Chick-lit

Quelques titres de chick-lit qui ne nous prennent pas pour des dindes.

Si vous lisez de temps en temps mon blog (voire ma page Facebook) il y a des chances pour que vous sachiez que la chick-lit n’est plus vraiment mon truc, le genre compte un bon paquet de merdes qui racontent toutes pratiquement la même chose et qui tombent facilement dans le sexisme, l’homophobie, et autres joyeusetés, et très franchement tout ça ça me pète les ovaires !
Donc au lieu de râler encore un coup j’ai plutôt envie de parler de quelques livres qui font partie du genre de la chick-lit mais qui offrent des histoires creusées, de bons personnages et qui surtout ne nous prennent pas pour de grosse cruches en nous servant des héroïnes avec l’intelligence d’un haricot qui n’existent que par, et pour, leur vie amoureuse !
J’ai déjà eu l’occasion de chroniquer certains bons titres (et aussi des mauvais) donc forcément je ne vais pas en reparler ici mais si ça vous intéresse vous pouvez toujours cliquer ici pour rattraper tout ça : https://lataniereauxlivres.wordpress.com/category/chick-lit/ .

Donc, question con (ou pas d’ailleurs si vous ne trainez pas dans ma tanière d’habitude et / ou que vous ne connaissez pas ce genre) la chick-lit c’est quoi ? C’est en quelques sortes un sous-genre de la comédie (voire de la comédie romantique) à destination des femmes (sic) et écrit par des femmes, mais vous verrez que je vais faire des petites entorses à cette dernière règle (parce que fuck the rules !) (oui bon surtout les règles stupides qui nous disent que telle chose est pour tel sexe en fait !), et ce genre a été vraiment lancé grâce notamment à Sex and the city de Candace Bushnell en 1996 et au Journal de Bridget Jones d’Helen Fielding en 97. (Voilà, ça c’est la partie où je fais ma journaliste en carton et où je vous évite une recherche de trois secondes sur Google, ne me remerciez pas !)
Alors je précise que comme pour toutes mes autres chroniques les avis qui suivent son purement subjectifs, je trouve ces livres-là bons (voire très bons) mais vous avez le droit de ne pas être d’accord, et en passant ce n’est pas un top non plus et mes avis seront plutôt courts, ce ne sont que de petites présentations pas des chroniques « complètes », et pour finir je ne m’en tiens qu’à la chick-lit, donc pas de romance (même s’il y en a dans les titres que je présente) et pas de contemporain non plus, ce qui explique surement pourquoi je n’ai pas non plus des masses de bouquins à conseiller !

Bref, on commence avec Réponds, si tu m’entends de Marian Keyes qui fait partie de la série des sœurs Walsh avec Watermelon (pas encore traduit en français apparemment), couv5565780Chez les anges et Les vacances de Rachel dont je ne parlerai pas vu que je ne les ai pas encore lus.
Donc dans Réponds, si tu m’entends nous suivons Anna qui vient d’avoir un accident qui l’a laissée en morceaux et qui est retournée chez sa famille en Irlande mais sans son mari dont elle n’a pas de nouvelle depuis l’accident sans qu’on sache vraiment pourquoi et du coup une partie du livre tourne autour de cette absence et je n’en dirais pas plus pour ne pas spoiler…
Bon, avec une héroïne qui a donc morflé et se retrouve plus ou moins seule, on peut penser que le bouquin est déprimant mais ce n’est pas le cas, il y a des passages très drôles grâce notamment à la famille d’Anna qui est franchement perchée et qui vit des histoires assez… épiques on va dire !
Mais il y a aussi beaucoup d’autres émotions dans ce texte, c’est une lecture forte et très touchante et dire que j’ai failli verser ma petite larme n’est pas exagéré.
C’est bien construit question intrigue, l’héroïne est juste et crédible dans ses réactions vis-à-vis de l’accident et tout ce qui l’entoure, et je trouve que c’est franchement rare que la psychologie des personnages d’un livre classé en chick-lit soit aussi soignée, j’ai vraiment apprécié le travail fait de ce côté-là et cela rend la lecture encore plus saisissante. Sans parler de toute la tendresse ambiante qui fait du bien au moral.

On enchaine avec Tout ton portrait d’Isabel Wolff, mais j’aurais pu citer Rose à la rescousse, Un amour vintage ou Accroche-toi Anna qui sont aussi excellents.
Alors dans Tout ton portrait on suit Ella qui est peintre et doit faire le portrait du fiancé de sa sœur qu’elle ne peut pas sacquer !couv7808538
Du coup ça ne vous étonnera pas si je vous dis qu’on voit venir la romance entre eux mais même si elle reste mignonne ce n’est pas ce qui est le plus intéressant dans ce livre parce que ce que j’aime chez Isabel Wolff c’est la profondeur de ses histoires, ici Ella a été abandonnée par son père il y a 30 ans et il réapparait d’un coup comme une fleur pour essayer de connaître Ella, personnellement je n’ai pas vécu ce genre de trucs (enfin si, dans un sens, mais ce n’est pas mon père qui a ignoré mon existence, bref…) mais ce qu’en fait l’auteure me semble bien traité, encore une fois ça sonne juste, c’est touchant, ça ne tombe pas dans le pathos et ça prouve que ce n’est pas parce que la littérature soi-disant pour filles est un genre réputé léger qu’on ne peut pas utiliser des thèmes plus sérieux et plus graves.
Et encore une fois il n’y a pas que ça, le livre est plus riche qu’il n’y parait avec des histoires secondaires (vu que les personnages que peint Ella leur racontent des passages de leurs vies), l’ensemble est un brin mélancolique et très touchant.

Bon, la chick-lit est donc censé être écrit par les femmes pour les femmes mais je vous avait prévenu que je n’allais pas me tenir à cette définition toute nulle et donc surtout parce qu’entendre que telle chose est pour les hommes et telle autre pour les femmes ça me gonfle (surtout si c’est pour l’utiliser comme prétexte en nous refilant des trucs comme Cinquante nuances de conneries) donc si les hommes peuvent lire de la chick-lit ils peuvent très bien en écrire aussi, ce qui explique la présence dans ma liste de L’homme qui a oublié sa femme de John O’Farrell.
couv34664863Dans ce livre nous rencontrons Vaughan qui est victime d’amnésie, c’est le black-out complet, son nom, sa famille, sa vie entière est oubliée, il ne se souvient de rien et il essaie tant bien que mal de retrouver quelques souvenirs jusqu’à ce qu’il tombe amoureux d’une jolie rousse… qui est en fait sa femme… sa femme qui le déteste tellement qu’elle a demandé le divorce !
L’idée de départ est donc un poil dramatique mais le livre devient vite amusant parce que Vaughan a un humour pince sans rire bien efficace et parce qu’il se retrouve parfois dans des situations vraiment absurdes.
Mais le livre n’est pas que drôle, il est aussi prenant car Vaughan va avoir pas mal de flash-back qui donnent envie de voir la suite et de découvrir sa personnalité d’avant son amnésie et comment il va profiter de sa seconde chance.
Personnellement j’ai adoré cette lecture même la fin est tout de même un peu décevante, pas parce qu’elle est mauvaise mais parce qu’elle est trop vite expédiée, et ça gâche un peu le reste, c’est dommage…

Et d’ailleurs ça me fait penser que le thème de l’amnésie est courant en chick-lit, je l’ai déjà croisé trois fois et à chaque fois ça a été des réussites, en dehors de L’homme qui a oublié sa femme donc il y a aussi eu Arnaque à l’amnésie de Caprice Crane (qui met en scène une héroïne qui n’est pas amnésique mais fait semblant de l’être en fait) et Lexi Smart à la mémoire qui flanche de Sophie Kinsella, mes lectures datent et je ne vais pas m’attarder dessus du coup mais j’en garde de bons souvenirs et peut-être qu’un jour je les relirais et que je pourrais en reparler correctement !

En parlant vieilles lectures, je voulais quand même mettre un titre de l’auteure avec laquelle j’ai découvert la chick-lit il y a une bonne dizaine d’années, à l’époque j’étais ado et j’adorais ce genre de lectures, aujourd’hui j’ai grandi et mon attachement pour lecouv31698246 genre s’est sévèrement atténué mais je garde de l’affection pour les bouquins d’Agnès Abécassis, ses livres sont imparfaits mais j’ai relu Le théorème de Cupidon ces jours ci et je me suis bien amusée, c’est le titre le plus léger dont je parle dans cette chronique et pourtant ce n’est pas niais, nous suivons Adélaïde et Philéas qui ont le même âge, travaillent dans le même milieu et ne cessent de se croiser mais soit ils ne se remarquent pas, soit leurs rencontres finissent dans de gros malentendus et j’ai franchement ri pendant ma relecture (autant que pendant ma première découverte).
Certaines scènes ; comme le speed-dating où Adelaïde tombe sur une belle brochette de guignols -et qui reste ma préférée-, m’ont vraiment fait pouffer de rire pendant plusieurs minutes au point de devoir faire une pause avant de continuer !
Pour en revenir aux personnages, il y a non seulement une bonne alchimie entre les deux, mais séparément ils sont aussi très drôles et attachants, même si je n’aime pas forcément tous les titres d’Agnès Abécassis à chaque fois je trouve ses personnages pétillants et avec beaucoup de bonnes répliques qui font mouche, ce qui rattrape bien les défauts qu’on peut trouver à ses livres.

