Aventure·Film

Chronique film : Max et les Maximonstres

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Max et les Maximonstres.

Réalisé par Spike Jonze
Scénarisé par Spike Jonze et Dave Eggers
2009, Allemagne, Australie, 
États-Unis
Durée : 1h41
Genre : Aventure

Avec : Max Records (Max), Catherine Keener (Connie), James
Gondolfini (Carol, VO), Paul Dano (Alexander, VO)...

Adaptation de : Max et les Maximonstres de Maurice Sendak

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Synopsis :

Max, un garçon sensible et exubérant qui se sent incompris chez lui, s’évade là où se trouvent les Maximonstres. Il atterrit sur une île où il rencontre de mystérieuses et étranges créatures, aux émotions sauvages et aux actions imprévisibles. Les Maximonstres attendent désespérément un leader pour les guider, et Max rêve d’un royaume sur lequel régner. Lorsque Max est couronné roi, il promet de créer un monde où chacun trouvera le bonheur. Max découvre vite toutefois que régner sur un royaume n’est pas chose aisée et que ses relations avec les autres sont plus compliquées qu’il ne l’imaginait au départ…

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Mon avis :

Même si ce film m’intéressait depuis sa sortie je rechignais à le regarder et il a fallu la découverte du livre dont il s’inspire pour enfin trouver la motivation.
J’avoue que j’en attendais pas mal, il y a beaucoup de bon dans le livre et pouvoir passer plus de temps dans cet univers m’emballait d’avance, mais finalement le film ne m’a pas franchement séduite…

Max est un gamin turbulent qui, un soir, pète complètement une durite et se met à hurler et à mordre sa mère avant de s’enfuir de chez lui et de laisser sa mère se morfondre (ah la maternité, quel bonheur…)
Sa fuite le mène sur une île où se trouvent de grosses bêtes qui au lieu de le bouffer comme ils auraient dû (un gamin chiant de moins, c’est toujours bon à prendre !) ils le gardent et en font leur roi.

Vu que le livre ne fait qu’une trentaine de pages je ne vais pas trop m’attarder sur la comparaison entre les deux supports, le film est fidèle au livre notamment sur trois choses importantes : le caractère infernal de Max (logique), l’ironie de l’histoire et l’absence de morale, donc à ce niveau le matériau de base est respecté et vu qu’il n’y a pas plus à en dire quant à l’adaptation, je vais plutôt m’intéresser au film en lui-même qui n’est pas le coup de cœur que j’attendais, ce n’est pas déplaisant mais je suis vraiment restée sur ma faim.

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En fait moi qui m’attendais à une histoire un poil plus étoffée, j’ai été frustrée de me retrouver face à du remplissage où finalement on ne voit rien de plus que dans le livre mais en beaucoup, beaucoup, plus lent et du coup je me suis assez ennuyée, on fait vite le tour et je ne suis pas sûre que le format du long-métrage soit idéal finalement car c’est trop pour ce que cela raconte, je pense que tous les messages du film n’auraient pas été perdus si l’adaptation avait été bien plus courte (voir si cela avait été un court-métrage) et qu’en plus l’histoire m’aurait plus embarquée, même si j’ai apprécié les interactions entre Max et les monstres et que ces derniers aient une vraie place et soit assez développés pour devenir attachants, cela dit je ne suis pas vraiment convaincue par leur apparence, dans le livre (heureusement que j’ai dit que j’arrêtais les comparaisons tiens !) les monstres n’étaient pas forcément effrayants mais ils gardaient quelque chose d’inquiétant que ce soit grâce à leurs griffes et à leurs crocs mais surtout par leurs regards qui n’étaient pas des plus doux, ici ce n’est plus vraiment le cas, les monstres sont de grosses peluches qui ont plutôt l’air perdu que menaçant, même si ce n’est sans doute pas évident de « donner vie » à des dessins et de trouver l’équilibre entre mignon et inquiétant, du coup je garde une petite réserve sur leurs aspects mais je ne suis pas non plus trop critique, le résultat n’étant pas raté pour autant.

Je suis au contraire bien plus emballée sur le visuel du film en général, l’île sur laquelle Max vit son aventure n’a rien de fantastique elle ressemble à n’importe quelle île sur Terre mais grâce au travail des lumières on se retrouve dans quelque chose d’onirique, de très apaisant, de poétique, et c’est plaisant d’y être plongée.
C’est dommage que la forme du film soit plus réussie que le fond, car même si tout n’est pas à jeter, je le redis mais l’histoire laisse un goût de trop peu, pour un film sur l’enfance je suis sûre qu’il y avait beaucoup à creuser et c’est dommage de ne pas proposer plus que ce que le bouquin nous donne déjà, question double lecture on y est mais le reste est moins enthousiasmant…

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En ce qui concerne le casting je n’ai pas grand chose à dire, Max Records joue très bien le gamin qu’on a envie de claquer, et pour ce qui est du doublage des Maximonstres en VF, qui n’est pas mauvais du tout, il n’y a rien de particulier à noter excepté la présence de Charlotte Gainsbourg qui fait la douce voix de KW.

Bref, j’ai l’impression de n’avoir rien dit d’intéressant dans cette chronique mais en même temps je me suis retrouvée un peu déconcertée, je ne peux pas parler de mauvaise adaptation parce que le livre est plus que respecté, mais j’aurais aimé que cela aille plus loin, avoir plus à découvrir et que j’ai plus à me mettre sous la dent que juste de belles images…

 

Ma note : 3
Drame·Film

Chronique film : Dina

Dina 
Réalisé par Ole Bornedal 
Scénarisé par : Ole Bornedal, 
Jonas Cornell 
2003, Danemark, Allemagne 
Durée : 2h05 
Genre : Drame

Avec : Maria Bonnevie (Dina), 
Gérard Depardieu (Jacob), 
Mads Mikkelsen
 (Niels),
 Hans Matheson (Tomas)...

Adaptation de : Le livre de Dina de Herbjorg Wassmo
Synopsis :
Durant les années 1840, dans une petite ville portuaire de Norvège. Dina, une jeune fille solitaire et sensuelle, vit avec le traumatisme de la mort de sa mère, qu’elle a accidentellement provoquée durant son enfance.
Rejetée par son père, elle devient une créature sauvage et fougueuse qui refuse toutes les règles de son époque. Seul son tuteur parvient à la faire sortir de son mutisme en lui communiquant sa passion dévorante pour le violoncelle.
Sortant peu à peu de son isolement, Dina devient une femme de caractère, imprévisible et obstinée. Amante passionnée, dépassant les conventions de son mariage arrangé, Dina s’engage pleinement dans des amours tumultueuses pour prendre sa revanche sur la vie.
Mon avis : 

Il y a encore quelques mois j’avais vraiment envie de voir ce film, surtout pour le casting en fait vu qu’il y a Mads Mikkelsen et Hans Matheson, mais après avoir lu le livre dont est adapté ce film j’étais beaucoup plus réticente et j’avais peur de m’ennuyer et de m’agacer comme pendant ma lecture…

Le film commence dans la joie, l’amour familial et les petits nounours en guimauve lorsque Dina, 5 ans, se fait gifler par son père et est sur le point d’être étranglée par lui parce qu’elle a ébouillanté vivante sa mère (pas de façon délibérée, c’était un accident, cela arrive à tout le monde d’être maladroit !)
Puis la petite découvrira la violoncelle qui sera la jeune chose réussissant à canaliser son énergie.
Plus Dina grandit, plus elle devient sauvage, indépendante, violente, vit comme elle le souhaite peu importe les conventions, aime qui elle veut malgré son mariage arrangé, et reste hantée par la mort de sa mère.

