Beau livre·Légende Arthurienne

Les carnets secrets de Merlin : Précis magique des herbes enchantées – Yannig Germain

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Les carnets secrets de Merlin :
Précis magique des herbes
enchantées
Yannig Germain
Édition Au bord des continents
100 pages

Genres : Beau livre, 
Légende Arthurienne

 

Résumé :

Merlin l’ enchanteur nous livre les secrets de ses charmes et de ses philtres dans un herbier féerique hors du commun.

 

Mon avis :

« Les carnets secrets de Merlin » est typiquement le genre de livre qui me fait baver d’envie, pour le contenu mais surtout pour les illustrations qu’on peut y trouver, et si j’ai ouvert le livre des étoiles dans les yeux, mon enthousiasme est vite retombé…

Le livre est un peu compliqué à résumer, c’est un mélange de mémoires, de recettes, d’informations sur la nature et sur les créatures fantastiques, rien de bien original, on adhère ou pas, personnellement sans avoir été pleinement emballée je n’ai pas non plus détesté, d’autant que c’est bien écrit.
Le problème c’est qu’il y a un petit détail technique qui gâche tout, sans dire que le texte est illisible ce n’est tout de même pas très clair et certains passages doivent être lus plusieurs fois pour en comprendre le sens (et encore, il y a des passages auxquels je n’ai rien compris), si vous avez les mirettes un peu pourries comme moi et que vous voulez lire ce livre, préparez vous à galérer !
Cela dit je reconnais que l’écriture manuscrite est une bonne idée, c’était la chose à faire pour donner l’impression de lire un vrai grimoire, cela aurait pu avoir son charme mais Merlin ayant une écriture de cochon cela dessert finalement le livre…

Du coup si je dis que c’est dur de résumer ce titre ce n’est pas pour le fond mais à cause de la forme, à force d’autant en baver pour essayer de comprendre ce que je lisais je ne me souviens de rien aujourd’hui et je serai incapable de parler du contenu dans le détail, je me souviens vaguement de chapitres sur le Solstice et sur la Mandragore mais pour le reste…

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Je ne vais pas être élogieuse du tout en ce qui concerne les illustrations non plus et j’avoue que j’en suis un peu gênée parce que ce sont toutes des peintures et je suppose que cela a pris des heures à faire et qu’en me mettant à la place de l’illustrateur cela m’emmerderait que la première gourde venue démonte mon travail mais je tiens à être toujours sincère dans mes chroniques et donc j’assume le fait d’être la gourde en question ! (et oui je m’insulte moi même maintenant, KESKEVOUALLEZFER ?!)

Donc si je voulais avoir ce livre dans ma bibliothèque c’était avant tout parce que je m’attendais à de très belles illustrations et que j’aurais plaisir à feuilleter ce titre de temps en temps mais quand je l’ai ouvert j’ai très vite déchanté car à par une voir deux peintures j’ai trouvé le reste très laid, cela manque cruellement de finesse, de détail (certaines illustrations frisent la bouillie même), je sais que les créatures fantastiques ne sont pas forcément des canons de beauté mais là elles n’ont aucune allure et si l’aspect décrépi rend assez bien pour certaines d’entre elles, globalement le visuel de ce livre manque vraiment de charme et de magie, et je n’ai été émerveillée à aucun moment en le découvrant, j’ai même été tellement rebutée par le visuel que j’ai failli ne pas lire le texte…

Bref, ma chronique est très négative et je le regrette parce que j’espérais vraiment aimer ce livre, mais si le fond n’est pas forcément mauvais la forme fout tout par terre…

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Ma note : 1

 

 

 

Jeunesse·Romance

La sélection, tome 3 : L’élue – Kiera Cass

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La sélection, Tome 3
: L'élue
Kiera Cass
Edition Robert Laffont, 
2014
337 pages
Traduit par Madeleine
Nasalik 


Genres : Jeunesse, 
Romance

 

Série : La sélection
1. La sélection
2. L'élite
3. L'élue
4. L'héritière
5. La couronne

 

Résumé :

La sélection prend un ultime tournant. Quant à America, sa vie à changée pour de bon. Et elle est décidée à se battre. Pour Maxon. Mais d’autres concurrentes se sont dangereusement rapprochées du prince. La seule solution: Riposter.

 

Mon avis :

Après un deuxième tome complètement inutile, voila enfin que les choses se bougent un peu le train, tout ce qui concerne la romance est toujours aussi insupportable, les personnages sont toujours aussi mal foutus, l’histoire est toujours aussi facile, mais au moins l’auteure fait enfin l’effort de mettre un peu d’action (et de sang) pour nous éviter d’avoir une intoxication à cause de toute cette guimauve !

C’est presque le grand jour (la grande semaine ? le grand mois ? Est-ce que quelqu’un a une idée de la temporalité dans cette saga ?!), la compétition va toucher à sa fin, Maxon va choisir sa future reine et son cœur est toujours aussi partagé entre les 5 dernières concurrentes (parce qu’il faut bien faire durer le suspense) et America qui jusque là a jonglé entre lui et Aspen n’est peut-être plus la favorite…
De leur côté, les rebelles poursuivent leurs attaques contre le palais…

Eh bien il était temps ! Cette saleté de concours est enfin fini et son dénouement (qu’on voyait venir à des kilomètres parce qu’on n’est pas des nouilles !) est connu, l’ennui, les épreuves débiles (mon Dieu, déjeuner avec la famille royale, quel stress, je me demande comment America a évité un ulcère !), les manigances à deux balles et le jeu du chat et de la souris entre America et Maxon vont maintenant s’arrêter, en tout cas si cette fin m’a laissée bien indifférente j’ai été plus que soulagée de pouvoir refermer ce premier cycle de la série et passer à autre chose !
Le triangle amoureux atteint des sommets de niaiserie dans ce tome, America passe son temps à se questionner sur Maxon, puis sur Aspen, elle conclut en « J’aime Machin » et le lendemain elle se demande « Est ce que j’aime vraiment Machin ? » au bout d’un moment je crois qu’elle s’emmerde tellement dans ce concours qu’elle cherche juste à s’inventer des problèmes et à faire sa drama queen, en tout cas c’est pénible de la voir toujours agir comme une girouette, même chose pour les deux garçons d’ailleurs, c’est quand même dingue ce talent qu’ils ont tous les trois pour changer leurs sentiments en un clin d’œil (ou alors c’est l’auteure qui est nulle pour faire des personnages qui soient un tant soit peu crédibles niveau psychologie, je ne sais pô !), la seule chose ayant changé est que Maxon qui était complètement fadasse jusque là se met à avoir des réflexions de salaud de temps en temps, pas très charmant ce prince !

