Jeunesse·Science-Fiction

U4 : Koridwen – Yves Grevet

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U4 : Koridwen
Yves Grevet
Édition Syros Nathan 
2015 
362 pages

Genres : Jeunesse,
 Science-fiction
Série : U4 

1. Stéphane
2. Koridwen
3. Yassin
4. Jules
5. Contagion
Résumé :

Cela fait 10 jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale est décimée. les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ?

Koridwen a survécu à tous les habitants de son hameau de Bretagne. Avec l’aide d’Yffig, elle les a inhumés les uns après les autres, puis le vieil homme est lui aussi décédé. Le jour de ses 15 ans, suivant les dernières volontés de sa mère, la jeune fille ouvre une enveloppe laissée par sa grand-mère. Dans ce courrier, il est question d’un long voyage et de mondes parallèles.

 

Mon avis :

Après le tome sur Stéphane, qui avait des défauts mais qui était pas mal, je n’étais pas spécialement pressée d’ouvrir ce tome car Koridwen m’avait fait une mauvaise première impression, finalement c’est pourtant son personnage qui m’aura le plus convaincue dans cette suite, ce qui explique le fait que ma chronique va être un peu concise !

L’histoire se déroule au même moment que les autres tomes, donc nous sommes toujours en plein chaos alors qu’un virus décime la population, cette fois nous nous trouvons aux côtés de Koridwen qui a perdu tous ses proches et se retrouve livrée à elle dans sa ferme en Bretagne. Comme les trois autres héros de la série, Koridwen va tenter de rejoindre Paris qui pourrait être la clé de leur survie mais va également connaître l’héritage que lui a laissé sa grand-mère, une sorcière-guérisseuse…

Tout ce qui concerne l’héritage celtique de Koridwen aurait dû être ma partie préférée du livre mais finalement cela m’a laissée froide sur le moment et je peinerais à en parler maintenant car je ne me souviens plus de rien, c’est aussi poussif que le reste et même tiré par les cheveux, c’est trop facile et trop vite accepté par Koridwen je trouve, bref je n’en parle pas plus parce que mes souvenirs sont flous mais j’y suis restée complètement hermétique.

En ce qui concerne tout ce qui tourne autour du virus, c’est un peu le même sentiment; l’indifférence, il n’y a rien de particulier à relever comparé au précédent tome, c’est passable mais ni indispensable, ni palpitant, ni marquant il faut croire car à part quelques bribes de l’histoire il ne me reste pas grand-chose en mémoire, c’était correct sur le moment mais cela s’arrête là, et j’espère que le côté répétitif ne se fera pas ressentir encore avec les deux derniers tomes et qu’un peu d’originalité va secouer le tout !

Je disais que c’était finalement Koridwen qui m’avait le plus plu dans ce tome, mais tout est relatif, j’ai eu un meilleur feeling avec elle qu’avec Stéphane parce que je l’ai trouvée aussi forte mais un poil plus réfléchie, mais on ne peut pas dire que je l’ai plus appréciée que cela non plus (vu qu’elle est parfois radicale dans ses actions, et assez froide de manière générale), c’est une héroïne convenable mais encore une fois elle ressemble à n’importe quelle héroïne de dystopie jeunesse et du coup je ne ressens pas d’attachement particulier envers elle, cela dit dans le tome précédent elle me gonflait et là j’arrive à la supporter alors il y a quand même un net progrès !

Bref, je suis aussi peu inspirée en écrivant cette chronique qu’en lisant le livre, je ne dirai pas que cela a été une perte de temps mais on ne peut pas dire que cela m’a apporté grand-chose et c’est dommage vu que le tome de Stéphane lançait bien la série et j’ai peur que le concept soit déjà épuisé, j’espère que Jules et Yassin me prouveront le contraire…

 

Ma note : 1-5
Coup de coeur·Drame

Des bleus au cœur – Louisa Reid

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Des bleus au cœur
Louisa Reid
Édition Plon,
2012
Traduit par Amélie de Maupéou
316 pages

Genre : Drame


 

Résumé :

À l’enterrement de sa sœur jumelle Hephzibah, Rebecca est seule face à tous ces yeux braqués sur elle. Les filles du lycée, le petit ami d’Hephzi, les profs, les voisins et ses parents. Que s’est-il passé ? Pourquoi est-elle morte si brutalement ? De quoi ? Rebecca est la seule à savoir. À savoir qu’Hephzibah avait un petit ami, à savoir qu’elle faisait le mur pour le voir, à savoir surtout ce qu’il se passait quand elle rentrait de ses escapades. Car le terrible secret que Rebecca est seule à porter désormais n’est pas à l’extérieur mais à l’intérieur de la maison. Ce qui lui fait si peur, si honte et si mal, c’est ce qui se passait une fois la porte fermée, ce qui a tué sa sœur jumelle : les parents.

 

Mon avis :

Commencé juste avant de me coucher, j’ai finalement dû sacrifier quelques heures de sommeil pour aller jusqu’à la dernière page de ce livre mais ça valait la peine, cette lecture retourne l’estomac et je n’ai pas été aussi émue par une histoire depuis très longtemps, même si elle n’est pas à mettre entre toutes les mains car certaines scènes sont très dures…

Le récit suit les points de vue de deux sœurs, celui de Hephzibah et celui de Rebecca après la mort de sa sœur, car dès le début nous apprenons qu’Hephzi est morte, on ne sait ni pourquoi ni comment mais plus les pages défilent, plus les zones d’ombres s’éclaircissent et plus l’histoire se révèle glauque.
Si les deux jeunes filles semblent mener une adolescence banale, une fois de retour chez leurs parents, à l’abri des regards, on se rend compte que leur vie est en réalité un enfer…

Je le redis mais c’est un livre très dur à lire, le sort des deux personnages est déchirant et j’ai eu à plusieurs reprises envie de pleurer en voyant tout ce qu’elles peuvent endurer donc il vaut mieux ne pas se lancer dans cette lecture à la légère parce qu’on n’en sort pas indemne et que ce n’est pas simple de digérer une histoire aussi pénible.
Mais malgré cela je ne regrette absolument pas d’avoir lu ce livre, c’est une baffe mais c’est le genre de baffe qu’on est content de prendre !
Et d’ailleurs quand j’ai commencé ma lecture, arrivée environ à la moitié du livre j’ai voulu le fermer et dormir mais je n’ai pas réussi parce que j’avais l’impression d’abandonner les deux jeunes filles, c’est surement idiot parce qu’elles ne sont pas réelles mais cela donne une petite idée de mon niveau d’implication dans l’histoire !

Bref, vu la façon dont j’ai commencé cette chronique, on pourrait penser que ce livre est affreux à lire et qu’on a besoin d’une thérapie pour s’en remettre mais même si « Des bleus au cœur » raconte une histoire difficile ce n’est pas que cela et surtout ce n’est pas fait d’une manière bourrine, j’ai l’impression d’utiliser beaucoup trop ce mot dans mes chroniques dernièrement mais tant pis je vais le dire pour cette lecture aussi, c’est « juste » tant au niveau du récit que du traitement des personnages, tout n’est pas qu’horreur il y a aussi énormément d’émotion, d’espoir et de force qui se dégage de cette histoire parce que malgré toutes les épreuves Hephzi et Rebecca ne baissent jamais les bras, encaissent, mais cherchent toujours comment se libérer de l’emprise de leurs parents et en attendant elles vivent en secret ce que des adolescentes de leur âge sont censées vivre.

