Chick-lit·Coup de coeur

Coup de foudre à Austenland – Shannon Hale

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Coup de foudre à
Austenland
Shannon Hale
Edition Pocket,
2014
Traduit par Julia Taylor
261 pages


Genre : Chick-lit

 

Résumé :

Jane Hayes est une jeune New-yorkaise en apparence tout à fait normale, mais elle a un secret : son obsession pour Mr Darcy, ou plus précisément pour Colin Firth jouant Mr Darcy dans l’adaptation de la BBC d' »Orgueil et Préjugés ». Résultat, sa vie amoureuse est proche du néant : aucun homme n’est à la hauteur de la comparaison ! Quand une riche parente lui laisse en héritage un séjour de trois semaines à Pembrook Park, un manoir où l’on vit dans la peau d’une héroïne de Jane Austen, les fantasmes de Jane deviennent un peu trop réels. Cette immersion dans cet Austenland réussira-t-elle à débarrasser la jeune femme de son obsession pour lui permettre de rencontrer un vrai Mr Darcy ? La comédie romantique que toutes les fans de Jane Austen attendent !

 

Mon avis :

Même lorsque je n’étais pas fan de Jane Austen (ne me traitez pas d’hérétique, maintenant c’est le cas !) j’aimais quand même beaucoup découvrir les adaptations ou les histoires écrites par d’autres qui se déroulent dans cet univers, du coup je louchais sur ce titre depuis sa sortie…

A 32 ans, Jane a collectionné les histoires d’amour décevantes et sa patience ayant atteint ses limites elle a décidé de renoncer aux hommes, il faut dire que la jeune femme est amoureuse des romans de Jane Austen et rêve secrètement de rencontrer son Mr. Darcy, du coup les autres hommes ne lui arrivent pas à la cheville.
Quand sa grande-tante décède, cette dernière ne lui laisse pas de l’argent en héritage mais un billet pour Austenland, là où nous pouvons nous prendre pour une héroïne Austenienne, vivre comme à l’époque et peut-être même tomber sous le charme d’un gentleman…

Même si le livre est classé en chick-lit (genre que je ne peux plus vraiment sacquer) on neaffich_25831_1 tombe pas dans ses travers, l’histoire est plaisante, l’auteure utilise très bien tout l’univers Austenien sans faire des copiés-collés tout fades, et l’héroïne est loin d’être une dinde insupportable, je n’ai pas le coup de coeur facile mais je dois dire que j’ai complètement craqué pour « Coup de foudre à Austenland » et n’ai pas résisté à l’envie de le relire à peine quelques mois après ma découverte !
Comme dans les histoires de Jane Austen les personnages passent leur temps entre discussions, promenades et bals, ou du moins essaient car Jane a du mal à vraiment se plonger dans cette époque, à s’intéresser à des personnes qui jouent toutes un rôle et surtout à supporter cette saleté de corset ! Du coup comme il faut bien s’occuper en attendant que le charme opère elle transgresse les règles et les conventions de l’endroit et vit un peu une double vie à Austenland, autant dire qu’elle n’a pas intérêt à se faire attraper par son chaperon !
Et tout cela donne un bon mélange entre vraie Austenerie et une histoire plus contemporaine où il y a pas mal de surprises pour bien secouer l’ensemble.

L’histoire est agréable à suivre mais les personnages ne sont pas en reste, Jane est une héroïne Austenienne telle qu’on l’imagine, ayant de l’esprit, de la répartie, pétillante et attachante, un peu maladroite par moments mais sans jamais tombée dans le pathétique, et j’ai vraiment beaucoup aimé son caractère et ses réflexions (même si je ne comprend pas sa manie de planquer son dvd d’Orgueil et préjugés !), Mr Nobley quant à lui est un pur Mr Darcy, assez hautain, parfois sec il se révèle pourtant surprenant et charmant, peut-être pas autant que le vrai Darcy mais quand même bien craquant ce Nobley ! Tous les autres personnages sont certainement inspirés des figures Austenienne mais j’avoue que n’ayant pas lu tous ses livres je suis sans doute passée à côté sans que cela m’ait empêché de les apprécier, et de bien rire avec Miss Charming qui ne sait pas quoi inventer pour se faire remarquer !

Côté style il n’y a pas grand chose à noter, c’est frais, c’est fluide et entre chaque chapitre à Austenland, on revient sur les romances connues par Jane et on comprend vite pourquoi la demoiselle est aujourd’hui aussi blasée vu la belle brochette de nazes qu’elle a fréquentée !

Bref, je ne suis pas sure que quelqu’un n’ayant jamais lu les écrits de Jane Austen accroche vraiment à ce titre, mais pour ceux qui connaissent un minimum son univers il y a de quoi passer un bon moment et j’ai déjà hâte de lire les titres d’Austen que je ne connais pas encore pour pouvoir relire « Coup de foudre à Austenland » et saisir toutes les références,  et en attendant j’espère que l’adaptation serait aussi amusante que le texte !

 

Ma note : 
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Chick-lit·Contemporain

Coeurs-brisés.com – Emma Garcia


Coeurs-brisés.com  
Emma Garcia 
Édition J'ai lu, 
2013
Traduit par Marie Boudewyn
  415 pages

   Genre(s) : Chick-lit, 
Contemporain

Résumé :.
Abandonnée pour la troisième fois à la veille de leur mariage par son fiancé, Rob, Vivienne Summers, une londonienne d’une trentaine d’années, imagine alors un site Internet, coeurs-brisés.com, où tous les coeurs en perdition pourraient trouver refuge. Ses déboires l’amènent à abuser un peu trop du Chardonnay, ce qui déclenche toute une série de situations cocasses et embarrassantes. Notamment lorsqu’elle se réveille auprès de son meilleur ami, Max, un peintre qu’elle a connu à la Fac et qui l’aime en secret depuis toutes ces années. Ensemble, ils vont passer quelques journées merveilleuses, et Vivienne se sent enfin capable d’oublier Rob. Mais ce dernier réapparaît et lui avoue qu’il ne peut vivre sans elle. La vie de rêve qu’elle s’était imaginée avec lui redevient tout à coup possible… Pétillant, drôle, moderne, le premier roman d’Emma Garcia séduira toutes les femmes. Car nous avons toutes en nous un peu de Vivienne Summers…
   .
 Mon avis :

Avec un résumé pareil je m’attendais à un livre qui fait du bien, qui remonte le moral, qui donne envie de se bouger les miches pour faire des choses dont on a envie, bref tout… l’inverse de ce que ce livre a provoqué chez moi (c’est à dire : mettre des claques à l’héroïne, cramer le bouquin et aller me coucher !)

Vivienne et Rob sont sur le point de se marier et elle nage dans le bonheur, d’autant que son « prince charmant » l’a bien fait poireauter et a déjà fait annuler le mariage deux fois de suite, cette fois ci elle est sure que c’est la bonne et elle se voit la bague au doigt et peut-être qu’ils ne tarderont pas à fonder une famille, quand même le futur mari ne va pas se barrer pour la troisième fois ! Si ? Ah ba si !
A quelques heures de la cérémonie elle se retrouve larguée sans ménagement parce qu’évidemment en grand gentleman qu’il est Rob n’est pas foutu de faire part de ses doutes à l’avance et envoie bouler sa chère et tendre comme un vulgaire coton-tige sale et s’enfuit comme un voleur.
Plutôt que de se dire que de toute évidence ce n’est pas le bon et qu’elle devrait trouver un autre homme (de préférence un homme bien, ça la changerai !) Vivienne se met en tête de faire retomber Rob sous son charme, parce qu’après tout quelle femme hétérosexuelle ne rêve pas d’être avec un homme qui l’a traite comme un quantité négligeable, voir comme un bouche-trou en attendant de trouver mieux ?!
Bref vous l’aurez compris, nous voila embarqués dans une merveilleuse histoire d’amour digne de Jane Aus… Non ? Bon bah non alors !