Je n’avais pas aimé le livre, à cause du personnage que j’avais trouvé profondément égoïste et insupportable mais aussi à cause de l’histoire en elle-même qui est mortellement ennuyeuse, et si ma lecture a été bien longue, mon visionnage du film l’a été tout autant, peu importe le support je n’accroche décidément pas à Dina et à son histoire et je me suis vraiment demandé si cela valait la peine d’écrire une chronique dessus, mais tant qu’à faire autant que je ne me sois pas fait du mal pour rien !

Le film est on ne peut plus fidèle au livre, l’histoire est la même et si vous avez aimé le bouquin alors le film devrait passer tout seul (et dans le cas contraire si le livre ne vous a pas plu alors vous le sentirez passer), mais justement c’est tellement calqué que cela n’apporte pas grand chose en fin de compte, il y a des scènes bien faites, c’est joli à regarder (principalement pour les beaux paysages Norvégiens) mais à par cela, rien de neuf à se mettre sous la dent, il n’y a pas d’effort faits pour essayer d’étoffer un peu l’histoire que ce soit celle de Dina ou des autres personnages, rien pour essayer de rendre Dina plus émouvante ou au moins tenter de la rendre moins énervante, et comme pendant ma lecture l’ennui se faisait de plus en plus fort à mesure que l’histoire se déroulait et dans la deuxième moitié je ne la suivais plus que d’un oeil en me demandant si j’allais réussir à aller jusqu’au bout…

En ce qui concerne les acteurs, c’est Maria Bonnevie qui a été choisie pour le rôle titre, que je vois jouer pour la première fois et qui convient très bien, l’actrice arrive à être vraiment flippante et avoir le regard d’une possédée ce qui est parfait vu à quel point Dina n’est pas rassurante !
Il y a donc Mads Mikkelsen qui aurait du charisme même s’il avait son froc sur la tête mais qui malheureusement est sous-exploité avec un personnage qui ne m’a pas franchement intéressée (et dont je ne me souviens même pas dans le livre), Gerard Depardieu qui joue Jacob (le mari de Dina) qui fait pitié (mais c’est le personnage qui veut cela donc c’est bien fait), Hans Matheson qui incarne Tomas l’ami / amant de Dina et qui a l’air complètement terrorisé par elle (et je comprend pourquoi) ou encore Christopher Eccleston qui est un acteur que je ne peux pas blairer et qui joue un personnage que je ne peux pas blairer non plus !
Il faut admettre que le casting est assez bon, je n’ai pas de gros reproche à faire à leurs interprétations, ils se dépatouillent comme ils peuvent avec des personnages qui manquent de consistance, parce que finalement la plupart des protagonistes en dehors de Dina ne trouvent pas leur place et certains ne sont là que pour être les pantins de l’héroïne, c’était déjà le cas dans le livre et cela se confirme dans le film.

Pour être franche j’ai l’impression d’être bloquée et de ne pas savoir de quoi parler dans ma chronique, l’histoire est fatigante tout comme l’héroïne, les autres personnages sont creux, la réalisation est plate, les musiques sont tellement marquantes que je ne m’en souviens pas (excepté les scènes où Dina joue de son violoncelle qui relèvent le niveau)…
D’autres ont aimé ce film mais ce n’est définitivement pas ma came, je n’ai rien ressenti de positif là-dedans et j’ai vu arriver le générique de fin avec un soupir de soulagement.

Ma note : 1
Fantastique·Film

Chronique film : Vampire academy

Vampire Academy
Réalisé par Mark Waters
Scénarisé par : Daniel 
Waters
2014, États-Unis
Durée : 1h44
Genre : Fantastique

Avec : Zoey Deutch (Rose), 
Lucy Fry (Lissa), Danila 
Kozlovskiy (Dmitri), 
Olga Kurylenko (Kirova), 
Sami Gayle (Mia),
 Gabriel Byrne (Victor)...

Adaptation de : Vampire Academy, Tome 1 : Soeurs de 
sang de Richelle Mead
Synopsis :
Rose, une adolescente de 17 ans, est une Dhampir, une créature mi-humaine mi-vampire, gardienne des Moroi, une race de vampires mortels pacifiques. Elle doit enseigner les fonctions de gardienne à sa meilleure amie Lissa et affronter les Strigoi, une race de vampires maléfiques. Tout en devant jongler avec son amour pour Dmitri, son professeur.
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Mon avis :

J’ai découvert le premier tome de la saga livresque il y a trois ans maintenant et si j’avais trouvé pas mal de défauts j’avais bien aimé la mythologie mise en place qui avait l’air d’inaugurer de bonnes choses (après ce n’est peut-être qu’une impression, n’ayant pas lu la suite…) et si j’aime en général découvrir les adaptations cinématographiques des livres que j’ai lu, là j’étais réticente, déjà parce que je trouve l’affiche absolument immonde avec une tagline ridicule (« Sang, sexe et coups bas… Une école (presque) normale », les responsables de ce truc auraient pu promettre un « American pie dans le monde des vampires » que cela n’aurait pas été pire, je sais que le public ciblé est adolescent mais de là à prendre les ados pour des andouilles…) mais aussi parce que le casting ne m’emballait pas et que les avis étaient très mauvais accessoirement.
Mais n’écoutant que mon masochisme j’ai finalement tenté le coup, et maintenant je sais que quitte à satisfaire mon côté maso j’aurais eu meilleur compte à aller dans la boite SM du coin pour me faire fouetter les tétons, cela aurait surement été plus amusant que de regarder ce film !

