Erotique

Cinquante nuances de Grey, tome 2 : Cinquante nuances plus sombres – E.L. James

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Cinquante nuances de Grey, Tome 2
: Cinquante nuances plus sombres
E.L. James
Édition JC Lattès, 
2013
Traduit par Aurélie Tronchet
594 pages. 

Genre : Erotique


 

Série : Cinquante nuances de Grey

1. Cinquante nuances de Grey
2. Cinquante nuances plus sombres
3. Cinquante nuances plus claires

 

Résumé :

Dépassée par les sombres secrets de Christian Grey, Ana Steele a mis un terme à leur relation pour se consacrer à sa carrière d éditrice. Mais son désir pour Grey occupe toujours toutes ses pensées et lorsqu’il lui propose un nouvel accord, elle ne peut y résister.
Peu à peu, elle en apprend davantage sur le douloureux passé de son ténébreux M. Cinquante Nuances, toujours aussi passionné. Tandis que Christian lutte contre ses démons intérieurs, Ana doit prendre la décision la plus importante de sa vie.

Mon avis :

Bon, je sais ce que vous êtes en train de vous dire si vous avez lu ma chronique sur le premier tome il y a environ deux ans et mon avis sur le film quelques temps après et que vous vous rappelez peut-être que j’avais dit que j’en avais fini avec cette série, mais comme dirait Martin Luther King j’ai fait un rêve (oui j’ai osé cette comparaison, mais on va parler de Cinquante nuances de Grey alors on n’est plus à une connerie près, si ?!), et je vous assure que pour rêver de ce truc il faut avoir un subconscient sacrément pourri ! Alors au réveil, après avoir avalé une boite d’anti-dépresseurs, et m’être rendu compte qu’il n’y a rien de mieux que de passer la Saint-Valentin en compagnie de ma grippe et de Christian Grey, je me suis lancée, parce que mon masochisme mental n’est plus qu’un gros dévergondé et n’a plus aucune limite !

Alors qu’Ana avait pris la seule et unique décision intelligente de sa vie en larguant Christian comme la vieille merde qu’il est, la demoiselle en détresse sans neurone chouine et regrette la fin de sa relation abusive et espère que Christian le hareng (qui n’a même pas été foutu de respecter la décision d’Ana et a continué de la harceler pendant leur séparation) revienne pour pouvoir profiter de ses humeurs changeantes de psychopathe et de ses regards tendres d’assassin.

Avant ma lecture je pensais pouvoir faire une chronique drôle mais j’avoue que je ne sais pas trop comment m’y prendre parce que c’est difficile de parler d’un bouquin aussi vide, aussi vide que le crâne d’Ana ou que les burnes de Christian (bin oui il n’y a plus rien à force d’ejac…), c’est d’ailleurs un exploit de faire autant de remplissage sur des centaines de pages comme ça, si j’avais une médaille en forme d’étron je la donnerai directement à E.L. James !
Comme pour le premier tome, l’histoire est tellement simpliste et bateau qu’elle tient facilement sur l’emballage d’une capote parce qu’après tout on n’allait pas profiter de 500 pages pour développer quoi que ce soit hein, du coup on doit encore se cogner Ana qui nous gave avec ses pseudos sentiments très forts envers son taré adoré et avec sa déesse intérieure, et Christian qui est encore une fois obsédé par l’appétit d’Ana, qui la stalke, qui lui donne des ordres, bref je ne vais pas répéter ce que j’ai déjà dit avant, ce n’est absolument pas une histoire d’amour, c’est une relation abusive et cela crève encore plus les yeux quand Christian culpabilise Ana pour les conneries que lui a commises et qu’il insiste bien sur le fait que lui souffre alors qu’il n’a fait aucune concession pendant qu’elle s’est pliée à tout ce qu’il demandait (ça c’est pile le genre de relation destructrice dont on se retrouve prisonnier(e) et faire passer cela pour une histoire romantique c’est juste dangereux, et gerbant).
La grande nouveauté c’est que maintenant que Christian a réalisé qu’il a failli perdre l’amour de sa vie (qu’il connaît depuis 2 semaines) il a décidé d’arrêter les fessées et d’être un peu plus expressif… en disant toutes les 20 secondes à quel point il aime Anastasia (ce qui ne l’empêche pas de l’engueuler quand elle se fait agresser plutôt que de la réconforter et de la rassurer), qu’il a besoin d’elle, qu’elle ne doit pas l’abandonner et elle en fait autant, autant dire qu’avant c’était dérangeant et que là cela vire niais et je n’exagère pas en disant que j’ai levé les yeux au ciel des dizaines de fois pendant ma lecture (et personne n’était là pour me punir, quelle triste vie !), en plus je trouve ces grandes déclarations d’un ridicule pas possible parce que c’est difficile à croire qu’ils aient pu développer des sentiments vu qu’ils ne partagent rien, je crois juste que leurs organes génitaux sont accrochés l’un à l’autre et que cela n’a rien à voir avec de l’amour !

