Jeunesse·Romance

La sélection, tome 3 : L’élue – Kiera Cass

couv24218488


La sélection, Tome 3
: L'élue
Kiera Cass
Edition Robert Laffont, 
2014
337 pages
Traduit par Madeleine
Nasalik 


Genres : Jeunesse, 
Romance

 

Série : La sélection
1. La sélection
2. L'élite
3. L'élue
4. L'héritière
5. La couronne

 

Résumé :

La sélection prend un ultime tournant. Quant à America, sa vie à changée pour de bon. Et elle est décidée à se battre. Pour Maxon. Mais d’autres concurrentes se sont dangereusement rapprochées du prince. La seule solution: Riposter.

 

Mon avis :

Après un deuxième tome complètement inutile, voila enfin que les choses se bougent un peu le train, tout ce qui concerne la romance est toujours aussi insupportable, les personnages sont toujours aussi mal foutus, l’histoire est toujours aussi facile, mais au moins l’auteure fait enfin l’effort de mettre un peu d’action (et de sang) pour nous éviter d’avoir une intoxication à cause de toute cette guimauve !

C’est presque le grand jour (la grande semaine ? le grand mois ? Est-ce que quelqu’un a une idée de la temporalité dans cette saga ?!), la compétition va toucher à sa fin, Maxon va choisir sa future reine et son cœur est toujours aussi partagé entre les 5 dernières concurrentes (parce qu’il faut bien faire durer le suspense) et America qui jusque là a jonglé entre lui et Aspen n’est peut-être plus la favorite…
De leur côté, les rebelles poursuivent leurs attaques contre le palais…

Eh bien il était temps ! Cette saleté de concours est enfin fini et son dénouement (qu’on voyait venir à des kilomètres parce qu’on n’est pas des nouilles !) est connu, l’ennui, les épreuves débiles (mon Dieu, déjeuner avec la famille royale, quel stress, je me demande comment America a évité un ulcère !), les manigances à deux balles et le jeu du chat et de la souris entre America et Maxon vont maintenant s’arrêter, en tout cas si cette fin m’a laissée bien indifférente j’ai été plus que soulagée de pouvoir refermer ce premier cycle de la série et passer à autre chose !
Le triangle amoureux atteint des sommets de niaiserie dans ce tome, America passe son temps à se questionner sur Maxon, puis sur Aspen, elle conclut en « J’aime Machin » et le lendemain elle se demande « Est ce que j’aime vraiment Machin ? » au bout d’un moment je crois qu’elle s’emmerde tellement dans ce concours qu’elle cherche juste à s’inventer des problèmes et à faire sa drama queen, en tout cas c’est pénible de la voir toujours agir comme une girouette, même chose pour les deux garçons d’ailleurs, c’est quand même dingue ce talent qu’ils ont tous les trois pour changer leurs sentiments en un clin d’œil (ou alors c’est l’auteure qui est nulle pour faire des personnages qui soient un tant soit peu crédibles niveau psychologie, je ne sais pô !), la seule chose ayant changé est que Maxon qui était complètement fadasse jusque là se met à avoir des réflexions de salaud de temps en temps, pas très charmant ce prince !

Je pense que vous aurez compris avec mon intro que niveau histoire c’est désastreux, mais je dois dire que je ne serai pas totalement sévère parce que ce qui concerne les rebelles il y a au moins eu le mérite d’éveiller un peu ma curiosité, on sait enfin ce qu’ils veulent, ils passent vraiment à l’action (et ont enfin compris que casser la vaisselle n’avance à rien, il était temps !) et la famille royale s’occupe enfin de cette affaire, tout ne trouve pas sa réponse, c’est aussi superficiel que le reste et cela se finit de façon prévisible et facile mais au moins cela permet de voir un peu autre chose que ce stupide concours où les interactions complètement pétées entre Maxon et America.
Parce que clairement, l’auteure n’aura jamais réussi à rendre cette partie là intéressante, c’est toujours la même chose, trois tomes qu’on se coltine les plans vicieux (et foireux) des personnages, America qui s’y oppose et par conséquence s’attire des ennuis (ne pas être soumise c’est bien, mais ne pas foncer tête baissée dans le mur c’est bien aussi !), du coup c’est juste lassant, même en lisant une seule ligne par page on ne risque pas de manquer quelque chose d’important tellement c’est plat et déjà vu !

Je ne sais pas trop si je lirai la suite, je veux bien être bon public mais au bout d’un moment quand on a une histoire fleur bleue à en crever alors qu’il y a de quoi offrir un univers un poil plus riche et intéressant, et surtout une héroïne aussi vide (outre ses « sentiments amoureux » qu’on ne ressent pas, il y a aussi plein d’autres passages dans le livre où on se demande vraiment si cette fille ressent des émotions ou si ce n’est qu’une sociopathe), c’est lourd. L’ensemble aura vraiment manqué de développement, de maturité et d’âme en fait, même en lisant cette série en ayant seulement deux neurones réveillés tous les défauts sautent aux yeux et seul le fait que le bouquin soit fluide et fasse passer le temps me permet de ne pas être trop sèche avec ma note, c’est dire si je n’y trouve pas grand chose de positif !