Forcément nous savons qu’Hephzibah n’a pas réussi à échapper aux bourreaux qui lui servaient de parents et y a laissé sa vie donc il n’y aucun suspense de ce côté mais il y en a en ce qui concerne les circonstances de sa mort et surtout si Rebecca va connaître le même sort, et quand on voit tout ce qu’elle peut traverser il a de quoi s’inquiéter pour elle, plus on s’attache à elle plus l’étau se resserre et j’avais peur de la façon dont allait se finir le récit pour elle…
Il y aussi pas mal de mystère sur ce qui est à l’origine du comportement des parents, et pourquoi ils sont tombés dans cet extrémisme et dans une violence pareille, sans chercher à les excuser l’auteure trouve une justification assez crédible et apporte un poil de nuance à leurs personnages, cela ne les rend pas sympathiques et cela ne minimise pas non plus leurs actes mais au moins on « comprend » pourquoi ils ont tourné de cette façon et je trouve cela plus percutant (et plus intelligent) que de juste les présenter comme deux sadiques bêtes et méchants sans raison.

Que ce soit pour Rebecca ou pour tous les secrets que traine cette famille, l’histoire est vraiment prenante, et encore une fois chargée en émotions, en refermant le livre j’étais même épuisée et j’ai lâché quelques larmes parce qu’il n’y a pas un seul moment de répit, il y a toujours quelque chose à découvrir et quelque chose à ressentir et j’ai l’impression de n’avoir pas du tout rendu tout cela dans ma chronique, la lecture a été si intense que j’ai vraiment du mal à trouver les mots pour en parler, donc je pense qu’il vaut encore mieux s’en rendre compte par soi-même si on prêt à plonger là-dedans.
En tout cas moi je ne suis pas près d’oublier ce livre qui bien qu’il ait une histoire horrible est aussi magnifique et qui m’a bouleversée comme peu de titres l’ont fait.

 

Ma note :
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Chick-lit

Quelques titres de chick-lit qui ne nous prennent pas pour des dindes.

Si vous lisez de temps en temps mon blog (voire ma page Facebook) il y a des chances pour que vous sachiez que la chick-lit n’est plus vraiment mon truc, le genre compte un bon paquet de merdes qui racontent toutes pratiquement la même chose et qui tombent facilement dans le sexisme, l’homophobie, et autres joyeusetés, et très franchement tout ça ça me pète les ovaires !
Donc au lieu de râler encore un coup j’ai plutôt envie de parler de quelques livres qui font partie du genre de la chick-lit mais qui offrent des histoires creusées, de bons personnages et qui surtout ne nous prennent pas pour de grosse cruches en nous servant des héroïnes avec l’intelligence d’un haricot qui n’existent que par, et pour, leur vie amoureuse !
J’ai déjà eu l’occasion de chroniquer certains bons titres (et aussi des mauvais) donc forcément je ne vais pas en reparler ici mais si ça vous intéresse vous pouvez toujours cliquer ici pour rattraper tout ça : https://lataniereauxlivres.wordpress.com/category/chick-lit/ .

Donc, question con (ou pas d’ailleurs si vous ne trainez pas dans ma tanière d’habitude et / ou que vous ne connaissez pas ce genre) la chick-lit c’est quoi ? C’est en quelques sortes un sous-genre de la comédie (voire de la comédie romantique) à destination des femmes (sic) et écrit par des femmes, mais vous verrez que je vais faire des petites entorses à cette dernière règle (parce que fuck the rules !) (oui bon surtout les règles stupides qui nous disent que telle chose est pour tel sexe en fait !), et ce genre a été vraiment lancé grâce notamment à Sex and the city de Candace Bushnell en 1996 et au Journal de Bridget Jones d’Helen Fielding en 97. (Voilà, ça c’est la partie où je fais ma journaliste en carton et où je vous évite une recherche de trois secondes sur Google, ne me remerciez pas !)
Alors je précise que comme pour toutes mes autres chroniques les avis qui suivent son purement subjectifs, je trouve ces livres-là bons (voire très bons) mais vous avez le droit de ne pas être d’accord, et en passant ce n’est pas un top non plus et mes avis seront plutôt courts, ce ne sont que de petites présentations pas des chroniques « complètes », et pour finir je ne m’en tiens qu’à la chick-lit, donc pas de romance (même s’il y en a dans les titres que je présente) et pas de contemporain non plus, ce qui explique surement pourquoi je n’ai pas non plus des masses de bouquins à conseiller !

Bref, on commence avec Réponds, si tu m’entends de Marian Keyes qui fait partie de la série des sœurs Walsh avec Watermelon (pas encore traduit en français apparemment), couv5565780Chez les anges et Les vacances de Rachel dont je ne parlerai pas vu que je ne les ai pas encore lus.
Donc dans Réponds, si tu m’entends nous suivons Anna qui vient d’avoir un accident qui l’a laissée en morceaux et qui est retournée chez sa famille en Irlande mais sans son mari dont elle n’a pas de nouvelle depuis l’accident sans qu’on sache vraiment pourquoi et du coup une partie du livre tourne autour de cette absence et je n’en dirais pas plus pour ne pas spoiler…
Bon, avec une héroïne qui a donc morflé et se retrouve plus ou moins seule, on peut penser que le bouquin est déprimant mais ce n’est pas le cas, il y a des passages très drôles grâce notamment à la famille d’Anna qui est franchement perchée et qui vit des histoires assez… épiques on va dire !
Mais il y a aussi beaucoup d’autres émotions dans ce texte, c’est une lecture forte et très touchante et dire que j’ai failli verser ma petite larme n’est pas exagéré.
C’est bien construit question intrigue, l’héroïne est juste et crédible dans ses réactions vis-à-vis de l’accident et tout ce qui l’entoure, et je trouve que c’est franchement rare que la psychologie des personnages d’un livre classé en chick-lit soit aussi soignée, j’ai vraiment apprécié le travail fait de ce côté-là et cela rend la lecture encore plus saisissante. Sans parler de toute la tendresse ambiante qui fait du bien au moral.

On enchaine avec Tout ton portrait d’Isabel Wolff, mais j’aurais pu citer Rose à la rescousse, Un amour vintage ou Accroche-toi Anna qui sont aussi excellents.
Alors dans Tout ton portrait on suit Ella qui est peintre et doit faire le portrait du fiancé de sa sœur qu’elle ne peut pas sacquer !couv7808538
Du coup ça ne vous étonnera pas si je vous dis qu’on voit venir la romance entre eux mais même si elle reste mignonne ce n’est pas ce qui est le plus intéressant dans ce livre parce que ce que j’aime chez Isabel Wolff c’est la profondeur de ses histoires, ici Ella a été abandonnée par son père il y a 30 ans et il réapparait d’un coup comme une fleur pour essayer de connaître Ella, personnellement je n’ai pas vécu ce genre de trucs (enfin si, dans un sens, mais ce n’est pas mon père qui a ignoré mon existence, bref…) mais ce qu’en fait l’auteure me semble bien traité, encore une fois ça sonne juste, c’est touchant, ça ne tombe pas dans le pathos et ça prouve que ce n’est pas parce que la littérature soi-disant pour filles est un genre réputé léger qu’on ne peut pas utiliser des thèmes plus sérieux et plus graves.
Et encore une fois il n’y a pas que ça, le livre est plus riche qu’il n’y parait avec des histoires secondaires (vu que les personnages que peint Ella leur racontent des passages de leurs vies), l’ensemble est un brin mélancolique et très touchant.

