Romance

Angel – Elizabeth Taylor

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Angel
Elizabeth Taylor
Édition Rivages,
2007
Traduit par Tina Jolas
365 pages

Genre : Romance


.

 

Résumé :

Angelica Deverell est la fille d’une épicière, une veuve qui l’a inscrite dans une école chic pour lui réserver un bel avenir. Mais l’enfant, grisée de rêves de gloire où elle se voit à la place de la châtelaine de la région, dans un parc rempli de paons blancs, développe un ego démesuré. A quinze ans, elle décide de quitter l’école pour écrire un roman. Entêtée, elle l’envoie à des éditeurs, et contre toute attente parvient à faire publier les inventions extravagantes qu’elle prend pour des chefs-d’œuvre.

 

Mon avis :

C’est avec le film que j’ai découvert cette histoire il y a plusieurs années et je l’avais suffisamment apprécié pour avoir envie de découvrir le texte d’origine, qui ne m’a finalement pas autant charmée que je l’espérais sur certaines choses, mais qui m’a plu sur d’autres.

Angelica ou Angel est une jeune fille de 15 ans, elle est issue d’un milieu très modeste, n’a plus que sa mère et sa tante pour famille, est intéressée par peu de choses à par elle-même, et rêve de grandeur et d’une vie plus luxueuse.
Malgré son peu d’attrait pour les livres elle commence l’écriture de son premier roman, roman qui en choquera certains et s’attirera les railleries des autres, mais Angel qui est convaincue de son talent mettra tout en œuvre pour se faire publier.

Angel n’est pas un personnage appréciable, elle est profondément égocentrique et égoïste, même si elle parvient à être émouvante à quelques très rares instants, je ne vois pas comment on pourrait ressentir un attachement ou de l’empathie à son égard, dans les premiers chapitres on peut se dire que son caractère est dû à son jeune âge, voir à sa situation qui peut laisser penser qu’elle est « enfermée » dans une vie qui ne lui offre pas grand chose et ne promet pas mieux dans le futur, mais les pages défilent et elle ne devient pas meilleure, ni plus mature ni plus généreuse.
Et c’est aussi son côté « superficiel » qui ressort dans sa vie personnelle, car à mes yeux elle n’est pas vraiment amoureuse du personnage masculin, Esmé, mais plutôt du romantisme de leur relation (ils ne se voient qu’une fois, il part dans un autre pays, ils sont éloignés pendant des lustres, elle se fait une idée de lui grâce à ce que raconte sa sœur…) c’est justement digne d’un roman d’amour et elle est plus entichée de cette image que d’Esmé lui même, du coup son histoire d’amour n’est pas touchante ou quoi que ce soit.

Dit de cette façon et vu le personnage difficilement supportable à qui on a affaire on pourrait croire que le bouquin n’a aucun intérêt à par celui de nous déclencher des ulcères et que je ne l’ai pas aimé du tout, mais même si je ne porte pas Angel dans mon coeur j’ai bien aimé suivre son histoire, parce que finalement si Angel n’avait pas un caractère de merde son parcours serait beaucoup plus fadasse, on ne suivrait qu’un auteur médiocre mais qui a quand même du succès et qui arrive à avoir la vie luxueuse dont elle rêvait et voila fin, là Angel étant bien perchée dans son genre l’histoire nous fait un effet plus particulier, personnellement j’étais perplexe, blasée et assez captivée par ce que vit Angel et je ne savais pas trop si je devais finalement l’apprécier ou pas et encore moins si je devais lui souhaiter de réussir ou tout l’inverse, mais en même temps j’avais vraiment envie de tourner les pages pour voir jusqu’où Angel irait dans son exubérance et si cela allait se retourner contre elle à un moment ou à un autre.
Et pour tout avouer même si Angel n’est pas un personnage agréable en soi, elle a une personnalité intéressante à sa façon, elle a tout les défauts possibles mais en même temps elle est forte, déterminée, fait ce dont elle a envie sans se préoccuper des commentaires, ne se laisse pas enfermer dans le rôle de la pauvre petite fille pauvre qui ne devrait rien espérer, vit ses passions aussi intensément que possible… Je ne peux pas prendre sa défense sur certaines choses, et je maintiens le fait qu’elle est à baffer par moments mais je préfère suivre une héroïne comme Angel qu’une héroïne qui serait toute gentille et complètement insipide, peu importe ce que je ressens pour un personnage (que ce soit de l’aversion ou de l’affection) je préférais toujours cela à un personnage qui ne m’inspire rien du tout !

Si en introduction je disais que certains points ne m’avaient pas charmée, ce n’est ni pour l’intrigue ni pour le personnage principal mais surtout pour la plume que je trouve plate et le rythme qui est assez inégal, la première ne m’a pas franchement permis de me retrouver projetée dans cette époque et dans cet endroit, et le second a fait que j’ai pu m’ennuyer (surtout dans la deuxième partie du roman) et j’ai même décroché plusieurs fois à cause des longueurs alors que l’histoire reste pourtant bonne.

Bref, c’est une lecture un peu particulière et assez cynique à cause de son héroïne et du portrait qui est fait d’elle, cela ne plaira pas forcément à tout le monde, ce n’est pas parfait et je ne suis pas sûre d’avoir envie de relire ce titre un jour mais j’ai globalement apprécié ce que j’y ai trouvé et j’attends de voir ce que je vais penser en revoyant le film.

 

Ma note : 3
Romance

L’amour caché de Charlotte Brontë – Jolien Janzing

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L'amour caché de
Charlotte Brontë
Jolien Janzing
Edition Archipoche,
2017
Traduit par Danièle
Momont
329 pages

Genre : Romance


 

Merci à
et aux éditions
archipoche
.
Résumé :
En 1842, Charlotte et Emily Brontë quittent leur Yorkshire natal pour parfaire leur français à Bruxelles.
D’un naturel enjoué et curieux, Charlotte rêve de conquérir sa liberté. Sur place, elle et sa sœur font connaissance de Claire Heger, la directrice du pensionnat qui les héberge, et de Constantin, son époux, qui y enseigne le français.
Charlotte voit en cet homme le symbole de l’intelligence et de la virilité. Ce maître, qui joue de son pouvoir sur ses jeunes élèves, devient vite l’objet de ses fantasmes, tant intellectuels, physiques que sentimentaux.
Le retour en Angleterre est rude, d’autant qu’avant son départ Constantin lui a avoué qu’il partageait ses sentiments. Charlotte n’aura dès lors qu’une idée : fuir et retourner à Bruxelles pour vivre sa passion, quitte à s’y consumer…
 
Mon avis :

Je louchais sur ce titre depuis sa parution car « Jane Eyre » est un de mes livres préférés et en savoir un peu plus sur son auteure, Charlotte Brontë, ne me déplaisait pas.
Mais finalement je n’ai aimé ni la façon dont elle est montrée, ni son histoire, ni la plume de Jolien Janzing, un vrai flop !

