Aventure·Thriller

La conspiration de Roswell – Boyd Morrison

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La conspiration de Roswell
Boyd Morrison
Edition Bragelonne,
2015
Traduit par Vincent Basset
384 pages
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Genres : Aventure, 
Thriller

 

Résumé :

1947 : Fay, une fillette vivant au Nouveau-Mexique près de Roswell, assiste au crash spectaculaire d’un étrange aéronef. 2012 : Tyler Locke sauve Fay de deux assassins. Elle lui apprend que les tueurs recherchent un artefact trouvé sur le site de Roswell et prétend connaître des secrets concernant cet incident qui n’ont jamais été révélés. D’abord sceptique, Tyler tombe à la merci d’un mystérieux groupe de mercenaires et finit par comprendre que la clef de sa survie se cache dans l’énigme de Roswell…

 

Mon avis :

C’est entièrement pour le nom de Roswell que je voulais lire ce titre. Qu’on adhère ou pas aux théories entourant ce lieu on pense directement aux extraterrestres quand on entend ce nom et personnellement ce genre d’histoire m’intéressent toujours.

Une vieille femme prétend avoir assisté dans son enfance au crash de Roswell et avoir récupéré un artefact des mains d’une créature étrange, elle a gardé le silence pendant des décennies mais a maintenant décidé d’en parler à deux enquêteurs américains, pour découvrir de quoi il s’agit réellement, avant de se faire attaquer chez elle par des mercenaires qui semblent vouloir mettre la main sur ce fameux artefact.

Même si j’ai tout de même passé un bon moment avec ce livre, certaines choses ne sont quand même pas terribles et sans ces points noirs j’aurais sans doute donner une note un peu plus haute, même si mon penchant pour les histoires d’extraterrestres n’aurait toujours pas été contenté, car sans trop en dire il y a de quoi rester sur sa faim, surtout une fois qu’on découvre le dénouement…
Mais bref, niveau intrigue on se rapproche d’un scénario Hollywoodien où les recherches « archéologiques » donnent lieu à des scènes d’action, parfois sorties de nul part, c’est à la fois une bonne chose pour ceux qui aiment cela et pour donner plus de rythme et une mauvaise car ces scènes sont quand même bien invraisemblables et plutôt confuses; et en bonus une romance (même deux en fait) parce qu’un scénar’ Hollywoodien doit se finir avec le héros qui serre le personnage féminin (même si ça ne sert à rien !)

Pour son histoire l’auteur ne se contente pas que de Roswell, mais se sert aussi de Nazca, de l’île de Pâques et de l’événement de Toungouska, et même si cela a un sens dans le livre, l’explication est un peu simpliste et l’ensemble fait un peu l’effet d’une poudre aux yeux, manquait juste les pyramides d’Egypte et l’Atlantide pour que le côté folklorique soit total !

Je me moque un peu mais il faut admettre qu’on ne lit pas ce genre de bouquin pour la rigueur scientifique mais plutôt pour suivre une intrigue assez superficielle et clichée mais divertissante où notre cerveau n’est pas franchement sollicité, cela rappelle plein d’autres histoires ni très intelligentes ni très exigeantes mais qui deviennent potables, voir sympa, entre deux œuvres plus « sérieuses » ou quand on a un gros coup de fatigue et qu’on cherche un truc léger à lire !

D’ailleurs l’histoire est clichée mais les personnages aussi, entre les deux héros qui ont le QI d’Einstein, la force de John Cena et le talent de MacGyver, et les héroïnes qui sont de super bombasses qui bottent des culs par rangées de 12 et sont extraordinaires dans leurs jobs… Avec des personnages pareils on n’a pas vraiment de suspense du coup, on sait que peu importe ce qui va leur arriver ils trouveront toujours un moyen (rarement réaliste) pour s’en sortir, la seule chose que j’ai noté et apprécié à leur sujet est l’humour de l’un des mecs et le caractère bougon de l’une des filles, sans faire passer le premier pour une grosse quiche, et pour éviter que la deuxième passe… bin pour une grosse quiche, parce que les nanas en général dans ce genre d’intrigue ont l’air d’avoir des neurones jusqu’à ce que le héros se pointe, du coup avoir une héroïne avec un caractère de chien ce n’est pas plus mal (l’autre héroïne est du style gourdasse par contre ! Et l’autre héros -non je n’ai pas retenu les noms et je vous pouet- est le héro américain typique et bien fadasse dont on a rien à cirer !)