Avant d’entamer une lecture j’aime bien m’imaginer ce que je vais ressentir, dans quelle atmosphère je vais être plongée, si je vais rire ou être touchée, si cela va être épique ou apaisant, et parfois je tombe juste, d’autres fois non mais le livre arrive à me divertir et je m’en contente, et dans d’autres cas je me retrouve face à titre comme « Coeurs-brisés.com » qui ne m’apporte rien de ce que j’attendais, qui ne me divertit pas et qui en plus m’énerve.

Je ne suis probablement plus aussi réceptive à la chick-lit (ou ce qui s’en rapproche) qu’avant, à par les titres du genre qui ont de la profondeur (comme les romans d’Isabel Wolff), le reste peine à m’enthousiasmer mais il faut dire qu’à force de lire les mêmes intrigues la lassitude a finit par s’installer, dans « Coeurs-brisés.com » on se retrouve une énième fois face à une héroïne qui n’existe qu’à travers sa vie sentimentale et c’est fatiguant, déjà parce que l’héroïne en question est insupportable mais j’en parlerai après, mais aussi parce que rien ne se dégage de ce texte, cette histoire de site internet où les âmes en peine pourraient se retrouver aurait pu rendre le récit touchant et réconfortant mais ce n’est pas du tout développé, ce n’est là que pour être utilisé dans les histoires de cœur de Vivienne, c’est juste du gâchis.
Le reste donc n’est pas meilleur, l’héroïne passe son temps à chouiner et met tout en œuvre pour que sa relation avec Rob reprenne et on ne se demande bien pourquoi vu que ce mec est loin d’être une perle, puis elle finit dans les bras de son meilleur ami qui (comme c’est pratique !) est amoureux d’elle, et on voit vite arriver un espèce de triangle amoureux terriblement pas intéressant qui ne réserve aucune surprise, et qui n’a même pas lieu d’être en fait car tout le long de l’histoire je me suis demandé pourquoi elle voulait tant récupérer Rob qui est un abruti alors que Max est adorable, drôle et se préoccupe d’elle !
Et je ne parle même pas des scènes où Vivienne picole comme un trou et se couvre de ridicule, c’est censé être drôle ?! Personnellement je trouve cela plus gênant qu’autre chose, là ce n’est plus de la maladresse c’est juste que c’est une cruche.

Et il n’y a pas que cela, de manière générale Vivienne est pitoyable, elle se fait traiter comme la dernière des bouses mais elle en redemande et je ne supporte pas ce genre de comportement, peut-être que je suis trop dure parce que je n’ai jamais vécu ce genre de relation (en même temps le ou la premier(e) qui essaiera se fera jeter directement) mais la voir se lamenter sans arrêt pour un mec aussi infect (et plus les pages défilent plus on se rend compte que c’est un trou de balle fini) m’énerve, je ne peux avoir aucun respect, aucune empathie, aucune affection pour quelqu’un qui se laisse autant marcher dessus et qui en plus trouve cela normal et justifié et le fait que j’ai détesté cette héroïne a largement contribué au fait que cette lecture a été très désagréable, parce que non seulement Vivienne est une loque mais elle est aussi narcissique, tout doit tourner autour d’elle, ses amis doivent toujours être disponibles pour elle (la réciproque par contre elle s’en fout), elle se console avec Max et une fois que Rob revient elle n’a même pas la présence d’esprit (et la maturité tant qu’à faire) d’en parler avec Max, en gros elle me fait penser à une gamine capricieuse et étant donné qu’elle a une trentaine d’années c’est quand même assez triste.
Par ailleurs, je me sens presque insultée quand le résumé prétend que ce livre plaira à toutes les femmes (merci les généralités) parce que « nous avons toutes en nous un peu de Vivienne Summers » !
En fait aucun personnage ne m’a emballée, il y a bien Max qui donc apporte un peu d’humour et de fraîcheur à cette bouillie fadasse mais tous les autres sont plus ou moins sans intérêt.

Pour en revenir à l’histoire, à mes yeux elle est horriblement creuse, j’en demandais peut-être trop mais ne rien trouver d’autre que de bêtes histoires sentimentales me déçoit, je n’ai rien contre les romances il y en a beaucoup qui m’attendrissent mais j’aime aussi découvrir quelque chose à côté, d’autres facettes de l’histoire ou que les personnages soient vraiment travaillés, qu’on puisse presque croire qu’ils sont réels, ce qui n’est pas le cas avec ce titre, en tout cas dans le vraie vie je ne rencontre jamais personne qui ne se défini que par sa situation amoureuse et qui n’a aucun but, aucun rêve, aucune passion autres que ceux qui se rapportent à la vie de couple et j’aimerai retrouver cela dans mes lectures, mais là on en est très loin…

Bref, je suis virulente dans cette chronique mais j’ai vraiment passé une mauvais moment avec ce livre, j’ai eu l’impression qu’on me prenait pour une andouille en me servant une histoire aussi réchauffée et avec un personnage principal aussi pénible, tellement pénible que Vivienne fait presque de la concurrence à Anastasia Steele (50 nuances de daubes), c’est dire !

Ma note : 1 
Chick-lit·Policier

Je n’irai pas chez le psy pour ce con ! – Isabelle Alexis

Je n'irai pas chez le psy
pour ce con !
Isabelle Alexis 
Édition J'ai lu, 2010
250 pages

 Genre(s) : Chick-lit, Policier

 

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Résumé :.
Alors que Juliette venait pour un entretien d’embauche à la télévision, elle est interviewée à la place de Loren, romancière qui devait présenter son deuxième livre. Amusées par la situation, Juliette et Loren tombent dans les bras l’une de l’autre et passent la nuit ensemble. Mais le lendemain, Juliette tue accidentellement Franck, son petit ami dealer, et un témoin fait chanter les deux amantes.
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Mon avis :.

Voila un titre de chick-lit que j’ai déjà lu il y a plusieurs années, que j’avais bien apprécié, et que j’avais mis sur ma liste des livres à relire un jour, et c’était une connerie ! Je me demande vraiment ce que j’avais aimé dans ce livre lors de ma première lecture…

Juliette est une fille un peu paumée, elle vit avec son copain possessif, macho, violent, qui l’humilie 30 fois par jour et qui deale de la drogue (en bref, c’est un gros pignouf qui mérite des coups de pelle dans la tronche), et elle galère à trouver un travail jusqu’à ce qu’on lui propose un entretien pour un poste à la télévision. Loren au contraire mène la carrière qu’elle souhaite, elle vient de boucler son troisième livre et est sur le point de passer dans une émission pour en faire la promo. L’entretien de la première et l’interview de la seconde se déroulent au même moment, les deux femmes se croisent et par erreur l’une se retrouve à la place de l’autre… Après ce moment gênant elles finissent par nouer une amitié ambiguë et quand Juliette finit son taré de mec en lui fracassant le crâne, elle appelle Loren à l’aide pour se débarrasser du corps.

Je suis un peu de mauvaise foi dans mon intro, on croirait que je n’ai rien aimé et ce n’est pas tout à fait vrai, le début du bouquin est plutôt potable le quiproquo qui lance l’histoire de Loren et Juliette est plutôt amusant, même s’il n’est pas franchement original, au moins cela passe et cela a le mérite de faire sourire même si on comprend vite que Juliette est une belle cruche.
Après par contre cela devient le boxon, autant pour les réactions des personnages que pour l’histoire.