Je pense que vous aurez compris avec mon intro que niveau histoire c’est désastreux, mais je dois dire que je ne serai pas totalement sévère parce que ce qui concerne les rebelles il y a au moins eu le mérite d’éveiller un peu ma curiosité, on sait enfin ce qu’ils veulent, ils passent vraiment à l’action (et ont enfin compris que casser la vaisselle n’avance à rien, il était temps !) et la famille royale s’occupe enfin de cette affaire, tout ne trouve pas sa réponse, c’est aussi superficiel que le reste et cela se finit de façon prévisible et facile mais au moins cela permet de voir un peu autre chose que ce stupide concours où les interactions complètement pétées entre Maxon et America.
Parce que clairement, l’auteure n’aura jamais réussi à rendre cette partie là intéressante, c’est toujours la même chose, trois tomes qu’on se coltine les plans vicieux (et foireux) des personnages, America qui s’y oppose et par conséquence s’attire des ennuis (ne pas être soumise c’est bien, mais ne pas foncer tête baissée dans le mur c’est bien aussi !), du coup c’est juste lassant, même en lisant une seule ligne par page on ne risque pas de manquer quelque chose d’important tellement c’est plat et déjà vu !

Je ne sais pas trop si je lirai la suite, je veux bien être bon public mais au bout d’un moment quand on a une histoire fleur bleue à en crever alors qu’il y a de quoi offrir un univers un poil plus riche et intéressant, et surtout une héroïne aussi vide (outre ses « sentiments amoureux » qu’on ne ressent pas, il y a aussi plein d’autres passages dans le livre où on se demande vraiment si cette fille ressent des émotions ou si ce n’est qu’une sociopathe), c’est lourd. L’ensemble aura vraiment manqué de développement, de maturité et d’âme en fait, même en lisant cette série en ayant seulement deux neurones réveillés tous les défauts sautent aux yeux et seul le fait que le bouquin soit fluide et fasse passer le temps me permet de ne pas être trop sèche avec ma note, c’est dire si je n’y trouve pas grand chose de positif !

 

Ma note : 2-5
Coup de coeur·Policier·Série

Chronique série : And Then There Were None

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Créée par Sarah Phelps.

Adapté de : Dix petits nègres d'Agatha Christie.

Diffusé sur BBC One en 2015
1 saison / 3 épisodes de 60 minutes.

Réalisateur : Craig Viveiros.

Scénariste : Sarah Phelps.

Avec : Maeve Dermody (Vera Claythorne), Charles Dance (juge 
Wargrave), Burn Gorman (William Blore), Aidan Turner (Philippe
 Lombard), Toby Stephens (Dr Armstrong), Sam Neil (général
 MacArthur), Douglas Booth (Anthony Marston), Miranda Richardson
 (Emily Brent), Anna Maxwell Martin (Ethel Rogers), Noah Taylor
 (Thomas Rogers).

 

Synopsis :

En 1939, l’Europe est au bord de la guerre. Dix personnes sont invitées sur « Soldier Island » (l’Île du Soldat), une île le long de la côte du Devon en Angleterre. Isolés du continent, leur hôte A. N. O’Nyme mystérieusement absent, ils se retrouvent tour à tour accusés d’un crime. Lorsqu’une première personne meurt subitement, les autres comprennent que le meurtrier est parmi eux.

 

Mon avis :

J’avais envie de voir cette mini-série depuis sa diffusion, déjà car j’adore le livre dont elle est adaptée mais aussi parce que le casting a de la gueule (notamment Charles Dance, Aidan Turner, Sam Neil et Toby Stephens -le parfait Mr. Rochester de « Jane Eyre » en 2006 dont je parlerai forcément un jour !-).

« And then there were none » est donc l’adaptation du génial « Dix petits nègres » d’Agatha Christie, livre et série se déroulent sur une île isolée, 8 personnes sont invitées mais seuls les deux domestiques les accueillent, les hôtes n’étant pas là, mais alors que les 10 larrons se préparent à attendre patiemment (et qu’une tempête les bloque sur l’île), un message résonne dans la maison les accusant tous d’avoir commis des meurtres avant que l’un d’entre eux ne s’écroule, visiblement assassiné…

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Qu’on ait lu le livre ou pas, cette série est vraiment à voir, c’est une très grande réussite et un coup de cœur pour moi, du coup ne vous attendez pas à ce que je relève beaucoup de points négatifs, vu que je ne sais même pas si je vais en trouver un seul !

Je vois difficilement comment le bouquin aurait pu être mieux adapté, excepté quelques petits changements anodins (comme le docteur Armstrong qui se prend une baffe pour se calmer plutôt que Vera Claythorne, cela ne change pas l’histoire mais je trouve que c’est plus logique vu que Vera a l’air plus stoïque que le docteur de façon générale !), la trame de la série est la même que sur papier (en même temps, pourquoi la changer ?!) et donc tout aussi captivante.
Alors oui je pourrais tout de même évoquer les quelques jurons prononcés par les personnages qui ne sont vraiment pas nécessaires ou la pseudo romance entre Lombard et Claythorne qui n’est pas présente dans le livre mais que je ne rejette pas non plus en bloc dans la série, on n’aurait pu faire sans mais je trouve que cela rajoute un peu plus de tension et ce n’est pas comme s’il n’y avait aucune alchimie entre les deux personnages donc pourquoi pas ?

