Coup de coeur·Fantasy·Jeunesse

Marabel et le Livre du Destin – Tracy Barrett

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Marabel et le livre
du destin
Tracy Barrett
Édition Bayard (Jeunesse)
2018
Traduit par Emmanuel
Plisson
341 pages

Genres : Fantasy, Jeunesse


 

Merci à
et aux éditions
43ae8-img_bayard1
.
Résumé :
Marabel n’est pas une princesse comme les autres. Elle n’a ni boucles blondes ni méchante belle-mère et peu de risques d’être capturée par un dragon et délivrée par un prince charmant. Elle ne figure même pas dans le Livre du Destin, dont les prophéties régissent le royaume.
Son frère jumeau Marco, lui, est l’Élu. Selon le Livre, il succèdera à son père sur le trône de Magikos. Mais sa tante Mab l’enlève le jour de son treizième anniversaire ! Marabel se lance aussitôt à sa recherche. Elle a treize jours pour retrouver son frère…
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Mon avis :

Babelio propose parfois des partenariats « privilégiés » à quelques chanceux et il y a quelques semaines j’ai été conviée pour Marabel et le livre du destin, titre jeunesse qui promettait, alors je me suis laissée tenter et j’ai bien fait car c’est un coup de cœur !

Marabel est princesse du royaume de Magikos, malgré son statut elle est laissée de côté par tout le monde ou presque, après tout le Livre du destin qui est rempli de prédictions et est pris très au sérieux par tout le royaume ne la mentionne même pas, contrairement à son frère jumeau qui est décrit comme « l’élu » et est destiné à régner, ce qui explique surement pourquoi leur tante l’enlève lui et demande le trône comme rançon !
En voyant que personne ne se bouge, Marabel prend les choses en main et s’enfuit dans le but de sauver son frère.

A première vue l’histoire a l’air assez classique mais le résumé ne lui rend vraiment pas justice, avec Marabel et le livre du destin on se retrouve face à un texte drôle, original, attachant et surtout intelligent.
L’autrice se sert des codes des contes de fées mais en les revisitant et en s’en moquant gentiment, fini les princesses niaises qui attendent qu’un chevalier les sauve, maintenant on suit une princesse courageuse, futée, qui enchaine les aventures, qui sait se battre et qui n’a même pas peur des trolls, des ogres ou des dragons, plutôt pas mal pour une gamine laissée dans un coin parce que personne n’attendait rien d’elle !
Et du coup Tracy Barrett en profite pour faire passer des messages positifs et casser les clichés, sans que cela ne soit lourd ou moralisateur, au contraire ils vont de pair avec les interrogations de Marabel pendant son périple et les messages passent naturellement.

L’autrice donne également un coup de jeune aux créatures que l’on rencontre dans le récit, on a tous une image plus ou moins définie des licornes, des géants, etc., et je n’entrerai pas dans les détails pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte mais Tracy Barrett se sert de cela pour nous surprendre, elle ne dénature pas ces créatures fantastiques mais modifie certaines de leurs facettes et chaque révélation les concernant m’a largement fait sourire pendant ma lecture.
Niveau surprises qui m’ont fait rire d’ailleurs il y a aussi les éléments plus modernes, alors non vous ne verrez pas d’iphone dans l’histoire (et je serais la première à gueuler si c’était le cas) mais il y a des références (de façon ponctuelle) à des choses de notre temps sans que ce ne soit tartignole.

Pour en revenir à l’intrigue de façon générale, on peut regretter un dénouement un peu rapide mais le reste est génial, c’est un page-turner, c’est jeunesse mais pas tant que ça, c’est décalé sans tomber dans l’excès et avec de très bons personnages et un univers plaisant.
Il y a aussi un côté un peu « communauté » qui se crée, Marabel ne partant pas seule, et c’est quelque chose que j’aime beaucoup surtout quand les personnages sont aussi intéressants et variés.

Bref pour moi c’est un coup de cœur et j’espère que Tracy Barrett aura l’idée de faire une suite un jour ! Pour finir, merci à Babelio et aux éditions Bayard pour cette belle découverte.

 

Ma note :
 coupdecoeur

 

Jeunesse·Science-Fiction

U4 : Koridwen – Yves Grevet

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U4 : Koridwen
Yves Grevet
Édition Syros Nathan 
2015 
362 pages

Genres : Jeunesse,
 Science-fiction
Série : U4 

1. Stéphane
2. Koridwen
3. Yassin
4. Jules
5. Contagion
Résumé :

Cela fait 10 jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale est décimée. les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ?

Koridwen a survécu à tous les habitants de son hameau de Bretagne. Avec l’aide d’Yffig, elle les a inhumés les uns après les autres, puis le vieil homme est lui aussi décédé. Le jour de ses 15 ans, suivant les dernières volontés de sa mère, la jeune fille ouvre une enveloppe laissée par sa grand-mère. Dans ce courrier, il est question d’un long voyage et de mondes parallèles.

 

Mon avis :

Après le tome sur Stéphane, qui avait des défauts mais qui était pas mal, je n’étais pas spécialement pressée d’ouvrir ce tome car Koridwen m’avait fait une mauvaise première impression, finalement c’est pourtant son personnage qui m’aura le plus convaincue dans cette suite, ce qui explique le fait que ma chronique va être un peu concise !