Et pour finir un titre qui mélange chick-lit et horreur avec le tome 1 (vu que je n’ai pas encore eu le temps de (re)lire la suite) de Zombie thérapie de Jesse Petersen.

Sarah et David sont à deux doigts du divorce et suivent une thérapie qui a l’air de couv740172tellement bien leur réussir qu’ils ont envie de s’entretuer à peu près trente fois par jour. Alors qu’ils s’apprêtent à assister à une énième séance ils trouvent un autre couple qu’ils croisent à chaque fois mort et couvert de sang (tant pis ils étaient énervants de toute façon !) et en train de se faire boulotter par leur thérapeute.
Après n’avoir pas eu d’autre choix que de buter leur médecin (de toute façon elle faisait payer trop cher !) pour qu’elle ne les dévore pas avec des fèves et un petit verre de chianti, Sarah et David comprennent bien vite qu’une invasion de morts-vivants a commencé…

Encore une preuve qu’on n’est pas obligé de s’en tenir aux clichés et histoires resucées (oui j’aime bien ce mot) (oui j’ai 5 ans et demi) de la chick-lit et piocher des idées dans d’autres genres !
On reste dans un registre léger là aussi, pas de grandes émotions et pas autant de rires qu’avec Le théorème de Cupidon il faut avouer mais une aventure fun.
Je raffole des histoires avec des zombies donc cette lecture partait avec un avantage et s’il n’y a rien de bien novateur l’intrigue fonctionne, surtout quand on y ajoute les réflexions des deux personnages, l’autodérision ambiante ou une secte de gros tarés pour mettre un peu plus de piment (toujours plus flippant d’affronter des illuminés fanatiques que de se battre contre des morts-vivants !), finalement c’est l’ajout d’éléments tirés de la chick-lit qui donne son originalité et son côté rafraichissant à Zombie thérapie. C’est un peu cliché sur certaines choses (quelques personnages qu’on trouve tout le temps dans les histoires d’horreur ou quelques rebondissements qu’on voit venir) mais il y a tout ce qu’il faut pour passer un bon moment et c’est un bon titre quand on veut de la chick-lit mais qu’on veut quand même voir des pignoufs se faire dégommer ou des beaufs se faire éclater le crane contre une cuvette de chiottes !

Voilà, pour l’instant je n’ai pas d’autres titres dont je pourrais parler, il y a bien quelques titres sympas que je pourrais évoquer mais vu que je n’en ai plus assez de souvenirs je préfère m’abstenir et puis ce n’est pas exclu que je refasse une autre chronique sur le sujet un jour quand j’aurais (re)découvert suffisamment de bons livres en chick-lit (d’ici 8 ou 10 ans) (faut pas se leurrer, la chick-lit est quand même un immense champ de fientes) (et tomber sur l’une d’elle est à peu près aussi agréable que de se faire chier dessus par un pigeon d’ailleurs) (j’ai testé les deux, je peux comparer !).

En attendant si vous avez plus ou moins la même opinion que moi sur la chick-lit j’espère que j’aurais réussi à vous donner envie de jeter un œil à ces titres pour peut-être vous réconcilier un peu avec le genre, parce que ce serait un peu dommage de tout rejeter en bloc !

Chick-lit·Film

Chronique film : Coup de foudre à Austenland

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Coup de foudre à Austenland 

Réalisé par Jerusha Hess
Scénarisé par Jerusha Hess et Shannon Hale
2013, Royaume-Uni, États-Unis
Durée : 1h37
Genre : Chick-lit

Avec : Keri Russell (Jane Hayes), JJ Feild (Henry Nobley), 
Jennifer Coolidhe (Miss Charming), Bret McKenzie (Martin), 
James Callis (Colonel Andrews)...

Adaptation de Coup de foudre à Austenland de Shannon Hale

 

Synopsis :

Obsédée par la mini-série de la BBC « Orgueil et préjugés », une jeune femme se rend dans le parc d’attraction consacré à Jane Austen afin de trouver l’homme idéal.

 

Mon avis :

Après deux lectures du bouquin (qui a été un coup de cœur), il était temps de voir à quoi ressemblait le film et à par quelques points négatifs, c’est une bonne adaptation avec laquelle je me suis bien amusée !

Littéralement obsédée par « Orgueil & préjugés » (au point de vivre dans un véritable temple dédié à l’œuvre avec un Colin Firth en papier à côté de son lit !), Jane décide de partir à Austenland et de devenir une héroïne Austenienne, enfin sauf qu’elle a payé pour la formule de base, donc elle jouera une orpheline sans le sou, et sera logée dans une chambre de bonne !

Contrairement au bouquin Jane atterrit donc à Austenland vraiment par envie et par ses propres moyens, on oublie sa grande tante et ses multiples déceptions avec les hommes, mais je pense que c’est une modification justifiée pour que l’histoire puisse être lancée rapidement sans s’attarder sur les raisons de son voyage, là Jane part juste parce qu’elle adore cet univers et c’est bien suffisant !

Le reste est plus ou moins similaire sur les deux supports, cela dit les scénaristes se sont un peu foirés sur un point (et quand on voit que l’auteure a participé à l’écriture du film c’est un peu dommage !), sans trop spoiler disons que le double jeu de Jane à Austenland, en gros ses petites escapades avec un certain jeune homme, ne sont pas assez présentes à mon gout, là c’est plutôt secondaire et du coup une des décisions de Jane par la suite est un peu moins crédible…

J’ai aussi eu un peu de mal avec les premières scènes de Miss Charming, j’aime beaucoup le personnage, elle me fait beaucoup rire à essayer d’être une héroïne d’Austen avec un accent pas possible et en tentant d’être élégante et subtile alors qu’elle a la délicatesse d’un troupeau de buffles, mais c’est peut-être exagéré quand elle fait des avances bien lourdes aux hommes présents ou qu’elle fait carrément du pied à l’un d’entre eux, je sais qu’elle cherche à séduire les gentlemen mais dans le film elle a parfois l’air d’une harpie harceleuse en chaleur et c’est un peu trop, heureusement que cela se calme un peu après !

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Le reste par contre est vraiment dans l’esprit du bouquin, et donc bien fun, j’ai trouvé le côté fleur bleue peut-être un peu plus accentué que sur papier mais ce n’est pas gênant, et il y a quelques autres modifications au niveau de l’extravagance de certains personnages (en plus de celui de Miss Charming) et je sais que cela n’a pas forcément plu à tout le monde mais personnellement certains passages où ils sont dans l’excès, comme le capitaine George East qui arrache sa chemise pour un rien juste pour montrer ses muscles, sont tellement cons qu’ils m’ont fait éclater de rire ! Sans parler de la pièce de théâtre jouée par les résidents d’Austenland qui est un grand moment d’art dramatique (ou pas) ou la reprise de « Hot in here » (♪ It’s getting hot in here, so take off all your clothes ♪).
Donc oui il y a certes des petites libertés de prises par rapport au texte mais je les pardonne sans mal.

De manière générale l’autodérision de l’histoire est toujours aussi efficace, on joue avec les codes des romans de Jane Austen et avec ceux de la comédie romantique, cela ne se prend pas au sérieux sans devenir tartignole et si j’étais sceptique au début du film j’ai vite eu le sourire et retrouvé ce que j’avais adoré dans le livre.