Comme le livre, la série se dévore d’une traite, la durée est idéale pour construire les personnages et montrer toutes leurs facettes, et pour que l’intrigue se déroule sans longueur tout en étant pas précipitée, mais vu le matériau de base il y avait peu de risque de se retrouver face à une histoire ennuyeuse et/ou mal foutue, même en connaissant l’histoire et ses ficelles presque par cœur, j’ai été happée par la série pas seulement parce que l’intrigue est brillante mais aussi pour tout le reste (l’atmosphère générale, les personnages sur lesquels on veut en savoir plus, les acteurs impeccables…), même les passages les plus insignifiants (à priori) retiennent l’attention et moi qui voulait juste revoir quelques morceaux du premier épisode pour écrire cette chronique je me suis surprise à revoir les trois parties sans m’en rendre compte et encore une fois sans ennui ni sans être lassée.
C’est de l’excellent travail que ce soit en tant qu’adaptation ou en tant que série, qu’on sache comment l’histoire va tourner ou pas il y a tout ce qu’il faut pour avoir envie d’enchainer les épisodes (tout comme le livre pousse à tourner les pages sans s’arrêter !).

La réalisation est superbe, élégante, léchée, la série possède bon nombre de plans magnifiques mais elle est aussi « pertinente », autant pour certains détails qu’on peut remarquer si on connait le déroulement de l’intrigue que pour les prises de vue de l’île et de la maison qui accentuent l’isolement mais les rendent également hostiles et aussi inquiétantes que certains personnages qui s’y trouvent !

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Comme on pouvait s’y attendre le casting aussi est solide entre acteurs confirmés et jolies révélations. Je ne vais pas m’étendre sur les prestations de Sam Neil, de Miranda Richardson et de Charles Dances, je pense qu’on les connait suffisamment pour se douter qu’il n’y aucune fausse note dans leurs jeux, même chose pour Toby Stephens toujours sur le fil et à deux doigts de dérailler et Burn Gorman que je connais beaucoup moins mais qui est aussi très juste, imperturbable et qui a pourtant l’air en permanence apeuré.
Le casting est complété par Noah Taylor absolument sinistre en domestique et Anna Maxwell Martin qui joue sa femme complètement terrorisée qui fait office de souffre-douleur, Aidan Turner magnétique mais glaçant (et je pense que les costumiers ont eu des problèmes avec ses fringues vu qu’on le voit torse poil plus souvent que mes ovaires ne peuvent le supporter !) et Douglas Booth qui est un acteur que j’ai toujours trouvé trop lisse et ayant du mal à porter vraiment un rôle, mais ici il s’en sort bien, peut-être que le personnage du garçon né avec une cuiller en argent dans la bouche, inconscient, égoïste et blessant associé à sa tête toute mignonne lui va mieux que les rôles plus « romantiques » !
Et je finis par mon petit coup de cœur : Maeve Dermody qui joue Vera Claythorne que je découvre avec cette série et que j’ai trouvé parfaite, tout en sobriété et en finesse et qui fait passer beaucoup de choses rien qu’avec le regard.
Bref, des acteurs et actrices bien choisis, aux jeux variés et tous au top, je n’ai pas encore vu d’autres adaptations des « Dix petits nègres » et je pense que j’aurais du mal à me défaire de l’image des acteurs de la série maintenant !

Forcément je ne peux pas en dire plus (surtout en ce qui concerne l’intrigue), je fais la comparaison entre livre et série et je donne mon avis, rien de plus et je ne vais surtout pas spoiler (d’autant qu’on m’a moi même balancé le fin mot de l’histoire avant ma première lecture, ce n’était pas agréable mais le livre est tellement bien que cela n’a même pas gâché le plaisir en fait !), tant qu’à faire autant vous en dire le moins possible pour que vous vous fassiez balader le plus possible !
Si vous avez déjà lu le bouquin lancez vous dans cette série parce que vous devriez y retrouver ce que vous avez aimez pendant votre lecture et si vous ne l’avez pas lu alors laissez vous tenter par cette adaptation qui devrait vous surprendre.

Personnellement je suis plus que séduite et j’espère que la BBC aura l’idée d’adapter « Le crime de l’orient-express » un jour, parce qu’il y aurait de quoi faire une autre excellente série !

 

Ma note : 
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Jeunesse·Science-Fiction

La sublime communauté, tome 1 : Les affamés – Emmanuelle Han

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La sublime communauté,
Tome 1 : Les affamés
Emmanuelle Han
Edition Actes sud
2017
374 pages


Genres : Science-fiction, 
Jeunesse

 

Merci à
et aux éditions
index
.
Série : La sublime communauté
1. Les affamés
.
Résumé :
C’est la fin de notre ère. Aux quatre coins d’une planète surpeuplée et en pleine dévastation, six mystérieuses Portes apparaissent, ouvrant des brèches vers des mondes inconnus. En quête d’une terre promise, fuyant la misère et la mort, des flux d’hommes, de femmes et d’enfants désespérés, les « Affamés », se pressent aveuglément vers ces Six Mondes, ignorant tout à leur sujet.
Quels secrets renferment ces Portes ? Quel mal ronge les Affamés ? Quelle est la nature des Six Mondes ? En ces temps de détresse où la violence et le chacun-pour-soi font rage, seuls trois enfants pourront le découvrir. Ashoka, Ekian et Tupà ne se connaissent pas, vivent à des milliers kilomètres de distance. Pourtant, leurs destins sont liés. De leur union dépendra le sort de la Sublime Communauté.
Mon avis :

Je n’ai pas lu d’histoire de fin du monde depuis un moment, il y a bien eu le tome de Koridwen de la série « U4 » mais vu qu’il ne m’a pas plu je ne le compte pas vraiment, du coup le genre me manquait et quand Babelio m’a proposé ce titre j’ai foncée, mais s’il y a de bonnes choses, je suis tout de même mitigée…

