Historique·Romance

La rose des Tudor, tome 1 : L’héritière des Romanov – Susan Wiggs

La rose des Tudor, tome 1 : 
L’héritière des Romanov
Susan Wiggs
Édition Harlequin, 2010
Traduit par Marie-José 
Lamorlette
  471 pages

Genre(s) : Historique, Romance
 
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Série : La rose des Tudor
1. L'héritière des Romanov
2. Les amants rebelles
3. Sous l'emprise du destin.
Résumé :  .

Issue d’une famille princière de Russie, Juliana Romanov a vu les siens se faire massacrer par les boyards qui se sont emparés du pouvoir. Sauvée et recueillie par des gitans, elle a survécu et ne songe depuis qu’à punir les assassins. L’heure viendra, elle le sait, où elle pourra venger les siens.

En attendant, réfugiée en Angleterre, elle partage l’indigence de ses compagnons de fortune, vivant de charité et de larcins. Jusqu’au jour où, prise en flagrant délit de vol au cours d’une partie de chasse royale, Juliana est arrêtée. Dès lors, elle se croit condamnée à mort. Pourtant, au lieu de la peine capitale, Le roi Henri VIII prononce un jugement inattendu : elle devra épouser Stephen de Lacey, baron de Wimberleigh.

Une aubaine pour Juliana ? Hélas non, car ce mariage s’avère être le pire des châtiments. En effet, Stephen, auquel le roi a voulu imposer une union dégradante, semble décidé à reporter sur elle sa haine et sa fureur…
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Mon avis :   .

Après avoir regardé un documentaire sur la Tour de Londres j’ai eu très envie de retrouver la période des Tudor, j’avais le choix entre « Deux sœurs pour un roi » et « La rose des Tudor » et j’ai finalement opté pour ce dernier (surtout parce qu’il était plus court), mauvaise pioche !

Juliana est une princesse qui a du fuir la Russie suite au massacre de sa famille, elle trouve refuge en Angleterre au sein d’une bande de gitans et passe cinq ans avec eux vivant comme elle peut en volant en attendant de pouvoir venger ses proches, jusqu’au jour où elle tente de dérober le cheval d’un noble et qu’elle se fait attraper au moment où Henry VIII passe par là, et vu que ce dernier est un gros c… hum un petit fripon, plutôt que de faire exécuter la jeune femme il préfère l’obliger à épouser le lord qu’elle tentait de voler !

Si vous comptez lire ce titre parce que comme moi vous aimez la période des Tudor, fuyez ! Henry VIII apparaît donc dans quelques scènes, parfois accompagné de Thomas Cromwell, et est rapidement évoqué le fait qu’il a divorcé de Catherine D’Aragon, qu’il a amoureusement décapité Anne Boleyn et que sa troisième femme Jane Seymour est morte en donnant naissance à leur rejeton, à par cela il n’y a rien à se mettre sous la dent, l’histoire pourrait se dérouler dans n’importe quel pays, à n’importe quelle époque ce serait pratiquement pareil, le contexte historique n’est pas ce sur quoi on se concentre.
Tout comme l’histoire de Juliana d’ailleurs, la mort de sa famille est ce qui lance l’histoire elle veut savoir qui en est responsable, elle réclame justice et une fois mariée à son baron, tout cela est passé sous silence jusqu’à la fin du bouquin où vite, vite, vite il n’y a plus le temps, il faut que le meurtrier déboule et qu’on sache pourquoi il a fait cela, autant dire que c’est expéditif.
Finalement ce premier tome n’est qu’une romance toute bête et il ne faut pas espérer d’histoire plus profonde, alors je ne dis pas que j’ai horreur des romances, je ne dis pas non plus que je déteste celles où les deux personnages jouent au jeu du chat et de la souris ou bien se détestent au départ car ils ont une fausse l’image l’un de l’autre puis finissent par s’aimer, cela m’arrive d’être attendrie voir émue par une histoire d’amour mais j’ai trouvé celle de ce livre tellement mal foutue et basée sur du vent que l’exaspération s’est faite ressentir du début à la fin.
J’en ai franchement assez des auteurs qui construisent leurs romances sur l’attirance physique, les deux personnages se plaisent sans rien savoir l’un sur l’autre ? Alors qu’ils couchent ensemble mais qu’on ne parle pas d’amour véritable, au bout d’un moment pour que ce soit touchant il faut voir l’évolution des sentiments, que les personnages apprennent à se connaître, qu’il y ait de la complicité, du respect, et tout ce qu’on peut trouver dans un vrai couple, pas de donner un petit coup de baguette magique en ayant l’air de dire « c’est le coup de foudre, ils sont faits l’un pour l’autre, cherche pas, et t’as intérêt à t’y faire ma cocotte », bin non je ne m’y ferai pas, je veux une vraie belle histoire, pas cette daube !