Que Loren et Juliette passe l’éponge sur leur mésaventure, d’accord, qu’elles aillent boire un café et s’entendent bien, ok, que Juliette s’incruste chez Loren, squatte sa baignoire et finisse dans son plumard (et pas seulement pour faire un petit somme alors que Loren n’a de toute évidence aucun penchant lesbien), là cela commence à devenir n’importe quoi mais passons, que Juliette après avoir dézingué son petit-ami et pour se sortir de cette mouise en planquant le corps de son cher et tendre fasse appel à Loren qui accepte, euh… nan ?! Enfin personnellement quand je viens de me faire une nouvelle copine, je ne lui propose pas d’aller jouer avec un macchabée ! (Et puis si une nana que je connaissais depuis une demie heure me demandait un truc pareil je l’enverrai bouler) (A la rigueur j’accepterai pour ma meilleure amie) (Enfin si elle pouvait éviter ce serait aussi bien !) (Quoi que, des deux c’est moi la plus tarée donc ce serait plus à elle de se méfier !) Bref à moins d’être un brin psychopathe, la réaction de Loren n’est pas du tout crédible, Juliette était une parfaite étrangère la veille, rien ne dit qu’elle ne va pas désosser quelqu’un d’autre et Loren a une vie bien installée qu’elle pourrait démolir en étant complice (parce qu’à moins que je me trompe, aider quelqu’un à enterrer la victime d’un meurtre n’est pas très légal !), à moins que Loren ne soit vraiment très serviable, son comportement me laisse perplexe.

Mais même si les personnages sont très mal foutus et que leurs réactions ne sont pas franchement réalistes, l’intrigue n’est pas mieux construite, une fois que les héroïnes ont accompli leur besogne dans la forêt, elles essaient de continuer leurs vies mais découvrent très vite que quelqu’un les a vu faire du jardinage avec de l’engrais humain (c’est marrant de constater qu’à chaque fois qu’un personnage de série, de film, ou de bouquin enterre un corps dans une forêt il se fait tout le temps remarquer, soit c’est un cliché usé jusqu’à la corde, soit certains sont adeptes du jogging en pleine nuit, je ne sais pas !), bref un corbeau les fait chanter et en plus une enquête est lancée quant à la disparition du petit-ami de Juliette, théoriquement on devrait sentir l’étau se resserrer peu à peu mais c’est tellement mou que je n’ai adhéré à aucun moment, les rebondissements sont visibles des plombes avant qu’ils ne se produisent, les deux filles sont tellement peu attachantes que je me fichais de savoir si elles allaient atterrir en prison, l’identité du corbeau ne m’intriguait aucunement, et il y a des longueurs à s’en arracher les cheveux et je dois dire qu’au bout d’un moment j’en avais assez, autant de l’histoire que des personnages, et je voulais juste arriver à la fin pour passer à autre chose donc j’ai finis par ne lire qu’une phrase par page et j’ai remarqué que je n’étais pas du tout larguée, ce qui prouve bien qu’on s’attarde sur des détails qui ne servent à rien, que l’histoire s’étire à l’extrême et que tout cela ne fait office que de remplissage !
Et le pompon c’est que la fin est d’une facilité grotesque, tout s’arrange comme par magie, et on peut dire que le hasard fait bien les choses (ou que l’auteure manque cruellement d’imagination), l’enquête policière et le mystère de l’identité du corbeau ne cassent pas des briques mais alors leur résolution est vraiment bâclée et simpliste, c’est balancé vite fait mal fait et puis voila fin de l’histoire, il fallait trouver une conclusion donc on a foutu ça comme ça et basta ! Je n’attendais pas de miracle mais là c’est vraiment la solution pour ne pas se casser les nénettes et pour dire que le livre a une fin, si le livre m’avait plu ce dénouement me serait resté en travers de la gorge, là je n’ai pas aimé et j’ai eu un petit rictus en voyant ce foutage de pomme final !

Je n’en ai pas encore parlé mais j’ai aussi trouvé la relation liant Loren et Juliette très mal exploitée, rien ne dit que les deux soient lesbiennes ou bisexuelles mais elles couchent ensemble, autant pour Juliette cela ne m’a pas posé problème parce que c’est elle qui démarre cette histoire donc cela ne doit pas être sa première expérience mais Loren n’a l’air d’avoir eu des liaisons qu’avec des hommes et pourtant elle ne s’interroge jamais quant à leur relation ou à sa sexualité, si c’était « naturel » chez elle d’avoir envie de cela je comprendrai et il n’y aurait pas besoin de le justifier mais on ressent surtout de la réticence venant d’elle et du coup cela m’a mise mal à l’aise.
Après sa méfiance du début, Loren finit par appeler Juliette « ma chérie », elles se tiennent la main et agissent comme si elles s’aimaient (pas sure que ce soit vraiment le cas…), puis trois pages après elles se comportent comme deux amies et rien plus, puis cinq pages après Loren parle de Juliette comme de son boulet, puis elles agissent de nouveau en amoureuses, bref c’est à n’y rien comprendre et leur instabilité m’a très vite fatiguée.

A par les premières pages je ne vois rien à sauver dans ce livre, ce n’est ni drôle, ni prenant ni rien, c’est vide, lassant, énervant même et je ne comprends définitivement pas ce qui m’avait convaincue lors de ma première lecture !

Ma note : 1
 
Chick-lit·Romance

Bridget Jones : Folle de lui – Helen Fielding

Bridget Jones : Folle de lui
Helen Fielding 
Édition Albin Michel, 
2014
Traduit par Françoise Sorbier
441 pages

 Genre(s) : Chick-lit, Romance

 

Série : Bridget Jones

1. Le journal de Bridget Jones
2. Bridget Jones : l'âge de raison
3. Bridget Jones : Folle de lui

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Résumé :.
Veuve, 51 ans, mère de deux enfants en bas âge, mais toujours en quête de l’homme idéal : Bridget is back ! Elle n’est plus obsédée par ses kilos, plutôt par les réseaux sociaux, le nombre d’amis qu’elle a sur Facebook (ce qui ne peut que mal se passer, vu son niveau en informatique) et ses enfants qui la font tourner en bourrique. Le grand Mark Darcy – avec qui elle a vécu le bonheur conjugal pendant dix ans – est mort dans un accident, et après une longue période de deuil, Bridget se transforme en cougar dans les bras d’un trentenaire sexy (et quelque peu immature).
Mais pour combien de temps ? Car elle a bien entendu toujours le don de se mettre dans des situations impossibles.
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 Mon avis :.

Je ne suis pas une grande fan des deux premiers tomes, même si je les aime bien je dois dire que je préfère cent fois le premier film (que je revois très souvent avec le même plaisir) car la Bridget sur papier a tendance à m’agacer, mais j’étais malgré tout curieuse de lire cette suite malgré l’absence de Mark. Et… vous comprendrez bien vite ce que j’ai pensé de ce nouveau tome ! (Indice : j’en pense autant de bien que je ne pense de bien de 50 nuances de Grey !)

10 ans se sont écoulés depuis la fin de « L’âge de raison », alors qu’elle était heureuse aux côtés de Mark à l’époque, elle se retrouve aujourd’hui veuve avec deux enfants en bas âge et une bonne petite dépression, mais également avec un petit jeune dans son lit !

Alors qu’est ce que c’est que cette daube exactement ? L’auteur avait besoin d’argent pour payer ses impôts ? Son éditeur a menacé de tuer son hamster si elle ne pondait pas ce troisième tome ? Non parce que là on est vraiment au ras des pâquerettes, je dirai même qu’on est dans les catacombes tellement c’est catastrophique et ce, à tous les niveaux !

