’on regarde vraiment seulement pour l’intrigue nulle (même si le réalisateur et les scénaristes auraient pu se casser le bonnet pour soigner un minimum le reste) en espérant juste passer le temps et se marrer en découvrant des rebondissements perchés, mais même là il y a de quoi être déçu.

Bref, j’ai vu des films bien pire mais « En eaux troubles » ne vaut pas le coup qu’on perde deux heures à le voir, au pire si on est un rat de bibliothèque il vaut encore mieux lire le livre qui est moins ennuyeux et plus drôle dans sa bêtise et si vraiment on cherche un film où un requin se fait un buffet froid autant se (re)diriger vers « Les dents de la mer » !

Epouvante / Horreur·Manga

Hideout – Masasumi Kakizaki

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Hideout 
Masasumi Kakizaki
Edition Ki-oon,
2011
Traduit par Ryoko Akiyama
222 pages

Genres : Manga, Horreur


 

Résumé :

Les ténèbres d’une forêt plongée dans la nuit. Sous une pluie battante, un homme déterminé traque une victime terrifiée. La décision de Seiichi Kirishima est prise : ce soir, il va tuer sa femme.
Pourtant, un an plus tôt, c’était un homme heureux. Écrivain à succès, mari comblé et papa d’un jeune garçon… A l’époque, tout semble lui réussir. Mais ce bonheur sans faille n’est pas éternel. Le jour où son éditeur met fin à leur collaboration, les ténèbres s’immiscent dans la vie du jeune écrivain, vite criblé de dettes. Une terrifiante descente aux enfers commence, au fil des pages de ce qui pourrait bien être son dernier roman…

 

Mon avis :

Je lis très peu de manga et lorsque c’est le cas c’est rare que je sois vraiment enthousiaste alors je n’avais pas beaucoup d’espoirs en commençant ce titre (en plus avant de le commander je pensais que c’était un comics donc je me suis refroidie toute seule comme une cruche !) et je me suis finalement retrouvée happée par cette histoire bien glauque.

b89fa3290ff4a4156930a2805c1a5d2aSeiichie et sa femme Miki traversent une très grosse crise après un drame, qui plus est la carrière d’écrivain de Seiichi est allée droit dans le mur et l’argent vient à manquer, mais le jeune homme est déterminé à repartir à zéro et propose à sa femme de s’accorder des vacances, mais pendant le séjour tout déraille à nouveau et la descente aux enfers continue et s’intensifie…

Je suis délibérément « floue » et brève pour mon résumé parce que c’est le genre d’intrigue qu’il vaut mieux découvrir et « vivre » par soi-même, c’est à la fois assez flippant et très prenant, il y a pas mal d’horreur pure et de gore mais j’ai trouvé l’histoire très bien construite, ce n’est pas juste deux personnages qui se retrouvent à devoir sauver leurs peaux d’un taré parce qu’ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment, il y a vraiment des circonstances et tout un cheminement qui les ont menés là, comme on peut le voir dans les flash-back, et qui plus est il n’y a pas un gros méchant pour plusieurs gentils, tous les personnages endossent tour à tour le rôle du fou sanguinaire et celui de la victime et du coup tout devient incertain, ajouté au fait que l’intrigue se déroule en huit-clos et l’ensemble est sous tension tout du long.Hideout9

Les dessins sont par contre parfois un peu brouillons, mais n’étant pas une habituée des mangas c’est peut-être mon œil qui a du mal à tout comprendre et cela ne concerne que les scènes d’action.
Cela dit j’aime beaucoup le travail fait sur les expressions des personnages, ils rendent vraiment bien la douleur et la folie sans que ce ne soit caricatural, et l’atmosphère malsaine est aussi très bien rendue.

Bref, c’est une très bonne découverte, plus riche que ça en avait l’air mais c’est à ne pas mettre entre toutes les mains pour le côté macabre très poussé.

Romance

Monsieur – E.L. James

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Monsieur
E.L. James
Édition JC Lattès,
2019
Traduit par Denyse
Beaulieu / Dominique
 Defert / Carole
 Delporte
469 pages

Genre : Romance

 

Résumé :

LONDRES, 2019. Le séduisant Maxim Trevelyan a toujours mené une vie facile. Riche aristocrate, il n’a jamais travaillé et a rarement dormi seul. Et lorsque la tragédie frappe, son existence est bouleversée. Maxim hérite du titre, de la fortune et des domaines familiaux, avec toutes les responsabilités que cela implique. Un rôle auquel il n’est pas préparé.
Mais son plus grand défi est de lutter contre son irrépressible attirance pour une jeune femme au passé trouble, dénuée de tout, qui vient d’arriver en Angleterre. Fasciné par cette mystérieuse musicienne, aussi discrète que belle, Maxim voit son désir se transformer en amour ; un sentiment qui lui est encore inconnu.
Qui est vraiment Alessia Demachi ? Maxim peut-il la protéger du péril qui la menace ? Et comment réagira-t-elle, lorsqu’elle découvrira que lui aussi cache des secrets ?
Du cœur de Londres aux Cornouailles sauvages en passant par la beauté austère des Balkans, Monsieur est un thriller érotique qui tiendra le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

 

Mon avis :

Bon, après cette immense purge de « Cinquante nuances de Grey » dont j’ai parlé en long, en large et en travers, je n’avais vraiment, vraiment, vraiment pas envie d’approcher un autre titre de E.L. James mais une lecture commune a été organisée sur « Monsieur » et vu que je n’ai aucun principe… !

Maxim Trevelyan est un jeune noble de 28 piges qui hérite d’un titre de comte, et des terres qui vont avec, suite à la mort brutale de son frère Kit.
Partageant ses journées entre coucheries, drogues et sorties, il trouve encore le temps de se plaindre de sa vie compliquée, et ses jérémiades ne s’améliorent pas quand il rencontre Alessia, la jeune et jolie albanaise qui est sa femme de ménage depuis peu.
Décrit comme un « thriller érotique » (mon conseil à celui ou celle qui a rédigé la quatrième de couverture : arrête la picole !), « Monsieur » est en fait un jeu du chat et de la souris particulièrement assommant.

