Epouvante / Horreur

Docteur Sleep – Stephen King


Docteur Sleep
Stephen King
Édition Le livre de poche,
2015
Traduit par Nadine Gassie
  768 pages

Genre(s) : Horreur

    Résumé :  .

Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi… Hanté par l’idée qu’il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n’a jamais pu oublier le cauchemar de l’Hôtel Overlook. Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep », Docteur Sommeil. La rencontre avec Abra Stone, une gamine douée d’un shining phénoménal, va réveiller les démons de Dan, l’obligeant à se battre pour protéger Abra et sauver son âme…

Mon avis :

Comme je l’ai déjà dit plusieurs fois, j’adore écrire des chroniques assassines sur des bouquins que j’ai détesté, j’ai adoré descendre « Wendigo » de Graham Masterton, j’ai adoré descendre le tome 1 de « Fifty shades of Grey », et la liste est longue ! Mais je dois dire que ce n’est pas de gaieté de cœur que je m’apprête à descendre un livre que j’étais impatiente de découvrir, lire une suite aussi infâme à un de mes livres préférés est non seulement douloureux pour les rétines mais aussi très frustrant et c’est donc complètement blasée que je vous présente une de mes plus grosses déceptions littéraires (oui rien que ça !)

Vingt ans ont passé depuis le drame de l’Overlook, Danny Torrance essaie de se construire en oubliant son lourd passé mais le jeune homme est tombé dans l’alcool, est complètement paumé et son don lui joue encore des tours faisant ressurgir d’anciens fantômes.
Après des années d’errance et de lutte pour ne pas être démoli par l’alcool comme son père l’a été, son chemin croise celui d’une petite fille télékinésiste nommée Abra qui… (vous pensez que Stephen King s’est inspiré du Pokémon du même nom pour faire son personnage ou ce n’est qu’un coïncidence ? Hein ? Ah oui pardon de cette interlude qui ne fait rire que moi, je m’étais jurée de le faire :D) est trop puissante et est poursuivie par des sortes de vampires qui se nourrissent du Don (et qui se déplacent en camping-car) (à moins de les faire conduire des trottinettes, je ne vois pas comment les rendre plus ridicule !).

Si j’aime autant « Shining » ce n’est pas seulement pour son intrigue passionnante mais aussi pour son atmosphère oppressante au possible et ses personnages parfaitement construits et grâce à tout cela l’ensemble est une descente en enfer qui réussit à m’angoisser à chaque fois et dont je ne me lasserai sûrement jamais, du coup j’espérais vraiment retrouver les mêmes sensations avec « Docteur Sleep » et j’ai ressentis certaines choses mais celles là non, dans les 100 premières pages je me disais que l’histoire mettait beaucoup de temps à s’installer, dans les 200 qu’il fallait que je sois encore un peu patiente, dans les 300 que cela commençait à faire long, et à la 400ème page j’avais envie de me laver le cerveau avec de la javel, alors je vous laisse imaginer mon état quand je suis arrivée à la dernière page !
Je ne sais pas ce qui a cloché avec cette suite, la sauce n’a prise à aucun moment et je me suis ennuyée du début à la fin.
L’intrigue part un peu dans tous les sens, entre les visions d’Abra, Dan qui tente de se sortir de son alcoolisme, les vampires, la secte de tarés, les parallèles avec « Shining »… C’est chargé et vu que je n’ai pas réussi à m’impliquer dans le récit j’ai vite été larguée, je lisais sans tout comprendre et je voulais juste arriver vite au dénouement (pas surprenant pour un sou) pour être débarrassée de cette lecture qui ressemblait plus à une corvée qu’à autre chose.
Et donc, je radote, mais le roman ne fait pas peur, je lisais « Docteur Sleep » la nuit sans problème alors que pendant ma lecture de « Shining » j’avais la vessie qui jouait des castagnettes et je gardais le bouquin fermé dès que le soleil se couchait, je n’ai eu qu’un petit frisson quand la morte de la chambre 217 fait son petit come-back et… c’est tout, une seul frisson en plus de 700 pages, c’est peu pour un livre d’horreur.

