Contemporain

A toi pour l’éternité – Daniel Glattauer

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A toi pour l'éternité
Daniel Glattauer
Edition Grasset,
2013
Traduit par Anne-Sophie
Anglaret
264 pages


Genre : Contemporain


 

Résumé :

Célibataire, belle, libre et indépendante, Judith est pourtant peu sûre d’elle et pleine de doutes : à trente-six ans, elle n’a toujours pas trouvé l’amour. Jusqu’au jour où elle croise, dans un supermarché, le chemin de Hannes… qui lui marche sur le pied. L’incident est banal et l’histoire pourrait bien s’arrêter là, mais Hannes fait très vite irruption dans le magasin de lampes de Judith et, avec des discours enflammés et des attentions de tous les instants, il ne tarde pas à s’immiscer aussi dans sa vie. Car même s’il est un peu envahissant, Hannes est un homme parfait, le rêve de toute belle-mère, à en croire ses proches et ses amis.

Toutefois l’amour tourne bientôt à l’obsession et l’idylle au cauchemar, et Judith étouffe dans cette relation possessive. Elle tente bien de rompre, mais Hannes sait se montrer tenace – peut-être même un peu trop pour être honnête – et absent, il est plus que jamais présent et la poursuit jusque dans ses rêves…

 

Mon avis :

« Quand souffle le vent du nord » et « La Septième vague » avaient été des coups de cœur et j’espérais la même chose avec ce titre, mais premier problème ce n’est PAS une histoire d’amour (ma faute, j’aurais dû lire le résumé), deuxième problème : elle me rappelle de mauvais souvenirs, et ma chronique ne sera absolument pas objective (enfin encore moins que les autres quoi) parce que je me suis vraiment sentie au plus mal pendant ma lecture…

A 36 ans Judith n’a pas encore trouvé chaussure à son pied, elle a fréquenté plusieurs hommes mais cela n’a pas donné grand chose jusqu’à maintenant et si elle rencontre par hasard Hannes qui aux yeux des amis et de la mère de la jeune femme est parfait, cette dernière a du mal à se laisser aller avec lui, à tomber amoureuse, et au fond elle a un mauvais feeling…

Si vous êtes en période de stress (comme moi au moment de ma lecture) et que vous avez vécu une « relation » qui était merdique et vous oppressait, alors ce n’est vraiment pas le bouquin à lire, parce que c’est ce que va vivre l’héroïne et si vous n’avez pas de veine alors vous allez surement vous retrouvez dans le même état d’esprit qu’à l’époque où vous avez eu votre relation pourrie, en tout cas moi cela a été le cas et j’aurais préféré me l’épargner, même sans que ma propre histoire aille aussi loin que celle de Judith je me suis sentie aussi pressée, aussi paniquée qu’elle et j’avais une boule dans le ventre, pour le coup je n’aurais pas pu avoir plus d’empathie pour l’héroïne, là j’étais déjà au maximum !
En fait cette lecture m’a un peu rendue tarée, d’un côté j’étais très mal à l’aise et j’avais envie de jeter ce bouquin au feu, de l’autre je n’arrivais pas à arrêter et j’avais envie de connaitre le dénouement et (mon masochisme aidant) voir jusqu’où cela pouvait aller, découvrir si c’est Judith qui était complètement parano ou si Hannes n’était vraiment pas clair, à ce niveau là du coup c’est bien fait, l’intrigue tient en haleine et si je n’avais pas ressenti autant de malaise j’aurais probablement beaucoup aimé cette lecture mais en réalité si j’ai dévoré les pages pour savoir comment tout cela allait finir c’était aussi et surtout pour sortir de cet enfer !

Là où le bas blesse (et en dehors de mon ressenti ultra personnel sur ce livre) c’est que le dénouement est vraiment too-much et expédié en quatrième vitesse, c’est presque ridicule tant c’est exagéré et bâclé et cela aurait été davantage percutant je pense si l’auteur n’en avait pas fait des caisses à ce niveau là, c’est même frustrant pour moi de m’être torturée en lisant 200 pages en étant pas au meilleur de ma forme et de me retrouver face à une fin aussi mal foutue et qui sort de nul part.

Bref, c’est un peu particulier de parler d’un livre qui m’a remuée dans le mauvais sens du terme et qui a fait ressurgir des choses que je n’avais vraiment pas envie de ressentir à nouveau, et du coup ma chronique est courte parce que j’ai envie d’oublier ce que j’ai lu au plus vite pour être honnête ! Je ne peux pas dire de ce livre qu’il est mauvais mais j’aurais sans doute plus accroché sans mon expérience foireuse, ou avec une boite de Lexomil à proximité !

 

Ma note2-5
Contemporain

J’ai épousé un con – Agnès Bouquet

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J'ai épousé un con
Agnès Bouquet 
Édition Pocket, 
2012
288 pages

Genre : Contemporain

 

Résumé : 

J’ai épousé un con est une histoire d’amour acidulée qui commence par un coup de foudre à Saint-Tropez, comme toute idylle qui se respecte. Le ciel, la mer, les oursins, le pastis. Et le coeur qui se met à battre un peu plus fort.
Et qu’importe les lendemains qui déchantent, Pépita a trouvé l’oiseau rare : son Roméo est un homme, un vrai. Un irréductible macho. « Un con » ! Seulement voilà, son « con », elle l’aime. Pas question de le quitter, le « compléter »à la rigueur… Mais quand on veut changer l’autre, le pire n’est-il pas d’y arriver ?!

 

Mon avis :

Je ne sais pas si j’ai souvent eu l’occasion de le dire (mais j’ai râlé à peu près 150 fois à cause de cela donc vous avez dû comprendre !) mais je déteste les généralités, quelles qu’elles soient, et du coup en voir une en couverture de ce livre aurait dû me faire tiquer et me faire comprendre qu’il n’était pas pour moi (« L’histoire de toutes les femmes », qui part du principe que non seulement nous voulons toutes nous marier mais qu’en plus nous sommes toutes attirées par les hommes…).
Mais ce n’est pas comme si les généralités étaient le seul défaut de ce bouquin qui aurait mieux fait de s’appeler « J’ai pris mes lecteurs pour des cons » !

Contrairement à mon habitude, je ne vais pas faire de résumé mais plutôt démonter celui de quatrième de couverture qui lui aussi nous prend pour des blaireaux, en nous promettant d’abord « une histoire d’amour acidulée », ce qui a l’air mignon hein ?! Mais c’est tellement à côté de la plaque, il n’y a pas l’ombre d’une romance dans ce truc, le personnage féminin (qui est une grosse cruche) tombe dans les bras d’un gros beauf vulgaire sans qu’on sache vraiment pourquoi, et lui ne montre pas plus de sentiments qu’elle vu qu’il veut juste la coller dans son plumard et qu’il la décrit comme « parfaitement baisable » (quel romantisme…), ou alors le côté « acidulé » vient du fait que le résumé nous dit que c’est un homme, un vrai (par opposition aux faux hommes sûrement, parce que vous oui désolée de vous le dire mais si vous ne correspondez pas aux stéréotypes sexistes vous n’êtes pas un(e) vrai(e) homme / femme, mais ne vous inquiétez pas on s’y fait !), et donc ce « vrai » homme c’est quoi ? Un macho évidemment ! Parce que pour qu’un mec soit un vrai mec il faut qu’il traite les femmes comme des poupées gonflables et/ou des bonniches, et puis avoir un macho dans le tableau donne forcément une belle histoire d’amour (NON).