 

Ma note : 2-5
Jeunesse·Science-Fiction

La sublime communauté, tome 1 : Les affamés – Emmanuelle Han

couv25354763



La sublime communauté,
Tome 1 : Les affamés
Emmanuelle Han
Edition Actes sud
2017
374 pages


Genres : Science-fiction, 
Jeunesse

 

Merci à
et aux éditions
index
.
Série : La sublime communauté
1. Les affamés
.
Résumé :
C’est la fin de notre ère. Aux quatre coins d’une planète surpeuplée et en pleine dévastation, six mystérieuses Portes apparaissent, ouvrant des brèches vers des mondes inconnus. En quête d’une terre promise, fuyant la misère et la mort, des flux d’hommes, de femmes et d’enfants désespérés, les « Affamés », se pressent aveuglément vers ces Six Mondes, ignorant tout à leur sujet.
Quels secrets renferment ces Portes ? Quel mal ronge les Affamés ? Quelle est la nature des Six Mondes ? En ces temps de détresse où la violence et le chacun-pour-soi font rage, seuls trois enfants pourront le découvrir. Ashoka, Ekian et Tupà ne se connaissent pas, vivent à des milliers kilomètres de distance. Pourtant, leurs destins sont liés. De leur union dépendra le sort de la Sublime Communauté.
Mon avis :

Je n’ai pas lu d’histoire de fin du monde depuis un moment, il y a bien eu le tome de Koridwen de la série « U4 » mais vu qu’il ne m’a pas plu je ne le compte pas vraiment, du coup le genre me manquait et quand Babelio m’a proposé ce titre j’ai foncée, mais s’il y a de bonnes choses, je suis tout de même mitigée…

Notre monde est ravagé, il est surpeuplé, la nourriture se fait de plus en plus rare et l’humanité est condamnée, le seul espoir réside dans ces portes apparues dans certaines parties du monde, dont personne ne sait rien, mais elles pourraient être la clé de la survie de notre espèce….
Dans cette masse qui se rue vers les portes, trois adolescents (Tupà en Amérique du sud, Ekian dans le désert arabe et Ayosha en Inde) ne se connaissent pas mais partagent un lien, entre eux, mais aussi avec les portes et ce qui se cache derrière…

Finalement les critiques que je pourrais faire sont plus ou moins les mêmes que j’ai pu faire à d’autres premiers tomes, à savoir : beaucoup trop de flou, évidemment ce n’est que le début d’une série, et j’ignore combien de tomes sont prévus et je ne m’attendais pas trouver une réponse à toutes les questions qu’on peut se poser, mais là j’étais vraiment perdue, j’aurais aimé que l’ensemble soit un peu plus clair, que ce soit les causes de ce monde dévasté où tout le monde meurt de faim, ou ces histoires de portes, des six mondes, de la sublime communauté (dont on n’entend pas du tout parler d’ailleurs), des « transplantés » (ce que sont Ayosha, Ekian et Tupà, car à 8 mois ils ont été retirés de leurs régions d’origine pour être amenés ailleurs sans qu’on sache pourquoi), des guetteurs…
Il y a beaucoup de choses qui demandent des explications et je trouve qu’on n’en a trop peu, un peu de mystère oui, presque aucune réponse non !
Du coup vu qu’on patauge je n’ai pas franchement réussi à accrocher à l’intrigue, c’est frustrant parce que je sens qu’il y a du potentiel mais pour le moment j’en sais trop peu pour être convaincue…

Là où l’auteure a mieux réussi à planter le décor c’est au niveau des différentes cultures utilisées (touareg, indienne et brésilienne il me semble, je n’ai pas trop compris dans quel pays se trouvait Tupà je l’avoue…), je ne sais pas si tout est correct, et s’il y a une part d’invention car je n’y connais rien mais l’ensemble sonne juste, est intéressant et est bien exploité, l’auteure ne s’en sert pas juste pour étaler sa science mais vraiment parce que cela a un sens dans le parcours des personnages et que cela fait parti des étapes pour les faire évoluer…

D’ailleurs pour parler un peu des personnages il reste surement pas mal à découvrir sur eux mais ce que j’en ai vu m’a plu, ils ont chacun leur personnalité propre mais ont tous une certaine maturité et quelque chose que je n’arrive pas à décrire qui donne envie de les suivre et qui m’a permis de m’attacher à eux. Si le lien qui les rapproche va peut-être les faire vivre la même aventure par la suite, pour l’instant leurs chemins et les épreuves qu’ils traversent sont bien différents, donc les trois points de vue ne se ressemblent pas et ont chacun leur intérêt, et j’ai apprécié suivre les trois personnages.

En bref, si l’histoire pêche c’est donc surtout pour son manque d’éclaircissements et de réponses que j’aurais aimé un peu plus présents, mais le reste m’a l’air solide et s’il faut être patient pour que tout soit un peu moins obscur je pense que l’auteure sait où elle va et que le second ne peut être que meilleur, en tout cas je l’espère !
Et pour finir je remercie Babelio et les éditions Actes sud pour cette découverte !

 

Ma note : 2-5

 

Jeunesse

La décision – Isabelle Pandazopoulos

couv67738754



La décision
Isabelle Pandazopoulos
Edition France loisirs,
2013
249 pages

Genre : Jeunesse




 

Résumé :

En plein cours de maths, Louise, jeune fille sans histoires, excellente éléve de Terminale S, a un malaise. Samuel, le délégué, l’accompagne aux toilettes. Du sang s’écoule, Louise ne répond plus. Hémorragie ? Suicide ? En fait, la jeune fille a accouché. Elle ne savait pas qu’elle était enceinte, mais elle a donné naissance à un petit garçon de 3,3 kg. Pourtant, Louise affirme qu’elle n’a jamais couché avec personne… Alors que s’est-il vraiment passé ? En état de choc, la jeune fille ne peut accepter la réalité. Pourtant, il lui faut décider du sort de son enfant : le garder ou le confier pour adoption. Elle n’a que quelques semaines. Et un long chemin à faire…

 

Mon avis :

« La décision » est un roman dont je n’avais jamais entendu parler et que je n’aurais probablement jamais lu si ma maman ne me l’avait pas acheté pendant un vide-grenier, et pourtant le sujet (le déni de grossesse) vaut au moins le coup qu’on s’y intéresse !