En parlant de cul, les scènes de sexe sont du même niveau que dans le tome 1, pas excitantes, mécaniques, toujours agrémentées de ces foutus « bébé » (« jouis pour moi, bébé », « fais ceci, bébé », « fais cela, bébé ») qui nous donne envie de bâillonner Christian pour qu’il ferme enfin sa grande gueule, et assez malaisantes parce qu’encore une fois il n’y a aucune communication, parce que punaise quand tu t’apprêtes à coller ton doigt dans la petite porte arrière de ton ou ta partenaire la moindre des politesses ce serait de demander avant ! Ça et le fait que quand Christian veut essayer un nouveau truc il part du principe que Ana sait ce qu’il va faire ou à quoi sert l’objet qu’il lui présente, d’une elle n’est pas dans ton crâne (et elle a bien de la chance parce qu’elle a déjà du mal à gérer son propre cerveau donc faut pas trop lui en demander) et de deux elle n’a jamais eu d’expérience sexuelle avant toi (même pas toute seule, même pas de porno, rien) alors prends 3 secondes pour lui expliquer certaines choses !
Et ai-je besoin de répéter qu’Ana et Christian sont des robots ? Non parce qu’avoir chaud aux fesses en permanence je veux bien y croire mais de là à baiser 15 fois par jour et qu’en plus chaque rapport se finisse par un orgasme pour les deux, là je ne suis pas convaincue bizarrement (et puis ça doit finir par irriter de se faire pilonner 15 fois de suite, nan ?!), dans toutes ces scènes il n’y a qu’une seule chose à retenir, cette réplique : « son sexe se libère d’un coup tel un ressort. » *Boing*. C’est là qu’on remarque qu’on sous-estime beaucoup trop le sex-appeal de Zébulon !

Dans ce tome, l’histoire est sensiblement pareille que celle du premier sauf pour trois choses (complètement foirées), d’abord E.L. James a essayé de faire planer un danger sur le couple Ana / Christian quand une ex de ce dernier réapparaît parce qu’un psychopathe de plus ou de moins ne change rien donc pourquoi se priver ?! (d’ailleurs je ne sais même plus si elle est là pour récupérer Christian ou pour buter tout le monde, c’est vous dire si c’est marquant !); puis ce tome sert à nous rappeler à quel point ce pauvre Christinou d’amour a pu souffrir dans son enfance (avant d’être recueilli par des gens pleins aux as, la vie est quand même bien faite !) et pour justifier à nouveau le fait qu’il soit devenu complètement givré jusqu’à ce qu’une douce femme arrive pour le sauver (encore un cliché bien puant qui fait croire que grâce à l’amûûûr on peut sauver quelqu’un de ses démons) (en plus Christian a trouvé sa « sauveuse » deux semaines avant, c’est vachement crédible que ses traumatismes aient été soignés en si peu de temps…); et dernièrement pour nous servir un cliffhanger tellement prévisible et cliché que cela en devient presque drôle !
Je ne vous cache pas qu’entre ces « intrigues » terriblement pas intéressantes et la « romance », je me suis cruellement emmerdée !

Je ne vais peut-être pas reparler de la plume, j’ai déjà tiré sur l’ambulance je ne vais pas y foutre le feu en plus, le tome 1 était écrit avec le fion et il n’y a pas de surprise en voyant que le tome 2 l’est aussi.
La seule chose que j’ai noté est qu’E.L. James fait souvent répéter à ses personnages qu’Ana est très intelligente et cela devient vite lourd, et ridicule vu que la demoiselle est une grosse quiche (et a une mémoire sélective en plus, exemple : « Christian ? Se bagarrer ? Le Christian raffiné, sophistiqué, style enfant de chœur ? Je n’arrive pas à l’imaginer. » Oui oui ce Christian là, tu sais celui qui a tabassé ton meilleur pote José quand il a essayé de t’embrasser, il y a à peu près 3 jours ! Prends nous pour des jambons surtout !).