Bref, je sais très bien que je ne donne pas forcément envie avec ma chronique mais je n’y peux rien si ce livre est con 😀
Franchement il y a des tas de choses tirées par les cheveux, d’autres qui sont prévisibles, mais honnêtement même si je trouve plein de défauts à ce titre et qu’il ne me marquera pas, sur le moment j’ai trouvé l’ensemble distrayant et j’avais envie de savoir le fin mot de l’histoire, je ne pense pas lire d’autres titres de l’auteur mais cette lecture là n’était pas déplaisante !

Ma note : 3
Aventure·Film

Chronique film : Max et les Maximonstres

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Max et les Maximonstres.

Réalisé par Spike Jonze
Scénarisé par Spike Jonze et Dave Eggers
2009, Allemagne, Australie, 
États-Unis
Durée : 1h41
Genre : Aventure

Avec : Max Records (Max), Catherine Keener (Connie), James
Gondolfini (Carol, VO), Paul Dano (Alexander, VO)...

Adaptation de : Max et les Maximonstres de Maurice Sendak

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Synopsis :

Max, un garçon sensible et exubérant qui se sent incompris chez lui, s’évade là où se trouvent les Maximonstres. Il atterrit sur une île où il rencontre de mystérieuses et étranges créatures, aux émotions sauvages et aux actions imprévisibles. Les Maximonstres attendent désespérément un leader pour les guider, et Max rêve d’un royaume sur lequel régner. Lorsque Max est couronné roi, il promet de créer un monde où chacun trouvera le bonheur. Max découvre vite toutefois que régner sur un royaume n’est pas chose aisée et que ses relations avec les autres sont plus compliquées qu’il ne l’imaginait au départ…

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Mon avis :

Même si ce film m’intéressait depuis sa sortie je rechignais à le regarder et il a fallu la découverte du livre dont il s’inspire pour enfin trouver la motivation.
J’avoue que j’en attendais pas mal, il y a beaucoup de bon dans le livre et pouvoir passer plus de temps dans cet univers m’emballait d’avance, mais finalement le film ne m’a pas franchement séduite…

Max est un gamin turbulent qui, un soir, pète complètement une durite et se met à hurler et à mordre sa mère avant de s’enfuir de chez lui et de laisser sa mère se morfondre (ah la maternité, quel bonheur…)
Sa fuite le mène sur une île où se trouvent de grosses bêtes qui au lieu de le bouffer comme ils auraient dû (un gamin chiant de moins, c’est toujours bon à prendre !) ils le gardent et en font leur roi.

Vu que le livre ne fait qu’une trentaine de pages je ne vais pas trop m’attarder sur la comparaison entre les deux supports, le film est fidèle au livre notamment sur trois choses importantes : le caractère infernal de Max (logique), l’ironie de l’histoire et l’absence de morale, donc à ce niveau le matériau de base est respecté et vu qu’il n’y a pas plus à en dire quant à l’adaptation, je vais plutôt m’intéresser au film en lui-même qui n’est pas le coup de cœur que j’attendais, ce n’est pas déplaisant mais je suis vraiment restée sur ma faim.

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En fait moi qui m’attendais à une histoire un poil plus étoffée, j’ai été frustrée de me retrouver face à du remplissage où finalement on ne voit rien de plus que dans le livre mais en beaucoup, beaucoup, plus lent et du coup je me suis assez ennuyée, on fait vite le tour et je ne suis pas sûre que le format du long-métrage soit idéal finalement car c’est trop pour ce que cela raconte, je pense que tous les messages du film n’auraient pas été perdus si l’adaptation avait été bien plus courte (voir si cela avait été un court-métrage) et qu’en plus l’histoire m’aurait plus embarquée, même si j’ai apprécié les interactions entre Max et les monstres et que ces derniers aient une vraie place et soit assez développés pour devenir attachants, cela dit je ne suis pas vraiment convaincue par leur apparence, dans le livre (heureusement que j’ai dit que j’arrêtais les comparaisons tiens !) les monstres n’étaient pas forcément effrayants mais ils gardaient quelque chose d’inquiétant que ce soit grâce à leurs griffes et à leurs crocs mais surtout par leurs regards qui n’étaient pas des plus doux, ici ce n’est plus vraiment le cas, les monstres sont de grosses peluches qui ont plutôt l’air perdu que menaçant, même si ce n’est sans doute pas évident de « donner vie » à des dessins et de trouver l’équilibre entre mignon et inquiétant, du coup je garde une petite réserve sur leurs aspects mais je ne suis pas non plus trop critique, le résultat n’étant pas raté pour autant.