Alors qu’elle est en plein cours au lycée, Louise est prise de violents maux de ventre, elle se dirige vers les toilettes accompagnée par un camarade et ce dernier voit vite du sang se mettre a couler. Plusieurs minutes passent, les secours arrivent et ils constatent que Louise vient de donner naissance à un bébé, personne ne savait qu’elle était enceinte, même pas elle…
Commence alors un vrai parcours du combattant pour d’une part comprendre ce qui est arrivé à Louise et d’autre part pour décider si elle veut élever cet enfant et comment elle va vivre maintenant que plus rien n’est pareil…

Étant plutôt terrorisée par la grossesse (surtout quand elle arrive aussi tard et qu’elle ne peut plus être interrompue) cette lecture a pu me donner quelques sueurs froides mais elles se font vite oubliées vu la justesse de ce qui suit.
L’histoire est racontée sous différents points de vue, que ce soit les amis de Louise qui ne comprennent pas ce qui lui arrive, ses parents qui ne savent pas comment gérer la situation, le personnel soignant qui s’occupe d’elle, les autres adolescentes-mères que Louise côtoie et bien sur Louise elle-même.
Et chacune de ces parties a son intérêt (même si les autres adolescentes sont assez pénibles à suivre parce qu’elles passent leur temps à se sauter à la gorge !), l’interrogation des uns, l’impuissance des autres et entre tout cela Louise qui est complètement déboussolée et essaie de faire face comme elle peut, on voit la situation sous tous les angles et c’est ce qu’il fallait pour mesurer toute l’ampleur de cette histoire et voir comment chacun des personnage est affecté, même si c’est finalement (et logiquement) le point de vue de Louise qui est le plus intéressant, ses réactions sont très bien dépeintes et sa façon de gérer cette maternité ni prévue ni voulue est crédible (qu’on y adhère ou pas) et retranscrit bien (je pense) les étapes que traverse une jeune fille qui serait confrontée à un déni de grossesse et également son évolution, la maturité qu’elle gagne « grâce » à cela et ses sentiments vis-à-vis du bébé où on sent vraiment son tiraillement entre l’envie de l’abandonner pour espérer retourner à sa vie d’avant et l’envie de l’aimer parce qu’après tout lui non plus n’a pas demandé à se retrouver dans ce contexte pourri !

Une fois la situation bien « digérée » le roman se concentre sur l’origine de cette grossesse, Louise prétend ne jamais avoir eu de relation sexuelle, est-ce qu’elle dit la vérité ? Ce qui voudrait dire qu’elle a été abusée et qu’en plus elle ne s’en souvient pas ? Je ne donnerai pas la réponse mais là aussi l’histoire est solide et bien traitée…

Vu l’histoire on aurait pu tomber dans le tire-larme, dans la leçon de moral ou dans le glauque mais on en est loin, je le redis mais le sujet et les personnages sont traités de façon très juste, c’est intelligent, c’est touchant sans tomber dans le pathos, et c’est vraisemblable.
Après je ne suis pas forcément fan de tous les points de vue qu’on voit, même s’ils sont tous utiles, certains sont un poil longuet et finissent par être un peu frustrant car pendant ce temps on est éloigné de Louise qui est quand même le cœur du roman…

Bref, c’était un sujet casse-gueule mais l’auteure s’en est très bien sortie, le roman n’est pas parfait mais il tombe juste, j’ai été remuée par Louise, et les quelques défauts qu’on peut y trouver sont minimes par rapport à la force du récit.

 

Ma note : 3-5
Jeunesse·Romance

La sélection, tome 2 : L’élite – Kiera Cass

couv3610935

La sélection, Tome 2 :
L'élite
Kiera Cass
Édition Robert Laffont, 
2013
Traduit par Madeleine
Nasalik

Genres : Jeunesse, romance

 

Série : La sélection

1. La sélection
2. L'élite
3. L'élue
4. L'héritière
5. La couronne

 

Résumé :

La Sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d’enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie…

 

Mon avis :

Même si j’avais trouvé pas mal de défauts dans le premier tome et qu’habituellement c’est le genre de lecture qui m’agace j’avais été assez gentille dans ma chronique car j’avais malgré tout passé un bon moment, je serai peut-être un peu plus critique avec ce second tome !

La sélection se poursuit et le nombre de candidates a maintenant beaucoup diminué, America n’ayant plus que 5 rivales. Les « épreuves » continuent pour voir laquelle des prétendantes serait la meilleure reine et le reste du temps est partagé entre rendez-vous avec le prince Maxon et les attaques rebelles. America de son côté est toujours autant tiraillée entre ses sentiments naissants pour Maxon et son ancienne romance avec Aspen…

Bon il faut dire ce qui est, je trouve que ce tome ne sert pas à grand chose en fait, la seule raison qui me pousse à mettre une note moyenne est que c’est le genre de lecture qu’on lit avec le cerveau éteint parce que c’est mauvais mais distrayant, l’intrigue est en grande partie une repompe du premier tome, les personnages sont toujours aussi fades et le côté dystopie est toujours aussi inexistant.
Le concours continue et j’avoue que j’aimerai bien qu’il se finisse vite (de toute façon on sait comment il va se terminer alors autant abréger !) parce que les pseudo épreuves (préparer une soirée, quel challenge insurmontable, dit donc…)(j’ai déjà eu des entretiens d’embauches avec des tests bien plus hard) (mais bon ce n’était pas des entretiens pour être reine vous me direz !) et les magouilles minables de la garce de service ne m’amusent pas des masses et je préférais vraiment qu’on s’intéresse plus aux rebelles, enfin pour cela il faudrait des rebelles un peu mieux organisés et un peu moins cons ! Parce que là on ne peut pas dire qu’ils soient très effrayants, à par buter une domestique qui traine dans le coin (pourquoi d’ailleurs ? Elle vous a rien fait cette pauvre dame) et péter la vaisselle, on ne peut pas dire qu’ils terrorisent le palais, dans le genre rébellion en carton on ne fait pas mieux… Ce n’est pas de cette façon que la monarchie et les castes vont être en danger je pense et je ne sais pas ce que l’auteure compte bricoler avec ça, mais j’ai l’impression qu’on va droit dans le mur !