Notre monde est ravagé, il est surpeuplé, la nourriture se fait de plus en plus rare et l’humanité est condamnée, le seul espoir réside dans ces portes apparues dans certaines parties du monde, dont personne ne sait rien, mais elles pourraient être la clé de la survie de notre espèce….
Dans cette masse qui se rue vers les portes, trois adolescents (Tupà en Amérique du sud, Ekian dans le désert arabe et Ayosha en Inde) ne se connaissent pas mais partagent un lien, entre eux, mais aussi avec les portes et ce qui se cache derrière…

Finalement les critiques que je pourrais faire sont plus ou moins les mêmes que j’ai pu faire à d’autres premiers tomes, à savoir : beaucoup trop de flou, évidemment ce n’est que le début d’une série, et j’ignore combien de tomes sont prévus et je ne m’attendais pas trouver une réponse à toutes les questions qu’on peut se poser, mais là j’étais vraiment perdue, j’aurais aimé que l’ensemble soit un peu plus clair, que ce soit les causes de ce monde dévasté où tout le monde meurt de faim, ou ces histoires de portes, des six mondes, de la sublime communauté (dont on n’entend pas du tout parler d’ailleurs), des « transplantés » (ce que sont Ayosha, Ekian et Tupà, car à 8 mois ils ont été retirés de leurs régions d’origine pour être amenés ailleurs sans qu’on sache pourquoi), des guetteurs…
Il y a beaucoup de choses qui demandent des explications et je trouve qu’on n’en a trop peu, un peu de mystère oui, presque aucune réponse non !
Du coup vu qu’on patauge je n’ai pas franchement réussi à accrocher à l’intrigue, c’est frustrant parce que je sens qu’il y a du potentiel mais pour le moment j’en sais trop peu pour être convaincue…

Là où l’auteure a mieux réussi à planter le décor c’est au niveau des différentes cultures utilisées (touareg, indienne et brésilienne il me semble, je n’ai pas trop compris dans quel pays se trouvait Tupà je l’avoue…), je ne sais pas si tout est correct, et s’il y a une part d’invention car je n’y connais rien mais l’ensemble sonne juste, est intéressant et est bien exploité, l’auteure ne s’en sert pas juste pour étaler sa science mais vraiment parce que cela a un sens dans le parcours des personnages et que cela fait parti des étapes pour les faire évoluer…

D’ailleurs pour parler un peu des personnages il reste surement pas mal à découvrir sur eux mais ce que j’en ai vu m’a plu, ils ont chacun leur personnalité propre mais ont tous une certaine maturité et quelque chose que je n’arrive pas à décrire qui donne envie de les suivre et qui m’a permis de m’attacher à eux. Si le lien qui les rapproche va peut-être les faire vivre la même aventure par la suite, pour l’instant leurs chemins et les épreuves qu’ils traversent sont bien différents, donc les trois points de vue ne se ressemblent pas et ont chacun leur intérêt, et j’ai apprécié suivre les trois personnages.

En bref, si l’histoire pêche c’est donc surtout pour son manque d’éclaircissements et de réponses que j’aurais aimé un peu plus présents, mais le reste m’a l’air solide et s’il faut être patient pour que tout soit un peu moins obscur je pense que l’auteure sait où elle va et que le second ne peut être que meilleur, en tout cas je l’espère !
Et pour finir je remercie Babelio et les éditions Actes sud pour cette découverte !

 

Ma note : 2-5

 

Jeunesse

La décision – Isabelle Pandazopoulos

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La décision
Isabelle Pandazopoulos
Edition France loisirs,
2013
249 pages

Genre : Jeunesse




 

Résumé :

En plein cours de maths, Louise, jeune fille sans histoires, excellente éléve de Terminale S, a un malaise. Samuel, le délégué, l’accompagne aux toilettes. Du sang s’écoule, Louise ne répond plus. Hémorragie ? Suicide ? En fait, la jeune fille a accouché. Elle ne savait pas qu’elle était enceinte, mais elle a donné naissance à un petit garçon de 3,3 kg. Pourtant, Louise affirme qu’elle n’a jamais couché avec personne… Alors que s’est-il vraiment passé ? En état de choc, la jeune fille ne peut accepter la réalité. Pourtant, il lui faut décider du sort de son enfant : le garder ou le confier pour adoption. Elle n’a que quelques semaines. Et un long chemin à faire…

 

Mon avis :

« La décision » est un roman dont je n’avais jamais entendu parler et que je n’aurais probablement jamais lu si ma maman ne me l’avait pas acheté pendant un vide-grenier, et pourtant le sujet (le déni de grossesse) vaut au moins le coup qu’on s’y intéresse !

Alors qu’elle est en plein cours au lycée, Louise est prise de violents maux de ventre, elle se dirige vers les toilettes accompagnée par un camarade et ce dernier voit vite du sang se mettre a couler. Plusieurs minutes passent, les secours arrivent et ils constatent que Louise vient de donner naissance à un bébé, personne ne savait qu’elle était enceinte, même pas elle…
Commence alors un vrai parcours du combattant pour d’une part comprendre ce qui est arrivé à Louise et d’autre part pour décider si elle veut élever cet enfant et comment elle va vivre maintenant que plus rien n’est pareil…

