Fantastique·Jeunesse

L’auberge entre les mondes, tome 1 : Péril en cuisine ! – Jean-Luc Marcastel

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L'auberge entre les mondes, 
Tome 1 : Péril en cuisine !
Jean-Luc Marcastel
Édition Flammarion 
jeunesse
2017
254 pages

Genres : Jeunesse, 
Fantastique

 

Merci à
et aux éditions
18505-ban_partenaire_670

 

Résumé :

Nathan est apprenti cuisinier dans une auberge réputée pour ses bonnes recettes. Avec son ami Félix, il sent très vite que cet endroit regorge de mystères. Les murs bougent ; des créatures inquiétantes semblent vivre tapies dans les ombres ; et il y a cette force qu’il ressent au plus profond de lui…

Alors que les mondes s’affrontent, Nathan est le seul à pouvoir réconcilier les hommes et apaiser les conflits.

 

Mon avis :

En choisissant ce titre pendant la dernière Masse Critique je m’attendais à un livre à l’humour loufoque et où des créatures fantastiques m’attendraient derrière chaque porte de l’auberge, mais finalement mes attentes n’ont pas été vraiment satisfaites et mon avis est globalement plutôt tiède…

Nathan et Felix trouvent un job d’été dans une auberge perdue, le voyage jusqu’à la-bas se passe sans encombre jusqu’à ce qu’ils se fassent attaquées par quelque chose d’étrange, puis Nathan commencera à être témoin de phénomènes surnaturels dans l’auberge…

Rien de bien novateur à priori et c’est vrai que l’ensemble reste bien classique et qu’on retrouve certains codes bien connus (pour ne pas dire trop exploités) de la littérature fantastique jeunesse (le gamin élu, sans parents mais avec un protecteur pour veiller sur lui jusqu’à ce qu’il apprenne la vérité, etc…) et voir cela m’a un peu blasée parce qu’à force c’est lassant de suivre des personnages qui ont le même parcours, mais à la rigueur je veux bien passer sur ce défaut si l’intrigue derrière est assez solide ou du moins distrayante, vu que ce n’est que le premier tome on ne peut pas encore vraiment juger la dessus et il faudra voir ce que donnera la suite mais pour être franche je ne sais pas si j’aurais envie de lire le tome suivant, parce que même si ce tome est surtout une introduction et qu’il ne faut pas s’attendre à une grande aventure pour ce début, on pouvait quand même espérer un peu plus d’ampleur et plus d’originalité, là c’est plutôt plan-plan et timide, l’aventure vécue par Nathan est tellement basique qu’à vrai dire je ne m’en souviens que vaguement et qu’elle ne m’a pas fait d’effet sur le moment, cela se résume à aller chercher un machin pour sauver je ne sais plus quoi, bref rien de bien marquant…

C’est un peu pareil pour le héros, Nathan, qui vu qu’il est l’élu, le sauveur, le messie sans lequel le monde péterai, bref vous m’avez comprise, et qu’à première vue il n’a rien de notable niveau personnalité il est plutôt fade pour le moment, heureusement qu’il est accompagné de Felix qui est plus pétillant et drôle pour qu’on ne s’ennuie pas !
Et pour rester du côté des personnages je suis déçue que les frères Kolkrabbi et Bleksprutt, les poulpes cuisiniers, ne fassent qu’apparaitre brièvement parce qu’il y a surement de quoi rire avec eux (en tout cas moi cela me faisait rire de lire leurs quelques dialogues avec la voix de Zoidberg dans Futurama !) (j’ai déjà précisé que mon sens de l’humour ne volait pas haut ?!)

Par contre je dois dire que l’univers développé dans cette série part bien et que c’est ce point qui pourrait éventuellement me pousser à lire la suite, pour le coup même si la saga est jeunesse, l’univers mélange éléments fantastiques (niveau créatures surtout), théories scientifiques, et physique, mais suffisamment bien expliqués et bien mariés pour que l’ensemble ne soit ni confus ni too much et même s’il reste surement beaucoup à apprendre la dessus on a déjà pas mal à se mettre sous la dent et c’est convaincant.
C’est d’autant plus appréciable de trouver un univers bien creusé qui mêle rationnel et fantastique en le faisant correctement dans un bouquin qui peut donner l’impression d’être plutôt simpliste.

Bref, je suis assez dure avec l’histoire, peut-être que j’en attendais un peu trop, peut-être qu’il faut laisser un peu plus de temps à l’auteur pour améliorer tout cela, mais le livre vaut le coup qu’on s’y attarde au moins pour l’univers qui est bien travaillé et intéressant, pour le reste il faudra peut-être être patient pour que cela s’améliore, à voir…
En attendant je remercie Babelio et les éditions Flammarion pour cette découverte !

 

Ma note : 2-5
Fantastique·Jeunesse

Coraline – Neil Gaiman

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Coraline
Neil Gaiman
Edition Albin Michel Wiz
2003
Traduit par Hélène Collon
153 pages

Genres : Jeunesse, 
Fantastique

 

Résumé :

Coraline vient de déménager et découvre son environnement, une étrange maison qu’elle et ses parents partagent avec des voisins peu communs : deux anciennes actrices et un vieux toqué éleveur de souris savantes. « Je suis une exploratrice ! », clame Coraline. Gare pourtant : derrière la porte condamnée, un monde magique et effrayant l’attend.

 

Mon avis :

Je n’avais que moyennement apprécié l’adaptation ciné que j’ai vu peu après sa sortie, et je n’avais pas réussi à lire un livre de Neil Gaiman en entier (j’avais essayé « Stardust » parce que j’adore le film et je n’avais pas dépassé les dix pages !) alors qu’est-ce qui m’a donné envie de m’attaquer à Coraline ? Les quelques bons échos que j’ai eu dessus (influençable, je vous dis !) et c’était une bonne idée car c’est une découverte très sympa !

Coraline est une fillette qui vient d’emménager dans une toute nouvelle maison à la campagne avec ses parents, ces derniers n’étant que très peu disponibles pour s’occuper de leur fille, Coraline en profite pour nourrir sa curiosité et explore les lieux, elle rencontre ses voisines; deux sœurs anciennes actrices un peu perchées et le voisin du dessus qui dresse des souris. Mais surtout elle en profite pour découvrir les coins et recoins de sa nouvelle maison et tombe sur une porte donnant sur un mur de brique, mur qui pourtant disparaitra comme par magie et révélera un passage vers un autre monde.
Dans ce monde Coraline découvrira ses parents… ou plutôt des sortes de clones de ses parents qui ont des boutons à la place des yeux, comme tous les autres habitants de cet endroit. Coraline aimerait rester dans ce monde, sa seconde mère cuisine à merveille, son second père est musicien, tout est plus amusant ici, mais si elle veut rester elle devra renoncer à ses yeux et porter elle aussi des boutons, ce qui ne l’emballe que très moyennement, seulement sa mère n’a pas l’air de vouloir accepter son refus et la laisser repartir chez elle…

affich_648_1« Coraline » est le genre d’histoire ciblée jeunesse qui peut largement plaire aux adultes, en tout cas personnellement l’intrigue a retenu mon attention pendant la découverte mais aussi pendant la relecture (ayant déjà eu l’envie de m’y replonger depuis !), Neil Gaiman se sert d’une base assez classique où un enfant se sent seul, part en exploration et se retrouve à vivre des aventures, mais transforme l’ensemble en conte gothique, avec des peurs enfantines qui peuvent toujours nous parler à l’âge adulte, une atmosphère sombre et efficace et un étau qui se resserre autour de Coraline pour mettre un peu de tension.
C’est le genre de roman que j’aurais surement adoré lire dans mon enfance parce que l’histoire est prenante et qu’on peut facilement s’identifier à Coraline, mais je ne suis pas déçue de l’avoir découvert à mon âge car si le livre est jeunesse il n’est pas enfantin pour autant, que ce soit pour sa noirceur ou pour certaines références et certaines réflexions qu’on a peu de chances de saisir à un jeune âge.