L’histoire se déroule au même moment que les autres tomes, donc nous sommes toujours en plein chaos alors qu’un virus décime la population, cette fois nous nous trouvons aux côtés de Koridwen qui a perdu tous ses proches et se retrouve livrée à elle dans sa ferme en Bretagne. Comme les trois autres héros de la série, Koridwen va tenter de rejoindre Paris qui pourrait être la clé de leur survie mais va également connaître l’héritage que lui a laissé sa grand-mère, une sorcière-guérisseuse…

Tout ce qui concerne l’héritage celtique de Koridwen aurait dû être ma partie préférée du livre mais finalement cela m’a laissée froide sur le moment et je peinerais à en parler maintenant car je ne me souviens plus de rien, c’est aussi poussif que le reste et même tiré par les cheveux, c’est trop facile et trop vite accepté par Koridwen je trouve, bref je n’en parle pas plus parce que mes souvenirs sont flous mais j’y suis restée complètement hermétique.

En ce qui concerne tout ce qui tourne autour du virus, c’est un peu le même sentiment; l’indifférence, il n’y a rien de particulier à relever comparé au précédent tome, c’est passable mais ni indispensable, ni palpitant, ni marquant il faut croire car à part quelques bribes de l’histoire il ne me reste pas grand-chose en mémoire, c’était correct sur le moment mais cela s’arrête là, et j’espère que le côté répétitif ne se fera pas ressentir encore avec les deux derniers tomes et qu’un peu d’originalité va secouer le tout !

Je disais que c’était finalement Koridwen qui m’avait le plus plu dans ce tome, mais tout est relatif, j’ai eu un meilleur feeling avec elle qu’avec Stéphane parce que je l’ai trouvée aussi forte mais un poil plus réfléchie, mais on ne peut pas dire que je l’ai plus appréciée que cela non plus (vu qu’elle est parfois radicale dans ses actions, et assez froide de manière générale), c’est une héroïne convenable mais encore une fois elle ressemble à n’importe quelle héroïne de dystopie jeunesse et du coup je ne ressens pas d’attachement particulier envers elle, cela dit dans le tome précédent elle me gonflait et là j’arrive à la supporter alors il y a quand même un net progrès !

Bref, je suis aussi peu inspirée en écrivant cette chronique qu’en lisant le livre, je ne dirai pas que cela a été une perte de temps mais on ne peut pas dire que cela m’a apporté grand-chose et c’est dommage vu que le tome de Stéphane lançait bien la série et j’ai peur que le concept soit déjà épuisé, j’espère que Jules et Yassin me prouveront le contraire…

 

Ma note : 1-5
Aventure·Jeunesse

A Series of Unfortunate Events, Book 2 : The reptile room – Lemony Snicket

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A Series of Unfortunate Events,
Book 2 :
The reptile room 
Lemony Snicket 
Édition HarperCollins, 
1999
Lu en VO
190 pages

Genres : Jeunesse, Aventure

 

Série : A Series of Unfortunate Events

1. The bad beginning
2. The reptile room
3. The wide window
4. The miserable Mill
5. The austere Academy
6. The erzatz elevator
7. The vile village
8. The hostile hospital
9. The carnivorous Carnival
10. The slippery slope
11. The grim grotto
12. The penultimate peril
13. The end

 

Résumé :

Dans ce deuxième épisode, les orphelins sont confiés à un cousin chaleureux et sympathique qui exerce une bien curieuse activité : il étudie les serpents. Mais l’horrible Conte Olaf n’a pas abandonné la partie, et les enfants vont à nouveau aller de malchance en catastrophes…

 

Mon avis :

Après un premier tome passable mais pas inoubliable j’ai attendu plus d’un an pour entamer cette suite le laissant pour le moment où j’aurais besoin d’une lecture simple qui ne demande pas de gros effort (juste celui de lire en anglais, mais encore une fois le niveau est largement abordable !)

Après avoir échappé au conte Olaf, Violet, Klaus et Sunny se retrouvent pris en charge par Montgomery, leur oncle. Tout se présente bien, cet oncle est chaleureux, sa maison est grande et accueillante et il prévoit d’emmener les enfants au Pérou où il doit bientôt se rendre pour son travail.
Mais alors que le nouvel assistant de Montgomery arrive, les Baudelaire reconnaissent vite que ce prétendu assistant est en fait Olaf, et les ennuis recommencent…

L’histoire ressemble assez à celle du premier tome du coup, mais le fait que Olaf allait revenir et qu’au fil des tomes il continuera ses tentatives pour voler l’héritage des Baudelaire est prévisible (et d’ailleurs j’espère que cela ne finira pas par sentir le réchauffé mais on verra bien !) à par cet élément le reste est suffisamment neuf pour que je ne sois pas déjà lassée, du moins je me suis plus amusée avec ce tome qu’avec le précédent !
Même si on garde le côté manichéen, l’aventure est plus rythmée, excepté la présentation de Montgomery et la visite de sa maison au début l’intrigue démarre vite et gagne en noirceur, parce que si on savait qu’Olaf était vicieux et avait de la suite dans les idées là on peut voir qu’il est également dangereux et ne recule devant rien…
Encore une fois les orphelins doivent donc déjouer les plans d’Olaf, ils se renvoient tous sans cesse la balle et cela ne va pas bien loin parce qu’on voit certaines choses venir mais franchement avec cette série je ne demande pas plus qu’une petite histoire sympa à suivre et pas prise de tête avec des gamins possédant un cerveau, donc je suis servie !

Par contre excepté les enfants, les autres personnages sont quand même de belles andouilles pas physionomistes pour un sou et ils ne sont en plus pas fichus d’écouter les Baudelaire quand ils veulent révéler le pot aux roses et j’avoue que cela m’a un peu saoulée, décidément dans les séries jeunesse quand ce ne sont pas les enfants qui sont à l’ouest (comme les gamins de Narnia par exemple) ce sont les adultes qui tombent dans le piège malgré le gros panneau lumineux avec écrit « danger » juste au dessus, et c’est assez gonflant à force, je veux bien que des personnages prennent des décisions stupides de temps en temps ou n’aie aucune lucidité par moment mais quand c’est systématique cela me donne l’impression d’être prise pour une quiche !