Bon, « Vampire Academy » c’est quoi ? C’est l’histoire de Rose et de sa copine Lissa, qui sont toutes les deux des vampires (mi-vampire mi-humaine pour la première, « moroï » pour la seconde, en gros elle boit du sang mais elle est mortelle et supporte le soleil, et les moroï ont qui plus est le pouvoir de contrôler un élément que ce soit le feu, l’air, l’eau ou la terre, mais Lissa de son côté réussit à contrôler l’esprit et peu convaincre les autres de faire à peu près tout et n’importe quoi, et en plus la demoiselle fait partie de la famille royale)
Les deux héroïnes partagent également un lien assez particulier qui fait que Rose en se concentrant peut se « projeter » dans la tête de Lissa et voir ce qu’elle voit, entendre ce qu’elle entend, ressentir ce qu’elle ressent…
Le film commence alors que Rose et Lissa se sont enfuies de l’académie un an plus tôt et sont rattrapées par Dmitri, qui veillera à la sécurité des deux jeunes et qui apprendra à Rose comment vaincre les Strigoï (les vampires morts-vivants et sanguinaires) et comment protéger son amie qui est devenue la cible de plusieurs menaces.
 

Globalement ce film est un mélange entre Gossip girl et un film d’épouvante pour ados (vous savez les films où il n’y a rien d’horrible à par quelques éclaboussures de sang sur le mur pour faire croire qu’un danger rôde alors qu’en fait le chat représente une menace plus sérieuse !), alors honnêtement l’histoire dans le bouquin ne m’a pas trop marquée donc je ne sais pas précisément si le film est plus ou moins fidèle et bien sur je m’attendais à un film assez léger niveau horreur mais se retrouver face à des vampires dont les actes les plus atroces sont de lancer de fausses rumeurs sur les autres élèves et à l’occasion d’affronter des morts-vivants baveux sortis d’une obscure série Z c’est moyen, et ennuyeux.

Et forcément vu qu’on est dans un film pour ados on se retrouve avec des « romances » de partout et forcément elles sont insupportables !
Ah oui et pour la mythologie vampirique mise en place ? Profitez en bien parce qu’elle est expliquée en cinq minutes, et après on en parle plus, les scénaristes n’ayant pas été foutus de creuser ce point, après tout ce n’est pas comme s’il y avait six tomes et probablement plus d’informations à se mettre sous la dent et qu’on aurait pu intégrer à ce film hein, vaut mieux se concentrer sur les scènes où les deux héroïnes font du shopping ou que les personnages se font les yeux doux hein.
Et surtout LA bonne idée était de faire se terminer le film sur une sorte de cliffhanger, je sais que le scénario d’un deuxième film a été écrit mais ce premier volet a fait un tel flop que la suite ne sortira pour ainsi dire jamais alors finir en queue de poisson c’est vraiment la cerise sur le tas de bouse !
Bref je vais arrêter là pour l’histoire parce que plus j’y repense plus elle m’énerve et je vais plutôt parler du reste parce que là aussi il y en a des choses à critiquer !

Le casting est composé de Zoey Deutch que je connaissais « grâce » à son personnage insupportable de la série « Ringer » et que je n’étais pas franchement ravie de retrouver en Rose mais finalement elle s’en sort plutôt bien, déjà j’aime assez son personnage qui sait se battre, se montrer forte, avoir de la repartie (et pourtant je l’ai trouvé largement agaçante dans le livre, parce que trop grande gueule, trop prétentieuse, mais c’est atténué dans le film et c’est tant mieux) et je trouve que Zoey Deutch convient bien à tout cela et sans avoir un charisme fou elle a quand même une certaine présence.
Lucy Fry incarne Lissa et elle passe suffisamment de temps à rester la bouche ouverte à gober les mouches pour devenir pénible, et son jeu accentue vraiment le côté insipide du personnage.
Le trio est complété par Danila Kozlovskiy qui joue Dmitri le (soi-disant) beau-gosse ténébreux de l’histoire qui ressemble à tous les autres mecs des films pour ados et qui du coup ne me fait aucun effet, d’autant que je ne suis pas fan de son personnage à la base que je trouve fade…
Les seconds rôles sont déjà plus connus que ce soit Olga Kurylenko que j’avais découvert dans « Paris, je t’aime » où elle jouait… un vampire, et qui ne m’a jamais vraiment marquée dans ses autres rôles et ce n’est pas ici que cela va changer mais si elle passe son temps à jouer les rôles de potiches aussi…, Gabriel Byrne qui était là parce que… euh je ne sais pas, il s’ennuyait entre deux tournages donc il a voulu dépanner l’équipe du film ?! On l’a déjà vu plus inspiré, mais sa prestation est correcte, ou encore Joely Richardson qui fait deux apparitions avec un costume de reine qu’elle a dû trouver dans un tout à dix balles et qui aurait mieux fait de recycler ses costumes de « The Tudors », cela aurait été un poil plus chic et elle n’aurait pas eu l’air d’un mauvais cosplay.
Le reste du casting est facilement oubliable, ils se ressemblent tous, ils sont tous blancs, tous maigres, tous lisses (c’est marrant d’ailleurs, quand j’allais à l’école il y avait de tout, des grands, des petits, des maigres, des gros, des roux, des blancs, des noirs, des asiatiques, mais bon j’ai été dans des écoles d’humains après tout, chez les vampires il n’y a peut-être qu’un seul type de physique… ou alors c’est l’industrie du cinéma qui n’est peut-être pas foutue de varier les castings et de représenter tout le monde ?!)

Bref les acteurs ne sont pas brillants mais les personnages étant plats et / ou clichés c’est plutôt ardu de faire une interprétation potable, pour tout dire si on enlève tout le côté vampirique on se retrouve face des personnages d’adolescents comme on en voit partout, qui n’ont pratiquement rien d’intéressant et qui sont tous plus ou moins insupportables, c’était déjà un des reproches que j’ai pu faire au livre mais d’après ce que j’ai lu cela s’améliore par la suite, seulement j’aurais aimé que les scénaristes n’attendent pas et offre des personnages plus développés dès le départ, encore un point sur lequel ils se sont vautrés.

Je ne parlerai pas de la réalisation (qui n’a rien de spécial), de la musique (dont je ne me souviens pas), des dialogues (qui sont dénués d’intérêt quand ils ne sont pas agaçants), les combats sont horriblement mal chorégraphiés, du coup on a l’impression qu’il y a aucune force dans les coups portés, à moins que les acteurs n’aient de la guimauve à la place des muscles.. Et les effets spéciaux même s’ils sont peu nombreux sont assez mal faits (je fais surtout allusion à une des dernières scènes qui fait intervenir des grosses bébêtes poilues)

Pour ne pas être complètement négative je dois avouer que les décors de l’académie ont plutôt de la gueule sans avoir l’air de dire on-est-des-vampires-on-est-trop-dark-on-vit-dans-des-lieux-sombres-t’as-vu, on reste dans le sobre, cela manque peut-être un peu de magie mais on tombe tellement dans la caricature sur le reste qu’il vaut mieux parier sur la simplicité là dessus !

