Beau livre·Cinéma

Hommage au studio Ghibli, les artisans du rêve – Collectif

couv18783471

 

Hommage au studio
Ghibli, 
les artisans du rêve
Collectif
Édition Ynnis, 
2017
135 pages

Genres : Beau-livre,
Cinéma

 

 

Résumé :

Fin 2016, Hayao Miyazaki refait parler de lui après son annonce de retraite, alors que la relève semblait assurée avec de dignes successeurs tels que Makoto Shinkai, et son film Your name. qui bat tous les records, ou encore Mamoru Hosoda – bien que les deux réalisateurs aient des approches très différentes du cinéma. L’animation japonaise est de nouveau sous les projecteurs !

À l’heure où les activités du Studio Ghibli sont quelques peu latentes mais que tous les yeux restent braqués sur lui, ce mook était une évidence. Le moment est donc idéal pour crier notre amour pour l’animation, en faisant un focus tant mérité sur Ghibli : hommage au studio, ce mook est construit sous forme de rétrospective. Biographies, articles thématiques, chroniques, coulisses… Rien n’est occulté dans cet ouvrage pour mettre en valeur le travail de Ghibli. En bonus inédits, les lecteurs trouveront deux visuels de Miyazaki encore jamais diffusés en France, et surtout des dessins hommage réalisés par une sélection des meilleurs artistes français en lien avec le Japon !

 

Mon avis :

Entre Totoro, Mononoké, Kiki la petite sorcière, Arrietty ou encore Kaguya, le studio Ghibli est à l’origine de pas mal de films m’ayant beaucoup plu ces dernières années (et non je ne cite pas Chihiro parce que je dois le revoir pour être fixée sur ce que j’en pense !), du coup quand j’ai vu ce titre avec sa très jolie couverture j’ai vite eu envie de me lancer dans cette lecture.

La naissance du studio, la manière de travailler de ses deux fondateurs (Hasao Miyasaki et Isao Takahata), chacune des productions, les thèmes abordés, les musiques, les coulisses ou encore l’univers autour (musée, objets dérivés, etc…), il y a un peu de tout dans ce livre pour avoir une vue globale sur l’univers Ghibli.

1

Bon je l’avoue, même si j’ai vu pas mal de Ghibli je ne connaissais rien sur le reste (c’est tout juste si je connaissais le nom de Takahata, c’est dire !)(et oui, j’ai honte) et ce livre m’a appris beaucoup de choses, sans que ce soit indigeste comme pourrait l’être ce genre de bouquin, je ne suis pas sure que quelqu’un s’y connaissant plus apprenne beaucoup sur le sujet d’autant que l’ensemble est assez concis mais moi je suis satisfaite de ce que j’y ai trouvé, je voulais connaître les origines du studio, les inspirations des réalisateurs, comment certains films que j’adore sont nés et ont été réalisés , et les éventuelles galères traversées et c’est chose faite alors je ne suis pas déçue.

Les auteurs s’attardent donc sur chaque film et ils n’en font pas forcément que des éloges (même si parfois ils abusent un peu sur les compliments) mais relèvent aussi les défauts pouvant se trouver dans certaines œuvres (surtout les « mineures » en fin de compte) et pourtant malgré les reproches qui peuvent être faits, le livre m’a donné envie de découvrir tous les Ghibli que je ne connais pas encore (c’est à dire la moitié environ) et de revoir les autres !

2

Le livre rend aussi hommage aux graphismes du studio en mettant en avant les créations de quelques artistes qui ne font pas partis du studio mais qui en sont fans, basées sur un seul personnages ou sur plusieurs, en couleur ou en noir et blanc, ultra-détaillées ou épurées, sans que toutes ces créations soient forcément à mon gout elles valent toutes le coup d’œil et c’est dommage de ne pas en avoir un peu plus !

Bref, pour ceux qui ne connaissent le studio qu’à travers ses films et veulent en savoir plus, ce livre fait le boulot et est très agréable à parcourir vu le soin apporté au visuel, pour ceux qui sont déjà bien calés sur le sujet et veulent des analyses très creusées sur les productions il vaut peut-être mieux se diriger vers d’autres titres.