Je ne suis pas non plus convaincue par les créatures surnaturelles utilisées, vous aurez compris que je les trouve risibles mais aussi parce que j’aimerai vraiment que Stephen King arrête de nous gonfler avec les vampires, il nous a fait le coup avec Salem qui m’a déjà bien emmerdée mais en trouver dans un livre que j’attendais tellement me file des boutons, je n’ai jamais trop apprécié les vampires, je tolérais leur présence il y a encore quelques années mais le phénomène autour d’eux m’a définitivement lassée et les croiser quelques part maintenant, à par quelques rares exceptions, me fait directement lever les yeux au ciel, quitte à utiliser une créature fantastique autant faire preuve d’imagination ou d’en utiliser une méconnue plutôt que de nous ressortir pour la millième fois ces grands machins aux dents longues et à la peau blanche comme une merde de crémier, même s’ils sont présentés un peu différemment ici, cela ne fonctionne pas avec moi.

Sincèrement je ne sais pas trop comment parler de cette lecture, si je relève certains points qui me gênent globalement je n’ai pas été suffisamment marquée pour faire une chronique plus complète mais en même temps je n’aurais rien trouvé à sauver et j’aurais pu juste vous dire que j’ai détesté ce titre en long en large et que je l’ai en travers de la gorge.
Bref, « Docteur Sleep » a apparemment séduit bon nombre de lecteurs et j’aurais aimé que ce soit le cas pour moi aussi mais c’est de loin le titre de Stephen King qui m’a le plus déçue (enfin j’ai encore un bon paquet de ses livres à lire je peux peut-être trouver encore pire !) (Joie) et je préfère carrément oublier que « Shining » a eu une suite !

Ma note : 0-5 
Coup de coeur·Epouvante / Horreur

Shining – Stephen King

Shining
Stephen King
Édition Le livre de poche, 
2007
Traduit par ?
570 pages 

Genre(s) : Horreur
Résumé :

Situé dans les montagnes Rocheuses, l’Overlook Palace passe pour être l’un des plus beaux lieux du monde. Confort, luxe, volupté… L’hiver, l’hôtel est fermé. Coupé du monde par le froid et la neige. Alors, seul l’habite un gardien. Celui qui a été engagé cet hiver-là s’appelle Jack Torrance : c’est un alcoolique, un écrivain raté, qui tente d’échapper au désespoir. Avec lui vivent sa femme, Wendy, et leur enfant, Danny. Danny qui possède le don de voir, de ressusciter les choses et les êtres que l’on croit disparus. Ce qu’il sent, lui, dans les cent dix chambres vides de l’Overlook Palace, c’est la présence du démon. Cauchemar ou réalité, le corps de cette femme assassinée ? ces bruits de fête qui dérivent dans les couloirs ? cette vie si étrange qui anime l’hôtel ?

Mon avis :.

C’est la seconde fois que je lis « Shining », la première fois c’était il y a 5 ou 6 ans, c’était mon premier Stephen King, mon premier roman classé horreur il me semble et j’avais adoré, j’avoue même que cela m’avait fait suffisamment d’effet pour que je commence à avoir peur d’aller dans ma salle de bain et d’y croiser la morte de la chambre 217 !
Depuis quelques temps j’avais envie de retourner à l’Overlook et vu que la suite (appelée « Docteur Sleep ») vient de sortir, c’était l’occasion de m’y remettre. De plus j’ai également vu le film (de Stanley Kubrick) il y a quelques semaines qui s’il n’est pas mal ne vaut vraiment pas le livre !
Encore une fois, je ressors de ma lecture complètement conquise même si je n’ai plus aussi peur de ma salle de bain (bin oui je laisse le rideau de douche ouvert maintenant, pour éviter les mauvaises surprises, on sait jamais !) et je suis sure que je retournerai volontiers passer une petit séjour à l’Overlook dans quelques années !

J’adore l’atmosphère oppressante, j’adore la tension qui monte au fur et à mesure, j’adore les descriptions qui nous donnent l’impression d’être vraiment dans l’hôtel et d’être en danger, le seul petit défaut concerne les chapitres suivant Dick Hallorann dans les dernières pages du récit qui cassent un peu le rythme mais sinon le reste est magistral.