Niveau romance, c’est tout aussi médiocre, America change d’avis toutes les deux pages, un coup Maxon, un coup Aspen (aaaaah les hormones !), c’est pénible et on se demande comment on est censés avoir des papillons dans le ventre en suivant ce triangle amoureux vu que c’est plat et bancal, les interactions entre eux sont bateaux et vu que séparément les personnages n’ont déjà rien d’attachant, ensemble cela ne donne rien de plus ! Et franchement à la place des garçons j’aurais déjà envoyé bouler cette girouette d’America, je ne sais pas si c’est de la patience ou juste de la stupidité mais Maxon et Aspen ont l’air d’apprécier leur rôle de carpette pour le moment !

Bref, l’ensemble n’est pas brillant, c’est tout juste passable parce qu’avec cette série je sais à quoi m’attendre et quand je démarre un tome c’est vraiment pour passer le temps ou parce que je suis trop crevée pour lire quelque chose de plus intelligent, du coup je lirai la suite rien que pour cela parce que je ne m’attends pas à des merveilles dans les prochains tomes !

 

Ma note : 2-5
Jeunesse

Cabaret, tome 2 : Vengeance – Jillian Larkin

couv50059118


Cabaret, tome 1 :
Ingénue
Jillian Larkin
Édition Bayard (Jeunesse), 
2012
Traduit par Bee Formentelli
444 pages


Genre : Jeunesse

 

Série : Cabaret

1. Ingénue
2. Vengeance
3. Diva

 

Résumé :

New York, été 1923. L’amour est-il plus fort que tout ? Gloria, Clara et Lorraine n’en sont plus si sûres… Trahisons, chantages, vengeances, sont au menu de ce
second volet, plus noir et toujours plus palpitant…

 

Mon avis :

Après le très bon premier tome (même s’il n’était pas dénué de défauts) j’étais curieuse de savoir si le charme allait opérer avec cette suite, et même si elle n’est pas désagréable je suis tout de même moins séduite et assez agacée par certaines choses.

Après leur fuite, Gloria et Jerome ont commencé leur nouvelle vie à New York où ils tentent de survivre et de percer dans la musique.
Les deux amoureux sont recherchés par la mafia et Vera, la sœur de Jerome, essaie de les sortir de ce pétrin (mais encore faudrait-il qu’elle les retrouve !)
Pendant que Lorraine qui travaille maintenant pour Carlito essaie au contraire de les faire plonger…
Quand à Clara… euh… quelqu’un pour me rappeler ce qu’elle glande dans ce tome ?! Non ce n’est pas ma mémoire qui débloque, c’est juste Clara qui est devenue complètement inintéressante !

Bon, dans ma chronique du premier tome j’avais dit que je ne voulais pas être méchante malgré les défauts évidents mais là je ne vais pas trop avoir le choix, j’adore toujours le cadre et se retrouver dans les années folles est toujours aussi plaisant et rien que pour y être transportée encore une fois je lirai le troisième et dernier tome de « Cabaret ».
Mais pour le reste, si j’ai pardonné la facilité et les clichés de l’histoire et des personnages dans le premier tome, j’attendais de l’amélioration dans cette suite et finalement c’est l’inverse qui est arrivé, les mauvais points sont accentués et ce qui était à peu près valable se dégrade…

Je ne parlerai pas de l’histoire de Clara parce que comme je l’ai dit elle est sans intérêt et ses « aventures » sont tellement ennuyeuses que je ne me souviens de pratiquement rien la concernant, c’est elle qui amenait le piquant du premier tome mais maintenant elle est complètement fade et assez nunuche.
Mais finalement elle n’est pas aussi nunuche que Gloria qui même après avoir abandonné sa vie de petite fille pourrie gâtée et doit se débrouiller avec Jerome pour pouvoir manger à leur faim reste toujours aussi naïve et aussi peu fute-fute que dans le premier tome, elle fonce tête la première dans les ennuis et en redemande, il serait temps de prendre du plomb dans la tête et même chose pour Jerome qui est une sacrée tête à claques !

Quant à Lorraine, dans le premier tome c’était la garce que j’aimais bien et là elle est juste devenu la garce idiote qui est prête à faire descendre Gloria juste parce qu’elle lui a caché certaines choses, bonjour le sens de la mesure ! Et pour le reste, il ne lui arrive rien d’intéressant, elle gère un club en écrasant les employés qui s’y trouvent et quand elle ne se comporte pas comme une pouffe elle se fait malmener par Carlito et ses larbins, passionnant…

En dehors de ces trois dindes, nous suivons aussi Vera qui est un nouveau personnage et qui part à la recherche de Jerome et veut le faire innocenter (vu qu’il est accusé d’avoir buté le mec qui a en fait été tué par Gloria) et c’est surement la partie la plus correcte de ce tome, du moins jusqu’à ce que l’auteure lui colle une romance sortie de nul part et franchement dispensable. Son enquête ne casse pas des briques non plus mais entre elle, une rancunière puérile et deux fadasses qui passent leur temps à foncer dans le mur, le choix est vite fait !

J’ai été plus sèche que prévu dans cette chronique mais en y repensant je ne vois pas comment je pourrais défendre cette suite, j’ai été indulgente avec le premier tome parce qu’il avait beaucoup de charme à mon gout, là à par le cadre qui reste le gros plus de cette saga le reste est médiocre et j’ai peur de ce que va donner le dernier tome…

 

Ma note : 2-5
Jeunesse·Science-Fiction

La 5e vague, tome 1 – Rick Yancey

couv29495211



La 5e vague, Tome 1
Rick Yancey
Edition Robert Laffon,
2013
Traduit par Francine 
Deroyan

Genres : Science-fiction,
Jeunesse

 

 

Série : La 5è vague
1. La 5ème vague
2. La mer infinie
3. La dernière étoile

 

Résumé :

1ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence

La 5e Vague arrive…
Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…

 

Mon avis :

Je n’avais pas prévu de me lancer dans cette série à la base, sans trop savoir de quoi elle parlait j’avais tout de même regardé la bande-annonce de l’adaptation qui n’avait pas du tout éveillé ma curiosité, mais je suis tombée dessus à la médiathèque et finalement je me suis fiée à la toutes les critiques positives entendues dessus et je lui ai donné sa chance.
Et si les deux-cent premières pages m’ont fait croire que je filais tout droit vers le coup de coeur, le reste du livre m’a fait complètement changé d’avis…

Comme dans pratiquement toutes les dystopies jeunesse nous suivons une jeune fille qui tente de sauver sa vie et celle du peu de famille qui lui reste (en l’occurrence son petit frère) et va rencontrer sur son chemin un beau et mystérieux jeune homme qui va l’aider et… Pff je vais éviter de continuer ce résumé parce que c’est un coup à déjà m’énerver, et pourtant il n’y a pas que du négatif à dire sur ce premier tome, même si j’aurais beaucoup de choses à critiquer (et je le ferai après) d’autres ont réussi à me plaire.