Je suis au contraire bien plus emballée sur le visuel du film en général, l’île sur laquelle Max vit son aventure n’a rien de fantastique elle ressemble à n’importe quelle île sur Terre mais grâce au travail des lumières on se retrouve dans quelque chose d’onirique, de très apaisant, de poétique, et c’est plaisant d’y être plongée.
C’est dommage que la forme du film soit plus réussie que le fond, car même si tout n’est pas à jeter, je le redis mais l’histoire laisse un goût de trop peu, pour un film sur l’enfance je suis sûre qu’il y avait beaucoup à creuser et c’est dommage de ne pas proposer plus que ce que le bouquin nous donne déjà, question double lecture on y est mais le reste est moins enthousiasmant…

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En ce qui concerne le casting je n’ai pas grand chose à dire, Max Records joue très bien le gamin qu’on a envie de claquer, et pour ce qui est du doublage des Maximonstres en VF, qui n’est pas mauvais du tout, il n’y a rien de particulier à noter excepté la présence de Charlotte Gainsbourg qui fait la douce voix de KW.

Bref, j’ai l’impression de n’avoir rien dit d’intéressant dans cette chronique mais en même temps je me suis retrouvée un peu déconcertée, je ne peux pas parler de mauvaise adaptation parce que le livre est plus que respecté, mais j’aurais aimé que cela aille plus loin, avoir plus à découvrir et que j’ai plus à me mettre sous la dent que juste de belles images…

 

Ma note : 3
Aventure·Jeunesse

Max et les Maximonstres – Maurice Sendak

Max et les maximonstres
Maurice Sendak
Édition L'école des 
loisirs, 2000
Traduit par ?
  37 pages

Genre(s) : Album, Aventure, 
Jeunesse

Adaptation cinématographique :
Max et les Maximonstres
Résumé :  .

Après avoir enfilé son costume de loup et fait plusieurs bêtises, Max est puni par sa mère et doit rester dans sa chambre. Comme dans un rêve, il va y faire le plus fabuleux des voyages au pays des Maximonstres. Une épouvantable fête s’organise alors.

Mon avis :   .

C’est sur une impulsion que j’ai décidé de lire ce titre jeunesse, le film m’intéressait beaucoup mais je ne comptais pas lire sa version papier et finalement je me suis lancée, je ressors un peu déçue car le récit est vraiment trop bref à mon goût mais le reste ne m’a par contre pas déplu.

Un soir, le petit Max se met à faire des bêtises; il emprunte un marteau pour massacrer un mur, il essaie d’enfourcher le chien (dans le sens de le réduire en bouilli à coups de fourchette !) et fait suffisamment tourner chèvre sa mère pour qu’il soit envoyé dans sa chambre sans dîner.
C’est alors qu’un arbre se met à pousser, puis un autre, et encore un autre, jusqu’à ce que Max parte pour un nouveau pays où de grosses bestioles poilues vont l’accueillir…

Cela va être un peu difficile d’écrire une chronique développée sur ce titre car l’histoire ne tient que sur quelques pages, et pas quelques pages remplies de haut en bas, plutôt deux ou trois phrases sur chacune, du coup j’ai vraiment hâte de voir comment cet univers va être creusé dans le film parce qu’ici c’est pour ainsi dire une esquisse, aucune fioriture, nous avons juste les grandes lignes de l’histoire,  c’est un bon début et je comprends pourquoi c’est un livre culte, que ce soit pour un enfant ou un adulte le voyage fonctionne et c’est justement le problème, l’idée marche mais l’histoire est tellement courte que c’est frustrant !
Malgré le fait que le livre ne fait même pas 40 pages l’auteur réussit à mettre en place une intrigue moins simpliste qu’il n’y parait, un enfant passerait probablement à côté mais les adultes pourront y voir un message comme quoi il faut affronter sa peur ou encore de l’ironie quand Max se retrouve exactement dans la même position que sa mère quand il n’arrive plus à maîtriser les monstres.