Côté style je n’ai pas grand chose à en dire juste que je ne sais plus ce que j’avais pensé des interventions du narrateur dans le tome 1 mais là cela m’a plus gênée qu’autre chose, cela coupe le récit, il nous dit des choses évidentes donc je m’en serai bien passée, heureusement ce n’est que ponctuellement.

Bref, ce n’est pas une série parfaite et je ne me jetterai pas sur la suite (pour être honnête je lirai le tome 3 car je le possède déjà mais pas sure de poursuivre après) mais c’est le genre de livre parfait quand on veut juste une histoire simple et divertissante !

 

Ma note : 3-5
Jeunesse·Science-Fiction

U4 : Stéphane – Vincent Villeminot

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U4 : Stéphane
Vincent Villeminot 
Édition Syros-Nathan,
2015
383 pages


Genres : Jeunesse,
Science-fiction

 

 

Série : U4 
1. Stéphane
2. Koridwen
3. Yassin
4. Jules
5. Contagion

 

Résumé :

Cela fait 10 jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale est décimée. les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ?

Stéphane est la fille d’un célèbre épidémiologiste lyonnais. Convaincue qu’il a survécu à l’épidémie, elle ne veut pas rejoindre le groupe d’adolescents qui s’organisent pour survivre. Si son père ne revient pas ou si les pillards qui contrôlent le quartier arrivent avant lui, son dernier espoir résidera dans un rendez-vous fixé à Paris.

 

Mon avis :

La série « U4 » a beaucoup fait parler d’elle il y a deux ans et si maintenant je me méfie un peu des phénomènes de mode qui peuvent certes être très bons mais qui peuvent aussi être tout pourris (c’est toi que je regarde « 50 nuances de Grey »), je reste toujours très curieuse quand il s’agit d’histoires apocalyptiques, et forcément j’avais envie de me faire mon propre avis sur « U4 » !

Stéphane (qui est une fille) se retrouve complètement seule après le départ de son père, depuis 10 jours le monde est ravagé par un mystérieux virus qui décime la population et elle pense que son père, scientifique spécialisé dans les épidémies, l’a laissée pour travailler à un remède et qu’il a survécu, malgré le fait que le virus semble mortel pour tout le monde sauf pour les adolescents, pourtant elle garde espoir et cherche à sauver sa peau en attendant de retrouver son père…

Un tel pitch m’a de suite fait penser à la série « Starters » de Lissa Price qui utilisait déjà une histoire d’épidémie qui avait tué toute la population et avait épargné les adolescents mais qui n’avait aucune explication, ce qui m’avait énormément déçue et du coup j’attendais « U4 » au tournant, il me reste encore trois tomes donc toutes les réponses ne sont pas encore là mais on sait au moins comment les adolescents ont échappé à la mort, ce qui est de bonne augure pour la suite je pense, et ce qui m’évitera de rester sur ma faim !

Bref à par cela l’histoire est plutôt pas mal, assez prévisible par moment mais on a ce qu’on attend d’un livre qui se passe en pleine fin du monde ou de ce qui s’en rapproche, beaucoup d’action, des menaces dans tous les coins et des personnages pas clairs, bon on n’échappe pas à l’inévitable romance parce que c’est dans le cahier des charges de la young-adult mais elle n’est pas trop envahissante heureusement.
Après ce n’est pas révolutionnaire, on a déjà vu ce genre d’intrigue mille fois, on sait qu’on va suivre des personnages qui tentent de survivre pendant que d’autres essaient de trouver un remède à la pandémie, mais tant que c’est à peu près bien fait cela fonctionne toujours !

Et je suis agréablement surprise par la « dureté » du bouquin (parce que j’aime quand les personnages morflent !), je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi sombre alors que c’est du young-adult (et que je n’ai pas forcément une bonne opinion du young-adult), je m’attendais plutôt à ce que tout soit facile et un peu niais mais en fait les personnages ne sont pas épargnés par la souffrance, le sang et la mort, ce n’est pas non plus la boucherie mais c’est cohérent avec l’intrigue et l’univers apocalyptique.

Niveau personnages je suis plutôt mitigée, même si ce tome se concentre sur Stéphane on découvre aussi les trois autres héros de la série et pour le moment il n’y en a qu’un qui se démarque du lot. Je ne saurais pas trop quoi dire sur Stéphane, elle est assez dégourdie (mais pas toujours), assez forte (mais des fois trop grande gueule) mais en dehors de cela elle est assez fade et interchangeable avec n’importe quelle héroïne de young-adult et même avec les épreuves qu’elle traverse je ne me suis pas attachée à elle. L’autre fille du quatuor est Koridwen que j’ai trouvé assez gonflante et que je ne suis pas pressée de retrouver (pas de bol c’est son tome que je vais lire ensuite !). Il y a aussi Jules qui m’a tellement emballée que je ne me souviens plus de lui ni de ce qu’il fiche dans ce tome et enfin Yannis qui est un poil plus charismatique et plus réfléchi qui est donc celui qui m’a le plus plu, mais vu qu’il est bien présent dans ce tome j’ai un peu peur que le volume qui lui est consacré soit un peu répétitif, à voir…

Pour résumer ce n’est pas ce que j’ai lu de mieux dans le genre mais ce n’est pas mauvais non plus, la trame est classique mais les auteurs n’ont pas l’air de nous balancer l’idée de l’épidémie sans nous donner des réponses quant à son origine, en espérant que cela continue pour que je n’ai pas à râler plus tard !