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Point de vue casting, à première vue je n’aurais pas choisi Keri Russell pour incarner Jane, je n’ai rien contre elle, c’est plutôt une question d’âge (l’actrice ayant une dizaine d’années de plus que la Jane du livre) et j’ai eu tendance à trouver son jeu assez nunuche au début du film mais une fois arrivée à Austenland cela s’améliore et finalement elle se rapproche assez de la vision que j’avais de l’héroïne.
Mr. Nobley est campé par J.J Feild et comme à peu près n’importe quel anglais il est vraiment charmant ( :D) et correspond tout à faire à l’image que j’avais du personnage.
Le casting compte aussi Jennifer Coolidge, la pauvre je ne la vois que dans des rôles de cruches mais elle le joue à la perfection et est hilarante, Ricky Whittle (en ce moment dans American Gods) qui est la caution biscotos mais qui est aussi très drôle, Jane Seymour à fond dans son rôle de la psychorigide Mme Wattlesbrook ou encore Bret McKenzie qui a apparemment joué un petit rôle dans la trilogie du Seigneur des anneaux mais je l’ai revue en version longue ces jours ci et il a l’air d’être bien planqué car je ne l’ai pas repéré et d’ailleurs je soupçonne un peu les scénaristes et responsables du casting d’avoir choisi cet acteur juste pour pouvoir fait une petite vanne à la fin d’Austenland !

Bref, l’ensemble n’est donc pas parfait mais honnêtement en voyant les premières minutes je m’attendais à une catastrophe et finalement même s’il y a des points négatifs le positif l’emporte largement, le livre reste meilleur mais le film est réussi et fait vraiment du bien.

 

Ma note : 3-5
Chick-lit·Coup de coeur

Coup de foudre à Austenland – Shannon Hale

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Coup de foudre à
Austenland
Shannon Hale
Edition Pocket,
2014
Traduit par Julia Taylor
261 pages


Genre : Chick-lit

Adaptation ciné : 
Coup de foudre à
Austenland

 

Résumé :

Jane Hayes est une jeune New-yorkaise en apparence tout à fait normale, mais elle a un secret : son obsession pour Mr Darcy, ou plus précisément pour Colin Firth jouant Mr Darcy dans l’adaptation de la BBC d' »Orgueil et Préjugés ». Résultat, sa vie amoureuse est proche du néant : aucun homme n’est à la hauteur de la comparaison ! Quand une riche parente lui laisse en héritage un séjour de trois semaines à Pembrook Park, un manoir où l’on vit dans la peau d’une héroïne de Jane Austen, les fantasmes de Jane deviennent un peu trop réels. Cette immersion dans cet Austenland réussira-t-elle à débarrasser la jeune femme de son obsession pour lui permettre de rencontrer un vrai Mr Darcy ? La comédie romantique que toutes les fans de Jane Austen attendent !

 

Mon avis :

Même lorsque je n’étais pas fan de Jane Austen (ne me traitez pas d’hérétique, maintenant c’est le cas !) j’aimais quand même beaucoup découvrir les adaptations ou les histoires écrites par d’autres qui se déroulent dans cet univers, du coup je louchais sur ce titre depuis sa sortie…

A 32 ans, Jane a collectionné les histoires d’amour décevantes et sa patience ayant atteint ses limites elle a décidé de renoncer aux hommes, il faut dire que la jeune femme est amoureuse des romans de Jane Austen et rêve secrètement de rencontrer son Mr. Darcy, du coup les autres hommes ne lui arrivent pas à la cheville.
Quand sa grande-tante décède, cette dernière ne lui laisse pas de l’argent en héritage mais un billet pour Austenland, là où nous pouvons nous prendre pour une héroïne Austenienne, vivre comme à l’époque et peut-être même tomber sous le charme d’un gentleman…

Même si le livre est classé en chick-lit (genre que je ne peux plus vraiment sacquer) on neaffich_25831_1 tombe pas dans ses travers, l’histoire est plaisante, l’auteure utilise très bien tout l’univers Austenien sans faire des copiés-collés tout fades, et l’héroïne est loin d’être une dinde insupportable, je n’ai pas le coup de coeur facile mais je dois dire que j’ai complètement craqué pour « Coup de foudre à Austenland » et n’ai pas résisté à l’envie de le relire à peine quelques mois après ma découverte !
Comme dans les histoires de Jane Austen les personnages passent leur temps entre discussions, promenades et bals, ou du moins essaient car Jane a du mal à vraiment se plonger dans cette époque, à s’intéresser à des personnes qui jouent toutes un rôle et surtout à supporter cette saleté de corset ! Du coup comme il faut bien s’occuper en attendant que le charme opère elle transgresse les règles et les conventions de l’endroit et vit un peu une double vie à Austenland, autant dire qu’elle n’a pas intérêt à se faire attraper par son chaperon !
Et tout cela donne un bon mélange entre vraie Austenerie et une histoire plus contemporaine où il y a pas mal de surprises pour bien secouer l’ensemble.

L’histoire est agréable à suivre mais les personnages ne sont pas en reste, Jane est une héroïne Austenienne telle qu’on l’imagine, ayant de l’esprit, de la répartie, pétillante et attachante, un peu maladroite par moments mais sans jamais tombée dans le pathétique, et j’ai vraiment beaucoup aimé son caractère et ses réflexions (même si je ne comprend pas sa manie de planquer son dvd d’Orgueil et préjugés !), Mr Nobley quant à lui est un pur Mr Darcy, assez hautain, parfois sec il se révèle pourtant surprenant et charmant, peut-être pas autant que le vrai Darcy mais quand même bien craquant ce Nobley ! Tous les autres personnages sont certainement inspirés des figures Austenienne mais j’avoue que n’ayant pas lu tous ses livres je suis sans doute passée à côté sans que cela m’ait empêché de les apprécier, et de bien rire avec Miss Charming qui ne sait pas quoi inventer pour se faire remarquer !

Côté style il n’y a pas grand chose à noter, c’est frais, c’est fluide et entre chaque chapitre à Austenland, on revient sur les romances connues par Jane et on comprend vite pourquoi la demoiselle est aujourd’hui aussi blasée vu la belle brochette de nazes qu’elle a fréquentée !

Bref, je ne suis pas sure que quelqu’un n’ayant jamais lu les écrits de Jane Austen accroche vraiment à ce titre, mais pour ceux qui connaissent un minimum son univers il y a de quoi passer un bon moment et j’ai déjà hâte de lire les titres d’Austen que je ne connais pas encore pour pouvoir relire « Coup de foudre à Austenland » et saisir toutes les références,  et en attendant j’espère que l’adaptation serait aussi amusante que le texte !

 

Ma note : 
coupdecoeur
Chick-lit·Contemporain

Coeurs-brisés.com – Emma Garcia


Coeurs-brisés.com  
Emma Garcia 
Édition J'ai lu, 
2013
Traduit par Marie Boudewyn
  415 pages

   Genre(s) : Chick-lit, 
Contemporain

Résumé :.
Abandonnée pour la troisième fois à la veille de leur mariage par son fiancé, Rob, Vivienne Summers, une londonienne d’une trentaine d’années, imagine alors un site Internet, coeurs-brisés.com, où tous les coeurs en perdition pourraient trouver refuge. Ses déboires l’amènent à abuser un peu trop du Chardonnay, ce qui déclenche toute une série de situations cocasses et embarrassantes. Notamment lorsqu’elle se réveille auprès de son meilleur ami, Max, un peintre qu’elle a connu à la Fac et qui l’aime en secret depuis toutes ces années. Ensemble, ils vont passer quelques journées merveilleuses, et Vivienne se sent enfin capable d’oublier Rob. Mais ce dernier réapparaît et lui avoue qu’il ne peut vivre sans elle. La vie de rêve qu’elle s’était imaginée avec lui redevient tout à coup possible… Pétillant, drôle, moderne, le premier roman d’Emma Garcia séduira toutes les femmes. Car nous avons toutes en nous un peu de Vivienne Summers…
   .
 Mon avis :

Avec un résumé pareil je m’attendais à un livre qui fait du bien, qui remonte le moral, qui donne envie de se bouger les miches pour faire des choses dont on a envie, bref tout… l’inverse de ce que ce livre a provoqué chez moi (c’est à dire : mettre des claques à l’héroïne, cramer le bouquin et aller me coucher !)

Vivienne et Rob sont sur le point de se marier et elle nage dans le bonheur, d’autant que son « prince charmant » l’a bien fait poireauter et a déjà fait annuler le mariage deux fois de suite, cette fois ci elle est sure que c’est la bonne et elle se voit la bague au doigt et peut-être qu’ils ne tarderont pas à fonder une famille, quand même le futur mari ne va pas se barrer pour la troisième fois ! Si ? Ah ba si !
A quelques heures de la cérémonie elle se retrouve larguée sans ménagement parce qu’évidemment en grand gentleman qu’il est Rob n’est pas foutu de faire part de ses doutes à l’avance et envoie bouler sa chère et tendre comme un vulgaire coton-tige sale et s’enfuit comme un voleur.
Plutôt que de se dire que de toute évidence ce n’est pas le bon et qu’elle devrait trouver un autre homme (de préférence un homme bien, ça la changerai !) Vivienne se met en tête de faire retomber Rob sous son charme, parce qu’après tout quelle femme hétérosexuelle ne rêve pas d’être avec un homme qui l’a traite comme un quantité négligeable, voir comme un bouche-trou en attendant de trouver mieux ?!
Bref vous l’aurez compris, nous voila embarqués dans une merveilleuse histoire d’amour digne de Jane Aus… Non ? Bon bah non alors !