Deux des sœurs Brontë, Emily et Charlotte, quittent leur Angleterre natale pour se rendre en Belgique afin d’étudier le français. Hébergées dans une pension de jeunes filles, Emily a du mal à s’habituer à sa nouvelle vie Bruxelloise, contrairement à Charlotte qui s’y fait peu à peu et se rapproche au fur et à mesure de Constantin Héger, son professeur de français.
Parallèlement à cela, nous suivons aussi une jeune fille de 16 ans, Arcadie Claret, qui a gagné une place dans l’entourage du roi et a attiré l’attention de ce dernier…

Je vous préviens je ne vais pas juger le travail de recherche parce que je ne saurais vraiment pas dire s’il est bon ou si ce livre est un tissu de bêtises car je ne sais strictement rien sur la vie des sœurs Brontë ni d’ailleurs sur le contexte donc que ce soit l’histoire de Charlotte et Emily ou celle d’Arcadie avec le roi je me contenterai de parler de mon ressenti et j’éviterai de me prononcer sur la véracité historique !

Et là niveau ressenti on est sacrément dans la mouise vu que, comme je le disais, je n’ai rien aimé, pour commencer je ne vois vraiment pas l’intérêt de l’histoire d’Arcadie, c’est d’un ennui complet de bout en bout, elle coupe le récit de Charlotte Brontë car elle intervient n’importe quand et suivre une jeune fille qui devient peu à peu la maitresse d’un roi n’a rien de passionnant, je ne sais pas si l’auteure a ajouté cette partie pour essayer d’enrichir le roman, pour faire un parallèle entre Arcadie et Charlotte ou pour que nous voyons un peu plus le contexte de l’époque mais quelque ce soit l’idée c’est raté. Je ne vais pas dire que j’aurais aimé le livre sans cette partie mais si elle n’avait pas été présente j’aurais surement beaucoup moins peiné à finir ma lecture.

En ce qui concerne Charlotte si j’ai apprécié découvrir ses premiers moments à Bruxelles, l’ennui s’est également fait ressentir bien vite. C’est apparemment Constantin Héger qui a inspiré Mr. Rochester à Charlotte Brontë mais si je ne l’avais pas su je ne m’en serais vraiment pas rendu compte pendant ma lecture, là où Rochester est complexe, intéressant et charmant (enfin quand il le veut bien !), Constantin est fade, froid, ni attirant ni passionnant, il y a vraiment un fossé entre les deux personnages et du coup la romance entre lui et Charlotte manque cruellement de passion.
Cela dit Constantin n’est pas le seul a blâmer pour cela car Charlotte n’est pas non plus montrée sous son meilleur jour, les filles Brontë n’étaient probablement pas la joie de vivre incarnée mais de là à présenter Charlotte comme un glaçon cruel et plutôt stupide il y a une marge !
Et finalement l’histoire entre Constantin et Charlotte m’a déplu parce que ce n’est pas l’idée que je me fais d’un romance intense et heureuse c’est même plutôt le contraire où l’homme n’a pas grand chose pour lui et où la femme est soumise et assez pitoyable…

Et vu qu’en dehors de cela il n’y a rien à se mettre sous la dent; un comble pour une auteure en herbe dans un pays qu’elle ne connait pas et qui a du surement vivre d’autres choses que la rencontre avec Constantin; forcément je ne relève rien de positif dans l’intrigue !

Là où je ne suis pas déçue c’est par le caractère d’Emily Brontë qui correspond à ce que j’imaginais; sauvage, misanthrope, assez torturée, ce n’est pas le genre de fille que j’aimerais avoir pour copine mais elle a au moins le mérite de ne pas être insipide comme tous les autres personnages du livre !

Niveau plume je n’ai pas grand chose à en dire si ce n’est que l’auteure s’adresse parfois aux lecteurs et c’est plutôt énervant, habituellement je ne suis pas fan de ce type de narration parce que j’ai l’impression que cela me remet à ma place de lectrice et que cela m’empêche de vraiment vivre le récit, mais là cela n’a fait qu’ajouter à mon agacement vu que le reste n’était pas bon non plus.

Bref, j’ai passé un assez mauvais moment avec cette lecture, je n’ai pas aimé (et pas compris pour certains) les choix de l’auteure et j’aurais finalement dû rester dans mon ignorance vis à vis de Charlotte Brontë car ce que j’ai vu d’elle m’a déçue !

 

Ma note : 1-5

 

Coup de coeur·Thriller

Robe de marié – Pierre Lemaitre

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Robe de marié
Pierre Lemaitre
Édition Le livre de poche,
2010
314 pages

Genre : Thriller



 

Résumé :

Nul n’est à l’abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s’accumulent puis tout s’accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n’a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite; elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape… Les ombres de Hitchcock et de Brian de Palma planent sur ce thriller diabolique.

 

Mon avis :

« Robe de marié » est un des meilleurs thrillers que j’ai lu et je l’avais dévoré d’une traite lors de ma première lecture il y a plusieurs années mais je n’avais pas réussi à le chroniquer car il regorge de rebondissements, ce qui est une force, mais qui pose aussi problème quand on ne veut pas trop en dévoiler, donc si je galère à en parler et que ma chronique ne ressemble à rien, eh bin, dites vous que c’est normal !