Étant plutôt terrorisée par la grossesse (surtout quand elle arrive aussi tard et qu’elle ne peut plus être interrompue) cette lecture a pu me donner quelques sueurs froides mais elles se font vite oubliées vu la justesse de ce qui suit.
L’histoire est racontée sous différents points de vue, que ce soit les amis de Louise qui ne comprennent pas ce qui lui arrive, ses parents qui ne savent pas comment gérer la situation, le personnel soignant qui s’occupe d’elle, les autres adolescentes-mères que Louise côtoie et bien sur Louise elle-même.
Et chacune de ces parties a son intérêt (même si les autres adolescentes sont assez pénibles à suivre parce qu’elles passent leur temps à se sauter à la gorge !), l’interrogation des uns, l’impuissance des autres et entre tout cela Louise qui est complètement déboussolée et essaie de faire face comme elle peut, on voit la situation sous tous les angles et c’est ce qu’il fallait pour mesurer toute l’ampleur de cette histoire et voir comment chacun des personnage est affecté, même si c’est finalement (et logiquement) le point de vue de Louise qui est le plus intéressant, ses réactions sont très bien dépeintes et sa façon de gérer cette maternité ni prévue ni voulue est crédible (qu’on y adhère ou pas) et retranscrit bien (je pense) les étapes que traverse une jeune fille qui serait confrontée à un déni de grossesse et également son évolution, la maturité qu’elle gagne « grâce » à cela et ses sentiments vis-à-vis du bébé où on sent vraiment son tiraillement entre l’envie de l’abandonner pour espérer retourner à sa vie d’avant et l’envie de l’aimer parce qu’après tout lui non plus n’a pas demandé à se retrouver dans ce contexte pourri !

Une fois la situation bien « digérée » le roman se concentre sur l’origine de cette grossesse, Louise prétend ne jamais avoir eu de relation sexuelle, est-ce qu’elle dit la vérité ? Ce qui voudrait dire qu’elle a été abusée et qu’en plus elle ne s’en souvient pas ? Je ne donnerai pas la réponse mais là aussi l’histoire est solide et bien traitée…

Vu l’histoire on aurait pu tomber dans le tire-larme, dans la leçon de moral ou dans le glauque mais on en est loin, je le redis mais le sujet et les personnages sont traités de façon très juste, c’est intelligent, c’est touchant sans tomber dans le pathos, et c’est vraisemblable.
Après je ne suis pas forcément fan de tous les points de vue qu’on voit, même s’ils sont tous utiles, certains sont un poil longuet et finissent par être un peu frustrant car pendant ce temps on est éloigné de Louise qui est quand même le cœur du roman…

Bref, c’était un sujet casse-gueule mais l’auteure s’en est très bien sortie, le roman n’est pas parfait mais il tombe juste, j’ai été remuée par Louise, et les quelques défauts qu’on peut y trouver sont minimes par rapport à la force du récit.

 

Ma note : 3-5
Chick-lit·Coup de coeur

Coup de foudre à Austenland – Shannon Hale

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Coup de foudre à
Austenland
Shannon Hale
Edition Pocket,
2014
Traduit par Julia Taylor
261 pages


Genre : Chick-lit

 

Résumé :

Jane Hayes est une jeune New-yorkaise en apparence tout à fait normale, mais elle a un secret : son obsession pour Mr Darcy, ou plus précisément pour Colin Firth jouant Mr Darcy dans l’adaptation de la BBC d' »Orgueil et Préjugés ». Résultat, sa vie amoureuse est proche du néant : aucun homme n’est à la hauteur de la comparaison ! Quand une riche parente lui laisse en héritage un séjour de trois semaines à Pembrook Park, un manoir où l’on vit dans la peau d’une héroïne de Jane Austen, les fantasmes de Jane deviennent un peu trop réels. Cette immersion dans cet Austenland réussira-t-elle à débarrasser la jeune femme de son obsession pour lui permettre de rencontrer un vrai Mr Darcy ? La comédie romantique que toutes les fans de Jane Austen attendent !

 

Mon avis :

Même lorsque je n’étais pas fan de Jane Austen (ne me traitez pas d’hérétique, maintenant c’est le cas !) j’aimais quand même beaucoup découvrir les adaptations ou les histoires écrites par d’autres qui se déroulent dans cet univers, du coup je louchais sur ce titre depuis sa sortie…

A 32 ans, Jane a collectionné les histoires d’amour décevantes et sa patience ayant atteint ses limites elle a décidé de renoncer aux hommes, il faut dire que la jeune femme est amoureuse des romans de Jane Austen et rêve secrètement de rencontrer son Mr. Darcy, du coup les autres hommes ne lui arrivent pas à la cheville.
Quand sa grande-tante décède, cette dernière ne lui laisse pas de l’argent en héritage mais un billet pour Austenland, là où nous pouvons nous prendre pour une héroïne Austenienne, vivre comme à l’époque et peut-être même tomber sous le charme d’un gentleman…

Même si le livre est classé en chick-lit (genre que je ne peux plus vraiment sacquer) on neaffich_25831_1 tombe pas dans ses travers, l’histoire est plaisante, l’auteure utilise très bien tout l’univers Austenien sans faire des copiés-collés tout fades, et l’héroïne est loin d’être une dinde insupportable, je n’ai pas le coup de coeur facile mais je dois dire que j’ai complètement craqué pour « Coup de foudre à Austenland » et n’ai pas résisté à l’envie de le relire à peine quelques mois après ma découverte !
Comme dans les histoires de Jane Austen les personnages passent leur temps entre discussions, promenades et bals, ou du moins essaient car Jane a du mal à vraiment se plonger dans cette époque, à s’intéresser à des personnes qui jouent toutes un rôle et surtout à supporter cette saleté de corset ! Du coup comme il faut bien s’occuper en attendant que le charme opère elle transgresse les règles et les conventions de l’endroit et vit un peu une double vie à Austenland, autant dire qu’elle n’a pas intérêt à se faire attraper par son chaperon !
Et tout cela donne un bon mélange entre vraie Austenerie et une histoire plus contemporaine où il y a pas mal de surprises pour bien secouer l’ensemble.

L’histoire est agréable à suivre mais les personnages ne sont pas en reste, Jane est une héroïne Austenienne telle qu’on l’imagine, ayant de l’esprit, de la répartie, pétillante et attachante, un peu maladroite par moments mais sans jamais tombée dans le pathétique, et j’ai vraiment beaucoup aimé son caractère et ses réflexions (même si je ne comprend pas sa manie de planquer son dvd d’Orgueil et préjugés !), Mr Nobley quant à lui est un pur Mr Darcy, assez hautain, parfois sec il se révèle pourtant surprenant et charmant, peut-être pas autant que le vrai Darcy mais quand même bien craquant ce Nobley ! Tous les autres personnages sont certainement inspirés des figures Austenienne mais j’avoue que n’ayant pas lu tous ses livres je suis sans doute passée à côté sans que cela m’ait empêché de les apprécier, et de bien rire avec Miss Charming qui ne sait pas quoi inventer pour se faire remarquer !