Avant d’entamer une lecture j’aime bien m’imaginer ce que je vais ressentir, dans quelle atmosphère je vais être plongée, si je vais rire ou être touchée, si cela va être épique ou apaisant, et parfois je tombe juste, d’autres fois non mais le livre arrive à me divertir et je m’en contente, et dans d’autres cas je me retrouve face à titre comme « Coeurs-brisés.com » qui ne m’apporte rien de ce que j’attendais, qui ne me divertit pas et qui en plus m’énerve.

Je ne suis probablement plus aussi réceptive à la chick-lit (ou ce qui s’en rapproche) qu’avant, à par les titres du genre qui ont de la profondeur (comme les romans d’Isabel Wolff), le reste peine à m’enthousiasmer mais il faut dire qu’à force de lire les mêmes intrigues la lassitude a finit par s’installer, dans « Coeurs-brisés.com » on se retrouve une énième fois face à une héroïne qui n’existe qu’à travers sa vie sentimentale et c’est fatiguant, déjà parce que l’héroïne en question est insupportable mais j’en parlerai après, mais aussi parce que rien ne se dégage de ce texte, cette histoire de site internet où les âmes en peine pourraient se retrouver aurait pu rendre le récit touchant et réconfortant mais ce n’est pas du tout développé, ce n’est là que pour être utilisé dans les histoires de cœur de Vivienne, c’est juste du gâchis.
Le reste donc n’est pas meilleur, l’héroïne passe son temps à chouiner et met tout en œuvre pour que sa relation avec Rob reprenne et on ne se demande bien pourquoi vu que ce mec est loin d’être une perle, puis elle finit dans les bras de son meilleur ami qui (comme c’est pratique !) est amoureux d’elle, et on voit vite arriver un espèce de triangle amoureux terriblement pas intéressant qui ne réserve aucune surprise, et qui n’a même pas lieu d’être en fait car tout le long de l’histoire je me suis demandé pourquoi elle voulait tant récupérer Rob qui est un abruti alors que Max est adorable, drôle et se préoccupe d’elle !
Et je ne parle même pas des scènes où Vivienne picole comme un trou et se couvre de ridicule, c’est censé être drôle ?! Personnellement je trouve cela plus gênant qu’autre chose, là ce n’est plus de la maladresse c’est juste que c’est une cruche.

Et il n’y a pas que cela, de manière générale Vivienne est pitoyable, elle se fait traiter comme la dernière des bouses mais elle en redemande et je ne supporte pas ce genre de comportement, peut-être que je suis trop dure parce que je n’ai jamais vécu ce genre de relation (en même temps le ou la premier(e) qui essaiera se fera jeter directement) mais la voir se lamenter sans arrêt pour un mec aussi infect (et plus les pages défilent plus on se rend compte que c’est un trou de balle fini) m’énerve, je ne peux avoir aucun respect, aucune empathie, aucune affection pour quelqu’un qui se laisse autant marcher dessus et qui en plus trouve cela normal et justifié et le fait que j’ai détesté cette héroïne a largement contribué au fait que cette lecture a été très désagréable, parce que non seulement Vivienne est une loque mais elle est aussi narcissique, tout doit tourner autour d’elle, ses amis doivent toujours être disponibles pour elle (la réciproque par contre elle s’en fout), elle se console avec Max et une fois que Rob revient elle n’a même pas la présence d’esprit (et la maturité tant qu’à faire) d’en parler avec Max, en gros elle me fait penser à une gamine capricieuse et étant donné qu’elle a une trentaine d’années c’est quand même assez triste.
Par ailleurs, je me sens presque insultée quand le résumé prétend que ce livre plaira à toutes les femmes (merci les généralités) parce que « nous avons toutes en nous un peu de Vivienne Summers » !
En fait aucun personnage ne m’a emballée, il y a bien Max qui donc apporte un peu d’humour et de fraîcheur à cette bouillie fadasse mais tous les autres sont plus ou moins sans intérêt.

Pour en revenir à l’histoire, à mes yeux elle est horriblement creuse, j’en demandais peut-être trop mais ne rien trouver d’autre que de bêtes histoires sentimentales me déçoit, je n’ai rien contre les romances il y en a beaucoup qui m’attendrissent mais j’aime aussi découvrir quelque chose à côté, d’autres facettes de l’histoire ou que les personnages soient vraiment travaillés, qu’on puisse presque croire qu’ils sont réels, ce qui n’est pas le cas avec ce titre, en tout cas dans le vraie vie je ne rencontre jamais personne qui ne se défini que par sa situation amoureuse et qui n’a aucun but, aucun rêve, aucune passion autres que ceux qui se rapportent à la vie de couple et j’aimerai retrouver cela dans mes lectures, mais là on en est très loin…

Bref, je suis virulente dans cette chronique mais j’ai vraiment passé une mauvais moment avec ce livre, j’ai eu l’impression qu’on me prenait pour une andouille en me servant une histoire aussi réchauffée et avec un personnage principal aussi pénible, tellement pénible que Vivienne fait presque de la concurrence à Anastasia Steele (50 nuances de daubes), c’est dire !

Ma note : 1 
Chick-lit·Policier

Je n’irai pas chez le psy pour ce con ! – Isabelle Alexis

Je n'irai pas chez le psy
pour ce con !
Isabelle Alexis 
Édition J'ai lu, 2010
250 pages

 Genre(s) : Chick-lit, Policier

 

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Résumé :.
Alors que Juliette venait pour un entretien d’embauche à la télévision, elle est interviewée à la place de Loren, romancière qui devait présenter son deuxième livre. Amusées par la situation, Juliette et Loren tombent dans les bras l’une de l’autre et passent la nuit ensemble. Mais le lendemain, Juliette tue accidentellement Franck, son petit ami dealer, et un témoin fait chanter les deux amantes.
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Mon avis :.

Voila un titre de chick-lit que j’ai déjà lu il y a plusieurs années, que j’avais bien apprécié, et que j’avais mis sur ma liste des livres à relire un jour, et c’était une connerie ! Je me demande vraiment ce que j’avais aimé dans ce livre lors de ma première lecture…

Juliette est une fille un peu paumée, elle vit avec son copain possessif, macho, violent, qui l’humilie 30 fois par jour et qui deale de la drogue (en bref, c’est un gros pignouf qui mérite des coups de pelle dans la tronche), et elle galère à trouver un travail jusqu’à ce qu’on lui propose un entretien pour un poste à la télévision. Loren au contraire mène la carrière qu’elle souhaite, elle vient de boucler son troisième livre et est sur le point de passer dans une émission pour en faire la promo. L’entretien de la première et l’interview de la seconde se déroulent au même moment, les deux femmes se croisent et par erreur l’une se retrouve à la place de l’autre… Après ce moment gênant elles finissent par nouer une amitié ambiguë et quand Juliette finit son taré de mec en lui fracassant le crâne, elle appelle Loren à l’aide pour se débarrasser du corps.

Je suis un peu de mauvaise foi dans mon intro, on croirait que je n’ai rien aimé et ce n’est pas tout à fait vrai, le début du bouquin est plutôt potable le quiproquo qui lance l’histoire de Loren et Juliette est plutôt amusant, même s’il n’est pas franchement original, au moins cela passe et cela a le mérite de faire sourire même si on comprend vite que Juliette est une belle cruche.
Après par contre cela devient le boxon, autant pour les réactions des personnages que pour l’histoire.

Que Loren et Juliette passe l’éponge sur leur mésaventure, d’accord, qu’elles aillent boire un café et s’entendent bien, ok, que Juliette s’incruste chez Loren, squatte sa baignoire et finisse dans son plumard (et pas seulement pour faire un petit somme alors que Loren n’a de toute évidence aucun penchant lesbien), là cela commence à devenir n’importe quoi mais passons, que Juliette après avoir dézingué son petit-ami et pour se sortir de cette mouise en planquant le corps de son cher et tendre fasse appel à Loren qui accepte, euh… nan ?! Enfin personnellement quand je viens de me faire une nouvelle copine, je ne lui propose pas d’aller jouer avec un macchabée ! (Et puis si une nana que je connaissais depuis une demie heure me demandait un truc pareil je l’enverrai bouler) (A la rigueur j’accepterai pour ma meilleure amie) (Enfin si elle pouvait éviter ce serait aussi bien !) (Quoi que, des deux c’est moi la plus tarée donc ce serait plus à elle de se méfier !) Bref à moins d’être un brin psychopathe, la réaction de Loren n’est pas du tout crédible, Juliette était une parfaite étrangère la veille, rien ne dit qu’elle ne va pas désosser quelqu’un d’autre et Loren a une vie bien installée qu’elle pourrait démolir en étant complice (parce qu’à moins que je me trompe, aider quelqu’un à enterrer la victime d’un meurtre n’est pas très légal !), à moins que Loren ne soit vraiment très serviable, son comportement me laisse perplexe.