Tout d’abord l’histoire tient facilement sur un post-it tant elle est vide et répétitive; Bridget chouine, elle se pose des questions sur son petit ami de 20 ans, elle essaie de maitriser les nouvelles technologies, elle se dit que ce n’est pas normal de sortir avec un mec plus jeune (gné ?), elle s’occupe de ses enfants malades, elle attend les sms de son petit-ami, elle chouine, elle s’inscrit sur Twitter, elle espère avoir des « followers », elle chouine, elle espère avoir des « followers », elle espère avoir des « followers », elle espère avoir des « followers »… (vous la sentez la lassitude là ?!). Non seulement ce n’est pas intéressant mais c’est en plus très pénible, je vais radoter par rapport à mon billet sur 50 nuances (oui cette daube m’aura vraiment traumatisée) mais relire les mêmes bêtises inutiles en boucle me gave au plus haut point, si l’auteure manque tellement d’inspiration autant ne rien écrire du tout plutôt que de faire le perroquet pendant plus de 400 pages car là non seulement c’est une perte de temps mais aussi un joli foutage de gueule, encore plus quand on arrive à une fin si conventionnelle qui nous prend un peu (beaucoup) pour des blaireaux tant elle sent bon le réchauffé par rapport au premier tome, bref, plus de 400 pages vide de sens !

Par ailleurs, si les deux premiers tomes pouvaient faire sourire, voir rire, ce troisième opus est aussi drôle qu’une séance chez le dentiste, pour la simple et bonne raison que c’est de l’humour gras et pipi-caca qui ne pourrait faire rire qu’un gamin de 3 ans ou quelqu’un de bourré (ou un gamin de 3 ans bourré aussi, pourquoi pas !), pas de veine je n’avais pas d’alcool sous la main et j’ai trouvé le temps bien long, pourtant un rien me fait pouffer comme une cruche et mon humour ne vole pas haut (vous le savez puisque vous lisez mes chroniques !) mais il ne faut pas trop m’en demander non plus, là c’est pitoyable et limite gênant, le sens de l’humour de Helen Fielding s’est probablement barré en vacances en même temps que son imagination car l’ensemble du livre est d’une belle fainéantise, ce n’est plus de l’humour anglais, c’est juste de l’humour de merde, au sens propre comme au figuré !

Dois-je préciser que les personnages sont tout aussi nuls que le reste ?
En plusieurs années, Bridget n’a pas évolué, elle a plutôt régressé, à la rigueur je peux comprendre que la Bridget de 30 ans des deux premiers tomes puisse être immature (quoi que…), mais que la Bridget de 50 ans ayant deux jeunes enfants a élever seule après la mort de son mari n’ait pas pris du plomb dans la tête là j’ai du mal, elle donne plutôt l’impression d’être une ado de 15 ans accro à Twitter qu’une adulte responsable.
Son comportement me donne limite envie de m’éclater le crane contre le mur (ce qui serait dommage car je viens de refaire le papier peint) pour abréger mes souffrances qui durent depuis trop longtemps, entre Anastasia-je-suis-poursuivie-par-un-psychopathe-mais-je-me-laisse-avoir-parce-qu’il-est-trop-beau et Bridget-j’ai-le-cerveau-aussi-frais-que-celui-de-mon-défunt-mari, je suis servie niveau gourdasses qui ne sont pas fichues de faire un tant soit peu preuve de réflexion, je ne demande pas à ces « héroïnes » d’être lauréates du prix Nobel de chimie mais connecter leurs trois neurones valides une fois de temps en temps ne leur ferait pas de mal !

Et sans déconner, c’est quoi ces nanas qui sont obsédées par les calories, les fringues et le cul de leurs mecs ? Elles n’ont pas d’autre intérêt dans la vie ? Bridget a des enfants, il n’y avait pas possibilité d’avoir de jolies scènes avec eux ? On n’aurait pas pu avoir des scènes drôles avec ses amis aussi (enfin si ses amis n’avaient pas été aussi insupportables évidemment) ? Bref, se retrouver face à autre chose qu’à un cliché ambulant ? Franchement je suis blasée en voyant que des auteurs (des auteurs femmes qui plus est) ne sont pas capables de créer d’autres personnages que l’éternel stéréotype de l’emmerdeuse superficielle et niaise, non seulement c’est pénible mais en plus personnellement j’ai du mal à m’identifier à ce genre de personnage, parce que les vêtements je m’en fous, je porte les 3 mêmes fringues en boucle depuis 2 ans, les relations amoureuses je m’en fous aussi (et puis de toute façon je suis un aimant à glandus alors autant faire une croix dessus !), et le coté emmerdeuse.. oui bon là je pourrais m’identifier à la limite mais ce n’est pas une raison ! Servez nous d’autres héroïnes par pitié, de préférence réalistes et attachantes et surtout possédant un cerveau, plutôt que des pintades pareilles !

Au niveau des autres personnages, je dois dire que je n’ai pas grand chose à dire, les amis de Bridget m’ont donc tapé sur les nerfs, les hommes de ce tome sont complètement transparents, les enfants de Bridget sont juste là pour faire joli, finalement le seul personnage sympa à retrouver est Daniel Cleaver qui fait une petite apparition et est toujours fidèle à lui même, les autres sont tout simplement à jeter !

Vous l’aurez peut-être remarqué; je ne prends même plus de gants, je n’essaie même pas de trouver un point positif à cette lecture car il n’y en a pas, avoir enchainé deux bouquins puants a causé des dommages irréversibles sur mon cerveau, je ne mange plus, je ne dors plus et j’envisage de commencer une thérapie !
Plus sérieusement, je trouve cette suite bâclée, inutile, agaçante, manquant cruellement d’idées… C’est une horreur tout simplement, et je ne vois pas l’intérêt de cette suite à par pour montrer que Bridget s’est mis aux réseaux sociaux et à sortir avec des gars plus jeunes qu’elle… Super, nos vies vont être complètement chamboulées après ces révélations…
Bref, un très mauvais livre, tout juste bon à caler sous un meuble ou à balancer dans la cheminée !

 .
Ma note : 0
Chick-lit

Les mésaventures de Minty Malone – Isabel Wolff

Les mésaventures de 
Minty Malone
Isabel Wolff 
Édition Pocket, 2002
Traduit par Denyse Beaulieu
528 pages

Genre(s) : Chick-lit

 

Résumé :
Vous êtes devant l’autel de l’église. Le prêtre prononce les phrases rituelles. Vous jetez un coup d’œil tendre et complice à votre bien-aimé. Il vous sourit. Vous lancez un  » oui  » énamouré. Ça y est, vous êtes presque mariée ! Maintenant c’est à lui. Il vous adresse un regard plein de compassion. Vos parents, vos collègues, tous vos amis sont venus célébrer l’événement. Vous êtes aux anges. Encore une seconde et vous êtes unis pour le meilleur et pour le pire. Non ! Un  » non « , ferme et définitif, résonne encore dans l’église. Vous n’êtes plus mariée. Tel est votre destin : vous êtes et vous resterez Miss Malone. Sur un point, cependant, rien ne sera plus comme avant : à votre tour, vous allez apprendre à dire  » non « .
Mon avis : 

Cinquième (déjà !) livre d’Isabel Wolf que je découvre et si cette auteur m’a déjà offert pas moins de deux coups de cœur, là elle me déçoit assez et on peut dire qu’avec ce titre on se trouve vraiment dans le fond du panier…

Minty est sur le point d’épouser Dominic, alors que le moment de dire « oui » se rapproche, Dominic semble hésiter et finit par renoncer, Minty est larguée devant tous ses proches, mais également humiliée, son goujat ayant eu la délicatesse de lui balancer tous ses défauts avant de fuir comme un voleur.
A partir de là nous allons la suivre pendant un an, entre ses tentatives pour se remettre sur pieds et peut-être rencontrer un nouvel homme, et son travail dans une radio de Londres qui est en train de s’écrouler.