On frise le navet avec cette adaptation, ma très grande indulgence et les quelques rares points positifs le sauve à peine, mais en même temps le four qu’il s’est pris au box-office est mérité dans la mesure où ils ont juste voulu se faire du blé en faisant venir les fans du livre (et en pissant sur ce dernier au passage vu ce que j’ai pu entendre) et les ados qui comme on le sait tous ne s’intéressent qu’au gore et qu’au cul (non) (et je prend leur défense alors que je ne peux pas sacquer les ados… ni les enfants… ni les humains en général !).
Donc que ce soit parce que vous êtes fan du livre ou parce que vous voulez regarder un film divertissant, de mon point de vue vous devriez passer votre chemin !

Ma note : 1-5
Drame·Film

Chronique film : Hell

Hell.
Réalisé par Bruno Chiche
Scénarisé par : Bruno 
Chiche /
 Lolita Pille
2006, France
Durée : 1h40
Genre : Drame
Avec : Sara Forestier (Hell),
Nicolas Duvauchelle 
(Andrea)...

Adaptation de : Hell 
de Lolita Pille
Synopsis :
Hell, une jeune fille issue d’un milieu aisé, passe ses nuits dans les boîtes parisiennes et ne fréquente que la jet set. Mais dans ce monde où tout n’est que paillettes, elle est en proie à un certain mal de vivre. C’est alors qu’elle fait la rencontre d’Andrea, un jeune homme avec qui elle s’isolera pendant six mois pour entamer une descente aux enfers.
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Mon avis :

Déjà la troisième fois que je vois ce film et mon opinion ne fait que se dégrader, la première fois je n’avais pas encore lu le bouquin et j’avais trouvé le film tout juste regardable, la seconde fois, après ma lecture, je l’avais trouvé médiocre et maintenant je le trouve tout simplement mauvais, en tant que film mais surtout en tant qu’adaptation.

« Hell » est donc l’adaptation du livre du même nom écrit par Lolita Pille où nous suivons une jeune fille qui évolue parmi la jeunesse dorée de Paris, entre beuveries, drogues et coucheries, un univers charmant donc et pas du tout glauque !

Si vous avez lu ma chronique sur le livre, vous savez que c’est surtout pour son personnage principal qui est complexe et bien travaillé que j’ai apprécié le livre, le reste m’ayant laissée très mitigée.
La première fois que j’ai pu comparé les deux supports (il y a 6 ou 7 ans) je n’avais pas encore le recul pour voir Hell telle qu’elle était réellement, c’est-à-dire profondément fragile et malheureuse, je ne voyais que sa superficialité, donc son traitement dans le film ne me gênait pas, aujourd’hui si, un peu.

Pour ce rôle c’est Sara Forestier qui a été choisie, ce n’est pas une actrice que j’ai souvent vu jouer (à moins de ne pas m’en rappeler…) mais je trouve qu’elle fait le job correctement dans « Hell », sans être parfaite elle a réussi à restituer la fragilité du personnage, j’ai ressenti la même compassion pour Hell dans le film que dans le livre, et physiquement il y a aussi quelque chose que Forestier apporte, quand Hell est dans son milieu elle parait éteinte, on arrive à percevoir la tristesse au fond d’elle et au contraire quand elle est heureuse avec Andréa est est lumineuse. De ce côté là c’est bien, je n’ai pas de reproche à faire.
Là où le bas blesse c’est que Sara Forestier n’est pas assez arrogante, à la base Hell est condescendante et méprisante et là il n’y a pas grand chose, elle n’envoie pas bouler ses parents (se contentant de traiter son père de connard quand il n’étend pas), ne bave pas sur le dos de son entourage, ne balance pas sa longue tirade à Andrea dans le but de le démolir, elle est trop gentille en fait, je ne sais pas si c’est un choix fait pour rendre le film moins trash ou le personnage moins antipathique mais le résultat est loin d’être convaincant et Hell est assez plate.

Pour Andrea c’est Nicolas Duvauchelle qui s’y colle, j’aime bien cet acteur (surtout physiquement oui, faut avouer ! Mais il était quand même excellent dans « Polisse » donc en ne me traiter pas d’obsédée tout de suite) mais dans « Hell » il n’est pas bon, du tout, déjà je n’aime pas cette grosse fadasse d’Andrea dans le livre mais c’est amplifié par le jeu d’acteur. Duvauchelle est mono-expressif, il récite son texte, on voit que les scénaristes ont essayé de creuser son personnage, de donner plus d’importance à sa relation difficile avec son père, mais la sauce ne prend pas, il n’est absolument pas touchant, il est juste ennuyant et là où il n’était qu’un petit con dans le livre il se transforme en gros blaireau dans le film, il se met à rouler à fond la caisse parce qu’une bande de beaufs l’a provoqué, il essaie de donner des ordres à Hell, il est violent; c’était déjà un crétin sur papier c’était inutile de lui coller l’étiquette du parfait branleur qui tente de contrôler son monde et pète un boulard à la moindre occasion !

Le reste du casting est trop anecdotique pour en parler, que ce soit les amies de Hell, ses parents qui sont plus présents que dans le livre mais tout aussi inexistants, et les autres, aucun protagoniste n’est vraiment creusé et les acteurs qui les jouent n’ont donc pas eu l’occasion de me marquer.

En ce qui concerne l’histoire, si le livre est répétitif et assez lassant à la longue, le film réussit l’exploit de faire pire, cela se résume encore une fois à suivre Hell d’une soirée pleine de coke à une autre mais là ou la romance entre Hell et Andrea apporte un peu de légèreté au livre, dans le film c’est devenu une histoire assez malsaine où les deux se font sans arrêt du mal pour finir par un concours morbide où ils picoleront jusqu’à la limite du coma éthylique (aaaahh le romantisme !), il n’y a que quelques rares scènes où on peut vraiment voir ce qui les lie, où il prend soin d’elle quand elle est malade après une énième cuite, mais c’est trop peu, leur style de vie est glauque et leur romance était sensée être une bouffée de fraicheur pour eux jusqu’à ce que leurs démons les rattrapent, pas une histoire où leurs jalousies respectives les rongent encore un peu plus…
Par contre je dois dire que j’ai bien plus accroché au dénouement du film que du livre, il reste le même mais la mise en scène et le jeu d’actrice fait qu’il m’a plus secouée et je trouve la réaction de Hell sur écran plus touchante que sur papier.

C’est difficile de défendre ce film, à chaque fois que je trouve quelque chose de positif il y a autre chose à côté qui gâche tout, le scénario est raté, le casting n’est pas sans faute et l’atmosphère n’est pas bien retranscrite non plus, c’est insipide, ce n’est pas aussi oppressant que cela le devrait et surtout c’est poussif, le film ne dure que 1h40 mais j’ai trouvé le temps très long, j’ai même fait avance rapide quelques fois parce que je n’en pouvais plus !
Finalement même si je trouve bon nombre de bémols au livre il est supérieur à son adaptation et si on veut vraiment saisir le caractère de Hell c’est vers ce support qu’on devrait se tourner !
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Ma note : 1-5
Film

Chronique film : Cinquante nuances de Grey

affiche du film Cinquante nuances de Grey
Cinquante nuances
de Grey
 Réalisé par Sam Taylor-Johnson
Scénarisé par : Kelly Marcel
2015, États-Unis
Durée : 2h05
 Genre : Romance
Avec : Dakota Johnson 
(Anastasia),
 Jamie Dornan (Christian)... 