Mais même si les personnages sont très mal foutus et que leurs réactions ne sont pas franchement réalistes, l’intrigue n’est pas mieux construite, une fois que les héroïnes ont accompli leur besogne dans la forêt, elles essaient de continuer leurs vies mais découvrent très vite que quelqu’un les a vu faire du jardinage avec de l’engrais humain (c’est marrant de constater qu’à chaque fois qu’un personnage de série, de film, ou de bouquin enterre un corps dans une forêt il se fait tout le temps remarquer, soit c’est un cliché usé jusqu’à la corde, soit certains sont adeptes du jogging en pleine nuit, je ne sais pas !), bref un corbeau les fait chanter et en plus une enquête est lancée quant à la disparition du petit-ami de Juliette, théoriquement on devrait sentir l’étau se resserrer peu à peu mais c’est tellement mou que je n’ai adhéré à aucun moment, les rebondissements sont visibles des plombes avant qu’ils ne se produisent, les deux filles sont tellement peu attachantes que je me fichais de savoir si elles allaient atterrir en prison, l’identité du corbeau ne m’intriguait aucunement, et il y a des longueurs à s’en arracher les cheveux et je dois dire qu’au bout d’un moment j’en avais assez, autant de l’histoire que des personnages, et je voulais juste arriver à la fin pour passer à autre chose donc j’ai finis par ne lire qu’une phrase par page et j’ai remarqué que je n’étais pas du tout larguée, ce qui prouve bien qu’on s’attarde sur des détails qui ne servent à rien, que l’histoire s’étire à l’extrême et que tout cela ne fait office que de remplissage !
Et le pompon c’est que la fin est d’une facilité grotesque, tout s’arrange comme par magie, et on peut dire que le hasard fait bien les choses (ou que l’auteure manque cruellement d’imagination), l’enquête policière et le mystère de l’identité du corbeau ne cassent pas des briques mais alors leur résolution est vraiment bâclée et simpliste, c’est balancé vite fait mal fait et puis voila fin de l’histoire, il fallait trouver une conclusion donc on a foutu ça comme ça et basta ! Je n’attendais pas de miracle mais là c’est vraiment la solution pour ne pas se casser les nénettes et pour dire que le livre a une fin, si le livre m’avait plu ce dénouement me serait resté en travers de la gorge, là je n’ai pas aimé et j’ai eu un petit rictus en voyant ce foutage de pomme final !

Je n’en ai pas encore parlé mais j’ai aussi trouvé la relation liant Loren et Juliette très mal exploitée, rien ne dit que les deux soient lesbiennes ou bisexuelles mais elles couchent ensemble, autant pour Juliette cela ne m’a pas posé problème parce que c’est elle qui démarre cette histoire donc cela ne doit pas être sa première expérience mais Loren n’a l’air d’avoir eu des liaisons qu’avec des hommes et pourtant elle ne s’interroge jamais quant à leur relation ou à sa sexualité, si c’était « naturel » chez elle d’avoir envie de cela je comprendrai et il n’y aurait pas besoin de le justifier mais on ressent surtout de la réticence venant d’elle et du coup cela m’a mise mal à l’aise.
Après sa méfiance du début, Loren finit par appeler Juliette « ma chérie », elles se tiennent la main et agissent comme si elles s’aimaient (pas sure que ce soit vraiment le cas…), puis trois pages après elles se comportent comme deux amies et rien plus, puis cinq pages après Loren parle de Juliette comme de son boulet, puis elles agissent de nouveau en amoureuses, bref c’est à n’y rien comprendre et leur instabilité m’a très vite fatiguée.

A par les premières pages je ne vois rien à sauver dans ce livre, ce n’est ni drôle, ni prenant ni rien, c’est vide, lassant, énervant même et je ne comprends définitivement pas ce qui m’avait convaincue lors de ma première lecture !

Ma note : 1
 
Chick-lit·Romance

Bridget Jones : Folle de lui – Helen Fielding

Bridget Jones : Folle de lui
Helen Fielding 
Édition Albin Michel, 
2014
Traduit par Françoise Sorbier
441 pages

 Genre(s) : Chick-lit, Romance

 

Série : Bridget Jones

1. Le journal de Bridget Jones
2. Bridget Jones : l'âge de raison
3. Bridget Jones : Folle de lui

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Résumé :.
Veuve, 51 ans, mère de deux enfants en bas âge, mais toujours en quête de l’homme idéal : Bridget is back ! Elle n’est plus obsédée par ses kilos, plutôt par les réseaux sociaux, le nombre d’amis qu’elle a sur Facebook (ce qui ne peut que mal se passer, vu son niveau en informatique) et ses enfants qui la font tourner en bourrique. Le grand Mark Darcy – avec qui elle a vécu le bonheur conjugal pendant dix ans – est mort dans un accident, et après une longue période de deuil, Bridget se transforme en cougar dans les bras d’un trentenaire sexy (et quelque peu immature).
Mais pour combien de temps ? Car elle a bien entendu toujours le don de se mettre dans des situations impossibles.
. .
 Mon avis :.

Je ne suis pas une grande fan des deux premiers tomes, même si je les aime bien je dois dire que je préfère cent fois le premier film (que je revois très souvent avec le même plaisir) car la Bridget sur papier a tendance à m’agacer, mais j’étais malgré tout curieuse de lire cette suite malgré l’absence de Mark. Et… vous comprendrez bien vite ce que j’ai pensé de ce nouveau tome ! (Indice : j’en pense autant de bien que je ne pense de bien de 50 nuances de Grey !)

10 ans se sont écoulés depuis la fin de « L’âge de raison », alors qu’elle était heureuse aux côtés de Mark à l’époque, elle se retrouve aujourd’hui veuve avec deux enfants en bas âge et une bonne petite dépression, mais également avec un petit jeune dans son lit !

Alors qu’est ce que c’est que cette daube exactement ? L’auteur avait besoin d’argent pour payer ses impôts ? Son éditeur a menacé de tuer son hamster si elle ne pondait pas ce troisième tome ? Non parce que là on est vraiment au ras des pâquerettes, je dirai même qu’on est dans les catacombes tellement c’est catastrophique et ce, à tous les niveaux !

Tout d’abord l’histoire tient facilement sur un post-it tant elle est vide et répétitive; Bridget chouine, elle se pose des questions sur son petit ami de 20 ans, elle essaie de maitriser les nouvelles technologies, elle se dit que ce n’est pas normal de sortir avec un mec plus jeune (gné ?), elle s’occupe de ses enfants malades, elle attend les sms de son petit-ami, elle chouine, elle s’inscrit sur Twitter, elle espère avoir des « followers », elle chouine, elle espère avoir des « followers », elle espère avoir des « followers », elle espère avoir des « followers »… (vous la sentez la lassitude là ?!). Non seulement ce n’est pas intéressant mais c’est en plus très pénible, je vais radoter par rapport à mon billet sur 50 nuances (oui cette daube m’aura vraiment traumatisée) mais relire les mêmes bêtises inutiles en boucle me gave au plus haut point, si l’auteure manque tellement d’inspiration autant ne rien écrire du tout plutôt que de faire le perroquet pendant plus de 400 pages car là non seulement c’est une perte de temps mais aussi un joli foutage de gueule, encore plus quand on arrive à une fin si conventionnelle qui nous prend un peu (beaucoup) pour des blaireaux tant elle sent bon le réchauffé par rapport au premier tome, bref, plus de 400 pages vide de sens !

Par ailleurs, si les deux premiers tomes pouvaient faire sourire, voir rire, ce troisième opus est aussi drôle qu’une séance chez le dentiste, pour la simple et bonne raison que c’est de l’humour gras et pipi-caca qui ne pourrait faire rire qu’un gamin de 3 ans ou quelqu’un de bourré (ou un gamin de 3 ans bourré aussi, pourquoi pas !), pas de veine je n’avais pas d’alcool sous la main et j’ai trouvé le temps bien long, pourtant un rien me fait pouffer comme une cruche et mon humour ne vole pas haut (vous le savez puisque vous lisez mes chroniques !) mais il ne faut pas trop m’en demander non plus, là c’est pitoyable et limite gênant, le sens de l’humour de Helen Fielding s’est probablement barré en vacances en même temps que son imagination car l’ensemble du livre est d’une belle fainéantise, ce n’est plus de l’humour anglais, c’est juste de l’humour de merde, au sens propre comme au figuré !