 
Et je ne peux pas parler de « Max et les maximonstres » sans évoquer le dénouement car cela peut surprendre mais il n’y a aucune morale à cette histoire, Max fait des conneries, vit une aventure fantastique et quand il revient il a le droit à son repas, il n’a rien n’appris, n’a pas réfléchit à ce qu’il a fait, ne s’est pas excusé, c’était un sale gosse au début et c’est un sale gosse à la fin, le genre de sale gosse qui donne envie de filer au plus vite se faire ligaturer les trompes !
Et justement cette absence de moral a provoqué un sacré tollé à sa sortie, mais moi cela me plaît, forcément je ne peux pas réfléchir aux réactions de l’époque (étant née 28 ans plus tard) de façon très objective mais reprocher à ce bouquin de remettre en cause l’autorité parentale n’est pas franchement pertinent à mon sens, je préfère largement voir un gamin qui peut être turbulent et sa mère qui ne sait plus comment le gérer qu’une famille clichée où tout est rose constamment et qui est bien loin de la réalité, et c’est un peu la même chose pour le manque de moral je suis peut-être une grosse pessimiste mais je ne pense pas qu’un gamin qui lit dans un bouquin « sois gentil avec tes parents, brosse toi les dents et fais bien tes devoirs » va le faire en vrai, donc plutôt que de se retrouver face à une morale bateau et inutile il vaut mieux ne pas en avoir du tout !Niveau dessins c’est très réussi, les monstres sont parfaits, on ne tombe ni dans le trop effrayant ni dans le genre « monstres sanguinaires qui sont en fait tout choupis » là c’est le juste milieu, les monstres peuvent un peu faire penser à de grosses peluches mais ils ont en même temps de bonnes griffes, des regards de psychopathes et doivent sûrement se servir du fémur de leur dernière victime comme d’un cure-dent. Cette petite saloperie de Max est aussi bien dessiné, notamment au niveaux des expressions faciales. Et plus généralement le style me fait un peu penser à des gravures, donc forcément cela me plaît et si les couleurs sont jolies elles ne sont pas criardes et contribuent à l’atmosphère mi-féerique mi-inquiètante.

Bref, comme vous le voyez le gros bémol est que ce titre aurait vraiment mérité un plus long développement mais le reste m’a convaincue, c’est un livre jeunesse qui mérite le coup d’être lu à tout âge et je ne tarderai pas à regarder l’adaptation pour voir comment l’univers sera étoffé !

 
 
Ma note : 4
Aventure·Contemporain

Romanesque – Tonino Benacquista


Romanesque
Tonino Benacquista
Édition Gallimard, 
2016
240 pages

Genre(s) : Contemporain, 
Aventure

Merci à

et aux éditions 
http://www.gallimard.fr/
Résumé :  .
Un couple de Français en cavale à travers les États-Unis se rend dans un théâtre, au risque de se faire arrêter, pour y voir jouer un classique : Les mariés malgré eux. La pièce raconte comment, au Moyen Âge, un braconnier et une glaneuse éperdument amoureux refusent de se soumettre aux lois de la communauté. Malgré les mille ans qui les séparent, les amants, sur scène comme dans la réalité, finissent par se confondre. Ils devront affronter tous les périls, traverser les continents et les siècles pour vivre enfin leur passion au grand jour. Tonino Benacquista livre ici un roman d’aventures haletant et drôle qui interroge la manière dont se transmettent les légendes : l’essence même du romanesque.
  
Mon avis :   .
De cet auteur j’avais déjà découvert « Saga » il y a quelques mois que j’avais beaucoup apprécié et je pensais continuer avec « Malavita » mais Babelio m’a prise de court et m’a proposé « Romanesque » en partenariat, le résumé me plaisait et je me suis laissée tenter.

« Romanesque » nous fait découvrir un couple de français se rendant au théâtre voir une pièce racontant l’histoire de deux amants, qui alors qu’ils ne voulaient que vivre leur amour se retrouvent jugés et exécutés pour leurs péchés (parce que le moyen-âge c’est magnifique !) mais se retrouvent au Paradis pour être finalement de nouveau séparés, renvoyés sur Terre et le plus éloignés physiquement possible.
Tout se met en travers de leur chemin (y compris Dieu et Satan en personnes) et les deux amants devront travers les époques et parcourir la planète pour espérer se revoir…

Le début du livre est un peu confus et j’avoue qu’il ne partait pas gagnant, les deux histoires (celle des amants et celle des deux spectateurs) donnaient l’air d’être liées mais c’était un peu brouillon à mes yeux et je ne voyais pas comment l’auteur allait se dépatouiller avec cela, mais finalement tout devient rapidement plus clair et l’histoire devient prenante, c’est à la fois haletant, touchant et avec une petite touche loufoque qui fait largement sourire.