Côté style il n’y a pas grand chose à noter, c’est frais, c’est fluide et entre chaque chapitre à Austenland, on revient sur les romances connues par Jane et on comprend vite pourquoi la demoiselle est aujourd’hui aussi blasée vu la belle brochette de nazes qu’elle a fréquentée !

Bref, je ne suis pas sure que quelqu’un n’ayant jamais lu les écrits de Jane Austen accroche vraiment à ce titre, mais pour ceux qui connaissent un minimum son univers il y a de quoi passer un bon moment et j’ai déjà hâte de lire les titres d’Austen que je ne connais pas encore pour pouvoir relire « Coup de foudre à Austenland » et saisir toutes les références,  et en attendant j’espère que l’adaptation serait aussi amusante que le texte !

 

Ma note : 
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Classique·Théâtre

Roméo et Juliette – William Shakespeare

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Roméo et Juliette
William Shakespeare
Edition Librio,
2001
Traduit François-Victor
Hugo
96 pages

Genres : Théâtre,
Classique


 

Résumé :

Deux anciennes Maisons d’égale dignité, Dans la belle Vérone où se tient notre scène, Font un nouvel éclat de leur antique hargne, Le sang civil salit les mains des citoyens. Or dans le sein fatal de ces deux ennemis, Deux amants prennent vie sous la mauvaise étoile ; Leur malheureux écroulement très pitoyable Enterre en leur tombeau la haine des parents. Les terribles moments de leur amour mortel, Et l’obstination des rages familiales, Que rien sinon la mort des deux enfants n’apaisera, Pendant deux heures nous le jouerons sur ce théâtre ; Et si vous nous prêtez une patiente oreille, Tout défaut, notre zèle le rachètera.

 

Mon avis :

Ces jours-ci je suis en plein séjour à Vérone entre « Juliette » d’Anne Fortier (que j’ai adoré) et les premiers épisodes de « Still star-crossed » (qui n’étaient pas fameux et m’ont découragée de continuer la série) et j’avais envie d’y rester, donc quoi de mieux que de relire la pièce de Shakespeare que j’avais découvert il y a déjà bien trop longtemps ?!

Tout le monde connait déjà « Roméo et Juliette » que ce soit parce qu’on a déjà lu la pièce ou grâce aux nombreuses adaptations qui en ont été faites, du coup les grandes lignes de l’histoire et son dénouement n’ont rien de mystérieux, on suit les Capulet et les Montaigu qui se haïssent et se déchirent mais dont les enfants vont tomber amoureux, et… on sait que cela ne va pas finir en conte de fée !

Même en connaissant plus ou moins l’histoire on peut avoir un peu de mal à s’y retrouver avec tous les personnages, un peu comme n’importe quelle pièce de théâtre en fait, mais finalement la pièce est abordable, et bien prenante même en sachant comment les choses vont globalement se dérouler, j’ai même plus apprécié cette relecture que la découverte il y a plusieurs années !

Je ne vais pas trop m’attarder sur l’histoire, autant la découvrir par soi-même, mais pour faire simple tout s’enchaine naturellement, les personnages ont tous leur place et apporte chacun quelque chose au récit, il y a quelques pointes d’humour, et malgré l’immaturité des deux amants (j’en parlerais ensuite) on peut être facilement touché par leur histoire, en tout cas sans être vraiment férue de théâtre (du moins à lire) c’est une pièce que je lis d’une traite sans m’ennuyer un instant.

Le style est loin d’être poussiéreux avec des répliques ampoulées, c’est au contraire très fluide, forcément je le lis en français vu que lire du Shakespeare en version originale doit demander un sacré niveau d’anglais mais la traduction est très bonne, à la fois recherchée et agréable à suivre.

Là où le bas blesse donc c’est au niveau des personnages, Roméo et Juliette sont jeunes et ça se sent ! Pas assez réfléchis, trop impulsifs, en fin de compte peut-être que l’histoire n’aurait pas été aussi dramatique si ces deux blaireaux avaient pris trois secondes pour réfléchir ! En plus de cela Roméo a vraiment un côté ado torturé par ses hormones parce qu’il passe les premières pages à chouiner vu qu’il ne peut pas être avec Rosaline dont il est fou amoureux mais dix minutes plus tard il a le coup de foudre pour Juliette et ne pense plus qu’à elle, paye tes sentiments profonds ! Enfin bon, à 15 ans on est neuneu, quelle que soit l’époque on va dire !

Bref, à par ce dernier point, c’est une très belle pièce, pas ma préférée de Shakespeare (qui reste « Le songe d’une nuit d’été »), mais cela vaut la peine de s’y attarder parce que malgré tous les passages célèbres il y a plein d’autres choses à y découvrir !

 

Ma note : 4
Jeunesse·Romance

La sélection, tome 2 : L’élite – Kiera Cass

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La sélection, Tome 2 :
L'élite
Kiera Cass
Édition Robert Laffont, 
2013
Traduit par Madeleine
Nasalik

Genres : Jeunesse, romance

 

Série : La sélection

1. La sélection
2. L'élite
3. L'élue
4. L'héritière
5. La couronne

 

Résumé :

La Sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d’enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie…

 

Mon avis :

Même si j’avais trouvé pas mal de défauts dans le premier tome et qu’habituellement c’est le genre de lecture qui m’agace j’avais été assez gentille dans ma chronique car j’avais malgré tout passé un bon moment, je serai peut-être un peu plus critique avec ce second tome !