Ne vous attendez pas à ce que je relève des points positifs car il n’y en a tout simplement pas et je crois que ne m’avance pas trop si je dis que cette lecture sera la pire de 2019 pour moi (un peu comme les trois tomes de Cinquante nuances qui avaient été mes pires lectures de 2015, 2017 et 2018) (bravo à E.L. James d’être aussi régulière dans la médiocrité !).
« Monsieur » est une horreur, une mauvaise fanfiction écrit par une adolescente de 12 ans titillée par ses hormones serait d’une qualité égale à ce truc, en plus d’être plus rapide à finir et de ne pas gâcher du papier juste pour publier un tissu de conneries.

L’histoire est mauvaise au possible, elle accumule les clichés et les incohérences, je ne vois pas l’intérêt de mettre en scène un noble riche qui mène une vie dissolue mais se range dès qu’il croise le regard de la pauvre roturière, perdue et vierge (oui encore une vierge, E.L. James fait une fixette il faut croire), mais où forcément l’un.e pense que l’autre est trop bien pour lui/elle et réciproquement et où des obstacles se mettre sur leur route mais où tout se résout facilement parce que : pouvoir de l’amour, ma gueule !
C’est juste une idée pourrie, ce n’est même pas une idée, c’est juste une repompe d’un milliard d’histoires déjà racontées, on sait comment tout va se dérouler et se finir dès la lecture du résumé et absolument rien n’est surprenant ou recherché.

A partir de là je vous préviens que je vais spoiler comme une truie (besoin de me défouler, tout ça tout ça) donc si vous voulez lire le bouquin (ne faites pas ça, vous méritez mieux) arrêtez la lecture de cette chronique, mais si vous voulez me voir maraver le livre en détails vous pouvez continuer !

Donc, « Monsieur » est tout simplement une histoire bateau où les deux personnages tombent amoureux on ne sait pas trop comment (probablement parce qu’elle a vu son cul tout nu pendant qu’il dormait et que lui a aperçu sa petite culotte rose pendant qu’elle faisait le ménage, parce qu’après tout dans le monde pas très merveilleux de E.L. James ça doit suffire pour provoquer le grand amour) (chez moi on appelle juste ça « l’envie de baiser » mais bon, je ne suis qu’une rustre !) MAIS ils ne sont pas foutus de se l’avouer (ni à eux-mêmes, ni l’un à l’autre) et se comportent comme des idiots l’un avec l’autre (avec option scènes gênantes voire glauques par moment) et puis un aristocrate avec une bonniche ça fait mauvais genre selon Maxim et son entourage de gros snobs, MAIS l’envie de niq… pardon l’amour étant plus fort que tout ils finissent par craquer, MAIS Alessia a dû quitter son Albanie natale et s’est retrouvée captive de trafiquants d’êtres humains qui sont toujours à ses trousses, MAIS Maxou est riche alors il peut la protéger, MAIS les gros méchants les trouvent, MAIS Max est armé et réussit à les coincer, MAIS Alessia est une clandestine en Angleterre MAIS Maxou songe à l’épouser pour régulariser la situation, MAIS on apprend qu’Alessia a un fiancé et qu’il n’est pas sympa, tout chafouin et qu’il va venir la chercher pour la ramener en Albanie et l’épouser de force, MAIS SuperMaxou va tout faire pour l’en empêcher, MAIS va-t-il y arriver ? QUE. DE. SUSPENSE.
(Je suis sure que vous avez envie de me mettre un taquet pour ma brochette de « mais » mais sachez que j’ai vraiment essayé de retranscrire le déroulement de l’histoire avec ses cliffhangers pétés qui sont assenés comme s’ils étaient incroyables !) (Et vous avez de la chance que cette chronique ne soit pas une vidéo parce que j’aurais pu ajouter des bruitages pour accentuer le suspense nul !)

Bref, en fait je ne sais pas si E.L. James manque cruellement d’imagination ou si elle nous prend pour des dindons (à mon avis les deux solutions sont bonnes) mais tous les pseudos retournements de situation (dignes d’un soap-opéra) du livre se font sentir des plombes avant qu’ils n’arrivent, et si je ne savais pas que l’histoire était à prendre au premier degré je penserais être face à une parodie.
Qui plus est le bouquin est interminable, si c’était bien écrit cela pourrait servir à faire monter la tension mais avec le style à chier c’est juste horriblement long, d’autant que c’est rallongé de manière complètement stupide car si le livre est aussi long c’est uniquement parce que les personnages sont des girouettes incapables de communiquer, que ce soit le statut social de l’un, le passé de l’une, leur attirance mutuelle… tout est prétexte à attendre des dizaine de pages avant que Maxim et Alessia se décident à parler et forcément quand l’un commence à s’expliquer quelqu’un ou quelque chose l’interrompt et on est reparti pour poireauter encore avec moult quiproquos, c’est insupportable.

En plus le parcours d’Alessia n’a aucune cohérence, elle est sur le point d’épouser un albanais qui est un sale con violent, sa mère donc lui dit qu’elle ne peut pas « finir dans la même situation qu’elle » et plutôt que de se barrer du pays avec sa fille elle la confie aux premiers clampins venus qui sont donc des trafiquants d’êtres humains, Alessia réussit à s’enfuir, passe plusieurs jours à marcher et, on ne sait comment, réussit à rejoindre Magda l’amie de sa mère (comment Alessia a-t-elle réussi à se repérer et à trouver son chemin dans un pays qu’elle ne connait pas ? Ta gueule, c’est magique !), elle a donc disparu pendant plusieurs jours, est dans un état lamentable mais Magda n’est absolument pas surprise de la voir, rien de surprenant ça lui arrive tous les mardis, évidemment Magda a un fils, il a 15 ans, il craque pour Alessia et il se comporte déjà comme un mec glauque (on est chez E.L. James, les hommes « normaux » n’existent pas voyons), Magda emmène Alessia chez Maxim et lui laisse sa place de femme de ménage, Alessia craque pour Max dès qu’elle le voit pour aucune raison étant donné qu’il passe toujours en coup de vent (et que c’est un porc) et après elle prend toutes les mauvaises décisions possibles parce que c’est pratique pour le scénario et elle ne fait preuve d’aucun discernement, d’aucune méfiance alors qu’elle vient tout de même d’échapper à des trafiquants d’humains et j’ajouterai qu’elle n’a aucun gros traumatisme par rapport à ça, mais bon qui a besoin d’aide médical quand il y a le pouvoir de l’amour après tout ?!
Et pour rester sur le manque de jugeote, une fois que l’albanais remet la main sur elle, elle a plusieurs fois l’occasion de se barrer ou de le tuer (il est violent, l’a enlevée, l’a agressée sexuellement plusieurs fois, au bout d’un moment il y a des circonstances atténuantes !) mais est-ce qu’elle essaie ? Eh non, elle préfère se lamenter sur le fait qu’elle ne verra plus Maxim. Sa vie ? Sa liberté ? Tsss on s’en fout, le cul de Maxou est plus important !