Bon tout d’abord je suis (un peu) de mauvaise foi avec mon semblant de résumé, l’histoire finit par tourner de cette façon mais l’idée de base est quand même plus originale, contrairement aux autres dystopies young-adult que j’ai pu lire où les héros doivent se dresser devant la société en place, là ce sont des aliens qui sèment le chaos et vu que je suis quelqu’un qui aime les histoires d’extraterrestre j’étais vraiment emballée en découvrant les premières pages, en plus ces aliens là sont particulièrement vicieux et sanguinaires, plutôt que de tout péter en une seule fois ils vont d’abord priver les humains d’électricité, puis nous balancer un tsunami, une pandémie mondiale, avant de s’infiltrer parmi nous et de « recruter » les enfants pour s’en servir contre nous, tous ces événements sont vus à travers les yeux de Cassie qui est à la recherche de son petit frère, du moins dans cette première partie vu que l’histoire sera racontée du point de vue d’autres protagonistes plus tard…
Et donc cette première partie a super bien marché avec moi, j’ai été prise de suite dans le récit, c’est intriguant pour tout ce qu’on apprend sur les plaies qu’envoient les extra-terrestres et comment cela a ravagé notre monde et en même temps il y a énormément de rythme et de tension vu que Cassie est sans arrêt traquée, du coup les pages défilent très vite.

Du moins, jusqu’à ce qu’Evan arrive dans le paysage et que tout retombe comme un soufflé !
Qui est-il ? Pourquoi il est là ? Est-ce qu’il est humain ou pas ? Est-ce qui a « recueilli » Cassie par soutien ou juste pour se servir d’elle ? Cassie se pose ces questions 5 minutes mais vu que c’est un roman ado et que la romance est un passage presque obligé du genre il faut bien que sa méfiance soit vite oubliée et non seulement de manière générale cela me saoule (parce que à la place de Cassie, dans le doute, j’aurais assommé Evan avant de me barrer !) mais là en plus Cassie est présentée comme un personnage badass, sans cesse aux aguets et la voir confiante aussi vite n’est pas franchement cohérent.

Ce n’est pas seulement pour cela que la deuxième partie du livre ne m’a pas plu, je dirai que c’est un tout, c’est beaucoup moins nerveux, il y a plusieurs points de vue qui m’ont assez perdue et/ou ennuyée (on suit par exemple un soldat appelé « Zombie » et qui est d’un chiant…) et je me rends compte que je me souviens plus du tout de ce qui se passe dans ces pages là parce que j’ai vraiment suivi cela que d’un oeil et j’en avais plutôt marre de voir l’invasion extra-terrestre à la fois de l’extérieur (grâce à Cassie) et de l’intérieur (grâce à Zombie) sans avoir ne serait-ce qu’un micro-indice du pourquoi ils font cela, je sais bien que ce n’est qu’un premier tome mais j’aimerai bien que les auteurs fassent un effort et nous donnent quelques réponses à nous mettre sous la dent sans qu’on ait besoin d’avaler toute la série (et encore, certaines ne donnent aucune réponse à rien…).

Bref encore une dystopie jeunesse qui me déçoit et honnêtement je n’ai pas le courage de lire la suite, je suis trop vieille pour ces conneries, je regarderai l’adaptation en grande maso que je suis mais je m’arrête là pour les livres !

 

Ma note : 2
Fantastique·Jeunesse

L’auberge entre les mondes, tome 1 : Péril en cuisine ! – Jean-Luc Marcastel

couv59090078


L'auberge entre les mondes, 
Tome 1 : Péril en cuisine !
Jean-Luc Marcastel
Édition Flammarion 
jeunesse
2017
254 pages

Genres : Jeunesse, 
Fantastique

 

Merci à
et aux éditions
18505-ban_partenaire_670

 

Résumé :

Nathan est apprenti cuisinier dans une auberge réputée pour ses bonnes recettes. Avec son ami Félix, il sent très vite que cet endroit regorge de mystères. Les murs bougent ; des créatures inquiétantes semblent vivre tapies dans les ombres ; et il y a cette force qu’il ressent au plus profond de lui…

Alors que les mondes s’affrontent, Nathan est le seul à pouvoir réconcilier les hommes et apaiser les conflits.