Dois-je préciser que les personnages sont tout aussi nuls que le reste ?
En plusieurs années, Bridget n’a pas évolué, elle a plutôt régressé, à la rigueur je peux comprendre que la Bridget de 30 ans des deux premiers tomes puisse être immature (quoi que…), mais que la Bridget de 50 ans ayant deux jeunes enfants a élever seule après la mort de son mari n’ait pas pris du plomb dans la tête là j’ai du mal, elle donne plutôt l’impression d’être une ado de 15 ans accro à Twitter qu’une adulte responsable.
Son comportement me donne limite envie de m’éclater le crane contre le mur (ce qui serait dommage car je viens de refaire le papier peint) pour abréger mes souffrances qui durent depuis trop longtemps, entre Anastasia-je-suis-poursuivie-par-un-psychopathe-mais-je-me-laisse-avoir-parce-qu’il-est-trop-beau et Bridget-j’ai-le-cerveau-aussi-frais-que-celui-de-mon-défunt-mari, je suis servie niveau gourdasses qui ne sont pas fichues de faire un tant soit peu preuve de réflexion, je ne demande pas à ces « héroïnes » d’être lauréates du prix Nobel de chimie mais connecter leurs trois neurones valides une fois de temps en temps ne leur ferait pas de mal !

Et sans déconner, c’est quoi ces nanas qui sont obsédées par les calories, les fringues et le cul de leurs mecs ? Elles n’ont pas d’autre intérêt dans la vie ? Bridget a des enfants, il n’y avait pas possibilité d’avoir de jolies scènes avec eux ? On n’aurait pas pu avoir des scènes drôles avec ses amis aussi (enfin si ses amis n’avaient pas été aussi insupportables évidemment) ? Bref, se retrouver face à autre chose qu’à un cliché ambulant ? Franchement je suis blasée en voyant que des auteurs (des auteurs femmes qui plus est) ne sont pas capables de créer d’autres personnages que l’éternel stéréotype de l’emmerdeuse superficielle et niaise, non seulement c’est pénible mais en plus personnellement j’ai du mal à m’identifier à ce genre de personnage, parce que les vêtements je m’en fous, je porte les 3 mêmes fringues en boucle depuis 2 ans, les relations amoureuses je m’en fous aussi (et puis de toute façon je suis un aimant à glandus alors autant faire une croix dessus !), et le coté emmerdeuse.. oui bon là je pourrais m’identifier à la limite mais ce n’est pas une raison ! Servez nous d’autres héroïnes par pitié, de préférence réalistes et attachantes et surtout possédant un cerveau, plutôt que des pintades pareilles !

Au niveau des autres personnages, je dois dire que je n’ai pas grand chose à dire, les amis de Bridget m’ont donc tapé sur les nerfs, les hommes de ce tome sont complètement transparents, les enfants de Bridget sont juste là pour faire joli, finalement le seul personnage sympa à retrouver est Daniel Cleaver qui fait une petite apparition et est toujours fidèle à lui même, les autres sont tout simplement à jeter !

Vous l’aurez peut-être remarqué; je ne prends même plus de gants, je n’essaie même pas de trouver un point positif à cette lecture car il n’y en a pas, avoir enchainé deux bouquins puants a causé des dommages irréversibles sur mon cerveau, je ne mange plus, je ne dors plus et j’envisage de commencer une thérapie !
Plus sérieusement, je trouve cette suite bâclée, inutile, agaçante, manquant cruellement d’idées… C’est une horreur tout simplement, et je ne vois pas l’intérêt de cette suite à par pour montrer que Bridget s’est mis aux réseaux sociaux et à sortir avec des gars plus jeunes qu’elle… Super, nos vies vont être complètement chamboulées après ces révélations…
Bref, un très mauvais livre, tout juste bon à caler sous un meuble ou à balancer dans la cheminée !

 .
Ma note : 0
Chick-lit

Les mésaventures de Minty Malone – Isabel Wolff

Les mésaventures de 
Minty Malone
Isabel Wolff 
Édition Pocket, 2002
Traduit par Denyse Beaulieu
528 pages

Genre(s) : Chick-lit

 

Résumé :
Vous êtes devant l’autel de l’église. Le prêtre prononce les phrases rituelles. Vous jetez un coup d’œil tendre et complice à votre bien-aimé. Il vous sourit. Vous lancez un  » oui  » énamouré. Ça y est, vous êtes presque mariée ! Maintenant c’est à lui. Il vous adresse un regard plein de compassion. Vos parents, vos collègues, tous vos amis sont venus célébrer l’événement. Vous êtes aux anges. Encore une seconde et vous êtes unis pour le meilleur et pour le pire. Non ! Un  » non « , ferme et définitif, résonne encore dans l’église. Vous n’êtes plus mariée. Tel est votre destin : vous êtes et vous resterez Miss Malone. Sur un point, cependant, rien ne sera plus comme avant : à votre tour, vous allez apprendre à dire  » non « .
Mon avis : 

Cinquième (déjà !) livre d’Isabel Wolf que je découvre et si cette auteur m’a déjà offert pas moins de deux coups de cœur, là elle me déçoit assez et on peut dire qu’avec ce titre on se trouve vraiment dans le fond du panier…

Minty est sur le point d’épouser Dominic, alors que le moment de dire « oui » se rapproche, Dominic semble hésiter et finit par renoncer, Minty est larguée devant tous ses proches, mais également humiliée, son goujat ayant eu la délicatesse de lui balancer tous ses défauts avant de fuir comme un voleur.
A partir de là nous allons la suivre pendant un an, entre ses tentatives pour se remettre sur pieds et peut-être rencontrer un nouvel homme, et son travail dans une radio de Londres qui est en train de s’écrouler.

Comme dit en introduction j’ai été déçue car ici, à mes yeux, deux choses clochent : le fond et les personnages.
Ce que j’aime dans les livres d’Isabel Wolff c’est qu’au delà de créer une histoire divertissante, elle rajoute toujours un fond plus sérieux, par exemple dans « Rose à la rescousse » l’héroïne a été abandonnée par ses parents (il me semble, n’hésitez pas à me rectifier si je dis n’importe quoi !), dans « Accroche-toi Anna » le personnage se fait plaquée quand elle est enceinte et elle doit élever son enfant toute seule, et dans « Un amour vintage » l’héroïne est marquée par la mort de sa meilleure amie; ce sont des thèmes pas franchement joyeux mais non seulement cela peut nous parler personnellement mais surtout cela rajoute de la consistance à l’histoire, j’ai beau adoré la chick-lit je reconnais sans problème que les histoires sont très souvent superficielles et Isabel Wolff arrive à éviter cela et même si du coup il y a des moments assez déprimants dans ses titres j’adore qu’elle se serve de ce genre de sujet, et là je suis déçue car dans « Les mésaventures de Monty Malone » il n’y a pas de fond, ou alors je suis passée complètement a côté mais je ne pense pas, à moins qu’il ait été vraiment bien caché !

En fin de compte sans ce fond plus sérieux le livre reste un titre banal de chick-lit, cela ne vole pas haut mais cela reste distrayant et assez amusant, même si ce titre fait 500 pages Isabel Wolff arrive à ne pas lasser et je dois dire que malgré tous les reproches que je peux faire à ce livre, je l’ai dévoré en deux jours, et j’étais curieuse de savoir comment Minty se sortirait de toute cette pagaille et de surtout voir comment elle allait évoluer.