Bref je ne critique pas seulement le résumé parce qu’il nous prend pour des jambons mais aussi parce qu’en le lisant on s’attend à une histoire, alors qu’il n’y a aucune histoire dans ce bouquin, c’est le vide absolu, c’est 280 pages de choses superficielles et inintéressantes où on suit des personnages insupportables avec en prime une plume indigeste, vulgaire et qui essaie de se donner un air cool, ce qui rend le truc encore plus agaçant.
Même si l’envie me manque (parce que j’en ai marre de chroniquer des étrons) je vais quand même développer parce que je tiens à vous dissuader de jeter un oeil sur ce bouquin et découvrir ce massacre par vous-même (préservez votre santé mentale, ça vaut mieux).

Si « J’ai épousé un con » est tout pourri c’est déjà parce qu’il est affreux à lire, c’est haché, les descriptions sont inutiles, les dialogues sont pauvres dans les meilleurs moments et vulgaires dans les pires moments avec parfois un mélange français/anglais ridicule (parce que je trouve ça bien ringard de sortir des mots anglais de manière random) (BLAGUE DE MERDE !), et plus généralement le style est lourdingue, le récit est racontée à la troisième personne, ce qui évite d’être dans le crane de Pépita donc ce n’est pas plus mal mais en même temps le narrateur enchaîne les tentatives d’humour qui tombent à plat et qui deviennent très vite pénibles.

Ce qu’on nous vend comme une histoire n’a pas le moindre intérêt, bon déjà il faut réussir à s’y retrouver dans ce bordel chronologique vu qu’il y a des sauts dans le temps et des flash-back qui sortent de nul part et qui ne sont pas clairs histoire de bien nous perdre mais en plus le fond (si on peut appeler ça comme ça) est d’un ennui mortel, jamais drôle, jamais attendrissant, jamais émouvant, jamais mordant. C’est typiquement le genre de livre où on suit un personnage cliché de potiche qui s’intéresse à peu de choses de base et dont la vie ne tourne plus qu’autour de son mec par la suite, qui n’est pas fichue de voir que c’est un abruti et qui ensuite passe son temps à se plaindre parce qu’il se conduit comme un gamin demeuré, c’est le genre d’histoire qui pourrait avoir de l’intérêt (parce que cela pourrait amener à des émotions, et même à de la réflexion) mais seulement si les personnages étaient bien travaillés, mais là cela ne peut rien donner de bon avec une pintade écervelée et un goujat grossier.

En fait j’ai l’impression que l’auteure n’en a rien à taper de son héroïne et qu’elle fait tout pour qu’on la déteste aussi, elle n’essaie jamais de lui donner de la consistance, elle n’essaie même pas de la présenter vu que le bouquin commence sur la beauté du cul de Pépita, et en fait dans tout le livre on passe surtout notre temps à lire des descriptions sur son physique, tout ce qui concerne sa personnalité s’arrête à sa superficialité et à sa naïveté (qui ressemble plus à de la stupidité en réalité), rien de positif ne ressort de ce personnage, soit Pépita fait office de coquille vide soit elle est là pour jouer la gourdasse de service que le lecteur critique sans scrupule parce qu’il n’y a rien à sauver chez elle.

Bref, c’est une lecture catastrophique et je comprends maintenant pourquoi ce titre a récolté des critiques assassines, je suis incapable de trouver quoi que ce soit de positif à dire dessus, et je ne veux pas faire un procès d’intention mais j’ai honte pour l’auteure et l’éditeur qui nous ont servi une telle daube, je ne suis pas étonnée vu qu’on vit quand même dans un monde où « 50 nuances de Grey » a été publié mais il faudrait peut-être arrêter d’écrire et de publier de la merde emballée dans un joli papier cadeau avec un titre rigolo dessus pour nous pousser à donner notre blé, non ? Parce que même en ayant acheté ce bouquin 1€ j’ai quand même la sensation de m’être faite arnaquer !

Je suis particulièrement virulente mais au bout d’un moment j’en ai marre qu’on soit pris pour des idiots alors je n’ai plus envie de prendre de gants, j’en ai marre de voir les mêmes personnages qui sont des stéréotypes sexistes sur pattes, j’en ai marre des histoires qu’on essaie de faire passer pour des romances alors qu’elles sont juste gênantes (voir problématique dans le pire des cas) et j’en ai marre des auteurs qui ne savent pas écrire et dont les textes deviennent illisibles à force, on ne vous demande pas le talent d’Oscar Wilde on demande juste un style agréable, pas une ponctuation qui nous agresse la rétine toutes les trois lignes ou des phrases tellement alambiquées qu’elles ne veulent plus rien dire.
Donc bon, ne perdez pas votre temps à lire ce truc, il n’y à rien à en tirer à par une bonne dose d’énervement.

 

Ma note : 0
Contemporain

L’hiver dernier, je me suis séparé de toi – Fuminori Nakamura

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L'hiver dernier, je me suis
séparé de toi
Fuminori Nakamura
Edition Philippe Picquier,
2017
Traduit par Myriam 
Dartois-Ako
192 pages

Genre : Contemporain

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Merci à
et aux éditions
picquier.
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Résumé :

Un journaliste est chargé d’écrire un livre sur un photographe accusé d’avoir immolé deux femmes, mais pourquoi l’aurait-il fait ? Pour assouvir une effroyable passion, celle de photographier leur destruction par les flammes ?
A mesure que son enquête progresse, le journaliste pénètre peu à peu un monde déstabilisant où l’amour s’abîme dans les vertiges de l’obsession et de la mort. Un domaine interdit où il est dangereux, et vain, de s’aventurer…
Dans ce roman noir qui flirte avec le roman gothique pour mieux nous faire frissonner, les apparences sont toujours pires que ce qu’elles semblent, les poupées sourient étrangement et le rouge est celui du sang. Seule est certaine l’attirance pour la perdition.

Mon avis :

Lors de l’avant dernière Masse Critique je n’étais pas inspirée et ne comptait pas participer mais en fin de journée j’ai regardé les titres encore disponibles et j’ai aperçu ce livre qui m’a intriguée par ses allures de thriller et vu que je ne lis pas assez de littérature asiatique à mon gout, je me suis lancée !

Kiharazaka Yûdai est un célèbre photographe qui est accusé du meurtre de deux jeunes femmes, qu’il aurait brulé vives afin de saisir leurs agonies sur pellicule. Il n’a pas nié ces crimes et est emprisonné lorsqu’un journaliste vient parler avec lui pour écrire un livre sur les faits et retracer cette histoire…

C’est un poil compliqué de parler de cette lecture, je l’ai plutôt bien aimé mais je n’ai pas tout compris à l’intrigue, enfin du moins je pensais y voir clair jusqu’au tout dernier chapitre qui m’a franchement perdue et qui m’a fait demander si je n’avais pas tout compris de travers ou tout compris à moitié, je ne sais pas si cela vient de moi (mais vu que j’ai accroché, je pense avoir été quand même attentive !), de l’auteur qui n’a pas assez développé les dernières pages ou de la traduction qui n’est peut-être pas clair mais je crois qu’une relecture dans quelques mois sera bien utile pour être moins dans le flou !
A par ce point, ce livre tient la route à mes yeux, c’est très tordu, glauque et assez pervers en fait, mais si beaucoup de choses ont de quoi mettre mal à l’aise (que ce soit l’histoire elle-même ou les personnages qui sont perturbants et impossible à cerner), l’ensemble est très bien construit et à de quoi retourner le cerveau quand certains rebondissements arrivent de façon bien  brutale et remettent tout ce qu’on a lu avant en cause…

