Bande-dessinée·Humoristique

Bloody Harry : La BD dont il ne faut pas prononcer le nom ! – Alexandre Arlène

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Bloody Harry : La BD dont il ne 
faut pas prononcer le nom !
Alexandre Arlène
Edition Jungle !, 2016
120 pages
.
Genres : Bande-dessinée, 
Humoristique


 

Merci à
et aux éditions
keq0eofl

 

Résumé :

La prophétie raconte que cette BD est la plus drôle du monde des sorciers et que chaque page a été enchantée pour vous faire mourir de rire ! C’est un artefact bien trop dangereux… mieux vaut ne pas l’ouvrir !

Mon avis :

Parfois les parodies puent sévèrement des pieds (il n’y a qu’à jeter un oeil à « Barry Trotter et la parodie éhontée » pour s’en rendre compte) du coup j’avais peur de ce que j’allais trouver dans cette bande-dessinée, mais les avis dessus étant très bons je me suis dit pourquoi pas !

Forcément vu que la BD n’est pas bien longue (même si elle fait 120 pages quand même bloody-harry2!), l’auteur ne reprend pas l’histoire de Harry Potter, « Bloody Harry » est plutôt une série de vignettes qui s’amusent de l’univers, qui montrent un peu l’envers du décors ou qui accentuent les traits de caractère de certains personnages.

Dobby qui a tendance à s’auto-flageler dans la série devient ici un masochiste en tenue de latex, Dumbledore qui n’est pas toujours vu comme très fut-fut dans l’œuvre originale l’est encore moins dans cette parodie, Harry et Ron profitent de la cape d’invisibilité pour aller dans la salle de bain des filles, Hermione se sert du retourneur de temps pour faire des blagues à Ron… Forcément tout cela est poussé mais c’est le but de la parodie et les personnages ne sont pas changés du tout au tout pour être transformés en une bande de tarés qu’on ne reconnait pas du tout et qui deviennent insupportables comme on peut voir dans d’autres parodies, là l’auteur s’est contenté d’appuyer sur les petit travers des personnages ou d’imaginer les conneries qu’ils pourraient faire grâce à leurs objets magiques et c’est bien suffisant pour faire rire.

De manière générale, c’est une parodie qui reste bienveillante, si j’ai évoqué « Barry Trotter et la parodie éhontée » c’est justement parce que j’ai trouvé que l’auteur se foutait vraiment de la tronche de l’univers et des personnages et pour ce que j’en ai lu (parce que je ne l’ai pas fini, c’était vraiment le malaise et je n’avais pas envie de continuer la séance de torture) c’était de la pure exagération à tous les niveaux et cela finissait par en devenir très énervant, Bloody Harry justement se moque mais en respectant le matériau de base sans le tourner en ridicule.

Il y a aussi pas mal de références à la pop culture (Doctor Who, Matrix, Mon voisin Totoro, Zelda…), à d’autres œuvres littéraires, à l’art, ou même des références bloody-harry3bibliques, mais c’est à chaque fois bien utilisé, ce n’est pas balancé juste pour dire « hey regardez j’ai mis un clin d’œil à Retour vers le futur pour vous plaire, ça vous plait, hein ça vous plait ?! » c’est juste bien trouvé et cela fait mouche à chaque fois et les références sont suffisamment célèbres pour qu’on les comprenne sans connaître plus en détails l’œuvre dont il est question !

Certaines blagues sont aussi assez gore (mais vu que les dessins sont mignons, ça passe !), d’autres sont portées sur le cul sans que cela devienne gras ou vulgaire (à par une ou deux qui sont trop crades à mon gout), donc ce n’est pas franchement à donner aux fans de Harry Potter qui sont encore jeunes, vaut mieux attendre le moment où il auront l’esprit déjà perverti pour leur faire lire !