Malgré tout, même si je n’ai pas trop à me plaindre de l’histoire, j’aurais encore davantage apprécié si les personnages m’avaient plu, car comme je le disais, les personnages ne m’ont pas convaincue, à une exception près j’ai eu envie de tous les tabasser !
Commençons par cette quiche de Minty, alors oui vu ce qui lui arrive on devrait avoir de l’empathie pour elle mais je suis une sans cœur et je n’en ai pas eu pour elle, pas une seule fois. Pourquoi ? Parce que c’est une vraie carpette et on le comprends dès les premières pages quand elle dit à quel point Dominic est « fabuleux », alors qu’il la prend de haut, qu’il passe son temps à la critiquer, alors qu’il ne supporte pas d’être critiqué, qu’il la force à faire selon son envie à lui et jamais selon ce qu’elle veut elle, qu’il est lâche au point de la larguer devant l’autel alors qu’il aurait pu le faire bien avant; bref ce mec est une grosse merde ! Tout le monde le voit, sauf Minty, et à sa place si un mec pareil m’avait larguée 3 minutes avant le mariage j’aurais pleuré aussi oui, mais de joie !
Mais Minty n’est pas seulement une vraie lavette dans ses relations amoureuses, elle l’est aussi dans son travail ou dans ses relations familiales et amicales, elle se laisse complètement marché sur les pieds, ne sait pas dire non (ou en tout cas, elle dit « non » puis finalement cède…), elle donne l’envie de la secouer et de lui dire d’envoyer bouler tout le monde une bonne fois pour toute histoire d’être un peu respectée !
Il faut avouer qu’il y a une petite évolution chez elle, elle finit par osé tenir tête par moment mais malheureusement elle redevient une carpette à la fin du livre, ou en tout cas les dernières lignes laissent penser qu’elle va le redevenir…

Cela dit Minty n’est pas le personnage qui m’a donné le plus de boutons pendant ma lecture, si elle obtient sans problème le titre de « princesse des losers », sa cousine Amber gagne sans conteste le titre de « reine des grosse putes » (voila c’est dit !), ne me demandez pas de dire quelque chose de gentil à son sujet parce que je préférais m’arracher les ovaires et puis de toute manière il n’y a rien de sympa à dire sur elle, c’est une prétentieuse snobinarde hystérique égocentrique et manipulatrice qui se prend pour un grand auteur méritant le prix Nobel de littérature alors qu’elle écrit des croutes, qui ne se préoccupe que de son nombril en harcelant les gens pour les forcer à faire ce qu’elle veut même quand la personne en face lui dit « non » 57 fois de suite (« non » c’est « non », connasse !!! Oui cette chronique est très vulgaire :p) et met en place des stratagèmes digne d’une ado de 15 ans pour récupérer son ex; vous l’aurez compris c’est un personnage abject, que je hais du tréfonds de mon âme et je ne vois pas l’intérêt de sa présence dans le livre à par nous donnez un ulcère et réveiller nos pulsions meurtrières !

Je ne vais pas évoquer tous les personnages du livre parce qu’il y a beaucoup de choses (pas très flatteuses et plutôt grossières) que je pourrais dire sur cette bande de brèles mais pour préserver le peu de santé mentale qu’il me reste je vais plutôt passer à l’exception dont je parlais, car il y a bien un personnage qui m’a plu dans ce livre et qui est très en retrait malheureusement : Jack, le patron de Minty, il a bon caractère, il ne marche pas sur les autres (un exploit vu que tous les autres personnages se servent les uns des autres !), mais il sait l’ouvrir quand il faut, il n’est ni un manipulateur, ni une carpette et c’est une petite bouffée d’air frais quand il intervient dans une scène ! D’autant que son histoire aurait pu être le fond plus grave dont je parlais, il y avait les moyens quand on voit les rapports plus que chaotiques que Jack entretient avec ses deux belles filles, mais c’est traité sur quelques lignes et c’est fini, tant pis pour l’histoire creusée, on reste en surface.

Pour le coup, je me suis longuement étendue sur les personnages mais une histoire aussi bonne soit-elle est vite gâchée quand les protagonistes sont insupportables et c’est le cas ici, l’histoire est correcte mais elle est plombée par des figures haïssables et à cause d’elles je n’ai tout simplement pas pu profiter de l’histoire autant que j’aurais pu.

Ma note : 2
 
Chick-lit

Méfiez-vous de vos voeux… ils pourraient se réaliser ! – Laura Caldwell

Méfiez-vous de vos vœux... 
ils pourraient se réaliser !
Laura Caldwell
Édition Harlequin
(Red dress ink), 2006
Traduit par F. M. J. Wright
329 pages 

Genre(s) : Chick-lit
 
Résumé :.

Comme toute citadine branchée qui se respecte,je vais régulièrement chez mon psy. Et figurez-vous qu’il m’a demandé de réfléchir à ce que je voudrais changer dans ma vie en priorité. Exercice pas facile pour moi,car je veux TOUT changer! Mais surtout:

Transformer mon mari en prince charmant – après deux ans de mariage,il est plutôt télé-charentaise,que cadeaux surprise et week-end en amoureux!
Décrocher le poste de directrice dans la boîte où je travaille – donner des ordres j’adore ça!
Faire disparaître coûte que coûte ma rivale Alexa – ce n’est pas une blonde à forte poitrine qui va me faire de l’ombre!
Tester mon sex-appeal sur Evan, mon collègue un peu trop mignon – il drague toutes mes collègues,alors,pourquoi pas moi?

Mais méfiez-vous de vos vœux… ils pourraient se réaliser !

 

Mon avis :

J’avoue que j’attendais beaucoup de ce titre, le résumé me semblait prometteur et les quelques avis que j’avais lu dessus étaient plutôt bons, malheureusement si j’ai aimé au début j’en ai eu peu à peu marre de l’histoire comme de l’héroïne.

Comme toute héroïne de chick-lit qui se respecte, Billie n’est pas satisfaite de sa vie, entre elle et son mari c’est plus de la collocation qu’une passion torride, elle est bloquée au niveau carrière et attend désespérément une promotion et enfin elle continue d’en pincer pour son collègue Evan, le beau gosse et aimant à nanas de la boîte.
Suite à une de leurs séances, sa psy va lui faire cadeau qui pourrait changer sa vie et lui apporter tout ce qu’elle souhaite, sauf que…

Sauf que Billie est stupide, je n’ai pas percuté dès le départ mais on se rend vite compte qu’elle se crée elle même des problèmes.
Déjà c’est quoi cette bêtise de vouloir faire craquer son collègue alors qu’elle est mariée et qu’elle a le béguin pour lui ? A par foutre en l’air son mariage juste pour un coup d’un soir, je ne vois pas trop ce qu’elle cherche, quant à son mariage, c’est vrai qu’il bat de l’aile mais elle ne cherche même pas à savoir pourquoi, son mari est devenu très distant d’un coup deux ans auparavant, elle passe son temps à geindre à cause de cela, à se poser des questions… pourquoi ne pas juste lui demander plutôt que nous faire suer avec ses jérémiades ?! Et au niveau de son boulot ce n’est pas mieux, si je n’ai pas eu à me plaindre de son comportement au début, une fois que son vœu est réalisé et qu’elle devient responsable elle fait sa gamine et vire l’employée qui l’agace sous un prétexte vaseux; bref une héroïne complètement immature, je sais que les héroïnes de chick-lit ne brillent pas pour cette qualité habituellement mais là où cela peut être mignon pour d’autres, pour Billie c’est tellement récurent et exagéré que c’est juste énervant !

D’autant que cette héroïne nuit en plus à l’intrigue, qui n’est déjà pas très fameuse à la base… Même si dans les premières pages elle semblait bien partir, que je m’amusais, que j’avais envie de savoir comme Billie allait démêler tout cela, on finit par tourner en rond, l’histoire n’avance pas, l’humour se fait de plus en plus rare au fil des pages, et les personnages ne sont pas assez creusés pour s’y attacher, quelques pages à la fin redonnent un peu de souffle au livre mais ne fait pas oublier l’ennui que j’ai ressenti pendant au moins 200 pages, le pompon revenant probablement aux passages où Billie part sur la trace de son père, j’avoue que j’en ai ma claque de ces personnages de romans qui ont été abandonnés par un de leurs parents et qui cherchent à le retrouver, c’est vu et revu et plutôt que de me toucher cela m’exaspère, encore plus quand c’est tellement larmoyant qu’on a l’impression que l’auteur nous dit clairement « préparez vos mouchoirs, c’est maintenant que vous devez pleurer ! », bref c’est pénible !

Je ne trouve vraiment pas quelque chose à sauver dans ce livre, c’est comme un soufflé, au début il se tient bien et finalement il se casse la gueule (et non vous n’avez pas le droit de vous moquez de mes métaphores !), c’est décevant et il va falloir que je songe à ne plus rien attendre de mes lectures, cela m’évitera peut-être d’être frustrée !

Ma note2
Chick-lit

Toutes des Pénélopes ! – Lisa Klimt




Toutes des Pénélopes !
Lisa Klimt
Édition Fleuve noir, 2010
 228 pages 

Genre(s) : Chick-lit



Résumé :.

Certaines histories se répètent à travers les siècles et, Stéphanie en est convaincue, elle est elle-même victime de la « malédiction de Pénélope ». Elle a beau être une jeune femme bien de son temps avec un job dans une grande maison d’édition, une thèse à terminer et des amies adorables, un fil mystérieux la relie à une ère plus lointaine où une épouse modèle attendit patiemment le retour de son héros. Car oui, comme bien d’autres amoureuses, Stéphanie passe son temps à attendre son cher et tendre. Et depuis la reine mythique, seuls les accessoires ont changé. Scotchée à son téléphone jour et nuit, passant et repassant les épisodes de séries cultes comme Pénélope aurait fait et défait sa tapisserie, Stéphanie revit la tragédie de la femme soumise avec pour seule compagnie son insupportable petit chien baptisé Télémaque. Mais qui sait, peut-être que les dernières incartades de Mr Big et de Bobby Ewing, ou les sages conseils de Laura Ingalls, sauront aider notre Pénélope moderne à briser cette terrible malédiction ?

