Classique

Peter Pan – James Matthew Barrie


 Peter Pan
James M. Barrie
Édition Librio, 2003
Traduit par ?
138 pages

Genre(s) : Classique, Jeunesse

 

Résumé :  .
Peter Pan enlève Wendy et ses frères. Il les conduit au Pays Imaginaire où il règne en maître sur les enfants abandonnés. La lutte contre le Capitaine Crochet est sans merci. La jalousie de la fée Clochette est sans pitié pour Wendy… Et le dévouement de Wendy pour les enfants sans mère est sans limite.

.  .

Mon avis :   .
Comme beaucoup d’autres j’ai découvert cette histoire grâce à son adaptation Disney (qui n’est pas un joli souvenir d’enfance, loin de là) mais je ne m’étais jamais attardée sur le livre et voulant réparer cette petite lacune et, surtout, savoir si le livre arriverait à me laisser une meilleure impression que le film, je me suis lancée…
Un soir, Peter Pan débarque dans une chambre où il a laissé son ombre et se fait surprendre par la jeune Wendy, il réussit à la convaincre de le suivre au pays imaginaire peuplé par les enfants perdus pour qu’elle leur raconte des histoires et qu’elle fasse office de maman (de toute façon c’est une fille donc materner les gens c’est sa seule fonction hein) (quoi ? Que je fasse un résumé sans faire de commentaire sarcastique ? Mais je fais ce que je veux d’abord !).
Peter, Wendy et ses deux frères partent donc pour le pays imaginaire où ils vont notamment rencontrer le Capitaine Crochet…

Malgré mon aversion pour le Disney qui est celui que je détestais le plus (avec Mary Poppins et Le livre de la jungle) quand j’étais gamine et qui me créait un sentiment de malaise, je tenais à lire le roman d’origine parce que Disney a tendance à changer les histoires (découvrir les « vraies » histoires de Cendrillon, de la Petite Sirène ou encore de Mulan a été une étape perturbante de ma vie !) et parce que j’avais apprécié d’autres adaptations de ce conte (que ce soit Hook, le Peter Pan de 2003 ou encore Neverland qui n’est pas une adaptation à proprement parler mais qui s’inspire -librement- de la vie de l’auteur et met en scène une version théâtrale de Peter Pan à l’intérieur du film), mais là je m’avoue vaincue, le roman m’a fait le même effet que le Disney, le même ennui et le même malaise.

Je n’ai pas aimé l’histoire qui n’a pas réussi à me transporter, je n’y ai trouvé aucune magie et même si le texte est très court j’ai peiné à en venir à bout, j’aurais pu me plaire dans ce pays imaginaire avec tous ces pirates, ces fées, ces sirènes… mais j’ai tellement détesté les personnages ou ce qu’ils représentent que cela a joué sur mon impression générale, Peter Pan est un enfant sans coeur, prétentieux et égocentrique, Clochette est jalouse à tendance psychopathe, Wendy est la maman de substitution fadasse et les personnages restants que ce soit Lili la tigresse, les autres enfants ou même Crochet lui même m’ont tellement emballée que je ne m’en souviens absolument plus ! Les filles sont là soit pour être reléguées au rang de potiche comme Wendy soit elles sont là pour être amoureuses de Peter Pan et agir de manière complètement insensée (Clochette essaie quand même de faire tuer Wendy, elle est timbrée cette fée !) et les garçons sont tous plus ou moins égoïstes (Peter en tête, les frères de Wendy qui ne pensent même pas à leur famille…). J’aime quand les titres ciblés jeunesse ont une histoire assez profonde (et il y a de la profondeur dans « Peter Pan » mais j’en parlerai après) et que les personnages ne sont pas forcément gentils et tout lisses mais de là à me retrouver avec des personnages cruels…
Et c’est d’ailleurs en voyant tout cela que j’ai compris pourquoi cette histoire me mettait autant mal à l’aise, je trouve l’ensemble très pesant et assez malsain, les personnages sont tournées vers eux-mêmes à un niveau bien poussé, une fois que Wendy a pris la place de maman ses propres frères oublient qu’elle est en fait leur soeur, les enfants vont même jusqu’à tuer et aimer cela… pour la légèreté on repassera, j’aurais bien sur râlé si l’histoire avait été mielleuse mais là c’est tout l’inverse et cela ne me convient pas plus, des personnages plus nuancés et un brin d’innocence dans l’intrigue m’aurait surement permis d’apprécier un peu plus…
Pour tempérer un peu mon avis, et pour revenir sur la profondeur de l’histoire, l’un des thèmes principaux du livre à savoir le refus de grandir aurait pu m’intéresser voir me parler mais je n’ai pas vraiment adhérer à cela non plus à cause de tout ce que je peux reprocher au bouquin mais l’auteur a au moins le mérite d’avoir apporter un peu de réflexion à l’intrigue, même si ce n’est pas suffisant pour que je sois indulgente avec cette lecture.
Au moins je suis fixée maintenant, « Peter Pan » n’est vraiment pas pour moi, je me contenterai des quelques adaptations qui arrivent à me séduire mais je me tiendrai à distance du conte d’origine !
Ma note :1
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3 réflexions au sujet de « Peter Pan – James Matthew Barrie »

  1. Lire l’histoire d’origine après avoir découvert la version modifiée estampillée disney est toujours un peu un traumatisme je trouve 😀 Je suis également un peu tombé des nues en lisant ce livre, ne m’attendant pas à autant de cruauté et de violence. Je n’ai pas accroché à l’écriture, j’ai trouvé les personnages insupportables mais je nuancerais toutefois car il faut se rappeler que le récit reflète aussi la mentalité de l’époque à laquelle il a été écrit (les femmes font la popotte à la maison, etc.). C’est dur à encaisser pour nous, femmes des années 2000, mais il faut se montrer indulgentes envers les auteurs du passé.

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    1. Je suis d’accord avec toi au sujet de Wendy et de la place qui lui ai donné, faut remettre ça dans le contexte et habituellement je le fais mais je pense que c’est l’accumulation de choses qui ne m’ont pas plu qui ont fait que je me suis aussi focalisée la dessus 😀 Si le reste m’avait plu je pense que j’aurais relevé rapidement et je serai passé à autre chose, parce que c’est sur qu’à l’époque c’était monnaie courante !

      Aimé par 1 personne

      1. Tout à fait d’accord. Ca me fait penser à Dracula de Bram Stoker: j’adore l’atmosphère, l’histoire etc. et du coup je passe plus facilement sur tout le pan misogyne qui reflète bien l’époque (meilleur compliment fait à une femme: « Vous pensez presque comme un homme »), mais dans un coin de ma tête, je le note 😉

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