Bref, j’ai vraiment ri avec cette bande-dessinée, je n’ai pas saisi quelques blagues honnêtement parce que la série n’est plus vraiment fraiche dans mon esprit mais le reste était très sympa à découvrir et j’adhère au coup de crayon qui me rappelle un peu la série « Mortelle Adèle », l’humour est cruel mais les dessins sont adorables et cela donne un bon mélange. Pour finir, je remercie Babelio et les éditions Jungle ! pour cette découverte et ce très bon moment !

Ma note4 
Bande-dessinée·Coup de coeur·Humoristique

Mortelle Adèle, Tomes 5 à 7 – Tan / Miss Prickly

Mortelle Adèle, tomes 5, 6 et 7
  Tan / Miss Prickly
 Édition Globulle, 2013 / 2014
95 pages

Genre(s) : Bande-dessinée, Humoristique
Série : Mortelle Adèle

1. Tout ça finira mal
2. L’enfer c’est les autres
3. C’est pas ma faute !
4. J’aime pas l’amour
5. Poussez vous, les moches
6. Un talent monstre
7. Pas de pitié pour les nazebroques ! 

Résumés :
« Je ne sais pas vous, mais moi, j’en ai marre de me laisser faire ! Cette fois, Jade et ses copines ont de quoi avoir peur : j’ai réuni tous les enfants laissés pour compte de l’école pour former le Club des bizarres, et on est bien décidés à leur mener la vie dure ! C’est l’heure de la revanche des bizarres!!! »
 ~
J’ai enfin réussi une de mes expériences ! J’ai créé un zombie ! Mais difficile de le faire passer inaperçu à la maison ou à l’école tellement il sent mauvais et ne pense qu’à manger tout ce qui bouge… Je l’ai appelé Owen, et tout le monde croit que c’est mon correspondant en Transylvanie… Chut !
  ~
Au secours ! Mes parents m’ont envoyée dans l’endroit le plus horrible de la planète !
Pas de télévision, pas de jeux vidéo, pas d’Ajax à torturer…
juste des arbres, des arbres et encore des arbres !
Mais faites-moi confiance, la colonie des Ragondins Joyeux va se souvenir longtemps de mon passage ici !
Mon avis :
Cinquième, sixième et septième tomes des aventures de la seule enfant du monde que j’adore, Adèle la sadique, et c’est encore une fois un pur bonheur, des fous rires à n’en plus finir et trois nouveaux coups de cœur !

Après avoir essayé de dézinguer Ajax, son chat, en l’enterrant vivant, en l’empoissonnant avec du lait périmé, en l’envoyant dans un mur sur une fusée, ou jouer avec lui à « attrape la ba-balle » en remplaçant la balle par une lampe de chevet, puis après s’être acharnée contre son pitit n’amoureux Geoffroy à coups d’électrocution et autres joyeusetés du même cru, elle prend cette fois pour cible Jade et les autres poupées barbie de l’école, et pour bien les faire baver elle s’entoure des autres laissés pour compte, c’est donc parti pour la guerre losers vs pimbêches, tout en continuant bien sur d’essayer de zigouiller le chat et Geoffroy, on peut dire qu’Adèle est un bourreau de travail !

 
Dans le tome 6, Adèle ne trouve rien de mieux à faire que de se mettre aux fourneaux pour… fabriquer un zombie ! Elle y parvient, mais si Owen le zombie remplit bien sa mission en essayant de boulotter les filles de l’école et les parents d’Adèle, il n’est par contre pas au point quand il s’agit de becter cette saleté d’Ajax, pas de bol !

Et enfin dans le tome 7, les parents d’Adèle ont eu l’idée stupide de l’envoyer en camp de vacances bien hippie où on fait des couronnes de fleurs et où on fait des papouilles aux castors, mais lâcher un monstre comme Adèle dans la nature n’est pas des plus intelligents car au final cela donne des cabanes qui flambent, des gamins traumatisés et des animaux sauvages terrorisés !

 
Ayant déjà chroniqué les quatre premiers tomes, je ne vois pas trop quoi ajouter de plus, si au moins j’avais quelque chose à critiquer ce serait facile, mais non, tout me plaît dans cette série !
Le personnage d’Adèle devient de plus en plus fendard au fil des tomes, et de plus en plus machiavélique, et je suis sure que si vous laissez Adèle cinq minutes en tête à tête avec le Kraken elle serait capable de faire pleurer la bestiole vu qu’elle ne manque jamais de ressources !