Bref, je ne me suis pas envoyé ce deuxième tome (que j’appelle affectueusement « mon ptit plug anal ») pour le plaisir de me foutre de sa pomme, mais parce que cela me fait toujours autant frire les poils du nez de voir que cette histoire est décrite comme « fleur bleue » ou je ne sais quoi, alors je me doute que les fans de la série ne liront même pas ce que je viens d’écrire ou qu’ils le feront et m’insulteront après (ma messagerie est toujours ouverte, faites vous plaisir !) mais si au moins une personne ne sachant pas trop quoi penser de ce truc pouvait s’en faire une petite idée grâce à mes conneries eh bien j’aurais atteint mon but !
J’aimerai dire que cette fois j’en ai bien fini avec cette série mais je ne sais pas si je ne vais pas péter un boulon à la sortie du prochain film et lire le tome 3 juste pour pouvoir le démolir aussi, j’espère ne pas en arriver là mais on verra bien !

Ma note : 0
Erotique

Cinquante nuances de Grey, tome 1 – E. L. James

Cinquante nuances de Grey,
 Tome 1
E.L. James 
Édition JC Lattès, 2012
Traduit par Denyse Beaulieu
551 pages

Genre(s) : Érotique

Adaptation cinématographique : 
Cinquante nuances de Grey
  .

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Série : Cinquante nuances de Grey

1. Cinquante nuances de Grey
2. Cinquante nuances plus sombres
3. Cinquante nuances plus claires

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Résumé :.

Romantique, libérateur et totalement addictif, ce roman vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais.

Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête.

Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble.

Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…

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 Mon avis :.

J’ai mis un sacré moment avant de me décider à lire ce premier tome, je voulais y jeter un œil par curiosité mais je savais que cela ne me plaira pas donc j’ai abandonné l’idée pour finalement me lancer (oui la logique et moi on n’est pas copines apparemment !) et il va vraiment falloir que j’arrête d’écouter mon esprit masochiste (même si on est bien dans le thème !) parce que si c’est pour m’infliger ce genre de daube, ce n’est vraiment pas la peine !

Ai-je vraiment besoin de résumer l’histoire ? Je ne pense pas car tout le monde finit par la connaître, ne serait-ce que dans les grandes lignes, et puis n’étant pas des plus profondes (sans mauvais jeu de mot) il n’y a pas grand chose à raconter en dehors de ce que l’on sait déjà, d’ailleurs si j’avais su cela, que c’était aussi vide, je n’aurais même pas pris la peine de lire ce premier tome.

Car oui je trouve cela vide, 500 pages pour une histoire qui aurait pu tenir en, allez je vais être généreuse, disons 100 pages, c’est beaucoup trop et c’est très long, c’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai été très tentée d’abandonner à plusieurs reprises…
La « romance » (cela m’arrache les doigts de décrire leur relation par ce mot mais j’y reviendrai plus tard !) est répétitive au possible; ils se rencontrent, se séduisent l’un l’autre, se tournent autour, s’envoient en l’air, il parle de son coté sombre, ils baisent, il cherche à lui faire signer un contrat pour qu’elle devienne sa dominée, ils baisent, elle se méfie, il lui ordonne de manger, ils baisent, et cetera, et cetera… c’est un semblant d’histoire emballé dans beaucoup de cul (je pense d’ailleurs que les deux personnages sont des robots, lui bande 427 fois par jour et elle jouit 19 fois par rapport, à ce niveau ce n’est plus humain !) et dans beaucoup de scènes insupportables; notamment celles où il est obsédé par l’appétit d’Ana ou celles où il la menace de la sauter ou de la fesser si elle continue de se mordre la lèvre et de rouler des yeux; là déjà la féministe en moi est en train de hurler à la mort, mais en plus relire les mêmes choses stupides et inutiles sans arrêt finit par me faire saigner des yeux, la seule partie à sauver est la fin où Ana prend ENFIN une bonne décision, tout le reste n’est qu’une lente torture très mal écrite que j’espère oublier au plus vite !