La forme du livre est aussi efficace, on pourrait juste suivre le journaliste et n’avoir qu’un point de vue externe sur le tueur, mais il y a la correspondance entre l’accusé et sa sœur qui permet de voir un peu la situation de l’intérieur, de connaitre un bout de leur enfance, de voir ce qui aurait pu l’amener à commettre ces deux meurtres, et accessoirement pour se rendre compte encore un peu plus que ces deux personnages sont vraiment malsains… ce qui est d’ailleurs un petit bémol car je les trouve plutôt manichéens, niveau finesse j’ai vu bien mieux et c’est plutôt lourdingue d’autant insister sur le fait qu’ils sont mentalement instables, et c’est dommage vu que l’auteur semblait vouloir s’attarder sur leurs psychologies, cela plombe un peu l’ensemble que ce soit aussi grossier et presque stéréotypé, même si pour le coup je ne sais pas ce qu’aurait donner l’intrigue si le personnage avait été plus nuancé…

Cela dit si la personnalité des personnages m’a un peu gênée et que j’aurais bien aimé que le livre soit plus long pour développer certains points, je le redis mais l’histoire est prenante et arrive à nous balader, mais forcément comme elle joue sur les rebondissements je ne peux pas en dévoiler beaucoup, cela perdrait de son intérêt et il vaut mieux se plonger dans l’histoire et dans l’atmosphère pesante en ne connaissant que le strict minimum.

« L’hiver dernier, je me suis séparé de toi » ne se limite pas qu’à une intrigue sombre, en si peu de pages l’auteur aborde pas mal de thèmes qui ont de quoi faire réfléchir, que ce soit jusqu’où on peut aller au nom de l’art (ce qui tombait bien vu qu’on traitait cette question dans mes études au moment de ma lecture !), ou la place des êtres « artificiels » et s’ils peuvent remplacer les êtres vivants (je n’en ai pas parlé car ce n’est pas forcément important dans l’histoire mais on croise un créateur qui fabrique des poupées à l’image de personnes décédées…).

Bref, s’il y a des défauts il y aussi pas mal de bons points dans cette lecture, il y avait le potentiel de creuser encore un peu plus mais le livre ne nous laisse pas sur notre faim, et je compte bien découvrir d’autres titres de Fuminori Nakamura pour voir un peu ce qu’il nous réserve.

Et pour finir, je remercie Babelio et les éditions Philippe Picquier pour cette découverte !

Ma note : 3-5
Contemporain

La vie épicée de Charlotte Lavigne, tome 1 : Piment de cayenne et pouding chômeur – Nathalie Roy

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La vie épicée de Charlotte Lavigne,
Tome 1 : Piment de Cayenne et 
pouding chômeur
Nathalie Roy
Édition Libre expression, 
2011
384 pages.

Genre : Contemporain
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Série : La vie épicée de Charlotte Lavigne
1. Piment de Cayenne et puding chômeur
2. Bulles de champagne et sucre à la crème
3. Cabernet sauvignon et shortcake aux fraises
4. Foie gras au torchon et popsicle aux cerises
Résumé :

Charlotte Lavigne, 33 ans, recherchiste pour une émission de télé, est une jeune femme charmante, rarement parfaite, mais ô combien divertissante : célibataire, désespérément à la recherche du mari idéal, aimant profiter de la vie et… du solde disponible sur sa carte de crédit.

Et en attendant son tour devant les caméras, c’est dans sa cuisine qu’elle cherche à s’épanouir. Charlotte adore concocter de bons petits plats. Déterminée, ingénieuse et aventurière, elle est prête à tout pour séduire ses invités. Son but : réussir le souper parfait, mais encore faudrait-il qu’elle laisse de côté le vin et soit un peu moins gaffeuse…

À travers ses amours tumultueuses, ses amitiés fidèles, ses relations familiales particulières et ses tribulations au bureau, Charlotte navigue sur une mer parsemée de récifs. Côtoyer Charlotte et être invité à sa table, c’est un laisser-passer pour le plaisir, mais aussi pour l’imprévu… rien n’est jamais banal !

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Mon avis : 

Après avoir fini une biographie sur Heath Ledger j’étais assez triste et j’avais besoin d’un remontant alors je me suis tournée vers ce livre qui avait l’air sympa et rafraichissant, mais qui en fait est énervant, inintéressant et avec une héroïne pénible, et vu que cela fait un moment que je n’ai pas fait de chronique bien vulgaire, là vous allez être servi !

Comment vous résumer ce truc !? Prenez Bridget Jones, accentuez encore plus les gaffes qu’elle peut faire pour les rendre pathétique au possible, enlevez tout l’humour et tout le côté attachant, ajoutez la jalousie maladive qui lui fait croire que sa meilleure amie va lui chourer son mec (quelle jolie relation pleine de confiance, on en mangerait… ou vomirait !) et collez lui un meilleur pote gay qui est là juste parce qu’une héroïne clichée DOIT avoir un ami gay et pour qu’elle puisse regretter de ne pas pouvoir le choper parce qu’il n’est pas du même bord !
Je n’ai pas évoqué l’histoire ? Normal y en a pas !

Enfin je suis un peu de mauvaise foi, il y a une histoire, Charlotte qui a trente ans est célibataire et sans enfant (mon Dieu quelle tragédie, case toi vite et sers toi de ton utérus femme, sinon tu ne sers à rien…) mais (PAR BONHEUR !) un homme a daigné s’intéresser à elle et il ne faut pas le laisser filer surtout, cela ne fait qu’un mois qu’il sont ensemble mais elle le sait : c’est le bon, THE ONE, L’ÉTOILE DE SES NUITS ET LE PUTAIN DE SOLEIL DE SES JOURS, et blabla… si cela vous rappelle quelque chose c’est normal c’est à peu près l’histoire qu’on voit dans tous les comédies romantiques moisies et dans la moitié des bouquins de chick-lit pourris, le genre d’histoire qui a été mâchée, remâchée, digérée, et chiée pour nous être resservie avec un filet de citron dessus pour masquer l’odeur (oui l’image n’est pas des plus poétiques mais j’avais prévenu que je serai vulgaire !)

Qui plus est, j’en ai franchement ras les ovaires que les auteurs de chick-lit et de ce qui s’en rapproche mettent forcément en scène une héroïne obsédée par l’idée de trouver l’amour et qui se transforme en loque parce son nouveau petit-ami ne la demande pas en mariage au bout de trois jours, mais bordel t’es célibataire ? Eh ben bienvenue au club, on est des tas à se passer de quelqu’un pour nous tenir chaud la nuit mais à côté de cela on a une vie, du travail, des études, des loisirs, une vie sociale (sauf moi parce que je n’aime pas les gens), on ne passe pas notre temps à chouiner, et j’en ai ma claque de ces héroïnes qui sont de vraies gourdasses et qui ne se définissent que par leur absence de vie amoureuse, je pourrais citer plein de jolies romances qui ont de quoi toucher et faire vibrer mais c’est parce que ces romances là sont bien construites, avec des personnages creusés, et pas ces foutus clichés tout droit sortis d’un téléfilm de l’après-midi avec lesquels on ressent que dalle.
En plus je dis que Charlotte cherche l’amour mais ce n’est même pas le grand amour, elle prend presque le premier venu et au bout d’un mois elle est convaincue que c’est l’homme de sa vie et guidée par ses magazines féminins (à la con) elle prépare un superbe repas, parce que forcément pour attraper un homme dans ses filets il faut le laisser mettre les pieds sous la table et raconter ses gros bobos de la journée pendant que Madame fait la popote (il a écrit en quelle année ce truc ? En 2011 ?! Ah j’aurais dit les années 50 moi…)

Et que dire des autres personnages et des pseudo relations qu’entretient Charlotte avec eux, il y a donc Ugo qui est le gay de service et qui n’est que cela en fait parce que pas besoin de lui donner une personnalité, parce que c’est tout à fait acceptable de réduire les non-hétéros à leur orientation sexuelle hein (bizarrement les hétéros ne sont jamais définis que par leur sexualité, c’est étrange non ?!…), Aïcha la meilleure amie de Charlotte, mais j’en doute vu la jalousie à son égard que ce soit niveau physique parce que Aïcha est une bombasse vu qu’elle a des gros seins et que Charlotte est plate (accroche-toi deux melons au torse et tu verras si c’est confortable, connasse) ou vis à vis de Max, le mec de Charlotte, parce qu’il ne faudrait pas qu’Aïcha lui pique, forcément deux nanas se battent quand il y a un homme dans la pièce, l’amitié féminine c’est une légende … Tsss.
Quand à Max, je n’ai jamais vu un mec aussi fadasse et interchangeable et Charlotte continue de s’enfoncer dans la débilité la plus totale avec lui en se faisant passer pour ce qu’elle n’est pas, parce que l’important ce n’est pas d’être soi-même mais de se donner une image toute parfaite pour pouvoir se caser… Quelle belle idée de merde.