Les histoires ne sont jamais répétitives, les dessins sont toujours aussi excellents et Adèle n’est pas la seule à me faire rire, son ami imaginaire Magnus ou encore ses parents sont aussi bien en forme !
Bref si je ne devais plus lire qu’une seule série de bandes-dessinées jusqu’à la fin de ma vie, sans hésitation je choisirai celle-ci car je ne me lasse pas des aventures d’Adèle, je n’en ai jamais assez à vrai dire, et cela va être long d’attendre jusqu’à ma lecture du tome suivant !

 
 
 
Ma note : coupdecoeur   
Bande-dessinée·Humoristique·Légende Arthurienne

Kaamelott, tome 7 : Contre-attaque en Carmélide – Alexandre Astier / Steven Dupré

Kaamelott, tome 7 : 
Contre-attaque en 
Carmélide
  Alexandre Astier /
Steven Dupré
 Édition Casterman, 2013
  48 pages 

Genre(s) : Bande-dessinée; 
Humoristique; 
Légende Arthurienne
..
Série : Kaamelott
1. L'armée du Nécromant
2. Les sièges de transport
3. L'énigme du coffre
4. Perceval et le dragon d'Airain
5. Le serpent géant du lac de l'ombre
6. Le duel des mages
7. Contre-attaque en Carmélide
.
Résumé :.
La Carmélide est attaquée ! Les vaisseaux d’un mystérieux peuple ennemi, venus des mers du Nord, fendent le sable des côtes. Le perfide assaillant n’hésite pas à enlever la Reine Guenièvre pour faire pression sur le Royaume de Logres.
Mon avis :

Bien que ma passion pour la série se soit en partie éteinte, je continue de surveiller les rares infos données sur les films à venir et continue de m’intéresser à ce qui se fait autour de l’univers de Kaamelott, je continue donc de découvrir les bandes dessinées qui sont plutôt sympa à lire, enfin elles l’étaient avant ce nouveau volume !

Ce septième tome prend place en Carmélide, alors que Léodagan et Arthur se foutent une fois de plus sur la tronche pour un oui ou pour un non, des ennemis envahissent le pays, on ne sait pas pourquoi mais ces peigne-zizis sont bien là et ce n’est pas les trois tourelles pourries sur la plage qui vont les arrêter !
D’autant plus que les repousser devient un poil compliqué lorsque Léodagan ne veut pas de l’aide de Kaamelott et passe plus de temps à casser les noix d’Arthur qu’à se préoccuper des envahisseurs, envahisseurs qui au passage ont enlevé la reine Guenièvre, et cette dernière a intérêt à avoir de la patience car elle n’est pas prête d’être délivrée… En même temps avec l’engin qui lui sert de mari elle a l’habitude de poireauter, elle n’est plus à cela près !

Si l’histoire à l’air marrante à première vue, elle est finalement bien faible, surtout en comparaison des précédentes, car ce tome tourne assez vite en rond et se résume surtout à Arthur et Léodagan qui se fritent, alors oui j’aime les piques qu’ils s’envoient, cela me fait toujours rire mais venant de Kaamelott j’attends quand même une vraie histoire, quelque chose de plus abouti comme Astier sait le faire, là excepté le duo Arthur / Léodagan; Loth, Ketchatar et les autres guignols gouvernant les différents coins de Bretagne qui sont là en guest stars (les pages où ils sont tous introduits m’ont d’ailleurs paru bien longuettes); et un brin d’action à la fin, ce nouveau tome est assez creux et ne me laissera vraiment pas un souvenir impérissable.