Beaucoup font le parallèle entre les livres « Coraline » et « Alice au pays des merveilles » et il y a de quoi y penser mais si les deux titres valent le coup d’être lus, le premier est bien moins perché et bien plus stressant et je regrette que ce titre soit aussi court parce que j’ai vraiment adoré cette atmosphère et il avait de quoi continuer et nous donner encore quelques frissons !

Bref, à mes yeux « Coraline » est un livre à ne pas manquer (mais à ne pas découvrir trop jeune non plus !) que j’aurais plaisir à relire de temps en temps, et j’espère que le film arrivera à me convaincre autant quand je le reverrai d’ici quelques temps…

 

Ma note : 4

Fantastique·Jeunesse·Légende Arthurienne

La grande épopée des chevaliers de la table ronde, tome 1 : Arthur et Merlin – Sophie Lamoureux et Olivier Charpentier

La grande épopée des 
chevaliers de la 
table ronde, tome 1 : 
Arthur et Merlin
Sophie Lamoureux / 
Olivier Charpentier
Édition Actes Sud (Junior), 
2016
  202 pages

Genre(s) : Fantastique, Jeunesse, 
Légende Arthurienne

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Série : La grande épopée des chevaliers de la table 
ronde
1. Arthur et Merlin
  .  
Merci à
et aux éditions 
http://www.actes-sud-junior.fr/
Résumé :  .

Le jeune Arthur rêve de devenir chevalier et s’entraîne tous les jours au tir à l’arc. Dans la forêt, d’étranges phénomènes se produisent sous ses yeux : l’apparition d’un cerf blanc, le combat entre deux dragons…
Pour Arthur, sous la protection mystérieuse de Merlin, c’est le début d’une aventure jalonnée d’épreuves, de combats contre des créatures fantastiques et de rencontres qui lui révéleront son destin, avant que ne débute une épopée plus légendaire encore : celle des chevaliers de la Table ronde.

Entre histoire et mythologie, un récit époustouflant venu du lointain Moyen-Age, qui fait revivre les exploits héroïques du roi Arthur et de ses compagnons.

Mon avis :   .
Lors de la dernière Masse Critique de Babelio il y avait deux titres sur la légende Arthurienne, forcément j’ai coché les deux et j’ai finalement reçu celui qui m’inspirait le plus (même si je finirai surement par lire l’autre un jour ou l’autre !)

Dans ce premier tome l’histoire suit Arthur du début de son adolescence où il s’entraine à l’épée et à l’arc dans l’espoir de devenir chevalier, jusqu’à la découverte de ses origines et l’accession au trône après avoir retiré une épée d’un rocher…

J’avoue que même si je suis amoureuse de la légende Arthurienne et que j’apprécie toujours d’y revenir, je pensais tout de même m’ennuyer un peu avec cette lecture car j’ai vu cette partie de l’histoire pas mal de fois maintenant et qu’on ne peut pas vraiment y toucher (en même temps si Arthur devenait roi sans retirer l’épée je râlerai !) mais finalement cela ne représente qu’une petite partie du livre, c’est là et ce n’est pas expédié en deux lignes et tant mieux vu que cette série est jeunesse et peut être un premier pas dans la légende donc c’est nécessaire de s’attarder un peu la dessus et également sur d’autres moments clés de la légende (comme la rencontre avec Lancelot, celle avec Guenièvre, la fabrication de la table ronde, la mise en place de la quête du Graal…)  mais l’auteure offre aussi d’autres aventures à Arthur pour apporter un peu de « fraicheur » au récit qui sont surtout des affrontements avec divers ennemis, chacune prise indépendamment peut faire office de petit conte à part entière, c’est un poil trop enfantin pour moi mais ce n’est pas forcément désagréable.

Ce premier volume ne se limite pas qu’à l’histoire d’Arthur, mais revient aussi sur les premières années de Lancelot et comment il est devenu le protégé de la Dame du Lac, et sur la naissance de Merlin, il n’y a rien de bien neuf en ce qui concerne Lancelot, par contre l’histoire de Merlin est joliment tournée, là j’avoue que je ne sais pas si la « vraie » version (je pense à ce qui concerne la mère du magicien) ou si c’est l’auteure qui y a mis sa patte car si je connais les circonstances de la conception de Merlin je ne connais pas le reste en détails, mais en tout cas cela m’a plu.
Même si la légende est reprise de façon classique dans ce premier tome (remarque il vaut mieux parier sur du classique que de tenter une réécriture merdique de la légende !), la lecture est agréable, je reste un peu sur ma faim parce que ce n’est que le début de l’histoire mais c’est toujours plaisant de revoir ces personnages et de revivre leurs aventures.

Le livre est également illustré et je ne vais pas être très gentille sur ce point car j’ai trouvé les dessins dignes d’un enfant de 5 ans qui ne serait pas doué, ce n’est pas joli, ce n’est pas mignon, adopter des illustrations enfantines je veux bien, mais encore faut-il qu’elles ressemblent à quelques chose, là on en est loin et cela gâche l’ensemble à mon goût…

Je finis sur une note négative mais c’est le seul gros bémol de ce début de série, sans que ce premier tome casse des briques il reste honnête et on peut y trouver notre compte qu’on soit déjà familier avec la légende ou non, je ne sais pas quand est prévue la suite mais en tout cas j’y jetterai un coup d’œil !

Ma note : 3-5
Fantastique·Film

Chronique film : Vampire academy

Vampire Academy
Réalisé par Mark Waters
Scénarisé par : Daniel 
Waters
2014, États-Unis
Durée : 1h44
Genre : Fantastique

Avec : Zoey Deutch (Rose), 
Lucy Fry (Lissa), Danila 
Kozlovskiy (Dmitri), 
Olga Kurylenko (Kirova), 
Sami Gayle (Mia),
 Gabriel Byrne (Victor)...

