Fantasy

Le Trône de Fer, intégrale, tome 1 – George R.R. Martin

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Le trône de fer, intégrale,
Tome 1
George R.R. Martin
Édition J'ai lu
2011
Traduit par Jean Sola

Genre : Fantasy


 

Série : Le trône de fer, intégrale
1. Tome 1
 2. Tome 2 
 3. Tome 3 
4. Tome 4
5. Tome 5

 

Résumé :

Après avoir tué le monarque dément Aerys II Targaryen, Robert Baratheon est devenu le nouveau souverain du royaume des Sept Couronnes. Tandis qu’en son domaine de Winterfell, son fidèle ami le Duc Edward Stark rend paisiblement la justice. Mais un jour, le roi Robert lui rend visite, porteur de sombres nouvelles : le trône est en péril. Stark, qui s’est toujours tenu éloigné des affaires du pouvoir, doit alors abandonner les terres du Nord pour rejoindre la cour et ses intrigues. L’heure est grave, d’autant qu’au-delà du mur qui protège le royaume depuis des siècles, d’étranges créatures rôdent…

 

Mon avis :

Quand j’ai commencé à regarder la série « Game of thrones » je me suis très vite penchée sur les livres, j’ai lu les quatre premières intégrales et les ai toutes plus ou moins aimées, mais l’histoire étant tellement riche, et ma mémoire étant ce qu’elle est, j’avais peur d’être paumée avant de commencer la cinquième intégrale et n’ayant plus vraiment confiance en la série télé pour me rafraichir la mémoire (vu que les scénaristes font parfois des changements assez discutables), j’ai voulu me lancer dans une relecture…

Si vous connaissez déjà « Le trône de fer » inutile de vous en faire un résumé et si au contraire vous ne connaissez pas alors faire un résumé simpliste ne vous servirait pas à grand chose non plus car l’histoire est très, très loin d’être simple et il faut être patient pour comprendre quelque chose et pour s’y retrouver entre les nombreux personnages, mais disons que cette première intégrale nous présente notamment trois familles, les Stark du nord, les Lannister du sud et les Targaryen de l’autre côté de l’océan au moment où les tensions se font de plus en plus fortes, le trône vient d’échouer à Robert Baratheon (marié à une Lannister) mais d’autres convoitent le pouvoir, d’autant que beaucoup de choses (dont la mort de l’ancien roi) paraissent très suspectes…
En même temps le royaume s’apprête à entrer dans l’hiver, période sombre et crainte par tous et qui est encore plus angoissante quand des créatures surnaturelles menacent au delà du mur, une gigantesque barrière de glace qui sépare (et protège) le royaume des terres sauvages et de tout ce qui s’y trouve…

winter-is-coming_4529298Bon, même si maintenant je connais bien les personnages et que du coup l’histoire dans sa globalité est bien plus claire pour moi, pour en parler par contre ce n’est pas plus facile et j’avoue que je ne sais même pas par où commencer, j’aurais pu m’inspirer de ma première chronique sur ce tome mais je me rends compte que j’ai bien plus apprécié cette relecture, parce que depuis le temps l’histoire n’était plus aussi fraiche dans mon esprit et que j’ai pu la redécouvrir, même si certaines choses (ou plutôt certains personnages) me barbent toujours autant, moins un en fait, parce que si j’ai toujours du mal avec Catelyn (surtout pour son caractère, elle est assez garce par moment !) et Jon Snow (qui m’ennuie et dont je n’arrive pas à lire les chapitres en entier, même en me forçant je ne peux pas m’empêcher de sauter des pages pour abréger), je n’ai plus la même opinion sur Sansa, il y a cinq ans j’avais envie de la tarter mais aujourd’hui je sais comment elle a évolué et je sais que c’est devenu un personnage que j’adore donc même si dans ce premier tome elle est niaise et naïve je n’arrive plus à la détester !

Ce premier tome suit également Tyrion (qui est génial), Arya (qui l’est tout autant), Bran et Eddard qui ne sont pas forcément captivant eux mêmes mais qui ont des arcs intéressants et enfin Daenerys sur laquelle je suis un poil mitigée, j’aime bien le personnage, son parcours, son évolution (qui est quand même impressionnante) mais je me passionne un peu moins qu’avant pour elle, peut-être que de savoir qu’elle finit par avoir un comportement un peu extrême dans les tomes suivants a un peu terni mon opinion sur elle et que du coup je m’emballe moins pour son histoire, qui était pourtant ma préférée à la base… On verra plus tard si la flamme revient !134882

Je ne parle pas plus longuement des personnages comme j’avais pu le faire dans la première version de ma chronique parce que cela ferait trop catalogue et finalement même si je ne suis pas fan de tous les protagonistes et que d’autres personnages de l’univers me « manquent » (parce qu’ils n’ont pas, ou pas encore, leur propre point de vue mais ne sont vus qu’à travers les yeux de Tyrion et des autres), les huit personnages de ce premier tome apportent tous quelque chose, nous donnent un aperçu de presque tous les coins de Westeros et tout ce qui peut s’y tramer sans pour autant tout nous dévoiler, que ce soit les manigances ou les vieux secrets il y a déjà pas mal à se mettre sous la dent mais beaucoup de choses restent à venir parce que l’histoire est très riche et très dense, ce n’est pas forcément simple de s’y retrouver quand on débute (ni quand on a l’habitude d’ailleurs, cela m’arrive encore d’être perdue parfois !) mais cela vaut le coup de s’accrocher, l’intrigue est très bien ficelée et a de quoi nous retourner le cerveau, quand ce n’est pas les personnages eux-mêmes qui ont décidé de nous faire tourner chèvre !

Ce n’est pas mon tome préféré (je trouve que les tomes 2 et 3 sont bien plus intenses), il est parfois un peu long il faut avouer mais c’est nécessaire pour mettre l’univers en place et pour présenter les nombreux personnages sans pour autant que cela tombe dans l’ennui, malgré la complexité de l’ensemble l’action et les différentes intrigues sont vite lancées et on est très vite happé.

sweat-shirt-game-of-thrones-targaryen-logo2Par contre, je ne serai toujours pas tendre avec la traduction que je trouve lourdingue (et je sais que cela va empirer avec les tomes suivants en plus !) et je trouve cela ridicule de traduire certains noms et pas les autres, King’s landing devient Port-Real mais Winterfell reste Winterfell par exemple, Winter is coming but logic is gone ! Et j’avoue que si je n’avais pas une grosse flemme de lire ces pavés en anglais je me lancerai, parce que cette traduction est infecte, heureusement que l’histoire est passionnante et fait oublier le style parce que sinon il y aurait eu de quoi se cramer les neurones, adopter un style qui colle à l’univers pourquoi pas, mais là c’est tellement forcé que cela devient parfois incompréhensible, mention spéciale aux chapitres de Jon d’ailleurs, ce ne sont pas mes parties préférées déjà mais alors les dialogues avec ce ton pseudo moyenâgeux sont affreux à lire !