Comme dit en introduction j’ai été déçue car ici, à mes yeux, deux choses clochent : le fond et les personnages.
Ce que j’aime dans les livres d’Isabel Wolff c’est qu’au delà de créer une histoire divertissante, elle rajoute toujours un fond plus sérieux, par exemple dans « Rose à la rescousse » l’héroïne a été abandonnée par ses parents (il me semble, n’hésitez pas à me rectifier si je dis n’importe quoi !), dans « Accroche-toi Anna » le personnage se fait plaquée quand elle est enceinte et elle doit élever son enfant toute seule, et dans « Un amour vintage » l’héroïne est marquée par la mort de sa meilleure amie; ce sont des thèmes pas franchement joyeux mais non seulement cela peut nous parler personnellement mais surtout cela rajoute de la consistance à l’histoire, j’ai beau adoré la chick-lit je reconnais sans problème que les histoires sont très souvent superficielles et Isabel Wolff arrive à éviter cela et même si du coup il y a des moments assez déprimants dans ses titres j’adore qu’elle se serve de ce genre de sujet, et là je suis déçue car dans « Les mésaventures de Monty Malone » il n’y a pas de fond, ou alors je suis passée complètement a côté mais je ne pense pas, à moins qu’il ait été vraiment bien caché !

En fin de compte sans ce fond plus sérieux le livre reste un titre banal de chick-lit, cela ne vole pas haut mais cela reste distrayant et assez amusant, même si ce titre fait 500 pages Isabel Wolff arrive à ne pas lasser et je dois dire que malgré tous les reproches que je peux faire à ce livre, je l’ai dévoré en deux jours, et j’étais curieuse de savoir comment Minty se sortirait de toute cette pagaille et de surtout voir comment elle allait évoluer.

Malgré tout, même si je n’ai pas trop à me plaindre de l’histoire, j’aurais encore davantage apprécié si les personnages m’avaient plu, car comme je le disais, les personnages ne m’ont pas convaincue, à une exception près j’ai eu envie de tous les tabasser !
Commençons par cette quiche de Minty, alors oui vu ce qui lui arrive on devrait avoir de l’empathie pour elle mais je suis une sans cœur et je n’en ai pas eu pour elle, pas une seule fois. Pourquoi ? Parce que c’est une vraie carpette et on le comprends dès les premières pages quand elle dit à quel point Dominic est « fabuleux », alors qu’il la prend de haut, qu’il passe son temps à la critiquer, alors qu’il ne supporte pas d’être critiqué, qu’il la force à faire selon son envie à lui et jamais selon ce qu’elle veut elle, qu’il est lâche au point de la larguer devant l’autel alors qu’il aurait pu le faire bien avant; bref ce mec est une grosse merde ! Tout le monde le voit, sauf Minty, et à sa place si un mec pareil m’avait larguée 3 minutes avant le mariage j’aurais pleuré aussi oui, mais de joie !
Mais Minty n’est pas seulement une vraie lavette dans ses relations amoureuses, elle l’est aussi dans son travail ou dans ses relations familiales et amicales, elle se laisse complètement marché sur les pieds, ne sait pas dire non (ou en tout cas, elle dit « non » puis finalement cède…), elle donne l’envie de la secouer et de lui dire d’envoyer bouler tout le monde une bonne fois pour toute histoire d’être un peu respectée !
Il faut avouer qu’il y a une petite évolution chez elle, elle finit par osé tenir tête par moment mais malheureusement elle redevient une carpette à la fin du livre, ou en tout cas les dernières lignes laissent penser qu’elle va le redevenir…

Cela dit Minty n’est pas le personnage qui m’a donné le plus de boutons pendant ma lecture, si elle obtient sans problème le titre de « princesse des losers », sa cousine Amber gagne sans conteste le titre de « reine des grosse putes » (voila c’est dit !), ne me demandez pas de dire quelque chose de gentil à son sujet parce que je préférais m’arracher les ovaires et puis de toute manière il n’y a rien de sympa à dire sur elle, c’est une prétentieuse snobinarde hystérique égocentrique et manipulatrice qui se prend pour un grand auteur méritant le prix Nobel de littérature alors qu’elle écrit des croutes, qui ne se préoccupe que de son nombril en harcelant les gens pour les forcer à faire ce qu’elle veut même quand la personne en face lui dit « non » 57 fois de suite (« non » c’est « non », connasse !!! Oui cette chronique est très vulgaire :p) et met en place des stratagèmes digne d’une ado de 15 ans pour récupérer son ex; vous l’aurez compris c’est un personnage abject, que je hais du tréfonds de mon âme et je ne vois pas l’intérêt de sa présence dans le livre à par nous donnez un ulcère et réveiller nos pulsions meurtrières !

Je ne vais pas évoquer tous les personnages du livre parce qu’il y a beaucoup de choses (pas très flatteuses et plutôt grossières) que je pourrais dire sur cette bande de brèles mais pour préserver le peu de santé mentale qu’il me reste je vais plutôt passer à l’exception dont je parlais, car il y a bien un personnage qui m’a plu dans ce livre et qui est très en retrait malheureusement : Jack, le patron de Minty, il a bon caractère, il ne marche pas sur les autres (un exploit vu que tous les autres personnages se servent les uns des autres !), mais il sait l’ouvrir quand il faut, il n’est ni un manipulateur, ni une carpette et c’est une petite bouffée d’air frais quand il intervient dans une scène ! D’autant que son histoire aurait pu être le fond plus grave dont je parlais, il y avait les moyens quand on voit les rapports plus que chaotiques que Jack entretient avec ses deux belles filles, mais c’est traité sur quelques lignes et c’est fini, tant pis pour l’histoire creusée, on reste en surface.

Pour le coup, je me suis longuement étendue sur les personnages mais une histoire aussi bonne soit-elle est vite gâchée quand les protagonistes sont insupportables et c’est le cas ici, l’histoire est correcte mais elle est plombée par des figures haïssables et à cause d’elles je n’ai tout simplement pas pu profiter de l’histoire autant que j’aurais pu.

Ma note : 2
 
Chick-lit

Méfiez-vous de vos voeux… ils pourraient se réaliser ! – Laura Caldwell

Méfiez-vous de vos vœux... 
ils pourraient se réaliser !
Laura Caldwell
Édition Harlequin
(Red dress ink), 2006
Traduit par F. M. J. Wright
329 pages 

Genre(s) : Chick-lit
 
Résumé :.

Comme toute citadine branchée qui se respecte,je vais régulièrement chez mon psy. Et figurez-vous qu’il m’a demandé de réfléchir à ce que je voudrais changer dans ma vie en priorité. Exercice pas facile pour moi,car je veux TOUT changer! Mais surtout:

Transformer mon mari en prince charmant – après deux ans de mariage,il est plutôt télé-charentaise,que cadeaux surprise et week-end en amoureux!
Décrocher le poste de directrice dans la boîte où je travaille – donner des ordres j’adore ça!
Faire disparaître coûte que coûte ma rivale Alexa – ce n’est pas une blonde à forte poitrine qui va me faire de l’ombre!
Tester mon sex-appeal sur Evan, mon collègue un peu trop mignon – il drague toutes mes collègues,alors,pourquoi pas moi?

Mais méfiez-vous de vos vœux… ils pourraient se réaliser !