Je ne vais pas raconter tout ce que peuvent vivre les amants (qui n’ont pas de nom en passant, il me semble) mais on peut dire qu’ils multiplient les expériences, que ce soit sur Terre, au Paradis ou en Enfer, ils n’ont pas souvent l’occasion de souffler, les deux héros doivent non seulement tout faire pour se retrouver (Dieu en ayant eu marre de les voir se bécoter il l’est a expédiés à des milliers de kilomètres l’un de l’autre mais le héros ne sait pas où a été envoyée son amante et inversement) mais ils vivent aussi des aventures chacun de leur côté, elle devra par exemple se débarrasser d’un noble asiatique la voulant dans son harem, pendant que lui rencontrera un auteur et l’aidera à magnifier la pièce qu’il est en train d’écrire (la pièce qui narre justement l’épopée de nos deux amants) (ce bouquin c’est « Inception » !)
A côté de cela il y a encore beaucoup de choses, notamment le passage avec Satan dont je n’ai pas parlé , qui est vraiment très sympa à lire et où on voit que le seigneur des ténèbres en bave lui aussi avec les deux héros, mais en même temps je les comprends nos petits amoureux ils voulaient juste être peinards, vivre dans leur petite bulle dans leur cahute dans les bois et tout le monde leur cassent les noix, d’abord en les mariant de force, puis en leur tranchant la tête pour leurs sois-disant péchés et pour ne pas avoir réussi à sauver leur roi à l’agonie (oui parce que leur péché de chair aurait été pardonné s’ils avaient trouvé un moyen de sauver leur souverain, sauf que le souverain en question est en train de pourrir sur pattes et que même un magicien ne pourrait rien faire !) et même les pensionnaires du paradis sont gavés de voir deux personnes aussi liées, mais foutez-leur la paix enfin !
Cela dit mon sadisme me donnait envie de les voir galérer un petit peu pour profiter encore un peu plus de tout ce qui leur arrive, j’ai trouvé l’intrigue tellement bien trouvée et les événements s’enchaînant tellement bien que j’ai tourné les pages à toute vitesse et qu’arrivée à la fin j’étais presque frustrée de ne pas avoir plus à me mettre sous la dent, même si en même temps j’avais vraiment envie de savoir si les amants allaient être réunis et comment…
Bref, cette histoire aura réussi à me convaincre pleinement après un début un peu compliqué, j’ai aimé suivre ces deux personnages qui même s’ils ne sont pas énormément développés sont parvenus à me toucher.

La plume de l’auteur est aussi très plaisante, elle est bien travaillée sans être lourde ou pompeuse, cela fait du bien d’avoir un style bien moins simpliste que d’habitude avec un peu plus de vocabulaire et de plus jolies tournures de phrases tout en gardant une lecture fluide.

Pour résumer, j’ai passé un excellent moment avec ce titre, l’idée de base est simple et Tonino Benacquista a vraiment réussi à faire quelque chose de surprenant et d’accrocheur avec en plus un beau style.
Merci beaucoup à Babelio et aux éditions Gallimard pour cette découverte !

Ma note : 4
Aventure·Jeunesse

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, tome 1 : Tout commence mal… – Lemony Snicket

A series of unfortunate 
events, Book 1 : The bad 
beginning  
Lemony Snicket 
Édition HarperCollins, 
1999
Lu en VO
  162 pages

   Genre(s) : Jeunesse, 
Aventure
Résumé :.
La vie des enfants Baudelaire démarre bien mal… Tout commence le jour où leurs parents disparaissent dans l’incendie de leur maison laissant leurs trois enfants à la tête d’une immense fortune. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, les voilà confiés à leur oncle, le Comte Olaf, qui déploiera toutes les ruses pour s’emparer de leur richesse. Il faudra encore plus de malices aux trois enfants pour déjouer les tours pendables de cet étrange aristocrate…

 .

Mon avis : 

Je n’avais jamais eu l’occasion de lire cette série, ni pendant mon enfance ni à mon adolescence (où je me suis contentée de l’adaptation cinématographique dont je n’ai plus aucun souvenir…) et je ne me serai probablement pas penchée sur les livres si je n’en avais pas eu de bons échos et si je n’avais pas cherché des livres courts à lire en anglais (parce que j’avoue que si je comprend bien la langue j’ai très souvent la flemme d’en lire des centaines de pages !).
Ce n’est pas un début de saga qui me rend impatiente de découvrir le deuxième tome (que j’ai déjà dans ma pile à lire) mais c’est quand même suffisamment sympa à lire pour me rendre curieuse de connaitre la suite.

L’histoire est assez simple, en gros trois enfants se retrouvent orphelins suite au décès brutal de leurs parents et sont adoptés par un oncle éloigné, le Comte Olaf, qui est loin d’être bienveillant envers eux et qui va tout faire pour essayer de mettre la main sur l’héritage des enfants.

Il faut bien le dire, l’intrigue de ce premier tome est gentillette et assez manichéenne, d’un côté les gentils bien propres de l’autre les méchants bien crasseux, les nuances ne sont pas franchement présentes et j’espère que cela s’améliora par la suite pour que la série gagne un peu d’épaisseur, mais malgré cela et même si l’histoire est assez prévisible (le Comte Olaf n’étant pas spécialement subtil), c’est tout de même plaisant à lire, c’est un tome d’introduction donc on se concentre surtout sur la présentation des personnages et sur l’installation des orphelins chez leur oncle mais une fois tout cela mis en place les coups fourrés de Olaf commencent et permettent de ne pas s’ennuyer même si j’espère que ce ne sera pas toujours à la même chose au fil des tomes pour ne pas que cela devienne lassant.