C’est moyen de finir une chronique positive sur un aussi gros bémol mais c’est bien à cause de la traduction que j’ai hésité à me lancer dans une relecture et c’est aussi à cause d’elle que je n’arrive pas toujours à me concentrer sur ce que je lis.
Quant à l’univers, à l’histoire et aux personnages, tout tient la route même si certaines choses restent pour l’instant un peu basique (et je dis bien « pour l’instant » !), et même en sachant déjà ce qui va arriver par la suite j’ai quand même hâte de retourner à Westeros avec le tome 2 !

 

Ma note : 3-5
Coup de coeur·Fantasy·Jeunesse

Carabosse, la légende des cinq royaumes – Michel Honaker

Carabosse : la légende des 
cinq royaumes
Michel Honaker
Édition Flammarion, 2014
  372 pages

Genre(s) : Jeunesse
 

Résumé :  .
La belle Cara est maudite : elle est bossue. Par dépit amoureux, elle tombe du côté obscur de la magie et devient la Fée du Vent Mauvais. Elle n’aura de cesse de se venger de sa sœur, en maudissant son héritière, la belle Aurore, la princesse du Bois Dormant. Après 99 ans, Lilas, dernière fée survivante à avoir échappé à l’horrible régence de Carabosse, part chercher le prince charmant destiné à sauver Aurore, endormie le jour de ses 18 ans…
Mon avis :   .

Carabosse, aussi appelée Maléfique, est un personnage que j’adore, je l’ai découverte comme un peu tout le monde dans le Disney « La belle au bois dormant »; que j’ai revu un nombre incalculable de fois juste pour elle, gamine j’avais même poussé le vice jusqu’à me fabriquer le même sceptre qu’elle pour jouer son rôle (ne vous moquez pas, je vous entend d’ici !); et j’ai pu par la suite la retrouvée dans le film portant son nom avec Angelina Jolie dans le rôle titre (film que j’ai adoré en passant !).
Alors forcément un livre sur elle ne pouvait qu’être fait pour moi !

Cara est une princesse instruite, intelligente, ayant une grande connaissance des plantes et de leurs effets et dotée d’un physique agréable si ce n’est la présence d’une bosse dans son dos.
Elle vit aux côtés de son père et de sa sœur, Eleanore, avec qui elle n’a que très peu d’atomes crochus.
Alors qu’une bataille vient de prendre fin dans les environs, le roi Florestan fait une halte dans le domaine familial de Cara. Cette dernière tombe rapidement sous le charme du roi et tente de le séduire, en vain, car ce dernier n’a d’yeux pour Eleanore.
C’est le cœur brisé que Cara apprend quelques temps plus tard leurs fiançailles. Tout le ressentiment et la haine qu’à pu nourrir Cara envers sa sœur ressurgissent, elle cherche à acquérir de puissants pouvoirs pour se venger d’Eleanore et lui reprendre ce qui est sensé être à elle..

Ce livre est en deux parties, dans la première nous suivons les événements qui ont fait que Cara la princesse pas foncièrement mauvaise est devenue Carabosse la sorcière malfaisante prête à tout pour détruire sa sœur, obtenir le pouvoir et être avec le roi.
Et dans la seconde partie, l’auteur revisite l’histoire d’Aurore, la belle au bois dormant; à sa naissance Carabosse lui a jeté un sort qui la destine à son 18ème anniversaire à tomber dans un sommeil éternel qui ne pourra être rompu que par le baiser d’un prince amoureux d’elle.
Évidemment cette malédiction ne pourra survenir que si la princesse se pique le doigt sur un fuseau (chose qui bien sur arrivera, à force on le sait qu’Aurore n’est pas très fute-fute !).

Je n’ai pas encore eu le temps de découvrir beaucoup de réécriture de contes malgré mon envie mais je pense que mes prochaines découvertes du genre vont avoir du mal à m’emballer plus que « Carabosse, la légende des cinq royaumes », car s’il y a un bémol dont je parlerai après j’ai tout de même adoré cette lecture, Michel Honaker nous propose une histoire prenante même pendant la deuxième partie que nous connaissons déjà un peu, l’intrigue ne s’essouffle pas, l’auteur réussit à réinventer l’histoire tout en restant fidèle à celle de base, il donne des racines à son histoire et il rend l’univers plus complexe, ce n’est plus un simple conte de fées mais une véritable aventure fantastique avec toute la magie, les créatures, les batailles et les embûches qu’on peut attendre.
L’histoire gagne aussi en relief grâce aux deux points de vue, nous suivons Carabosse et Aurore, on se retrouve donc dans les deux camps celui du « bien » et du « mal » et du coup nous avons aussi une vue plus large sur tout l’univers du livre et sur tous les désastres causés par Carabosse car elle n’a pas chaumé !
Je ne parle que des deux principales héroïnes mais il y a pas mal d’autres personnages qui participent activement à l’aventure, et tout cela donne beaucoup de dynamisme au récit et encore une fois cela aide au développement de l’intrigue, les pages défilent vite pendant la lecture parce que tout ce petit monde en voit de toutes les couleurs chacun de leur côté ou ensemble et j’ai beau cherché je ne me rappelle pas d’un seul moment où je me suis ennuyée.

S’il y a quelque chose qui m’a un peu déçue dans ce livre ce sont les personnages, plus particulièrement celui de Carabosse, j’ai aimé suivre son évolution, savoir pourquoi elle était devenue aussi mauvaise, le fait que sa « difformité » ait joué un rôle important me semble crédible, car si on reconnaît que Cara est plutôt jolie, on ajoute que sa bosse lui enlève une partie de son charme et je comprend très bien que ce genre de réflexion lui court légèrement sur le haricot et que cela finisse par la faire un peu dérailler, quant à la « trahison » de sa soeur, si on oublie le fait que les sentiments de Cara à l’égard de Florestan ne sont pas assez développés, trop rapides et que j’aurais préféré qu’on s’y attarde plus pour y croire davantage; je la trouve plutôt bien trouvé comme élément déclencheur à la colère de Cara.
Mais si tout cela est plus ou moins réussi je regrette que les émotions de Cara ne soient pas plus mises en avant. C’est avant tout pour être dans sa tête que je voulais lire ce titre et c’est frustrant d’être finalement assez éloignée de ses pensées, en dehors de quelques sentiments d’amour qu’elle éprouve et montre à certains passages j’ai un peu eu l’impression d’avoir affaire à un personnage un brin manichéen, assoiffé de vengeance et présent uniquement pour tout massacrer sur son chemin, plutôt qu’un à un personnage profondément blessé et en colère mais se demandant si tout cela est utile alors que rien ne lui amènera ce qu’elle veut, elle reste touchante pour tout ce qu’elle peut refouler et j’apprécie vraiment que l’auteur ait essayé de la rendre plus humaine, mais à mon goût ce n’est pas encore assez creusé… Si je n’étais pas amoureuse de Carabosse je serai peut-être satisfaite mais là j’en voulais plus !