 

Ma note : 3

 

 

Jeunesse·Romance

La sélection, tome 3 : L’élue – Kiera Cass

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La sélection, Tome 3
: L'élue
Kiera Cass
Edition Robert Laffont, 
2014
337 pages
Traduit par Madeleine
Nasalik 


Genres : Jeunesse, 
Romance

 

Série : La sélection
1. La sélection
2. L'élite
3. L'élue
4. L'héritière
5. La couronne

 

Résumé :

La sélection prend un ultime tournant. Quant à America, sa vie à changée pour de bon. Et elle est décidée à se battre. Pour Maxon. Mais d’autres concurrentes se sont dangereusement rapprochées du prince. La seule solution: Riposter.

 

Mon avis :

Après un deuxième tome complètement inutile, voila enfin que les choses se bougent un peu le train, tout ce qui concerne la romance est toujours aussi insupportable, les personnages sont toujours aussi mal foutus, l’histoire est toujours aussi facile, mais au moins l’auteure fait enfin l’effort de mettre un peu d’action (et de sang) pour nous éviter d’avoir une intoxication à cause de toute cette guimauve !

C’est presque le grand jour (la grande semaine ? le grand mois ? Est-ce que quelqu’un a une idée de la temporalité dans cette saga ?!), la compétition va toucher à sa fin, Maxon va choisir sa future reine et son cœur est toujours aussi partagé entre les 5 dernières concurrentes (parce qu’il faut bien faire durer le suspense) et America qui jusque là a jonglé entre lui et Aspen n’est peut-être plus la favorite…
De leur côté, les rebelles poursuivent leurs attaques contre le palais…

Eh bien il était temps ! Cette saleté de concours est enfin fini et son dénouement (qu’on voyait venir à des kilomètres parce qu’on n’est pas des nouilles !) est connu, l’ennui, les épreuves débiles (mon Dieu, déjeuner avec la famille royale, quel stress, je me demande comment America a évité un ulcère !), les manigances à deux balles et le jeu du chat et de la souris entre America et Maxon vont maintenant s’arrêter, en tout cas si cette fin m’a laissée bien indifférente j’ai été plus que soulagée de pouvoir refermer ce premier cycle de la série et passer à autre chose !
Le triangle amoureux atteint des sommets de niaiserie dans ce tome, America passe son temps à se questionner sur Maxon, puis sur Aspen, elle conclut en « J’aime Machin » et le lendemain elle se demande « Est ce que j’aime vraiment Machin ? » au bout d’un moment je crois qu’elle s’emmerde tellement dans ce concours qu’elle cherche juste à s’inventer des problèmes et à faire sa drama queen, en tout cas c’est pénible de la voir toujours agir comme une girouette, même chose pour les deux garçons d’ailleurs, c’est quand même dingue ce talent qu’ils ont tous les trois pour changer leurs sentiments en un clin d’œil (ou alors c’est l’auteure qui est nulle pour faire des personnages qui soient un tant soit peu crédibles niveau psychologie, je ne sais pô !), la seule chose ayant changé est que Maxon qui était complètement fadasse jusque là se met à avoir des réflexions de salaud de temps en temps, pas très charmant ce prince !

Je pense que vous aurez compris avec mon intro que niveau histoire c’est désastreux, mais je dois dire que je ne serai pas totalement sévère parce que ce qui concerne les rebelles il y a au moins eu le mérite d’éveiller un peu ma curiosité, on sait enfin ce qu’ils veulent, ils passent vraiment à l’action (et ont enfin compris que casser la vaisselle n’avance à rien, il était temps !) et la famille royale s’occupe enfin de cette affaire, tout ne trouve pas sa réponse, c’est aussi superficiel que le reste et cela se finit de façon prévisible et facile mais au moins cela permet de voir un peu autre chose que ce stupide concours où les interactions complètement pétées entre Maxon et America.
Parce que clairement, l’auteure n’aura jamais réussi à rendre cette partie là intéressante, c’est toujours la même chose, trois tomes qu’on se coltine les plans vicieux (et foireux) des personnages, America qui s’y oppose et par conséquence s’attire des ennuis (ne pas être soumise c’est bien, mais ne pas foncer tête baissée dans le mur c’est bien aussi !), du coup c’est juste lassant, même en lisant une seule ligne par page on ne risque pas de manquer quelque chose d’important tellement c’est plat et déjà vu !

Je ne sais pas trop si je lirai la suite, je veux bien être bon public mais au bout d’un moment quand on a une histoire fleur bleue à en crever alors qu’il y a de quoi offrir un univers un poil plus riche et intéressant, et surtout une héroïne aussi vide (outre ses « sentiments amoureux » qu’on ne ressent pas, il y a aussi plein d’autres passages dans le livre où on se demande vraiment si cette fille ressent des émotions ou si ce n’est qu’une sociopathe), c’est lourd. L’ensemble aura vraiment manqué de développement, de maturité et d’âme en fait, même en lisant cette série en ayant seulement deux neurones réveillés tous les défauts sautent aux yeux et seul le fait que le bouquin soit fluide et fasse passer le temps me permet de ne pas être trop sèche avec ma note, c’est dire si je n’y trouve pas grand chose de positif !