 

Mon avis :

J’avoue que j’attendais beaucoup de ce titre, le résumé me semblait prometteur et les quelques avis que j’avais lu dessus étaient plutôt bons, malheureusement si j’ai aimé au début j’en ai eu peu à peu marre de l’histoire comme de l’héroïne.

Comme toute héroïne de chick-lit qui se respecte, Billie n’est pas satisfaite de sa vie, entre elle et son mari c’est plus de la collocation qu’une passion torride, elle est bloquée au niveau carrière et attend désespérément une promotion et enfin elle continue d’en pincer pour son collègue Evan, le beau gosse et aimant à nanas de la boîte.
Suite à une de leurs séances, sa psy va lui faire cadeau qui pourrait changer sa vie et lui apporter tout ce qu’elle souhaite, sauf que…

Sauf que Billie est stupide, je n’ai pas percuté dès le départ mais on se rend vite compte qu’elle se crée elle même des problèmes.
Déjà c’est quoi cette bêtise de vouloir faire craquer son collègue alors qu’elle est mariée et qu’elle a le béguin pour lui ? A par foutre en l’air son mariage juste pour un coup d’un soir, je ne vois pas trop ce qu’elle cherche, quant à son mariage, c’est vrai qu’il bat de l’aile mais elle ne cherche même pas à savoir pourquoi, son mari est devenu très distant d’un coup deux ans auparavant, elle passe son temps à geindre à cause de cela, à se poser des questions… pourquoi ne pas juste lui demander plutôt que nous faire suer avec ses jérémiades ?! Et au niveau de son boulot ce n’est pas mieux, si je n’ai pas eu à me plaindre de son comportement au début, une fois que son vœu est réalisé et qu’elle devient responsable elle fait sa gamine et vire l’employée qui l’agace sous un prétexte vaseux; bref une héroïne complètement immature, je sais que les héroïnes de chick-lit ne brillent pas pour cette qualité habituellement mais là où cela peut être mignon pour d’autres, pour Billie c’est tellement récurent et exagéré que c’est juste énervant !

D’autant que cette héroïne nuit en plus à l’intrigue, qui n’est déjà pas très fameuse à la base… Même si dans les premières pages elle semblait bien partir, que je m’amusais, que j’avais envie de savoir comme Billie allait démêler tout cela, on finit par tourner en rond, l’histoire n’avance pas, l’humour se fait de plus en plus rare au fil des pages, et les personnages ne sont pas assez creusés pour s’y attacher, quelques pages à la fin redonnent un peu de souffle au livre mais ne fait pas oublier l’ennui que j’ai ressenti pendant au moins 200 pages, le pompon revenant probablement aux passages où Billie part sur la trace de son père, j’avoue que j’en ai ma claque de ces personnages de romans qui ont été abandonnés par un de leurs parents et qui cherchent à le retrouver, c’est vu et revu et plutôt que de me toucher cela m’exaspère, encore plus quand c’est tellement larmoyant qu’on a l’impression que l’auteur nous dit clairement « préparez vos mouchoirs, c’est maintenant que vous devez pleurer ! », bref c’est pénible !

Je ne trouve vraiment pas quelque chose à sauver dans ce livre, c’est comme un soufflé, au début il se tient bien et finalement il se casse la gueule (et non vous n’avez pas le droit de vous moquez de mes métaphores !), c’est décevant et il va falloir que je songe à ne plus rien attendre de mes lectures, cela m’évitera peut-être d’être frustrée !

Ma note2
Chick-lit

Toutes des Pénélopes ! – Lisa Klimt




Toutes des Pénélopes !
Lisa Klimt
Édition Fleuve noir, 2010
 228 pages 

Genre(s) : Chick-lit



Résumé :.

Certaines histories se répètent à travers les siècles et, Stéphanie en est convaincue, elle est elle-même victime de la « malédiction de Pénélope ». Elle a beau être une jeune femme bien de son temps avec un job dans une grande maison d’édition, une thèse à terminer et des amies adorables, un fil mystérieux la relie à une ère plus lointaine où une épouse modèle attendit patiemment le retour de son héros. Car oui, comme bien d’autres amoureuses, Stéphanie passe son temps à attendre son cher et tendre. Et depuis la reine mythique, seuls les accessoires ont changé. Scotchée à son téléphone jour et nuit, passant et repassant les épisodes de séries cultes comme Pénélope aurait fait et défait sa tapisserie, Stéphanie revit la tragédie de la femme soumise avec pour seule compagnie son insupportable petit chien baptisé Télémaque. Mais qui sait, peut-être que les dernières incartades de Mr Big et de Bobby Ewing, ou les sages conseils de Laura Ingalls, sauront aider notre Pénélope moderne à briser cette terrible malédiction ?

Mon avis :

Cela s’est sûrement fait remarquer à force mais la chick-lit est mon petit péché mignon et je suis en général bonne cliente quand je lis un titre du genre, et pourtant avec toute la bonne volonté dont je suis capable (c’est à dire pas énorme, faut être honnête !) il y a des fois où je tombe sur des livres mauvais du début à la fin et je n’arrive tout simplement pas à trouver un seul point positif et « Toutes des Pénélopes ! » en fait parti !

Tout d’abord, difficile de vous faire un résumé de l’histoire pour la simple et bonne raison qu’il n’y en a pas ! Stéphanie auto-surnommée (ça se dit ça ?!) « Pénélope » est passionnée de mythologie grecque, passe son temps plongée dans ses séries télé et à attendre désespérément que son petit ami (dont j’ai oublié le prénom mais qui est surnommé « Ulysse ») lui accorde un peu de temps ou au moins l’appelle ou la textote. Voila le plus gros de l’histoire, alors oui l’héroïne a des amies (bien plus marrantes qu’elle d’ailleurs), un boulot, une thèse à rédiger, et un nouveau collègue canon, mais voila c’est tellement au second plan et traité en quatrième vitesse que cela ne m’a pas du tout intéressée !

J’ose espérer que nous ne sommes pas toutes des « Pénélopes » car cela serait bien triste (et l’image de la femme en prendrait un sacré coup dans les narines !), Stéphanie est juste une pauvre fille lamentable qui n’est pas fichue de s’en sortir sans son crétin de mec, qui ne voit pas qu’il la traite comme un meuble et que quand elle reçoit enfin un sms de lui va relire le message en boucle tout l’après-midi, je comprends très bien qu’on se languisse de quelqu’un mais là c’est pitoyable tellement c’est extrême, d’autant que son Ulysse est une andouille, alors ouvre les yeux pauvre fille, largue le et fais quelque chose de ta vie, punaise !

Si encore il n’y avait que cela qui clochait chez cette héroïne cela pourrait, à la limite, aller mais en plus d’être une vraie carpette elle est en plus affreuse, par exmple avec son chien « Télémaque », alors oui c’est Ulysse qui lui a offert alors qu’elle n’en voulait pas, il passe son temps à faire des bêtises comme réduire les oreillers en charpie ou des choses moins ragoûtantes, je sais ce que c’est d’avoir un chien bête comme ses pattes (moi j’en ai deux à la maison !) et je comprends qu’elle soit énervée par moment mais de là à ce qu’elle espère que son chien meurt cela me reste en travers du gosier (et pourtant mes deux boules de poils en font des conneries mais je n’ai jamais eu ce genre de pensée !), si encore c’était dit de façon ironique cela ne me poserait pas de problème (après tout moi je menace mes chiennes de les coller à la SPA à la prochaine connerie mais elles savent que je suis pas sérieuse… et du coup elles continuent de mettre le boxon !) mais là ce n’est même pas du second degré, cette cruche se dit « hmm et si je laissais la fenêtre ouverte pour que Télémaque saute ?! » ou « Hmm et si je laissais la porte ouverte pour que le chien s’échappe et se fasse écraser par une bagnole ?! » c’est juste horrible, je ne sais pas, peut-être que c’est vraiment de l’humour et que c’est écrit de façon maladroite par l’auteure mais même si c’était censé être drôle à ce moment, cela le devient beaucoup moins quand ce pauvre Télémaque se fait vraiment rouler dessus… Bref une héroïne à jeter (aux requins, si possible !), probablement une des pires que j’ai pu croiser dans un livre (et pourtant j’en ai vu des quiches !).