Bref, « Robe de marié » démarre avec Sophie, une jeune femme qui ne semble pas être aussi saine d’esprit qu’elle pourrait l’être, elle est perdue, dépressive et a des pertes de mémoire, et alors qu’elle passe la soirée avec le petit Léo dont elle est la nourrice elle est à nouveau victime d’un épisode d’amnésie et retrouve un peu plus tard le garçon mort et ligoté dans son lit. Aussitôt, Sophie qui pense être à l’origine de cette mort décide de s’enfuir, et sa cavale commence…

Mon résumé ne concerne vraiment que les premières pages du livre, l’intrigue est en réalité bien plus riche et plus tordue qu’une simple chasse à l’homme (ou à la femme en l’occurrence), l’auteur joue autant avec les nerfs de Sophie qu’avec les nôtres, c’est une intrigue à fois glauque pour tous les cadavres que Sophie sème derrière elle, oppressante car on se retrouve dans sa tête alors qu’elle est complètement à côté de la plaque quant aux crimes commis et que ses trous de mémoire nous laisse autant perdu qu’elle, déconcertante quand on voit Sophie autant paumée alors qu’elle fait preuve de pas mal de lucidité et de ressources pour essayer de se sortir de ce pétrin et surtout c’est une intrigue affreusement intelligente et il faut lire ce titre pour se rendre compte d’à quel point l’histoire est bien construite car je trouve que c’est impossible d’évoquer quoi que ce soit sans trop en dire, je pourrais faire une chronique de dix kilomètres en utilisant tous les adjectifs mélioratifs possibles sans vraiment pouvoir expliquer à quel point l’histoire est intense et surprenante.

J’admets que je suis une bille avec les policiers / thrillers et que je devine rarement comment les choses vont tourner et encore moins comment elles vont se terminer mais je pense que « Robe de marié » est difficile à résoudre pour tout le monde et si vous deviez lire un thriller, pour moi, ce serait celui là !
Que ce soit à la découverte ou à la relecture, l’auteur tisse une histoire qui tient la route du début à la fin et qui est impossible à lâcher, et qui peut être assez perturbante autant pour l’état de folie dans lequel Sophie est plongée que pour l’un des retournements de situation qui peut rendre un chouilla parano (mais n’étant pas saine d’esprit moi même, c’est un peu de la triche !).
Pas forcément à mettre entre toutes les mains vu que c’est loin d’être léger (même si personnellement voir un gamin zigouillé me met directement en joie !), c’est surtout une atmosphère morbide et pesante plutôt que des scènes gores qui auraient gâché le truc à mes yeux, ici l’horreur est plus psychologique que sanglante et c’est bien plus efficace.

Bref je vois mal ce que je pourrais ajouter, je me suis limitée au minimum et il reste une bonne moitié de livre dont je n’ai pas dit un mot mais si je le fais je risque de vous spoiler comme une grosse radasse donc lisez le ! C’est un titre indispensable pour les fans de thrillers et de mon côté je le relirais sûrement dans quelques années et je pense qu’il me fera toujours autant d’effet !

En passant, ce livre devait être adapté en film (mais le projet étant au point mort depuis plusieurs années, pas sûre qu’il soit toujours prévu…) et s’il finit par arriver sur grand écran je serai curieuse (et exigeante) quant au résultat, à surveiller !

 

Ma note :
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Classique

Madame Bovary – Gustave Flaubert

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Madame Bovary
Gustave Flaubert
Édition Folio,
2005
513 pages

Genre : Classique



 

Résumé :

Pour son malheur, Emma Bovary est née femme et vit en province. Mère de famille contrainte de demeurer au foyer, elle mène une existence médiocre auprès d’un mari insignifiant. Pourtant, Emma est nourrie de lectures romantiques et rêve d’aventures, de liberté et surtout de passion. L’ennui qui la ronge n’en est que plus violent, au point de la pousser à l’adultère.

 

Mon avis :

Ce classique a dû patienter pratiquement huit ans dans ma pile à lire avant que je ne me lance et il aurait sans doute attendu encore si je n’avais pas lu « Gemma Bovery » de Posy Simmonds il y a quelques temps, qui en est inspiré, et qui a relancé ma curiosité…

Même sans avoir lu ce livre on sait tous plus ou moins de quoi il parle et que l’histoire va suivre Emma qui se retrouve coincée dans un mariage qui ne la rend pas heureuse, et qu’elle va se lancer dans des histoires extra-conjugales pour espérer trouver le romantisme et la passion dont elle rêve…

Avant ma lecture j’avais peur de trouver la plume lourde et pompeuse, finalement le style est assez fluide, il y a bien quelques termes qui sont désuets (et expliqués en fin de livre, ce qui m’énerve parce qu’arrêter au milieu d’une page pour aller chercher une définition coupe le rythme) mais globalement la lecture est facile et plutôt agréable à ce niveau là.

Côté histoire je suis peut-être un poil plus mitigée, même si j’ai plutôt apprécié l’ensemble je l’ai aussi trouvé assez redondant, Emma est frustrée par la vie qu’elle mène, bien loin de ce qu’elle souhaitait, sa vie l’ennuie, son mariage la déprime et la maternité n’est pas du tout pour elle et elle se met donc à collectionner les amants et à dépenser sans compter pour combler le manque et au bout d’un moment je me suis un peu ennuyée, son portrait et sa déchéance m’ont intéressée, mais Emma ayant été nourrie aux histoires romantiques a des rêves précis quant à ce que devraient être sa vie et ses relations elle a un peu tendance à répéter les mêmes erreurs et il y a un côté assez lassant à cela, mais je peux le comprendre vu la dépression de l’héroïne, c’est un engrenage et cela pousse à nous enfoncer dans nos travers quand on en est atteint donc les quelques répétitions à ce niveau sont difficiles à éviter.

Comme je le disais c’est surtout la personnalité d’Emma qui m’a parlé, et d’ailleurs je ne comprends pas trop toute cette haine envers elle, sans l’avoir adorée (parce que je l’ai trouvée égoïste à certains moments) (normal de l’être quand on est dépressif en même temps j’ai envie de dire !) j’ai tout de même eu une certaine empathie pour elle, sans excuser son comportement envers son mari (auquel on ne peut pas reprocher grand chose, il est ennuyeux et un peu niais mais au fond il n’est pas mauvais) ni envers son enfant (qu’Emma trouve repoussant) je peux comprendre sa manière d’agir, elle avait beaucoup (surement trop) d’espérances quant à sa vie et elle se retrouve bloquée dans une situation qui ne la stimule pas et du coup elle va chercher de l’excitation ailleurs, cela ne mérite pas une médaille mais pas non plus d’être conduite au bucher, surtout qu’elle ne parvient pas à ses fins et qu’elle paie cher ses tentatives pour se sentir un peu mieux dans sa tête, entre Emma qui est certes difficile à vivre mais commet de mauvaises actions surtout parce qu’elle est malheureuse et ses amants qui se servent d’elle avant de la jeter moi ce n’est pas sur Emma que j’ai envie de cracher !