La sélection se poursuit et le nombre de candidates a maintenant beaucoup diminué, America n’ayant plus que 5 rivales. Les « épreuves » continuent pour voir laquelle des prétendantes serait la meilleure reine et le reste du temps est partagé entre rendez-vous avec le prince Maxon et les attaques rebelles. America de son côté est toujours autant tiraillée entre ses sentiments naissants pour Maxon et son ancienne romance avec Aspen…

Bon il faut dire ce qui est, je trouve que ce tome ne sert pas à grand chose en fait, la seule raison qui me pousse à mettre une note moyenne est que c’est le genre de lecture qu’on lit avec le cerveau éteint parce que c’est mauvais mais distrayant, l’intrigue est en grande partie une repompe du premier tome, les personnages sont toujours aussi fades et le côté dystopie est toujours aussi inexistant.
Le concours continue et j’avoue que j’aimerai bien qu’il se finisse vite (de toute façon on sait comment il va se terminer alors autant abréger !) parce que les pseudo épreuves (préparer une soirée, quel challenge insurmontable, dit donc…)(j’ai déjà eu des entretiens d’embauches avec des tests bien plus hard) (mais bon ce n’était pas des entretiens pour être reine vous me direz !) et les magouilles minables de la garce de service ne m’amusent pas des masses et je préférais vraiment qu’on s’intéresse plus aux rebelles, enfin pour cela il faudrait des rebelles un peu mieux organisés et un peu moins cons ! Parce que là on ne peut pas dire qu’ils soient très effrayants, à par buter une domestique qui traine dans le coin (pourquoi d’ailleurs ? Elle vous a rien fait cette pauvre dame) et péter la vaisselle, on ne peut pas dire qu’ils terrorisent le palais, dans le genre rébellion en carton on ne fait pas mieux… Ce n’est pas de cette façon que la monarchie et les castes vont être en danger je pense et je ne sais pas ce que l’auteure compte bricoler avec ça, mais j’ai l’impression qu’on va droit dans le mur !

Niveau romance, c’est tout aussi médiocre, America change d’avis toutes les deux pages, un coup Maxon, un coup Aspen (aaaaah les hormones !), c’est pénible et on se demande comment on est censés avoir des papillons dans le ventre en suivant ce triangle amoureux vu que c’est plat et bancal, les interactions entre eux sont bateaux et vu que séparément les personnages n’ont déjà rien d’attachant, ensemble cela ne donne rien de plus ! Et franchement à la place des garçons j’aurais déjà envoyé bouler cette girouette d’America, je ne sais pas si c’est de la patience ou juste de la stupidité mais Maxon et Aspen ont l’air d’apprécier leur rôle de carpette pour le moment !

Bref, l’ensemble n’est pas brillant, c’est tout juste passable parce qu’avec cette série je sais à quoi m’attendre et quand je démarre un tome c’est vraiment pour passer le temps ou parce que je suis trop crevée pour lire quelque chose de plus intelligent, du coup je lirai la suite rien que pour cela parce que je ne m’attends pas à des merveilles dans les prochains tomes !

 

Ma note : 2-5
Contemporain

A toi pour l’éternité – Daniel Glattauer

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A toi pour l'éternité
Daniel Glattauer
Edition Grasset,
2013
Traduit par Anne-Sophie
Anglaret
264 pages


Genre : Contemporain


 

Résumé :

Célibataire, belle, libre et indépendante, Judith est pourtant peu sûre d’elle et pleine de doutes : à trente-six ans, elle n’a toujours pas trouvé l’amour. Jusqu’au jour où elle croise, dans un supermarché, le chemin de Hannes… qui lui marche sur le pied. L’incident est banal et l’histoire pourrait bien s’arrêter là, mais Hannes fait très vite irruption dans le magasin de lampes de Judith et, avec des discours enflammés et des attentions de tous les instants, il ne tarde pas à s’immiscer aussi dans sa vie. Car même s’il est un peu envahissant, Hannes est un homme parfait, le rêve de toute belle-mère, à en croire ses proches et ses amis.

Toutefois l’amour tourne bientôt à l’obsession et l’idylle au cauchemar, et Judith étouffe dans cette relation possessive. Elle tente bien de rompre, mais Hannes sait se montrer tenace – peut-être même un peu trop pour être honnête – et absent, il est plus que jamais présent et la poursuit jusque dans ses rêves…

 

Mon avis :

« Quand souffle le vent du nord » et « La Septième vague » avaient été des coups de cœur et j’espérais la même chose avec ce titre, mais premier problème ce n’est PAS une histoire d’amour (ma faute, j’aurais dû lire le résumé), deuxième problème : elle me rappelle de mauvais souvenirs, et ma chronique ne sera absolument pas objective (enfin encore moins que les autres quoi) parce que je me suis vraiment sentie au plus mal pendant ma lecture…

A 36 ans Judith n’a pas encore trouvé chaussure à son pied, elle a fréquenté plusieurs hommes mais cela n’a pas donné grand chose jusqu’à maintenant et si elle rencontre par hasard Hannes qui aux yeux des amis et de la mère de la jeune femme est parfait, cette dernière a du mal à se laisser aller avec lui, à tomber amoureuse, et au fond elle a un mauvais feeling…

Si vous êtes en période de stress (comme moi au moment de ma lecture) et que vous avez vécu une « relation » qui était merdique et vous oppressait, alors ce n’est vraiment pas le bouquin à lire, parce que c’est ce que va vivre l’héroïne et si vous n’avez pas de veine alors vous allez surement vous retrouvez dans le même état d’esprit qu’à l’époque où vous avez eu votre relation pourrie, en tout cas moi cela a été le cas et j’aurais préféré me l’épargner, même sans que ma propre histoire aille aussi loin que celle de Judith je me suis sentie aussi pressée, aussi paniquée qu’elle et j’avais une boule dans le ventre, pour le coup je n’aurais pas pu avoir plus d’empathie pour l’héroïne, là j’étais déjà au maximum !
En fait cette lecture m’a un peu rendue tarée, d’un côté j’étais très mal à l’aise et j’avais envie de jeter ce bouquin au feu, de l’autre je n’arrivais pas à arrêter et j’avais envie de connaitre le dénouement et (mon masochisme aidant) voir jusqu’où cela pouvait aller, découvrir si c’est Judith qui était complètement parano ou si Hannes n’était vraiment pas clair, à ce niveau là du coup c’est bien fait, l’intrigue tient en haleine et si je n’avais pas ressenti autant de malaise j’aurais probablement beaucoup aimé cette lecture mais en réalité si j’ai dévoré les pages pour savoir comment tout cela allait finir c’était aussi et surtout pour sortir de cet enfer !