 

Ma note : 2-5
Jeunesse·Science-Fiction

La sublime communauté, tome 1 : Les affamés – Emmanuelle Han

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La sublime communauté,
Tome 1 : Les affamés
Emmanuelle Han
Edition Actes sud
2017
374 pages


Genres : Science-fiction, 
Jeunesse

 

Merci à
et aux éditions
index
.
Série : La sublime communauté
1. Les affamés
.
Résumé :
C’est la fin de notre ère. Aux quatre coins d’une planète surpeuplée et en pleine dévastation, six mystérieuses Portes apparaissent, ouvrant des brèches vers des mondes inconnus. En quête d’une terre promise, fuyant la misère et la mort, des flux d’hommes, de femmes et d’enfants désespérés, les « Affamés », se pressent aveuglément vers ces Six Mondes, ignorant tout à leur sujet.
Quels secrets renferment ces Portes ? Quel mal ronge les Affamés ? Quelle est la nature des Six Mondes ? En ces temps de détresse où la violence et le chacun-pour-soi font rage, seuls trois enfants pourront le découvrir. Ashoka, Ekian et Tupà ne se connaissent pas, vivent à des milliers kilomètres de distance. Pourtant, leurs destins sont liés. De leur union dépendra le sort de la Sublime Communauté.
Mon avis :

Je n’ai pas lu d’histoire de fin du monde depuis un moment, il y a bien eu le tome de Koridwen de la série « U4 » mais vu qu’il ne m’a pas plu je ne le compte pas vraiment, du coup le genre me manquait et quand Babelio m’a proposé ce titre j’ai foncée, mais s’il y a de bonnes choses, je suis tout de même mitigée…

Notre monde est ravagé, il est surpeuplé, la nourriture se fait de plus en plus rare et l’humanité est condamnée, le seul espoir réside dans ces portes apparues dans certaines parties du monde, dont personne ne sait rien, mais elles pourraient être la clé de la survie de notre espèce….
Dans cette masse qui se rue vers les portes, trois adolescents (Tupà en Amérique du sud, Ekian dans le désert arabe et Ayosha en Inde) ne se connaissent pas mais partagent un lien, entre eux, mais aussi avec les portes et ce qui se cache derrière…

Finalement les critiques que je pourrais faire sont plus ou moins les mêmes que j’ai pu faire à d’autres premiers tomes, à savoir : beaucoup trop de flou, évidemment ce n’est que le début d’une série, et j’ignore combien de tomes sont prévus et je ne m’attendais pas trouver une réponse à toutes les questions qu’on peut se poser, mais là j’étais vraiment perdue, j’aurais aimé que l’ensemble soit un peu plus clair, que ce soit les causes de ce monde dévasté où tout le monde meurt de faim, ou ces histoires de portes, des six mondes, de la sublime communauté (dont on n’entend pas du tout parler d’ailleurs), des « transplantés » (ce que sont Ayosha, Ekian et Tupà, car à 8 mois ils ont été retirés de leurs régions d’origine pour être amenés ailleurs sans qu’on sache pourquoi), des guetteurs…
Il y a beaucoup de choses qui demandent des explications et je trouve qu’on n’en a trop peu, un peu de mystère oui, presque aucune réponse non !
Du coup vu qu’on patauge je n’ai pas franchement réussi à accrocher à l’intrigue, c’est frustrant parce que je sens qu’il y a du potentiel mais pour le moment j’en sais trop peu pour être convaincue…

Là où l’auteure a mieux réussi à planter le décor c’est au niveau des différentes cultures utilisées (touareg, indienne et brésilienne il me semble, je n’ai pas trop compris dans quel pays se trouvait Tupà je l’avoue…), je ne sais pas si tout est correct, et s’il y a une part d’invention car je n’y connais rien mais l’ensemble sonne juste, est intéressant et est bien exploité, l’auteure ne s’en sert pas juste pour étaler sa science mais vraiment parce que cela a un sens dans le parcours des personnages et que cela fait parti des étapes pour les faire évoluer…

D’ailleurs pour parler un peu des personnages il reste surement pas mal à découvrir sur eux mais ce que j’en ai vu m’a plu, ils ont chacun leur personnalité propre mais ont tous une certaine maturité et quelque chose que je n’arrive pas à décrire qui donne envie de les suivre et qui m’a permis de m’attacher à eux. Si le lien qui les rapproche va peut-être les faire vivre la même aventure par la suite, pour l’instant leurs chemins et les épreuves qu’ils traversent sont bien différents, donc les trois points de vue ne se ressemblent pas et ont chacun leur intérêt, et j’ai apprécié suivre les trois personnages.

En bref, si l’histoire pêche c’est donc surtout pour son manque d’éclaircissements et de réponses que j’aurais aimé un peu plus présents, mais le reste m’a l’air solide et s’il faut être patient pour que tout soit un peu moins obscur je pense que l’auteure sait où elle va et que le second ne peut être que meilleur, en tout cas je l’espère !
Et pour finir je remercie Babelio et les éditions Actes sud pour cette découverte !

 

Ma note : 2-5

 

Jeunesse

La décision – Isabelle Pandazopoulos

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La décision
Isabelle Pandazopoulos
Edition France loisirs,
2013
249 pages

Genre : Jeunesse




 

Résumé :

En plein cours de maths, Louise, jeune fille sans histoires, excellente éléve de Terminale S, a un malaise. Samuel, le délégué, l’accompagne aux toilettes. Du sang s’écoule, Louise ne répond plus. Hémorragie ? Suicide ? En fait, la jeune fille a accouché. Elle ne savait pas qu’elle était enceinte, mais elle a donné naissance à un petit garçon de 3,3 kg. Pourtant, Louise affirme qu’elle n’a jamais couché avec personne… Alors que s’est-il vraiment passé ? En état de choc, la jeune fille ne peut accepter la réalité. Pourtant, il lui faut décider du sort de son enfant : le garder ou le confier pour adoption. Elle n’a que quelques semaines. Et un long chemin à faire…

 

Mon avis :

« La décision » est un roman dont je n’avais jamais entendu parler et que je n’aurais probablement jamais lu si ma maman ne me l’avait pas acheté pendant un vide-grenier, et pourtant le sujet (le déni de grossesse) vaut au moins le coup qu’on s’y intéresse !