 Adaptation de : Cinquante
nuances de Grey, Tome 1
 de E.L. James

 

Synopsis :
L’histoire d’une romance passionnelle, et sexuelle, entre un jeune homme riche amateur de femmes, et une étudiante vierge de 22 ans..
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Mon avis :

Je sais ce que vous vous dites si vous avez lu ma chronique sur le bouquin, vous vous dites que je suis bonne pour l’asile parce que se faire autant de mal à soi-même ce n’est quand même pas très sain, et vous n’auriez pas tort, mais passant un dimanche pourri je me suis dis que le rendre encore plus pourrave ferait que je verrai la vie en rose après (si vous trouvez mon sens de la logique quelque part vous seriez gentil de me le rendre, merci d’avance !) et évidemment dans ma grande générosité je n’allais pas vous priver d’une chronique où je parlerai de ce chef d’œuvre du 7ème art (inutile de chercher mon sens de l’ironie, il est bien en place :D) alors je vous suggère de préparer quelques accessoires, et non je ne parle pas de cravache, menottes et autre plug anal mais plutôt de sacs à vomi, de mouchoirs pour pleurer, d’anti-dépresseurs et d’une bonne bouteille d’alcool pour faire passer le tout !

Bon, pas la peine de vous refaire le pitch, vous savez que nous allons suivre une jeune cruche qui va rencontrer un control freak abusif et qu’elle va être initiée au BDSM, enfin c’est ce que nous promet le synopsis mais à par la collection de martinets de Christian, un coup de cravache sur la main, deux fessées et quelques coups de fouets vous ne verrez pas grand chose, excepté une histoire chiante comme la pluie, dans ce sens on peut dire que c’est bien adapté car livre et film donnent envie de s’arracher les cheveux tellement c’est vide, fade et énervant.

Commençons par le commencement avec les premières scènes du film qui transpirent la subtilité; le costume de Grey est gris, sa voiture est grise, toutes ses cravates sont grises, les vêtements de ses assistantes sont gris, le ciel est gris, et la ville entière est grise, heureusement que le nom de Christian n’est pas « yellow » sinon il y aurait sans doute eu une vague de cécité parmi les pauvres malheureux qui ont vu ce film. Je veux bien qu’il ait une petit clin d’œil à son nom mais là c’est bon on n’est quand même pas des blaireaux on a compris que le personnage masculin s’appelait « Grey » et que son nom était aussi dans le titre de l’histoire, on pourrait peut-être se calmer et la jouer un peu plus fine !

 

Bref, ces premiers instants plein de symboles nous présente aussi l’héroïne, Anastasia, qui a l’air vraiment godiche, elle a une frange qu’elle a probablement coupé avec un couteau à beurre émoussé, a un anti-cernes aussi daubé que le mien, s’habille très certainement chez Damart et traine un air de petit chaton dépressif sur la figure en permanence. Et je ne vous étonnerais pas si je vous dis que mon premier soupir exaspéré en regardant le film a été poussé au bout de 4 petites minutes en voyant son entrée fracassante dans le bureau de Grey, mais si, vous savez le moment où elle se vautre comme une bouse en ouvrant simplement une porte ! Cela avait l’air stupide sur papier mais c’est pire sur écran !
Je passerai sur le fait qu’elle est empotée car visiblement elle est juste très mal à l’aise, à sa place je le serai aussi dans ce grand bureau vide (Grey est peut-être riche mais il a des gouts en déco très douteux !) avec un mec qui me scrute de la tête aux pieds, qui pue la prétention à plein nez et qui dit qu’il s’adonne à diverses activités physiques (subtilité quand tu nous tiens ! Il aurait dit qu’il s’amusait à faire l’hélico-bite que cela n’aurait pas été plus clair), au mieux je serai très gênée, au pire j’aurais envie de lui refaire les roubignoles à coups d’agrafeuse.

D’ailleurs pour parler un peu des personnages, tout comme dans le roman rien n’est creusé, Ana n’a aucun caractère et se laisse dominer dans tous les aspects de sa vie par Christian et ce dernier est seulement beau, riche et a la cafetière fêlée, mais je suppose que je n’ai rien compris, que Cricri est juste trop dark parce qu’il est torturé, ce pauvre petit chou a eu une vie tellement misérable, et autre niaiseries que j’ai pu entendre… ouais ça ou c’est juste un connard en fait !
En deux heures il y avait quand même le temps de donner de vrais traits de caractère aux personnages mais on est passé complètement à côté et on doit se contenter de coquilles vides.

Et ce n’est pas les acteurs qui réussissent à rendre les personnage attachants, j’apprécie Jamie Dornan dans « Once upon a time » et « The fall » mais je ne comprenais pas son choix de jouer dans « 50 nuances » et je comprends encore moins maintenant, il a l’air d’avoir un balai coincé là où cela ne doit pas être agréable, il a un sourire crispé collé sur la tronche, il n’a pas l’air franchement attiré par Ana, il a l’air de tout bonnement s’emmerder.
La seule chose qu’il arrive à faire est de rendre le personnage encore plus glauque que dans le livre, notamment quand il lance un regard meurtrier à tous les mecs que croise Ana (t’es gentil Cricri mais tu n’es pas un chien et Ana n’est pas un arbre alors ne cherche pas à marquer ton territoire !) ou qu’il fixe Ana comme une jolie petite côtelette qu’il s’apprête à bouffer, en gros il est à baffer !
Pour Dakota Johnson je serai un poil plus indulgente mais pas trop non plus, dans le film elle est très niaise, elle se mordille les lèvres (je sais, c’est dans le livre), elle déglutit, elle regarde Christian avec les yeux mouillés (les yeux, j’ai dis !) elle a l’air au bord de l’orgasme à chaque fois qu’il la touche, vraiment elle respire la faiblesse et en fait des caisses, mais elle réussit à se rattraper un peu dans la toute dernière scène du film où elle a vraiment l’air impliquée dans ce qui arrive, ne donne pas l’impression d’être une poupée de chiffon et cesse d’avoir un regard de poisson mort !
Dans le reste du casting, on peut découvrir Jennifer Ehle (alias Elizabeth Bennet dans la mini-série « Orgueil & préjugés ») et Marcia Gay Harden (vue dans « The mist ») elles ne servent à rien mais voir deux excellentes actrices dans un film aussi pourri même si ce n’est que pour quelques minutes c’est un sacré gâchis !
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Pour en revenir à l’histoire, je m’étais mortellement ennuyée pendant ma lecture et je me suis mortellement ennuyée pendant mon visionnage, le scénario doit tenir facilement sur l’emballage d’une capote tellement il est basique et simpliste, il n’y a pas le moindre effort de fait pour essayer de creuser l’intrigue, pour donner une vraie consistance ou au moins un semblant d’intérêt à cette histoire, elle est à l’image des personnages : bancale.
C’est cousu de fil blanc, c’est niais tout en étant glauque, la « romance » entre Ana et Christian est sans aucun charme car à mes yeux ce n’est pas une romance, on ne ressent absolument pas les sentiments entre eux, d’ailleurs on ne s’embarrasse même pas à montrer à quel moment ils commencent à en développer, non le schéma du film c’est « on se rencontre, je te suis jusqu’à ton travail et jusqu’à chez toi, on baise, je te montre comment je vais te dominer, on baise, tu me quittes parce que je ne suis qu’un pauvre trou de balle », voila, quelle belle histoire d’amour !
Le reste du temps c’est du remplissage, que ce soit les scènes avec les mères respectives, les scènes où Cricri montre son gros n’avion à Ana, ou tout le reste, c’est long, c’est chiant, c’est une perte de temps tout simplement.