Cela se détériore aussi au niveau des dessins, si je n’ai jamais été totalement convaincue par eux dans les précédents tomes je trouvais qu’au moins certains personnages étaient bien dessinés et ressemblaient assez aux acteurs de la série, du moins à certains d’entre eux, mais dans ce septième tome je trouve que c’est un massacre, à la rigueur Arthur et Léodagan sont épargnés mais les autres font peine à voir, Guenièvre a l’air d’avoir pris 30 ans dans les narines, Gustan ressemble à un vieux pécore décati (et j’ai mis plusieurs pages à le reconnaître !), Lancelot et Galessin ont l’air d’être passés sous un bus tellement ils sont amochés et Bohort ressemble à un grand cornichon anorexique !

Ce n’est donc pas fameux, décevant au niveau du scénario et catastrophique en ce qui concerne le coup de crayon, mais c’est le premier faux pas dans la série, et si la qualité est de nouveau au rendez-vous dans le prochain tome, ce sera une erreur vite oubliée !

Ma note : 2 

 

Contemporain·Coup de coeur·Humoristique

Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak haché – David Safier

Le fabuleux destin d'une
vache qui ne voulait pas
 finir en steak haché
David Safier 
Édition Presses de la cité, 2014
Traduit par Catherine Barret
370 pages

Genre(s) : Contemporain, 
Humoristique

Merci à
et aux éditions 
http://www.pressesdelacite.com/site/page_accueil_site_editions_presses_de_la_cite_&1.html
Résumé :  .

Mis à part l’infidélité de son taureau, le bien nommé Champion, Lolle, une vache laitière, mène une vie tranquille dans un pré du nord de l’Allemagne.

Jusqu’au jour où elle apprend de la gueule de Giacomo, un chat errant qu’elle a sauvé de la noyade, que le fermier a décidé de vendre le troupeau de bovins pour régler ses dettes.

Afin d’éviter de finir entre deux tranches de pain de hamburger, Lolle, maligne comme un singe, décide de s’enfuir avec ses congénères pour rejoindre le pays où les vaches sont sacrées, l’Inde !

Mais la route est longue et semée de dangers, à commencer par Old Dog, le chien sanguinaire du fermier.

Débute alors pour Lolle et ses amis un périlleux voyage qui les conduit de l’autre côté de l’Atlantique, de New York à l’Ouest américain, territoire des bisons, jusqu’aux contreforts de l’Himalaya…

 

Mon avis :   .

Excepté « Jesus m’aime » qui avait été un peu décevant, sans non plus être vraiment médiocre, j’ai adoré les autres livres de David Safier et quand Babelio a proposé ce nouveau titre en partenariat j’ai sauté sur l’occasion. Verdict : encore un excellent moment de lecture avec une bande de bestioles toutes mignonnes (oui je suis niaise, et j’assume !) !

Le livre commence comme un roman de chick-lit, Lolle découvre son amoureux en train de la tromper avec une autre femelle qu’elle déteste, rien d’original sauf que Lolle est en fait une vache et qu’en plus d’être tombée amoureuse d’un crétin elle va apprendre que le fermier auquel elle appartient va vendre tout son troupeau et qu’elle et ses copines risquent de finir en pièces détachées au rayon frais.
La seule solution est de fuir, et de préférence dans un pays où les vaches sont sacrées, mais entre l’Allemagne et l’Inde il y a du chemin à parcourir !

Les personnages sont savoureux, entre Lolle qui n’a rien demandé à personne et se retrouve en leader d’une troupe comptant quelques bras cassés, Hilde la vache un peu cynique et blasée, P’tit Radis la petite naïve qui ne loupe pas une occasion de poser des questions existentielles dans les pires moments ou de nous faire part des recette de grand-mère de sa tatie givrée, Susi la garce qui a piqué son fiancé à Lolle mais qui a un humour bien mordant, Champion le mâle bien boulet et Giacomo le chat italien qui est la première victime des remèdes de la tata cinglé de P’tit Radis, on peut dire qu’on ne s’ennuie pas, chacun d’entre eux apportent quelque chose, ils sont tous drôles dans leur genre et attachants (même Champion qui est pourtant un abruti de première !), avec une petite préférence pour Hilde qui me ressemble (enfin niveau caractère hein !) et P’tit Radis, qui donne l’impression d’être une petite fille curieuse et espiègle toute chou.