Adaptation de : Vampire Academy, Tome 1 : Soeurs de 
sang de Richelle Mead
Synopsis :
Rose, une adolescente de 17 ans, est une Dhampir, une créature mi-humaine mi-vampire, gardienne des Moroi, une race de vampires mortels pacifiques. Elle doit enseigner les fonctions de gardienne à sa meilleure amie Lissa et affronter les Strigoi, une race de vampires maléfiques. Tout en devant jongler avec son amour pour Dmitri, son professeur.
.
Mon avis :

J’ai découvert le premier tome de la saga livresque il y a trois ans maintenant et si j’avais trouvé pas mal de défauts j’avais bien aimé la mythologie mise en place qui avait l’air d’inaugurer de bonnes choses (après ce n’est peut-être qu’une impression, n’ayant pas lu la suite…) et si j’aime en général découvrir les adaptations cinématographiques des livres que j’ai lu, là j’étais réticente, déjà parce que je trouve l’affiche absolument immonde avec une tagline ridicule (« Sang, sexe et coups bas… Une école (presque) normale », les responsables de ce truc auraient pu promettre un « American pie dans le monde des vampires » que cela n’aurait pas été pire, je sais que le public ciblé est adolescent mais de là à prendre les ados pour des andouilles…) mais aussi parce que le casting ne m’emballait pas et que les avis étaient très mauvais accessoirement.
Mais n’écoutant que mon masochisme j’ai finalement tenté le coup, et maintenant je sais que quitte à satisfaire mon côté maso j’aurais eu meilleur compte à aller dans la boite SM du coin pour me faire fouetter les tétons, cela aurait surement été plus amusant que de regarder ce film !

Bon, « Vampire Academy » c’est quoi ? C’est l’histoire de Rose et de sa copine Lissa, qui sont toutes les deux des vampires (mi-vampire mi-humaine pour la première, « moroï » pour la seconde, en gros elle boit du sang mais elle est mortelle et supporte le soleil, et les moroï ont qui plus est le pouvoir de contrôler un élément que ce soit le feu, l’air, l’eau ou la terre, mais Lissa de son côté réussit à contrôler l’esprit et peu convaincre les autres de faire à peu près tout et n’importe quoi, et en plus la demoiselle fait partie de la famille royale)
Les deux héroïnes partagent également un lien assez particulier qui fait que Rose en se concentrant peut se « projeter » dans la tête de Lissa et voir ce qu’elle voit, entendre ce qu’elle entend, ressentir ce qu’elle ressent…
Le film commence alors que Rose et Lissa se sont enfuies de l’académie un an plus tôt et sont rattrapées par Dmitri, qui veillera à la sécurité des deux jeunes et qui apprendra à Rose comment vaincre les Strigoï (les vampires morts-vivants et sanguinaires) et comment protéger son amie qui est devenue la cible de plusieurs menaces.
 

Globalement ce film est un mélange entre Gossip girl et un film d’épouvante pour ados (vous savez les films où il n’y a rien d’horrible à par quelques éclaboussures de sang sur le mur pour faire croire qu’un danger rôde alors qu’en fait le chat représente une menace plus sérieuse !), alors honnêtement l’histoire dans le bouquin ne m’a pas trop marquée donc je ne sais pas précisément si le film est plus ou moins fidèle et bien sur je m’attendais à un film assez léger niveau horreur mais se retrouver face à des vampires dont les actes les plus atroces sont de lancer de fausses rumeurs sur les autres élèves et à l’occasion d’affronter des morts-vivants baveux sortis d’une obscure série Z c’est moyen, et ennuyeux.

Et forcément vu qu’on est dans un film pour ados on se retrouve avec des « romances » de partout et forcément elles sont insupportables !
Ah oui et pour la mythologie vampirique mise en place ? Profitez en bien parce qu’elle est expliquée en cinq minutes, et après on en parle plus, les scénaristes n’ayant pas été foutus de creuser ce point, après tout ce n’est pas comme s’il y avait six tomes et probablement plus d’informations à se mettre sous la dent et qu’on aurait pu intégrer à ce film hein, vaut mieux se concentrer sur les scènes où les deux héroïnes font du shopping ou que les personnages se font les yeux doux hein.
Et surtout LA bonne idée était de faire se terminer le film sur une sorte de cliffhanger, je sais que le scénario d’un deuxième film a été écrit mais ce premier volet a fait un tel flop que la suite ne sortira pour ainsi dire jamais alors finir en queue de poisson c’est vraiment la cerise sur le tas de bouse !
Bref je vais arrêter là pour l’histoire parce que plus j’y repense plus elle m’énerve et je vais plutôt parler du reste parce que là aussi il y en a des choses à critiquer !

Le casting est composé de Zoey Deutch que je connaissais « grâce » à son personnage insupportable de la série « Ringer » et que je n’étais pas franchement ravie de retrouver en Rose mais finalement elle s’en sort plutôt bien, déjà j’aime assez son personnage qui sait se battre, se montrer forte, avoir de la repartie (et pourtant je l’ai trouvé largement agaçante dans le livre, parce que trop grande gueule, trop prétentieuse, mais c’est atténué dans le film et c’est tant mieux) et je trouve que Zoey Deutch convient bien à tout cela et sans avoir un charisme fou elle a quand même une certaine présence.
Lucy Fry incarne Lissa et elle passe suffisamment de temps à rester la bouche ouverte à gober les mouches pour devenir pénible, et son jeu accentue vraiment le côté insipide du personnage.
Le trio est complété par Danila Kozlovskiy qui joue Dmitri le (soi-disant) beau-gosse ténébreux de l’histoire qui ressemble à tous les autres mecs des films pour ados et qui du coup ne me fait aucun effet, d’autant que je ne suis pas fan de son personnage à la base que je trouve fade…
Les seconds rôles sont déjà plus connus que ce soit Olga Kurylenko que j’avais découvert dans « Paris, je t’aime » où elle jouait… un vampire, et qui ne m’a jamais vraiment marquée dans ses autres rôles et ce n’est pas ici que cela va changer mais si elle passe son temps à jouer les rôles de potiches aussi…, Gabriel Byrne qui était là parce que… euh je ne sais pas, il s’ennuyait entre deux tournages donc il a voulu dépanner l’équipe du film ?! On l’a déjà vu plus inspiré, mais sa prestation est correcte, ou encore Joely Richardson qui fait deux apparitions avec un costume de reine qu’elle a dû trouver dans un tout à dix balles et qui aurait mieux fait de recycler ses costumes de « The Tudors », cela aurait été un poil plus chic et elle n’aurait pas eu l’air d’un mauvais cosplay.
Le reste du casting est facilement oubliable, ils se ressemblent tous, ils sont tous blancs, tous maigres, tous lisses (c’est marrant d’ailleurs, quand j’allais à l’école il y avait de tout, des grands, des petits, des maigres, des gros, des roux, des blancs, des noirs, des asiatiques, mais bon j’ai été dans des écoles d’humains après tout, chez les vampires il n’y a peut-être qu’un seul type de physique… ou alors c’est l’industrie du cinéma qui n’est peut-être pas foutue de varier les castings et de représenter tout le monde ?!)