 

Mon avis :

En choisissant ce titre pendant la dernière Masse Critique je m’attendais à un livre à l’humour loufoque et où des créatures fantastiques m’attendraient derrière chaque porte de l’auberge, mais finalement mes attentes n’ont pas été vraiment satisfaites et mon avis est globalement plutôt tiède…

Nathan et Felix trouvent un job d’été dans une auberge perdue, le voyage jusqu’à la-bas se passe sans encombre jusqu’à ce qu’ils se fassent attaquées par quelque chose d’étrange, puis Nathan commencera à être témoin de phénomènes surnaturels dans l’auberge…

Rien de bien novateur à priori et c’est vrai que l’ensemble reste bien classique et qu’on retrouve certains codes bien connus (pour ne pas dire trop exploités) de la littérature fantastique jeunesse (le gamin élu, sans parents mais avec un protecteur pour veiller sur lui jusqu’à ce qu’il apprenne la vérité, etc…) et voir cela m’a un peu blasée parce qu’à force c’est lassant de suivre des personnages qui ont le même parcours, mais à la rigueur je veux bien passer sur ce défaut si l’intrigue derrière est assez solide ou du moins distrayante, vu que ce n’est que le premier tome on ne peut pas encore vraiment juger la dessus et il faudra voir ce que donnera la suite mais pour être franche je ne sais pas si j’aurais envie de lire le tome suivant, parce que même si ce tome est surtout une introduction et qu’il ne faut pas s’attendre à une grande aventure pour ce début, on pouvait quand même espérer un peu plus d’ampleur et plus d’originalité, là c’est plutôt plan-plan et timide, l’aventure vécue par Nathan est tellement basique qu’à vrai dire je ne m’en souviens que vaguement et qu’elle ne m’a pas fait d’effet sur le moment, cela se résume à aller chercher un machin pour sauver je ne sais plus quoi, bref rien de bien marquant…

C’est un peu pareil pour le héros, Nathan, qui vu qu’il est l’élu, le sauveur, le messie sans lequel le monde péterai, bref vous m’avez comprise, et qu’à première vue il n’a rien de notable niveau personnalité il est plutôt fade pour le moment, heureusement qu’il est accompagné de Felix qui est plus pétillant et drôle pour qu’on ne s’ennuie pas !
Et pour rester du côté des personnages je suis déçue que les frères Kolkrabbi et Bleksprutt, les poulpes cuisiniers, ne fassent qu’apparaitre brièvement parce qu’il y a surement de quoi rire avec eux (en tout cas moi cela me faisait rire de lire leurs quelques dialogues avec la voix de Zoidberg dans Futurama !) (j’ai déjà précisé que mon sens de l’humour ne volait pas haut ?!)

Par contre je dois dire que l’univers développé dans cette série part bien et que c’est ce point qui pourrait éventuellement me pousser à lire la suite, pour le coup même si la saga est jeunesse, l’univers mélange éléments fantastiques (niveau créatures surtout), théories scientifiques, et physique, mais suffisamment bien expliqués et bien mariés pour que l’ensemble ne soit ni confus ni too much et même s’il reste surement beaucoup à apprendre la dessus on a déjà pas mal à se mettre sous la dent et c’est convaincant.
C’est d’autant plus appréciable de trouver un univers bien creusé qui mêle rationnel et fantastique en le faisant correctement dans un bouquin qui peut donner l’impression d’être plutôt simpliste.

Bref, je suis assez dure avec l’histoire, peut-être que j’en attendais un peu trop, peut-être qu’il faut laisser un peu plus de temps à l’auteur pour améliorer tout cela, mais le livre vaut le coup qu’on s’y attarde au moins pour l’univers qui est bien travaillé et intéressant, pour le reste il faudra peut-être être patient pour que cela s’améliore, à voir…
En attendant je remercie Babelio et les éditions Flammarion pour cette découverte !

 

Ma note : 2-5
Jeunesse·Science-Fiction

Star Wars : La Saga du Prince Ken, tome 1 : Le gant de Dark Vador – Paul Davids / Hollace Davids

couv29298242


Star Wars : La saga du Prince Ken,
Tome 1 : Le gant de Dark Vador
Paul Davids / Hollace Davids
Edition Pocket,
1994
Traduit par Gérard Guero
139 pages

Genres : Science-fiction, Jeunesse

 

Résumé :

Il y a bien longtemps, dans une lointaine galaxie…
Les diaboliques chefs de l’Empire ont disparu, leur Étoile Noire est détruite. Une nouvelle ère commence. Les guerriers de l’Empire s’entre-tuent pour se partager ses ruines. Qui va l’emporter ? Les prophètes du Mal ont prédit qu’un nouvel Empereur se dresserait bientôt. A la main, il devra porter l’indestructible symbole du mal : le gant de Dark Vador.

 

Mon avis :

Sans être une grande fan de la saga, j’aime bien les films Star Wars (sauf les I et II, faut pas déconner ! Et sans compter Rogue One que j’ai malheureusement loupé) et vu la tonne de bouquins sur l’univers j’avais envie de voir ce que cela donne.
Ce titre est le premier sur lequel je suis tombée et le hasard ne faisant pas toujours bien les choses, c’est bof !

Pour une fois je ne vais pas faire mon propre résumé car je n’ai rien à ajouter à celui se trouvant sur la quatrième de couverture mais aussi parce qu’il n’y a pas grand chose de plus à se mettre sous la dent…

Avant d’y venir je vais commencer par le petit truc qui m’a blasée et ce dès la première page : nous avons le droit aux horribles traductions françaises de certains noms comme Yan Solo (parce que les français sont bien évidemment trop cons pour savoir comment prononcer Han…) et c’est assez saoulant de devoir faire abstraction de cela pendant la lecture et de remplacer mentalement par les vrais noms, mais bon on va dire qu’on a l’habitude des traductions pourries !
L’autre gros bémol est que l’histoire est vraiment simplette, c’est très jeunesse et pas dans le bon sens du terme, c’est bateau, expéditif, franchement dispensable et interchangeable avec n’importe quelle autre histoire jeunesse / science-fiction en fait, c’est fade et pas du tout recherché, la seule chose qui me pousse à mettre la moyenne est que je n’ai pas détesté ce livre, c’est juste qu’il m’a laissée complètement indifférente et qu’il est en fin de compte trop vide pour que j’en retire quoi que ce soit, et je comprends pourquoi les avis dessus ne sont pas glorieux vu que l’univers n’est pas enrichi et que « l’aventure » n’a rien de prenant ou de mémorable.