Et je n’ai même pas évoqué les moments où Ana parle avec sa « déesse intérieure » (chez les gens qui ont plus de 4 ans d’âge mental on appelle cela la libido mais bon !) qui sont indescriptibles tellement elles puent la niaiserie et la débilité !

Je disais que cela m’emmerdait de qualifier cette histoire de « romance », pourquoi ? Parce qu’à mes yeux il n’y a ni tendresse, ni complicité, ni rien en dehors du sexe, Christian et Ana s’envoient en l’air tout le temps, plusieurs fois de suite, mais ils ne partagent rien d’autre, et lorsque -ô miracle- ils discutent, la conversation finit toujours pas dévier sur le sexe.
Pour moi une histoire d’amour ne se base pas uniquement sur le sexe, et je dois dire que voir les deux personnages n’échanger rien d’autre que des fluides corporels m’a fait bailler d’ennui plus d’une fois et ne m’a fait vibrer à aucun moment, j’ai même trouvé cela assez lourd et pesant !

Côté personnages c’est un désastre, même en imaginant Grey avec la tronche (et le corps tant qu’à faire !) de Jamie Dornan, je n’ai pas été du tout séduite par le personnage, je déteste, je hais ce Grey, il me donne envie de vomir et je ne comprends absolument pas que certaines lectrices soient tombées sous le charme, ok il est beau, ok il est riche et en dehors de cela ? C’est un connard de première, un taré, un harceleur, qui est aussi drôle qu’un rouleau de PQ, et qui cherche moins une partenaire SM qu’une esclave doublée d’une poupée gonflable, si ce n’était pas un beau mec plein aux as tout le monde s’accorderait à dire qu’il faudrait le faire interner ! Mais l’auteure est une petite maligne et histoire de le rendre plus séduisant elle le fait lutter contre la faim dans le monde, le fait jouer du piano comme un virtuose et lui colle un passé sombre à base de mère prostitué bourrée au crack histoire de bien faire pleurer dans les culottes, euh pardon dans les chaumières ! Sauf qu’il pourrait très bien sauver des bébés phoques qu’il continuerait d’être un salopard à mes yeux, un salopard véritablement déglingué de la pastèque, vicieux, autoritaire et violent, bref un héros qui ne me fait aucunement rêver.

Quant à Ana, elle n’est pas mieux, j’ai eu un espoir au début parce qu’elle avait l’air de résister à Grey, d’avoir un peu de caractère (même s’il elle ne donnait pas non plus l’impression de briller par son intelligence), mais non c’était peine perdue, ce semblant de rébellion ne dure pas et elle finit par céder à tout, elle sait qu’il est mauvais pour elle mais elle reste, elle accepte tout juste pour être aimée, et je déteste tout simplement ce genre de chose, que ce soit dans n’importe quelle relation je ne supporte pas que l’un écrase l’autre au point de l’obliger à faire ce qu’il ne veut pas, c’est tout simplement malsain et cela me dégoûte.

En ce qui concerne les scènes de sexe je pourrais admettre que certaines auraient pu me titiller si seulement l’auteure ne nous avait pas collé des « bébé » à la pelle, parce que les « vas-y bébé », « jouis pour moi bébé » etc, me donnent plutôt l’impression de lire la parodie d’un mauvais porno, donc dans le genre excitant on repassera, sans ce « bébé » qui revient sans arrêt la sauce aurait pu avoir des chances de prendre ! (En passant vous me rappellerez de ne plus utiliser le mot « sauce » quand je chronique un bouquin de cul, parce que c’est un poil dégoûtant quand même, nan ?)
Pour parler un peu de l’aspect BDSM, j’admets que je n’y connais pas grand chose (et non je ne demande pas à apprendre, pas la peine de me proposer, mais merci quand même =D) mais pour avoir lu les avis de ceux qui le pratiquent, cela ne donne vraiment pas une idée de ce que c’est réellement et je n’en suis pas étonnée, le sadomasochisme est une relation basée avant tout sur le respect et quand l’un des deux atteint ses limites l’autre doit tout arrêter, mais dans le livre on s’en fout car Christian arrête quand il le décide, et je ne parle même pas d’une partie du contrat qu’il cherche à faire signer par Anastasia qui stipule qu’elle devra s’envoyer en l’air avec lui à n’importe quel moment selon son bon plaisir à lui, et si elle n’a pas envie ? Et bien, je ne préfère pas savoir parce que c’est déjà assez glauque sans qu’on rajoute du viol par dessus, mais je ne serai pas étonnée qu’elle soit forcée, on n’est plus à une horreur près !