Quant à Maxim ce n’est pas mieux, lui aussi est une grosse brêle, au début du roman il couche avec son ex-belle-sœur (trois jours après l’enterrement de Kit), culpabilise mais une page après il se dit « oh puis je me fous de Kit, je couche avec qui je veux » puis re-culpabilise un chapitre après, avant de traiter Kit de tous les noms et ensuite de chouiner de nouveau, parce que son cerveau et sa bite ont décidé de ne pas être d’accord. Et c’est pareil pour tout, notamment pour Alessia, elle a beau lui dire vingt-cinq fois qu’elle veut être avec lui il se demande sans arrêt si elle l’aime mais par contre il se transforme en véritable Sherlock Holmes lorsque Alessia lui laisse un mot d’adieu (après avoir réussi à convaincre l’albanais qu’elle devait dire au revoir à Maxim, vu que c’est son patron à la base) qui ressemble à un «Maxim je t’emmerde et je rentre à ma maison » et qu’il comprend qu’elle a été enlevée (alors que rien ne le laisse deviner), bref ce personnage n’a aucun sens !
Si Christian Grey était un psychopathe harceleur et glauque alors Maxim Trevelyan est un névrosé niais qui ne sait pas ce qu’il veut.

Pour rester sur le thème de l’incohérence, le niveau d’anglais (ou de français en l’occurrence vu que j’ai lu la traduction) d’Alessia est variable et j’ai l’impression que c’est seulement avec Maxim que son vocabulaire déconne (pour coller au cliché du mec qui apprend tout à sa nana parce que ce n’est qu’une pauvre ignorante étrangère ? Meuuuh non je suis sure que ce n’est pas fait exprès… Ce n’est pas le genre enfin… E.L. James est plus subtile que ça… A peu près autant que moi avec ce gros sarcasme !)

Je ne l’ai pas évoqué jusqu’à maintenant mais Alessia a également une particularité, elle est synesthète (la synesthésie est un phénomène plutôt complexe à comprendre –et encore plus à expliquer- mais très grossièrement disons qu’entre autres les lettres et les sons peuvent être associés dans l’esprit de la personne à des couleurs ou à des odeurs par exemple), personnellement je ne connaissais pas du tout la synesthésie jusqu’à il y a quelques semaines quand une copine m’en a parlé, elle-même est synesthète et a lu le bouquin, et comme je m’en doutais : E.L. James a écrit de grosses conneries, ma théorie étant qu’elle voulait coller une faculté particulière à Alessia pour la rendre exceptionnelle et comme d’habitude elle n’a fait aucune recherche sur le sujet et a tout tourné à sa sauce, du coup c’est n’importe quoi !

En dehors de cette vaine tentative de donner un peu de substance à son héroïne, E.L. James propose encore une fois des personnages qui sont des coquilles vides, on dirait des sims en fait, ils n’ont que cinq traits de caractère chacun (elle est virtuose au piano, naïve, douce et romantique qui rougit pour un rien tandis que lui est un quetard arrogant, névrosé et fêtard en conflit avec sa mère) et c’est tout mais bon je suppose que 450 pages c’est trop juste pour développer un minimum les personnages (promis ce sera mon dernier sarcasme).

L’aspect « thriller » est donc à côté de la plaque mais qu’en est-il du côté érotique ? (Voyez c’est là que je regrette d’être à l’écrit, en vidéo j’aurais soupiré et ça aurait été suffisamment parlant !)
Les scènes de sexe ne sont pas folles du tout, tout est toujours autant mécanique et pas excitant (donc pour la sensualité on repassera) et évidemment on n’échappe pas au fameux « je suis vierge mais j’ai trois orgasmes dès mon premier rapport et je suis une déesse du cul de façon innée » et puis surtout « j’ai couché donc je suis différente », au moins cette fois E.L. James ne fait pas passer une pratique pour une déviance à cause de ses préjugés, c’est toujours ça de gagné par rapport à « Cinquante nuances » mais globalement ça reste merdique !

Évidemment la plume est également une catastrophe, E.L. James ne s’améliore pas, loin de là, les dialogues sont répétitifs au possible, vulgaire (quel intérêt de faire dire des jurons à Maxim toutes les trois phrases ?), les descriptions s’attardent sur des choses dont on se fout et sont brouillonnes au possible sur les scènes « importantes », il n’y a aucune ambiance, et tout est forcé.

Bref, croyez-moi, quand j’écris une chronique négative je pèse mes mots (du moins j’essaie) mais avec E.L. James je ne peux tout simplement pas, « Cinquante nuances » propage des idées puantes tandis que « Monsieur » est un véritable foutage de gueule, ce truc a été publié dans le seul but de faire de la thune parce que si un auteur inconnu avait proposé un manuscrit pareil à une maison d’édition on l’aurait envoyé péter et ça aurait été justifié !
C’est mauvais du début à la fin et sur tous les plans, si on est juste lecteur c’est une perte sèche de temps et si on est auteur c’est à lire parce que cela réunit tout ce qu’il ne faut PAS faire pour écrire un bon livre.

Fantastique·Jeunesse

Désaccordée – Joanne Richoux

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Désaccordée
Joanne Richoux
Editions Gulf Stream
(Echos),
2019
288 pages


Genres : Fantastique,
Jeunesse

.
.
Merci à
et aux éditions

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Résumé :

Violette, 17 ans, part en virée avec Maëva, Lucas et Alexis. Direction le château d’eau désaffecté de Saint-Crépin-l’Hermite, un endroit à la sinistre réputation. Quelques heures plus tard, elle ouvre les yeux. Elle est couchée face contre terre, au milieu d’une forêt sauvage. Ceux qu’elle rencontre portent des noms bizarres : Dièse, Trille, Sonate…
Telle Alice tombée de l’autre côté du miroir, la jeune fille aurait-elle atterri dans un univers à part ? Pourquoi tout le monde la confond avec une certaine Princesse Croche, disparue trois ans plus tôt ? Et qui est Arpège, ce garçon casse-cœur qui la dévisage ? Violette le sent, l’envers de ce décor féerique, c’est un danger de mort.
Mais comment retrouver le chemin de la maison ?