Niveau style c’est tout aussi insupportable, alors je veux bien passer l’éponge sur les mots (voir les bouts de phrases) en anglais, parce qu’on est au Québec et qu’il me semble courant de le faire (mais je ne suis pas spécialiste donc reprenez moi si je dis n’importe quoi ou payez moi un billet pour Montréal que je vérifie moi même :D) mais alors tous les personnages qui disent sans arrêt « Chum » (« mec » en verlan) ça me les brise, encore plus quand on voit que les personnages ont a la trentaine, là j’avais l’impression de suivre des ados, des ados bien casse-burnes !

Je ne vais pas m’éterniser sur ce livre, je crois que j’ai suffisamment abusé de sarcasmes et de jurons pour que vous compreniez que j’ai détesté cette lecture, que c’est avec ce genre de titres que je ne m’amuse plus du tout avec les histoires « destinées aux filles » et que je ne me reconnais absolument pas dans ce genre de personnage.
Et si vous avez envie de lire ce titre pour le côté cuisine, passez votre chemin, c’est survolé, et c’est juste là pour que l’héroïne fasse encore plus de conneries et abuse encore un peu plus de l’alcool !

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Ma note : 0
Contemporain

Le charmant cottage d’Amelia – Abby Clements


Le charmant cottage
d'Amelia
Abby Clemens
Édition Prisma, 2016
Traduit par Maryse Leynaud
336 pages

Genre(s) : Contemporain
. .  
Merci à
et aux éditions 
http://www.editions-prisma.com/
Résumé :  .
Alors qu’elle s’apprête à fêter ses 30 ans, Amelia retrouve dans un tiroir une liste de souhaits qu’elle s’était promis de réaliser. Parmi ces vœux figure en bonne place : « Vivre à la campagne, dans un cottage »… Le quotidien d’Amelia est pourtant bien différent : elle occupe avec son mari Jack un minuscule appartement à Londres, quelques mètres carrés où elle se sent étouffer à petit feu… Bien décidée à concrétiser son rêve, la jeune femme se lance avec enthousiasme à la recherche d’un cottage où s’installer. Limité par un budget serré, le couple opte finalement pour une vieille bâtisse pleine de charme, mais nécessitant d’être rénovée de fond en comble. Lorsqu’elle pose ses valises dans sa nouvelle demeure, Amélia est loin de se douter de l’ampleur des travaux à mener. Elle ignore aussi combien ce déménagement va bouleverser profondément sa vie familiale et sentimentale.
Mon avis :   .

Quand j’ai vu ce nouveau titre d’Abby Clements dans la liste des livres proposés de l’avant dernière Masse Critique j’ai hésité à le demander, j’avais beaucoup aimé « La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane » mais « Les divines glaces italiennes d’Anna » étant franchement dispensable et trop niais à mon goût et j’avais peur que ce livre soit dans la même veine, heureusement ce n’est pas le cas.

A quelques jours de ses trente ans Amelia remet la main sur une liste de choses à accomplir qu’elle avait écrite plusieurs années auparavant, si certaines ont bien été réalisées l’un de ses buts, à savoir vivre à la campagne, la laisse assez sceptique mais vaut tout la même la peine d’y réfléchir, surtout quand la vie professionnelle d’Amelia se retrouve brusquement dans une impasse et que l’appartement étroit qu’elle occupe actuellement avec son mari pèse aussi sur son moral…

Comme pour ses autres titres Abby Clements nous sert une histoire légère, sans (trop) tomber dans la guimauve cette fois ci, je peux reprocher certaines choses comme les dialogues qui sonnent toujours aussi faux et font parfois office de remplissage, ou le personnage du mari, Jack, que j’ai trouvé un peu à baffer, il est absent, n’aide pas Amelia dans les travaux de la maison et trouve quand même le moyen de faire des reproches, en soi cela vrille déjà les nerfs mais j’ai trouvé cela aussi maladroit vu que son comportement amène une petite sous-histoire avec le personnage de Callum qui ne mène nul part et qui est plutôt superflue, je sais que dans les livres légers les auteurs aiment bien jouer sur la corde sentimentale et je n’ai rien contre (en général) mais là c’est pas très bien foutu et pas franchement indispensable.

Mais ces quelques défauts sont assez secondaires finalement, parce que le livre a beaucoup de charme, c’est assez inspirant et « feel-good » même si Amelia en bave un peu, que l’histoire est moins « facile » que pour les autres héroïnes d’Abby Clements je trouve l’ensemble plus touchant et plus « parlant », sans avoir le même âge ou les mêmes envies on peut se reconnaître en Amelia qui est à un tournant de sa vie, plus rien ne lui convient et elle veut juste se bouger.
En dehors de cet écho l’histoire est agréable, un poil prévisible mais c’est une lecture apaisante pour son message un peu convenu mais mignon quand même, et pour le fait que l’intrigue prend place dans la campagne anglaise et qu’on se retrouve projetés dans cette atmosphère toute calme.

J’ai lu « Le charmant cottage d’Amelia » dans une période assez chargée et fatigante et cela me faisait plaisir de me poser avec cette histoire toute simple et sans prétention, peut-être que j’ai été un poil plus séduite par le cadre que l’histoire en elle-même mais c’est un bon roman détente et un petit cocon pour se remonter le moral.
Merci à Babelio et aux éditions Prisma pour cette découverte !
 

Ma note : 3-5
 
Contemporain

Petit dictionnaire chinois-anglais pour amants – Xiaolu Guo

Petit dictionnaire chinois-
anglais pour amants
Xiaolu Guo
Édition Pocket, 2012
Traduit par Karine Laléchère
  374 pages

Genre(s) : Contemporain
 
 
Résumé :  .
Quand la jeune héroïne chinoise de ce roman arrive à Londres afin d’y apprendre l’anglais, envoyée de Wenzhou par ses parents ambitieux, elle commence par perdre les roues de sa valise Made in China, puis son nom ! Zhuang Xiao Qiao se transforme en Z car, ainsi qu’elle l’explique dans un anglais impossible, moi pas prononçable ! « . Armée de son anglais fastidieux, souvent exécrable mais toujours craquant – et de son dictionnaire bilingue – Z arpente les rues de Londres et fréquente ses cinémas. C’est d’ailleurs là qu’elle rencontre l’homme qui deviendra son amant, un quadra désabusé du quartier de Hackney et à sa grande horreur (surtout pour une fille de paysans chinois amateurs de viande de porc), végétarien ! Leur amour triomphera-t-il des nombreuses oppositions entre un Anglais et une jeune Chinoise ? Saura-t-il dépasser les malentendus infinis mais cocasses nés des innombrables fautes d’anglais de la jeune femme ?.. Roman d’initiation attachant et drôle écrit dans un anglais de débutante, ce Petit Dictionnaire chinois-anglais pour amants est le journal intime et sentimental d’une Orientale candide et ironique, à la fois épatée et déboussolée par les travers de l’Occident. Mais c’est également un lexique romanesque, impétueux, grave et aigre-doux, à l’image de Z, qui éclaire d’une lumière nouvelle les paradoxes de la globalisation.
Mon avis :   .
Si vous lisez régulièrement mes chroniques vous savez peut-être que je ne suis plus trop chick-lit maintenant et j’ai même fait un tri dans ma pile à lire pour virer la plupart des titres du genre ou de ce qui s’en rapproche, mais j’ai gardé celui là qui m’inspirait assez pour le coté « dépaysement ».