Je le redis mais je ne défends pas non plus Emma (pas complètement du moins), je l’ai parfois appréciée, parfois détestée, c’est un personnage complexe, pas foncièrement mauvais mais pas bon non plus, qui est surtout victime de ses grands rêves et collectionner les déceptions la fait plonger peu à peu, je suis peut-être indulgente car je me reconnais un peu en elle (mais rassurez-vous je ne rend pas malheureux mon mari) (de toute façon je n’ai pas de mari donc ça aide !), mais même si ce n’était pas le cas j’aurais probablement la même opinion sur elle.

Le roman est de façon générale cynique et critique, pas pour rien qu’il a fait scandale à l’époque, en gros le mariage c’est nul, la religion c’est pour les pèquenauds, la fidélité ne sert à rien… évidemment je résume cela avec la délicatesse d’un éléphant bourré, c’est tout de même bien plus subtil dans le livre et il y a encore bien d’autres choses qui en prennent pour leur grade et qu’on pourrait analyser en long, en large et en travers mais ce n’est pas mon job, je laisse ce plaisir aux étudiants qui doivent s’y coller (mouahaha), du coup si l’histoire d’Emma est assez simple tous les thèmes traités à côté rendent le bouquin bien plus intéressant sans être indigeste, et vu que je suis moi-même cynique et que j’ai tendance à partager certaines réflexions qui sont faites forcément le livre ne pouvait pas me laisser insensible sur ce point.

Bref je ne fais pas une chronique plus longue car je pense qu’à peu près tout a déjà été dit sur ce livre donc j’en ai surtout profité pour dire un peu de bien sur Emma qui en prend plein les dents mais qui est un personnage très bien écrit et très juste (et qui a le mérite de ne laisser personne indifférent du coup !).

 

Ma note : 3-5
Beau livre·Légende Arthurienne

Les carnets secrets de Merlin : Précis magique des herbes enchantées – Yannig Germain

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Les carnets secrets de Merlin :
Précis magique des herbes
enchantées
Yannig Germain
Édition Au bord des continents
100 pages

Genres : Beau livre, 
Légende Arthurienne

 

Résumé :

Merlin l’ enchanteur nous livre les secrets de ses charmes et de ses philtres dans un herbier féerique hors du commun.

 

Mon avis :

« Les carnets secrets de Merlin » est typiquement le genre de livre qui me fait baver d’envie, pour le contenu mais surtout pour les illustrations qu’on peut y trouver, et si j’ai ouvert le livre des étoiles dans les yeux, mon enthousiasme est vite retombé…

Le livre est un peu compliqué à résumer, c’est un mélange de mémoires, de recettes, d’informations sur la nature et sur les créatures fantastiques, rien de bien original, on adhère ou pas, personnellement sans avoir été pleinement emballée je n’ai pas non plus détesté, d’autant que c’est bien écrit.
Le problème c’est qu’il y a un petit détail technique qui gâche tout, sans dire que le texte est illisible ce n’est tout de même pas très clair et certains passages doivent être lus plusieurs fois pour en comprendre le sens (et encore, il y a des passages auxquels je n’ai rien compris), si vous avez les mirettes un peu pourries comme moi et que vous voulez lire ce livre, préparez vous à galérer !
Cela dit je reconnais que l’écriture manuscrite est une bonne idée, c’était la chose à faire pour donner l’impression de lire un vrai grimoire, cela aurait pu avoir son charme mais Merlin ayant une écriture de cochon cela dessert finalement le livre…

Du coup si je dis que c’est dur de résumer ce titre ce n’est pas pour le fond mais à cause de la forme, à force d’autant en baver pour essayer de comprendre ce que je lisais je ne me souviens de rien aujourd’hui et je serai incapable de parler du contenu dans le détail, je me souviens vaguement de chapitres sur le Solstice et sur la Mandragore mais pour le reste…

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Je ne vais pas être élogieuse du tout en ce qui concerne les illustrations non plus et j’avoue que j’en suis un peu gênée parce que ce sont toutes des peintures et je suppose que cela a pris des heures à faire et qu’en me mettant à la place de l’illustrateur cela m’emmerderait que la première gourde venue démonte mon travail mais je tiens à être toujours sincère dans mes chroniques et donc j’assume le fait d’être la gourde en question ! (et oui je m’insulte moi même maintenant, KESKEVOUALLEZFER ?!)

Donc si je voulais avoir ce livre dans ma bibliothèque c’était avant tout parce que je m’attendais à de très belles illustrations et que j’aurais plaisir à feuilleter ce titre de temps en temps mais quand je l’ai ouvert j’ai très vite déchanté car à par une voir deux peintures j’ai trouvé le reste très laid, cela manque cruellement de finesse, de détail (certaines illustrations frisent la bouillie même), je sais que les créatures fantastiques ne sont pas forcément des canons de beauté mais là elles n’ont aucune allure et si l’aspect décrépi rend assez bien pour certaines d’entre elles, globalement le visuel de ce livre manque vraiment de charme et de magie, et je n’ai été émerveillée à aucun moment en le découvrant, j’ai même été tellement rebutée par le visuel que j’ai failli ne pas lire le texte…

Bref, ma chronique est très négative et je le regrette parce que j’espérais vraiment aimer ce livre, mais si le fond n’est pas forcément mauvais la forme fout tout par terre…

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Ma note : 1

 

 

 

Jeunesse·Romance

La sélection, tome 3 : L’élue – Kiera Cass

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La sélection, Tome 3
: L'élue
Kiera Cass
Edition Robert Laffont, 
2014
337 pages
Traduit par Madeleine
Nasalik 


Genres : Jeunesse, 
Romance

 

Série : La sélection
1. La sélection
2. L'élite
3. L'élue
4. L'héritière
5. La couronne

 

Résumé :

La sélection prend un ultime tournant. Quant à America, sa vie à changée pour de bon. Et elle est décidée à se battre. Pour Maxon. Mais d’autres concurrentes se sont dangereusement rapprochées du prince. La seule solution: Riposter.

 

Mon avis :

Après un deuxième tome complètement inutile, voila enfin que les choses se bougent un peu le train, tout ce qui concerne la romance est toujours aussi insupportable, les personnages sont toujours aussi mal foutus, l’histoire est toujours aussi facile, mais au moins l’auteure fait enfin l’effort de mettre un peu d’action (et de sang) pour nous éviter d’avoir une intoxication à cause de toute cette guimauve !