Cela dit, pris en couple les personnages sont mauvais mais individuellement aussi.
Stephen est vraiment barbant, dès qu’il commence à craquer pour Juliana il se répète qu’il ne faut pas et se comporte comme un porc avec elle mais en même temps il est tellement attiré, mais il ne faut pas…., au bout d’un moment j’en avais ma claque de ses changements d’humeur et de son comportement d’adolescent débile torturé par ses hormones mais incapable d’aligner trois mots pour débloquer la situation.
Quand à Juliana je ne serai pas plus indulgente, elle est présentée comme une femme forte mais une fois qu’elle commence à se rapprocher de Stephen elle devient assez gourde et oublie bien vite son but initial, à savoir venger sa famille, au point où je me demandais si l’auteur n’avait pas tout simplement abandonné l’idée pour se concentrer sur la romance, et vu la rapidité du dénouement je le pense encore plus !

Bref, je ne suis pas enthousiaste et pas conséquent pas gentille du tout dans cette chronique, le seul « compliment » que je puisse faire est que les pages se tournent vite parce que c’est très fluide, même en étant blasée, frustrée et déçue j’ai terminé cette lecture en une journée à peine (bon j’ai sauté des pages je l’avoue, vu que l’excès de guimauve est mauvais pour ma santé mentale)
J’ai sûrement été un peu idiote en attendant plus qu’une histoire sentimentale alors que c’est une série publiée chez Harlequin mais c’est franchement dommage de placer une intrigue dans une période si intéressante et de ne pas s’en servir…

 
Ma note : 1-5
 
Historique

Edith, reine des Saxons – Regine Sondermann


Edith, reine des Saxons
Regine Sondermann 
Édition Amazon, 
2014
Traduit par Karine Voigt
212 pages

Genre(s) : Historique

Résumé :
« Vous voulez m’aimer, mais vous ne me connaissez pas ». C’est par ces mots que la Reine Édith commence son récit, qu’elle nous adresse aujourd’hui la parole, à plus de mille ans de distance. L’auteur magdebourgeoise, Regine Sondermann transporte le lecteur dans un Moyen-Âge encore jeune, aux côtés d’une femme, dont on ne connaissait jusqu’à présent que peu de choses. Elle mourut à trente-six ans et fut enterrée dans la cathédrale de Magdebourg où ses ossements ont été retrouvés dans un petit cercueil de plomb, en l’an 2010. L’auteur a trouvé dans les sources historiques, les livres d’histoire et ses entretiens avec archéologues et historiens de petits morceaux de cette courte vie, qu’elle a patiemment assemblés et remis en place, comme un bol ancien brisé il y a très longtemps. Lire l’histoire d’Édith et de sa famille, c’est voyager dans des contrées inconnues, qui nous paraissent si proches, et se trouvent pourtant infiniment loin, c’est découvrir des moeurs tantôt archaïques, tantôt cruelles et la croyance profonde guidant et réconfortant nos ancêtres, livrés impuissants aux guerres, famines et maladies.
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Mon avis :

Il y a quelques semaines, Karine Voigt (la traductrice de ce roman) m’a contactée pour me proposer d’en faire une chronique, appréciant plutôt les livres historiques j’ai accepté sans hésiter, et malgré un ou deux bémols cela a été une bonne découverte.