Zhuang est une jeune chinoise fraîchement arrivée à Londres, elle parle très mal anglais, ne connaît pas les coutumes occidentales et est totalement perdue dans ce nouveau pays. Ses premiers jours sont partagés entre les cours de langue et ses séances de cinéma où elle rencontre un sculpteur anglais avec lequel elle débute une histoire.

Bon, même si les chroniques négatives (parce que celle ci va l’être) ne me donnent généralement pas de mal, là je ne sais pas trop par quel bout attraper le boudin, j’ai pas mal à dire (en mal) sur les deux personnages mais l’histoire m’a laissée complètement indifférente, pendant les premiers moments de Zhuang en Angleterre, l’histoire n’est pas fabuleuse mais au moins elle se laisse suivre, elle découvre les premières différences entre la culture chinoise et la culture anglaise donc pourquoi pas, mais après cela devient vite répétitif, une fois Zhuang en couple avec son anglais on se contente d’observer les différences entre leurs manières de vivre, c’est bien mignon mais cela n’avance pas, l’anglais (qui n’a pas de nom) ne cherche même pas à en apprendre sur la culture de sa petite-amie et Zhuang passe son temps à faire des commentaires (pas franchement flatteurs) sur les habitudes occidentales, cela pourrait être enrichissant pour eux deux mais l’un s’en fout et l’autre reste sur ses préjugés, formidable comme dépaysement (non) et très profonde cette histoire d’amour (non).
Le livre essaie de trouver un second souffle dans la seconde partie quand Zhuang part visiter d’autres pays d’Europe, mais là encore c’est le festival des clichés, du moins sur la France car je ne peux pas juger pour les autres (mais je pense que les stéréotypes sont aussi bien présents).

En fait le gros problème vient de son personnage principal qui est pénible, Zhuang au delà du fait qu’elle n’est pas franchement cultivée ce qui peut taper sur les nerfs, est aussi fermée d’esprit et vu qu’on suit l’histoire de son point de vue on arrive vite à saturation, je sais bien qu’en Chine niveau libertés ce n’est pas top donc Zhuang n’a pas forcément eu les moyens d’être un peu familière avec les façons occidentales avant d’arriver en Angleterre, je comprends très bien qu’elle soit perturbée, qu’elle trouve certaines choses étranges, mais au bout d’un moment cela devient lourd car elle reste la dessus et n’essaie pas de comprendre, de laisser ses préjugés au placard et de se faire ses propre idées sur la manière de vivre anglaise ou même sur celle des autres pays qu’elle visite ensuite, il y a un fossé au début du livre entre la petite chinoise et les autres et elle ne fait rien pour essayer de le combler, elle balance juste que les anglais sont bizarres, que les français sont arrogants, que les allemands sont ceci, que les néerlandais sont cela… A force je trouvais que Zhuang puait le mépris et qu’elle était vraiment stupide de ne pas profiter de sa chance juste parce qu’elle est infoutue de réfléchir et de remettre en question ses idées reçues.
Comme je ne veux pas me déclencher un ulcère je vais éviter de trop parler de se conception de la vie de couple qui m’a aussi largement gonflée, en gros Madame reste à la maison s’occuper de son lardon et Monsieur bosse comme un acharné parce que tout de même il faut avoir une grande et belle maison… Su-per… Cette cruche a une possibilité de s’émanciper, d’éventuellement avoir une autre situation si elle en a envie, mais non, il faut croire que c’est trop difficile pour elle d’allumer son cerveau…

Quand à son petit-ami anglais, il est aussi bien chiant dans son genre, assez paternaliste, prétentieux, ennuyeux, et comme je le disais il ne songe même pas à questionner Zhuang sur sa culture, sa vie en Chine, etc… Ce n’est pas comme si elle ne connaissait que cela, que cela fait partie d’elle que cela aurait pu les rapprocher et leur permettre de travailler sur les dysfonctionnements que peut créer ce décalage, bin non dans un couple le partage ce n’est pas important après tout… Pffff.

De manière générale je trouve ce titre assez triste et étouffant, à cause de cette « romance » ratée mais aussi pour la nouvelle vie de Zhuang, j’ai eu l’impression que n’était pas heureuse d’être en Europe, ni curieuse, juste perdue et pressée de repartir, j’ai eu l’impression que rien de positif ne se dégageait de son séjour, elle reste la plupart du temps enfermée, n’a pas envie d’explorer, de voir ce que l’Angleterre peut lui offrir, de s’ouvrir sur le monde, et c’est frustrant, parce que plutôt que de se retrouver avec un livre initiatique inspirant on est finalement face à une histoire fadasse et terne qui ne raconte pas grand chose…

J’ai été plus virulente que je ne pensais, mais quelques jours après ma lecture plus j’y repense et moins je suis clémente, à mes yeux l’auteure est passée à côté de son sujet et a foiré ses personnages, et ce n’est ni un bon roman détente ni un bon roman initiatique…

Ma note : 1-5 
Aventure·Contemporain

Romanesque – Tonino Benacquista


Romanesque
Tonino Benacquista
Édition Gallimard, 
2016
240 pages

Genre(s) : Contemporain, 
Aventure

Merci à

et aux éditions 
http://www.gallimard.fr/
Résumé :  .
Un couple de Français en cavale à travers les États-Unis se rend dans un théâtre, au risque de se faire arrêter, pour y voir jouer un classique : Les mariés malgré eux. La pièce raconte comment, au Moyen Âge, un braconnier et une glaneuse éperdument amoureux refusent de se soumettre aux lois de la communauté. Malgré les mille ans qui les séparent, les amants, sur scène comme dans la réalité, finissent par se confondre. Ils devront affronter tous les périls, traverser les continents et les siècles pour vivre enfin leur passion au grand jour. Tonino Benacquista livre ici un roman d’aventures haletant et drôle qui interroge la manière dont se transmettent les légendes : l’essence même du romanesque.
  
Mon avis :   .
De cet auteur j’avais déjà découvert « Saga » il y a quelques mois que j’avais beaucoup apprécié et je pensais continuer avec « Malavita » mais Babelio m’a prise de court et m’a proposé « Romanesque » en partenariat, le résumé me plaisait et je me suis laissée tenter.

« Romanesque » nous fait découvrir un couple de français se rendant au théâtre voir une pièce racontant l’histoire de deux amants, qui alors qu’ils ne voulaient que vivre leur amour se retrouvent jugés et exécutés pour leurs péchés (parce que le moyen-âge c’est magnifique !) mais se retrouvent au Paradis pour être finalement de nouveau séparés, renvoyés sur Terre et le plus éloignés physiquement possible.
Tout se met en travers de leur chemin (y compris Dieu et Satan en personnes) et les deux amants devront travers les époques et parcourir la planète pour espérer se revoir…

Le début du livre est un peu confus et j’avoue qu’il ne partait pas gagnant, les deux histoires (celle des amants et celle des deux spectateurs) donnaient l’air d’être liées mais c’était un peu brouillon à mes yeux et je ne voyais pas comment l’auteur allait se dépatouiller avec cela, mais finalement tout devient rapidement plus clair et l’histoire devient prenante, c’est à la fois haletant, touchant et avec une petite touche loufoque qui fait largement sourire.