Pour un peu, on croirait être face à une bande d’humains ! L’auteur n’a d’ailleurs pas fait les choses à moitié de ce côté là, et à poussé la ressemblance jusque-là créer une « religion bovine », les vaches ont leur propre déesse créatrice, on découvre quelques morceaux de son histoire; pourquoi elle a crée telle ou telle chose, ou encore le taureau qui partage sa vie; un genre de Adam et Eve à la sauce vachette en gros ! Même si cela n’apporte rien de plus à l’intrigue, je trouve cela assez sympa et au moins David Safier ne s’est pas contenté de faire une bande de bêtes simplettes dont la seule préoccupation est de grignoter de l’herbe, mais a essayé de creuser leur monde et c’est plutôt réussi !

L’histoire ne manque ni de fantaisie ni d’humour, les personnages passent leur temps à tomber dans des situations absurdes, et à par un ventre mou au milieu du livre où j’ai ressenti un peu de lassitude, je me suis amusée du début à la fin.
La bande de héros bovins doit non seulement partir en Inde pour sauver sa peau, mais aussi échapper à un chien sanguinaire qui veut les dépiauter et en plus faire le voyage sans tomber sur des humains qui pourraient être pris d’une envie de hamburgers en les voyant, d’ailleurs ce dernier point permet aux vaches de faire des réflexions peu flatteuses (mais bien méritées d’après moi) sur les êtres humains !
Un livre très drôle donc, mais avec du fond, même si les réflexions n’ont rien de révolutionnaire, elles peuvent tout de même donner à réfléchir.

En conclusion, une lecture très amusante malgré quelques longueurs au milieu du livre et une fin peut-être un petit peu trop guimauve (mais c’est récurent chez David Safier !), très originale et attendrissante, merci donc à Babelio et aux éditions Presses de la cité pour cette découverte !

Ma note : coupdecoeur
Humoristique·Policier

Le père Denoël est-il une ordure ? – Gordon Zola

Le père Denoël est-il une
 ordure ?
Gordon Zola 
Édition Le Léopard Démasqué,
2013
234 pages

Genre(s) : Policier, 
Humoristique

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Merci aux éditions 
http://www.leopardmasque.com/
Résumé :  .
« SOS femmes tondues, j’écoute »…
Rien ne pouvait laisser deviner à Maître Lucien Bonplaisir, avocat de l’édition, défenseur des veuves tondues et des orphelines éplorée, qu’il serait tragiquement plongé dans un des mystères criminels les plus déroutants du XXe siècle !
Le 2 décembre 1945, l’éditeur de Louis-Ferdinand Céline, Robert Denoël, est assassiné à Paris d’une balle dans le dos…
Soixante-dix ans plus tard, bien que toutes les pièces du puzzle soient étalées devant nos yeux, le mystère reste entier !
Après le fameux « J’Ecluse », qui abordait une face cachée de la lune Dreyfus, Gordon Zola, surmontant l’omerta toujours en vigueur sur cette énigme, propose une vision décoiffante de l’époque et de l’affaire !
 
Mon avis :   .

Il y a un an environ les éditions du Léopard Démasqué m’avait contactée pour me proposer un partenariat, n’ayant plus eu de nouvelles depuis je croyais que c’était tombé à l’eau et pourtant j’ai reçu par surprise ce livre il y a quelques jou… euh semaines, merci donc pour cet envoi et pour le petit mot laissé par l’auteur !