Durant un peu plus de 200 pages nous suivons Edith, de sa naissance jusqu’à sa mort. Née en Angleterre au Xème siècle, éduquée et cultivée, elle est envoyée en Germanie pour se marier avec Otton, le futur roi, si les premiers instants ensemble semblent prometteurs, la suite du mariage ne va pas se révéler idyllique. Edith devra régner en jonglant entre un mari rustre, un entourage très peu digne de confiance et même dangereux, et un pays aux traditions très éloignées de ce qu’elle connaissait jusqu’alors…

Ne m’y connaissant pas des masses en histoire allemande, l’histoire d’Edith m’était complètement inconnue, même son nom ou celui de son mari ne m’évoquait rien et cela a été l’occasion d’en apprendre pas mal sur la vie de ces deux souverains sans tomber dans la leçon d’histoire bien pompeuse, Edith a eu une vie plutôt courte (elle n’a vécut que 36 ans) mais bien remplie, même lorsque l’intrigue se concentre sur les affaires d’Otton, Edith n’est pas laissée en retrait et y prend sérieusement part, malgré la différence de traitement à l’égard des femmes entre son pays d’origine et son pays d’adoption, Edith n’a pas eu peur de s’imposer et de jouer son rôle dans les affaires politiques du pays.
J’ai aussi apprécié de voir « l’après Edith », notamment les hommages qui lui sont rendus, où on se rend compte qu’elle était aimée et où on apprend ce que devient sa famille une fois qu’elle n’est plus là, c’est plutôt court mais c’est un plus qui a son utilité…

Pour parler un peu des protagonistes; Edith est une figure très intéressante à suivre et très touchante, de jeune fille innocente pleine d’espoir elle devient une reine malheureuse inquiète en permanence pour sa survie et il y a de quoi, entre son mari qui la menace de temps à autre et sa belle famille qui se déchire pour s’emparer du trône, elle n’est pas sure de ne pas finir avec une dague dans le cou, pourtant elle reste forte sans devenir froide.
Et le récit étant à le première personne, on peut vraiment ressentir ce qu’elle ressent et l’attachement envers elle est renforcé.
On ne peut pas en dire autant pour son entourage, Edith était entourée par une sacrée bande de fumiers, les personnages sympathiques ne sont pas très nombreux dans ce livre et on a un peu tendance à vouloir tous les voir crever !

Mais finalement la seule chose m’ayant vraiment chagrinée est la brièveté du récit, on ne s’attarde pas tellement sur les évènements et il y un certain nombre d’ellipses, cela laisse un peu un goût d’inachevé et c’est dommage, je n’aurais pas craché sur une centaine de pages supplémentaires pour développer un peu plus tout cela; cela-dit c’est peut-être voulu par manque d’informations sur Edith et pour éviter de broder autour et dans ce cas je comprendrai ce choix !

Bref, une jolie lecture, très intéressante, et si j’ai l’occasion je ne manquerai pas de lire autre chose sur cette reine. Merci encore à Karine Voigt et à Regine Sondermann pour cette découverte !

Ma note : 4
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Historique

Le bal des louves, tome 2 : La vengeance d’Isabeau – Mireille Calmel


Le bal des louves, tome 2 :
 La vengeance d'Isabeau
  Mireille Calmel
Édition XO,
 2003
424 pages

Genre(s) : Historique


Série : Le bal des louves
1. La chambre maudite
2. La vengeance d'Isabeau
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Résumé :.
1531. La vengeance des femmes-loups n’a pu être accomplie, mais leur vie a retrouvé normalité et gaieté. À Paris, Isabeau est devenue lingère du roi François 1er, qui apprécie sa compagnie. L’ancienne petite sauvageonne d’Auvergne gère de main de maître une boutique où les plus belles soieries de la Cour sont taillées et brodées.
À ses côtés virevolte sa petite-fille, Marie, une adolescente rieuse et insolente, adorée à la cour des Miracles où elle a longtemps vécu cachée. Avec son ami d’enfance, le jeune Constant, fils du nain Croquemitaine, elle ne cesse de provoquer la police du roi. Pourtant, un jour de printemps, cette nouvelle vie bien ordonnée bascule. Un chargé de justice vient d’être nommé à Paris, et celui-ci n’est autre que François de Chazeron. Il est venu les traquer.
La fuite n’est plus de mise, les femmes-loups devront affronter le cruel seigneur auvergnat. Et c’est unies toutes quatre, la maudite, la survivante, la louve et l’innocente, qu’elles se battront une dernière fois pour conquérir enfin leur liberté…
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 Mon avis :.