Là où le bas blesse (et en dehors de mon ressenti ultra personnel sur ce livre) c’est que le dénouement est vraiment too-much et expédié en quatrième vitesse, c’est presque ridicule tant c’est exagéré et bâclé et cela aurait été davantage percutant je pense si l’auteur n’en avait pas fait des caisses à ce niveau là, c’est même frustrant pour moi de m’être torturée en lisant 200 pages en étant pas au meilleur de ma forme et de me retrouver face à une fin aussi mal foutue et qui sort de nul part.

Bref, c’est un peu particulier de parler d’un livre qui m’a remuée dans le mauvais sens du terme et qui a fait ressurgir des choses que je n’avais vraiment pas envie de ressentir à nouveau, et du coup ma chronique est courte parce que j’ai envie d’oublier ce que j’ai lu au plus vite pour être honnête ! Je ne peux pas dire de ce livre qu’il est mauvais mais j’aurais sans doute plus accroché sans mon expérience foireuse, ou avec une boite de Lexomil à proximité !

 

Ma note2-5
Jeunesse

Cabaret, tome 2 : Vengeance – Jillian Larkin

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Cabaret, tome 1 :
Ingénue
Jillian Larkin
Édition Bayard (Jeunesse), 
2012
Traduit par Bee Formentelli
444 pages


Genre : Jeunesse

 

Série : Cabaret

1. Ingénue
2. Vengeance
3. Diva

 

Résumé :

New York, été 1923. L’amour est-il plus fort que tout ? Gloria, Clara et Lorraine n’en sont plus si sûres… Trahisons, chantages, vengeances, sont au menu de ce
second volet, plus noir et toujours plus palpitant…

 

Mon avis :

Après le très bon premier tome (même s’il n’était pas dénué de défauts) j’étais curieuse de savoir si le charme allait opérer avec cette suite, et même si elle n’est pas désagréable je suis tout de même moins séduite et assez agacée par certaines choses.

Après leur fuite, Gloria et Jerome ont commencé leur nouvelle vie à New York où ils tentent de survivre et de percer dans la musique.
Les deux amoureux sont recherchés par la mafia et Vera, la sœur de Jerome, essaie de les sortir de ce pétrin (mais encore faudrait-il qu’elle les retrouve !)
Pendant que Lorraine qui travaille maintenant pour Carlito essaie au contraire de les faire plonger…
Quand à Clara… euh… quelqu’un pour me rappeler ce qu’elle glande dans ce tome ?! Non ce n’est pas ma mémoire qui débloque, c’est juste Clara qui est devenue complètement inintéressante !

Bon, dans ma chronique du premier tome j’avais dit que je ne voulais pas être méchante malgré les défauts évidents mais là je ne vais pas trop avoir le choix, j’adore toujours le cadre et se retrouver dans les années folles est toujours aussi plaisant et rien que pour y être transportée encore une fois je lirai le troisième et dernier tome de « Cabaret ».
Mais pour le reste, si j’ai pardonné la facilité et les clichés de l’histoire et des personnages dans le premier tome, j’attendais de l’amélioration dans cette suite et finalement c’est l’inverse qui est arrivé, les mauvais points sont accentués et ce qui était à peu près valable se dégrade…

Je ne parlerai pas de l’histoire de Clara parce que comme je l’ai dit elle est sans intérêt et ses « aventures » sont tellement ennuyeuses que je ne me souviens de pratiquement rien la concernant, c’est elle qui amenait le piquant du premier tome mais maintenant elle est complètement fade et assez nunuche.
Mais finalement elle n’est pas aussi nunuche que Gloria qui même après avoir abandonné sa vie de petite fille pourrie gâtée et doit se débrouiller avec Jerome pour pouvoir manger à leur faim reste toujours aussi naïve et aussi peu fute-fute que dans le premier tome, elle fonce tête la première dans les ennuis et en redemande, il serait temps de prendre du plomb dans la tête et même chose pour Jerome qui est une sacrée tête à claques !

Quant à Lorraine, dans le premier tome c’était la garce que j’aimais bien et là elle est juste devenu la garce idiote qui est prête à faire descendre Gloria juste parce qu’elle lui a caché certaines choses, bonjour le sens de la mesure ! Et pour le reste, il ne lui arrive rien d’intéressant, elle gère un club en écrasant les employés qui s’y trouvent et quand elle ne se comporte pas comme une pouffe elle se fait malmener par Carlito et ses larbins, passionnant…

En dehors de ces trois dindes, nous suivons aussi Vera qui est un nouveau personnage et qui part à la recherche de Jerome et veut le faire innocenter (vu qu’il est accusé d’avoir buté le mec qui a en fait été tué par Gloria) et c’est surement la partie la plus correcte de ce tome, du moins jusqu’à ce que l’auteure lui colle une romance sortie de nul part et franchement dispensable. Son enquête ne casse pas des briques non plus mais entre elle, une rancunière puérile et deux fadasses qui passent leur temps à foncer dans le mur, le choix est vite fait !

J’ai été plus sèche que prévu dans cette chronique mais en y repensant je ne vois pas comment je pourrais défendre cette suite, j’ai été indulgente avec le premier tome parce qu’il avait beaucoup de charme à mon gout, là à par le cadre qui reste le gros plus de cette saga le reste est médiocre et j’ai peur de ce que va donner le dernier tome…

 

Ma note : 2-5