Bref les acteurs ne sont pas brillants mais les personnages étant plats et / ou clichés c’est plutôt ardu de faire une interprétation potable, pour tout dire si on enlève tout le côté vampirique on se retrouve face des personnages d’adolescents comme on en voit partout, qui n’ont pratiquement rien d’intéressant et qui sont tous plus ou moins insupportables, c’était déjà un des reproches que j’ai pu faire au livre mais d’après ce que j’ai lu cela s’améliore par la suite, seulement j’aurais aimé que les scénaristes n’attendent pas et offre des personnages plus développés dès le départ, encore un point sur lequel ils se sont vautrés.

Je ne parlerai pas de la réalisation (qui n’a rien de spécial), de la musique (dont je ne me souviens pas), des dialogues (qui sont dénués d’intérêt quand ils ne sont pas agaçants), les combats sont horriblement mal chorégraphiés, du coup on a l’impression qu’il y a aucune force dans les coups portés, à moins que les acteurs n’aient de la guimauve à la place des muscles.. Et les effets spéciaux même s’ils sont peu nombreux sont assez mal faits (je fais surtout allusion à une des dernières scènes qui fait intervenir des grosses bébêtes poilues)

Pour ne pas être complètement négative je dois avouer que les décors de l’académie ont plutôt de la gueule sans avoir l’air de dire on-est-des-vampires-on-est-trop-dark-on-vit-dans-des-lieux-sombres-t’as-vu, on reste dans le sobre, cela manque peut-être un peu de magie mais on tombe tellement dans la caricature sur le reste qu’il vaut mieux parier sur la simplicité là dessus !

On frise le navet avec cette adaptation, ma très grande indulgence et les quelques rares points positifs le sauve à peine, mais en même temps le four qu’il s’est pris au box-office est mérité dans la mesure où ils ont juste voulu se faire du blé en faisant venir les fans du livre (et en pissant sur ce dernier au passage vu ce que j’ai pu entendre) et les ados qui comme on le sait tous ne s’intéressent qu’au gore et qu’au cul (non) (et je prend leur défense alors que je ne peux pas sacquer les ados… ni les enfants… ni les humains en général !).
Donc que ce soit parce que vous êtes fan du livre ou parce que vous voulez regarder un film divertissant, de mon point de vue vous devriez passer votre chemin !

Ma note : 1-5
Fantastique·Nouvelle

Fantastiques nouvelles, Tome 0 à 6 – Sébastien Brégeon

Fantastiques nouvelles, Tomes 0 à 6
Sébastien Brégeon 
Édition Autoédité, 2015
? pages

 Genre(s) : Fantastique, Horreur, Nouvelle

> Le site de l'auteur <
 
Série : Fantastiques nouvelles

0. A bras raccourcis
1. A couteau tiré
2. L'eau qui dort
3. L'envers du décor
4. Grain de sable 
5. Amour éternel
6. A perdre la raison
.
Résumés :.
0. Le loup a été réintroduit dans la forêt, les randonneurs le craignent. Pourtant, il est des choses bien plus dangereuses dont ils devraient se méfier. La forêt observe les randonneurs, s’amuse avec eux, avant d’effectuer un prélèvement. Un droit de passage au prix élevé.
1. Une soirée tranquille dans un camping peu fréquenté. A priori, l’endroit idéal pour se reposer et faire de nouvelles connaissances. Une veillée à discuter dans la pénombre et regarder les allées et venues des gens nous permet de découvrir quelques-uns des habitants aux comportements parfois franchement suspects.
2. Paul croit reconnaître une sorcière en la personne d’une vieille dame et raconte à qui veut l’entendre que dans la piscine se trouve un visage qui cherche à l’aspirer. Personne ne lui prête attention, lui même finit par ne plus y croire. Pourtant, s’il avait raison ?
3. Une femme sans histoires, à la vie bien réglée, va vivre la pire journée de sa vie, celle de l’annonce de sa mort imminente.
Sans son don lui permettant de voir l’envers du décor, elle ne se serait pas retrouvée séquestrée. Elle n’aurait pas en ce moment un gros pervers à moitié nu allongé sur elle, sans personne pour venir à son aide.
4. Un travail facile, presque idéal, attend Pierre. Passer sa journée sur la plage à photographier châteaux et lutins de sable.
Mais le soleil est de la partie, et l’insolation le guette ; les délires qui l’accompagnent aussi.
D’étranges créatures se volatilisent toutes les nuits. Le mystère suscite l’intérêt de Pierre, qui pour tromper l’ennui de la routine, se porte volontaire pour être de surveillance le soir.
Pierre va découvrir l’origine des disparitions et va vivre une nuit d’horreur. Malheureusement pour lui, celle-ci n’est que le début de son cauchemar.
Peut-être aurait-il mieux valu ne pas se réveiller.
5. Seul en pleine mer, un accident peut vite tourner au drame. Et lorsque le soleil étouffant, accablant, attaque sans relâche, l’agonie est un vrai supplice.
Giorgio va connaître cette mauvaise fortune, se retrouvant face à lui-même et ses démons. L’insolation va le faire gamberger. Ses secrets les plus profonds, les plus noirs vont ressurgir et le hanter.
6. Un jeu de questions-réponses avec remise de prix immédiate. Tout pour devenir accroc en peu de temps.
Les questions s’enchaînent, les récompenses aussi. Les prix deviennent rapidement intéressants, font tourner la tête, jusqu’à atteindre des sommets vertigineux de volupté.
Mais faites un faux pas et c’est la descente aux enfers !
Le 1er prix ? Répondez correctement sans jamais vous tromper pour le découvrir et passez à la postérité.
Dans votre quête, vous partirez à la découverte de plaisirs insoupçonnés, mais faites attention à ne pas perdre la raison.
. .
 Mon avis :.

Il y a à peu près deux mois l’auteur Sébastien Brégeon m’a contactée pour me proposer de chroniquer ses 7 nouvelles, après l’avoir fait longuement poireauter (je m’en excuse, j’ai honte !) j’ai accepté et si certaines histoires ne m’ont pas autant emballée que les autres, globalement j’en ressors avec un avis positif.

Cet ensemble de nouvelles est rempli de mystères, de suspense, de paranormal, de pas mal de sang et d’un peu de glauque. Le surnaturel ne trouve pas d’explications rationnelles dans ces histoires, on ne sait pas non plus pourquoi toutes ces créatures sont là et pourquoi elles sont si sadiques avec leurs victimes mais ne pas avoir de réponses à ces questions ne m’a pas spécialement frustrée, cela entretient le mystère et le charme !
Et d’ailleurs pour garder la surprise intacte je vais essayer de ne pas révéler quelles créatures interviennent (même si on peut en deviner certaines) et rester vague !