Je ne vais pas raconter tout ce que peuvent vivre les amants (qui n’ont pas de nom en passant, il me semble) mais on peut dire qu’ils multiplient les expériences, que ce soit sur Terre, au Paradis ou en Enfer, ils n’ont pas souvent l’occasion de souffler, les deux héros doivent non seulement tout faire pour se retrouver (Dieu en ayant eu marre de les voir se bécoter il l’est a expédiés à des milliers de kilomètres l’un de l’autre mais le héros ne sait pas où a été envoyée son amante et inversement) mais ils vivent aussi des aventures chacun de leur côté, elle devra par exemple se débarrasser d’un noble asiatique la voulant dans son harem, pendant que lui rencontrera un auteur et l’aidera à magnifier la pièce qu’il est en train d’écrire (la pièce qui narre justement l’épopée de nos deux amants) (ce bouquin c’est « Inception » !)
A côté de cela il y a encore beaucoup de choses, notamment le passage avec Satan dont je n’ai pas parlé , qui est vraiment très sympa à lire et où on voit que le seigneur des ténèbres en bave lui aussi avec les deux héros, mais en même temps je les comprends nos petits amoureux ils voulaient juste être peinards, vivre dans leur petite bulle dans leur cahute dans les bois et tout le monde leur cassent les noix, d’abord en les mariant de force, puis en leur tranchant la tête pour leurs sois-disant péchés et pour ne pas avoir réussi à sauver leur roi à l’agonie (oui parce que leur péché de chair aurait été pardonné s’ils avaient trouvé un moyen de sauver leur souverain, sauf que le souverain en question est en train de pourrir sur pattes et que même un magicien ne pourrait rien faire !) et même les pensionnaires du paradis sont gavés de voir deux personnes aussi liées, mais foutez-leur la paix enfin !
Cela dit mon sadisme me donnait envie de les voir galérer un petit peu pour profiter encore un peu plus de tout ce qui leur arrive, j’ai trouvé l’intrigue tellement bien trouvée et les événements s’enchaînant tellement bien que j’ai tourné les pages à toute vitesse et qu’arrivée à la fin j’étais presque frustrée de ne pas avoir plus à me mettre sous la dent, même si en même temps j’avais vraiment envie de savoir si les amants allaient être réunis et comment…
Bref, cette histoire aura réussi à me convaincre pleinement après un début un peu compliqué, j’ai aimé suivre ces deux personnages qui même s’ils ne sont pas énormément développés sont parvenus à me toucher.

La plume de l’auteur est aussi très plaisante, elle est bien travaillée sans être lourde ou pompeuse, cela fait du bien d’avoir un style bien moins simpliste que d’habitude avec un peu plus de vocabulaire et de plus jolies tournures de phrases tout en gardant une lecture fluide.

Pour résumer, j’ai passé un excellent moment avec ce titre, l’idée de base est simple et Tonino Benacquista a vraiment réussi à faire quelque chose de surprenant et d’accrocheur avec en plus un beau style.
Merci beaucoup à Babelio et aux éditions Gallimard pour cette découverte !

Ma note : 4
Contemporain

La liste de mes envies – Grégoire Delacourt

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La liste de mes envies 
Grégoire Delacourt 
Édition JC Lattès, 2012
  186 pages

Genre(s) : Contemporain

 
 Résumé :
Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.

 

Mon avis :.

« La liste de mes envies » est un titre dont on avait pas mal entendu parler à sa sortie, vu tous les bons avis je l’avais vite ajouté à ma wish-list pour finalement le faire longuement poireauter jusqu’à ne plus en avoir de grandes attentes aujourd’hui, ce qui n’est pas plus mal vu ce que j’en ai finalement pensé…

Jo a 47 ans, travaille dans sa mercerie, est mariée à un homme qu’elle trouve correct, a deux enfants et en a eu un troisième mort né, tient un site qui s’appelle « Dixdoigtsdor » qui pourrait être le nom d’un site porno mais qui en fait porte sur le tricot et qui remporte son petit succès. Bref Jo mène une vie banale, loin de ses anciens rêves, avec pas mal d’emmerdes, et pas beaucoup de satisfaction, mais les choses vont brutalement changer quand elle remporte plus de 18 millions d’euros au loto…

Voila un titre qui rejoint ma liste des livres qui ont eu beaucoup de succès sans que je ne sache vraiment pourquoi, oui cela se lit vite (d’une traite pour ma part) et ne demande pas beaucoup de travail au niveau des neurones, mais à côté de cela l’histoire n’a tout simplement aucun intérêt, une fois qu’elle apprend qu’elle a gagné le loto Jo passe son temps à se demander si elle doit encaisser le chèque ou pas, ce qu’elle pourrait acheter avec tout cet argent et ce que cela pourrait lui apporter comme ennuis, et cela tourne en rond jusqu’aux dernières pages où l’auteur se décide enfin à se bouger mais ce qui arrive à ce moment là est tellement prévisible, tellement mal traité que c’est aussi chiant et vide que le reste.

La seule pseudo profondeur que l’auteur essaie de donner à son récit réside dans la question vue et revue « L’argent fait-il le bonheur ? », question que je trouvais déjà exaspérante la première fois et qui aujourd’hui me donne envie de me touiller le cerveau avec un coton-tige, encore plus quand je vois le dénouement ultra convenu que cela donne, et je ne parle pas des autres thèmes du livre comme « Est-ce que l’argent résout tous les problèmes ? » ou « Sur quoi repose l’amour ? » qui sont tous plus usés les uns que les autres et que même le dernier des crétins qui se la joue philosophe de bas étage n’ose pas utiliser (non, je ne dis pas que l’auteur est un crétin juste qu’il se sert de problématiques pourries !), tout cela alourdit le texte, le rend encore plus mièvre qu’il n’est et accentue le sentiment d’être pris pour des jambons au passage.
Et puis je suis désolée mais entendre pour la énième fois que « L’argent est mauvais, ce qui compte c’est ce qu’on a dans le cœur » et autres conneries du même acabit me fatigue, bizarrement c’est toujours ceux qui ont de l’oseille qui te balance ce genre de phrases bateaux en plus !

Je serai tout aussi virulente avec Jo, elle passe son temps à chouiner, sans une thune ou pleine aux as c’est les jérémiades à tout bout de champs; ma vie est triste, je suis grosse, est-ce que mon mari m’aime vraiment ?; et nianiania, tu es riche punaise alors encaisse ton chèque, fais une liposuccion et arrête de nous saouler avec ta crise d’ado à retardement ! Bon je m’excite pour rien mais ce genre de personnage tartignole m’insupporte, c’est le cliché de l’épouse bobonne qui s’intéresse à peu de choses, essaie d’être une sainte (parce qu’avoir du caractère c’est surfait apparemment) et qui est mariée à un homme qui ne la regarde plus, qui a pris du bide et dont le rêve ultime est de se payer un écran plat, je ne dis pas que ce genre de personne n’existe pas dans la réalité mais je suis toujours étonnée de la faculté de certains auteurs à penser que tous les gens « simples » qui peuvent galérer à payer les factures et qui ne vivent pas dans les quartiers chics de Paris sont forcément des péquenauds, je suis quelqu’un de parano donc peut-être que je vois le mal partout et que l’auteur n’avait pas ces intentions là mais vu qu’absolument tous les personnages de ce livre sont dépeints comme des idiots, parlant pour ne rien dire ou juste des banalités, qui n’ont d’autres envie que de celle de voir Johnny Hallyday en concert, j’ai quand même des doutes…

Bref, à mes yeux ce livre ne vaut pas mieux qu’un mauvais Marc Levy (oh ce pléonasme !), beaucoup de bruit pour une coquille vide, des personnages clichés et terriblement pas intéressants, et une écriture sans saveur, a lire si vous êtes bloqué(e) chez vous et que le reste de vos bouquins a cramé ou que vous êtes coincé(e) aux toilettes avec la constipation, après tout ce bouquin peut faire office de laxatif !.