Cette héroïne est tellement insupportable qu’elle ruine le livre à elle toute seule, j’ai vraiment du mal à voir ce qu’aurait pu donner l’histoire sans toutes ses jérémiades, cela aurait peut-être pu être meilleur, peut-être pas, en tout cas là c’est vraiment un flop pour moi.
Le pire c’est qu’il n’y a même pas de quoi se consoler avec les autres personnages, à par les deux copines de Stéphanie qui auraient pu être sympa à suivre mais qui au final sont juste là pour faire joli, les autres sont fades et ne donnent pas envie de les connaître.

Bref, une lecture que je n’ai vraiment pas apprécié, c’est vide, les personnages sont ratés, ce n’est pas drôle et c’est même énervant, à oublier très vite !

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Ma note : 0
Chick-lit

Le prince charmant met de l’autobronzant – Ellen Willer


Le prince charmant met de 
l'autobronzant
Ellen Willer
Édition Marabout, 2007
  377 pages 

Genre(s) : Chick-lit

 

 

Résumé :.

Il s’appelle Frantz, il est grand et il est beau. On le dit riche, intelligent et bien élevé. C’est le célibataire dont toutes les femmes rêvent. Dans l’émission de téléréalité produite par Emanuelle, il va devoir faire son choix entre dix candidates au mariage.
Qui séduit qui? Qui court après qui? Qui trahit qui?
Producteurs sans scrupules, paparazzis, palaces de la côte d’Azur et plateaux TV donnent un rythme d’enfer à ce roman drôle et percutant. Plus vrai que nature, il nous plonge dans un monde cynique et fascinant, en plaçant la caméra là où on ne l’attend pas : en coulisses.

Mon avis :
C’est par hasard que ce livre a intégré ma pile à lire il y a peu, je n’en avais jamais entendu parler mais quand je l’ai eu en mains en librairie je l’ai pris car en chick-lit c’est rare que je dise non !
Au final, une histoire qui m’a beaucoup amusée mais avec un très gros défaut…

L’intrigue se déroule dans les coulisses de l’émission de télé-réalité « Bachelor » renommé ici « Chevalier à la rose », Emma en est la productrice et va devoir arranger la rencontre entre le chevalier et plusieurs très jolies prétendantes, chose simple sauf quand Emma commence à en pincer pour le chevalier !

Je vais commencer par le négatif directement car après tout j’ai plutôt apprécié ma lecture alors je ne vais pas être trop méchante ! Au début de cette chronique j’ai donc évoqué un gros bémol qui est assez gênant car il concerne la romance, autant j’ai apprécié le reste, autant cette histoire d’amour m’a semblée complètement ratée, en bref Emma et Frantz se rencontrent, travaillent ensemble un petit moment sans qu’on ne ressente vraiment d’électricité entre eux puis couchent ensemble une fois et ensuite c’est limite l’amour fou, ce n’est pas tant l’histoire du coup de foudre qui me gêne que le fait qu’on ne voit absolument pas la naissance de leurs sentiments, ce n’est pas assez progressif, cela tombe presque comme un cheveu sur la soupe et du coup c’est impossible pour moi de m’attacher à cette romance, ou même de m’y intéresser, j’en suis même venue à me dire que j’aurais préféré ne pas avoir de romance du tout plutôt que de me retrouver face à « ça » !

Voila le seul reproche que je peux vraiment faire car le reste m’a plu, bon je ne suis pas adepte de télé-réalité, ni de télé tout court à vrai dire donc cela aurait pu être mal barré mais vivre cette émission de l’intérieur est plus amusant que je ne m’y attendais, cela ressemble vraiment au Bachelor (oui j’ai regardé un peu la première édition quand elle était diffusée, une erreur de jeunesse !) au niveau des scènes « romantiques » ultra cul cul la praline qui sont en fait complètement bidons, mais là où je trouvais cela consternant à l’écran (eh oui j’étais jeune mais j’étais déjà blasée !) là cela m’a fait sourire parce qu’on voit comment c’est pensé et on voit le comportement des prétendantes qui sont toutes plus quiches les unes que les autres, qui croient vraiment à l’histoire et qui font leurs petits caprices et leurs petits crêpages de chignons au passage, oui c’est un peu caricatural (mais c’est voulu !) mais peu importe cela n’a pas gâché mon plaisir !

Je ne dirai pas que c’est le meilleur titre du genre, mais c’est dynamique, drôle, se retrouver dans les coulisses d’une émission bidon change un peu des autres histoires en chick-lit et ce n’est pas désagréable, bref c’était pile ce que j’espérais et je compte bien découvrir d’autres titres de cette collection (« Marabout ») et de cette auteure !

Ma note : 4 
Chick-lit

Balades irlandaises – Catherine Barry / Cathy Kelly / Marisa Mackle / Tina Reilly


Balades irlandaises 
Cathy Kelly; Catherine Barry;
Marisa Mackle; Tina Reilly 
Édition France loisirs
 (Histoires d'ailleurs), 2004
Traduit par Séverine Quelet
 144 pages

Genre(s) : Chick-lit

Résumé :.

Petit recueil de quatre nouvelles extraites d’un recueil anglophone : Irish Girls About Town.

La première nouvelle, « Thelma, Louise…et les Apollons », (« Thelma and Louise and the Lurve Gods » en VO), écrite par Cathy Kelly, raconte l’histoire de deux amies partant pour une virée en Amérique. Mais leurs plans de vacances entre filles sont un peu chamboulés quand l’agence leur annonce qu’elles doivent partager la voiture de location avec deux autres personnes… il s’avère que les deux personnes en question sont plutôt beaux garçons…

La deuxième de Catherine Barry, « Le vingt-huitième jour » (The Twenty-Eighth Day), évoque une journée dans la vie d’une mère de famille. Une maman en pleine crise de SPM… Une période où elle est à bout de nerf, c’est le moins de le dire !

Troisième nouvelle, « Week-end entre filles » (« Girl’s Weekend »), rédigée par Marisa Mackle, nous raconte les aventures d’Emma qui de la femme attachée à son cher et tendre parti en voyage avec des amis où il semble ne pas se préoccupée d’elle le moins du monde, décide de suivre son amie en week-end et de prendre du bon temps à son tour…

Enfin, dernière nouvelle écrite par Tina Reilly: « Un homme de terrain » (« The Union Man ») évoque la vie d’une épouse qui n’en peut plus de son mari. Celui-ci a en effet pris l’habitude de faire des promesses qu’il ne tient jamais. Excédée, cette jeune femme décide de prendre les choses en main…

 .  .
 Mon avis :. 

A par Cathy Kelly que j’ai découverte grâce à « Pour le pire et le meilleur » (que je n’ai toujours pas chroniquer d’ailleurs, il faudrait que je m’y mettes !) je ne connaissais pas les autres auteures de ce recueil et je ne sais pas trop si je chercherai à lire leurs livres car si la nouvelle de Cathy Kelly est agréable à suivre, celles de Marisa Mackle et de Tina Reilly sont pas mal mais sans plus et celle de Catherine Barry est assez médiocre.