Alors qu’elle est en plein cours au lycée, Louise est prise de violents maux de ventre, elle se dirige vers les toilettes accompagnée par un camarade et ce dernier voit vite du sang se mettre a couler. Plusieurs minutes passent, les secours arrivent et ils constatent que Louise vient de donner naissance à un bébé, personne ne savait qu’elle était enceinte, même pas elle…
Commence alors un vrai parcours du combattant pour d’une part comprendre ce qui est arrivé à Louise et d’autre part pour décider si elle veut élever cet enfant et comment elle va vivre maintenant que plus rien n’est pareil…

Étant plutôt terrorisée par la grossesse (surtout quand elle arrive aussi tard et qu’elle ne peut plus être interrompue) cette lecture a pu me donner quelques sueurs froides mais elles se font vite oubliées vu la justesse de ce qui suit.
L’histoire est racontée sous différents points de vue, que ce soit les amis de Louise qui ne comprennent pas ce qui lui arrive, ses parents qui ne savent pas comment gérer la situation, le personnel soignant qui s’occupe d’elle, les autres adolescentes-mères que Louise côtoie et bien sur Louise elle-même.
Et chacune de ces parties a son intérêt (même si les autres adolescentes sont assez pénibles à suivre parce qu’elles passent leur temps à se sauter à la gorge !), l’interrogation des uns, l’impuissance des autres et entre tout cela Louise qui est complètement déboussolée et essaie de faire face comme elle peut, on voit la situation sous tous les angles et c’est ce qu’il fallait pour mesurer toute l’ampleur de cette histoire et voir comment chacun des personnage est affecté, même si c’est finalement (et logiquement) le point de vue de Louise qui est le plus intéressant, ses réactions sont très bien dépeintes et sa façon de gérer cette maternité ni prévue ni voulue est crédible (qu’on y adhère ou pas) et retranscrit bien (je pense) les étapes que traverse une jeune fille qui serait confrontée à un déni de grossesse et également son évolution, la maturité qu’elle gagne « grâce » à cela et ses sentiments vis-à-vis du bébé où on sent vraiment son tiraillement entre l’envie de l’abandonner pour espérer retourner à sa vie d’avant et l’envie de l’aimer parce qu’après tout lui non plus n’a pas demandé à se retrouver dans ce contexte pourri !

Une fois la situation bien « digérée » le roman se concentre sur l’origine de cette grossesse, Louise prétend ne jamais avoir eu de relation sexuelle, est-ce qu’elle dit la vérité ? Ce qui voudrait dire qu’elle a été abusée et qu’en plus elle ne s’en souvient pas ? Je ne donnerai pas la réponse mais là aussi l’histoire est solide et bien traitée…

Vu l’histoire on aurait pu tomber dans le tire-larme, dans la leçon de moral ou dans le glauque mais on en est loin, je le redis mais le sujet et les personnages sont traités de façon très juste, c’est intelligent, c’est touchant sans tomber dans le pathos, et c’est vraisemblable.
Après je ne suis pas forcément fan de tous les points de vue qu’on voit, même s’ils sont tous utiles, certains sont un poil longuet et finissent par être un peu frustrant car pendant ce temps on est éloigné de Louise qui est quand même le cœur du roman…

Bref, c’était un sujet casse-gueule mais l’auteure s’en est très bien sortie, le roman n’est pas parfait mais il tombe juste, j’ai été remuée par Louise, et les quelques défauts qu’on peut y trouver sont minimes par rapport à la force du récit.

 

Ma note : 3-5
Jeunesse·Romance

La sélection, tome 2 : L’élite – Kiera Cass

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La sélection, Tome 2 :
L'élite
Kiera Cass
Édition Robert Laffont, 
2013
Traduit par Madeleine
Nasalik

Genres : Jeunesse, romance

 

Série : La sélection

1. La sélection
2. L'élite
3. L'élue
4. L'héritière
5. La couronne

 

Résumé :

La Sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d’enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie…

 

Mon avis :

Même si j’avais trouvé pas mal de défauts dans le premier tome et qu’habituellement c’est le genre de lecture qui m’agace j’avais été assez gentille dans ma chronique car j’avais malgré tout passé un bon moment, je serai peut-être un peu plus critique avec ce second tome !

La sélection se poursuit et le nombre de candidates a maintenant beaucoup diminué, America n’ayant plus que 5 rivales. Les « épreuves » continuent pour voir laquelle des prétendantes serait la meilleure reine et le reste du temps est partagé entre rendez-vous avec le prince Maxon et les attaques rebelles. America de son côté est toujours autant tiraillée entre ses sentiments naissants pour Maxon et son ancienne romance avec Aspen…