C’est presque le grand jour (la grande semaine ? le grand mois ? Est-ce que quelqu’un a une idée de la temporalité dans cette saga ?!), la compétition va toucher à sa fin, Maxon va choisir sa future reine et son cœur est toujours aussi partagé entre les 5 dernières concurrentes (parce qu’il faut bien faire durer le suspense) et America qui jusque là a jonglé entre lui et Aspen n’est peut-être plus la favorite…
De leur côté, les rebelles poursuivent leurs attaques contre le palais…

Eh bien il était temps ! Cette saleté de concours est enfin fini et son dénouement (qu’on voyait venir à des kilomètres parce qu’on n’est pas des nouilles !) est connu, l’ennui, les épreuves débiles (mon Dieu, déjeuner avec la famille royale, quel stress, je me demande comment America a évité un ulcère !), les manigances à deux balles et le jeu du chat et de la souris entre America et Maxon vont maintenant s’arrêter, en tout cas si cette fin m’a laissée bien indifférente j’ai été plus que soulagée de pouvoir refermer ce premier cycle de la série et passer à autre chose !
Le triangle amoureux atteint des sommets de niaiserie dans ce tome, America passe son temps à se questionner sur Maxon, puis sur Aspen, elle conclut en « J’aime Machin » et le lendemain elle se demande « Est ce que j’aime vraiment Machin ? » au bout d’un moment je crois qu’elle s’emmerde tellement dans ce concours qu’elle cherche juste à s’inventer des problèmes et à faire sa drama queen, en tout cas c’est pénible de la voir toujours agir comme une girouette, même chose pour les deux garçons d’ailleurs, c’est quand même dingue ce talent qu’ils ont tous les trois pour changer leurs sentiments en un clin d’œil (ou alors c’est l’auteure qui est nulle pour faire des personnages qui soient un tant soit peu crédibles niveau psychologie, je ne sais pô !), la seule chose ayant changé est que Maxon qui était complètement fadasse jusque là se met à avoir des réflexions de salaud de temps en temps, pas très charmant ce prince !

Je pense que vous aurez compris avec mon intro que niveau histoire c’est désastreux, mais je dois dire que je ne serai pas totalement sévère parce que ce qui concerne les rebelles il y a au moins eu le mérite d’éveiller un peu ma curiosité, on sait enfin ce qu’ils veulent, ils passent vraiment à l’action (et ont enfin compris que casser la vaisselle n’avance à rien, il était temps !) et la famille royale s’occupe enfin de cette affaire, tout ne trouve pas sa réponse, c’est aussi superficiel que le reste et cela se finit de façon prévisible et facile mais au moins cela permet de voir un peu autre chose que ce stupide concours où les interactions complètement pétées entre Maxon et America.
Parce que clairement, l’auteure n’aura jamais réussi à rendre cette partie là intéressante, c’est toujours la même chose, trois tomes qu’on se coltine les plans vicieux (et foireux) des personnages, America qui s’y oppose et par conséquence s’attire des ennuis (ne pas être soumise c’est bien, mais ne pas foncer tête baissée dans le mur c’est bien aussi !), du coup c’est juste lassant, même en lisant une seule ligne par page on ne risque pas de manquer quelque chose d’important tellement c’est plat et déjà vu !

Je ne sais pas trop si je lirai la suite, je veux bien être bon public mais au bout d’un moment quand on a une histoire fleur bleue à en crever alors qu’il y a de quoi offrir un univers un poil plus riche et intéressant, et surtout une héroïne aussi vide (outre ses « sentiments amoureux » qu’on ne ressent pas, il y a aussi plein d’autres passages dans le livre où on se demande vraiment si cette fille ressent des émotions ou si ce n’est qu’une sociopathe), c’est lourd. L’ensemble aura vraiment manqué de développement, de maturité et d’âme en fait, même en lisant cette série en ayant seulement deux neurones réveillés tous les défauts sautent aux yeux et seul le fait que le bouquin soit fluide et fasse passer le temps me permet de ne pas être trop sèche avec ma note, c’est dire si je n’y trouve pas grand chose de positif !

 

Ma note : 2-5
Coup de coeur·Policier·Série

Chronique série : And Then There Were None

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Créée par Sarah Phelps.

Adapté de : Dix petits nègres d'Agatha Christie.

Diffusé sur BBC One en 2015
1 saison / 3 épisodes de 60 minutes.

Réalisateur : Craig Viveiros.

Scénariste : Sarah Phelps.

Avec : Maeve Dermody (Vera Claythorne), Charles Dance (juge 
Wargrave), Burn Gorman (William Blore), Aidan Turner (Philippe
 Lombard), Toby Stephens (Dr Armstrong), Sam Neil (général
 MacArthur), Douglas Booth (Anthony Marston), Miranda Richardson
 (Emily Brent), Anna Maxwell Martin (Ethel Rogers), Noah Taylor
 (Thomas Rogers).

 

Synopsis :

En 1939, l’Europe est au bord de la guerre. Dix personnes sont invitées sur « Soldier Island » (l’Île du Soldat), une île le long de la côte du Devon en Angleterre. Isolés du continent, leur hôte A. N. O’Nyme mystérieusement absent, ils se retrouvent tour à tour accusés d’un crime. Lorsqu’une première personne meurt subitement, les autres comprennent que le meurtrier est parmi eux.

 

Mon avis :

J’avais envie de voir cette mini-série depuis sa diffusion, déjà car j’adore le livre dont elle est adaptée mais aussi parce que le casting a de la gueule (notamment Charles Dance, Aidan Turner, Sam Neil et Toby Stephens -le parfait Mr. Rochester de « Jane Eyre » en 2006 dont je parlerai forcément un jour !-).

« And then there were none » est donc l’adaptation du génial « Dix petits nègres » d’Agatha Christie, livre et série se déroulent sur une île isolée, 8 personnes sont invitées mais seuls les deux domestiques les accueillent, les hôtes n’étant pas là, mais alors que les 10 larrons se préparent à attendre patiemment (et qu’une tempête les bloque sur l’île), un message résonne dans la maison les accusant tous d’avoir commis des meurtres avant que l’un d’entre eux ne s’écroule, visiblement assassiné…

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Qu’on ait lu le livre ou pas, cette série est vraiment à voir, c’est une très grande réussite et un coup de cœur pour moi, du coup ne vous attendez pas à ce que je relève beaucoup de points négatifs, vu que je ne sais même pas si je vais en trouver un seul !