Ma note : 1
 
Contemporain

Les divines glaces italiennes d’Anna – Abby Clements

Les divines glaces à 
l’italienne d'Anna
Abby Clemens
Édition Prisma, 
2016
Traduit par Maryse Leynaud
360 pages

Genre(s) : Contemporain

 
  .  
Merci à
et aux éditions 
http://www.editions-prisma.com/
Résumé :  .
À Brighton, la vie d’Anna est bien remplie : lorsqu’elle ne s’occupe pas, avec Matteo, de la boutique de crèmes glacées héritée de sa grand-mère, elle consacre son temps à Isabella, leur petite fille de 15 mois. Quant à sa sœur cadette, Imogene, elle file le parfait amour avec Finn, le professeur de surf, tout en essayant tant bien que mal d’exercer son métier de photographe.
Lorsque Matteo révèle à Anna qu’il se sent de plus en plus malheureux loin de son pays, celle-ci réalise soudain qu’il est temps pour eux de donner à leur vie un nouvel élan… en Italie. Quitte à devoir s’éloigner de sa sœur dont elle est si proche. Si la perspective d’ouvrir une gelateria sur la côte amalfitaine s’avère terriblement excitante, un tel projet réserve aussi son lot d’embûches et de surprises.
Loin des siens, avec pour seules armes ses recettes de glaces onctueuses, Anna réussira-t-elle à relever ce nouveau défi ?
Mon avis :

Ayant apprécié « La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane » il y a deux ans, quand j’ai vu ce nouveau titre d’Abby Clements lors de la dernière masse critique de Babelio j’ai de suite eu envie de voir ce que l’auteure nous réservait dans cette suite, mais malheureusement cette fois-ci la sauce n’a pas vraiment prise…

Comme dans « La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane », nous suivons les deux sœurs Anna et Imogene, la première vit une vie bien rangée, elle s’occupe toujours du magasin de glaces aux côtés de son mari et elle vient de donner naissance à une petite fille, Imogene quant à elle voyage aux quatre coins du monde, vit de sa passion pour la photographie et n’a aucune envie de se fixer.
Mais les choses se retrouvent bouleversées lorsque le mari d’Anna souhaite rentrer en Italie dont il originaire, qu’Imogene s’engage dans une relation qui pourrait devenir sérieuse et que sa carrière se trouve brusquement freinée, et qu’en plus certains petits secrets familiaux sont peu à peu découverts…

Je le précise tout de suite je ne me souviens pratiquement pas du précédent livre, et je serai donc incapable de dire si les histoires se ressemblent et sont répétitives mais en relisant ma chronique sur « La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane » je me rend compte que non seulement cette suite n’est pas franchement plaisante mais est également bien superficielle, ce n’est pas que le précédent livre était extrêmement profond mais il abordait tout de même quelques thèmes sérieux, ici cela frise le néant et on se retrouve avec une histoire toute lisse, presque niaise et assez dispensable pour être franche.
Tout n’est pas à jeter mais suivre Anna ouvrir une nouvelle boutique de glaces, jongler entre sa fille et sa belle-mère envahissante n’est pas passionnant, et cela l’est encore moins quand on voit à quel point Anna est aussi agaçante à se laisser marcher dessus en permanence, la voir s’affirmer un peu l’aurait sans doute rendue moins ennuyeuse et m’aurait aidée à trouver le temps moins long.
Au contraire j’apprécie toujours Imogene, j’aime sa façon de penser et son envie de vivre à sa manière sans se préoccuper des commentaires des autres, mais je suis assez déçue des choix de l’auteure en ce qui la concerne, je trouve l’évolution du personnage trop convenue et je suis un peu triste de voir la pétillante et rêveuse Imogene devenir la sage Imogene qui laisse ses plus profondes envie de côté, d’autant qu’à un niveau plus personnel je me reconnaissais en elle sous certains aspects et qu’elle se fonde dans le moule me laisse un peu amère…
Son histoire n’est pas des plus réussies non plus, surtout que sa vie sentimentale prend pas mal de place que ce soit avec son copain actuel (dont je ne sais plus le nom donc on va l’appeler « Fadasse » parce que cela lui correspond bien) (Oui c’est écrit dans le résumé juste au dessus qu’il s’appelle Finn mais au moment d’écrire je n’avais pas son nom sous les yeux, alors pouet !) ou avec son ex Luca sur lequel elle tombe par hasard, toute cette situation devient confuse, Fadasse l’apprend et le digère mal et fait tout un flan pour pas grand chose, bref je ne vous en dis pas plus parce que cette partie est chiante comme la pluie et que j’espérais que Fadasse se fasse grignoter par un requin pour être enfin tranquille !
Après cette romance digne d’un mauvais Harlequin, Imogene trouve enfin une utilité en découvrant quelques secrets croustillants sur sa grand-mère, et cherche à savoir le fin mot de l’histoire, sans être prenant cela se laisse suivre, par contre la résolution de « l’enquête » est d’une facilité assez folle, je pense que l’expression « le hasard fait bien les choses » a été créée pour définir ce dénouement !

Je ne sais pas trop de quoi d’autre je pourrais parler à côté de cela, l’histoire est simpliste et il n’y a pas plus à se mettre sous la dent, à la rigueur il y a l’intrigue secondaire de la pensionnaire (la maison de Viviane ayant été transformée en Bed & Breakfast) qui est là on ne sait pourquoi, qui n’a pas l’air de vouloir partir et qui a une histoire tellement passionnante que je m’en souviens plus…

J’essaie de trouver du positif à dire sur ce livre mais à par que le style est fluide, que l’histoire n’est pas trop mal quand elle parvient à ne pas patauger et que le personnage d’Imogene reste sympa à suivre malgré tout, je ne trouve rien, là où « La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane » était rafraichissant, attachant et avec quand même un peu de fond, « Les divines glaces à l’italienne d’Anna » est tout juste passable dans les meilleurs moments et carrément médiocre dans les pires, le début du livre ne semblait pas désagréable mais l’histoire n’arrive pas à trouver de souffle et les personnages sans consistance (pour Anna) ou avec une évolution qui me déçoit (pour Imogene) n’arrive pas vraiment à rehausser le niveau, finalement j’aurais peut-être dû m’abstenir de lire cette suite et rester sur le bon souvenir que m’avait laissé « La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane »…
Je remercie tout de même Babelio et les éditions Prisma pour leur confiance.