Mon avis :

Cela s’est sûrement fait remarquer à force mais la chick-lit est mon petit péché mignon et je suis en général bonne cliente quand je lis un titre du genre, et pourtant avec toute la bonne volonté dont je suis capable (c’est à dire pas énorme, faut être honnête !) il y a des fois où je tombe sur des livres mauvais du début à la fin et je n’arrive tout simplement pas à trouver un seul point positif et « Toutes des Pénélopes ! » en fait parti !

Tout d’abord, difficile de vous faire un résumé de l’histoire pour la simple et bonne raison qu’il n’y en a pas ! Stéphanie auto-surnommée (ça se dit ça ?!) « Pénélope » est passionnée de mythologie grecque, passe son temps plongée dans ses séries télé et à attendre désespérément que son petit ami (dont j’ai oublié le prénom mais qui est surnommé « Ulysse ») lui accorde un peu de temps ou au moins l’appelle ou la textote. Voila le plus gros de l’histoire, alors oui l’héroïne a des amies (bien plus marrantes qu’elle d’ailleurs), un boulot, une thèse à rédiger, et un nouveau collègue canon, mais voila c’est tellement au second plan et traité en quatrième vitesse que cela ne m’a pas du tout intéressée !

J’ose espérer que nous ne sommes pas toutes des « Pénélopes » car cela serait bien triste (et l’image de la femme en prendrait un sacré coup dans les narines !), Stéphanie est juste une pauvre fille lamentable qui n’est pas fichue de s’en sortir sans son crétin de mec, qui ne voit pas qu’il la traite comme un meuble et que quand elle reçoit enfin un sms de lui va relire le message en boucle tout l’après-midi, je comprends très bien qu’on se languisse de quelqu’un mais là c’est pitoyable tellement c’est extrême, d’autant que son Ulysse est une andouille, alors ouvre les yeux pauvre fille, largue le et fais quelque chose de ta vie, punaise !

Si encore il n’y avait que cela qui clochait chez cette héroïne cela pourrait, à la limite, aller mais en plus d’être une vraie carpette elle est en plus affreuse, par exmple avec son chien « Télémaque », alors oui c’est Ulysse qui lui a offert alors qu’elle n’en voulait pas, il passe son temps à faire des bêtises comme réduire les oreillers en charpie ou des choses moins ragoûtantes, je sais ce que c’est d’avoir un chien bête comme ses pattes (moi j’en ai deux à la maison !) et je comprends qu’elle soit énervée par moment mais de là à ce qu’elle espère que son chien meurt cela me reste en travers du gosier (et pourtant mes deux boules de poils en font des conneries mais je n’ai jamais eu ce genre de pensée !), si encore c’était dit de façon ironique cela ne me poserait pas de problème (après tout moi je menace mes chiennes de les coller à la SPA à la prochaine connerie mais elles savent que je suis pas sérieuse… et du coup elles continuent de mettre le boxon !) mais là ce n’est même pas du second degré, cette cruche se dit « hmm et si je laissais la fenêtre ouverte pour que Télémaque saute ?! » ou « Hmm et si je laissais la porte ouverte pour que le chien s’échappe et se fasse écraser par une bagnole ?! » c’est juste horrible, je ne sais pas, peut-être que c’est vraiment de l’humour et que c’est écrit de façon maladroite par l’auteure mais même si c’était censé être drôle à ce moment, cela le devient beaucoup moins quand ce pauvre Télémaque se fait vraiment rouler dessus… Bref une héroïne à jeter (aux requins, si possible !), probablement une des pires que j’ai pu croiser dans un livre (et pourtant j’en ai vu des quiches !).

Cette héroïne est tellement insupportable qu’elle ruine le livre à elle toute seule, j’ai vraiment du mal à voir ce qu’aurait pu donner l’histoire sans toutes ses jérémiades, cela aurait peut-être pu être meilleur, peut-être pas, en tout cas là c’est vraiment un flop pour moi.
Le pire c’est qu’il n’y a même pas de quoi se consoler avec les autres personnages, à par les deux copines de Stéphanie qui auraient pu être sympa à suivre mais qui au final sont juste là pour faire joli, les autres sont fades et ne donnent pas envie de les connaître.

Bref, une lecture que je n’ai vraiment pas apprécié, c’est vide, les personnages sont ratés, ce n’est pas drôle et c’est même énervant, à oublier très vite !

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Ma note : 0
Chick-lit

Le prince charmant met de l’autobronzant – Ellen Willer


Le prince charmant met de 
l'autobronzant
Ellen Willer
Édition Marabout, 2007
  377 pages 

Genre(s) : Chick-lit

 

 

Résumé :.

Il s’appelle Frantz, il est grand et il est beau. On le dit riche, intelligent et bien élevé. C’est le célibataire dont toutes les femmes rêvent. Dans l’émission de téléréalité produite par Emanuelle, il va devoir faire son choix entre dix candidates au mariage.
Qui séduit qui? Qui court après qui? Qui trahit qui?
Producteurs sans scrupules, paparazzis, palaces de la côte d’Azur et plateaux TV donnent un rythme d’enfer à ce roman drôle et percutant. Plus vrai que nature, il nous plonge dans un monde cynique et fascinant, en plaçant la caméra là où on ne l’attend pas : en coulisses.

Mon avis :
C’est par hasard que ce livre a intégré ma pile à lire il y a peu, je n’en avais jamais entendu parler mais quand je l’ai eu en mains en librairie je l’ai pris car en chick-lit c’est rare que je dise non !
Au final, une histoire qui m’a beaucoup amusée mais avec un très gros défaut…

L’intrigue se déroule dans les coulisses de l’émission de télé-réalité « Bachelor » renommé ici « Chevalier à la rose », Emma en est la productrice et va devoir arranger la rencontre entre le chevalier et plusieurs très jolies prétendantes, chose simple sauf quand Emma commence à en pincer pour le chevalier !

Je vais commencer par le négatif directement car après tout j’ai plutôt apprécié ma lecture alors je ne vais pas être trop méchante ! Au début de cette chronique j’ai donc évoqué un gros bémol qui est assez gênant car il concerne la romance, autant j’ai apprécié le reste, autant cette histoire d’amour m’a semblée complètement ratée, en bref Emma et Frantz se rencontrent, travaillent ensemble un petit moment sans qu’on ne ressente vraiment d’électricité entre eux puis couchent ensemble une fois et ensuite c’est limite l’amour fou, ce n’est pas tant l’histoire du coup de foudre qui me gêne que le fait qu’on ne voit absolument pas la naissance de leurs sentiments, ce n’est pas assez progressif, cela tombe presque comme un cheveu sur la soupe et du coup c’est impossible pour moi de m’attacher à cette romance, ou même de m’y intéresser, j’en suis même venue à me dire que j’aurais préféré ne pas avoir de romance du tout plutôt que de me retrouver face à « ça » !

Voila le seul reproche que je peux vraiment faire car le reste m’a plu, bon je ne suis pas adepte de télé-réalité, ni de télé tout court à vrai dire donc cela aurait pu être mal barré mais vivre cette émission de l’intérieur est plus amusant que je ne m’y attendais, cela ressemble vraiment au Bachelor (oui j’ai regardé un peu la première édition quand elle était diffusée, une erreur de jeunesse !) au niveau des scènes « romantiques » ultra cul cul la praline qui sont en fait complètement bidons, mais là où je trouvais cela consternant à l’écran (eh oui j’étais jeune mais j’étais déjà blasée !) là cela m’a fait sourire parce qu’on voit comment c’est pensé et on voit le comportement des prétendantes qui sont toutes plus quiches les unes que les autres, qui croient vraiment à l’histoire et qui font leurs petits caprices et leurs petits crêpages de chignons au passage, oui c’est un peu caricatural (mais c’est voulu !) mais peu importe cela n’a pas gâché mon plaisir !

Je ne dirai pas que c’est le meilleur titre du genre, mais c’est dynamique, drôle, se retrouver dans les coulisses d’une émission bidon change un peu des autres histoires en chick-lit et ce n’est pas désagréable, bref c’était pile ce que j’espérais et je compte bien découvrir d’autres titres de cette collection (« Marabout ») et de cette auteure !

Ma note : 4