Dans ma chronique sur le premier tome, j’avais dit que j’avais fait une connerie en faisant une pause de plusieurs jours au milieu du livre et avait promis de ne pas refaire la même erreur avec ce second tome, je m’y suis tenue mais il faut croire que cela n’a pas suffit car si les cent premières pages étaient plutôt bonnes, le reste du livre m’a bien ennuyée et de plus cela va être un peu compliqué de le chroniquer car il s’est vite fait oublier !

Dans ce second tome je n’ai pas retrouvé ce qui m’avait plu dans le premier, notamment l’aspect assez magique et l’histoire de vengeance, oui cette dernière est traitée mais est vite expédiée, l’auteure a préféré s’attarder plus longuement sur les romances des héroïnes plutôt que sur le reste et je ne suis vraiment pas fan de ce choix.
J’ai beaucoup aimé suivre Alberie encore une fois, qui reste la figure la plus touchante de cette saga, quant aux autres pour la plupart ils ne m’ont fait ni chaud ni froid, je ne garde à vrai dire que très peu de souvenirs sur eux, ils ne m’ont ni intéressée ni marquée, c’est un beau ratage à ce niveau là car vu la galerie de personnages on pouvait espérer largement mieux.

Comme je le disais, l’histoire est surtout axée sur les différentes histoires d’amour, c’est vraiment fleur bleue, autant je suis contente que la relation entre Alberie et son mari Huc de la Faye évolue (car je l’aime bien ce petit couple) autant les autres, vraiment je m’en fichais, j’aurais préféré que ce tome ait une vraie intrigue qui dure du début du livre à la fin plutôt que de me retrouver à lire un roman sentimental tout bête !

Bref, une suite qui n’arrive pas à la cheville du premier volume, même si on a le fin mot de l’histoire et que certains personnages valent toujours le coup d’œil, le reste est décevant, c’est dommage.

Ma note : 1-5
Historique

Cléopâtre : Vie et mort d’un pharaon – Edith Flamarion


Cléopâtre : Vie et mort 
d'un pharaon  
Edith Flamarion 
Édition Gallimard
(Découvertes), 1993
151 pages 

Genre(s) : Historique

Résumé :.
Alexandrie, capitale de l’Égypte, vers 50 av. J.-C. Son phare, sa bibliothèque, son musée. Et sa jeune reine.
Cléopâtre n’est pas seulement belle, elle aime la politique. A travers ses amours pour les maîtres de Rome, César, puis Antoine, c’est son pays qu’elle protège, qu’elle enrichit.
Jusqu’à ce jour, en 30 av. J.-C., où les légions d’Octave sont aux portes de la ville. Antoine se suicide, on retrouve Cléopâtre morte.
L’Égypte devient romaine.
Entre l’histoire et le mythe, Edith Flamarion retrace la vie, au crépuscule de l’Égypte, de l’un des plus célèbres pharaons.
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 Mon avis :
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Après ma lecture de « A la recherche de l’Égypte oubliée » j’avais envie de continuer sur le même thème et dans la même édition qui est très bien illustrée et je suis tombée sur ce livre sur Cléopâtre.
Comme d’habitude, avec ma manie pourrie de chroniquer les livres trois mois après leur lecture (allez-y flagellez moi, je le mérite !), je ne pourrais pas parler de ce titre en détail, mais en tout cas ce que j’ai appris dedans m’ait bien resté en mémoire et c’est déjà un point positif car si « A la recherche de l’Égypte oubliée » m’avait plu, ce qui avait été dit dedans n’avait pas su me marquer !
En fin de compte j’en connaissais très peu sur Cléopâtre que ce soit son règne, son enfance, sa personnalité ou sa vie plus personnelle, et ce livre bien qu’assez court m’a eu l’air assez complet, m’a appris pas mal de choses et me donne envie de lire d’autres livres sur cette reine pour en apprendre encore un peu plus.
Question illustrations, il y en a beaucoup sans que ce soit trop chargé, certaines ne sont pas franchement indispensable mais encore une fois elles rendent le livre très agréable à parcourir, et les peintures présentes dans les premières pages notamment, valent vraiment le coup d’œil.
Ma note : 4
 