Dernière chose qui me gonfle (après j’arrête, promis, cette chronique est déjà assez longue et j’ai autre chose à faire qu’à démonter un étron pareil pendant 3 heures !), c’est qu’on justifie le goût de Christian pour le SM par ses traumatismes d’enfance, euh quel rapport franchement ? Non parce que personnellement j’ai eu une adolescente pourrie mais ce n’est pas pour cela que je vais aller fouetter mon voisin qui n’a rien demandé à personne ! Qu’il soit devenu un homme complètement tordu suite à un traumatisme, pourquoi pas à la limite même si j’aurais quand même du mal à y adhérer, mais là on croirait que c’est une tare d’avoir des tendances SM et que cela doit forcément avoir une origine choquante, c’est ridicule car ce n’est qu’un fantasme comme un autre et aimer donner des fessées (ou en recevoir, après tout chacun son tour !) ne veut pas dire qu’on est un dangereux psychopathe, ce serait du même niveau intellectuel que de dire que ceux qui aiment la couture sont la réincarnation de Jeffrey Dahmer !
Alors si je pouvais donner un conseil à E.L. James ce serait, déjà de prendre des cours d’écriture, et la prochaine fois de laisser ses préjugés de côté pour nous pondre des personnages un peu plus réaliste et éventuellement de faire des recherches quand elle parle d’un sujet dans lequel elle n’a vraisemblablement aucune notion, plutôt que d’écrire un ramassis de conneries et de faire passer les gens ayant des fantasmes et des délires du genre pour des monstres ou des détraqués, ce n’est pas parce qu’on est SM qu’on se comporte comme un dictateur, c’est une énième idée reçue et il serait de bon goût d’arrêter de colporter ce genre de bêtise sur la sexualité des gens et par extension d’arrêter de juger ce qui se passe ou ne se passe pas dans le froc du voisin ou de la voisine en passant !

Vous l’aurez compris, j’ai donc détesté cette lecture que ce soit pour son histoire, ses personnages, son style d’écriture ou les idées véhiculées par l’auteure, je ne me suis pas seulement ennuyée j’ai aussi été énervée par tout ce qui se dégageait de ce machin et je ne comprendrai jamais pourquoi certains l’apprécie autant…
Je précise quand même que je suis virulente envers le livre et envers l’auteure mais je ne le suis pas envers les lecteurs qui ont aimé la trilogie, chacun son trip et donc inutile de se vexer ou de m’attendre en bas de chez moi pour me péter les genoux à coups de batte de base-ball !
Au moins j’aurais pu me faire ma propre idée sur ce livre et je pourrais en parler en toute connaissance de cause, mais c’est bien la seule chose positive que j’en retire, et bien sur je ne lirai pas les deux tomes suivants, j’arrête le carnage ici, c’est bien suffisant !

 .
Ma note : 0
Erotique

La société, tome 1 : Qui de nous deux ? – Angela Behelle


La société, Tome 1 : 
Qui de nous deux ?
Angela Behelle 
Édition La Bourdonnaye, 
2012  
201 pages 

Genre(s) : Érotique


Résumé :  .
Un élève aussi farouche que séduisant, une société secrète, un lent apprentissage mené de main de maître qui éveille son corps et comble ses désirs les plus inavouables, Mickaëlla Valmur est loin d’imaginer ce que lui réserve cette étrange rentrée scolaire au goût amer.
Mon avis :   .

Au départ je pensais ne pas écrire de billet sur ce livre, mais en ce moment je rame vraiment pour me remettre sérieusement à mes chroniques et en rédiger une bien assassine devrait me relancer (cette méthode ayant déjà fait ses preuves !) et dans le cas contraire je me serai défoulée sur ce bouquin qui m’a fait passer un moment assez désagréable !

Mickaella a 27 ans, est prof de philo, récemment veuve et pleine aux as grâce à la fortune héritée à la mort de son mari de 64 ans. Bref, elle est jeune, riche, a l’air intelligent (seulement l’air, on se rend vite compte qu’elle est aussi intelligente qu’une palourde moisie) et elle a de gros nichons (comment ça, « précision inutile » ?!)
Alors que la rentrée arrive, elle fait la rencontre d’un nouvel élève, Alexis, qui en plus d’être lui aussi bourré de fric, travaille comme « nez », a donc un odorat sur-développé et a surtout une liste interminable de fantasmes sexuels à assouvir, et je vous laisse deviner sur qui il a jeté son dévolu pour les réaliser !