Côté cul ce n’est pas meilleur, les scènes de sexe sont assez peu nombreuses en fin de compte mais elles sont très mal réalisées, l’esthétique et les espèces de ralentis font que j’ai eu l’impression de regarder un film érotique des années 80 où six malheureux coups de fouet sont donnés, pour une histoire qui raconte l’initiation d’une jeune femme au sexe et au sadomasochisme c’est un peu pauvre, non pas que je voulais voir un film porno mais tout de même… j’espère que les vrais amoureux du SM s’amusent plus que les personnages du film parce que sinon c’est triste pour eux !
Les répliques « croustillantes » sont des perles aussi : « Si tu étais à moi tu ne pourrais plus marcher pendant cinq jours », « Vous ne pouvez plus vous échapper », « Et maintenant j’aimerai vous baiser jusqu’à la semaine prochaine »… Oh oui Christian tu m’excites, trifouille moi et pique moi les miches avec une fourche mon cochon !!! (hein ? Un sarcasme, ou ça ?)
Non mais sérieusement ce genre de répliques est risible, je n’ai rien contre les phrases crues dans le feu de l’action ou pour exciter sa/son/ses partenaire(s) mais quand c’est balancé par un homme qui n’inspire déjà pas confiance, qu’on connait depuis trois jours et avec qui on a même jamais couché c’est flippant, non ? Enfin moi ça me donne plutôt envie de me barrer et d’enfiler une armure pour être sure qu’il ne puisse pas me mettre la main dessus. C’est vraiment sensé nous émoustiller un mec qui nous promet de nous dérouiller les fesses tellement fort qu’on marchera en canard jusqu’au mois prochain ? E.L. James a un talent d’écriture situé entre le navet pourri et l’huitre pas fraiche mais pour le film ils ne pouvaient pas engager de vrais dialoguistes ? Ou bien ils se plantés et ils ont embauchés des gens spécialisés en parodie ? Parce que là cela aurait crédible mais en tant que film non parodique c’est très mauvais, et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, la seule bonne chose c’est qu’à par un ou deux « bébés » Christian n’abuse pas de ce surnom et c’est un vrai soulagement !

Dans toutes cette médiocrité, je donne quand même un bon point aux musiques choisies, surtout « I put a spell on you » et la reprise de « Crazy in love » qui sont sensuelles au possible, associées à des scènes de fesses qui auraient été bien faites il y aurait eu de quoi donner un bon coup de chaud, malheureusement les scènes étant ce qu’elles sont…

Pour finir, j’aimerai revenir sur certaines scènes particulièrement gerbantes.
Tout d’abord quand Ana se prend une cuite, José trouve que c’est pile le bon moment pour l’agresser sexuellement (essayer d’embrasser une femme ivre ? Mauvaise idée ! Essayer d’embrasser une femme ivre qui vient de te dire plusieurs fois « non » ? Tu es admissible à la castration !) et le lendemain quand sa Seigneurie Christian qui l’a recueillie dans sa chambre et lui a enlevé ses vêtements (pas du tout glauque) et la retrouve éveillée en train de s’inquiéter parce qu’elle ne sait pas s’ils ont fait goulougoulou, il ne trouve rien de mieux à dire que la nécrophilie ce n’est pas son truc (abuser d’une femme dans son sommeil c’est plus un viol qu’autre chose mais passons) et d’ajouter qu’Ana ne devrait pas boire pour ne pas se mettre en danger, et là on commence à toucher aux messages absolument vomitifs véhiculés par cette histoire, car ce n’est pas aux femmes de se priver de sortir et de boire mais plutôt aux pervers et violeurs potentiels de ne pas chercher à abuser d’elles, E.L. James a fait l’énorme connerie d’écrire ce genre de merde et j’espérais que la scénariste du film aurait fait preuve d’un peu plus de jugeote et aurait modifié cela car contribuer à la culture de viol alors que de jeunes personnes (et d’autres n’ayant pas conscience de cela) voient ce film c’est totalement idiot et dangereux, en plus d’être blessant pour celles qui se sont déjà fait agresser.

Dans un autre genre, au moment où Ana révélè à Christian qu’elle est vierge, il lui demande : « Qu’est ce vous faisiez pendant tout ce temps ? » Je ne sais pas, peut-être qu’elle n’avait pas envie de sexe, qu’elle en avait peur, qu’elle avait d’autre préoccupations, peut-être que tu devrais t’occuper de ton froc au lieu de t’occuper de celui des autres, dugland ?
Encore une fois c’est calqué sur le livre, mais voir ce genre de jugement sur ceux qui n’ont pas de vie sexuelle (parce qu’il y a plein de raisons chère E.L. James, ce n’est pas forcément une question de physique, vu que oui les « moches » aussi peuvent tremper le biscuit !) c’est fatiguant et encore une fois ceux qui ont fait ce film aurait pu s’abstenir et ne pas mettre ce passage non plus, le jugement sur les pratiquants SM n’est pas absent non plus, évidemment Christian étant un psychopathe nous n’allions pas avoir une meilleur image du BDSM, même si ce n’est pas explicitement dit mais on peut tout de suite se dire que le sadomasochisme est une pratique de tarés en voyant cela (enfin on se le dit si on bourrés de préjugés)

De manière générale ce roman et ce film sont sexistes, l’homme est forcément un pervers arrogant qui collectionne les conquêtes et les bagnoles et ne ressent rien parce qu’après tout les sentiments c’est pour les gonzesses, et la femme est une petite chose fragile, influençable et qui forcément est restée « pure » car elle n’attendait que le prince charmant et qu’évidemment elle ne s’est pas non plus fait plaisir toute seule car la masturbation ce n’est pas pour les dames !
Je ne voudrais pas paraitre méprisante ou prétentieuse mais E.L. James ferait bien de sortir pour découvrir que le monde n’est pas fait que de stéréotypes pareils et elle ferait mieux de faire preuve de réflexion (et d’ouverture d’esprit) car à 15 ans j’étais déjà beaucoup plus lucide qu’elle ne l’est aujourd’hui à plus de 50 ans !