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Historique

Le bal des louves, tome 1 : La chambre maudite – Mireille Calmel

Le bal des louves, tome 1 : 
La chambre maudite
  Mireille Calmel
Édition XO, 2003
360 pages

Genre(s) : Historique


 

Série : Le bal des louves
1. La chambre maudite
2. La vengeance d'Isabeau
Résumé :.
Décembre 1500. Au pied des remparts du château de Montguerlhe, sous la lune glacée, gît une jeune fille aux longs cheveux souillés. Elle est ensanglantée, inconsciente. Parce qu’elle était trop belle et qu’elle s’est refusée à son maître, le seigneur François de Chazeron, il a fait pendre son mari à la sortie de leurs noces, il l’a violée, battue, marquée au fer rouge. Mais il a eu tort de la faire jeter aux loups. Car elle n’est pas une jouvencelle comme les autres. Les femmes de sa famille ont d’étranges pouvoirs. Certaines, comme Isabeau, parlent aux loups. D’autres, comme sa sœur Albérie, se transforment les soirs de pleine lune… Et dorénavant, ces deux femmes, ainsi que la petite Loraline qui naîtra de ce viol immonde, ne vivront plus que pour une chose : la vengeance !
Autour de François de Chazeron se trame un complot mortel. Quand il est atteint d’un mal inconnu, sa femme n’en paraît pas très affligée… mais elle a peur de lui et fait donc appel à un médecin. Celui-ci accepte de s’installer au chevet du malade pour tenter de comprendre. Une nuit, dans un demi-sommeil, il lui semble voir une longue silhouette se pencher sur le lit où gémit le seigneur. La Mort peut-elle avoir un si joli visage ? En tout cas, le médecin tombe amoureux et fera tout pour retrouver cette jeune fille, qu’elle soit réelle ou fantôme.
Isabeau, Albérie, Loraline, ces femmes endurcies par les épreuves seront tiraillées entre leur désir de vivre pleinement et la soif de vengeance qui ne les quitte pas. Leur destin nous entraîne des souterrains d’une forteresse auvergnate aux salles de bal du Louvre, de la cour des Miracles à celle de François Ier, des prophéties d’un enfant qui deviendra Nostradamus à la recherche de l’élixir de vie et de la pierre philosophale….
  . Mon avis :.

Avant « Le bal des louves » j’avais déjà tenté de lire Mireille Calmel en commençant le tome 1 du « Lit d’Aliénor » mais je n’avais pas accroché et j’ai finalement abandonné pour remettre ma lecture à plus tard.
Quand j’ai vu que « Le bal des louves » faisait parti du baby-challenge historique de Livraddict je me suis dit que ce titre me conviendrait peut être mieux et j’ai donc tenté le coup.

Pour résumer, autant j’ai été très emballée par la première partie, autant la seconde m’a un peu ennuyée, cette lecture me laisse donc un sentiment mitigé, mais je lirai tout de même la suite (que j’ai déjà emprunté d’ailleurs) au moins pour avoir le fin mot de l’histoire.
Et puis, à vrai dire si la deuxième partie ne m’a pas emballée c’est en partie ma faute car après avoir lu la moitié du livre je l’ai laissé en pause quelques jours et cela a été ensuite un peu difficile de rentrer dans l’histoire à nouveau, sans interruption je pense que j’aurais fini cette lecture avec un sentiment beaucoup plus positif car l’histoire est plaisante, certains personnages m’ont vraiment plu et c’est bien écrit, en bref ne vous étonnez pas si ma chronique est plutôt enthousiaste alors que ma note est moyenne, j’essaie juste de ne pas trop tenir compte de ce que j’ai pensé après ma pause mais plutôt de faire attention qu’à ce que je ressentais avant (et puis de toute façon, je n’ai jamais dit que j’étais quelqu’un de logique =D)