Je vois difficilement comment le bouquin aurait pu être mieux adapté, excepté quelques petits changements anodins (comme le docteur Armstrong qui se prend une baffe pour se calmer plutôt que Vera Claythorne, cela ne change pas l’histoire mais je trouve que c’est plus logique vu que Vera a l’air plus stoïque que le docteur de façon générale !), la trame de la série est la même que sur papier (en même temps, pourquoi la changer ?!) et donc tout aussi captivante.
Alors oui je pourrais tout de même évoquer les quelques jurons prononcés par les personnages qui ne sont vraiment pas nécessaires ou la pseudo romance entre Lombard et Claythorne qui n’est pas présente dans le livre mais que je ne rejette pas non plus en bloc dans la série, on n’aurait pu faire sans mais je trouve que cela rajoute un peu plus de tension et ce n’est pas comme s’il n’y avait aucune alchimie entre les deux personnages donc pourquoi pas ?

Comme le livre, la série se dévore d’une traite, la durée est idéale pour construire les personnages et montrer toutes leurs facettes, et pour que l’intrigue se déroule sans longueur tout en étant pas précipitée, mais vu le matériau de base il y avait peu de risque de se retrouver face à une histoire ennuyeuse et/ou mal foutue, même en connaissant l’histoire et ses ficelles presque par cœur, j’ai été happée par la série pas seulement parce que l’intrigue est brillante mais aussi pour tout le reste (l’atmosphère générale, les personnages sur lesquels on veut en savoir plus, les acteurs impeccables…), même les passages les plus insignifiants (à priori) retiennent l’attention et moi qui voulait juste revoir quelques morceaux du premier épisode pour écrire cette chronique je me suis surprise à revoir les trois parties sans m’en rendre compte et encore une fois sans ennui ni sans être lassée.
C’est de l’excellent travail que ce soit en tant qu’adaptation ou en tant que série, qu’on sache comment l’histoire va tourner ou pas il y a tout ce qu’il faut pour avoir envie d’enchainer les épisodes (tout comme le livre pousse à tourner les pages sans s’arrêter !).

La réalisation est superbe, élégante, léchée, la série possède bon nombre de plans magnifiques mais elle est aussi « pertinente », autant pour certains détails qu’on peut remarquer si on connait le déroulement de l’intrigue que pour les prises de vue de l’île et de la maison qui accentuent l’isolement mais les rendent également hostiles et aussi inquiétantes que certains personnages qui s’y trouvent !

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Comme on pouvait s’y attendre le casting aussi est solide entre acteurs confirmés et jolies révélations. Je ne vais pas m’étendre sur les prestations de Sam Neil, de Miranda Richardson et de Charles Dances, je pense qu’on les connait suffisamment pour se douter qu’il n’y aucune fausse note dans leurs jeux, même chose pour Toby Stephens toujours sur le fil et à deux doigts de dérailler et Burn Gorman que je connais beaucoup moins mais qui est aussi très juste, imperturbable et qui a pourtant l’air en permanence apeuré.
Le casting est complété par Noah Taylor absolument sinistre en domestique et Anna Maxwell Martin qui joue sa femme complètement terrorisée qui fait office de souffre-douleur, Aidan Turner magnétique mais glaçant (et je pense que les costumiers ont eu des problèmes avec ses fringues vu qu’on le voit torse poil plus souvent que mes ovaires ne peuvent le supporter !) et Douglas Booth qui est un acteur que j’ai toujours trouvé trop lisse et ayant du mal à porter vraiment un rôle, mais ici il s’en sort bien, peut-être que le personnage du garçon né avec une cuiller en argent dans la bouche, inconscient, égoïste et blessant associé à sa tête toute mignonne lui va mieux que les rôles plus « romantiques » !
Et je finis par mon petit coup de cœur : Maeve Dermody qui joue Vera Claythorne que je découvre avec cette série et que j’ai trouvé parfaite, tout en sobriété et en finesse et qui fait passer beaucoup de choses rien qu’avec le regard.
Bref, des acteurs et actrices bien choisis, aux jeux variés et tous au top, je n’ai pas encore vu d’autres adaptations des « Dix petits nègres » et je pense que j’aurais du mal à me défaire de l’image des acteurs de la série maintenant !

Forcément je ne peux pas en dire plus (surtout en ce qui concerne l’intrigue), je fais la comparaison entre livre et série et je donne mon avis, rien de plus et je ne vais surtout pas spoiler (d’autant qu’on m’a moi même balancé le fin mot de l’histoire avant ma première lecture, ce n’était pas agréable mais le livre est tellement bien que cela n’a même pas gâché le plaisir en fait !), tant qu’à faire autant vous en dire le moins possible pour que vous vous fassiez balader le plus possible !
Si vous avez déjà lu le bouquin lancez vous dans cette série parce que vous devriez y retrouver ce que vous avez aimez pendant votre lecture et si vous ne l’avez pas lu alors laissez vous tenter par cette adaptation qui devrait vous surprendre.

Personnellement je suis plus que séduite et j’espère que la BBC aura l’idée d’adapter « Le crime de l’orient-express » un jour, parce qu’il y aurait de quoi faire une autre excellente série !

 

Ma note : 
coupdecoeur
Jeunesse·Science-Fiction

La sublime communauté, tome 1 : Les affamés – Emmanuelle Han

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La sublime communauté,
Tome 1 : Les affamés
Emmanuelle Han
Edition Actes sud
2017
374 pages


Genres : Science-fiction, 
Jeunesse

 

Merci à
et aux éditions
index
.
Série : La sublime communauté
1. Les affamés
.
Résumé :
C’est la fin de notre ère. Aux quatre coins d’une planète surpeuplée et en pleine dévastation, six mystérieuses Portes apparaissent, ouvrant des brèches vers des mondes inconnus. En quête d’une terre promise, fuyant la misère et la mort, des flux d’hommes, de femmes et d’enfants désespérés, les « Affamés », se pressent aveuglément vers ces Six Mondes, ignorant tout à leur sujet.
Quels secrets renferment ces Portes ? Quel mal ronge les Affamés ? Quelle est la nature des Six Mondes ? En ces temps de détresse où la violence et le chacun-pour-soi font rage, seuls trois enfants pourront le découvrir. Ashoka, Ekian et Tupà ne se connaissent pas, vivent à des milliers kilomètres de distance. Pourtant, leurs destins sont liés. De leur union dépendra le sort de la Sublime Communauté.
Mon avis :

Je n’ai pas lu d’histoire de fin du monde depuis un moment, il y a bien eu le tome de Koridwen de la série « U4 » mais vu qu’il ne m’a pas plu je ne le compte pas vraiment, du coup le genre me manquait et quand Babelio m’a proposé ce titre j’ai foncée, mais s’il y a de bonnes choses, je suis tout de même mitigée…