Autre bon point; ce n’est pas niais, c’est même un peu cynique grâce aux commentaires du narrateur, il y a un peu d’humour noir et une petite ambiance gothique pas désagréable dans ce grand manoir qui tombe en miettes, pas au point de coller les miquettes bien sur parce que c’est un livre pour enfants à la base mais cela fait son petit effet et apporte un certain charme. (Oui pour moi les bicoques qui partent en lambeaux et les grands bonshommes vicieux qui tentent de zigouiller des gamins ont du charme ! Ma santé mentale va toujours aussi bien !)

Les protagonistes comme je le disais sont soit gentils soit mauvais donc à ce niveau là ce n’est pas une réussite mais tout n’est pas à jeter car bien que les héros soit des enfants ils ne sont pas aussi têtes-à-claques que d’autres gamins croisés dans d’autres séries (coucou Le monde de Narnia !), Violette et Klaus sont de jeunes adolescents de 14 et 12 ans mais elle est une inventrice confirmée et lui un gros lecteur qui se souvient de tout et ils ont suffisamment de plomb dans le crane pour ne pas se précipiter dans la première embûche venue et pour se sortir de situations délicates, autant dire que cela a été reposant pour mes nerfs de ne pas suivre des enfants qui se comportent comme des boulets !
Il y a aussi Sunny (ou Prunille dans la version française) leur petite soeur encore en bas-âge qui fait surtout office de dentier sur pattes, elle passe son temps à mordre tout et n’importe quoi, elle n’apporte pas grand chose (en tout cas, pas d’après ce que je me souviens) mais peut-être que l’auteur lui trouvera une utilité plus tard…
Les autres personnages ne m’ont pas marquée par contre, il y a bien Olaf qui est pas mal dans le genre tordu mais quand même amusant, par contre je ne me souviens pas des autres qui sont tous bien gentils, bien serviables et qui donc ne se distinguent pas les uns des autres.

Il y a beaucoup de points à améliorer par la suite mais j’ai vu des séries pour la jeunesse commencer bien plus mal que celle ci et même si certains éléments me laissent très mitigée, globalement j’ai passé un bon moment, qui plus est la version originale étant accessible (excepté quelques mots que je n’ai pas compris je l’avoue) et le style attrayant, le choix de le lire en anglais n’était pas mauvais !

Ma note : 2-5
 
Aventure·Film·Légende Arthurienne

Chronique film : Lancelot, le premier chevalier (1995)

Lancelot, le 
premier chevalier

Réalisé par Jerry Zucker
Scénarisé par : William 
Nicholson 
1995, États-Unis
Durée : 2h14
Genres : Aventure, 
Légende Arthurienne

Avec : Richard Gere 
(Lancelot), 
Sean Connery (Arthur), 
Julia Ormond (Guenièvre) 
Ben Cross (Méléagant)...
Synopsis :
Lancelot, jeune chevalier sauve une jeune fille, Dame Guenièvre, d’une embuscade. Il tombe amoureux d’elle, ne sachant pas qu’elle est destinée à épouser Arthur, roi de Camelot. Ne pouvant résister à cet amour, Lancelot tente de s’éloigner de sa belle, mais quand le chevalier Méléagant enlève la reine, Lancelot part à son secours.
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Mon avis :
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J’ai déjà eu l’occasion de regarder ce navet deux fois, mais ne l’ayant jamais chroniqué et étant une grande malade je n’ai rien trouvé de mieux à faire que de me le taper une troisième fois pour pouvoir en parler, en mal vous l’aurez compris !

Comme le nom du film l’indique, l’histoire suit donc les aventures du célèbre chevalier errant à temps plein jusqu’à ce qu’il devienne membre de la table ronde.
Ignorant que Lancelot est amoureux de la reine Guenièvre, le roi Arthur le choisi lorsque cette dernière se fait enlever par Méléagant, l’ennemi du royaume qui espère également mettre la main sur le pouvoir.