Bon, la chick-lit est donc censé être écrit par les femmes pour les femmes mais je vous avait prévenu que je n’allais pas me tenir à cette définition toute nulle et donc surtout parce qu’entendre que telle chose est pour les hommes et telle autre pour les femmes ça me gonfle (surtout si c’est pour l’utiliser comme prétexte en nous refilant des trucs comme Cinquante nuances de conneries) donc si les hommes peuvent lire de la chick-lit ils peuvent très bien en écrire aussi, ce qui explique la présence dans ma liste de L’homme qui a oublié sa femme de John O’Farrell.
couv34664863Dans ce livre nous rencontrons Vaughan qui est victime d’amnésie, c’est le black-out complet, son nom, sa famille, sa vie entière est oubliée, il ne se souvient de rien et il essaie tant bien que mal de retrouver quelques souvenirs jusqu’à ce qu’il tombe amoureux d’une jolie rousse… qui est en fait sa femme… sa femme qui le déteste tellement qu’elle a demandé le divorce !
L’idée de départ est donc un poil dramatique mais le livre devient vite amusant parce que Vaughan a un humour pince sans rire bien efficace et parce qu’il se retrouve parfois dans des situations vraiment absurdes.
Mais le livre n’est pas que drôle, il est aussi prenant car Vaughan va avoir pas mal de flash-back qui donnent envie de voir la suite et de découvrir sa personnalité d’avant son amnésie et comment il va profiter de sa seconde chance.
Personnellement j’ai adoré cette lecture même la fin est tout de même un peu décevante, pas parce qu’elle est mauvaise mais parce qu’elle est trop vite expédiée, et ça gâche un peu le reste, c’est dommage…

Et d’ailleurs ça me fait penser que le thème de l’amnésie est courant en chick-lit, je l’ai déjà croisé trois fois et à chaque fois ça a été des réussites, en dehors de L’homme qui a oublié sa femme donc il y a aussi eu Arnaque à l’amnésie de Caprice Crane (qui met en scène une héroïne qui n’est pas amnésique mais fait semblant de l’être en fait) et Lexi Smart à la mémoire qui flanche de Sophie Kinsella, mes lectures datent et je ne vais pas m’attarder dessus du coup mais j’en garde de bons souvenirs et peut-être qu’un jour je les relirais et que je pourrais en reparler correctement !

En parlant vieilles lectures, je voulais quand même mettre un titre de l’auteure avec laquelle j’ai découvert la chick-lit il y a une bonne dizaine d’années, à l’époque j’étais ado et j’adorais ce genre de lectures, aujourd’hui j’ai grandi et mon attachement pour lecouv31698246 genre s’est sévèrement atténué mais je garde de l’affection pour les bouquins d’Agnès Abécassis, ses livres sont imparfaits mais j’ai relu Le théorème de Cupidon ces jours ci et je me suis bien amusée, c’est le titre le plus léger dont je parle dans cette chronique et pourtant ce n’est pas niais, nous suivons Adélaïde et Philéas qui ont le même âge, travaillent dans le même milieu et ne cessent de se croiser mais soit ils ne se remarquent pas, soit leurs rencontres finissent dans de gros malentendus et j’ai franchement ri pendant ma relecture (autant que pendant ma première découverte).
Certaines scènes ; comme le speed-dating où Adelaïde tombe sur une belle brochette de guignols -et qui reste ma préférée-, m’ont vraiment fait pouffer de rire pendant plusieurs minutes au point de devoir faire une pause avant de continuer !
Pour en revenir aux personnages, il y a non seulement une bonne alchimie entre les deux, mais séparément ils sont aussi très drôles et attachants, même si je n’aime pas forcément tous les titres d’Agnès Abécassis à chaque fois je trouve ses personnages pétillants et avec beaucoup de bonnes répliques qui font mouche, ce qui rattrape bien les défauts qu’on peut trouver à ses livres.

Et pour finir un titre qui mélange chick-lit et horreur avec le tome 1 (vu que je n’ai pas encore eu le temps de (re)lire la suite) de Zombie thérapie de Jesse Petersen.

Sarah et David sont à deux doigts du divorce et suivent une thérapie qui a l’air de couv740172tellement bien leur réussir qu’ils ont envie de s’entretuer à peu près trente fois par jour. Alors qu’ils s’apprêtent à assister à une énième séance ils trouvent un autre couple qu’ils croisent à chaque fois mort et couvert de sang (tant pis ils étaient énervants de toute façon !) et en train de se faire boulotter par leur thérapeute.
Après n’avoir pas eu d’autre choix que de buter leur médecin (de toute façon elle faisait payer trop cher !) pour qu’elle ne les dévore pas avec des fèves et un petit verre de chianti, Sarah et David comprennent bien vite qu’une invasion de morts-vivants a commencé…

Encore une preuve qu’on n’est pas obligé de s’en tenir aux clichés et histoires resucées (oui j’aime bien ce mot) (oui j’ai 5 ans et demi) de la chick-lit et piocher des idées dans d’autres genres !
On reste dans un registre léger là aussi, pas de grandes émotions et pas autant de rires qu’avec Le théorème de Cupidon il faut avouer mais une aventure fun.
Je raffole des histoires avec des zombies donc cette lecture partait avec un avantage et s’il n’y a rien de bien novateur l’intrigue fonctionne, surtout quand on y ajoute les réflexions des deux personnages, l’autodérision ambiante ou une secte de gros tarés pour mettre un peu plus de piment (toujours plus flippant d’affronter des illuminés fanatiques que de se battre contre des morts-vivants !), finalement c’est l’ajout d’éléments tirés de la chick-lit qui donne son originalité et son côté rafraichissant à Zombie thérapie. C’est un peu cliché sur certaines choses (quelques personnages qu’on trouve tout le temps dans les histoires d’horreur ou quelques rebondissements qu’on voit venir) mais il y a tout ce qu’il faut pour passer un bon moment et c’est un bon titre quand on veut de la chick-lit mais qu’on veut quand même voir des pignoufs se faire dégommer ou des beaufs se faire éclater le crane contre une cuvette de chiottes !

Voilà, pour l’instant je n’ai pas d’autres titres dont je pourrais parler, il y a bien quelques titres sympas que je pourrais évoquer mais vu que je n’en ai plus assez de souvenirs je préfère m’abstenir et puis ce n’est pas exclu que je refasse une autre chronique sur le sujet un jour quand j’aurais (re)découvert suffisamment de bons livres en chick-lit (d’ici 8 ou 10 ans) (faut pas se leurrer, la chick-lit est quand même un immense champ de fientes) (et tomber sur l’une d’elle est à peu près aussi agréable que de se faire chier dessus par un pigeon d’ailleurs) (j’ai testé les deux, je peux comparer !).

En attendant si vous avez plus ou moins la même opinion que moi sur la chick-lit j’espère que j’aurais réussi à vous donner envie de jeter un œil à ces titres pour peut-être vous réconcilier un peu avec le genre, parce que ce serait un peu dommage de tout rejeter en bloc !

Chick-lit·Film

Chronique film : Coup de foudre à Austenland

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Coup de foudre à Austenland 

Réalisé par Jerusha Hess
Scénarisé par Jerusha Hess et Shannon Hale
2013, Royaume-Uni, États-Unis
Durée : 1h37
Genre : Chick-lit

Avec : Keri Russell (Jane Hayes), JJ Feild (Henry Nobley), 
Jennifer Coolidhe (Miss Charming), Bret McKenzie (Martin), 
James Callis (Colonel Andrews)...

Adaptation de Coup de foudre à Austenland de Shannon Hale

 

Synopsis :

Obsédée par la mini-série de la BBC « Orgueil et préjugés », une jeune femme se rend dans le parc d’attraction consacré à Jane Austen afin de trouver l’homme idéal.

 

Mon avis :

Après deux lectures du bouquin (qui a été un coup de cœur), il était temps de voir à quoi ressemblait le film et à par quelques points négatifs, c’est une bonne adaptation avec laquelle je me suis bien amusée !

Littéralement obsédée par « Orgueil & préjugés » (au point de vivre dans un véritable temple dédié à l’œuvre avec un Colin Firth en papier à côté de son lit !), Jane décide de partir à Austenland et de devenir une héroïne Austenienne, enfin sauf qu’elle a payé pour la formule de base, donc elle jouera une orpheline sans le sou, et sera logée dans une chambre de bonne !