Qui plus est l’histoire est vide de sens mais les personnages sont aussi peu intéressants, et font plutôt office de coquilles vides, à par le duo C3PO / R2D2 qu’on reconnait quand même, Luke, Leia, Han et les autres ne ressemblent à rien, à leurs places on pourrait suivre d’obscurs pignoufs que ce serait pareil !
Ce n’est pas que je sois particulièrement folle des personnages de la saga (Luke me gonfle d’ailleurs, je dois avouer) mais quitte à les utiliser, autant bien le faire, ce sont tout de même des personnages emblématiques qui sont marquants chacun à leur façon, et là ce sont juste des protagonistes banals…

Bref, rien de détestable mais rien de folichon non plus, ce n’est ni pour les fans de Star Wars (car trop frustrant) ni pour ceux qui ne connaissent pas la série (car trop superficiel), cela ne me dissuadera pas de lire d’autres titres sur l’univers mais je sais en tout cas que je ne continuerai pas « La saga du prince Ken » !

 

Ma note2-5 
Fantastique·Jeunesse

Coraline – Neil Gaiman

couv20719046

 

Coraline
Neil Gaiman
Edition Albin Michel Wiz
2003
Traduit par Hélène Collon
153 pages

Genres : Jeunesse, 
Fantastique

 

Résumé :

Coraline vient de déménager et découvre son environnement, une étrange maison qu’elle et ses parents partagent avec des voisins peu communs : deux anciennes actrices et un vieux toqué éleveur de souris savantes. « Je suis une exploratrice ! », clame Coraline. Gare pourtant : derrière la porte condamnée, un monde magique et effrayant l’attend.

 

Mon avis :

Je n’avais que moyennement apprécié l’adaptation ciné que j’ai vu peu après sa sortie, et je n’avais pas réussi à lire un livre de Neil Gaiman en entier (j’avais essayé « Stardust » parce que j’adore le film et je n’avais pas dépassé les dix pages !) alors qu’est-ce qui m’a donné envie de m’attaquer à Coraline ? Les quelques bons échos que j’ai eu dessus (influençable, je vous dis !) et c’était une bonne idée car c’est une découverte très sympa !

Coraline est une fillette qui vient d’emménager dans une toute nouvelle maison à la campagne avec ses parents, ces derniers n’étant que très peu disponibles pour s’occuper de leur fille, Coraline en profite pour nourrir sa curiosité et explore les lieux, elle rencontre ses voisines; deux sœurs anciennes actrices un peu perchées et le voisin du dessus qui dresse des souris. Mais surtout elle en profite pour découvrir les coins et recoins de sa nouvelle maison et tombe sur une porte donnant sur un mur de brique, mur qui pourtant disparaitra comme par magie et révélera un passage vers un autre monde.
Dans ce monde Coraline découvrira ses parents… ou plutôt des sortes de clones de ses parents qui ont des boutons à la place des yeux, comme tous les autres habitants de cet endroit. Coraline aimerait rester dans ce monde, sa seconde mère cuisine à merveille, son second père est musicien, tout est plus amusant ici, mais si elle veut rester elle devra renoncer à ses yeux et porter elle aussi des boutons, ce qui ne l’emballe que très moyennement, seulement sa mère n’a pas l’air de vouloir accepter son refus et la laisser repartir chez elle…

affich_648_1« Coraline » est le genre d’histoire ciblée jeunesse qui peut largement plaire aux adultes, en tout cas personnellement l’intrigue a retenu mon attention pendant la découverte mais aussi pendant la relecture (ayant déjà eu l’envie de m’y replonger depuis !), Neil Gaiman se sert d’une base assez classique où un enfant se sent seul, part en exploration et se retrouve à vivre des aventures, mais transforme l’ensemble en conte gothique, avec des peurs enfantines qui peuvent toujours nous parler à l’âge adulte, une atmosphère sombre et efficace et un étau qui se resserre autour de Coraline pour mettre un peu de tension.
C’est le genre de roman que j’aurais surement adoré lire dans mon enfance parce que l’histoire est prenante et qu’on peut facilement s’identifier à Coraline, mais je ne suis pas déçue de l’avoir découvert à mon âge car si le livre est jeunesse il n’est pas enfantin pour autant, que ce soit pour sa noirceur ou pour certaines références et certaines réflexions qu’on a peu de chances de saisir à un jeune âge.

Beaucoup font le parallèle entre les livres « Coraline » et « Alice au pays des merveilles » et il y a de quoi y penser mais si les deux titres valent le coup d’être lus, le premier est bien moins perché et bien plus stressant et je regrette que ce titre soit aussi court parce que j’ai vraiment adoré cette atmosphère et il avait de quoi continuer et nous donner encore quelques frissons !

Bref, à mes yeux « Coraline » est un livre à ne pas manquer (mais à ne pas découvrir trop jeune non plus !) que j’aurais plaisir à relire de temps en temps, et j’espère que le film arrivera à me convaincre autant quand je le reverrai d’ici quelques temps…

 

Ma note : 4

Coup de coeur·Fantasy·Jeunesse

Carabosse, la légende des cinq royaumes – Michel Honaker

Carabosse : la légende des 
cinq royaumes
Michel Honaker
Édition Flammarion, 2014
  372 pages

Genre(s) : Jeunesse
 

Résumé :  .
La belle Cara est maudite : elle est bossue. Par dépit amoureux, elle tombe du côté obscur de la magie et devient la Fée du Vent Mauvais. Elle n’aura de cesse de se venger de sa sœur, en maudissant son héritière, la belle Aurore, la princesse du Bois Dormant. Après 99 ans, Lilas, dernière fée survivante à avoir échappé à l’horrible régence de Carabosse, part chercher le prince charmant destiné à sauver Aurore, endormie le jour de ses 18 ans…
Mon avis :   .

Carabosse, aussi appelée Maléfique, est un personnage que j’adore, je l’ai découverte comme un peu tout le monde dans le Disney « La belle au bois dormant »; que j’ai revu un nombre incalculable de fois juste pour elle, gamine j’avais même poussé le vice jusqu’à me fabriquer le même sceptre qu’elle pour jouer son rôle (ne vous moquez pas, je vous entend d’ici !); et j’ai pu par la suite la retrouvée dans le film portant son nom avec Angelina Jolie dans le rôle titre (film que j’ai adoré en passant !).
Alors forcément un livre sur elle ne pouvait qu’être fait pour moi !