La plume quant à elle est vraiment de qualité, elle est assez riche et c’est vraiment agréable d’avoir un style un peu plus élaboré tout en restant fluide, les descriptions sont réussies et on plonge directement dans cette atmosphère à la fois sombre et féerique.

Bref, la psychologie du personnage principal est vraiment la seule petite ombre au tableau et c’est cela qui m’a presque fait passer à côté du coup de cœur avec ce titre mais je suis tellement séduite par le reste et je suis tellement heureuse de pouvoir suivre Carabosse que j’adore ici aussi malgré son traitement pas forcément parfait que je pardonne volontiers ce défaut et je relirai ce titre dans quelques années, et je compte bien découvrir d’autres titres de l’auteur.

  Ma note : coupdecoeur
Dictionnaire·Fantasy

La petite encyclopédie du Merveilleux – Edouard Brasey

La petite encyclopédie
du Merveilleux 
Edouard Brasey
Édition Le pré aux clercs,
 2015
419 pages

   Genre(s) : Dictionnaire,
Fantasy

 
Merci à
et aux éditions 
http://www.lepreauxclercs.com/site/page_accueil_site_editions_pre_aux_clercs_&610&pac01.html

 .

Résumé :.
C’est à la découverte d’un fabuleux trésor, d’un extraordinaire patrimoine légendaire sauvegardé de siècle en siècle par les conteurs, les mythologues et les folkloristes que nous convie cette Petite Encyclopédie du Merveilleux. Les lecteurs passionnés de fantasy ou de fantastique y retrouveront les fées enchanteresses, les elfes musiciens, les sirènes sensuelles, les nains grimaçants et les lutins malicieux des peuples de la lumière, voisinant avec les dragons, chimères, licornes et bêtes pharamines du bestiaire fabuleux ainsi qu’avec les démons, sorcières, vampires et loups-garous des peuples de l’ombre.
.
Mon avis :

Ce titre faisait parti des livres pour lesquels j’avais postulé lors de la dernière Masse Critique de Babelio en ayant tout de même un peu peur de ne pas savoir quoi dire sur une encyclopédie, pas de bol je vais devoir m’y coller et pour ne pas m’aider en plus le livre est réussi (chroniquer une bouse c’est toujours plus facile !)

Que ce soit les peuples de la lumière, de la terre, de l’eau, les animaux, les créatures qui trouvent leurs racines dans la mythologie, la religion, les anciennes légendes ou les plus récentes, cette encyclopédie est très riche, on revient sur les créatures que nous connaissons déjà comme les dragons, les vampires ou les sirènes mais aussi sur celles dont on entend peu ou pas parler…

Je le dis directement ce qui m’a le plus gênée c’est que j’ai dû lire cette encyclopédie très vite pour publier ma chronique à temps, ce qui a rendu ma lecture quelques peu indigeste alors que j’aurais surement plus apprécié en ne lisant que quelques pages de temps en temps ou en y piochant une information quand je tombe sur une créature dont je ne sais pas grand chose au détour d’une autre lecture par exemple.

En dehors de cela, je ne peux pas faire de véritable reproche, visuellement ce livre est magnifique, que ce soit les croquis, les peintures, les photos… il y a énormément de (belles) choses à se mettre sous la rétine, sans que cela soit trop chargé et c’est en plus bien utile quand on ne sait absolument pas quelle tête ont certaines bestioles (ce qui fait un bon paquet pour ma part !)
Sans être fan de toutes les illustrations, bon nombre d’entre elles sont superbes et le livre est très agréable à parcourir.
Niveau contenu on est aussi bien servi, l’encyclopédie est divisée en trois grandes parties (les peuples de la nature, le bestiaire et les créatures de l’ombre) elles-mêmes découpées en plusieurs chapitres, ce qui fait grosso-modo plus de 200 êtres fantastiques, certains sont déjà bien connus comme les sirènes, les trolls, le Kraken, Nessie (du Loch Ness) ou encore ces saletés de vampires, mais d’autres sont aussi inconnus au bataillon ou ne nous sont que très peu familiers et si j’étais très contente de retrouver des créatures que j’adore, c’est surtout l’occasion d’en découvrir des nouvelles dont je ne connais pas forcément le noms (en même temps vu leurs noms des fois, il ne faut pas trop m’en demander !)

Toutes ne me donnent pas envie d’en apprendre plus sur elles ou de chercher des histoires où elles interviennent mais plusieurs rendent largement curieux et je serai ravie de les croiser ailleurs, que ce soit les Banshies ou les Lamies qui m’ont l’air bien charmantes, ou bien d’autres.
L’encyclopédie ne se limite pas qu’aux créatures plus ou moins imaginaires (oui je continue de croire que Nessie existe, laissez moi rêver un peu !), le livre s’attarde aussi sur certains animaux réels, ce qui surprend au début mais qui est finalement cohérent car plusieurs de nos animaux sont reliés à des superstitions ou à des récits divers (la baleine dans l’histoire biblique de Jonas), sont sacrés (comme le chat dans l’Égypte ancienne), ont un rapport avec d’autres créatures (la chauve-souris) ou encore sont un symbole (toute la mythologie autour du cygne en est un bon exemple).

Bref, ce livre aborde énormément d’aspects du merveilleux, tout n’est pas décrit en profondeur car cela prendrait surement des milliers de pages mais c’est une très bonne base, que ce soit pour les néophytes qui s’y connaissent peu en fantastique ou pour les plus confirmés.
Le fond et la forme sont réussis, c’est un encyclopédie qui mérite qu’on y jette un œil et je remercie Babelio et les éditions Le pré aux clercs pour cette découverte !