Avant d’arriver à l’Overlook, nous suivons d’abord les Torrance; Jack, sa femme Wendy et leur fils Danny forment une famille déjà fragilisée depuis que le père est alcoolique et a cassé le bras de Danny, il a maintenant arrêté de boire mais continue d’avoir de temps à autre des pensées violentes et cela ne s’arrange pas lorsque tous les trois doivent passer plusieurs mois isolés dans un hôtel où se déroule des phénomènes étranges et inquiétants et qui en outre a été le lieu de plusieurs massacres…
Stephen King prend son temps pour installer l’intrigue, et creuser la personnalité des protagonistes, le lecteur se retrouve directement plongé dans l’ambiance pesante, les pensées de Jack nous font penser qu’il est susceptible de dérailler à tout moment et l’atmosphère est renforcé grâce au don de Danny; il est capable de voir des morceaux du passé et de l’avenir, de comprendre les pensées des gens…, et il voit notamment la relation de ses parents qui se dégrade, la folie qui guette son père; et comme si cela ne suffisait pas, ce pauvre gosse a en plus des hallucinations assez terrifiantes et parfois sanglantes.

Pour faire simple c’est vraiment une descente en enfer pour les personnages comme pour le lecteur ! Il n’y a pas grand chose qui soit gore dans cette histoire, mais la peur vient des bruits, des choses qui ont l’air de se déplacer quand les personnages ont le dos tourné, de l’hôtel qui semble prendre vie… Au final je suis bien plus sensible à ce genre d’ambiance qu’à une histoire où le sang et les boyaux giclent dans tous les sens; ce qui ne me déplaît pas pour autant, esprit sadique oblige; mais qui ne m’empêche pas de dormir la nuit, alors que Shining au contraire me donne envie de garder un oeil ouvert, pourtant je finis par connaître l’histoire mais c’est aussi percutant que lorsque je l’ai découverte !

L’histoire est excellente et bien construite mais les personnages sont aussi très bien travaillés et Jack notamment est assez complexe, oui il est alcoolique, pas très délicat et devient fou au contact de l’hôtel (et pas avant d’y aller, n’est-ce pas monsieur Kubrick ?!) mais des fois il a réussi à me faire de la peine et à me donner le sentiment qu’il n’est peut-être pas foncièrement mauvais, ce n’est pas un personnage simple à cerner et c’est cela qui le rend très intéressant à suivre.

Wendy en comparaison parait un peu fade, et même si ce n’est pas une grosse cruche insupportable, au contraire elle a plutôt de la jugeote, mais par moment elle est assez irritante et à la place de Jack j’aurais sûrement aussi des envies meurtrières à son égard ! Quand au petit Danny, malgré son jeune âge il est assez dégourdi, et ne fait pas tête à claque (et ne passe pas son temps à parler à son doigt comme un crétin, hein monsieur Kubrick ?!), quand des gamins apparaissent dans des livres j’ai souvent envie de commettre un infanticide mais là ce n’est pas le cas du tout, ouf !

Bref, un « must-read » donc qui n’a pas pris une ride, qui fait toujours sont effet et que j’ai hâte de relire (oui oui déjà !) mais d’abord : la suiiite, et le plus vite possible j’espère !

Ma note : coupdecoeur
Epouvante / Horreur

Angemort – Sire Cédric

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Angemort 
   Sire Cédric 
Édition Nuit d'avril, 2006
231 pages

Genre(s) : Horreur

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Résumé :.
Un mystérieux collectionneur amateur de cadavres.
Une jeune fille dotée d’un don de voyance très particulier.
Une âme d’ange cherchant à semer de dangereux poursuivants.
Des criminels n’hésitant pas à tout ravager sur leur passage pour récupérer leur proie.
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 Mon avis :.
Cela faisait plusieurs années que je voulais découvrir Sire Cédric, et plus particulièrement ce titre, malheureusement n’étant plus édité il n’était trouvable qu’à partir de trente euros ou plus, autant dire que je n’avais pas envie de mettre cette somme dans un livre !
C’est finalement grâce à un coup de chance que j’ai pu le dénicher il y a quelques mois pour une poignée d’euros…J’ignore si cette longue attente à joué sur mon ressenti, ou si j’en attendais trop, mais cette lecture est une déception, certaines choses m’ont plu mais globalement je n’ai pas été emportée, j’espère que le prochain titre de Sire Cédric que je lirai me laissera une meilleure impression, réponse dans quelques mois je pense !