Notre monde est ravagé, il est surpeuplé, la nourriture se fait de plus en plus rare et l’humanité est condamnée, le seul espoir réside dans ces portes apparues dans certaines parties du monde, dont personne ne sait rien, mais elles pourraient être la clé de la survie de notre espèce….
Dans cette masse qui se rue vers les portes, trois adolescents (Tupà en Amérique du sud, Ekian dans le désert arabe et Ayosha en Inde) ne se connaissent pas mais partagent un lien, entre eux, mais aussi avec les portes et ce qui se cache derrière…

Finalement les critiques que je pourrais faire sont plus ou moins les mêmes que j’ai pu faire à d’autres premiers tomes, à savoir : beaucoup trop de flou, évidemment ce n’est que le début d’une série, et j’ignore combien de tomes sont prévus et je ne m’attendais pas trouver une réponse à toutes les questions qu’on peut se poser, mais là j’étais vraiment perdue, j’aurais aimé que l’ensemble soit un peu plus clair, que ce soit les causes de ce monde dévasté où tout le monde meurt de faim, ou ces histoires de portes, des six mondes, de la sublime communauté (dont on n’entend pas du tout parler d’ailleurs), des « transplantés » (ce que sont Ayosha, Ekian et Tupà, car à 8 mois ils ont été retirés de leurs régions d’origine pour être amenés ailleurs sans qu’on sache pourquoi), des guetteurs…
Il y a beaucoup de choses qui demandent des explications et je trouve qu’on n’en a trop peu, un peu de mystère oui, presque aucune réponse non !
Du coup vu qu’on patauge je n’ai pas franchement réussi à accrocher à l’intrigue, c’est frustrant parce que je sens qu’il y a du potentiel mais pour le moment j’en sais trop peu pour être convaincue…

Là où l’auteure a mieux réussi à planter le décor c’est au niveau des différentes cultures utilisées (touareg, indienne et brésilienne il me semble, je n’ai pas trop compris dans quel pays se trouvait Tupà je l’avoue…), je ne sais pas si tout est correct, et s’il y a une part d’invention car je n’y connais rien mais l’ensemble sonne juste, est intéressant et est bien exploité, l’auteure ne s’en sert pas juste pour étaler sa science mais vraiment parce que cela a un sens dans le parcours des personnages et que cela fait parti des étapes pour les faire évoluer…

D’ailleurs pour parler un peu des personnages il reste surement pas mal à découvrir sur eux mais ce que j’en ai vu m’a plu, ils ont chacun leur personnalité propre mais ont tous une certaine maturité et quelque chose que je n’arrive pas à décrire qui donne envie de les suivre et qui m’a permis de m’attacher à eux. Si le lien qui les rapproche va peut-être les faire vivre la même aventure par la suite, pour l’instant leurs chemins et les épreuves qu’ils traversent sont bien différents, donc les trois points de vue ne se ressemblent pas et ont chacun leur intérêt, et j’ai apprécié suivre les trois personnages.

En bref, si l’histoire pêche c’est donc surtout pour son manque d’éclaircissements et de réponses que j’aurais aimé un peu plus présents, mais le reste m’a l’air solide et s’il faut être patient pour que tout soit un peu moins obscur je pense que l’auteure sait où elle va et que le second ne peut être que meilleur, en tout cas je l’espère !
Et pour finir je remercie Babelio et les éditions Actes sud pour cette découverte !

 

Ma note : 2-5

 

Jeunesse

La décision – Isabelle Pandazopoulos

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La décision
Isabelle Pandazopoulos
Edition France loisirs,
2013
249 pages

Genre : Jeunesse




 

Résumé :

En plein cours de maths, Louise, jeune fille sans histoires, excellente éléve de Terminale S, a un malaise. Samuel, le délégué, l’accompagne aux toilettes. Du sang s’écoule, Louise ne répond plus. Hémorragie ? Suicide ? En fait, la jeune fille a accouché. Elle ne savait pas qu’elle était enceinte, mais elle a donné naissance à un petit garçon de 3,3 kg. Pourtant, Louise affirme qu’elle n’a jamais couché avec personne… Alors que s’est-il vraiment passé ? En état de choc, la jeune fille ne peut accepter la réalité. Pourtant, il lui faut décider du sort de son enfant : le garder ou le confier pour adoption. Elle n’a que quelques semaines. Et un long chemin à faire…

 

Mon avis :

« La décision » est un roman dont je n’avais jamais entendu parler et que je n’aurais probablement jamais lu si ma maman ne me l’avait pas acheté pendant un vide-grenier, et pourtant le sujet (le déni de grossesse) vaut au moins le coup qu’on s’y intéresse !

Alors qu’elle est en plein cours au lycée, Louise est prise de violents maux de ventre, elle se dirige vers les toilettes accompagnée par un camarade et ce dernier voit vite du sang se mettre a couler. Plusieurs minutes passent, les secours arrivent et ils constatent que Louise vient de donner naissance à un bébé, personne ne savait qu’elle était enceinte, même pas elle…
Commence alors un vrai parcours du combattant pour d’une part comprendre ce qui est arrivé à Louise et d’autre part pour décider si elle veut élever cet enfant et comment elle va vivre maintenant que plus rien n’est pareil…

Étant plutôt terrorisée par la grossesse (surtout quand elle arrive aussi tard et qu’elle ne peut plus être interrompue) cette lecture a pu me donner quelques sueurs froides mais elles se font vite oubliées vu la justesse de ce qui suit.
L’histoire est racontée sous différents points de vue, que ce soit les amis de Louise qui ne comprennent pas ce qui lui arrive, ses parents qui ne savent pas comment gérer la situation, le personnel soignant qui s’occupe d’elle, les autres adolescentes-mères que Louise côtoie et bien sur Louise elle-même.
Et chacune de ces parties a son intérêt (même si les autres adolescentes sont assez pénibles à suivre parce qu’elles passent leur temps à se sauter à la gorge !), l’interrogation des uns, l’impuissance des autres et entre tout cela Louise qui est complètement déboussolée et essaie de faire face comme elle peut, on voit la situation sous tous les angles et c’est ce qu’il fallait pour mesurer toute l’ampleur de cette histoire et voir comment chacun des personnage est affecté, même si c’est finalement (et logiquement) le point de vue de Louise qui est le plus intéressant, ses réactions sont très bien dépeintes et sa façon de gérer cette maternité ni prévue ni voulue est crédible (qu’on y adhère ou pas) et retranscrit bien (je pense) les étapes que traverse une jeune fille qui serait confrontée à un déni de grossesse et également son évolution, la maturité qu’elle gagne « grâce » à cela et ses sentiments vis-à-vis du bébé où on sent vraiment son tiraillement entre l’envie de l’abandonner pour espérer retourner à sa vie d’avant et l’envie de l’aimer parce qu’après tout lui non plus n’a pas demandé à se retrouver dans ce contexte pourri !