Ma note : 4
 
Fantasy

Le Puits des Mémoires, tome 1 : La Traque – Gabriel Katz

Le puits des mémoires, Tome 1 :
 La traque 
Gabriel Katz
Édition Pocket, 2015
381 pages

   Genre(s) : Fantasy
 
 
 
Merci à
et aux éditions 
http://www.pocket.fr/livres-poche/
 
Série : Le puits des mémoires

1. La traque
2. Le fils de la Lune
3. Les terres de cristal
Résumé :.
Trois hommes se réveillent dans les débris d’un chariot accidenté en pleine montagne. Aucun d’eux n’a le moindre souvenir de son nom, de son passé, de la raison pour laquelle il se trouve là, en haillons, dans un pays inconnu. Sur leurs traces, une horde de guerriers, venus de l’autre bout du monde, mettra le royaume à feu et à sang pour les retrouver. Fugitifs, mis à prix, impitoyablement traqués pour une raison mystérieuse, ils vont devoir survivre dans un monde où règnent la violence, les complots et la magie noire..

 

Mon avis :

Bien que ce premier tome était sur ma liste d’envie depuis quelques années, ce n’est que récemment que je me suis rendue compte de l’engouement que suscitait cette saga, et maintenant je comprends pourquoi, cette lecture n’est pas un coup de cœur mais ce n’est pas passé loin et la suite ne tardera pas avant d’entrer dans ma bibliothèque !

« La traque » s’ouvre en plein brouillard , nous nous retrouvons avec 3 personnages, enfermés dans des boites traînées par des chariots, on ne sait pas qui ils sont, où ils sont, ni pourquoi, et ce n’est pas eux qui le diront car ils sont amnésiques.
Suite à un accident sur la route, ils peuvent se libérer de leurs caisses, supprimer leurs ravisseurs et fuir pour espérer découvrir leurs identités et ce qui les a amenés jusqu’ici…

Mon petit résumé n’est (pas terrible, oui pouvez le dire !) pas représentatif de tout ce qui arrive dans ce premier tome, l’auteur a non seulement réussi à mettre en place son univers et nous présenter ses personnages mais « La traque » ne fait pas seulement office d’introduction et l’intrigue met très peu de temps à se lancer, les héros ne doivent pas uniquement découvrir qui ils sont mais aussi parvenir à échapper à une armée entière à leur recherche, à un mystérieux « Fils de la Lune » et à une bête féroce qui les traque sans relâche.
Entre des chevaliers invincibles et des êtres usant de la magie, nos 3 amnésiques ont du pain sur la planche et doivent ruser pour s’en sortir et cela se ressent vraiment au niveau du rythme et de l’atmosphère, le stress monte au fil des pages et l’étau se resserre avec quelques scènes d’action au passage. Cela aurait été suffisant pour être prenant mais quand les réponses à certaines questions sont distillées au cours du récit, le bouquin devient carrément dur à lâcher et même une fois le voile levé sur certaines énigmes l’histoire ne s’essouffle pas et beaucoup d’autres choses restent à découvrir.
J’apprécie aussi que l’auteur, dans une histoire assez sombre, ait intégré pas mal de touches d’humour, certaines répliques des personnages font mouche et permettent de faire des petites pauses entre deux scènes plus « lourdes », le mélange est très efficace.

Pour l’instant ce qui pêche un peu est au niveau de certains personnages, qui ne sont pas encore assez développés et un poil cliché (notamment dans le camp des « bad guys »), au contraire, les trois héros principaux rebaptisés eux mêmes Nils, Karib et Olen, sont réussis et ont des personnalités bien distinctes, le premier est le plus mystérieux et peut-être le plus froid mais aussi le plus intriguant; Karib est sans doute le plus sensible, celui qui parait le plus perdu dans cette histoire et qui pourtant va se révéler avoir des capacités exceptionnelles; et enfin Olen le plus insouciant qui tombe amoureux de chaque jolie fille dont il croise le regard mais qui se débrouille bien quand il s’agit de se sortir de situations compliquées !
Je n’ai pas tardé à m’attacher à eux et j’ai hâte de voir ce que l’auteur nous réserve à leur sujet et espère que les personnages secondaires réussiront à me convaincre autant qu’eux par la suite.

Pour résumer c’est un très bon démarrage pour cette série, une intrigue captivante, des personnages attachants et une plume fluide et entraînante, les pages tournent vite et je ressors impatiente de découvrir la suite !
Merci à Babelio et aux éditions Pocket pour cette jolie découverte !

Ma note : 4
Fantasy

La reine rouge, tome 1 : Le prince des fous – Mark Lawrence

La reine rouge, Tome 1 :
Le prince des fous 
Mark Lawrence
Édition Bragelonne,
2014
Traduit par Claire Kreutzberger
384 pages

   Genre(s) : Fantasy

Merci à
et aux éditions
http://www.bragelonne.fr/

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Résumé :.

La Reine Rouge est crainte dans tout l’Empire Brisé.

Lâche, tricheur et séducteur invétéré, son petit-fils le prince Jalan ne figure qu’en dixième position dans la ligne de succession. Tandis que la souveraine façonne la destinée de millions de sujets, Jalan, lui, s’adonne à ses plaisirs coupables. Jusqu’au jour où il croise le chemin de Snorri, un colosse armé d’une hache décidé à venger sa famille. Le voilà entraîné vers le Nord glacé, dans un voyage mortel où il découvrira à ses risques et périls le véritable secret de la Reine Rouge….

  . Mon avis :

En 2014, je ne sais pas si j’ai manqué de bol (j’ai eu une poisse d’enfer dans ma vie en général alors ce ne serait pas étonnant d’avoir été poisseuse dans mes lectures aussi !) ou si je deviens tout simplement aigrie (ce qui n’est pas impossible non plus =D) mais j’ai accumulé les déceptions dans le genre fantasy / fantastique, s’il n’y avait pas eu « L’épouvanteur », le bilan aurait été assez médiocre, et ce n’est vraiment pas ce premier tome de « La reine rouge » qui aurait relevé le niveau !