Contrairement au bouquin Jane atterrit donc à Austenland vraiment par envie et par ses propres moyens, on oublie sa grande tante et ses multiples déceptions avec les hommes, mais je pense que c’est une modification justifiée pour que l’histoire puisse être lancée rapidement sans s’attarder sur les raisons de son voyage, là Jane part juste parce qu’elle adore cet univers et c’est bien suffisant !

Le reste est plus ou moins similaire sur les deux supports, cela dit les scénaristes se sont un peu foirés sur un point (et quand on voit que l’auteure a participé à l’écriture du film c’est un peu dommage !), sans trop spoiler disons que le double jeu de Jane à Austenland, en gros ses petites escapades avec un certain jeune homme, ne sont pas assez présentes à mon gout, là c’est plutôt secondaire et du coup une des décisions de Jane par la suite est un peu moins crédible…

J’ai aussi eu un peu de mal avec les premières scènes de Miss Charming, j’aime beaucoup le personnage, elle me fait beaucoup rire à essayer d’être une héroïne d’Austen avec un accent pas possible et en tentant d’être élégante et subtile alors qu’elle a la délicatesse d’un troupeau de buffles, mais c’est peut-être exagéré quand elle fait des avances bien lourdes aux hommes présents ou qu’elle fait carrément du pied à l’un d’entre eux, je sais qu’elle cherche à séduire les gentlemen mais dans le film elle a parfois l’air d’une harpie harceleuse en chaleur et c’est un peu trop, heureusement que cela se calme un peu après !

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Le reste par contre est vraiment dans l’esprit du bouquin, et donc bien fun, j’ai trouvé le côté fleur bleue peut-être un peu plus accentué que sur papier mais ce n’est pas gênant, et il y a quelques autres modifications au niveau de l’extravagance de certains personnages (en plus de celui de Miss Charming) et je sais que cela n’a pas forcément plu à tout le monde mais personnellement certains passages où ils sont dans l’excès, comme le capitaine George East qui arrache sa chemise pour un rien juste pour montrer ses muscles, sont tellement cons qu’ils m’ont fait éclater de rire ! Sans parler de la pièce de théâtre jouée par les résidents d’Austenland qui est un grand moment d’art dramatique (ou pas) ou la reprise de « Hot in here » (♪ It’s getting hot in here, so take off all your clothes ♪).
Donc oui il y a certes des petites libertés de prises par rapport au texte mais je les pardonne sans mal.

De manière générale l’autodérision de l’histoire est toujours aussi efficace, on joue avec les codes des romans de Jane Austen et avec ceux de la comédie romantique, cela ne se prend pas au sérieux sans devenir tartignole et si j’étais sceptique au début du film j’ai vite eu le sourire et retrouvé ce que j’avais adoré dans le livre.

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Point de vue casting, à première vue je n’aurais pas choisi Keri Russell pour incarner Jane, je n’ai rien contre elle, c’est plutôt une question d’âge (l’actrice ayant une dizaine d’années de plus que la Jane du livre) et j’ai eu tendance à trouver son jeu assez nunuche au début du film mais une fois arrivée à Austenland cela s’améliore et finalement elle se rapproche assez de la vision que j’avais de l’héroïne.
Mr. Nobley est campé par J.J Feild et comme à peu près n’importe quel anglais il est vraiment charmant ( :D) et correspond tout à faire à l’image que j’avais du personnage.
Le casting compte aussi Jennifer Coolidge, la pauvre je ne la vois que dans des rôles de cruches mais elle le joue à la perfection et est hilarante, Ricky Whittle (en ce moment dans American Gods) qui est la caution biscotos mais qui est aussi très drôle, Jane Seymour à fond dans son rôle de la psychorigide Mme Wattlesbrook ou encore Bret McKenzie qui a apparemment joué un petit rôle dans la trilogie du Seigneur des anneaux mais je l’ai revue en version longue ces jours ci et il a l’air d’être bien planqué car je ne l’ai pas repéré et d’ailleurs je soupçonne un peu les scénaristes et responsables du casting d’avoir choisi cet acteur juste pour pouvoir fait une petite vanne à la fin d’Austenland !

Bref, l’ensemble n’est donc pas parfait mais honnêtement en voyant les premières minutes je m’attendais à une catastrophe et finalement même s’il y a des points négatifs le positif l’emporte largement, le livre reste meilleur mais le film est réussi et fait vraiment du bien.

 

Ma note : 3-5
Biographie

A tribute to Heath Ledger the illustrated biography – Chris Roberts

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A tribute to Heath Ledger
 the illustrated biography
Chris Roberts
Edition Carlton books,
2008
111 pages
Lu en VO

Genre : Biographie

 

Résumé :

When the news of Heath Ledger’s tragic death first broke it sent shock waves through the world of showbusiness. Nominated for an Oscar for his role in the blockbuster movie Brokeback Mountain, Ledger seemed set for superstardom. No one could believe that such a bright light had been so suddenly extinguished.
Ledger was renowned for his dedication to his craft. He was a young man whose ambition had led him to eschew the heartthrob image Hollywood longed to bestow upon him in favour of roles that would help hilm fulfil his potential as an actor.
This book tells the story of how this single-minded determination to be the best took him from his home in Perth, Western Australia, to a life of international celebrity. It traces his career from the time he first appeared on stage at school, aged 10, to his many appearances on the red carpet at BAFTA, Golden Globe and Academy Award ceremonies.
Featuring scores of photographs from his earliest years right up to his untimely death at age of juste 28, this book is a tribute to the talents of Heath Ledger.

 

Mon avis :

A tribute to Heath Ledger est la seconde biographie que je découvre sur l’acteur, je ne suis pas très biographie habituellement mais Ledger était (et est toujours) un de mes acteurs préférés donc cela me rendait curieuse. En plus j’avais envie de faire un petit billet ayant un rapport avec lui aujourd’hui (car ce jour marque les dix ans de sa disparition), j’ai manqué de temps pour faire une chronique sur une des adaptations dans lesquelles il a joué (« Brokeback Mountain » adapté du bouquin éponyme d’Annie Proulx ou « Frères du désert » adapté de « Les quatre plumes blanche » d’Alfred E.W. Mason), un jour je m’y attèlerais peut-être mais en attendant voilà une biographie un peu trop concise mais plutôt bien faite.

A tribute to Heath Ledger revient donc sur la jeunesse de l’acteur, ce qui l’a poussé vers la comédie, ses premiers rôles en Australie, son arrivée à Hollywood, sa notoriété grandissante et la reconnaisse acquise peu à peu, jusqu’à sa mort accidentelle en 2008…

Comparé à « Heath Ledger : His beautiful life and mysterious death » de John McShane couv36822624(l’autre biographie que j’ai pu lire, qui était assez bonne mais s’éloignait un peu trop du sujet en s’attardant sur certaines personnes ayant travaillé et / ou partagé la vie de Ledger), Chris Roberts ne fait pas de fioriture, comme dit en intro c’est plutôt concis, ce n’est pas bâclé mais un peu de développement et de détails n’auraient pas été de trop.

Honnêtement entre cette biographie et celle signée McShane que j’ai lu il y a un an je n’ai pas forcément appris beaucoup de choses, mais en même temps ces deux biographies ayant été publiées quelques mois après la mort de Ledger je pense qu’elles auraient surement été plus riches si les auteurs et éditeurs ne s’étaient pas dépêchés de sortir ces deux livres juste pour surfer sur la mort de l’acteur et avaient travaillé un peu plus longtemps (enfin on va dire qu’on a l’habitude de ce genre de conneries, vu que cela arrive à chaque fois qu’une personne célèbre s’en va !)

Je suis un peu amère je l’avoue, pour autant cette biographie ne m’a pas déplu, j’aurais aimé que cela aille un peu plus loin et parler de la vie personnelle de Ledger n‘était pas franchement nécessaire mais c’est une bonne base pour connaître la façon dont Ledger appréhendait les choses et pour voir l’évolution de sa carrière.