C’est la première fois que je lis un livre du genre, je n’ai pas lu les sagas « 50 shades », « Crossfire » ou autres séries du même cru, j’avoue donc que j’ai sans doute fait une erreur en commençant par « Qui de nous deux ? » et j’aurais peut-être dû opté pour plus soft mais je ne suis pas sure que j’aurais plus accroché en connaissant déjà la « clit-litt » car j’ai vraiment trouvé ce livre très mauvais !

J’ai d’abord eu un petit espoir au début du livre mais il s’est vite évaporé et ce, dès le premier moment où les deux personnages se retrouvent seule à seul, entre lui qui demande d’entrée de jeu s’il peut la surnommer Micky et sa question stupide et indiscrète « pourquoi avoir épousé un homme beaucoup plus vieux ? » (pour le fric, enfin, réfléchis !!!) j’ai vite su que l’histoire n’allait pas briller par son réalisme, mais soit, j’ai continué, et je n’aurais pas dû car plus les deux personnages se rapprochent, plus j’ai été atterrée avec une envie de vomir, et de pleurer éventuellement !

Consternée déjà par les personnages, Alexis est tout simplement odieux, il se permet tout et n’importe quoi, est complément tordu, il est vomitif et je ne vois pas comment on pourrait le trouver séduisant.
Mickaella quant à elle elle est une grosse potiche, elle n’a aucune personnalité, se laisse mener à la baguette (plus particulièrement la baguette d’Alexis !) sans protester, accepte les pires trucs et en redemande.
Ils sont tous les deux détestables, et le deviennent encore plus lorsqu’ils intègrent d’autres personnages à leur mises en scène perverses, et allez que je pousse un de mes élèves à se masturber pendant le cours pour l’humilier ensuite (déontologie ? Connait pas ce mot !) et allez que je me sers d’une fille comme d’une poupée gonflable pour « préserver » Mickaella pour plus tard… Dans le genre malsain cela se pose là !
Mais c’est loin d’être le pire, par la suite Alexis va même violer Mickaella et demander à un de ses amis de la violer à son tour, magnifique comme romance n’est-ce pas ? Très romantique…
Et je vous passe la toute dernière scène du livre, après toutes ces horreurs on est anesthésiés, ce n’est pas cette énième scène écœurante qui va nous faire de l’effet !

Je n’ai pas besoin de parler de l’histoire car elle se résume à la découverte d’une société secrète, qui est assez spéciale dans son genre mais pas franchement intéressante, et à une succession de scènes de sexe, alors parlons bien, parlons peu, parlons cul !
Autant le dire directement, je n’ai pas été une seule fois excitée en lisant ce livre, à ce niveau là je trouve que ce n’est plus de l’érotisme mais du porno, et le langage utilisé ne fait que renforcer cette impression, en plus d’être tellement cru que cela me rebute carrément (lire « il me déchire les entrailles » ou autre joyeusetés du genre ne m’émoustillent pas par exemple)
Et le dégoût atteint des sommets lors de la scène scato de la douche et du lavement (« allez Micky lâche tout et envoyons nous en l’air la dedans !!! » Hmm miam miam…)

Bref, je peux comprendre qu’on soit titillé(e) par ce livre (enfin excepté lors de scènes de viols et de la douche bien évidemment !) mais personnellement il m’a laissée froide car j’ai trouvé le tout horriblement répétitif et mécanique (elle écarte les jambes en cours, il la sent, ils s’envoient en l’air sur le bureau, elle jouit 10 fois par page, et rebelote le lendemain…), je n’ai pas senti la tension monter, je n’ai pas senti de sensualité, juste un gros malaise.

Pour résumer, ce n’est pas un livre à mettre entre toutes les mains car cela va vraiment très loin, en général j’essaie toujours de trouver un point positif aux livres que je lis, même aux pires, mais là je n’arrive pas à trouver une seule chose m’ayant plu, j’ai détesté cette découverte et je ne lirai certainement pas la suite !

Ma note : 0