Jalan Kendeth ou « Jal », le petit fils de la dangereuse Reine Rouge, est un prince qui n’a pratiquement aucune chance de poser ses fesses sur le trône un jour, et il se fiche du peu de responsabilité qu’il peut avoir, il est arrogant, insouciant, et collectionne les aventures et les problèmes.
Mais tout change lorsque des événements se déroulants à la frontière sont rapportés et qu’une guerre semble imminente, puis qu’un attentat arrive en plein cœur de la capitale, avant que Jalan ne soit condamné à mort.
Sa vie ne tenant plus qu’à un fil, le prince décide de fuir vers le nord en compagnie de Snorri, un esclave viking…

J’avoue que je ne sais pas trop par où commencer, j’ai mis du temps avant de m’attaquer à cette chronique parce que ce livre ne m’inspire vraiment pas et très peu de choses m’ont plu dedans, je suis passé complètement à côté de cette lecture et j’ai peiné à arriver au bout…

Pour commencer, je n’ai pas vraiment adhéré à l’univers, c’est nordique, l’auteur utilise la mythologie scandinave (les Dieux Odin et Loki sont évoqués par exemple, Valhalla également) mais l’ensemble reste superficiel, j’avoue que je n’ai pas réussi à m’imaginer le cadre, donc à m’y plonger, tout est resté très flou dans ma tête, ce qui ne m’a pas aidée à m’impliquer dans l’intrigue.
Quant au fait que l’auteur emprunte une mythologie déjà existante plutôt que d’en créer une lui même ce n’est pas dérangeant à mes yeux mais dans ces cas là autant s’en servir et ne pas balancer trois noms qui s’y rapportent juste pour faire joli sinon inutile de l’évoquer, je chipote peut-être mais (je fais ce que je veux ;p) quand un livre de genre fantasy se sert de quelque chose de réel cela me perturbe un peu et si ce n’est pas justifié (et bien utilisé tant qu’à faire) je trouve que c’est mal foutu.

L’histoire ne m’a pas plus convaincue, cela partait bien mais une fois que Jal et Snorri prennent la route, l’ennui m’est tombé dessus et ne m’a plus quitté jusqu’à la fin, j’ai trouvé cela très longuet, c’est un « roadtrip » entrecoupé par des scènes d’action et de scènes entre les deux personnages pour en apprendre plus sur eux, ce n’est donc pas très original, assez répétitif et cela ne m’a tout simplement pas intriguée ni intéressée…
Ce qui est dommage parce que les deux personnages avaient du potentiel, Jalan est un sale gosse mais un sale gosse amusant à suivre, il n’est pas un héros à la base et il a une évolution intéressante, Snorri a une histoire qui aurait pu éveiller mon intérêt, et il y a une bonne alchimie entre les deux mais cela se retrouve noyé sous une histoire un peu brouillonne et facilement oubliable (voila pourquoi je ne parle pas de ce qui se rapporte à la magie dans ce livre, parce que je l’ai complètement oublié !)

Je n’ai pas grand chose à dire sur le style de l’auteur, ce n’est ni bon ni mauvais, c’est passable, j’ai par contre apprécié les touches d’humour qui ne sont pas désagréables et toujours les bienvenus pour apporter un peu de légèreté à l’ensemble. J’ai tout de même un bémol quand à certains dialogues, j’ignore si ça vient de la version originale ou de la traduction, mais trouver des jurons désuets (comme « bigre ») et des insultes plus contemporaines (« p*tain de m*rde » par exemple) mélangés dans le livre donne un rendu un peu bizarre, cela n’est qu’un petit détail mais cela m’a fait un peu tiquer sur le moment !

Ma chronique est assez brève mais je le redis, cette lecture ne m’a pas emballée et chroniquer un livre qui m’a laissée indifférente n’est pas toujours simple, je retiens surtout les personnages qui sont réussis mais le reste n’a pas atteint son but avec moi, je suis restée très largement sur ma faim et je n’aurais probablement pas le courage de donner une chance au tome suivant !

Pour finir, même si je n’ai pas aimé cette lecture, je remercie tout de même Babelio et les éditions Bragelonne pour la découverte !

Ma note : 1
 
Fantasy

Les portes du secret, tome 1 : Le Poison écarlate – Maria V. Snyder


Les portes du secret, Tome 1
 Le poison écarlate 
Maria V. Snyder 
Édition Harlequin (Darkiss),
 2013
Traduit par Sylvie Neaurepy
 403 pages

Genre(s) : Fantasy


Merci à
et aux éditions 

 

Série : Les portes du secret
1. Le poison écarlate 
2. Le souffle d'émeraude
3. Les secrets d'opale    .
Résumé :.
« Si tu veux continuer à vivre, Elena, il te faudra avaler une dose quotidienne de cet antidote… »
Enfermée dans les cachots du château d’Ixia et condamnée à mort pour le meurtre de l’homme qui l’a violée, Elena croit sa dernière heure venue. Mais c’est un étrange marché que lui propose Valek, le chef de la sécurité d’Ixia, qui vient de l’arracher à sa geôle : elle sera exécutée le jour même, ou deviendra goûteur du Commandant Ambroise, et risquera la mort à chaque plat qu’elle goûtera. Pour être certain qu’elle ne s’enfuie pas, Valek fait avaler à Elena une dose mortelle de Poussière de Papillon. Afin de rester en vie, Elena devra chaque jour prendre l’antidote dont seul Valek connaît la formule…
Alors qu’autour d’elle complots et trahisons se multiplient, Elena reçoit l’aide de la mystérieuse Irys, qui lui révèle ses pouvoirs de magicienne.
Des pouvoirs qui, tenus cachés, pourraient lui permettre de s’échapper d’Ixia, mais aussi de se soustraire à Valek, cet homme au charme vénéneux, et à la menace du poison écarlate….

 

 Mon avis :
« Les portes du secret » est une série que j’ai très souvent vu sur les blogs mais je ne m’y suis jamais vraiment attardée jusqu’à récemment où j’ai fini par avoir très envie de la lire, coup de bol ce premier tome faisait parti de la dernière Masse critique de Babelio et j’ai été sélectionnée pour le lire !
Même s’il y a des petits bémols, je ressors avec une impression très positive et je pense me procurer le second tome très vite !