Bref, si « 50 nuances de Grey » n’était qu’une histoire mielleuse honnêtement je m’en ficherai, je la laisserai aux fans et je ne prendrai pas la peine d’en parler, mais le fait qu’elle contienne autant d’idées dégueulasses me fait sauter au plafond, je ne comprends pas comment on peut aimer une histoire qui fait croire qu’être avec un homme qui vous contrôle et vous dit ce que vous avez le droit ou non de faire est romantique, je ne comprend pas que certains puissent affirmer que sous prétexte que Christian a traversé des épreuves il peut se permettre de traiter les autres comme ses objets, je ne comprends pas comment on peut tolérer les jugements sur la sexualité de chacun (vous n’avez pas de relation sexuelle ? Vous êtes coincé ! Vous aimez le SM ? Vous êtes un malade mental !) et je ne comprend pas comment on peut vibrer en suivant une histoire où il n’y aucun partage, aucune complicité entre les personnages et où surtout un mec passe son temps à harceler une femme, ce n’est pas mignon, cela entretient le cliché comme quoi une femme qui dit non veut en fait dire oui (alors que « non » veut juste dire « non »), je n’accepte pas du tout cela et voir qu’il y autant de gens qui aiment et qui ne relèvent pas tous ces problèmes me donne sincèrement envie de pleurer.

Me prendre des retours pas très poétiques dans la poire après une chronique aussi négative et assez sèche ne m’étonnerait pas, je n’attaque pas ceux qui aiment (en même temps c’est pas ma faute si vous avez des gouts moisis) (je plaisante, reposez ces cailloux !) mais pour moi « 50 nuances de Grey » a été une torture à lire et à voir, je ne comptais pas lire les tomes 2 et 3 et j’ai pas l’intention de regarder les films qui en seront adaptés, j’en ai fini avec cette série !

 

Note : 0-5
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Aventure·Film·Légende Arthurienne

Chronique film : Lancelot, le premier chevalier (1995)

Lancelot, le 
premier chevalier

Réalisé par Jerry Zucker
Scénarisé par : William 
Nicholson 
1995, États-Unis
Durée : 2h14
Genres : Aventure, 
Légende Arthurienne

Avec : Richard Gere 
(Lancelot), 
Sean Connery (Arthur), 
Julia Ormond (Guenièvre) 
Ben Cross (Méléagant)...
Synopsis :
Lancelot, jeune chevalier sauve une jeune fille, Dame Guenièvre, d’une embuscade. Il tombe amoureux d’elle, ne sachant pas qu’elle est destinée à épouser Arthur, roi de Camelot. Ne pouvant résister à cet amour, Lancelot tente de s’éloigner de sa belle, mais quand le chevalier Méléagant enlève la reine, Lancelot part à son secours.
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Mon avis :
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J’ai déjà eu l’occasion de regarder ce navet deux fois, mais ne l’ayant jamais chroniqué et étant une grande malade je n’ai rien trouvé de mieux à faire que de me le taper une troisième fois pour pouvoir en parler, en mal vous l’aurez compris !

Comme le nom du film l’indique, l’histoire suit donc les aventures du célèbre chevalier errant à temps plein jusqu’à ce qu’il devienne membre de la table ronde.
Ignorant que Lancelot est amoureux de la reine Guenièvre, le roi Arthur le choisi lorsque cette dernière se fait enlever par Méléagant, l’ennemi du royaume qui espère également mettre la main sur le pouvoir.

Mon résumé n’est pas très inspirant je le sais mais le film ne l’est pas non plus et c’est difficile de faire un bon résumé sur un film chiant sans être chiante moi même (enfin sans être plus chiante que d’habitude quoi !), car je ne me souvenais plus qu’il se passait aussi peu de choses en plus de deux heures mais le temps m’a semblé bien long, tellement long qu’au bout d’une heure je ne regardais plus que d’un œil en attendant impatiemment la fin de mon supplice.
N’espérez pas trouver Merlin, Morgane, la Dame du lac, ni une quelconque trace de magie, ce film est plutôt terre-à-terre, s’il n’y avait pas la table ronde on pourrait même penser que c’est une histoire médiévale banale où un roi comme un autre lutte pour garder ses miches sur son trône et où sa femme laisse un peu trop trainer ses yeux sur l’un des chevaliers, la légende Arthurienne est pourtant riche, remplie d’aventures captivantes et de belles histoires d’amour mais le film ne se concentre que sur une partie assez insignifiante et transforme une magnifique romance en amourette mièvre où les deux protagonistes se jettent des regards de merlans fris.

Je ne suis pas très fan du personnage de Méléagant de manière générale, c’est un antagoniste secondaire qui n’apporte pas énormément aux récits Arthuriens et qui en plus est rarement suffisamment développé pour m’intéresser (si on excepte celui de Kaamelott qui est très bien écrit et interprété et qui m’a plu) du coup que l’histoire du film soit en partie axée la-dessus avait peu de chances de m’emballer et cela n’a pas raté, le personnage déjà est très mal joué (j’y reviendrai) mais en plus c’est juste l’archétype du bad guy qui est là pour emmerder le monde et qui n’a aucune profondeur et aucun autre trait de caractère que sa méchanceté, l’histoire est du coup franchement bateau, et à par la fin qui est surprenante (dans le sens désagréable) on devine les choses bien à l’avance, c’est pénible, c’est lourdingue, c’est même kitch, le film date mais là où d’autres films de la même époque ont bien vieilli celui là est bien poussiéreux.
Idem pour la relation Lancelot / Guenièvre qui n’est ni romantique, ni touchante, on ne ressent rien, on s’ennuie et on se demande même s’ils éprouvent vraiment quelque chose l’un pour l’autre tant c’est plat.
Le film ne se résumant qu’à ces deux histoires, il n’y a rien d’autre à ajouter mais j’aimerai revenir sur quelques points, tout d’abord j’ai laissé entendre que la fin était mauvaise, j’aurais même dis honteuse… Je vais essayer de rester vague pour ne pas spoiler les éventuelles personnes qui voudraient voir ce film mais disons que certains pans de l’histoire Arthurienne ne devraient jamais être changées, dans les détails sans grande importance pourquoi pas mais sinon elles doivent rester les mêmes, je pense par exemple à la conception et la naissance d’Arthur, à sa mort, à ce qui se rapporte à Excalibur, bref ce qui fait l’essence de la légende, mais les scénaristes ne partagent pas mon point de vue de toute évidence car l’un des événements importants de ce mythe est complètement remanié dans les dernières minutes du film, de toute façon la légende s’en prend plein la poire tout au long du film, on n’avait pas les éléments indispensables à une fin correcte alors allons-y c’est la fête du slip, on bricole un truc et on fait semblant de pas entendre Chrétin de Troyes en train de hurler du fond de sa tombe !