La nouvelle m’ayant le moins plu est « Grain de sable », l’histoire de Pierre, un journaliste venu à l’occasion d’un concours de châteaux de sable, rien de bien intriguant à par que certaines créatures rodent aux alentours, voulant en savoir un peu plus Pierre décide de rester sur la plage pendant la nuit et il ne tardera pas à le regretter…
Je ne sais pas trop pourquoi j’ai moins accroché à cette nouvelle, les bestioles présentes me plaisent et sont bien utilisées, il y a une bonne dose de gore qui en grande malade que je suis n’a pas eu de mal à me satisfaire, peut-être que le fait qu’elle soit longue à se lancer et que la partie la plus intéressante soit trop vite expédiée a joué sur mon ressenti. Elle reste bonne mais elle est moins percutante que les autres à mon gout et sera sûrement celle qui me laissera le moins de souvenirs au fil du temps.

« L’envers du décor » suit une femme de chambre contrainte parfois d’être face à des pervers qui n’hésitent pas à s’exhiber, ou à la toucher quand ils n’essaient carrément pas de l’agresser et malheureusement pour cette fois c’est une tentative de viol qu’elle va subir, l’horreur n’a donc rien de paranormal dans cette nouvelle et l’auteur a parfaitement décrit les pensées de l’héroïne pendant qu’elle essaie de se sortir de cet enfer, c’est anxiogène, c’est écœurant, et c’est sans doute l’histoire que j’ai préféré car c’est celle qui m’a le plus remuée, le surnaturel y est plus discret mais il reste essentiel et bien utilisé.

« A perdre la raison » m’a assez perturbée au début parce que je ne comprenais pas le pourquoi du comment, l’héroïne et son mari ont des rapports électriques et étant un abruti il ne fait que la provoquer et lui balance notamment qu’elle ne serait pas fichue de répondre à un jeu de questions / réponses, raté, car elle y arrive et cela a l’air de la mettre dans un état de transe et d’excitation assez incroyable. Si on ne voit pas le rapport entre un quizz tout bête et l’héroïne qui est au bord de la jouissance tout se remet en place à la fin et l’histoire devient claire, c’est plutôt bien ficelé et encore une fois l’état d’esprit de l’héroïne est très bien décrit. Même si j’aurais bien aimé avoir une bonne dose de sang en voyant le mari se faire charcuter comme il l’aurait mérité, cette nouvelle est prenante de bout en bout.

« A couteau tiré » prend place dans un camping, nous sommes avec Robbie venu tout seul qui va passer sa soirée avec un couple et un homme étrange qui l’observera de loin, quoi de plus rassurant que de passer la nuit sans personne sous une tente avec un mec qui te regarde comme s’il voulait jouer aux osselets avec ton squelette ?! Le dénouement est malheureusement vite expédié, à par cela cette nouvelle fait son petit effet, pas celle qui m’a fait le plus frissonner mais elle m’a convaincue de ne jamais essayé le camping !

« L’eau qui dort » se concentre sur une famille en vacances, les enfants (Paul et Aline) étant des têtes à claques ils ne tardent pas s’attirer les foudres des autres résidents de l’hôtel et notamment d’une vieille dame qui a mal encaissé une remarque désobligeante du garçon et qui n’a pas l’air de vouloir passer l’éponge. A partir de là Paul sentira une présence dans l’eau de la piscine qui essaie de l’attirer au fond et ne veut plus le lâcher. Paul étant une saleté de gamin insupportable je dois avouer que le voir morfler m’a assez fait plaisir (quand je vous dis que je suis saine d’esprit !), ce qui se passe autour m’a aussi beaucoup plu, la conclusion est très bien trouvée et après une intrigue qui a été sur le fil du début à la fin c’est pile la conclusion qu’il fallait pour choquer le lecteur.

« Amour éternel » comme son nom l’indique raconte l’histoire passée de deux jeunes amoureux qui vivaient heureux jusqu’au jour où tout a dérapé, la nouvelle qui est si joyeuse au début s’assombrit au fil des pages et plonge dans l’horreur, cette histoire hante le héros tout au long de sa vie et son amour perdu est de retour pour le torturer encore un peu plus, ce n’est pas tant le dénouement de cette nouvelle qui m’a plu (même si l’épouvante est bien amenée et encore une fois très efficace) mais surtout le tourment du héros, je l’ai détesté et plaint à la fois et c’est difficile d’en parler sans en dire trop mais rien que pour le personnage et ce qu’on ressent vis-à-vis de lui cette nouvelle vaut la peine d’être lue !

« A bras raccourcis » est sans doute celle avec « L’envers du décor » qui m’a le plus oppressée, un couple part en randonnée, se perd, la nuit tombe peu à peu, l’atmosphère devient de plus en plus inquiétante et les bruits étranges qui résonnent n’aident pas de se détendre, personnellement je ne serai pas jouasse à l’idée de passer la nuit dans une forêt (à moins d’avoir une hache dans les mains à la limite) et me plonger dans cette ambiance a été très facile du coup, j’ai stressé en même temps que les personnages, j’ai eu l’impression d’être épiée comme eux et j’ai aussi ressenti leurs douleurs… Cette nouvelle est la première de la série et elle est efficace pour nous mettre dans le bain, j’aurais même voulu avoir quelques pages en plus et que la fin (qui est bien dégueulasse en passant !) soit un peu plus longue pour en profiter un peu plus !

Bref, malgré quelques bémols (surtout dû à la brièveté des textes) çà et là j’ai passé de bons moments de lecture, il y a de l’idée et  l’auteur est très bon pour créer des atmosphères pesantes et angoissantes, et après avoir lu ces sept nouvelles l’envie de se dorer la pilule sur la plage, glandouiller au bord de la piscine ou cueillir des champignons en forêt ne se fait clairement plus sentir !
Merci encore à Sébastien Brégeon pour cette découverte !

 .
Ma note : 4
 
Fantastique·Jeunesse

Intuitions, Tome 1 – Rachel Ward

Intuitions, Tome 1 
Rachel Ward
Édition Michel Lafon (poche), 
2013
Traduit par Isabelle
 Saint-Martin
331 pages

Genre(s) : Jeunesse;
 Fantastique
Série : Intuitions

1. Intuitions
2. Chaos
3. Infini
Résumé :.

Depuis son plus jeune âge, Jem voit des nombres flotter au-dessus des personnes qu’elle croise. C’est le jour où sa mère décède qu’elle en comprend la signification : il s’agit de la date de leur mort. Ce don maudit la pousse à se couper du monde. Jusqu’au jour où elle rencontre Spider…

Alors qu’ils partent ensemble à la grande roue de Londres, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils le même nombre au-dessus de la tête ? Pris de panique, Jem et son ami prennent la fuite.

Ils seront les seuls survivants de l’attentat qui va suivre, mais aussi les seuls suspects traqués par la police une fois leur identité révélée par les caméras de surveillance.

Mais comment Jem peut-elle expliquer au commun des mortels les raisons de sa fugue, et surtout, comment ignorer la terrible vérité qu’elle peut lire en Spider ?

QUE FAIRE D’UN DON QUAND IL EST MAUDIT ?

.  .
 Mon avis :.