Bon il faut dire ce qui est, je trouve que ce tome ne sert pas à grand chose en fait, la seule raison qui me pousse à mettre une note moyenne est que c’est le genre de lecture qu’on lit avec le cerveau éteint parce que c’est mauvais mais distrayant, l’intrigue est en grande partie une repompe du premier tome, les personnages sont toujours aussi fades et le côté dystopie est toujours aussi inexistant.
Le concours continue et j’avoue que j’aimerai bien qu’il se finisse vite (de toute façon on sait comment il va se terminer alors autant abréger !) parce que les pseudo épreuves (préparer une soirée, quel challenge insurmontable, dit donc…)(j’ai déjà eu des entretiens d’embauches avec des tests bien plus hard) (mais bon ce n’était pas des entretiens pour être reine vous me direz !) et les magouilles minables de la garce de service ne m’amusent pas des masses et je préférais vraiment qu’on s’intéresse plus aux rebelles, enfin pour cela il faudrait des rebelles un peu mieux organisés et un peu moins cons ! Parce que là on ne peut pas dire qu’ils soient très effrayants, à par buter une domestique qui traine dans le coin (pourquoi d’ailleurs ? Elle vous a rien fait cette pauvre dame) et péter la vaisselle, on ne peut pas dire qu’ils terrorisent le palais, dans le genre rébellion en carton on ne fait pas mieux… Ce n’est pas de cette façon que la monarchie et les castes vont être en danger je pense et je ne sais pas ce que l’auteure compte bricoler avec ça, mais j’ai l’impression qu’on va droit dans le mur !

Niveau romance, c’est tout aussi médiocre, America change d’avis toutes les deux pages, un coup Maxon, un coup Aspen (aaaaah les hormones !), c’est pénible et on se demande comment on est censés avoir des papillons dans le ventre en suivant ce triangle amoureux vu que c’est plat et bancal, les interactions entre eux sont bateaux et vu que séparément les personnages n’ont déjà rien d’attachant, ensemble cela ne donne rien de plus ! Et franchement à la place des garçons j’aurais déjà envoyé bouler cette girouette d’America, je ne sais pas si c’est de la patience ou juste de la stupidité mais Maxon et Aspen ont l’air d’apprécier leur rôle de carpette pour le moment !

Bref, l’ensemble n’est pas brillant, c’est tout juste passable parce qu’avec cette série je sais à quoi m’attendre et quand je démarre un tome c’est vraiment pour passer le temps ou parce que je suis trop crevée pour lire quelque chose de plus intelligent, du coup je lirai la suite rien que pour cela parce que je ne m’attends pas à des merveilles dans les prochains tomes !

 

Ma note : 2-5
Jeunesse

Cabaret, tome 2 : Vengeance – Jillian Larkin

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Cabaret, tome 1 :
Ingénue
Jillian Larkin
Édition Bayard (Jeunesse), 
2012
Traduit par Bee Formentelli
444 pages


Genre : Jeunesse

 

Série : Cabaret

1. Ingénue
2. Vengeance
3. Diva

 

Résumé :

New York, été 1923. L’amour est-il plus fort que tout ? Gloria, Clara et Lorraine n’en sont plus si sûres… Trahisons, chantages, vengeances, sont au menu de ce
second volet, plus noir et toujours plus palpitant…

 

Mon avis :

Après le très bon premier tome (même s’il n’était pas dénué de défauts) j’étais curieuse de savoir si le charme allait opérer avec cette suite, et même si elle n’est pas désagréable je suis tout de même moins séduite et assez agacée par certaines choses.

Après leur fuite, Gloria et Jerome ont commencé leur nouvelle vie à New York où ils tentent de survivre et de percer dans la musique.
Les deux amoureux sont recherchés par la mafia et Vera, la sœur de Jerome, essaie de les sortir de ce pétrin (mais encore faudrait-il qu’elle les retrouve !)
Pendant que Lorraine qui travaille maintenant pour Carlito essaie au contraire de les faire plonger…
Quand à Clara… euh… quelqu’un pour me rappeler ce qu’elle glande dans ce tome ?! Non ce n’est pas ma mémoire qui débloque, c’est juste Clara qui est devenue complètement inintéressante !

Bon, dans ma chronique du premier tome j’avais dit que je ne voulais pas être méchante malgré les défauts évidents mais là je ne vais pas trop avoir le choix, j’adore toujours le cadre et se retrouver dans les années folles est toujours aussi plaisant et rien que pour y être transportée encore une fois je lirai le troisième et dernier tome de « Cabaret ».
Mais pour le reste, si j’ai pardonné la facilité et les clichés de l’histoire et des personnages dans le premier tome, j’attendais de l’amélioration dans cette suite et finalement c’est l’inverse qui est arrivé, les mauvais points sont accentués et ce qui était à peu près valable se dégrade…

Je ne parlerai pas de l’histoire de Clara parce que comme je l’ai dit elle est sans intérêt et ses « aventures » sont tellement ennuyeuses que je ne me souviens de pratiquement rien la concernant, c’est elle qui amenait le piquant du premier tome mais maintenant elle est complètement fade et assez nunuche.
Mais finalement elle n’est pas aussi nunuche que Gloria qui même après avoir abandonné sa vie de petite fille pourrie gâtée et doit se débrouiller avec Jerome pour pouvoir manger à leur faim reste toujours aussi naïve et aussi peu fute-fute que dans le premier tome, elle fonce tête la première dans les ennuis et en redemande, il serait temps de prendre du plomb dans la tête et même chose pour Jerome qui est une sacrée tête à claques !

Quant à Lorraine, dans le premier tome c’était la garce que j’aimais bien et là elle est juste devenu la garce idiote qui est prête à faire descendre Gloria juste parce qu’elle lui a caché certaines choses, bonjour le sens de la mesure ! Et pour le reste, il ne lui arrive rien d’intéressant, elle gère un club en écrasant les employés qui s’y trouvent et quand elle ne se comporte pas comme une pouffe elle se fait malmener par Carlito et ses larbins, passionnant…

En dehors de ces trois dindes, nous suivons aussi Vera qui est un nouveau personnage et qui part à la recherche de Jerome et veut le faire innocenter (vu qu’il est accusé d’avoir buté le mec qui a en fait été tué par Gloria) et c’est surement la partie la plus correcte de ce tome, du moins jusqu’à ce que l’auteure lui colle une romance sortie de nul part et franchement dispensable. Son enquête ne casse pas des briques non plus mais entre elle, une rancunière puérile et deux fadasses qui passent leur temps à foncer dans le mur, le choix est vite fait !