« Le père Denoël est-il une ordure ? » se sert d’un fait véridique, le meurtre de l’éditeur Robert Denoël, qui n’a jamais été élucidé. Une enquête policière est mise en place autour de cet assassinat et l’auteur cherche à offrir une explication à ce meurtre.
Pendant ce temps, le tueur au rasoir fait couler le sang dans les rues de Paris; les collabos sont mis au piloris et un avocat et son assistante apportent leur aide grâce à leur « SOS femmes tondues »…

Bref la seconde guerre mondiale vient de toucher à sa fin, c’est le chaos et le monde de l’édition ne fait pas exception, tous les auteurs sont passés au crible et soupçonnés d’être du côté de l’ennemi, j’avoue que je ne suis pas fan des histoires relatant la seconde guerre mondiale, j’ai tellement bouffé de cette période au collège qu’aujourd’hui c’est l’overdose sauf quand cela traite d’une partie des faits encore assez méconnu ou que c’est raconté de façon différente, humoristique par exemple, et « Le père Denoël est-il une ordure » réunit ces deux points, même si l’époque n’est pas au premier plan, on y est bien ancrés et certains éléments sont correctement utilisés et s’imbriquent bien dans l’histoire.

En parlant de l’histoire, j’avoue que pendant un bon nombre de pages je me suis demandé « C’est quoi ce machin, ça part dans tous les sens ! » parce que je ne voyais pas vraiment où l’auteur voulait en venir, c’était sympa mais l’intrigue par rapport à Denoël était secondaire et je ne comprenais pas pourquoi on s’attardait sur tout autre chose, finalement le puzzle se met peu à peu en place, je regrette un peu qu’on ne nous donne pas d’indice (à moins qu’ils me soient passés sous le nez comme d’habitude…) pour nous mettre sur la voie afin de pouvoir mener l’enquête nous même et deviner le fin mot de l’histoire, et le dénouement peut-être un poil précipité, mais le reste m’a convaincue, enfin de compte même s’il y a des bémols, l’intrigue est tout de même bien construite, il n’y a pas de temps morts, et ce qui est tissé autour du meurtre de Denoël (fait que j’ignorais d’ailleurs, cela m’aura appris quelque chose !) parait crédible.

Et qui plus est, si l’histoire m’a globalement plu, le style de l’auteur m’a également bien emballée grâce en grande partie à l’humour utilisé qui est à base de jeux de mots plus ou moins moisi (dans ce cas « moisi » n’est pas péjoratif, parce que plus un jeux de mot est pourri plus il me fait rire ! Oui j’ai un sens de l’humour bas de plafond !) mais aussi grâce aux personnages de l’avocat Lucien et de sa secrétaire Lucette qui n’en loupent pas une et qui sont particulièrement drôles quand ils s’énervent, ou encore à l’humour grinçant présent dans certaines scènes ou chez certains personnages.
Le livre mélange donc plusieurs genres (l’historique, le polar et l’humoristique) et c’est plutôt bien réussi !

Avant cette lecture je n’avais encore jamais lu Gordon Zola, malgré la présence de « C’est pas sorcier, Harry ! » dans ma pile à lire depuis un certain temps, mais je vais sans doute me pencher plus sérieusement sur ses titres, même si « Le père Denoël est-il une ordure ? » n’est pas dénoué de défauts cette lecture m’a amusée, et j’ai passé un bon moment avec.

Ma note : 3-5
Bande-dessinée·Coup de coeur·Humoristique

Mortelle Adèle, Tomes 1 à 4 – Tan / Miss Prickly

Mortelle Adèle, tomes 1, 2, 3 et 4 
  Tan / Miss Prickly
 Édition Tourbillon, 2012
 95 pages
Genre(s) : Bande-dessinée, Humoristique
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Série : Mortelle Adèle
1. Tout ça finira mal
2. L'enfer c'est les autres
3. C'est pas ma faute !
4. J'aime pas l'amour
5. Poussez vous, les moches
6. Un talent monstre 
7. Pas de pitié pour les nazebroques ! 
Résumé :.

On m’appelle Adèle, mortelle Adèle…

Que ce soit pour faire enrager mes parents, torturer mon stupide chat, lutter contre Jade et ses copines ou briser le cœur de Geoffroy… J’ai toujours une idée intéressante !