Elena est accusée de meurtre et est sur le point d’être exécutée mais au dernier moment on lui propose de l’épargner à condition qu’elle devienne goûteuse, elle accepte et troque donc une mort certaine contre une mort possible, et n’a aucun moyen de s’enfuir car elle est contraire de boire un poison mortel chaque jour et est obligée de rester au château si elle veut avoir sa dose d’antidote quotidienne et rester en vie.
Si j’ai pu penser pendant une seconde que la première partie du livre, l’apprentissage des poisons et du métier de goûteur, allait être ennuyeuse, je me trompais car j’ai été prise dans l’histoire dès le début et dans cette atmosphère assez pesante, la mort rode autour d’Elena mais les poisons sont finalement de la rigolade quand elle comprend que certains veulent l’éliminer et n’hésitent pas à passer à l’acte, dès lors il a de l’action et des rebondissements, mais aussi des complots concernant les dirigeants des différents royaumes et la découverte des pouvoirs magiques d’Elena, ce qui la place dans une situation encore plus délicate, la magie étant prohibée et punie de mort dans le royaume, bref cela peut-être par moment un peu prévisible mais j’ai accroché à toutes ces intrigues et les petits défauts se font très vite oublié !
Et j’apprécie aussi le fait que le côté romance; car oui il y en a bien une comme dans tout roman classé young adult qui se respecte; reste très en retrait, elle tombe comme un cheveu sur la soupe, elle n’est pas ce qui est le plus réussi dans le livre mais au moins elle n’empiète pas sur l’histoire, donc rien de bien gênant, et j’espère que cela continuera…

Pour parler un peu des personnages, ils sont plutôt bien creusés pour le moment, Elena en tête, qui est une héroïne que j’ai beaucoup aimé, et que j’ai trouvé touchante, elle a un passé plutôt lourd et très sombre, détruite physiquement et psychologiquement elle arrive pourtant à être combative mais ses blessures sont toujours bien présentes et c’est ce qui la rend émouvante. Valek son maître est une figure qui m’a bien plu également, mystérieux, lunatique, taciturne, à première vue il n’a pas l’air des plus agréables et pourtant on finit par s’attacher !
Puis pour finir Janco et Ari, deux soldats qui vont devenir les alliés d’Elena et qui apportent la petite touche d’humour et de fraîcheur qu’il fallait !
Du côté des ennemis d’Elena, c’est plus manichéen mais tant pis car cela marche quand même et ne donne vraiment pas envie de se retrouver face à eux !

Côté style il n’y a pas grand chose à dire si ce n’est que je l’ai trouvé un peu moins « simpliste » que d’autres titres ciblés jeunesse, même si cela reste aussi fluide à lire.
Bref, un très bon moment passé avec ce début de saga, j’espère que la suite sera à la hauteur, en tout cas je serai vite fixée car j’ai hâte de la lire, et pour finir merci beaucoup aux éditions Harlequin et à Babelio pour cette découverte !

Ma note : 4
Fantasy·Jeunesse

P’tit Cousu, tome 1 : La parade des monstres – Guy Bass

 P'tit Cousu, Tome 1 : 
la parade des monstres 
Guy Bass  
Édition Bayard Jeunesse, 
2013
Traduit par Marie-Hélène
Delval
187 pages

    Genre(s) : Fantasy, Jeunesse

 

Merci à
  et aux éditions
Série : P'tit Cousu
1. La parade des monstres
Résumé :.
Si vous apercevez au loin le sombre château de Grottegroin, surtout, surtout, REBROUSSEZ CHEMIN !
Car c’est là que vivent le professeur Erasmus, le plus fou des savants fous, et les horribles monstres qu’il a créés. Parmi eux, il y a P’tit Cousu, la toute première création du professeur, une créature faite de bric et de broc, qui n’a qu’un désir : qu’on se souvienne de lui….  .

 

 Mon avis :
Lors de la dernière Masse Critique, j’ai tout de suite repéré ce titre qui par sa couverture et son résumé me faisait beaucoup pensé à l’univers de Tim Burton que j’adore.
Coup de bol, j’ai été sélectionnée pour le lire et j’ai adoré, pas au point d’être un coup de cœur, mais pas loin.
Pour commencer, en tant qu’objet le livre est superbe, il est plein de jolies illustrations que ce soit les petites ou celles en pleine page et c’est vraiment plaisant à l’œil..

Le reste est tout aussi réussi, l’univers gothique et un peu loufoque fait effectivement pensé à celui de Burton, même si cela reste évidemment très jeunesse, l’allure des personnage aussi ressemblent assez à ceux utilisés par le réalisateur (notamment Fulber Montremonstre, le directeur du cirque, qui a l’air tout droit sorti des « Noces funèbres » ou P’tit cousu lui même qui me fait beaucoup penser aux personnages du recueil « Le petit enfant huître et autres histoires ») donc à ce niveau je ne pouvais qu’être conquise  !

L’histoire est quant à elle entraînante, drôle à certains moments, attendrissante à d’autres, ce premier tome ne fait même pas 200 pages et pourtant il se passe beaucoup de choses, que ce soit l’évolution de P’tit Cousu, les expériences du savant-fou et la découverte de tous les monstres nés de ces expériences, ou l’histoire du cirque, il n’y a pas un instant où l’ennui se fait ressentir, c’est même trop court tant c’est agréable à lire et que les personnages sont attachants, P’tit Cousu en tête bien sur qui était la toute première création du savant et qui depuis des décennies se retrouve seul ayant été complètement oublié, mais aussi Créature, le dernier « bébé » du savant, qui est amnésique, un peu peureux qui suit P’tit Cousu partout en faisant quelques âneries au passage, ou la petite humaine au caractère bien trempé, ce trio là est bien amusant à suivre.

C’est donc un excellent début de série, maintenant j’espère que la suite sera très vite publiée car j’ai hâte de retrouver P’tit Cousu et les autres, en attendant, un grand merci à Babelio et aux éditions Bayard pour cette jolie découverte !

Ma note : 4-5
Fantasy·Jeunesse

Chroniques du Monde Emergé, tome 1 : Nihal de la Terre du Vent – Licia Troisi


Chroniques du Monde Émergé;
Tome 1 : Nihal de la 
Terre du Vent 
Licia Troisi
Édition Pocket Jeunesse, 2011
Traduit par Agathe Sanz
495 pages

Genre(s) : Fantasy; Jeunesse

Série : Chroniques du Monde Émergé
1. Nihal de la Terre du Vent
2. La mission de Sennar
3. Le Talisman du pouvoir

 .

Résumé :.
Nihal est une jeune fille très étrange : oreilles pointues, cheveux bleus, yeux violets tout la distingue des autres habitants du Monde émergé. Fille d’un célèbre armurier, elle passe son temps à jouer à la guerre avec une bande de garçons. Mais la nuit, des voix plaintives et des images de mort hantent l’esprit de Nihal. Et lorsque le terrible Tyran envahit La Terre du Vent, elle comprend que ses cauchemars sont devenus réalité. L’heure du véritable combat a sonné. Nihal doit devenir une vraie guerrière et défendre la paix, à tout prix. Ses seuls alliés : Sennar, le jeune magicien, et une infaillible épée de cristal noir.
.  .
 Mon avis :.