D’autant que même si le livre est court (110 pages) l’auteur évoque tous les films et les deux séries de l’acteur (excepté « L’imaginarium du Docteur Parnassus » sorti après la parution du livre) (quand je disais que la publication était précipitée !), ce qui l’a mené à avoir ces rôles-là, quelques infos sur les tournages et les accueils critique et public reçus, donc c’est quand même complet !

Qui plus est, cette biographie me parait « neutre » je n’aurais pas aimé que l’auteur raconte des conneries sur Ledger mais je n’aurais pas non plus aimé qu’il fasse des éloges à n’en plus finir, ici l’acteur est montré de façon juste (bon après je ne le connaissais pas personnellement, on va dire que c’est juste d’après l’idée qu’on se faisait de lui en gros !), et le chapitre revenant sur sa mort est fait de façon sobre, pas de pathos, juste un peu d’émotion (du moins moi ça m’a touchée) (parce que la mort de Heath est la seule mort de personne célèbre qui m’a vraiment peinée) (donc j’ai le droit de faire ma chochotte en lisant une biographie sur lui) (et je vous pouet !).

couv53807900Petit point technique; le livre est en anglais (de toute façon il n’y a pas de biographie en français sur Ledger à ma connaissance) et si je n’ai pas eu de mal à comprendre ce que je lisais certains termes m’ont quand même un peu bloquée (mais j’ai enrichi mon vocabulaire au moins !), le niveau de langue n’est pas franchement élevé mais il est un poil moins abordable que dans le livre de John McShane.

Et le gros plus de A tribute to Heath Ledger est le côté illustré, entre les images de films, d’avant-premières, de cérémonies, les photoshoots ou les photos plus privées il y a de quoi faire et j’avoue que le côté visuel m’avait justement manqué dans « His beautiful life and his mysterious death » donc je suis contente d’en avoir un ici d’autant que le bouquin est bien réalisé sur ce point.

Bref j’ai été un peu critique (parce que je suis une vieille morue aigrie) mais j’ai quand même apprécié cette lecture, comme je l’ai dit le livre aurait été encore meilleur avec un peu plus de patience et un peu plus de recherches mais l’ensemble reste bon et soigné visuellement et c’est finalement un joli hommage à Heath Ledger.

 

Ma note : 3-5

 

Légende Arthurienne·Thriller

L’empire du Graal – Éric Giacometti / Jacques Ravenne

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L'empire du Graal
Eric Giacometti /
 Jacques Ravenne
Édition JC Lattès,
2016
584 pages

Genres : Thriller,
Légende Arthurienne


 

 

Résumé :

La onzième aventure du commissaire Marcas. Oubliez tout ce que vous savez du Graal. An de grâce 1190. Chrétien de Troyes révèle l’existence de la relique la plus sacrée de l’occident médiéval : le Graal. L’Église décide de faire disparaître son texte et de lui substituer une version christianisée de la légende. 2016, Vatican. L’institut scientifique du Saint-Siège rend un rapport secret : dans quelques décennies l’effondrement de l’Eglise est quasi inévitable. Par tous les moyens et grâce à de nouvelles pistes, le pape décide de mettre la main sur le Graal pour créer un immense choc dans toute la chrétienté. L’inspecteur Marcas, au coeur d’un trafic d’antiquités, qui le conduira d’une île sacrée de Bretagne aux lieux légendaires Winchester, Glastonbury, Stonehenge, livre un combat dangereux pour récupérer une sépulture déviante qui permettrait de percer l’énigme du Graal… Mais quelle est-elle ? La descendance du Christ, un breuvage d’immortalité, un moyen pour communiquer avec Dieu… Ce secret est-il aussi dans la version originale de Chrétien de Troyes ? Quel est son pouvoir ? Un secret qui de tout façon va changer profondément notre vie à tous… En revisitant les grands textes qui ont été écrits sur le Graal et les sociétés chrétiennes secrètes, Giacometti-Ravenne nous plongent dans l’une des plus fabuleuses énigmes de tous les temps.

 

Mon avis :

Il y a un an et demi alors que je venais de me faire ouvrir le bide afin d’enlever ma vésicule biliaire qui partait en lambeaux (oui j’aime raconter mes aventures de manière glamour), ma mère, qui connait mon affection pour la légende Arthurienne, m’a offert ce titre. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, je n’ai pas lu les autres titres des auteurs mais il y a « Graal » dans le titre alors ça me suffisait pour me donner envie !

L’Église est en crise, elle perd de plus en plus de fidèles et à ce rythme la chrétienté va purement et simplement s’effondrer, poussé par certains conseillers le Pape décide donc de mettre la main sur le Graal, peu importe les moyens employés pour y parvenir, la survie de l’Église reposant sur cette relique sacrée mais introuvable…
Dans le même temps le commissaire Marcas (qui a l’air d’être un clone de Robert Langdon -héros de Dan Brown- qui fait un métier commun mais qui réussit à trouver tous les trésors légendaires !) entre en contact avec un auteur très populaire obnubilé par le Graal et ensemble ils vont partir à la recherche de ce dernier.

Ma chronique sera courte car s’il se passe plein de choses dans ce livre, cela gâcherait le plaisir de trop en révéler. Même s’il y a des défauts et des rebondissements que j’ai senti venir, l’intrigue fonctionne vraiment très bien, il y a un rythme effréné qui donne envie de tourner les pages et même si l’enquête n’est pas des plus inspirées c’est un des livres du genre qui m’a surement le plus emballée, bien dosé entre énigmes, actions, fantastique et fond plus terre à terre.
En plus de la quête du Graal contemporaine, les auteurs écrivent aussi leur version de la quête au temps du roi Arthur et c’est plutôt correct mais loin d’être mémorable, comparé au reste cela manque trop d’énergie pour être vraiment passionnant, c’était une bonne idée de faire ce parallèle entre les deux époques mais le récit Arthurien tire un peu trop en longueur et j’ai eu du mal à me plonger dedans, même si j’ai fini par y trouver de l’intérêt par la suite.

Il y a par contre quelques petites choses qui m’ont fait tiquer, d’abord des erreurs : la légende d’Arthur placée au VIIIe siècle alors qu’on la situe plutôt au Ve voire VIe. Et Henry VIII d’Angleterre qui est évoqué et est appelé « L’homme aux 7 femmes » alors qu’il n’a eu « que » 6 épouses (et vu qu’il en a fait décapité deux, à mon avis c’est déjà bien suffisant !), ce sont des petites erreurs mais qu’il aurait été facile d’éviter donc c’est un peu bête !
Et il y a également des facilités à deux reprises : un personnage prononce une phrase qui, comme par hasard, fait avancer la quête (qui se trouvait au point mort à ces moments-là) et ce ne sont pas des phrases que n’importe qui pourrait sortir à la première occasion ce sont vraiment des phrases qui ne viennent pas naturellement à l’esprit ! Je chipote peut-être mais j’ai un peu bloqué là-dessus…

Au niveau du dénouement, j’avoue ne pas y avoir complètement adhéré, je l’ai trouvé assez basique, assez convenu, pour une enquête qui collectionne les rebondissements j’aurais aimé être aussi surprise par la fin, elle n’est pas mauvaise mais on aurait pu avoir mieux…

Bref, c’est loin d’être parfait mais c’est un bon page-turner et dans le genre thriller historico-fantastico-ésotérique cela tient la route, et après cette lecture j’ai envie de découvrir d’autres titres des auteurs parce que la recette me plait bien !

 

Ma note : 3-5

 

 

Bilan lecture

Bilan lecture 2017

Eh bien, eh bien, voila une nouvelle année qui se termine et quand je vois la façon dont elle s’achève et comment je l’ai commencée (avec peu d’entrain et d’optimisme), je me dis que c’est vraiment le jour et la nuit niveau état d’esprit !