Je ne sais plus trop pourquoi j’avais acquis ce premier tome, mais en tout cas il est resté coincé dans ma pile à lire un bon moment et sans une lecture commune il n’en serait sans doute pas sorti tout de suite ! Finalement si j’ai bien apprécié au début, l’enthousiasme a vite disparu et je ressors de cette lecture plutôt mitigée.

Jem a un don, elle connaît la date du décès des personnes qu’elle voit, alors qu’elle traîne près de la grande roue de Londres avec son ami Spider elle se rend compte que tous les gens présents doivent mourir ce jour là, elle n’attend pas d’en savoir plus et s’enfuit, mais des gens la voit faire et après qu’un attentat ait eu lieu, Jem et Spider sont recherchés par la police.

Avec un don pareil, je m’attendais à ce que l’intrigue tourne vraiment autour de cela, mais autant le dire tout de suite; ce n’est pas le cas, c’est à peine présent et cela sert surtout à amener la fuite des deux personnages, par la suite ce n’est que rarement évoqué jusqu’à la fin (que j’ai vu venir à des kilomètres, en passant) où cela essaie de nous convaincre de lire le tome 2 (ce qui n’a pas marché avec moi !).
L’aspect fantastique est donc très décevant parce que très peu développé, c’est plus un prétexte qu’autre chose finalement.
En dehors de cela, il reste une intrigue assez banale, un road-trip avec deux adolescents paumés et marginaux qui passent leur temps à chercher un nouvel endroit où ils ne se feront pas repérés, entrecoupés par quelques scènes d’action où la police est à deux doigts de mettre la main sur eux; c’est assez creux, un peu répétitif et franchement pas passionnant…

C’est dommage que l’histoire ne m’ait pas emballée car au contraire j’ai bien aimé les deux personnages principaux, à première vue ils pourraient agacer vu leurs caractères pas toujours faciles (en même temps à leur âge, normal d’envoyer bouler tout le monde, on l’a tous fait je pense !) mais vu toutes les galères traversées par chacun d’entre eux, je trouve cela réaliste qu’ils soient refermés sur eux-mêmes et qu’on ne réussisse pas à les faire sortir de leurs coquilles !
Cela dit si je les apprécie individuellement, ensemble j’accroche moins car leur relation est sans surprise, on comprend vite que cela va se transformer en romance, c’est cousu de fil blanc et je dois dire que trouver sans arrêt des histoires amours plus ou moins niaises dans les livres jeunesse et young adult commence à légèrement me gaver et ce n’est pas « Intuitions » qui me fera changer d’avis sur ce point !

Je ne vois pas grand chose à ajouter de plus, l’idée de base était plutôt bonne mais l’intrigue se perd et le don de Jem passe au second plan, même si la lecture n’est pas une torture cela reste plat et servi par une plume mollassonne qui n’arrange rien, je suis déçue de cette découverte et je ne donnerai même pas sa chance au tome 2 !

Ma note : 2
Lecture commune avec :
Fantastique·Nouvelle

Nuits d’enfer au paradis – Stephenie Meyer / Meg Cabot / Lauren Myracle / Kim Harrison / Michele Jaffe

Nuits d'enfer au paradis
Stephenie Meyer / Meg Cabot
 / Lauren Myracle / Kim
 Harrison / Michele Jaffe
Édition Hachette (Black moon), 
2008
Traduit par Maud Desurvire
357 pages 

Genre(s) : Nouvelle, 
Fantastique .
Résumé :.

Quelle fille n’a jamais rêvé d’être la reine du bal de fin d’année ? Une robe vaporeuse, un cavalier élégant et amoureux, une musique entêtante… Les histoires de ce recueil réunissent des héroïnes qui ont tout pour accéder au podium. Malheureusement, c’est sans compter sur les vampires, démons et autres morts-vivants qui s’invitent à la fête… Alors, prêtes à danser avec le Diable ?

 

Mon avis :

La première nouvelle démarrait bien mais s’est finie en feu d’artifice (ou plutôt en gerbe !) de niaiserie, à la troisième on avait déjà dépassé le stade de la médiocrité et à la fin du livre on était carrément au ras du caniveau !
Et ce n’est pas seulement mauvais, cela se fait aussi très vite oublier, une semaine à peine que j’ai refermé le livre et à par quelques brides de la première nouvelle (celle de Stephenie Meyer) je n’ai aucun souvenir des quatre autres, heureusement que les chroniques des autres blogueuses sont là pour me rafraîchir un peu la mémoire, et encore même avec cela je dois sérieusement faire marcher mes neurones !

Bref, commençons par le meilleur, ou plutôt le moins mauvais, pour finir par le pire (oui parce que comme d’habitude je suis mauvaise, donc bouquin pourri = chronique méchante, na !).
Dans « L’enfer sur terre » de Stephenie Meyer nous suivons une jeune fille, qui se trouve être un démon, qui cherche à faire des ravages lors du bal de promo en détruisant les amitiés ou les amours naissants, si cette nouvelle m’a plu au départ c’est parce que cela m’amusait d’être du côté du mal (mouahaha) mais voila, vu que je savais que c’était l’histoire de Stephenie Meyer je m’attendais à ce que cela tombe dans la guimauve et cela n’a pas loupé, qu’est ce qui arrive quand une démone croise un garçon ayant le sang d’un ange ? Je vous laisse deviner, ce n’est pas compliquer à trouver ! Bref, un dénouement prévisible, mielleux et navrant !

« La Fille de l’Exterminateur » de Meg Cabot n’est pas meilleur, j’aime bien ce qu’écrit l’auteure d’habitude mais là je me suis ennuyée, ce n’est pas que c’est forcément mauvais dans le fond, c’est juste que c’est très plat, l’héroïne cherche à tuer le fils de Dracula et après… bin je ne sais plus ! Bref passionnant, autant qu’un épisode de Derrick !

Dans « Le Bouquet » écrit par Lauren Myracle, nous suivons trois ados qui répartent de chez une voyante avec un bouquet magique qui réalisa trois de leurs vœux (les lampes avec un génie dedans, c’est trop démodé !), suite au premier vœu l’un d’entre eux va accidentellement mourir… Si l’aspect fantastique de cette nouvelle n’avait pas été aussi vite expédié, et si les héros n’avaient pas été aussi neuneu j’aurais peut-être pu apprécier cette histoire, mais là il ne faut pas trop m’en demander !

Quant aux deux dernières nouvelles « Madison Avery et l’Ange des Ténèbres » de Kim Harrison et « Baisers Divins » de Michèle Jaffe, que dire ? Vous n’avez jamais eu l’impression quand vous lisez un livre chiant comme la pluie que votre cerveau se met sur off ? Que vous avez l’impression de tomber dans une sorte de coma, que vous lisez les mots mais qu’une fois le livre refermé vous ne vous souvenez de rien ou presque et même que vous vous demandez si vous avez vraiment lu ce qui était écrit ? Parce que c’est mon cas avec ces deux histoires, je sais que j’ai trouvé les intrigues, les personnages, les styles très mauvais mais quant à savoir ce qui s’y est passé, là je sèche !