Cara est une princesse instruite, intelligente, ayant une grande connaissance des plantes et de leurs effets et dotée d’un physique agréable si ce n’est la présence d’une bosse dans son dos.
Elle vit aux côtés de son père et de sa sœur, Eleanore, avec qui elle n’a que très peu d’atomes crochus.
Alors qu’une bataille vient de prendre fin dans les environs, le roi Florestan fait une halte dans le domaine familial de Cara. Cette dernière tombe rapidement sous le charme du roi et tente de le séduire, en vain, car ce dernier n’a d’yeux pour Eleanore.
C’est le cœur brisé que Cara apprend quelques temps plus tard leurs fiançailles. Tout le ressentiment et la haine qu’à pu nourrir Cara envers sa sœur ressurgissent, elle cherche à acquérir de puissants pouvoirs pour se venger d’Eleanore et lui reprendre ce qui est sensé être à elle..

Ce livre est en deux parties, dans la première nous suivons les événements qui ont fait que Cara la princesse pas foncièrement mauvaise est devenue Carabosse la sorcière malfaisante prête à tout pour détruire sa sœur, obtenir le pouvoir et être avec le roi.
Et dans la seconde partie, l’auteur revisite l’histoire d’Aurore, la belle au bois dormant; à sa naissance Carabosse lui a jeté un sort qui la destine à son 18ème anniversaire à tomber dans un sommeil éternel qui ne pourra être rompu que par le baiser d’un prince amoureux d’elle.
Évidemment cette malédiction ne pourra survenir que si la princesse se pique le doigt sur un fuseau (chose qui bien sur arrivera, à force on le sait qu’Aurore n’est pas très fute-fute !).

Je n’ai pas encore eu le temps de découvrir beaucoup de réécriture de contes malgré mon envie mais je pense que mes prochaines découvertes du genre vont avoir du mal à m’emballer plus que « Carabosse, la légende des cinq royaumes », car s’il y a un bémol dont je parlerai après j’ai tout de même adoré cette lecture, Michel Honaker nous propose une histoire prenante même pendant la deuxième partie que nous connaissons déjà un peu, l’intrigue ne s’essouffle pas, l’auteur réussit à réinventer l’histoire tout en restant fidèle à celle de base, il donne des racines à son histoire et il rend l’univers plus complexe, ce n’est plus un simple conte de fées mais une véritable aventure fantastique avec toute la magie, les créatures, les batailles et les embûches qu’on peut attendre.
L’histoire gagne aussi en relief grâce aux deux points de vue, nous suivons Carabosse et Aurore, on se retrouve donc dans les deux camps celui du « bien » et du « mal » et du coup nous avons aussi une vue plus large sur tout l’univers du livre et sur tous les désastres causés par Carabosse car elle n’a pas chaumé !
Je ne parle que des deux principales héroïnes mais il y a pas mal d’autres personnages qui participent activement à l’aventure, et tout cela donne beaucoup de dynamisme au récit et encore une fois cela aide au développement de l’intrigue, les pages défilent vite pendant la lecture parce que tout ce petit monde en voit de toutes les couleurs chacun de leur côté ou ensemble et j’ai beau cherché je ne me rappelle pas d’un seul moment où je me suis ennuyée.

S’il y a quelque chose qui m’a un peu déçue dans ce livre ce sont les personnages, plus particulièrement celui de Carabosse, j’ai aimé suivre son évolution, savoir pourquoi elle était devenue aussi mauvaise, le fait que sa « difformité » ait joué un rôle important me semble crédible, car si on reconnaît que Cara est plutôt jolie, on ajoute que sa bosse lui enlève une partie de son charme et je comprend très bien que ce genre de réflexion lui court légèrement sur le haricot et que cela finisse par la faire un peu dérailler, quant à la « trahison » de sa soeur, si on oublie le fait que les sentiments de Cara à l’égard de Florestan ne sont pas assez développés, trop rapides et que j’aurais préféré qu’on s’y attarde plus pour y croire davantage; je la trouve plutôt bien trouvé comme élément déclencheur à la colère de Cara.
Mais si tout cela est plus ou moins réussi je regrette que les émotions de Cara ne soient pas plus mises en avant. C’est avant tout pour être dans sa tête que je voulais lire ce titre et c’est frustrant d’être finalement assez éloignée de ses pensées, en dehors de quelques sentiments d’amour qu’elle éprouve et montre à certains passages j’ai un peu eu l’impression d’avoir affaire à un personnage un brin manichéen, assoiffé de vengeance et présent uniquement pour tout massacrer sur son chemin, plutôt qu’un à un personnage profondément blessé et en colère mais se demandant si tout cela est utile alors que rien ne lui amènera ce qu’elle veut, elle reste touchante pour tout ce qu’elle peut refouler et j’apprécie vraiment que l’auteur ait essayé de la rendre plus humaine, mais à mon goût ce n’est pas encore assez creusé… Si je n’étais pas amoureuse de Carabosse je serai peut-être satisfaite mais là j’en voulais plus !

La plume quant à elle est vraiment de qualité, elle est assez riche et c’est vraiment agréable d’avoir un style un peu plus élaboré tout en restant fluide, les descriptions sont réussies et on plonge directement dans cette atmosphère à la fois sombre et féerique.

Bref, la psychologie du personnage principal est vraiment la seule petite ombre au tableau et c’est cela qui m’a presque fait passer à côté du coup de cœur avec ce titre mais je suis tellement séduite par le reste et je suis tellement heureuse de pouvoir suivre Carabosse que j’adore ici aussi malgré son traitement pas forcément parfait que je pardonne volontiers ce défaut et je relirai ce titre dans quelques années, et je compte bien découvrir d’autres titres de l’auteur.

  Ma note : coupdecoeur