J’espère que 2017 se finit aussi pleine d’espoir pour vous et je vous souhaite toute les réussites possibles pour 2018 ❤

Je vais encore blablater (et si ça vous gave, ne vous gênez pas pour aller directement à la partie où je parle de mes lectures ;)) mais ce p’tit bilan me donne l’occasion de faire un peu le point et de voir d’une année sur l’autre comment je m’en sors, du moins côté gros trucs parce que noter que j’ai repris la couture ou que je me suis teint les cheveux pour la première fois je pense que vous vous en foutez et que ça ne m’apportera pas grand chose de m’en souvenir l’an prochain 😀
Et en gros trucs il y a quand même eu de quoi faire, j’ai d’abord décroché un DAEU en juin (un équivalent du bac, si vous l’avez foiré -comme moi- et que vous cherchez une alternative je le conseille, ça se passe à la fac, on peut choisir ses matières, ça peut s’obtenir en un an, bref c’est cool !) avant de commencer une licence de lettres en septembre, ce qui n’a pas été simple vu l’énorme envie d’abandonner durant les premières semaines mais finalement je me suis accrochée (en passant c’est drôle de voir le décalage entre moi et les autres étudiants alors qu’il n’y a « que » 6 ou 8 ans d’écart !) et mes résultats sont encourageants (et choisir le français médiéval où on étudie sur des textes de la légende Arthurienne ça c’était une bonne idée :D), et LA grosse surprise : j’ai trouvé un job, c’est clairement un travail que je ne ferai pas toute ma vie car il n’a pas grand chose d’épanouissant et le rythme de mes semaines est devenu assez fatiguant mais il a été le bienvenu !
Pour 2018 je ne demande pas plus que de continuer sur cette voie (et aussi de réussir le permis de conduire, des années que je repousse mais là il est temps de se lancer, je vous conseille quand même d’éviter les rues de Paris dans les mois à venir, on sait jamais si je ne suis pas douée :D).

En ce qui concerne le blog, j’aimerais évidemment m’en occuper plus souvent (mais je dis ça chaque année j’ai l’impression) et j’ai envie de développer un peu la chaine youtube (oui le machin tout vide là avec mon nom dessus), je n’ai fait qu’un Bookshelf tour jusqu’à maintenant (que j’ai depuis supprimé vu que je n’en avais jamais été vraiment satisfaite) et pour l’instant je n’ai pas d’idées précises de vidéos mais j’espère vite trouver l’inspiration !

Côté lecture, 2017 a été un peu n’importe quoi, d’abord un rythme chaotique puis très peu de livres lus en fin d’année, forcément entre le manque de temps et la fatigue les pages ont eu du mal à se tourner mais peu importe car si les coups de cœur sont peu nombreux il y a quand même eu un paquet de bonnes lectures, j’espère tout de même retrouver un bon rythme de lecture de 2018 (et je radote mais : lire plus en anglais, et me remettre aux thrillers !) mais continuer sur ma lancée en creusant les genres qui me plaisent, en tentant des lectures / des univers / des auteur.e.s vers lesquels je ne me dirigerais pas forcément et en continuant les relectures.

Bref, il est temps de passer aux chiffres !

Et en 2017 j’ai donc lu 84 livres + 8 BD / Comics / Albums (dont 9 relectures, 2 lectures en VO, 6 coups de cœur et 6 flops).

 

Comme d’habitude je vais vous présenter chaque lecture et à côté des titres vous pourrez trouver une petite note (qui résumé mon avis) dont voici le barème :

= Coup de cœur
***** = Excellent
**** = Très bon
*** = Bon
** = Moyen
* = Mauvais
O = Hérétique, au bucher !!!

————————————-

Anticipation / Science-fiction (7) :

anticipation - SF

  • Mars la rouge, Tome 1 : Adieu à la Terre – Kim Stanley Robinson ***
  • Mégalodon – Steve Alten ***
  • La sublime communauté, Tome 1 : Les affamés – Emmanuelle Han **
  • Mars la rouge, Tome 2 : Le vent rouge – Kim Stanley Robinson **
  • Star Wars, la saga du Prince Ken, Tome 1 : Le gant de Dark Vador – Paul Davids *
  • U4 : Koridwen – Yves Grevet *
  • Frankenstein – Mary Shelley *

 

Aventure (1) :

Aventure

  • La conspiration de Roswell – Boyd Morrison ***

 

Bande-dessinée (5) :

BD

  • Zombillénium, Tome 1 : Gretchen – Arthur de Pins (relecture) *****
  • Zombillénium, Tome 3 : Control freak – Arthur de Pins ****
  • Zombillenium, Tome 2 : Ressources humaines – Arthur de Pins ***
  • Dad, Tome 1 : Filles à papa – Nob ***
  • Elinor Jones, Tome 1 : Le bal d’hiver – Algésiras / Aurore ***

 

Beaux-livres (1) :

Beaux livres

  • Terre secrète – Patrick Baud / Charles Frankel ****

 

Biographie (5) :

bio

  • Chinoises – Xinran
  • Heath Ledger his beautiful life and mysterious death – John Mcshane VO ***
  • Totto-Chan la petite fille à la fenêtre – Tetsuko Kuroyanagi ***
  • Coco Chanel – Henry Gidel ***
  • Don’t kiss them goodbye – Allison DuBois VO **

.

Chick-lit (6) :

chick-lit

  • Réponds, si tu m’entends – Marian Keyes
  • Coup de foudre à Austenland – Shannon Hale (relecture)
  • L’homme qui a oublié sa femme – John O’Farrell *****
  • Samantha, bonne à rien faire – Sophie Kinsella (relecture) ***
  • L’amour & son contraire – Julie Buxbaum (relecture) **
  • Pas ce soir, je dine avec mon père – Marion Ruggieri O

.

Cinéma (1) :

cinéma

  • Hommage à Ghibli les artisans du rêve – Collectif ****

 

Classique (7) :

Classique

  • Les hauts de Hurle-Vent – Emily Brontë (relecture) ****
  • Bel-ami – Guy de Maupassant ***
  • Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut – Abbé Prévost ***
  • Illusions perdues – Honoré de Balzac **
  • Tess d’Urberville – Thomas Hardy **
  • La Vénus à la fourrure – Leopold von Sacher-Masoch *
  • Nadja – André Breton O

 

Comics (1) :

comics

  • Batman : The killing Joke – Alan Moore *****

 

Conte (4) :

Conte

  • La mécanique du coeur – Mathias Malzieu (relecture)
  • La belle et le fuseau – Neil Gaiman / Chris Riddell ****
  • La petite fille aux allumettes – Mayalen Goust ***
  • La belle et la bête – Madame de Villeneuve **

 

Contemporain (7) :

Contemporain

  • Juliette – Anne Fortier
  • L’hiver dernier, je me suis séparé de toi – Fuminori Nakamura ****
  • Les cerfs-volants – Romain Gary ***
  • Le bureau de mariage de M. Ali – Faharad Zama ***
  • Spartacus – Romain Ternaux *
  • La vie épicée de Charlotte Lavigne, Tome 1 : Piment de cayenne et pouding  chômeur – Nathalie Roy O
  • J’ai épousé un con – Agnès Bouquet O

 

Développement personnel (1) :

Developpement perso

  • Le why café – John P. Strelecky **

 

Érotique (1) :

Erotique

  • 50 nuances de Grey, Tome 2 : Cinquante nuances plus sombres – E.L. James O

 

Essai (1) :

Essai

  • Petit traité de la modernité dans l’art – Fabrice Midal ***

 