Pour en revenir à « Angemort », ce qui m’a le plus plu est l’ambiance qui est glauque, assez oppressante et qui nous plonge tout de suite dans le bain, si l’intrigue ne m’a pas complètement convaincue, l’atmosphère elle, est vraiment efficace.
En plus de cette ambiance un peu malsaine, la mention « pour lecteurs avertis » n’est pas volée, l’histoire est bien tordue et bien crade, même si je n’ai eu aucun mal à supporter, il y a tout de même une scène qui m’a choquée, et pourtant il faut y aller pour me choquer ! Je n’ai pas de problème avec le gore, les scènes dures, je ne m’offusque pas des scènes de sexe les plus crues, les viols sont sans aucun doute ce que j’ai le plus de mal à supporter mais généralement je m’en « remets », sauf dans « Angemort » où le passage où Maddalena se fait violer par un démon m’a rendue malade, allant même jusqu’à me demander si je n’allais pas vomir; après cela j’ai même eu besoin de mettre ma lecture en pause et de commencer un autre livre (« Sors de ce corps, William » de David Safier) pour avoir un peu d’air frais, pour me vider la tête car je me sentais incapable de continuer « Angemort » pour l’instant !
Franchement je me moque que l’histoire soit super tordue, mais je ne trouve pas cela nécessaire d’aller aussi loin dans le glauque lors de cette scène, à savoir que le démon qui viole Maddalena puisse se faire pousser autant de queues qu’il veut pour la massacrer encore plus, c’est de la surenchère complètement inutile, un viol est suffisamment dégueulasse sans en rajouter des caisses !

Après avoir lu ce passage j’ai été faire un tour sur le net et je suis tombée sur une chronique qui disait notamment que ce livre était un espèce de délire digne d’une série B, faite pour jubiler et à prendre au second degré, c’est peut être le cas, mais premier, second ou millième degré, ce genre de scène me dégoûte !

Enfin hormis ce passage, le reste ne m’a pas traumatisée, l’intrigue est macabre, il y a beaucoup d’horreur, et pas mal de scènes de sexe (pas toujours utiles selon moi d’ailleurs !) mais cela reste supportable ! L’histoire en elle même est plutôt bien trouvée, elle se suit sans mal mais je n’ai pas réussi à y accrocher, et je me suis donc ennuyée par moment.

Pour conclure, je retiens surtout l’ambiance mis en place et le style de l’auteur, je ne l’ai pas évoqué mais le livre est quand même bien écrit; le reste n’était pas à la hauteur de mes espérances, mais comme je l’ai dit je lirai un autre livre de Sire Cédric, peut être que je serais plus convaincue cette fois ci… !
Ma note : 2-5
Epouvante / Horreur

Wendigo – Graham Masterton

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Wendigo 
  Graham Masterton 
Édition Bragelonne, 2009
Traduit par François Truchaud
334 pages