J’ai été plus sèche que prévu dans cette chronique mais en y repensant je ne vois pas comment je pourrais défendre cette suite, j’ai été indulgente avec le premier tome parce qu’il avait beaucoup de charme à mon gout, là à par le cadre qui reste le gros plus de cette saga le reste est médiocre et j’ai peur de ce que va donner le dernier tome…

 

Ma note : 2-5
Jeunesse·Science-Fiction

La 5e vague, tome 1 – Rick Yancey

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La 5e vague, Tome 1
Rick Yancey
Edition Robert Laffon,
2013
Traduit par Francine 
Deroyan

Genres : Science-fiction,
Jeunesse

 

 

Série : La 5è vague
1. La 5ème vague
2. La mer infinie
3. La dernière étoile

 

Résumé :

1ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence

La 5e Vague arrive…
Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…

 

Mon avis :

Je n’avais pas prévu de me lancer dans cette série à la base, sans trop savoir de quoi elle parlait j’avais tout de même regardé la bande-annonce de l’adaptation qui n’avait pas du tout éveillé ma curiosité, mais je suis tombée dessus à la médiathèque et finalement je me suis fiée à la toutes les critiques positives entendues dessus et je lui ai donné sa chance.
Et si les deux-cent premières pages m’ont fait croire que je filais tout droit vers le coup de coeur, le reste du livre m’a fait complètement changé d’avis…

Comme dans pratiquement toutes les dystopies jeunesse nous suivons une jeune fille qui tente de sauver sa vie et celle du peu de famille qui lui reste (en l’occurrence son petit frère) et va rencontrer sur son chemin un beau et mystérieux jeune homme qui va l’aider et… Pff je vais éviter de continuer ce résumé parce que c’est un coup à déjà m’énerver, et pourtant il n’y a pas que du négatif à dire sur ce premier tome, même si j’aurais beaucoup de choses à critiquer (et je le ferai après) d’autres ont réussi à me plaire.

Bon tout d’abord je suis (un peu) de mauvaise foi avec mon semblant de résumé, l’histoire finit par tourner de cette façon mais l’idée de base est quand même plus originale, contrairement aux autres dystopies young-adult que j’ai pu lire où les héros doivent se dresser devant la société en place, là ce sont des aliens qui sèment le chaos et vu que je suis quelqu’un qui aime les histoires d’extraterrestre j’étais vraiment emballée en découvrant les premières pages, en plus ces aliens là sont particulièrement vicieux et sanguinaires, plutôt que de tout péter en une seule fois ils vont d’abord priver les humains d’électricité, puis nous balancer un tsunami, une pandémie mondiale, avant de s’infiltrer parmi nous et de « recruter » les enfants pour s’en servir contre nous, tous ces événements sont vus à travers les yeux de Cassie qui est à la recherche de son petit frère, du moins dans cette première partie vu que l’histoire sera racontée du point de vue d’autres protagonistes plus tard…
Et donc cette première partie a super bien marché avec moi, j’ai été prise de suite dans le récit, c’est intriguant pour tout ce qu’on apprend sur les plaies qu’envoient les extra-terrestres et comment cela a ravagé notre monde et en même temps il y a énormément de rythme et de tension vu que Cassie est sans arrêt traquée, du coup les pages défilent très vite.

Du moins, jusqu’à ce qu’Evan arrive dans le paysage et que tout retombe comme un soufflé !
Qui est-il ? Pourquoi il est là ? Est-ce qu’il est humain ou pas ? Est-ce qui a « recueilli » Cassie par soutien ou juste pour se servir d’elle ? Cassie se pose ces questions 5 minutes mais vu que c’est un roman ado et que la romance est un passage presque obligé du genre il faut bien que sa méfiance soit vite oubliée et non seulement de manière générale cela me saoule (parce que à la place de Cassie, dans le doute, j’aurais assommé Evan avant de me barrer !) mais là en plus Cassie est présentée comme un personnage badass, sans cesse aux aguets et la voir confiante aussi vite n’est pas franchement cohérent.

Ce n’est pas seulement pour cela que la deuxième partie du livre ne m’a pas plu, je dirai que c’est un tout, c’est beaucoup moins nerveux, il y a plusieurs points de vue qui m’ont assez perdue et/ou ennuyée (on suit par exemple un soldat appelé « Zombie » et qui est d’un chiant…) et je me rends compte que je me souviens plus du tout de ce qui se passe dans ces pages là parce que j’ai vraiment suivi cela que d’un oeil et j’en avais plutôt marre de voir l’invasion extra-terrestre à la fois de l’extérieur (grâce à Cassie) et de l’intérieur (grâce à Zombie) sans avoir ne serait-ce qu’un micro-indice du pourquoi ils font cela, je sais bien que ce n’est qu’un premier tome mais j’aimerai bien que les auteurs fassent un effort et nous donnent quelques réponses à nous mettre sous la dent sans qu’on ait besoin d’avaler toute la série (et encore, certaines ne donnent aucune réponse à rien…).

Bref encore une dystopie jeunesse qui me déçoit et honnêtement je n’ai pas le courage de lire la suite, je suis trop vieille pour ces conneries, je regarderai l’adaptation en grande maso que je suis mais je m’arrête là pour les livres !

 

Ma note : 2