Fantastique / Fantasy (12) :

fantasy

  • L’épouvanteur, Tome 7 : Le cauchemar de l’épouvanteur – Joseph Delaney *****
  • Princess Bride – William Goldman *****
  • P’tit Cousu, Tome 2 : L’oeil du pirate – Guy Bass ****
  • Stardust – Neil Gaiman ****
  • A la croisée des mondes, Tome 1 : Les royaumes du Nord – Phillip Pullman ****
  • Amulettes – Véronique Ajarrag ****
  • Le tertre des âmes – Ludovic Rosmorduc ****
  • Gaïg, Tome 2 : La forêt de Nsaï – Dynah Psyché ***
  • Bilbo le Hobbit – J.R.R. Tolkien (relecture) ***
  • L’auberge entre les mondes, Tome 1 : Péril en cuisine ! – Jean-Luc Marcastel ***
  • Gaïg, Tome 3 : L’Appel de la mer – Dynah Psyché **
  • Les Annales du Disque-Monde, Tome 1 : La Huitième Couleur – Terry Pratchett *

 

 

Historique (8) :

historique

  • La saga des Windsor – Jean des Cars *****
  • L’amour souverain les lettres du Duc et de la Duchesse de Windsor *****
  • La reine clandestine – Philippa Gregory ****
  • Les Anglais, dans le doute ! – Eric Albert ***
  • Les Québécois – Laurence Pivot ***
  • Jeanne d’Arc, Tome 1 : Et Dieu donnera la victoire – Michel Peyramaure **
  • Les romains, Tome 1 : Spartacus – Max Gallo *
  • Le viking qui voulait épouser la fille de soie – Katarina Mazetti O

 

Horreur / Épouvante (2) :

Horreur

  • Rage – Stephen King **
  • Ça, Tome 1 – Stephen King **

 

Jeunesse (6) :

jeunesse

  • Coraline – Neil Gaiman (relecture) *****
  • J’ai laissé mon coeur dans les brumes d’Edimbourg – Carolina Lozano ***
  • De l’autre côté du miroir – Lewis Carroll ***
  • La sélection, Tome 2 : L’élite – Kiera Cass **
  • La sélection, Tome 3 : L’élue – Kiera Cass **
  • Cabaret, Tome 3 : Diva – Jillian Larkin *

 

Légende Arthurienne (3) :

légende arthurienne

  • Les dames du lac, Tome 1 – Marion Zimmer Bradley
  • Le prince du Graal, Tome 2 : les sortilèges du désir – Nancy McKenzie ****
  • L’empire du Graal – Jacques Ravenne / Eric Giacometti ***

 

Nouvelle (1) :

nouvelle

  • Le scarabée d’or – Edgar Allan Poe **

 

Philosophie (1) :

philo

  • Le déclin du mensonge – Oscar Wilde ***

 

Policier (5) :

polar

  • La mort dans les nuages – Agatha Christie ****
  • Le fantôme de l’opéra – Gaston Leroux ****
  • La peau de César – René Barjavel ***
  • Le mystère de la chambre jaune – Gaston Leroux ***
  • Le chien des Baskerville – Arthur Conan Doyle **

 

Romance (1) :

romance

  • L’amour caché de Charlotte Brontë – Jolien Janzing **

 

Théâtre (4) :

théâtre

  • Roméo et Juliette – William Shakespeare (relecture) ****
  • Into the woods – Stephen Stondheim / James Lapine ***
  • On ne badine pas avec l’amour – Alfred de Musset ***
  • Les caprices de Marianne – Alfred de Musset **
Aventure·Jeunesse

A Series of Unfortunate Events, Book 2 : The reptile room – Lemony Snicket

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A Series of Unfortunate Events,
Book 2 :
The reptile room 
Lemony Snicket 
Édition HarperCollins, 
1999
Lu en VO
190 pages

Genres : Jeunesse, Aventure

 

Série : A Series of Unfortunate Events

1. The bad beginning
2. The reptile room
3. The wide window
4. The miserable Mill
5. The austere Academy
6. The erzatz elevator
7. The vile village
8. The hostile hospital
9. The carnivorous Carnival
10. The slippery slope
11. The grim grotto
12. The penultimate peril
13. The end

 

Résumé :

Dans ce deuxième épisode, les orphelins sont confiés à un cousin chaleureux et sympathique qui exerce une bien curieuse activité : il étudie les serpents. Mais l’horrible Conte Olaf n’a pas abandonné la partie, et les enfants vont à nouveau aller de malchance en catastrophes…

 

Mon avis :

Après un premier tome passable mais pas inoubliable j’ai attendu plus d’un an pour entamer cette suite le laissant pour le moment où j’aurais besoin d’une lecture simple qui ne demande pas de gros effort (juste celui de lire en anglais, mais encore une fois le niveau est largement abordable !)

Après avoir échappé au conte Olaf, Violet, Klaus et Sunny se retrouvent pris en charge par Montgomery, leur oncle. Tout se présente bien, cet oncle est chaleureux, sa maison est grande et accueillante et il prévoit d’emmener les enfants au Pérou où il doit bientôt se rendre pour son travail.
Mais alors que le nouvel assistant de Montgomery arrive, les Baudelaire reconnaissent vite que ce prétendu assistant est en fait Olaf, et les ennuis recommencent…

L’histoire ressemble assez à celle du premier tome du coup, mais le fait que Olaf allait revenir et qu’au fil des tomes il continuera ses tentatives pour voler l’héritage des Baudelaire est prévisible (et d’ailleurs j’espère que cela ne finira pas par sentir le réchauffé mais on verra bien !) à par cet élément le reste est suffisamment neuf pour que je ne sois pas déjà lassée, du moins je me suis plus amusée avec ce tome qu’avec le précédent !
Même si on garde le côté manichéen, l’aventure est plus rythmée, excepté la présentation de Montgomery et la visite de sa maison au début l’intrigue démarre vite et gagne en noirceur, parce que si on savait qu’Olaf était vicieux et avait de la suite dans les idées là on peut voir qu’il est également dangereux et ne recule devant rien…
Encore une fois les orphelins doivent donc déjouer les plans d’Olaf, ils se renvoient tous sans cesse la balle et cela ne va pas bien loin parce qu’on voit certaines choses venir mais franchement avec cette série je ne demande pas plus qu’une petite histoire sympa à suivre et pas prise de tête avec des gamins possédant un cerveau, donc je suis servie !

Par contre excepté les enfants, les autres personnages sont quand même de belles andouilles pas physionomistes pour un sou et ils ne sont en plus pas fichus d’écouter les Baudelaire quand ils veulent révéler le pot aux roses et j’avoue que cela m’a un peu saoulée, décidément dans les séries jeunesse quand ce ne sont pas les enfants qui sont à l’ouest (comme les gamins de Narnia par exemple) ce sont les adultes qui tombent dans le piège malgré le gros panneau lumineux avec écrit « danger » juste au dessus, et c’est assez gonflant à force, je veux bien que des personnages prennent des décisions stupides de temps en temps ou n’aie aucune lucidité par moment mais quand c’est systématique cela me donne l’impression d’être prise pour une quiche !

Côté style je n’ai pas grand chose à en dire juste que je ne sais plus ce que j’avais pensé des interventions du narrateur dans le tome 1 mais là cela m’a plus gênée qu’autre chose, cela coupe le récit, il nous dit des choses évidentes donc je m’en serai bien passée, heureusement ce n’est que ponctuellement.

Bref, ce n’est pas une série parfaite et je ne me jetterai pas sur la suite (pour être honnête je lirai le tome 3 car je le possède déjà mais pas sure de poursuivre après) mais c’est le genre de livre parfait quand on veut juste une histoire simple et divertissante !

 

Ma note : 3-5
Classique

Lady Susan – Jane Austen

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Lady Susan
Jane Austen
Edition Folio,
2006
Traduit par Pierre Goubert
115 pages

Genre : Classique



 

 

Résumé :

Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle sans scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s’amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question…
Grande dame du roman anglais, Jane Austen trace le portrait très spirituel d’une aventurière, dans la lignée des personnages d’Orgueil et préjugé et de Raison et sentiments.