Bref, je ne sais pas pourquoi j’avais mis ce truc sur ma wish-list (j’avais sûrement picolé !), je ne sais pas non plus pourquoi je l’ai accepté en troc, mais en tout cas je sais que je vais essayer de le refourguer au premier venu et que je me tiendrais à l’écart des recueils de nouvelles classés en young adult… *vient de se rappeler qu’elle a aussi « Amours d’enfer » dans sa pile à lire* Eh merde ! .

Ma note : 1
Fantastique·Jeunesse

Bal de givre à New York – Fabrice Colin


Bal de givre à New York  
Fabrice Colin 
Édition Le livre de poche, 
2012 
282 pages 

Genre(s) : Fantastique; 
Jeunesse


Résumé :.
Anna Claramond ne se souvient plus de rien.
Seul son nom lui est familier. La ville autour d’elle est blanche, belle, irréelle. Presque malgré elle, la jeune fille accepte les assiduités du beau Wynter, l’héritier d’une puissante dynastie. Bal de rêve et cadeaux somptueux se succèdent avec lui mais Anna sent que quelque chose ne va pas. Qu’elle est en danger. De plus, des indices et des messages sont semés à son attention par l’insaisissable Masque, un fugitif recherché.
Qui est son ennemi, qui est son ami ? Anna sait qu’elle doit se souvenir. Mais que lui réservera sa mémoire une fois retrouvée ?
   .
 Mon avis :.

Je ne sais plus trop pourquoi j’avais envie de lire ce livre, peut être pour la belle couverture ou pour le côté magique dont certains parlaient car j’avoue que l’histoire ne me tentait pas plus que cela à première vue et j’avais déjà eu l’occasion de lire un titre de Fabrice Colin (« La fin du monde ») qui était pas mal mais sans plus. Autant le dire tout de suite, ce n’est pas avec « Bal de givre à New York » que je deviendrais une fan de l’auteur car si je n’ai pas eu de mal à terminer ce livre, je n’y ai trouvé que des défauts !

Pour commencer, même si l’histoire m’avait séduite le fait que l’héroïne soit une grosse gourdasse n’aurait pu que ternir mon impression, alors là l’histoire ne m’ayant pas convaincue, on peut dire que c’est un fiasco complet ! Je ne sais vraiment pas pourquoi les auteurs tiennent à créer des héroïnes ayant l’intelligence d’une feuille morte et étant aussi peu perspicace mais en tout cas cela m’insupporte, Anna fait aveuglement confiance au premier type qui passe, elle fonce tête baissée sans même prendre la peine de réfléchir, ou essayer de voir s’il n’y a pas quelque chose de louche la dedans… je sais que j’ai tendance à voir le mal partout mais là c’est limite si par moment il n’y a pas un panneau lumineux avec écrit « danger » dessus, ce qui n’empêche pas pour autant cette grosse cruche de se précipiter dans la gueule du loup !
Je ne vais pas parler des autres personnages qui sont pour la plupart caricaturaux ou bien assez glauques (comme le majordome Jacob qui serait le genre d’homme que je n’engagerai pas pour préparer mon petit dej’ tant il a l’air sinistre !) sinon je vais tous les descendre pendant des heures !
Je ne serai pas spécialement tendre avec l’intrigue non plus car elle s’éparpille beaucoup pour pas grand chose, on voit venir les événements des lustres avant qu’ils ne se produisent (contrairement au cerveau ramolli de cette pauvre Anna !) et à dire vrai je me suis ennuyée ferme, seul le twist final n’est pas prévisible je l’admets mais pour moi il est à la fois bien trouvé et mal fichu, oui on ne le voit pas venir mais c’est surtout parce que l’auteur ne nous donne aucun indice pour essayer de le deviner, on évolue dans le flou d’un bout à l’autre, j’aime être surprise quand je lis un livre, découvrir un dénouement complètement différent de celui que j’imaginais mais là on n’a rien pour se faire une idée, du coup j’ai eu l’impression que ce twist ending tombait comme un cheveu sur la soupe, c’était une bonne idée de fin mais elle est mal intégrée !

En fin de compte le livre tourne surtout autour de la romance entre Anna et Wynter, romance qui ne m’a pas touchée et parut pas crédible du tout, en même temps ils se parlent dix secondes et ils croient qu’ils sont faits l’un pour l’autre, Anna va même jusqu’à emménager chez lui au bout de quelques jours… Elle ne pourrait pas d’abord attendre de voir si c’est un tordu ou non au lieu de se lancer tête baissée dans cette histoire ! Après certaines se plaignent d’être casées avec un taré mais il ne faut pas chercher pourquoi !
D’autant que Wynter sent le psychopathe à plein nez, c’est un harceleur de première et sa manie de dire que Anna est à lui, qu’elle est sa propriété m’a gonflée comme pas permis, je sais qu’Anna fait un peu office de plante verte mais quand quelqu’un dit de sa moitié qu’elle lui appartient comme un vulgaire objet cela me donne envie de hurler !
Et puis, cette romance ne m’a pas fait rêver car Wynter impose ses idées, dit à Anna se qu’elle doit faire et elle ne le contredit pas, encore quelque chose qui me barbe !
Je sais que cela va faire deux fois en très peu de temps que je vais faire cette comparaison dans mes chroniques mais cette relation m’a fait penser à celle de Twilight, bref une relation que je trouve bien malsaine !
Et pour ne pas aider, j’ai trouvé les dialogues entre les deux tourtereaux très niais, pas franchement naturels et j’ai surtout eu l’impression de les avoir lu cent fois dans d’autres histoires !

L’histoire et l’héroïne ne sont pas les seules à ne pas m’avoir convaincue, la plume de l’auteur et l’atmosphère ne sont pas non plus des réussites, sans que cela soit écrit avec les pieds ( à par certains dialogues donc) je l’ai trouvée plate, pas franchement dynamique et assez froide. L’atmosphère du livre quant à elle, même si elle est bien décrite, m’a soit laissée de marbre soit mise mal à l’aise et pas spécialement dans les moments où c’était l’effet recherché, je ne sais pas pourquoi j’ai ressenti cela mais je me suis sentie un peu oppressée; l’ambiance est souvent décrite comme « magique » ou « envoûtante » par les lecteurs mais je ne suis vraiment pas tombée sous le charme…

Si ce livre possède un avantage, c’est qu’il se lit très vite (en une journée pour ma part) ma « torture » n’aura donc pas duré trop longtemps mais c’est bien le seul point positif que je retiens, cela ne me découragera pas de découvrir d’autres titres de Fabrice Colin qui me font envie (« La malédiction d’Old Haven » et « Winterheim » notamment) mais « Bal de givre à New York » restera une belle déception.