 

Ma note : 4
Beau livre·Légende Arthurienne

Yvain ou le chevalier au lion / Lancelot ou le chevalier à la charrette, illustrés par la peinture préraphaélite – Chrétien de Troyes

couv70155345

Yvain ou le chevalier au lion /
 Lancelot ou le chevalier 
à la charrette, 
illustrés par la peinture
 préraphaélite
Chrétien de Troyes
Édition Diane de Selliers
2014
446 pages

Genres : Beau-livre, 
Légende Arthurienne

 

Merci à
et aux éditions
diane-de-selliers
.
.
Résumé :
Aucun défi ne résiste aux preux Yvain et Lancelot: provoquer les meilleurs chevaliers en combat singulier, délivrer la reine Guenièvre des griffes de ses ravisseurs ou affronter les sortilèges d’une fontaine magique dont personne ne revient…
Mais pour ces vaillants chevaliers, l’amour n’est-il-pas la plus redoutable des épreuves?
Les meilleurs récits de la Table ronde traduits et adaptés par Pierre-Marie Beaude.
.
Mon avis :

Lors de l’avant-dernière Masse Critique de Babelio je regardais la liste des titres proposés d’un œil un peu morne, manquant de temps et vu ma pile à lire gigantesque je ne me voyais pas demander un nouveau partenariat, jusqu’à ce que j’arrive à la fin de la liste et que je vois Yvain et Lancelot illustrés par la peinture préraphaélite, j’aime la légende Arthurienne, j’aime la peinture, et puis de toute façon ma pile à lire n’est pas si grande que ça, 600 livres ? Pff j’suis large !

Yvain ou le chevalier au lion et Lancelot ou le chevalier à la charrette sont deux textes fondateurs de la légende Arthurienne, le premier perd l’amour d’une femme suite à un serment rompu et part à l’aventure accompagné d’un lion à qui il a sauvé la vie.
Lancelot quant à lui semble débarquer de nulle part et affronte beaucoup d’embuches par amour…

Je l’avoue d’emblée; je n’avais encore jamais lu Chrétien de Troyes malgré la présence de plusieurs de ses textes dans ma bibliothèque et malgré le fait que ce soit quand même la base de la légende et il était temps que je répare cela, malheureusement je n’ai pas été aussi emballée que je ne l’espérais.
Je n’avais pas encore eu l’occasion de rencontrer Yvain dans mes précédentes découvertes Arthurienne (sauf dans Kaamelott, paye ton image glorieuse du personnage !) du coup tout me restait à découvrir le concernant et j’ai été plutôt déçue, son histoire n’est pas mauvaise en soi mais je n’ai pas accroché au début (que j’ai trouvé franchement simpliste voire tiré par les cheveux quand on voit qu’Yvain n’est pas foutu de tenir une promesse toute bête envers la femme de sa vie, tu parles d’un gros blaireau !) et je me suis vite ennuyée ensuite, j’étais contente de découvrir enfin pourquoi Yvain se promenait avec un lion parce que cela m’intriguait un peu mais en dehors de cela j’ai trouvé le tout assez répétitif et cela manquait de souffle épique, Yvain enchaine les aventures assez banales finalement, c’est potable sur le moment puis c’est vite oublié, son histoire manque trop de saveur pour me marquer et je ne suis pas spécialement pressée de recroiser Yvain parce que le personnage en lui-même ne m’a pas fait grande impression…

En ce qui concerne « Lancelot ou le chevalier à la charrette » mon ressenti est un peu meilleur, même si cela réservait moins de surprises vu que le parcours de Lancelot est quand même plus connu que celui d’Yvain, surtout que l’intrigue concerne l’enlèvement de Guenièvre par Méléagant, j’ai finalement préféré ce récit, probablement parce que j’ai une affection particulière pour l’histoire d’amour entre la reine et son chevalier mais aussi parce que j’ai trouvé l’aventure de Lancelot un peu plus variée que celle d’Yvain, moins rébarbative et donc un peu plus intéressante.
Ce qui est finalement frustrant c’est que là aussi les personnages ne sont pas franchement développés, on se concentre sur un épisode des péripéties du chevalier mais, comme Yvain, le personnage de Lancelot reste assez superficiel, défini par quelques traits évidents pour un chevalier (loyauté, courage et tout le tralala) mais rien de plus de vraiment notable et c’est dommage que les personnages de deux récits ne soient pas plus travaillés.

Là où je suis complètement séduite c’est sur le visuel du livre qui est magnifique, il faut aimer un minimum le préraphaélisme évidemment mais si c’est le cas il y a vraiment beaucoup de toiles à y (re)découvrir et même si à l’origine la plupart de ces peintures n’ont pas pour sujet la Légende Arthurienne, elles s’adaptent très bien aux deux textes et personnellement je suis contente que ce soit ce mouvement qui ait été choisi pour que je puisse en voir plus (vu qu’en dehors de John William Waterhouse mes connaissances sur les artistes préraphaélites étaient quand même bien limitées !).