Bref, ce qui m’a d’abord plu dans ce livre c’est le mélange historique / fantastique, je ne connais rien à la période de François Ier donc je ne peux pas juger si c’est bien rendu, bien documenté mais l’aspect magique de l’histoire est bien amené, bien traité et il se marie bien avec le côté historique (oui je sais, ça fait beaucoup de « bien » en une seule phrase, mais je n’ai pas de synonyme qui me vient =D) et l’ensemble a vraiment du charme.
Ce premier tome ne s’attarde pas seulement sur la vengeance d’Isabeau mais aussi sur plusieurs autres histoires, que ce soit histoires d’amour ou autre et s’il n’y en a qu’une seule qui m’ait vraiment ennuyée (celle centrée sur Philippus, le jeune médecin) et dont je ne retiens absolument rien, plus quelques longueurs par ci par là, le reste est agréable à suivre, les différents intrigues sont intéressantes, il y a un bon rythme et quelques rebondissements qui font que les pages se tournent très vite.

Beaucoup de personnages sont présents dans ce premier tome mais deux sortent vraiment du lot à mes yeux, Alberie, la sœur d’Isabeau, très forte et déterminée à certains moments mais aussi émouvante quand elle évoque ce qu’elle ressent vis à vis de la malédiction qui la touche ou face à d’autres épreuves qu’elle doit surmonter, je trouve que c’est le personnage le plus réussi de ce livre et j’ai adoré la suivre.
Tout comme Huc de la Faye, très touchant lui aussi de par son amour pour Alberie et toute la patience dont il fait preuve envers elle.
Au contraire, le personnage que j’ai le plus détesté (outre François de Chazeron évidemment) est Antoinette, à première vue on pourrait la prendre pour une petite chose fragile mais au fil des pages elle se révèle être une manipulatrice qui ne pense qu’à son plaisir personnel et se fiche complètement de faire du mal à ses proches, pour la faire courte c’est une connasse et on peut dire que cette garce et ce taré de François forme un couple bien assorti !
Je n’ai pas parlé d’Isabeau, mais je dois dire que je ne sais pas quoi pensé d’elle, j’ai bien sur eu de la peine et de la compassion pour elle mais en même temps je n’ai pas réussi à véritablement m’attacher à elle…

Comme je le disais, j’ai dores et déjà le tome 2 sous le coude et compte bien le lire d’ici quelques jours mais cette fois ci je ne ferai pas à la même bêtise en faisant une pause en plein milieu de ma lecture !

 
Ma note : 3

 

Historique·Policier

L’énigme de Saint-Olav – Indrek Hargla

 L'énigme de Saint-Olav 
Indrek Hargla  
Édition Gaïa, 2013
Traduit par Jean-Pascal 
Ollivry
330 pages

    Genre(s) : Polar, 
Historique


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Merci à
 
et aux éditions 
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Résumé :  .
Tallinn, 1409.
Sur les hauteurs de la ville, les chevaliers teutoniques incarnent une aristocratie en fin de règne, tandis que la ville basse de Tallinn brasse une population métissée et contrastée. On y croise orfèvres, compagnons maîtres chanteurs, marchands de l’ordre des Têtes-Noires et chefs de guildes, dans l’activité bouillonnante du port de commerce de la Hanse. Un haut responsable de l’ordre des chevaliers est retrouvé décapité à la porte du monastère, une épée ensanglantée abandonnée à la hâte sur le chemin de la ville basse. Le bailli fait appel à son fidèle ami Melchior, l’apothicaire, réputé pour son ingéniosité. Courtisé pour une liqueur de sa fabrication, Melchior est un esprit éclairé au sein d’un monde obscurantiste et naïf. Il faudra toute sa perspicacité pour démêler « l’énigme de Saint-Olav ».
Un polar médiéval envoûtant.
Mon avis :. 

