Classique

Tess d’Urberville – Thomas Hardy

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Tess D'Urberville
Thomas Hardy
Edition Le livre de poche,
2009
Traduit par Madeleine 
Rolland
474 pages

Genre : Classique

.

Résumé :

Jeune paysanne innocente placée dans une famille, Tess est séduite puis abandonnée par Alec d’Urberville, un de ses jeunes maîtres. L’enfant qu’elle met au monde meurt en naissant.
Dans la puritaine société anglaise de la fin du XIXe siècle, c’est là une faute irrémissible, que la jeune fille aura le tort de ne pas vouloir dissimuler. Dès lors, son destin est une descente aux enfers de la honte et de la déchéance.

Mon avis :

Avant de me lancer dans cette lecture je connaissais déjà bien l’histoire grâce à l’adaptation en mini-série faite par la BBC que j’avais apprécié (et que je chroniquerais surement un jour !), et en général quand j’aime une adaptation je cherche à découvrir le texte d’origine, « Tess d’Urberville » n’a pas fait exception sauf que cela a coincé…

Tess d’Urberville est née dans une famille de paysans qui, n’étant pas riches et venant d’apprendre non seulement leur origine noble mais aussi qu’une parente riche réside non loin d’eux, décident d’envoyer Tess chez elle dans le but d’obtenir de l’aide. Une fois la-bas Tess va rencontrer Alec qui va déclencher la déchéance de la jeune fille…

J’avoue que si je n’avais pas lu ce titre dans le cadre d’une lecture commune, je n’aurais peut-être pas été jusqu’au bout (ou j’aurais mis des mois à finir ma MV5BMTU2MTU0MTI2Ml5BMl5BanBnXkFtZTcwMDk5MjMyMg@@._V1._CR73,64,235,351_UX182_CR0,0,182,268_AL_lecture) parce que je n’ai pas accroché du tout et cela faisait longtemps que je n’avais pas autant survolé un texte parce que je m’ennuyais comme pas permis, je ne met pas vraiment cela sur le compte de l’histoire mais plutôt sur la plume et sur les personnages.

Heureusement que j’avais encore la série bien en mémoire parce qu’à cause du style j’ai parfois trouvé l’histoire très confuse et je serai vraiment passée à côté de certains passages clé (ou je les aurais compris de travers) si je ne connaissais pas déjà l’histoire, soit ce n’est pas clair soit l’auteur ne s’attarde pas suffisamment (je pense surtout à une scène en particulier entre Tess et Alec qui est très importante, que moi je n’ai pas capté sur le moment et que pas mal d’autres lecteurs ne comprennent qu’à moitié, même celui qui a écrit le résumé de quatrième de couverture n’a pas pigé cette scène, c’est dire !).

Mais bref si la plume ne m’a pas convaincue, l’histoire n’est tout de même pas mauvaise (mais elle n’est vraiment pas à lire en cas de dépression !) même s’il y a un peu trop de longueurs et de répétitions qui m’ont empêchée de me plonger dans l’intrigue, pourtant il y avait de quoi accrocher et être touchée vu que Tess enchaine les épreuves douloureuses et essaie malgré tout de s’en sortir dans une société qui n’est vraiment pas de son côté, avant d’avoir une romance compliquée, mais vu que je n’ai pas vraiment adhéré au personnage l’histoire m’a laissée assez froide.
J’ai forcément eu de la peine pour Tess mais en même temps à force de la voir se complaire dans sa position de pauvre victime j’avais envie de la secouer, je sais que vu l’époque son comportement est « logique » mais vu qu’elle n’a plus grand chose à perdre autant se rebeller un peu, en tout cas j’aurais aimé la voir se battre un peu plus…
Et ce n’est pas les autres protagonistes qui m’ont plus intéressée, Alec est un personnage manichéen, inintéressant et qui fait plus de la figuration qu’autre chose et Angel est fade au possible, il se fie juste à la moral et est infichu de prendre ses propres décisions ce qui le conduit à être bien cruel par moments d’ailleurs, ce qui n’améliore pas l’image que j’ai de lui…

C’est dommage d’avoir une héroïne aussi passive et des personnages masculins sans consistance, parce que je le redis mais de base l’histoire n’est pas à jeter et avec un meilleur traitement des personnages et une plume un peu moins lourde sur les descriptions des paysages et un peu plus éloquente sur les passages importants, il avait de quoi m’emballer mais cela n’a pas été le cas.

Je tenterai quand même un autre titre de Tom Hardy mais en ce qui concerne « Tess D’urberville » je préfère me contenter de la mini-série !

Ma note : 2
Lecture commune avec :

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4 réflexions au sujet de « Tess d’Urberville – Thomas Hardy »

  1. Je vois que tu es très mitigée sur ce livre. Il faut effectiement le temps de se faire à la plume de l’auteur, et j’avoue que je suis d’abord passé à côté du moment majeur de l’histoire: lorsqu’elle a sa 1ere aventure), c’est au fur et à mesure qu j’ai commencé à me faire à l’écriture et à comprendre les tenants et les aboutissants. Mais au final je sors agréablement surprise de ma lecture. Et il faut effectivement remettre Tess dans son contexte, car à son époque, les femmes avaient rès peu d’éducation et étaient très naïve.
    Tu m’as donné très envie de regarder la série faite par la BBC !

    J'aime

    1. Justement « l’aventure » c’est un viol et ça ne saute pas aux yeux, c’est ça en grande partie que je critique :s
      Mais sinon fonce pour la série, elle est très bonne et elle se regarde vite, je crois que c’est 3 ou 4 épisodes d’une heure donc ça passe tout seul !

      Aimé par 1 personne

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