Genre(s) : Horreur

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Résumé :
Lily Blake est agressée en pleine nuit par deux hommes masqués qui se sont introduits dans sa maison. Ceux-ci kidnappent ses deux enfants. Pendant des semaines, le FBI essaie de les retrouver, mais en vain. En désespoir de cause, Lily a recours aux services d’un détective privé d’origine indienne, John Shooks. Il lui propose de demander à un chaman sioux de faire appel à un esprit de la forêt, le Wendigo, pour les retrouver. Le prix à payer pour ce service est un terrain du côté de Mystery Lake que l’agence immobilière de Lily a l’intention de vendre pour y construire un ensemble résidentiel haut de gamme. Or ces terres appartenaient aux Sioux avant qu’elles leur aient été volées dans les années 1850. Lily est bientôt entraînée dans le monde sanglant et destructeur du Wendigo et apprend au détriment de sa famille qu’il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir et la force d’un esprit…
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  . Mon avis :.
Quand j’ai découvert ce livre à la médiathèque, j’ai directement eu envie de le lire, d’une part parce qu’il écrit par Graham Masterton, nom bien connu de l’horreur que je n’avais pas encore eu l’occasion de lire et d’autre part car ce livre faisait intervenir le Wendigo, créature que je n’avais encore jamais croisé (enfin si dans un épisode de Charmed où l’une des sœurs se transforme en Wendigo… on a les références qu’on a hein… vie de merde pour moi et ma culture pour le coup !) et dont je ne connaissais que très peu de choses.
Alors qu’a donné ma première rencontre avec cet auteur et avec cette bestiole ? Et bien pour que vous ayez une petite idée, ma première pensée après avoir refermé le livre a été : « Putain mais quel livre de merde ! » (non je vous assure que je ne suis pas grossière, j’aurais pu l’être cent fois plus et aussi dire que ce bouquin avait plus sa place dans les chiottes que dans une bibliothèque soit dit en passant !), mais comme vous n’êtes pas là pour lire mes phrases ô combien poétiques, je vais essayer d’expliquer pourquoi ce bouquin m’a paru aussi pourri, et je suis désolée mais ma chronique va être très longue (et très négative mais ça vous l’avez sûrement déjà compris !)Et puis vu que ce bouquin m’a bien ennuyée, j’ai envie de faire ma garce et de parler d’abord du meilleur pour finir par le mauvais (mouahahaha). Enfin le meilleur sera expliqué en deux lignes, étant donné que cela se limite à deux ou trois scènes bien impressionnantes où la tension est palpable et où on pourrait croire que ce livre est un bon livre d’horreur (mais bon s’il suffisait de trois scènes réussies pour faire un bon bouquin, ça se saurait !)

Vu que nous avons fait le tour du positif (oui oui déjà !), passons maintenant à la partie drôle (enfin quand je dis « drôle » c’est manière de dire, personnellement pendant ma lecture à force je ne savais plus si je devais rire ou pleurer !), bref parlons du négatif, et il y a de quoi faire car première scène : première bêtise de Lily (l’héroïne) et également premier cliché digne d’un mauvais thriller / film d’horreur, l’héroïne voit deux inconnus chez elle et ne trouve rien de mieux à faire que de leur demander ce qu’ils font chez elle ! (Ça c’est comme les personnages de films qui se sont fait capturer et qui juste avant de crever lance au bad guy « Mais pourquoiiiii vous faites çaaaaa ? » c’est le même genre de connerie !)
Personnellement mon premier réflexe si je trouve deux mecs baraqués et masqués chez moi c’est d’essayer de me barrer et si je n’ai pas moyen d’atteindre la sortie, de hurler et de trouver une façon de les latter (même si à deux contre une, avec mes petits bras, même avec des coups répétés dans les bijoux de famille, j’ai peu de chances de m’en sortir !) mais au moins j’aurais eu le mérite de réagir, et pas rester plantée comme une endive, et leur servir le thé en leur demandant la raison de leur présence !
Puis, comme si cela ne suffisait pas, cette cruche d’héroïne, après avoir taillé une bavette avec les intrus, précise que ses enfants sont à l’étage… Bien sur, bien sur… Donc on ne sait absolument pas à quel point ces intrus sont malades, peut être qu’ils vont lui faire subir les pires horreurs, et elle, elle trouve tout naturel d’évoquer ses gamins, après tout on ne sait jamais, si les deux tarés ont dans l’idée de faire mumuse avec les enfants en leur arrachant leurs petits doigts, on va pas les priver !
Non mais vraiment, je suis restée sciée sur le moment, si j’avais été dans sa situation, s’il y a bien une chose que je n’aurais pas faite c’est de parler des autres personnes se trouvant dans la maison, il y a une chance (enfin façon de parler) sur deux pour que les deux musclors soient là uniquement pour s’occuper de mon cas, alors je ne vais pas entraîner mes proches dans cette merde en prime !