Lorsque j’ai acheté ce premier tome, je n’ai même pas pris la peine de lire le résumé, la couverture était magnifique, c’était de la fantasy et cela me suffisait pour l’embarquer !
Coup de bol car contrairement à des titres que j’avais acheté grâce à leur couverture et qui m’avaient ennuyée (la couverture c’est un attrape couillon en fait !) ce premier volume des « Chroniques du monde émergé » m’a beaucoup plu, quelques petites choses m’ont empêchée d’atteindre le coup de cœur, mais je lirai la suite dès que possible.

Le seul vrai reproche que je pourrais faire concerne Nihal, l’héroïne donc, qui par moment est un peu irréfléchie et irresponsable, on lui a interdit de faire quelque chose, elle le prend très mal et décide donc de désobéir et de faire son coup en douce, lors de ces quelques scènes Nihal n’est plus une gamine et vu qu’elle est plutôt mature pour son âge, je ne m’attendais pas à ce qu’elle fasse son caprice et elle m’a agacée dans ces moments là, j’ose espérer qu’elle a appris de ses erreurs et qu’elle évitera d’agir comme une écervelée à l’avenir !
A par cela, j’ai adoré Nihal, ce premier tome s’étale sur cinq ans, ce qui nous permet de voir son évolution, d’adolescente garçon manqué, rêveuse et dissipée, elle devient peu à peu une jeune femme forte et très déterminée, en particulier après toutes les épreuves qu’elle traverse… Sa personnalité est déjà bien creusée, et c’est une figure émouvante.
Aux côtés de Nihal, il y a pas mal de personnages, malheureusement si le caractère de l’héroïne est approfondie, celui des autres l’est nettement moins, en fin de compte, le seul autre protagoniste que je retiens est Sennar, jeune magicien et meilleur ami de Nihal, au départ je n’accrochais pas mais après avoir fais connaissance avec lui, j’ai fini par m’attacher et par le trouver touchant. J’ai aussi beaucoup apprecié la relation qui le lie à Nihal, bien sur on se doute de la suite des événements sur ce point mais j’ai aimé leurs scènes ensemble, leurs petites chamailleries et quand ils se trouvaient loin l’un de l’autre, cela me manquait !

Au niveau histoire, ce premier tome sert à poser les bases de l’univers évidemment mais il se passe aussi beaucoup de choses, des scènes de bataille, des scènes avec des dragons… Le rythme reste soutenu du début à la fin, et même lors des moments plus « calmes » je n’ai ressenti aucun ennui, mon intérêt a été maintenu jusqu’au bout.
Comme je le disais, l’intrigue se déroule sur cinq années, mais les ellipses sont bien intégrées pour ne pas avoir l’impression d’être perdu ensuite et elles arrivent aux bon moments pour que l’histoire ne devienne pas répétitive (lors des différents apprentissages de Nihal notamment, l’auteure reste juste ce qu’il faut de temps sur ces passages sans s’éterniser).
La plume rajoute au dynamisme du livre, c’est agréable, assez addictif, et suffisamment descriptif pour se faire une idée du monde sans que cela en devienne assommant.

Un très bon premier tome donc, je pense que je ne tarderai pas à craquer et à acheter la suite pour savoir au plus vite ce qu’elle me réserve !

Ma note : 4
Lecture commune avec :
Fantasy·Jeunesse

Le monde de Narnia, tome 7 : La bataille finale – C.S. Lewis

Le monde de Narnia; Tome 7
La bataille finale
C.S. Lewis
Édition Gallimard,
2005
Traduit par Philippe Morgaut
112 pages   

Genre(s) : Jeunesse,
Fantasy

.
Série : Le monde de Narnia
1. Le neveu du magicien
2. Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique
3. Le cheval et son écuyer
4. Le prince Caspian
5. L'odyssée du passeur d'aurore
6. Le fauteuil d'argent
7. La dernière bataille
 
Résumé :.
Seul, captif, désespéré, le dernier roi de Narnia appelle à son secours les enfants qui, tant de fois, par le passé, ont sauvé le royaume de la destruction. Jill et Eustache se retrouvent donc, à nouveau, transportés dans l’univers enchanté de Narnia dont ils rêvent chaque jour en secret. Mais parviendront-ils, cette fois, à éviter le pire ? Car cette aventure pourrait bien être la dernière…
.
   Mon avis :.

Après plusieurs semaines de lecture, voila le septième et dernier tome du monde de Narnia, et je peux maintenant le dire : punaise enfin ! (Et je dis « punaise » pour être polie !)
Arrivée là je n’espérais plus de coup de cœur, même pas une lecture agréable en fait vu le mal que j’avais eu à finir le sixième tome et c’était une bonne chose de revoir mes espoirs à la baisse car sans être le plus mauvais volume de la saga, ce dénouement est tout de même un sacré bordel (y a pas d’autre mot !)

[Je préviens par avance : si vous n’avez pas lu ce dernier tome, et que vous comptez le faire (maso va :D) alors ne lisez pas ce qui suit car il va y avoir du spoiler !]

C.S. Lewis, non content de nous avoir gonflé tout le long du livre avec ses idées chrétiennes, s’est complètement lâché en cette fin de saga et nous a fait un reboot du jugement dernier !
Dieu, le Diable, le paradis où tout le monde il est gentil tout le monde il est heureux, les pommes… Tout y est ! Plus de 800 pages pour en arriver là et pour surtout se rendre compte que Narnia n’est en fait pas le vrai Narnia, que ce n’est qu’une ombre, une copie, ça donne un peu l’impression de s’être fait pigeonner !
A quoi a servit toutes les aventures des précédents tomes si c’est pour arriver à ce résultat ? C’est ce que je me suis demandé sur le moment, moi qui reprochait les dénouements faciles jusqu’à maintenant, ce n’était rien comparé à ce dernier volume; les gentils vont dans le paradis d’Aslan et les méchants vont en enfer chez Tash, sérieusement c’est ça la fin de Narnia ? J’aurais C.S. Lewis en face de moi je lui dirai « tu t’es pas foulé sur ce coup là, feignasse ! »

En dehors de ce final plus que douteux, l’histoire de ce dernier tome suit le singe Shift qui a déguisé son ami (ou plutôt son bouc émissaire vu sa façon de le traiter) Puzzle, un âne, en Aslan le lion pour prendre le pouvoir à Narnia.
A aucun moment, les animaux de Narnia ne se doute de la machination, ils tombent tous dans le panneau et ils gobent tout ce que le singe peut leur dire, j’ai été consternée et agacée par leur naïveté et j’ai eu l’impression que Lewis nous prenait pour des crétins avec une histoire pareille.
Pendant ce temps, les Calormènes (les vilains pas beaux à la peau foncé du tome 3, oui parce qu’en plus d’être un fanatique religieux et de ne pas aimer les femmes, C.S. Lewis était raciste, l’homme parfait donc… ou pas !), sous les ordres de Shift, capturent le prince Tirian, descendant de Caspian. C’est finalement Jill et Eustache (les héros du tome précédent) qui débarquent pour venir en aide au jeune prince.
Comme d’habitude, tout se résout très facilement et sans surprise, je ne m’attendais plus à rien de prenant donc au moins je ne suis pas déçue.