Une fois la situation bien « digérée » le roman se concentre sur l’origine de cette grossesse, Louise prétend ne jamais avoir eu de relation sexuelle, est-ce qu’elle dit la vérité ? Ce qui voudrait dire qu’elle a été abusée et qu’en plus elle ne s’en souvient pas ? Je ne donnerai pas la réponse mais là aussi l’histoire est solide et bien traitée…

Vu l’histoire on aurait pu tomber dans le tire-larme, dans la leçon de moral ou dans le glauque mais on en est loin, je le redis mais le sujet et les personnages sont traités de façon très juste, c’est intelligent, c’est touchant sans tomber dans le pathos, et c’est vraisemblable.
Après je ne suis pas forcément fan de tous les points de vue qu’on voit, même s’ils sont tous utiles, certains sont un poil longuet et finissent par être un peu frustrant car pendant ce temps on est éloigné de Louise qui est quand même le cœur du roman…

Bref, c’était un sujet casse-gueule mais l’auteure s’en est très bien sortie, le roman n’est pas parfait mais il tombe juste, j’ai été remuée par Louise, et les quelques défauts qu’on peut y trouver sont minimes par rapport à la force du récit.

 

Ma note : 3-5
Chick-lit·Coup de coeur

Coup de foudre à Austenland – Shannon Hale

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Coup de foudre à
Austenland
Shannon Hale
Edition Pocket,
2014
Traduit par Julia Taylor
261 pages


Genre : Chick-lit

 

Résumé :

Jane Hayes est une jeune New-yorkaise en apparence tout à fait normale, mais elle a un secret : son obsession pour Mr Darcy, ou plus précisément pour Colin Firth jouant Mr Darcy dans l’adaptation de la BBC d' »Orgueil et Préjugés ». Résultat, sa vie amoureuse est proche du néant : aucun homme n’est à la hauteur de la comparaison ! Quand une riche parente lui laisse en héritage un séjour de trois semaines à Pembrook Park, un manoir où l’on vit dans la peau d’une héroïne de Jane Austen, les fantasmes de Jane deviennent un peu trop réels. Cette immersion dans cet Austenland réussira-t-elle à débarrasser la jeune femme de son obsession pour lui permettre de rencontrer un vrai Mr Darcy ? La comédie romantique que toutes les fans de Jane Austen attendent !

 

Mon avis :

Même lorsque je n’étais pas fan de Jane Austen (ne me traitez pas d’hérétique, maintenant c’est le cas !) j’aimais quand même beaucoup découvrir les adaptations ou les histoires écrites par d’autres qui se déroulent dans cet univers, du coup je louchais sur ce titre depuis sa sortie…

A 32 ans, Jane a collectionné les histoires d’amour décevantes et sa patience ayant atteint ses limites elle a décidé de renoncer aux hommes, il faut dire que la jeune femme est amoureuse des romans de Jane Austen et rêve secrètement de rencontrer son Mr. Darcy, du coup les autres hommes ne lui arrivent pas à la cheville.
Quand sa grande-tante décède, cette dernière ne lui laisse pas de l’argent en héritage mais un billet pour Austenland, là où nous pouvons nous prendre pour une héroïne Austenienne, vivre comme à l’époque et peut-être même tomber sous le charme d’un gentleman…

Même si le livre est classé en chick-lit (genre que je ne peux plus vraiment sacquer) on neaffich_25831_1 tombe pas dans ses travers, l’histoire est plaisante, l’auteure utilise très bien tout l’univers Austenien sans faire des copiés-collés tout fades, et l’héroïne est loin d’être une dinde insupportable, je n’ai pas le coup de coeur facile mais je dois dire que j’ai complètement craqué pour « Coup de foudre à Austenland » et n’ai pas résisté à l’envie de le relire à peine quelques mois après ma découverte !
Comme dans les histoires de Jane Austen les personnages passent leur temps entre discussions, promenades et bals, ou du moins essaient car Jane a du mal à vraiment se plonger dans cette époque, à s’intéresser à des personnes qui jouent toutes un rôle et surtout à supporter cette saleté de corset ! Du coup comme il faut bien s’occuper en attendant que le charme opère elle transgresse les règles et les conventions de l’endroit et vit un peu une double vie à Austenland, autant dire qu’elle n’a pas intérêt à se faire attraper par son chaperon !
Et tout cela donne un bon mélange entre vraie Austenerie et une histoire plus contemporaine où il y a pas mal de surprises pour bien secouer l’ensemble.

L’histoire est agréable à suivre mais les personnages ne sont pas en reste, Jane est une héroïne Austenienne telle qu’on l’imagine, ayant de l’esprit, de la répartie, pétillante et attachante, un peu maladroite par moments mais sans jamais tombée dans le pathétique, et j’ai vraiment beaucoup aimé son caractère et ses réflexions (même si je ne comprend pas sa manie de planquer son dvd d’Orgueil et préjugés !), Mr Nobley quant à lui est un pur Mr Darcy, assez hautain, parfois sec il se révèle pourtant surprenant et charmant, peut-être pas autant que le vrai Darcy mais quand même bien craquant ce Nobley ! Tous les autres personnages sont certainement inspirés des figures Austenienne mais j’avoue que n’ayant pas lu tous ses livres je suis sans doute passée à côté sans que cela m’ait empêché de les apprécier, et de bien rire avec Miss Charming qui ne sait pas quoi inventer pour se faire remarquer !

Côté style il n’y a pas grand chose à noter, c’est frais, c’est fluide et entre chaque chapitre à Austenland, on revient sur les romances connues par Jane et on comprend vite pourquoi la demoiselle est aujourd’hui aussi blasée vu la belle brochette de nazes qu’elle a fréquentée !

Bref, je ne suis pas sure que quelqu’un n’ayant jamais lu les écrits de Jane Austen accroche vraiment à ce titre, mais pour ceux qui connaissent un minimum son univers il y a de quoi passer un bon moment et j’ai déjà hâte de lire les titres d’Austen que je ne connais pas encore pour pouvoir relire « Coup de foudre à Austenland » et saisir toutes les références,  et en attendant j’espère que l’adaptation serait aussi amusante que le texte !

 

Ma note : 
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