Et les choses ne s’améliorent pas par la suite, ce livre est rempli d’idioties et d’énormités, l’auteur avait du se faire un cocktail cocaïne-cannabis-panaché pour nous servir une histoire pareille, je ne peux pas tout vous relever (car il faudrait recopier le livre en entier) mais voila tout de même un best-of du pire :

Toujours avec la stupidité de l’héroïne; après avoir visité une cabane abandonnée où elle pensait trouver ses enfants, elle désespère et lâche sur le chemin du retour « si seulement les bonhommes de neige pouvaient me dire où il se trouvent » (Hahahahahahahahaha… hmmm excusez moi je me reprends), quelques pages plus loin, logiquement je pensais que Lily serait prête à tout pour retrouver ses rejetons, mais finalement lorsqu’un de ses amis lui présente un détective privé qui pourrait éventuellement trouver une piste, elle… refuse ! Là il y a vraiment quelque chose qui m’échappe, cela fait des mois que les flics recherchent les enfants, sans le moindre résultat; elle même ne me donne pas franchement l’impression d’être morte d’inquiétude à leur sujet, mais quand un infime petit espoir fait son apparition, ELLE REFUSE ??? Mais c’est quoi cette mauvaise mère vraiment ?! Non seulement elle balance aux deux psychopathes qui s’introduisent chez elle que ses enfants sont à l’étage du dessus, et maintenant quand il y a possibilité de les retrouver, elle ne veut pas ? Non mais ce n’est pas possible, en fait elle prévoyait de faire un infanticide depuis longtemps, et là c’était l’occasion rêvée de se débarrasser de ses mioches sans même se salir les mains, c’est la seule explication que je trouve !
Bon heureusement, juste après elle décide de tenter le coup mais je me suis vraiment demandé ce qui n’allait pas dans sa tête à celle là, à mon avis une transplantation de cerveau ne lui ferait pas de mal !

Un peu plus loin dans le livre, quand on retrouve un homme tué et à moitié dévoré, Lily met des plombes à comprendre que c’est dû au Wendigo, et une fois que c’est bien rentré dans son crâne de piaf, elle est choquée et demande confirmation au détective qui lui rappelle que Wendigo = cannibale (information qu’on lui a apprise quelques jours auparavant) et elle ose rétorquer « Je n’avais pas compris », punaise mais ce n’est pas possible d’être aussi idiote, euthanasiez là enfin ça rendrait un grand service au monde !

En dehors de Lily qui est aussi intelligente qu’une porte, l’histoire possède également son lot de stupidité, notamment : pourquoi les deux agents du FBI passent leurs journées à appeler Lily pour lui dirent que deux enfants qui pourraient être les siens ont étés vus quelque part, mais que finalement ce n’était qu’une erreur et ce n’étaient pas eux; à quoi ça sert ? A par faire une faux joie genre « Ah on a retrouvé vos enfants… ah nan fausse alerte, ce n’était pas eux ! » C’est deux gros sadiques ces agents en fait !

Ou encore : lors d’un dialogue entre Lily la débile et son patron, ce dernier évoque le foulard que Lily porte sur la tête (ses cheveux ont cramé et depuis elle les rase, ne me demandez pas pourquoi, la logique et elle ça fait deux de toute façon; enfin si elle les rase parce que selon elle c’est un symbole de sorcière guerrière, et que ça montre à quel point elle est déterminée à récupérer ses enfants…

[veuillez excuser cette interruption, l’auteure de cette chronique est partie mourir de rire dans un coin !])

puis, à un moment, le dialogue ressemble à ceci : -« Il y a une dernière chose… vos cheveux. votre façon de vous raser la tête, et mettre ce foulard. Beaucoup de clients ont eu l’impression que vous suiviez une chimiothérapie et franchement, Lily, cela ne les met pas dans une disposition d’esprit très favorable.
– Oh ils pensent que j’ai un cancer ? Comme cela doit être déprimant pour eux !
– Je sais. Je sais que ce n’est pas très charitable. Mais si des gens pensent que leur agent immobilier est atteint d’un cancer, cela ne les met pas dans une disposition d’esprit très propice pour acheter. »