 

Mon avis :

Lors de ma première lecture en 2013 je n’avais pas du tout accroché avec « Lady Susan », les romans épistolaires me plaisaient déjà mais Jane Austen beaucoup moins… Aujourd’hui ce n’est toujours pas mon titre préféré de l’auteure, je n’ai pas été passionnée par l’histoire mais j’ai quand même bien aimé cette redécouverte.

Contrairement à d’autres titres de Austen, dans « Lady Susan » on ne suit pas du tout une héroïne pétillante, vive d’esprit et amicale mais plutôt une anti-héroïne antipathique, séductrice, opportuniste et manipulatrice. Fraichement veuve, Lady Susan cherche à profiter le plus possible du monde qui l’entoure, que ce soit pour se faire héberger par Mr. Vernon le frère de son défunt mari, pour mettre le grappin sur le petit frère de Mme Vernon ou pour marier sa fille au premier venu, qu’importe le sentiments de sa progéniture…

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Si le livre ne m’a pas plus captivée que cela c’est parce que je trouve l’intrigue pas assez creusée, mais aussi parce qu’en dehors de Lady Susan elle-même, les autres personnages sont fades et oubliables (ce qui explique que je ne parlerai pas d’eux vu qu’ils ne m’ont pas du tout marquée), niveau histoire développée et galerie de personnages variée « Lady Susan » fait pale figure à côté des autres titres de l’auteure…
C’est dommage que le livre ne soit pas plus long et plus abouti parce que les manipulations de Lady Susan sont plaisantes à suivre, elle n’est pas attachante (quoi que… personnellement j’aime bien les garces !) mais elle est intéressante, ses manigances rendent l’ensemble assez cynique et vicieux et c’est plutôt rafraichissant dans le genre !

La forme épistolaire apporte un vrai plus au roman, cela ne rend pas les personnages secondaires plus profonds (même si on se rend compte qu’il peuvent aussi jouer double jeu) mais c’est ce qu’il fallait pour Lady Susan pour être plongé dans ses pensées et faire en sorte qu’elle ne soit pas complètement détestable.

Ma chronique est plutôt courte mais il n’y a pas forcément matière à écrire une tartine, le livre est agréable (même si pas idéal pour débuter avec Jane Austen, de mon point de vue) mais le tout n’est pas assez fouillé et aurait mérité d’être un poil plus long.

J’en profite aussi pour dire un mot sur l’adaptation sortie sous le titre « Love and friendship » (vu qu’il n’y a pas assez à en dire pour en faire une chronique entière), globalement elle n’est pas mauvaise, elle respecte le livre, esthétiquement c’est assez joli, le casting est bon (étonnant vu que je trouve que Kate Beckinsale est une actrice assez médiocre d’habitude), mais vu que le charme du livre était en partie dû à la forme épistolaire, forcément le film parait beaucoup plus classique, donc pas déplaisant dans l’ensemble mais pas non plus indispensable !

 

Ma note : 3
Jeunesse·Science-Fiction

U4 : Stéphane – Vincent Villeminot

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U4 : Stéphane
Vincent Villeminot 
Édition Syros-Nathan,
2015
383 pages


Genres : Jeunesse,
Science-fiction

 

 

Série : U4 
1. Stéphane
2. Koridwen
3. Yassin
4. Jules
5. Contagion

 

Résumé :

Cela fait 10 jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale est décimée. les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ?

Stéphane est la fille d’un célèbre épidémiologiste lyonnais. Convaincue qu’il a survécu à l’épidémie, elle ne veut pas rejoindre le groupe d’adolescents qui s’organisent pour survivre. Si son père ne revient pas ou si les pillards qui contrôlent le quartier arrivent avant lui, son dernier espoir résidera dans un rendez-vous fixé à Paris.

 

Mon avis :

La série « U4 » a beaucoup fait parler d’elle il y a deux ans et si maintenant je me méfie un peu des phénomènes de mode qui peuvent certes être très bons mais qui peuvent aussi être tout pourris (c’est toi que je regarde « 50 nuances de Grey »), je reste toujours très curieuse quand il s’agit d’histoires apocalyptiques, et forcément j’avais envie de me faire mon propre avis sur « U4 » !

Stéphane (qui est une fille) se retrouve complètement seule après le départ de son père, depuis 10 jours le monde est ravagé par un mystérieux virus qui décime la population et elle pense que son père, scientifique spécialisé dans les épidémies, l’a laissée pour travailler à un remède et qu’il a survécu, malgré le fait que le virus semble mortel pour tout le monde sauf pour les adolescents, pourtant elle garde espoir et cherche à sauver sa peau en attendant de retrouver son père…

Un tel pitch m’a de suite fait penser à la série « Starters » de Lissa Price qui utilisait déjà une histoire d’épidémie qui avait tué toute la population et avait épargné les adolescents mais qui n’avait aucune explication, ce qui m’avait énormément déçue et du coup j’attendais « U4 » au tournant, il me reste encore trois tomes donc toutes les réponses ne sont pas encore là mais on sait au moins comment les adolescents ont échappé à la mort, ce qui est de bonne augure pour la suite je pense, et ce qui m’évitera de rester sur ma faim !

Bref à par cela l’histoire est plutôt pas mal, assez prévisible par moment mais on a ce qu’on attend d’un livre qui se passe en pleine fin du monde ou de ce qui s’en rapproche, beaucoup d’action, des menaces dans tous les coins et des personnages pas clairs, bon on n’échappe pas à l’inévitable romance parce que c’est dans le cahier des charges de la young-adult mais elle n’est pas trop envahissante heureusement.
Après ce n’est pas révolutionnaire, on a déjà vu ce genre d’intrigue mille fois, on sait qu’on va suivre des personnages qui tentent de survivre pendant que d’autres essaient de trouver un remède à la pandémie, mais tant que c’est à peu près bien fait cela fonctionne toujours !

Et je suis agréablement surprise par la « dureté » du bouquin (parce que j’aime quand les personnages morflent !), je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi sombre alors que c’est du young-adult (et que je n’ai pas forcément une bonne opinion du young-adult), je m’attendais plutôt à ce que tout soit facile et un peu niais mais en fait les personnages ne sont pas épargnés par la souffrance, le sang et la mort, ce n’est pas non plus la boucherie mais c’est cohérent avec l’intrigue et l’univers apocalyptique.

Niveau personnages je suis plutôt mitigée, même si ce tome se concentre sur Stéphane on découvre aussi les trois autres héros de la série et pour le moment il n’y en a qu’un qui se démarque du lot. Je ne saurais pas trop quoi dire sur Stéphane, elle est assez dégourdie (mais pas toujours), assez forte (mais des fois trop grande gueule) mais en dehors de cela elle est assez fade et interchangeable avec n’importe quelle héroïne de young-adult et même avec les épreuves qu’elle traverse je ne me suis pas attachée à elle. L’autre fille du quatuor est Koridwen que j’ai trouvé assez gonflante et que je ne suis pas pressée de retrouver (pas de bol c’est son tome que je vais lire ensuite !). Il y a aussi Jules qui m’a tellement emballée que je ne me souviens plus de lui ni de ce qu’il fiche dans ce tome et enfin Yannis qui est un poil plus charismatique et plus réfléchi qui est donc celui qui m’a le plus plu, mais vu qu’il est bien présent dans ce tome j’ai un peu peur que le volume qui lui est consacré soit un peu répétitif, à voir…

Pour résumer ce n’est pas ce que j’ai lu de mieux dans le genre mais ce n’est pas mauvais non plus, la trame est classique mais les auteurs n’ont pas l’air de nous balancer l’idée de l’épidémie sans nous donner des réponses quant à son origine, en espérant que cela continue pour que je n’ai pas à râler plus tard !

 

Ma note : 3