Lors de la dernière Masse Critique de Babelio, j’avais coché trois titres, deux me faisaient énormément envie (« Loup, y es-tu ? » de Henri Courtade et « Tout sauf le grand amour » de Kristan Higgins) et le troisième « L’énigme de Saint-Olav » m’intriguait grâce à sa couverture que je trouve assez belle et parce que c’est un polar médiéval mais m’attirait tout de même nettement moins que les deux autres, mais le hasard faisant bien les choses (ou pas !) c’est finalement ce titre que j’ai reçu, et sans avoir détesté je n’ai pas été plus emballée que cela.

A vrai dire, si j’avais eu moins de mal à distinguer les personnages les uns des autres j’aurais peut être plus adhéré à l’intrigue, car sans être complètement perdue, je me suis demandé quelques fois qui était qui, je ne sais pas si j’étais à côté de mes pantoufles ou si les personnages sont introduits trop rapidement et pas suffisamment décrits mais cela m’est arrivé d’être dans le flou, et surtout la fin du livre n’est pas parfaitement claire pour moi car je ne me souvenais tout simplement pas de certains des personnages, qui ils étaient, ce qu’ils faisaient, à quels moments ils étaient intervenus auparavant, j’ai donc compris le dénouement dans les grandes lignes mais pas dans le détail à cause de cela.

C’est d’autant plus dommage qu’en fin de compte, l’intrigue n’est vraiment pas mauvaise, contrairement au résumé qui n’est pas très clair, ou en tout cas pas suffisamment selon certains (n’est-ce pas Sunshy ? *sifflote* =D) l’histoire n’est pas bien compliquée, nous nous retrouvons en Estonie, au moyen âge où un chevalier est retrouvé décapité avec une pièce de monnaie dans la bouche, à partir de là, le bailli et l’apothicaire de la ville vont donc tenter de retrouver le meurtrier… Dans l’ensemble, l’intrigue est plutôt bien construite, cela démarre « doucement » (façon de parler étant donné que le livre s’ouvre sur la scène de meurtre du chevalier !) puis le suspense s’accentue, quelques rebondissements surgissent et à la fin j’avais vraiment envie de savoir qui était le tueur, mais même si la curiosité s’est fait ressentir, je n’ai pas été happée par l’histoire, la faute au rythme que j’ai trouvé assez irrégulier, certains chapitres se suivent bien, d’autres m’ont fait bailler d’ennui, et même quand le rythme était là il y avait de temps à autre une description et ou un dialogue qui s’éternisait et qui cassait mon enthousiasme et je n’ai pas réussi à rester accrochée d’un bout à l’autre du livre.

Les personnages ne m’ont pas non plus aidée à me passionner pour cette histoire, car il m’est arrivé de les confondre comme je le disait, mais aussi parce qu’aucun d’entre eux ne m’a marquée, bon il y a bien Melchior l’apothicaire qui est un minimum creusé et qui a une histoire personnelle assez intrigante, mais les autres sont complètement transparents, je n’ai retenu aucun nom et aucune information sur eux, je ne demandais pas leurs biographie complètes, leurs moindres pensées et leurs numéros de sécurité sociale mais les développer un peu plus n’aurait pas été une mauvaise idée !

Le seul point qui m’ait vraiment emballée au final est le cadre, l’époque, je ne sais pas si les polars se déroulant au moyen-âge sont courant mais j’ai vraiment aimé cette ambiance, cela ajoute un gros plus et j’espère dénicher d’autres livres dans ce style.

En conclusion, contrairement à ce que promettait le résumé, je n’ai donc pas trouvé ce polar envoûtant, ce n’est pas une croûte il y a quand même de bonnes choses, mais pour moi la mayonnaise n’a pas prise…
Je remercie tout de même Babelio et les éditions Gaïa pour cette découverte !

Ma note : 2-5
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