 

Mon avis :

« Désaccordée » était le titre qui m’intriguait le plus dans la liste de l’avant-dernière Masse Critique de Babelio, le thème de la musique me semblait original et pouvait donner beaucoup de charme au récit, mais finalement je suis plutôt restée sur ma faim avec ce titre.

Violette est une ado de 17 ans qui a une vie assez banale entre cours, sorties avec les copains et rapprochement avec le garçon qui lui plait, mais ce dernier s’avère être beaucoup moins charmant qu’elle ne le pensait et après une soirée merdique en sa compagnie, Violette a un black-out, elle reprend conscience dans une forêt étrange, très loin de chez elle et découvre un univers magique où elle est prise pour une princesse disparue bien des années auparavant…

Même si l’intrigue est lancée de façon un peu clichée et que j’avais matière à râler dès le début j’avoue que j’étais vraiment curieuse, les premiers pas dans cet univers magique m’ont plu, j’ai trouvé le rapport avec la musique très bien pensé, les personnages ont des pouvoirs qui sortent de l’ordinaire (par rapport à d’autres titres imaginaires) et j’avais envie d’en voir plus.
Mais plus les pages ont défilé plus les défauts se renforçaient et j’ai trouvé l’ensemble soit too much soit trop superficiel.

Bien que l’univers paraisse très enchanteur au premier abord (même si je l’imaginais beaucoup trop coloré à mon gout, style couleurs flashy qui pètent la rétine !), je m’en suis rapidement lassée parce que si ses bases étaient prometteuses je trouve que l’autrice a été un peu trop dans l’excès vu qu’il y a de la magie dans tous les coins, et qu’on ne cesse de découvrir des choses fantastiques, et au bout d’un moment c’est assez étouffant et j’avoue que je n’arrivais plus franchement à suivre, cela manque de finesse et de moments de répit où on peut « encaisser » le monde en lui-même, les habitants et leurs capacités spéciales, leurs coutumes, etc., dans un livre plus long je n’aurais peut-être rien trouvé à y redire mais dans un titre de moins de 300 pages ça donne l’impression que l’autrice a voulu trop en faire, trop en montrer et c’est d’autant plus dommage que ça ne laisse pas assez de place à mon sens à ce qui concerne la musique, parce que si la magie a été vraiment beaucoup exploitée dans le livre, le côté musical lui est un peu trop laissé de côté et c’est frustrant car je trouve l’idée de base et le lien qui unit ce monde et le nôtre très malins et j’aurais vraiment voulu que l’autrice creuse un peu plus le sujet et ne reste pas autant en surface parce que c’était la trouvaille la plus intéressante du livre finalement.

Quant à l’intrigue c’est assez bancal dans l’ensemble et surtout du au fait que trop de choses sont prévisibles, que ce soit le monde magique qui a l’air bien mignon mais qui en fait cache de sombres secrets, certains personnages qui ont l’air gentil mais sont en fait méchants, Violette qui à plusieurs reprises commet des erreurs stupides parce qu’il faut bien faire avancer l’histoire, et d’autres éléments dont je ne peux pas trop parler car je risquerais de spoiler, niveau surprises et retournements de situation inattendus je suis franchement restée sur ma faim.
Cela dit je suis assez contente du dénouement qui amène une note d’amertume bien dosée, là j’avoue que j’avais imaginé quelque chose de plus nunuche et je suis agréablement surprise de m’être trompée.

Mais en fin de compte ce n’est pas tant le fond que je blâme que la forme, l’histoire n’a rien d’extraordinaire mais elle se laisse suivre, il y a de bonnes idées, un univers intéressant, mais tout est trop précipité, trop riche pour un livre aussi court et ça finit par desservir l’ensemble…

Bref, Joanne Richoux n’a pas l’air d’être une mauvaise autrice et elle avait une base prometteuse mais elle aurait dû prendre son temps pour installer tous les éléments de « Désaccordée » et développer un peu plus l’intrigue et les personnages.
Pour finir, je remercie Babelio et les éditions Gulf Stream pour cet envoi.

Fantastique

Fille d’Hécate, Tome 2 : Le Parfum du mal – Cécile Guillot

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Fille d’Hécate, Tome 2 :
 Le parfum du mal
Cécile Guillot
Édition du Chat noir,
2013
160 pages

Genre : Fantastique

 

 

Série : Fille d'Hécate

1. La voie de la sorcière
2. Le parfum du mal
3. Le chant de la lune

 

Résumé :

«Il parait que je suis devenue une femme et une sorcière accomplie… pourtant j’ai besoin plus que jamais qu’Hécate guide mes pas. Me voilà au service de la police, à tenter d’élucider des meurtres grâce à mes pouvoirs naissants. Ajoutez à cela ma recherche de boulot et mon ex qui refait surface… Voilà de quoi être déboussolée ! » Après la découverte de ses dons d’empathie, Maëlys est propulsée au sein d’une enquête macabre : des jeunes filles ont été retrouvées atrocement mutilées, les scènes de crime évoquant la magie noire. Elle et ses amies vont devoir explorer les côtés les plus sombres de Marseille tandis que la vie sentimentale et professionnelle de notre héroïne ne fait que se compliquer de plus en plus…

 

Mon avis :

Après le bon premier tome j’espérais continuer de voir l’initiation de Maëlys et en apprendre plus sur la Wicca au passage, malheureusement cette suite a été assez décevante sur ce point et du coup la sauce n’a pas franchement prise.