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 Mon avis :
Voila le genre de bande-dessinée qui me fait regretter de ne pas en lire plus (mais je me soigne !), quatre tomes de lus et déjà quatre coups de cœur, ce n’est pas rien !
Adèle est une petite psychopathe à hurler de rire, bien sadique (si j’ai une fille un jour, je veux qu’elle lui ressemble =D) et qui a toujours la bonne réplique qui fait mouche mais qui peut aussi être adorable de temps à autre. Que ce soit ses parents, son chat, son amoureux ou ses copines de classe, elle s’acharne un peu sur tout le monde et j’ai passé mon temps à rire quand j’ai lu les quatre tomes jusqu’à en avoir mal au ventre.
Il n’y a pas vraiment d’histoire, ce sont des successions de gags; même si l’objectif d’Adèle est de devenir le maître du monde (et de buter son chat accessoirement !); mais je n’ai jamais trouvé cela répétitif, au contraire, je n’en ai pas eu assez, et je suis impatiente de pouvoir lire les tomes suivants.

Niveau dessins c’est également une réussite, ils collent tout à fait à l’histoire, c’est mignon mais mordant, j’adore les mimiques de tordue de Adèle et notamment son sourire de psychopathe ou les expressions désespérées de son entourage, même s’il n’y avait aucun texte je suis sure que je rirais rien qu’en voyant les images !

Bref, des bande-dessinées juste excellentes que je relirai très souvent, spécialement quand j’aurais un coup de blues, rien de mieux que de passer un petit moment avec Adèle pour retrouver le sourire !

Ma note : coupdecoeur
Bande-dessinée·Humoristique

Zozoland, Tome 1 : Parc paniiiiiique ! – Blatte / Falzar


Zozoland, Tome 1 : 
Parc Paniiiiiique ! 
Blatte / Falzar
Édition Sandawe.com, 2013
30 pages

    Genre(s) : Bande-dessinée,
Humoristique
Merci à
et aux éditions
Série : Zozoland
1. Parc paniiiiiique !   
Résumé :.
Après une séance de tag qui a mal tourné, deux loubards sont condamnés à une peine d’intérêt général. Direction : Zozoland, le célèbre parc d’attractions. Eux qui dé-tes-tent les enfants, vont être placés dans la peau de deux gentilles mascottes dont raffolent ceux-ci. Et ils vont se rendre compte qu’il y a pire que la prison : il y a l’industrie du divertissement !. .
 Mon avis :
Quand j’ai reçu cette bande dessinée j’avoue que j’ai été surprise car je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi jeunesse, il faut croire que j’avais mal vu la couverture quand j’ai coché ce titre pendant la dernière Masse critique de Babelio, mais bon tant pis je me suis lancée car après tout cela avait l’air drôle (et puis j’étais obligée de la lire de toute manière !) et finalement j’ai passé un très bon moment avec cette BD !

Après s’être fait coincer par la police pour avoir taguer un mur, deux loubards sont contraints de faire des travaux d’intérêt général dans un parc d’attraction et jouer les mascottes pour les enfants, sauf que eux les mioches c’est pas leur truc et du coup ils vont essayer de se débarrasser de leur fardeau en refilant les enfants à leurs collègues mascottes, de trouver des astuces pour se faire remplacer et pouvoir glandouiller peinards ni vu ni connu ou tout simplement en étant un peu sadiques sur les bords avec les gamins !
La BD est malheureusement un peu trop courte, seulement 30 planches, mais j’ai bien ris en la lisant, on voit venir certains gags mais cela n’empêche pas l’humour de faire mouche et d’avoir envie de découvrir la prochaine vacherie que trouveront les deux héros.

Quant aux dessins ils sont adorables, colorés, assez cartoonesques, très amusants et l’humour de l’histoire passe encore mieux grâce à eux.
En bonus, nous avons aussi le droit à la première page de la bande dessinée qui est un peu du même genre que « Où est Charlie ? » et qui devrait occuper les plus jeunes lecteurs un petit moment (même si j’avoue qu’à 22 ans, j’ai quand même jouer le jeu… mais je n’ai pas réussi à trouver tous les personnages demandés, cte honte =D)

Bref, une découverte très sympa, je lirai très certainement la suite quand j’en aurais l’occasion et pour finir, je remercie Babelio et les éditions Sandawe.com pour ce partenariat !

Ma note : 4