En revanche, je le suis par la bataille évoquée dans le titre de ce tome qui ne dure que deux pages et n’a vraiment rien de fabuleux, je trouve que Lewis n’est pas doué pour raconter une histoire mais quand il s’agit de décrire une bataille, c’est encore pire… Je savais qu’il ne fallait pas m’attendre à quelque chose de sanglant avec des tripes qui volent et des décapitations à la pelle mais j’espérais au moins un sursaut pour ce passage là, et finalement une bagarre entre poivrots qui sortiraient d’une taverne complètement bourrés serait plus épique que la bataille de ce tome !

Pour les personnages, le bilan est aussi médiocre, aucun ne sort du lot, le seul que j’ai un peu apprécié est l’âne Puzzle (ça c’est le côté souffre-douleur qui m’inspire de l’empathie !) les autres m’ont laissée indifférente, que ce soit les nouveaux, ou les anciens, Poly et Digory (les enfants du premier tome, devenus adultes maintenant) Peter, Edmund et Lucy, -Susan étant bannie car ce n’est qu’une pauvre dinde, oh pardon, une jeune femme superficielle (d’ailleurs je me demande quelque chose, ses frères, sa sœur et leurs parents sont donc morts et partent vers le paradis / le vrai Narnia, mais que devient Susan ? Elle aussi a passé l’arme à gauche et a atterri en enfer ou est-elle toujours vivante ? Je l’avoue, j’ai un peu survolé ma lecture, donc je suis peut être passée à côté de la réponse !)- j’ai trouvé que tout ce petit monde ne servait à rien, juste pour la décoration et c’est tout !

C’est donc un mauvais tome pour clore cette saga qui ne restera pas dans mon esprit bien longtemps, je ne comprends pas comment cette série a pu être un succès, mais je pourrai au moins dire que j’ai lu Le monde de Narnia en entier (faut bien trouver des points positifs :D)

Ma note : 1-5
Fantasy·Jeunesse

Le monde de Narnia, tome 6 : Le fauteuil d’argent – C.S. Lewis

Le monde de Narnia; Tome
6 : Le fauteuil d'argent 
C.S. Lewis
Édition Gallimard, 2005
Traduit par Philippe Morgaut
134 pages

Genre(s) : Jeunesse, 
Fantasy

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Série : Le monde de Narnia
1. Le neveu du magicien
2. Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique
3. Le cheval et son écuyer
4. Le prince Caspian
5. L'odyssée du passeur d'aurore
6. Le fauteuil d'argent
7. La dernière bataille

 .

Résumé :.
Pour Jill et Eustache, la vie est dure à l’école expérimentale! Un jour, voulant échapper à des élèves qui les brutalisent, les enfants ouvrent la petite porte du jardin. Au lieu de la lande morne et grise, ils découvrent une contrée radieuse, le pays d’Aslan, le grand lion. Celui-ci leur confie une mission: retrouver Rilian, prince héritier de Narnia, enlevé des années plus tôt par un horrible serpent…
.  .
 Mon avis :.

Mais quel crétin cet Eustache ! Et quelle nouille cette Jill !
C.S. Lewis n’est décidément pas doué pour écrire des histoires captivantes mais quand il s’agit de créer une bande de débiles qui serviront de « héros » là il se surpasse ! Je suis bien contente qu’il ne me reste qu’un seul tome (whouhou !) pour finir cette saga, car je suis de plus en plus lassée de l’histoire, du style, des idées de Lewis, et je ne supporte plus les personnages.

C’est même le plus mauvais tome de la saga à mes yeux (en tout cas, pour l’instant, le septième et dernier tome sera peut être encore pire, qui sait), malgré tous les reproches que j’ai pu faire sur les précédents tomes j’arrivais tout de même à trouver des points positifs, dans « Le fauteuil d’argent » je cherche mais je ne trouve rien de plaisant, c’est pénible à tous les niveaux; je ne sais pas si c’est tout simplement moi qui fait une overdose ou si l’histoire se traîne vraiment mais aucune scène n’a attiré mon attention, encore un peu et je me serais endormie sur le livre (remarquez, c’est pratique pour une insomniaque comme moi, quelques pages de Narnia et je dors comme une souche !), je n’arrive même plus à me souvenir correctement de l’histoire à peine trois jours après ma lecture; une sorcière à robe verte, des géants, et une partie de l’aventure se déroulant sous terre, voila tout ce dont je me souviens, c’est quand même limite, non ?!

Il faut dire que le peu d’empathie que j’ai eu pour les personnages ne m’a pas aidée à accrocher à l’histoire, Eustache et Jill sont deux gamins particulièrement idiots, incapable de se souvenir de quoi que ce soit (quatre pauvres signes à retenir, c’est quand même pas si difficile à faire ?!) et complètement naïfs et aveugles, quand la sorcière leur dit d’aller chez les géants pour leur festins, ils ne se disent même pas que c’est peut être eux qui vont servir de plat de résistance, il faut vraiment avoir quelques cases de vides pour ne pas voir le danger !
Mais évidemment, peu importe à quel point ces personnages sont demeurés, ils finiront par réussir la mission qu’Aslan leur a confié et parviendront même à zigouiller la sorcière verte au passage, bien suuuur on y croit !

Et comme si tout cela ne suffisait pas, Lewis continue de nous assommer avec son idéologie chrétienne pas franchement discrète et son opinion loin d’être flatteuse sur les femmes (bin oui, les femmes c’est le maaaaal, c’est superficiel, pleurnicheur et c’est juste bon à jouer les potiches !), étant une femme pas des masses copine avec la religion (oh nom de diou, c’est maaaal, brûlez-moi !) cet aspect de la saga commence à vraiment me les briser !

Finalement la seule bonne chose, c’est qu’il ne me reste plus qu’un seul tome (re whouhou !) pour finir cette saga, et pouvoir jeter ce bouquin au feu (ah non merde c’est vrai que c’est un emprunt, c’est dommage =D), vivement !

Ma note : 1