Mon résumé n’est pas très inspirant je le sais mais le film ne l’est pas non plus et c’est difficile de faire un bon résumé sur un film chiant sans être chiante moi même (enfin sans être plus chiante que d’habitude quoi !), car je ne me souvenais plus qu’il se passait aussi peu de choses en plus de deux heures mais le temps m’a semblé bien long, tellement long qu’au bout d’une heure je ne regardais plus que d’un œil en attendant impatiemment la fin de mon supplice.
N’espérez pas trouver Merlin, Morgane, la Dame du lac, ni une quelconque trace de magie, ce film est plutôt terre-à-terre, s’il n’y avait pas la table ronde on pourrait même penser que c’est une histoire médiévale banale où un roi comme un autre lutte pour garder ses miches sur son trône et où sa femme laisse un peu trop trainer ses yeux sur l’un des chevaliers, la légende Arthurienne est pourtant riche, remplie d’aventures captivantes et de belles histoires d’amour mais le film ne se concentre que sur une partie assez insignifiante et transforme une magnifique romance en amourette mièvre où les deux protagonistes se jettent des regards de merlans fris.

Je ne suis pas très fan du personnage de Méléagant de manière générale, c’est un antagoniste secondaire qui n’apporte pas énormément aux récits Arthuriens et qui en plus est rarement suffisamment développé pour m’intéresser (si on excepte celui de Kaamelott qui est très bien écrit et interprété et qui m’a plu) du coup que l’histoire du film soit en partie axée la-dessus avait peu de chances de m’emballer et cela n’a pas raté, le personnage déjà est très mal joué (j’y reviendrai) mais en plus c’est juste l’archétype du bad guy qui est là pour emmerder le monde et qui n’a aucune profondeur et aucun autre trait de caractère que sa méchanceté, l’histoire est du coup franchement bateau, et à par la fin qui est surprenante (dans le sens désagréable) on devine les choses bien à l’avance, c’est pénible, c’est lourdingue, c’est même kitch, le film date mais là où d’autres films de la même époque ont bien vieilli celui là est bien poussiéreux.
Idem pour la relation Lancelot / Guenièvre qui n’est ni romantique, ni touchante, on ne ressent rien, on s’ennuie et on se demande même s’ils éprouvent vraiment quelque chose l’un pour l’autre tant c’est plat.
Le film ne se résumant qu’à ces deux histoires, il n’y a rien d’autre à ajouter mais j’aimerai revenir sur quelques points, tout d’abord j’ai laissé entendre que la fin était mauvaise, j’aurais même dis honteuse… Je vais essayer de rester vague pour ne pas spoiler les éventuelles personnes qui voudraient voir ce film mais disons que certains pans de l’histoire Arthurienne ne devraient jamais être changées, dans les détails sans grande importance pourquoi pas mais sinon elles doivent rester les mêmes, je pense par exemple à la conception et la naissance d’Arthur, à sa mort, à ce qui se rapporte à Excalibur, bref ce qui fait l’essence de la légende, mais les scénaristes ne partagent pas mon point de vue de toute évidence car l’un des événements importants de ce mythe est complètement remanié dans les dernières minutes du film, de toute façon la légende s’en prend plein la poire tout au long du film, on n’avait pas les éléments indispensables à une fin correcte alors allons-y c’est la fête du slip, on bricole un truc et on fait semblant de pas entendre Chrétin de Troyes en train de hurler du fond de sa tombe !

Pour continuer dans les bémols, les scènes de combat sont également affligeantes, évidemment ce genre de scènes est toujours chorégraphié pour que les acteurs restent en un seul morceau mais le principe c’est que cela ne se voit pas, qu’on ait l’impression que c’est « naturel », que deux personnages essaient vraiment de s’entretuer, alors que là c’est tellement mal fait, tellement flagrant que ce sont plus deux personnages qui se battent mais juste deux acteurs en train de s’envoyer une séries de coups qu’ils ont répété plusieurs fois, ce n’est absolument pas crédible, et cela ne s’arrêtent pas là car dans une vaine tentative de rendre ces moments plus épiques l’équipe du film a eu l’idée de rajouter des ralentis tout pourris et punaise je déteste les ralentis, dans un film style « 300 » je veux bien, c’est utile pour admirer les biscotos de ces fiers guerriers en slibard, mais sinon il faudrait vraiment arrêter de foutre ces saloperies partout sans raison, que les réalisateurs apprennent déjà à filmer une scène de bataille correctement, le reste on verra après !
Et puis comme ces scènes là n’étaient pas assez nazes, on nous sort le cliché du méchant qui bizarrement ne sait plus viser et frappe Lancelot à 20 centimètres de son visage quand il est à terre parce que c’est pratique pour le scénario, bref tiercé gagnant pour rendre les combats absolument MA-GNI-FI-QUE, mon estomac en est encore tout retourné !