Bref, mon avis est un peu tiède sur les deux histoires mais si j’y trouve des défauts je n’ai pas précisé que j’avais également la tête ailleurs pendant ma lecture et je n’exclue pas de donner une seconde chance un jour, malgré tout je suis contente d’avoir pu découvrir des écrits de Chrétien de Troyes et surtout j’en ai tout de même pris plein les yeux avec toutes ces peintures.
Pour finir je remercie Babelio et les éditions Diane de Selliers pour ce bel envoi.

 

DSCN5681DSCN5687DSCN5693DSCN5698DSCN5700

Peintures : Une tête de lion de Heywood Hardy

La belle au bois dormant de John Collier

Lilith de Dante Gabriel Rossetti

Elaine de John Melhuish Strudwick

Scène de chevalerie de Franck Bernard Dicksee

 

Ma note : 3-5
Beau livre·Légende Arthurienne

Les carnets secrets de Merlin : Précis magique des herbes enchantées – Yannig Germain

couv47510441


Les carnets secrets de Merlin :
Précis magique des herbes
enchantées
Yannig Germain
Édition Au bord des continents
100 pages

Genres : Beau livre, 
Légende Arthurienne

 

Résumé :

Merlin l’ enchanteur nous livre les secrets de ses charmes et de ses philtres dans un herbier féerique hors du commun.

 

Mon avis :

« Les carnets secrets de Merlin » est typiquement le genre de livre qui me fait baver d’envie, pour le contenu mais surtout pour les illustrations qu’on peut y trouver, et si j’ai ouvert le livre des étoiles dans les yeux, mon enthousiasme est vite retombé…

Le livre est un peu compliqué à résumer, c’est un mélange de mémoires, de recettes, d’informations sur la nature et sur les créatures fantastiques, rien de bien original, on adhère ou pas, personnellement sans avoir été pleinement emballée je n’ai pas non plus détesté, d’autant que c’est bien écrit.
Le problème c’est qu’il y a un petit détail technique qui gâche tout, sans dire que le texte est illisible ce n’est tout de même pas très clair et certains passages doivent être lus plusieurs fois pour en comprendre le sens (et encore, il y a des passages auxquels je n’ai rien compris), si vous avez les mirettes un peu pourries comme moi et que vous voulez lire ce livre, préparez vous à galérer !
Cela dit je reconnais que l’écriture manuscrite est une bonne idée, c’était la chose à faire pour donner l’impression de lire un vrai grimoire, cela aurait pu avoir son charme mais Merlin ayant une écriture de cochon cela dessert finalement le livre…

Du coup si je dis que c’est dur de résumer ce titre ce n’est pas pour le fond mais à cause de la forme, à force d’autant en baver pour essayer de comprendre ce que je lisais je ne me souviens de rien aujourd’hui et je serai incapable de parler du contenu dans le détail, je me souviens vaguement de chapitres sur le Solstice et sur la Mandragore mais pour le reste…

DSCN3901

Je ne vais pas être élogieuse du tout en ce qui concerne les illustrations non plus et j’avoue que j’en suis un peu gênée parce que ce sont toutes des peintures et je suppose que cela a pris des heures à faire et qu’en me mettant à la place de l’illustrateur cela m’emmerderait que la première gourde venue démonte mon travail mais je tiens à être toujours sincère dans mes chroniques et donc j’assume le fait d’être la gourde en question ! (et oui je m’insulte moi même maintenant, KESKEVOUALLEZFER ?!)

Donc si je voulais avoir ce livre dans ma bibliothèque c’était avant tout parce que je m’attendais à de très belles illustrations et que j’aurais plaisir à feuilleter ce titre de temps en temps mais quand je l’ai ouvert j’ai très vite déchanté car à par une voir deux peintures j’ai trouvé le reste très laid, cela manque cruellement de finesse, de détail (certaines illustrations frisent la bouillie même), je sais que les créatures fantastiques ne sont pas forcément des canons de beauté mais là elles n’ont aucune allure et si l’aspect décrépi rend assez bien pour certaines d’entre elles, globalement le visuel de ce livre manque vraiment de charme et de magie, et je n’ai été émerveillée à aucun moment en le découvrant, j’ai même été tellement rebutée par le visuel que j’ai failli ne pas lire le texte…

Bref, ma chronique est très négative et je le regrette parce que j’espérais vraiment aimer ce livre, mais si le fond n’est pas forcément mauvais la forme fout tout par terre…

DSCN3895

 

Ma note : 1