Ma note : 2-5
Chick-lit·Contemporain

Coeurs-brisés.com – Emma Garcia


Coeurs-brisés.com  
Emma Garcia 
Édition J'ai lu, 
2013
Traduit par Marie Boudewyn
  415 pages

   Genre(s) : Chick-lit, 
Contemporain

Résumé :.
Abandonnée pour la troisième fois à la veille de leur mariage par son fiancé, Rob, Vivienne Summers, une londonienne d’une trentaine d’années, imagine alors un site Internet, coeurs-brisés.com, où tous les coeurs en perdition pourraient trouver refuge. Ses déboires l’amènent à abuser un peu trop du Chardonnay, ce qui déclenche toute une série de situations cocasses et embarrassantes. Notamment lorsqu’elle se réveille auprès de son meilleur ami, Max, un peintre qu’elle a connu à la Fac et qui l’aime en secret depuis toutes ces années. Ensemble, ils vont passer quelques journées merveilleuses, et Vivienne se sent enfin capable d’oublier Rob. Mais ce dernier réapparaît et lui avoue qu’il ne peut vivre sans elle. La vie de rêve qu’elle s’était imaginée avec lui redevient tout à coup possible… Pétillant, drôle, moderne, le premier roman d’Emma Garcia séduira toutes les femmes. Car nous avons toutes en nous un peu de Vivienne Summers…
   .
 Mon avis :

Avec un résumé pareil je m’attendais à un livre qui fait du bien, qui remonte le moral, qui donne envie de se bouger les miches pour faire des choses dont on a envie, bref tout… l’inverse de ce que ce livre a provoqué chez moi (c’est à dire : mettre des claques à l’héroïne, cramer le bouquin et aller me coucher !)

Vivienne et Rob sont sur le point de se marier et elle nage dans le bonheur, d’autant que son « prince charmant » l’a bien fait poireauter et a déjà fait annuler le mariage deux fois de suite, cette fois ci elle est sure que c’est la bonne et elle se voit la bague au doigt et peut-être qu’ils ne tarderont pas à fonder une famille, quand même le futur mari ne va pas se barrer pour la troisième fois ! Si ? Ah ba si !
A quelques heures de la cérémonie elle se retrouve larguée sans ménagement parce qu’évidemment en grand gentleman qu’il est Rob n’est pas foutu de faire part de ses doutes à l’avance et envoie bouler sa chère et tendre comme un vulgaire coton-tige sale et s’enfuit comme un voleur.
Plutôt que de se dire que de toute évidence ce n’est pas le bon et qu’elle devrait trouver un autre homme (de préférence un homme bien, ça la changerai !) Vivienne se met en tête de faire retomber Rob sous son charme, parce qu’après tout quelle femme hétérosexuelle ne rêve pas d’être avec un homme qui l’a traite comme un quantité négligeable, voir comme un bouche-trou en attendant de trouver mieux ?!
Bref vous l’aurez compris, nous voila embarqués dans une merveilleuse histoire d’amour digne de Jane Aus… Non ? Bon bah non alors !

Avant d’entamer une lecture j’aime bien m’imaginer ce que je vais ressentir, dans quelle atmosphère je vais être plongée, si je vais rire ou être touchée, si cela va être épique ou apaisant, et parfois je tombe juste, d’autres fois non mais le livre arrive à me divertir et je m’en contente, et dans d’autres cas je me retrouve face à titre comme « Coeurs-brisés.com » qui ne m’apporte rien de ce que j’attendais, qui ne me divertit pas et qui en plus m’énerve.

Je ne suis probablement plus aussi réceptive à la chick-lit (ou ce qui s’en rapproche) qu’avant, à par les titres du genre qui ont de la profondeur (comme les romans d’Isabel Wolff), le reste peine à m’enthousiasmer mais il faut dire qu’à force de lire les mêmes intrigues la lassitude a finit par s’installer, dans « Coeurs-brisés.com » on se retrouve une énième fois face à une héroïne qui n’existe qu’à travers sa vie sentimentale et c’est fatiguant, déjà parce que l’héroïne en question est insupportable mais j’en parlerai après, mais aussi parce que rien ne se dégage de ce texte, cette histoire de site internet où les âmes en peine pourraient se retrouver aurait pu rendre le récit touchant et réconfortant mais ce n’est pas du tout développé, ce n’est là que pour être utilisé dans les histoires de cœur de Vivienne, c’est juste du gâchis.
Le reste donc n’est pas meilleur, l’héroïne passe son temps à chouiner et met tout en œuvre pour que sa relation avec Rob reprenne et on ne se demande bien pourquoi vu que ce mec est loin d’être une perle, puis elle finit dans les bras de son meilleur ami qui (comme c’est pratique !) est amoureux d’elle, et on voit vite arriver un espèce de triangle amoureux terriblement pas intéressant qui ne réserve aucune surprise, et qui n’a même pas lieu d’être en fait car tout le long de l’histoire je me suis demandé pourquoi elle voulait tant récupérer Rob qui est un abruti alors que Max est adorable, drôle et se préoccupe d’elle !
Et je ne parle même pas des scènes où Vivienne picole comme un trou et se couvre de ridicule, c’est censé être drôle ?! Personnellement je trouve cela plus gênant qu’autre chose, là ce n’est plus de la maladresse c’est juste que c’est une cruche.

Et il n’y a pas que cela, de manière générale Vivienne est pitoyable, elle se fait traiter comme la dernière des bouses mais elle en redemande et je ne supporte pas ce genre de comportement, peut-être que je suis trop dure parce que je n’ai jamais vécu ce genre de relation (en même temps le ou la premier(e) qui essaiera se fera jeter directement) mais la voir se lamenter sans arrêt pour un mec aussi infect (et plus les pages défilent plus on se rend compte que c’est un trou de balle fini) m’énerve, je ne peux avoir aucun respect, aucune empathie, aucune affection pour quelqu’un qui se laisse autant marcher dessus et qui en plus trouve cela normal et justifié et le fait que j’ai détesté cette héroïne a largement contribué au fait que cette lecture a été très désagréable, parce que non seulement Vivienne est une loque mais elle est aussi narcissique, tout doit tourner autour d’elle, ses amis doivent toujours être disponibles pour elle (la réciproque par contre elle s’en fout), elle se console avec Max et une fois que Rob revient elle n’a même pas la présence d’esprit (et la maturité tant qu’à faire) d’en parler avec Max, en gros elle me fait penser à une gamine capricieuse et étant donné qu’elle a une trentaine d’années c’est quand même assez triste.
Par ailleurs, je me sens presque insultée quand le résumé prétend que ce livre plaira à toutes les femmes (merci les généralités) parce que « nous avons toutes en nous un peu de Vivienne Summers » !
En fait aucun personnage ne m’a emballée, il y a bien Max qui donc apporte un peu d’humour et de fraîcheur à cette bouillie fadasse mais tous les autres sont plus ou moins sans intérêt.

Pour en revenir à l’histoire, à mes yeux elle est horriblement creuse, j’en demandais peut-être trop mais ne rien trouver d’autre que de bêtes histoires sentimentales me déçoit, je n’ai rien contre les romances il y en a beaucoup qui m’attendrissent mais j’aime aussi découvrir quelque chose à côté, d’autres facettes de l’histoire ou que les personnages soient vraiment travaillés, qu’on puisse presque croire qu’ils sont réels, ce qui n’est pas le cas avec ce titre, en tout cas dans le vraie vie je ne rencontre jamais personne qui ne se défini que par sa situation amoureuse et qui n’a aucun but, aucun rêve, aucune passion autres que ceux qui se rapportent à la vie de couple et j’aimerai retrouver cela dans mes lectures, mais là on en est très loin…

Bref, je suis virulente dans cette chronique mais j’ai vraiment passé une mauvais moment avec ce livre, j’ai eu l’impression qu’on me prenait pour une andouille en me servant une histoire aussi réchauffée et avec un personnage principal aussi pénible, tellement pénible que Vivienne fait presque de la concurrence à Anastasia Steele (50 nuances de daubes), c’est dire !

Ma note : 1