Bon la réplique de Lily est ironique d’accord, mais rassurez-moi, celle du patron aussi ? C’est tout de même pas une phrase à prendre au premier degré ? Non parce que depuis que le cancer a fait irruption dans la vie d’un de mes proches, j’ai une fâcheuse tendance à vouloir péter la tête à toutes les personnes qui se disent désolées, ou qui montrent qu’elles ont pitié de nous; et là une réplique comme celle la, elle me donne envie de hurler que NON UNE PERSONNE ATTEINTE D’UN CANCER NE NOUS MET PAS FORCEMENT MAL A L’AISE ET QU’ELLE RESTE UNE PERSONNE NORMALE, MERDE !
De toute façon, je ne sais même pas pourquoi je me met en colère, c’est un bouquin rempli de tellement de conneries que c’est obligatoirement une grosse blague à prendre au second degré, le prendre au sérieux c’est juste mission impossible, à moins de prendre une dose de LSD juste avant !

Dernière chose que je trouve sidérante (après promis, j’arrête, si jamais vous avez envie de lire ce truc, je ne vais pas vous enlevez tout le plaisir de la découverte, en admettant qu’on puisse prendre plaisir à lire ce bouquin, c’est à dire en étant masochiste !), Benny, le patron de Lily, choisit pile ce moment pour commencer à draguer cette dernière, donc je récapitule : Lily a failli se faire brûler vive, a perdu ses enfants qui ont été kidnappés par on ne sait qui et qui sont on ne sait où; et lui, il lui fait des avances maintenant, « ses enfants ont disparus mais on ne sait jamais je vais essayer de me la taper, elle dira peut être oui maintenant » ce n’est pas un tout petit peu déplacé non ?

Et tout cela ne représente que les 170 premières pages du livres, et il en compte 334, vous imaginez un peu la souffrance psychologique que cela représente ?!
C’est limite si à la dernière page je m’attendais à trouver un mot de l’auteur dans ce goût là « Ah je vous ai bien eu, je vous ai fait croire que c’était un livre d’horreur, en fait c’est un comédie ! »

Outre ces innombrables bêtises, le livre nous offre aussi quelques clichés, je vous ai déjà parlé de l’un d’entre eux un peu plus haut mais nous avons également le droit à celui de l’armoire à pharmacie, vous avez forcément déjà vu ce petit effet de surprise dans quelques films et qui consiste à placer le héros ou l’héroïne devant le miroir de son armoire à pharmacie, de lui faire ouvrir pour qu’il/qu’elle prenne quelque chose, puis de lui faire refermer et de découvrir que tadam… quelqu’un se trouve dans son dos et se reflète dans le miroir ! Et bien moi qui croyait que plus personne n’utilisait ce « rebondissement » dont tout le monde a usé et abusé, Graham Masterton m’a démontré le contraire, il fallait oser !
Je ne peux pas vous parler des autres stéréotypes car ce serait des spoilers, mais il a vraiment de quoi s’énerver, j’ai tellement levé les yeux aux ciel que j’ai cru qu’ils allaient rester bloqués !

Malgré tout, les 330 pages se lisent vite (manquerait plus que ce soit difficile à lire en plus !) mais les personnages sont tellement insipides que je me fichais éperdument de leur sort.
Quant au style, c’est pareil c’est fade, quand je lis un livre d’horreur, j’attends à être angoissée, à frissonner, à ce que l’histoire m’empêche de dormir la nuit, et là ce n’est pas du tout le cas.

Et ce qui est le plus dommage, c’est que le Wendigo est une créature charismatique et effrayante, et que sans tout ces défauts et avec une héroïne digne de ce nom, ce bouquin aurait pu être vraiment plaisant à lire; mais cela n’a pas du tout marché, j’essaierai sûrement de lire un autre titre de Graham Masterton mais j’ose espérer que le contenu sera meilleur que « Wendigo » !

Ma note : 0-5