Désormais diplômée en psychologie, Maëlys est à la recherche de son premier emploi, en attendant elle met ses pouvoirs aux services de la police et tente de les aider à résoudre une série de meurtres visant des jeunes femmes…

Encore une fois le texte est court, et encore une fois tout est un poil trop précipité, surtout que l’autrice a intégré beaucoup de choses dans cette suite, que ce soit les origines de Maëlys, la poursuite de son initiation, son travail avec la police, son premier job où elle rencontre une jeune patiente intrigante semblant elle aussi avoir certains pouvoirs, ou encore le retour d’un ex petit-ami…
Cela fait beaucoup en 160 pages et ça se ressent, d’autant que ça pousse ce qui concerne la Wicca un peu en retrait, on apprend encore quelques petites choses mais à mes yeux ce n’est pas suffisant car cela devrait à mon sens être le cœur de la série…
D’autant que j’ai trouvé tous les à-côtés assez moyens, je trouve déjà ça assez cliché de faire bosser Maëlys avec la police surtout que l’enquête en elle-même ne casse pas des briques et est résolue de manière facile, c’est vraiment superflu en fin de compte et cela aurait été bien plus intéressant de suivre l’héroïne dans son travail de psy car il y avait vraiment quelque chose à creuser avec sa patiente.
Pareil pour le retour de l’ex (en passant comment elle a pu être en couple avec un emmerdeur moralisateur pareil ?!) qui est bourrin parce qu’on devine dès sa première apparition quelle va être son utilité…

Bref, je suis peut-être méchante mais je suis vraiment frustrée, j’aime bien tout le côté magique développé dans cette série, c’est intéressant, c’est mature, ça donne envie d’en savoir plus mais c’est éclipsé dans ce second tome par des intrigues qui n’ont pas franchement d’intérêt, j’aime bien les personnages (même si Maëlys fait parfois de grosses bourdes) et c’est plutôt bien écrit mais j’espère que Cécile Guillot va redonner une vraie place à la Wicca dans le troisième (et dernier) tome sinon ce serait vraiment une conclusion décevante.

 

Fantastique

Fille d’Hécate, Tome 1 : La Voie de la Sorcière – Cécile Guillot

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Fille d’Hécate, Tome 1 :
 La voie de la sorcière 
Cécile Guillot
Édition du Chat noir,
2012
138 pages

Genre : Fantastique

 

 

Série : Fille d'Hécate

1. La voie de la sorcière
2. Le parfum du mal
3. Le chant de la lune

 

Résumé :

Je croyais n’être qu’une étudiante ordinaire et sans doute trop renfermée. Et puis, il a eu cette expérience étrange, la découverte de mon don… Maintenant je dois apprendre à m’accomplir en tant que sorcière, développer mes pouvoirs et trouver ma place en ce monde. Tout aurait-été parfait s’il n’y avait pas eu ces cauchemars et ces malaises. Quelqu’un cherche à me nuire ! Mais qui pourrait bien me harceler ainsi ?
Et, pour ne rien arranger, j’ai aussi un mémoire à écrire pour valider ma dernière année de psycho. Ma vie n’est vraiment plus de tout repos ! »

Maëlys nous ouvre les portes d’un univers étrange et déroutant, celui de la Wicca. La quête spirituelle qui est sienne va l’exposer à des menaces insoupçonnées. Surtout que le destin pourrait bien placer sur son chemin, les clés qui l’aideront à résoudre les mystères d’une existence parsemée d’ombres… Car, une sorcière peut-elle s’épanouir coupée de ses racines, ignorante d’un passé dont pourrait dépendre l’avenir ?

 

Mon avis :

Avant de lire les tomes 2 et 3 j’avais envie de me replonger dans ce début de série que j’avais déjà lu il y a un an ou deux et que j’avais bien apprécié.

Maëlys est une jeune femme tout ce qu’il y a de plus banal, elle est assez solitaire, vit seule et est en dernière année de psychologie à la fac, mais un jour elle participe à une expérience en parapsychologie qui lui révèle des choses sur elle-même et notamment certains dons « surnaturels », suite à cela elle cherche à en apprendre plus et fait ses premiers pas dans le domaine de la Wicca et de la magie, mais elle se rend vite compte que quelqu’un cherche à lui nuire…

Si j’aie eu envie de relire ce premier tome c’est parce que je suis un peu comme l’héroïne ; en apprentissage, je m’intéresse de plus en plus à la sorcellerie et à la Wicca et donc l’identification marche plutôt pas mal, par contre si j’ai bien un reproche à faire c’est sur la facilité de Maëlys à absolument tout accepter, elle ne doute jamais peu importe ce qu’on lui dit ; « Tu es télépathe, Maëlys – D’accord », « Ces pierres sont très puissantes et te protègeront de toutes les menaces possibles – D’accord », « Bois cette potion et tu pèteras des papillons – D’accord », oui bon je trolle un peu mais pour une héroïne qui se retrouve catapultée dans un univers qu’elle ne connait pas, univers ésotérique qui plus est alors qu’elle se définissait plutôt comme une personne terre-à-terre j’y crois moyen !

Mais en dehors de cela je trouve ce premier tome réussi, la Wicca est décrite de façon mature et crédible par rapport à ce que je connais sur le sujet, l’autrice n’a pas ajouté d’éléments grand-guignolesques déplacés pour rendre le tout plus « impressionnant » et plus dans les codes des romans contenant de la magie, ici on s’intéresse plutôt aux rituels, aux pouvoirs associés aux pierres et aux plantes, aux divinités, même si ce ne sont que les bases pour le moment c’est intéressant et prometteur pour la suite.

En ce qui concerne la petite « enquête » par rapport à la personne en voulant à Maëlys, c’est assez simpliste et si on y réfléchit on devine le dénouement (même moi qui ne réfléchit pas beaucoup j’avais compris), ce n’est pas le principal intérêt du livre, tout ce qui concerne la magie étant plus prenant, mais ce n’est pas déplaisant pour autant.

Bref, une bonne introduction à cette série malgré quelques bémols, et la sorcellerie / Wicca est pour le moment bien représentée et donne envie de lire la suite.

Conte·Fantasy·Jeunesse

Ella l’ensorcelée – Gail Carson Levine

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Ella l'ensorcelée
Gail Carson Levine
Édition L'école des loisirs, 
2000
Traduit par Diane Ménard
277 pages

Genres : Conte, Fantasy,
Jeunesse

 

 

Résumé :

« Lucinda, cette idiote de fée, n’avait pas l’intention de me jeter un sort. Elle voulait me faire un cadeau. Comme j’avais pleuré désespérément pendant toute la première heure de mon existence, ce furent mes larmes qui lui donnèrent une idée. Hochant la tête et regardant ma mère d’un air compatissant, la fée me toucha le nez. – Mon cadeau sera l’obéissance. Elle sera toujours obéissante. Et maintenant, arrête de pleurer, mon enfant. Je m’arrêtai. » Le sort de la fée Lucinda est si puissant qu’Ella est obligée d’exécuter tous les ordres qu’on lui donne, quels qu’ils soient, même si elle s’y refuse de toutes ses forces. En grandissant, elle a appris à mettre toute son intelligence au service d’une lutte de chaque instant pour dissimuler sa vulnérabilité. Mais à présent que sa mère est morte, que son père a décidé de se remarier, la voilà plus fragile que jamais. Car certaines personnes malveillantes ont tôt fait de percer son secret et de s’en servir. Les pouvoirs de sa marraine et l’amour du prince Charm l’aideront-ils à échapper aux personnes qui la haïssent et à vaincre la malédiction ?