La première nouvelle, « Thelma, Louise…et les Apollons » de Cathy Kelly est donc celle qui m’a le plus emballée, oui c’est prévisible mais c’est le genre de petite histoire vraiment idéale à lire pendant l’été quand il fait chaud, je me suis laissée prendre au jeu, que ce soit l’escapade à travers les États-Unis des quatre personnages ou le jeu du chat et de la souris entre deux d’entre eux, j’ai passé un bon moment avec cette nouvelle, c’était amusant, entraînant et agréable, je n’aurais pas été contre quelques pages en plus !

Le 28ème jour, de Catherine Barry, au contraire ne m’a pas du tout convaincue, c’est sans doute une tentative d’humour mais cela m’a surtout fait soupirer, alors oui les hormones pendant les menstruations rendent dingue des fois, cela m’arrive aussi de m’énerver contre tout et tout le monde quand j’ai mes ragnagnas mais de là à vouloir tuer quelqu’un en lui plantant une fourchette dans l’œil, quand même pas ! Bref dans cette nouvelle, l’héroïne a ses règles, elle s’énerve contre son mari, sa fille, contre tout et n’importe quoi, et cela se résume à cela; la fin est mignonne mais le reste est agaçant.

Troisième nouvelle, « Week-end entre filles » de Marisa Mackle est sans doute l’histoire qui m’a laissée le moins de souvenirs, ce n’était pas mal mais je n’ai pas franchement adhéré à l’héroïne qui passe son temps à penser et à parler de son petit-ami, j’ai vraiment du mal à supporter et comprendre ce genre de personne qui n’est plus fichue d’être indépendante et de dire « je », à croire qu’elle a perdu sa personnalité en se mettant en couple !

Pour finir « Un Homme de terrain » par Tina Reilly a sûrement le dénouement le plus inattendue, même si l’histoire ne m’a pas passionnée plus que cela, l’héroïne est mariée à un homme qui procrastine beaucoup et qui a du mal à couper le cordon avec sa mère, du coup elle apprend à se débrouiller sans lui, ce n’est pas désagréable mais pas exceptionnel non plus vu que cela tourne un peu en rond…

Un avis en demie teinte pour ce recueil donc, comme je le disais je retiendrais surtout la nouvelle de Cathy Kelly, même si le reste n’est pas mauvais je m’attendais à un peu mieux !

Ma note : 2-5
 
Chick-lit

Le manuel de la mauvaise mère – Kate Long


Le manuel de la mauvaise
mère 
Kate Long 
Édition Pocket, 
2008
Traduit par Aline Azoulay
  406 pages

Genre(s) : Chick-lit

Résumé :.
Trois femmes, trois générations, un seul toit et beaucoup de dégâts!. Nan, la grand-mère, oscille entre lucidité et folie pure : elle range les papiers dans le grille-pain, les provisions dans un tiroir et se perd dans ses souvenirs. Karen, la mère, 33 ans, balance entre altruisme et quête d’identité. Une mère gentiment fêlée, une fille égoïstement adolescente et un ex-mari définitivement absent: qui dit mieux?. Charlotte, la fille, 17 ans, hésite entre rébellion et nonchalance. Ses projets? Échapper au plus vite à ses aînées et surtout ne pas reproduire le schéma familial. Mais les chiens ne font pas des chats !
 .  .
 Mon avis :.

Certains soirs je ressens l’envie de mettre mes lectures en cours de côté pour me plonger dans un livre du genre chick-lit, c’était le cas il y a quelques semaines et j’ai opté pour ce titre, je m’attendais à quelque chose de plus drôle et j’y ai trouvé quelques petits points négatifs mais globalement j’ai tout de même bien aimé.

Le style est assez spécial, l’histoire est racontée tour à tour par Karen (la mère) et Charlotte (l’adolescente) et nous découvrons aussi les souvenirs de Nan (la grand-mère), même si j’ai pu être un peu perdue une ou deux fois et où j’ai mis un petit temps avant de comprendre qui était la narratrice, ce genre ne m’a pas gênée, j’ai trouvé l’ensemble assez limpide et c’était une bonne façon de connaître un peu les pensées des trois héroïnes, même si pas toujours agréable car j’ai vraiment détesté le personnage de Karen.
C’est bien simple je l’ai trouvé ignoble ! Elle traite sa fille de pimbêche, de traînée, elle envoie bouler sa mère, elle est froide, amère, se plaint sans arrêt mais le comble est quand Charlotte tombe enceinte, oui elle a fait une connerie et a été idiote de ne pas se protéger et de ne prendre aucun moyen de contraception mais de là à ce que Karen la traite comme une merde, l’insulte de tous les noms, la harcèle presque pour qu’elle avorte, lui faire des réflexions à tire larigot… c’est insupportable, Karen a vécu la même chose et sait que cela demande des sacrifices certes, mais je m’attendais à ce qu’elle soit en rogne un moment et qu’elle finisse par soutenir et aider sa fille et au final elle est juste odieuse; j’admets qu’elle finit par être un peu plus agréable dans les dernières pages du livre mais cela ne rattrape pas toutes les saloperies qu’elle a pu faire précédemment et rien que sa présence m’a m’a gâchée ma lecture (et donné des envies de meurtres accessoirement !), de toute façon même si elle avait été plus « douce » envers sa fille, je crois que je n’aurais pas réussi à l’apprécier car j’ai tout simplement du mal à supporter quelqu’un qui passe son temps à ruminer ses problèmes ou ses regrets, au bout d’un moment c’est bon, c’est du passé, râler te servira à rien alors passe à autre chose, Karen n’y arrive pas et c’est pour cela qu’elle m’est très vite sortie par les yeux !

Charlotte et Nan, au contraire, ont aussi leur défauts mas je les ai trouvé bien plus attachantes et touchantes que Karen, bien que Nan ne soit pas vraiment mis en avant excepté en ce qui concerne son passé, qui est n’est pas inintéressant, mais j’aurais aimé savoir aussi ses pensées actuelles par rapport à son cerveau qui part un peu en cacahuète, sa fille qui aurait bien besoin d’une thérapie et de sa petite fille qui se fait mettre en cloque par le premier crétin venu, j’aurais aimé voir tout cela à travers ses yeux et cela m’a un peu manqué, au final Nan fait un peu office de personnage secondaire et c’est dommage.
Charlotte de son côté n’est pas toujours fut-fut mais je l’ai également apprécié et ait eu de la compassion pour elle quand on voit le soutien qu’elle reçoit de sa mère.

L’histoire se concentre donc sur ces trois femmes, des morceaux de leurs vies, leurs relations les unes avec les autres, leurs problèmes, dit comme cela ce n’est pas très excitant mais c’est plutôt pas mal à suivre, même si pas spécialement joyeux vu certains thèmes évoqués, quelques moments plus légers auraient été les bienvenus d’ailleurs, mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture et d’avoir été touchée par l’histoire de temps en temps.
Si Karen avait été moins imbuvable, l’histoire m’aurait encore davantage plu car le secret qu’elle découvre sur sa mère était intéressant et sa recherche pour ensuite savoir la vérité m’aurait sûrement fait plus d’effet si je n’avais pas autant détesté le personnage, en fin de compte cela m’a un peu laissé indifférente et j’ai préféré découvrir le passé de Nan et la vie de Charlotte bien que ce qui la concerne est plus banal, souvent déjà vu ailleurs.

Bref, j’ai beaucoup parlé de Karen car elle m’a vraiment exaspérée mais en dehors de cela je n’ai pas de gros reproches à faire à ce livre, ce ne sera pas une histoire qui me marquera sur la durée et ce n’est pas un coup de cœur mais je garde un bon souvenir de cette lecture.


Ma note : 3-5