Pour continuer dans les bémols, les scènes de combat sont également affligeantes, évidemment ce genre de scènes est toujours chorégraphié pour que les acteurs restent en un seul morceau mais le principe c’est que cela ne se voit pas, qu’on ait l’impression que c’est « naturel », que deux personnages essaient vraiment de s’entretuer, alors que là c’est tellement mal fait, tellement flagrant que ce sont plus deux personnages qui se battent mais juste deux acteurs en train de s’envoyer une séries de coups qu’ils ont répété plusieurs fois, ce n’est absolument pas crédible, et cela ne s’arrêtent pas là car dans une vaine tentative de rendre ces moments plus épiques l’équipe du film a eu l’idée de rajouter des ralentis tout pourris et punaise je déteste les ralentis, dans un film style « 300 » je veux bien, c’est utile pour admirer les biscotos de ces fiers guerriers en slibard, mais sinon il faudrait vraiment arrêter de foutre ces saloperies partout sans raison, que les réalisateurs apprennent déjà à filmer une scène de bataille correctement, le reste on verra après !
Et puis comme ces scènes là n’étaient pas assez nazes, on nous sort le cliché du méchant qui bizarrement ne sait plus viser et frappe Lancelot à 20 centimètres de son visage quand il est à terre parce que c’est pratique pour le scénario, bref tiercé gagnant pour rendre les combats absolument MA-GNI-FI-QUE, mon estomac en est encore tout retourné !

Pour parler un peu du reste; au casting nous retrouvons donc Richard Gere en Lancelot, c’est un acteur que je n’ai jamais apprécié, un charisme de moule pas fraiche, un air benêt, la même façon de jouer d’un film à l’autre, bref cela me fait mal aux gencives de le voir incarner un héros que j’adore, il incarne un Lancelot fadasse, crinière au vent et sourire Colgate que j’ai eu très souvent envie de claquer et qui ne m’a fait aucunement rêver, je n’ai pas encore vu tout ce qui s’est fait sur la légende Arthurienne mais c’est très certainement le Lancelot que je supporte le moins et sauf grosse surprise je ne pense pas qu’il soit détrôné avant un bon moment !
Guenièvre prend les traits de Julia Ormond, actrice que je connais relativement peu et qui ne m’a jamais vraiment marquée (à par peut-être dans My week with Marilyn où elle interprète Viven Leigh) et sa prestation dans « Lancelot, le premier chevalier » ne me marquera pas non plus, ce n’est pas la pire Guenièvre que j’ai vu mais elle est un peu terne, elle a quelques bonnes scènes où on peut voir le côté battant de Guenièvre, qui sait se servir de ses poings quand il faut et qui est loin d’être une demoiselle en détresse et qui sait également parlementer et dire les choses justes au bon moment, mais en dehors de ces scènes il n’y a franchement rien d’enthousiasmant.
De plus il n’y a aucune alchimie entre Gere et Osmond, même pas lors de la fameuse scène du baiser enflammé que tout le monde attendait depuis le début du film, cela ressemble plus à une tentative d’assassinat avec la langue qu’à une embrassade pleine de passion mêlée à de la frustration et par conséquent leur romance ne m’a pas emballée dans cette adaptation.
Sean Connery incarne quant à lui le roi Arthur, avant mon tout premier visionnage je me rappelle m’être dit « Mais il est trop vieux !!! » et rien que pour cela j’avais décidé que je n’aimerai pas l’acteur (oui j’étais jeune et cruche !), mais malgré ses 65 ans à la sortie du film Sean Connery ne fait pas un mauvais Arthur, je n’ai jamais imaginé le roi dépassé un âge suffisant pour avoir des cheveux gris et j’aurais voulu qu’il y ait une moins grande différence d’âge entre Arthur et Guenièvre mais je ne peux pas vraiment faire d’autres reproches, et puis passer de Jamie Campbell Bower dans Camelot à Sean Connery, on peut dire que cela ne fait pas de mal donc je ne vais pas pinailler !

Le casting est complété par Ben Cross qui incarne Méléagant et Sean Connery aurait été gentil de lui donner un peu de sa prestance parce que cela n’aurait pas été du luxe, l’acteur n’a pas le moindre charisme et passe son temps à faire une moue pour bien faire comprendre que « Grrgrr je suis le vilain méchant de l’histoire », je ne sais pas qui est le responsable du casting mais il n’a pas mérité son salaire d’après moi !
Ceux qui regardent Games of thrones pourront aussi reconnaitre Liam Cunningham (alias Davos) qui joue ici Agravain, l’un des neveux d’Arthur, et qui ne sert pas à grand chose mais il a au moins la chance d’avoir un nom dans le film, les autres chevaliers n’étant pas aussi bien lotis et faisant surtout office de tapisseries ! D’ailleurs merci au générique de fin qui m’a appris que Gauvain était présent (et peut-être d’autres chevaliers emblématiques aussi, je n’ai pas eu le temps de voir) mais les scénaristes n’ayant pas jugé utile de se servir de sa présence, que ce soit lui ou le pèquenaud du coin cela ne change rien à l’histoire !

Est-ce que ce déluge de mauvais gout est un peu atténué par de beaux costumes ? Oh que non ! Les couronnes ressemblent à celles en carton qu’on a sur nos galettes pour l’épiphanie, les robes de Guenièvre n’ont rien de royal, les tenues des chevaliers sont tout juste passables, les armures ont l’air de trois bouts de ferraille collées ensemble, je ne sais pas si le budget du film était trop juste ou si ce sont les caisses de Camelot qui sont vides mais l’ensemble est tout pouilleux !
Niveau décors ce n’est pas meilleur, le château fait carton pâte, tout semble vide, sans chaleur, sans charme, sans vie même, c’est d’une tristesse absolue et même les très rares décors naturels sont pauvres et austères.

Bref, tout cela pour dire que je ne conseille pas ce film, si vous êtes un amoureux des légendes Arthuriennes et que vous ne l’avez pas vu ce n’est pas un indispensable selon moi, et si vous n’y connaissez pratiquement rien et que vous voulez en apprendre plus sur le mythe regardez plutôt « Excalibur » de John Boorman, le film a vieilli et il n’est pas sans défaut mais au moins il ne maltraite pas la légende et ne laisse pas des personnages importants de côté !

 

Note : 1