 

Mon avis :

Je n’avais pas trop d’idées de lectures pour démarrer 2019 en douceur, du coup j’ai opté pour une relecture d’un titre que j’avais bien apprécié il y a trois ans, « Ella l’ensorcelée ».

Réécriture de Cendrillon, le récit suit Ella qui a reçu comme « cadeau » de la part d’une fée le don d’obéissance, elle est donc depuis à sa naissance condamnée à obéir à tout et n’importe quoi, ce n’est pourtant pas faute de garder sa malédiction secrète, et les choses empirent lorsque son père lui colle une belle-mère et deux demi-sœurs qui vont profiter de la malédiction d’Ella, ce qui va pousser la jeune fille à s’enfuir dans l’espoir de retrouver la fée qui lui a lancé ce sort afin de l’annuler…

Cendrillon n’a jamais été une histoire que j’ai franchement apprécié pour la simple et bonne raison que je ne supportais pas la passivité de l’héroïne, j’ai toujours préféré les personnages ayant du caractère aux serpillières et voir Cendrillon jouer les bonniches sans protester une seule seconde me gonflait (merci au film « A tout jamais » qui a soulagé 20 ans de frustration d’ailleurs, voir Cendrillon mettre une mandale à sa belle-mère –ou à une de ses demi-sœurs je ne sais plus- ça m’a mise en joie !) et du coup voir cette passivité justifiée par une malédiction rend tout de suite l’histoire et l’héroïne plus intéressants à mes yeux, surtout que l’autrice a enrichi ces deux points.
Ella est une jeune fille victime de son sort, Lucinda la « bonne » fée (qui est un peu une gourde) lui a fait un cadeau empoisonné et elle doit du coup lutter contre la perfidie de ceux qui essaient d’en profiter mais elle se bat du mieux qu’elle peut contre cela, elle utilise des stratagèmes, elle est maligne et ne manque pas d’aplomb, on est bien loin de l’héroïne nunuche qui ne se bouge pas et attend que le prince charmant vienne la sauver !

En parlant de ça, la romance est également largement mieux fichue dans cette réécriture, on oublie le coup de foudre, l’idiot de prince fadasse et incapable de reconnaitre la fille avec qui il a dansé toute la soirée et qui la cherche à l’aide de sa pantoufle (non mais mon gars va chez l’ophtalmo, à ce niveau-là t’as besoin d’aide) et le mariage au bout d’une quart d’heure pour développer un vrai lien entre les deux personnages, ce ne sont plus deux coquilles vides dont le destin est de finir ensemble parce que « ta gueule, c’est magique » mais deux personnages qui ont chacun leur propre histoire, leurs buts et qui apprennent et grandissent l’un au contact de l’autre, ça a nettement plus de charme tourné de cette façon.

Et c’est pareil pour l’intrigue, le mélange conte de fée / fantastique fonctionne très bien et le fond est bien plus intelligent qu’on ne pourrait le penser sans que les réflexions ne soient trop appuyées voire lourdes, idem pour l’humour qui pourrait très vite faire tartignolle (un peu comme dans le film !) (Un jour je le chroniquerai, je suis sure d’avoir beaucoup de choses à dire) mais qui fait son effet sans nous prendre pour des idiots.

Bref, depuis ma toute première lecture d’ « Ella l’ensorcelée » j’ai pu lire d’autres réécritures de contes de fée et si ma préférée reste « Carabosse » de Michel Honaker, « Ella » est juste derrière et vaut vraiment la peine qu’on s’y attarde si on aime le genre.

Policier

Le grogneux – Iris Rivaldi

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Le Grogneux
Iris Rivaldi
Édition NDB,
2017
160 pages


Genre : Policier

 

 

Merci à
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Série : Le grogneux
1. Le Grogneux
2. Le Grogneux rempile
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Résumé :
Une femme marche dans une rue sombre quand elle heurte un objet sur le sol. Elle est effrayée et cherche aussitôt de l’aide à la porte la plus proche…
C’est ainsi que débute ce polar avec l’entrée en scène d’un commissaire de police plus qu’atypique qui a été bercé par les grands noms de la maison Poulaga. Javert, l’inspecteur Bourrel, Columbo sont d’ailleurs ses maîtres à penser. Il ne s’est pas non plus remis de l’émoi sensuel éprouvé à la lecture des aventures de Malko Linge, le héros des SAS qui a enflammé son adolescence. Au fil du récit, ce flic de choc au flair réputé infaillible révélera aussi une personnalité sensible, un brin romantique…
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Mon avis :

Je me retrouve dans une situation un peu délicate pour cette chronique, Iris Rivaldi –l’autrice- m’a proposé de lire son livre et vu le résumé je m’attendais à apprécier, finalement cela n’a pas été le cas, et même si je vais essayer de prendre des pincettes (enfin, quand on connait ma délicatesse…) je vais être plutôt critique, et apparemment je serai la seule vu que les autres blogueurs l’ayant lu ont aimé, mais bon il faut bien que quelqu’un casse l’ambiance !

Paul Berger surnommé « le grogneux » est un commissaire de police proche de la retraite, un soir une jeune femme angoissée fait irruption chez lui après avoir trouvé un escarpin dans la rue, rien de bien inquiétant à priori mais Paul entame tout de même des recherches afin de savoir s’il n’est rien arrivé à la propriétaire de cette chaussure…

Bon, par où commencer ? Contrairement à ce que j’espérais, je n’ai pas accroché à l’histoire, je n’ai pas compris ce que l’autrice voulait faire, où elle voulait nous emmener, si c’était vraiment un roman policier ou une romance, je tournais les pages en attendant qu’un gros truc arrive, que l’intrigue se lance pour de bon et finalement j’ai refermé le livre sans que cela n’arrive, j’étais dans l’attente tout le long, ce qui a apporté une sacrée frustration à la fin. Je n’ai rien contre le fait d’être menée par le bout du nez (dans mes lectures) du moment qu’on m’emmène quelque part, et là cela n’a pas été le cas, en fin de compte « Le grogneux » est plutôt une tranche de vie, en soi cela ne me dérange pas mais le livre promettant une enquête il y a de quoi se sentir un peu floué.e.