Ma note : 1-5
Fantastique

Obsession – Catherine Kalengula


Obsession 
Catherine Kalengula 
Édition Hachette 
(Black moon),
2010
244 pages

Genre(s) : Fantastique


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Résumé :.
Gisèle, une jeune danseuse française de dix-neuf ans, débarque à New York dans le but de faire carrière dans l’un des théâtres de la mythique Broadway. Mais elle rate son audition et voit ses rêves s’envoler. Pourtant, elle est remarquée par le propriétaire du théâtre, qui lui propose un poste de femme de ménage dans son établissement : elle pourra ainsi assister discrètement aux répétitions en attendant de trouver un rôle dans un spectacle. Mais bientôt, des phénomènes étranges se manifestent autour de Gisèle. Elle apprend alors qu’un jeune danseur s’est suicidé dans ce théâtre, quatre décennies auparavant. Gisèle est-elle devenue folle, ou est-il possible que la présence qui semble l’enlacer lorsqu’elle s’entraîne en cachette sur la scène du théâtre soit un fantôme ?
 .
  . Mon avis :.

Le monde de la danse m’a toujours attirée, je n’ai jamais eu l’occasion d’en faire (enfin je n’ai pas osé plutôt !) et en général j’apprécie les histoires qui prennent place dans cet univers ou qui ont un rapport avec, c’est donc tout naturellement que j’ai eu envie de découvrir « Obsession » et je suis assez déçue, la première partie ne m’a pas convaincue, la seconde moitié m’a laissée une impression un peu meilleure mais globalement ce n’est pas une découverte qui me laissera un grand souvenir.

Tout d’abord, j’ai eu du mal avec Gisèle, l’héroïne, ou plutôt avec ses réactions, par moment je l’ai trouvé assez nunuche, bon je suis un aimant à tarés alors je les reconnais peut être plus vite que d’autres mais Chance m’a tout de suite fait l’effet d’un psychopathe, quand Gisèle embrasse un garçon, il pense à le buter; il l’observe quand elle est chez elle, qu’elle dort… c’est quoi ce malade ?! J’ai eu l’impression de lire un Twilight bis à ce niveau là, quelqu’un qui t’espionne pendant que tu dors ce n’est pas romantique, c’est glauque et dans ce cas, le premier reflex c’est quand même de se barrer, en tout cas moi c’est ce que je ferai mais je ne suis pas une héroïne de roman vous me direz ! Alors que Gisèle soit de plus en plus attirée par lui, cela me dépasse et cela m’a agacée qu’elle ne soit pas fichue d’ouvrir les yeux et de faire preuve d’un peu de jugeote. A par cela, je ne me suis pas franchement attachée à elle, je ne l’ai pas détestée non plus mais elle m’a laissée bien indifférente.

En ce qui concerne l’histoire, je suis plus partagée, elle met pas mal de temps à se mettre en place, il y a quelques longueurs par ci par là, mais une fois que je me suis prise au jeu j’ai bien aimé suivre le déroulement de l’intrigue, même si certaines choses sont prévisibles, il y a quand même suffisamment de suspense et un très bon rythme qui fait que j’ai lu la deuxième moitié du livre d’une traite ou presque, par contre je suis déçue que l’aspect danse soit si peu mis en avant, je ne m’attendais pas à ce que ce soit le thème principal de l’histoire mais je suis restée un peu sur ma faim.
A vrai dire, ce qui m’a vraiment plu dans ce livre est l’atmosphère mystérieuse, un peu magique, dans laquelle je me suis retrouvée happée tout de suite, c’est le genre d’ambiance où je me laisse porter mais où je crains quand même que quelque chose me tombe dessus dans prévenir et j’adore cela ! Si l’histoire et l’héroïne avait été aussi bons que cette atmosphère, je pense que j’aurais complètement adhéré à cette lecture, peut être même que j’aurais eu un coup de cœur…

Finalement ce n’était pas désagréable mais vu toutes les critiques positives que j’avais lu je m’attendais à être davantage passionnée par ce livre, je tenterai tout de même un autre titre de l’auteure, j’arriverai peut être à être plus convaincue cette fois ci !

Ma note : 3

 

Chick-lit·Fantastique·Zombie

Zombie thérapie, tome 2 : Zombie Business – Jesse Petersen

Zombie thérapie; Tome 2 :
Zombie business
Jesse Petersen
Édition Milady, 2011
Traduit par Pierre Pevel
281 pages

Genre(s) : Chick-lit; Fantastique;
 Zombie

 

Série : Zombie thérapie
1. Zombie thérapie
2. Zombie business

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Résumé :.
Tout ne va pas si mal pour Sarah et David.
Leur mariage se porte mieux que jamais, ils ont même monté leur petite entreprise d’extermination. Le marché est florissant : plein de zombies et donc plein de clients désireux de s’en débarrasser ! Sauf que… le cours du zombie s’affole quand certains s’avèrent plus difficiles à zigouiller. Une mutation ? Ce serait le début de la crise pour Sarah et David.
Les zombies, ça oblige à se creuser la tête !
.  .
 Mon avis :.
Le premier tome m’avait déjà beaucoup plu mais cette suite est encore meilleure, le côté chick-lit est un peu moins mis en avant pour que la chasse aux zombies soit au premier plan, l’humour est toujours présent mais la série devient aussi un peu plus sombre et vu les rebondissements de ce second tome j’ai hâte de voir ce que nous réservera le troisième qui devrait être vite lu !

Dans le premier volume, Sarah et David passaient leur temps à se chamailler et apprenaient à zigouiller du zombie, dans ce deuxième ils sont devenus de vrais pros et sont à nouveau soudés même s’ils ne peuvent pas s’empêcher de s’envoyer encore quelques piques l’un à l’autre.
Le roman est encore plus énergique que le tome 1, l’action est plus accentuée et l’histoire est encore plus accrocheuse, les deux héros croiseront le chemin de zombies bioniques et d’un savant un peu fou avec lequel ils essaieront de trouver un remède à cette épidémie, mais bien sur les choses tournent rarement comme le voudrait le petit couple et c’est tant mieux pour nous car cela amène quelques surprises.

En parlant de Sarah et David je les apprécie toujours autant, ils sont drôles, débrouillards, leur complicité se ressent mais en même temps ils sont capables de s’engueuler pour un rien ! Contrairement à eux, les personnages secondaires, ne m’ont pas marquée, excepté Robbie, surnommé Le Kid, un emmerdeur miniature que j’aurais bien voulu voir se faire croquer par un mort-vivant (nan je ne suis pas sadique, je n’aime pas les enfants c’est tout ! Surtout quand ce sont de sales morveux !) et c’est d’ailleurs assez dommage qu’en dehors de Sarah et David, les autres personnages ne soit pas assez développés pour qu’on s’y attache (au contraire, j’ai plutôt envie de voir crever la plupart, c’est dire !) mais c’est quand même un défaut minime.

J’aurais aimé pouvoir dire plus de choses sur cette lecture mais elle date de plusieurs mois déjà (hum…) et même si je me souviens assez bien de l’histoire (beaucoup mieux que certaines lectures plus récentes même) je ne me souviens pas de tout… En tout cas j’ai passé un excellent moment avec ce livre et j’espère que cela continuera avec le troisième tome, réponse dans quelques semaines je pense.

Ma note : 4-5