Pour parler un peu du reste; au casting nous retrouvons donc Richard Gere en Lancelot, c’est un acteur que je n’ai jamais apprécié, un charisme de moule pas fraiche, un air benêt, la même façon de jouer d’un film à l’autre, bref cela me fait mal aux gencives de le voir incarner un héros que j’adore, il incarne un Lancelot fadasse, crinière au vent et sourire Colgate que j’ai eu très souvent envie de claquer et qui ne m’a fait aucunement rêver, je n’ai pas encore vu tout ce qui s’est fait sur la légende Arthurienne mais c’est très certainement le Lancelot que je supporte le moins et sauf grosse surprise je ne pense pas qu’il soit détrôné avant un bon moment !
Guenièvre prend les traits de Julia Ormond, actrice que je connais relativement peu et qui ne m’a jamais vraiment marquée (à par peut-être dans My week with Marilyn où elle interprète Viven Leigh) et sa prestation dans « Lancelot, le premier chevalier » ne me marquera pas non plus, ce n’est pas la pire Guenièvre que j’ai vu mais elle est un peu terne, elle a quelques bonnes scènes où on peut voir le côté battant de Guenièvre, qui sait se servir de ses poings quand il faut et qui est loin d’être une demoiselle en détresse et qui sait également parlementer et dire les choses justes au bon moment, mais en dehors de ces scènes il n’y a franchement rien d’enthousiasmant.
De plus il n’y a aucune alchimie entre Gere et Osmond, même pas lors de la fameuse scène du baiser enflammé que tout le monde attendait depuis le début du film, cela ressemble plus à une tentative d’assassinat avec la langue qu’à une embrassade pleine de passion mêlée à de la frustration et par conséquent leur romance ne m’a pas emballée dans cette adaptation.
Sean Connery incarne quant à lui le roi Arthur, avant mon tout premier visionnage je me rappelle m’être dit « Mais il est trop vieux !!! » et rien que pour cela j’avais décidé que je n’aimerai pas l’acteur (oui j’étais jeune et cruche !), mais malgré ses 65 ans à la sortie du film Sean Connery ne fait pas un mauvais Arthur, je n’ai jamais imaginé le roi dépassé un âge suffisant pour avoir des cheveux gris et j’aurais voulu qu’il y ait une moins grande différence d’âge entre Arthur et Guenièvre mais je ne peux pas vraiment faire d’autres reproches, et puis passer de Jamie Campbell Bower dans Camelot à Sean Connery, on peut dire que cela ne fait pas de mal donc je ne vais pas pinailler !

Le casting est complété par Ben Cross qui incarne Méléagant et Sean Connery aurait été gentil de lui donner un peu de sa prestance parce que cela n’aurait pas été du luxe, l’acteur n’a pas le moindre charisme et passe son temps à faire une moue pour bien faire comprendre que « Grrgrr je suis le vilain méchant de l’histoire », je ne sais pas qui est le responsable du casting mais il n’a pas mérité son salaire d’après moi !
Ceux qui regardent Games of thrones pourront aussi reconnaitre Liam Cunningham (alias Davos) qui joue ici Agravain, l’un des neveux d’Arthur, et qui ne sert pas à grand chose mais il a au moins la chance d’avoir un nom dans le film, les autres chevaliers n’étant pas aussi bien lotis et faisant surtout office de tapisseries ! D’ailleurs merci au générique de fin qui m’a appris que Gauvain était présent (et peut-être d’autres chevaliers emblématiques aussi, je n’ai pas eu le temps de voir) mais les scénaristes n’ayant pas jugé utile de se servir de sa présence, que ce soit lui ou le pèquenaud du coin cela ne change rien à l’histoire !

Est-ce que ce déluge de mauvais gout est un peu atténué par de beaux costumes ? Oh que non ! Les couronnes ressemblent à celles en carton qu’on a sur nos galettes pour l’épiphanie, les robes de Guenièvre n’ont rien de royal, les tenues des chevaliers sont tout juste passables, les armures ont l’air de trois bouts de ferraille collées ensemble, je ne sais pas si le budget du film était trop juste ou si ce sont les caisses de Camelot qui sont vides mais l’ensemble est tout pouilleux !
Niveau décors ce n’est pas meilleur, le château fait carton pâte, tout semble vide, sans chaleur, sans charme, sans vie même, c’est d’une tristesse absolue et même les très rares décors naturels sont pauvres et austères.

Bref, tout cela pour dire que je ne conseille pas ce film, si vous êtes un amoureux des légendes Arthuriennes et que vous ne l’avez pas vu ce n’est pas un indispensable selon moi, et si vous n’y connaissez pratiquement rien et que vous voulez en apprendre plus sur le mythe regardez plutôt « Excalibur » de John Boorman, le film a vieilli et il n’est pas sans défaut mais au moins il ne maltraite pas la légende et ne laisse pas des personnages importants de côté !

 

Note : 1