Surtout que s’il y a bien une enquête au départ elle est vite dégagée pour laisser place à une histoire particulièrement fleur bleue et très peu crédible, et là je suis désolée mais je vais être dure ; qu’est-ce que c’est que cette romance ?! A peine une nuit passée ensemble et les « je t’aime » et « mon amour » fusent dans tous les sens et les deux personnages emménagent ensemble et se marient, il y a eu une ellipse ou bien je me suis téléportée dans un livre de Barbara Cartland ? De prime abord j’ai trouvé ça si absurde que je m’attendais à ce que cela serve l’intrigue, que l’un des deux personnages soit en fait un psychopathe, qu’il y ait un retournement de situation ou quoi que ce soit d’autre, mais non, c’est bien une vraie romance et quand je l’ai compris j’avoue que j’ai eu du mal à le croire !

Pour finir avec le négatif je trouve que les dialogues (même en dehors de l’histoire d’amour) sonnent assez faux, et sont notamment remplis de commentaires inutiles, comme si ces précisions étaient forcées dans la bouche des personnages alors qu’elles auraient bien plus eu leur place directement dans la narration.

Pour contrebalancer un peu toutes les critiques que j’ai pu faire, je ne pense pas qu’Iris Rivaldi soit une mauvaise autrice, je pense que ce livre est juste très maladroit et que s’il avait pris une autre direction il aurait été déjà plus convaincant et j’aurais pu facilement fermer les yeux sur la romance et les dialogues, en soi l’idée de base n’était même à jeter et il y a quand même certaines choses que j’ai apprécié comme le fait de suivre plusieurs personnages ce qui donne un côté un peu plus étoffé au livre mais l’intrigue est tellement frustrante qu’elle prend le pas sur le reste…

Bref cette lecture n’a pas marché avec moi et j’espère ne pas avoir été blessante dans cette chronique, si c’est le cas je m’excuse auprès de l’autrice, et je la remercie elle ainsi que les éditions NDB pour cet envoi.

Essai·Légende Arthurienne

Le Roi Arthur – Alban Gautier

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Le roi Arthur
Alban Gautier
Édition Presses
Universitaires de France
 (PUF),
2019
177 pages

Genres : Essai, 
Légende Arthurienne


 

Merci à
et aux éditions
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Résumé :
Dès les tout premiers textes, l’histoire et la légende se confondent. Les récits faisant référence à un guerrier ou à un roi nommé Arthur sont apparus dans la Grande-Bretagne du haut Moyen Âge, vers 800. Personnage à la fois situé dans le temps et auréolé de mystère, a-t-il réellement existé ? Et comment, dans les siècles suivants, les rapports entre l’histoire et la légende ont-ils évolué ? Pourquoi certains ont-ils jugé bon de défendre l’historicité du personnage, alors que d’ autres l’ont farouchement niée ? Des premiers siècles médiévaux jusqu’aux derniers développements de la série Kaamelott, en passant par le temps des Plantagenêts et le siècle des Tudors, le lecteur suivra ainsi le devenir singulier d’un roi qui est devenu l’un des grands mythes de l’ Occident.
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Mon avis :

L’avant-dernière Masse Critique de Babelio a été particulièrement « appétissante », entre des biographies sur Jane Austen et les sœurs Brontë, un herbier de sorcières, un essai sur les inspirations historiques de Game of thrones et cet essai sur le Roi Arthur, j’avais de quoi être contente (et frustrée de ne pas pouvoir tout recevoir !).

« Le Roi Arthur » n’est pas une nouvelle réécriture de la matière de Bretagne, dans ce livre il est plutôt question de savoir si le souverain est un mythe ou si des preuves attestent de sa réalité historique, recherche déjà bien compliquée quand on date sa potentielle existence aux Vè et VIe siècles (surnommés les « âges obscurs » vu le peu de documentation dessus) mais qui devient encore plus ardue depuis qu’à peu près tout le monde s’est emparé du personnage pour en faire sa propre tambouille, brouillant un peu plus la limite entre légende et réalité…

Alban Gautier avait déjà consacré un livre sur le sujet (nommé sobrement « Arthur ») que j’espère lire rapidement parce que « Le roi Arthur » a su me convaincre, j’étais un peu sceptique au départ en voyant la brièveté du texte (180 pages) parce que je craignais un travail pas assez développé voire bâclé et en fin de compte l’ensemble est plutôt complet, évidemment n’étant pas historienne et n’ayant pas étudié le sujet mon avis vaut ce qu’il vaut mais en tout cas à mon gout il y a suffisamment de pistes explorées pour ne pas laisser une impression de trop peu.

Avant de réunir les références à Arthur ou à des hommes pouvant faire penser à lui que ce soit le nom, le titre (chef de guerre ou autres) ; à certains épisodes qui sont parfois prêtés à la légende comme la bataille du mont Badon ; ou à certains lieux (comme Tintagel), l’auteur commence d’abord par resituer la période d’un point de vue historique et géographique et c’est loin d’être inutile étant donné les changements survenus en quelques siècles et le foutoir qu’il en résulte !
Cela dit même avant cela il y a pas mal de choses à clarifier et Alban Gautier rappelle ce qu’est un breton, ce qu’est un celte, comment est divisée la Bretagne, qui était au pouvoir, quels étaient les envahisseurs, quelle était l’influence de Rome, bref la base pour bien tout comprendre.
Il en profite aussi pour donner les explications au manque de sources sur les âges obscurs et ce qu’il nous reste pour en apprendre autant que possible sur ces siècles.

Maintenant que le contexte est plus clair et qu’on connait les difficultés à retrouver des traces de cette époque on peut enfin s’attaquer à « l’enquête » !
Personnellement je me place plutôt dans le camp de ceux qui pensent « beaucoup d’éléments de la légende sont surement imaginés mais il doit bien y avoir une base réelle » et je ne dirai pas si le livre me conforte dans mon idée parce que ce serait dommage que je révèle la conclusion, mais ce que je peux dire c’est que le livre est vraiment intéressant et m’a donné envie de creuser le sujet.
Comme je le disais plus tôt l’auteur pioche pas mal de références et il les décortique afin de voir ce qui pourrait coller avec Arthur Pendragon et surtout si ça peut coller historiquement ou au contraire si les textes (dont des extraits nous sont donnés dans le livre) ne sont basés sur rien de probant, et autant dire qu’il faut être fortiche en analyse (voire être devin) parce que certains auteurs ne sont pas très loquaces !
Si le Arthur historique est plutôt discret le Arthur légendaire lui est bien plus présent et là les auteurs ne sont pas avares de détails, Geoffrey de Monmouth, Chrétien de Troyes, Thomas Malory, et avant eux les bardes, Arthur est présent partout et on comprend vite pourquoi c’est très dur de démêler le vrai du faux mais là aussi c’est très intéressant d’étudier tout cela que ce soit pour juger de la véracité des récits ou pour observer la façon dont la légende s’est enrichie au fil des siècles avec chaque reprise des différents auteurs.

Au-delà des réécritures, le mythe a aussi été souvent repris par des personnages historiques plus très frais comme les Plantagenêt ou les Tudors qui l’adoptaient pour toute sa symbolique et s’interrogeaient déjà sur l’existence d’Arthur, ce qui a mené à des recherches sur des lieux se prétendant affiliés à la légende (les soi-disant tombeaux du roi et de Guenièvre à Glastonbury , détruits depuis par Henry VIII d’Angleterre qui devait s’ennuyer à ce moment là parce qu’il n’avait pas d’épouse à décapiter sous la main), ou plus récemment par les Kennedy…
Et depuis, l’intérêt n’a toujours pas faibli, que ce soit les recherches archéologiques qui se poursuivent, l’histoire constamment enrichie ou détournée par les films, les livres, les séries ou autres ou tous les usages de la légende qu’on a pu faire au fil du temps.

Bref, comme vous le voyez même si le livre n’est pas bien long c’est tout de même une petite mine d’informations que j’ai adoré découvrir, qui donne envie d’aller jeter un œil aux anciens textes évoqués et de continuer à se documenter sur le sujet, et je remercie Babelio et les éditions Presses Universitaires de France pour cette découverte.

Beau livre·Cinéma

Hommage au studio Ghibli, les artisans du rêve – Collectif

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Hommage au studio
Ghibli, 
les artisans du rêve
Collectif
Édition Ynnis, 
2017
135 pages

Genres : Beau-livre,
Cinéma

 

 

Résumé :

Fin 2016, Hayao Miyazaki refait parler de lui après son annonce de retraite, alors que la relève semblait assurée avec de dignes successeurs tels que Makoto Shinkai, et son film Your name. qui bat tous les records, ou encore Mamoru Hosoda – bien que les deux réalisateurs aient des approches très différentes du cinéma. L’animation japonaise est de nouveau sous les projecteurs !

À l’heure où les activités du Studio Ghibli sont quelques peu latentes mais que tous les yeux restent braqués sur lui, ce mook était une évidence. Le moment est donc idéal pour crier notre amour pour l’animation, en faisant un focus tant mérité sur Ghibli : hommage au studio, ce mook est construit sous forme de rétrospective. Biographies, articles thématiques, chroniques, coulisses… Rien n’est occulté dans cet ouvrage pour mettre en valeur le travail de Ghibli. En bonus inédits, les lecteurs trouveront deux visuels de Miyazaki encore jamais diffusés en France, et surtout des dessins hommage réalisés par une sélection des meilleurs artistes français en lien avec le Japon !

 

Mon avis :

Entre Totoro, Mononoké, Kiki la petite sorcière, Arrietty ou encore Kaguya, le studio Ghibli est à l’origine de pas mal de films m’ayant beaucoup plu ces dernières années (et non je ne cite pas Chihiro parce que je dois le revoir pour être fixée sur ce que j’en pense !), du coup quand j’ai vu ce titre avec sa très jolie couverture j’ai vite eu envie de me lancer dans cette lecture.

La naissance du studio, la manière de travailler de ses deux fondateurs (Hasao Miyasaki et Isao Takahata), chacune des productions, les thèmes abordés, les musiques, les coulisses ou encore l’univers autour (musée, objets dérivés, etc…), il y a un peu de tout dans ce livre pour avoir une vue globale sur l’univers Ghibli.

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Bon je l’avoue, même si j’ai vu pas mal de Ghibli je ne connaissais rien sur le reste (c’est tout juste si je connaissais le nom de Takahata, c’est dire !)(et oui, j’ai honte) et ce livre m’a appris beaucoup de choses, sans que ce soit indigeste comme pourrait l’être ce genre de bouquin, je ne suis pas sure que quelqu’un s’y connaissant plus apprenne beaucoup sur le sujet d’autant que l’ensemble est assez concis mais moi je suis satisfaite de ce que j’y ai trouvé, je voulais connaître les origines du studio, les inspirations des réalisateurs, comment certains films que j’adore sont nés et ont été réalisés , et les éventuelles galères traversées et c’est chose faite alors je ne suis pas déçue.

Les auteurs s’attardent donc sur chaque film et ils n’en font pas forcément que des éloges (même si parfois ils abusent un peu sur les compliments) mais relèvent aussi les défauts pouvant se trouver dans certaines œuvres (surtout les « mineures » en fin de compte) et pourtant malgré les reproches qui peuvent être faits, le livre m’a donné envie de découvrir tous les Ghibli que je ne connais pas encore (c’est à dire la moitié environ) et de revoir les autres !

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Le livre rend aussi hommage aux graphismes du studio en mettant en avant les créations de quelques artistes qui ne font pas partis du studio mais qui en sont fans, basées sur un seul personnages ou sur plusieurs, en couleur ou en noir et blanc, ultra-détaillées ou épurées, sans que toutes ces créations soient forcément à mon gout elles valent toutes le coup d’œil et c’est dommage de ne pas en avoir un peu plus !

Bref, pour ceux qui ne connaissent le studio qu’à travers ses films et veulent en savoir plus, ce livre fait le boulot et est très agréable à parcourir vu le soin apporté au visuel, pour ceux qui sont déjà bien calés sur le sujet et veulent des analyses très creusées sur les productions il vaut peut-être mieux se diriger vers d’autres titres.

 

Ma note : 4