Beau livre·Légende Arthurienne

Les carnets secrets de Merlin : Précis magique des herbes enchantées – Yannig Germain

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Les carnets secrets de Merlin :
Précis magique des herbes
enchantées
Yannig Germain
Édition Au bord des continents
100 pages

Genres : Beau livre, 
Légende Arthurienne

 

Résumé :

Merlin l’ enchanteur nous livre les secrets de ses charmes et de ses philtres dans un herbier féerique hors du commun.

 

Mon avis :

« Les carnets secrets de Merlin » est typiquement le genre de livre qui me fait baver d’envie, pour le contenu mais surtout pour les illustrations qu’on peut y trouver, et si j’ai ouvert le livre des étoiles dans les yeux, mon enthousiasme est vite retombé…

Le livre est un peu compliqué à résumer, c’est un mélange de mémoires, de recettes, d’informations sur la nature et sur les créatures fantastiques, rien de bien original, on adhère ou pas, personnellement sans avoir été pleinement emballée je n’ai pas non plus détesté, d’autant que c’est bien écrit.
Le problème c’est qu’il y a un petit détail technique qui gâche tout, sans dire que le texte est illisible ce n’est tout de même pas très clair et certains passages doivent être lus plusieurs fois pour en comprendre le sens (et encore, il y a des passages auxquels je n’ai rien compris), si vous avez les mirettes un peu pourries comme moi et que vous voulez lire ce livre, préparez vous à galérer !
Cela dit je reconnais que l’écriture manuscrite est une bonne idée, c’était la chose à faire pour donner l’impression de lire un vrai grimoire, cela aurait pu avoir son charme mais Merlin ayant une écriture de cochon cela dessert finalement le livre…

Du coup si je dis que c’est dur de résumer ce titre ce n’est pas pour le fond mais à cause de la forme, à force d’autant en baver pour essayer de comprendre ce que je lisais je ne me souviens de rien aujourd’hui et je serai incapable de parler du contenu dans le détail, je me souviens vaguement de chapitres sur le Solstice et sur la Mandragore mais pour le reste…

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Je ne vais pas être élogieuse du tout en ce qui concerne les illustrations non plus et j’avoue que j’en suis un peu gênée parce que ce sont toutes des peintures et je suppose que cela a pris des heures à faire et qu’en me mettant à la place de l’illustrateur cela m’emmerderait que la première gourde venue démonte mon travail mais je tiens à être toujours sincère dans mes chroniques et donc j’assume le fait d’être la gourde en question ! (et oui je m’insulte moi même maintenant, KESKEVOUALLEZFER ?!)

Donc si je voulais avoir ce livre dans ma bibliothèque c’était avant tout parce que je m’attendais à de très belles illustrations et que j’aurais plaisir à feuilleter ce titre de temps en temps mais quand je l’ai ouvert j’ai très vite déchanté car à par une voir deux peintures j’ai trouvé le reste très laid, cela manque cruellement de finesse, de détail (certaines illustrations frisent la bouillie même), je sais que les créatures fantastiques ne sont pas forcément des canons de beauté mais là elles n’ont aucune allure et si l’aspect décrépi rend assez bien pour certaines d’entre elles, globalement le visuel de ce livre manque vraiment de charme et de magie, et je n’ai été émerveillée à aucun moment en le découvrant, j’ai même été tellement rebutée par le visuel que j’ai failli ne pas lire le texte…

Bref, ma chronique est très négative et je le regrette parce que j’espérais vraiment aimer ce livre, mais si le fond n’est pas forcément mauvais la forme fout tout par terre…

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Ma note : 1

 

 

 

Légende Arthurienne

Le Prince du Graal, tome 1 : La prophétie de la Dame du Lac – Nancy McKenzie

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Le prince du Graal, Tome 1 : 
La prophétie de la Dame du lac 
Nancy McKenzie
Edition Pocket
2007
Traduit par ?


Genre : Légende Arthurienne

 

Série : Le prince du Graal
1. La prophétie de la Dame du lac
2. Les sortilèges du désir

 

Résumé :

Avant de mourir, le roi Arthur a demandé à Galaad, fils de Lancelot, de partir à la recherche de trésors inestimables : une épée, une lance et le Graal, censés garantir l’unité et la stabilité de la Bretagne.
Galaad, accompagné de son cousin Perceval, met son bras au service de son souverain et accepte sa mission. La route est longue, semée d’embûches, et le jeune chevalier ne cesse de penser à son enfance : il essaie de percer les secrets qui ont bercé sa jeunesse et de comprendre la trahison de son père. Il se rappelle aussi la prophétie de la Dame du Lac que seul un homme au coeur pur pourra réaliser. Et si c’était lui ? S’il était l’élu ?

 

Mon avis :

J’avais déjà lu ce premier tome il y a cinq ans pratiquement et je n’avais pas trop adhéré surtout à cause du personnage principal que je trouvais insupportable, mais j’ai voulu le relire, d’une pour me rafraichir la mémoire avant d’attaquer la suite, et de deux parce que j’ai une certaine affection pour Nancy Mckenzie (qui est en partie responsable de mon addiction pour la lecture grâce à son dyptique sur Guenièvre) et j’espérais finir par apprecier ce livre…

Ce premier tome prend place après la mort du roi Arthur, le royaume est en péril et beaucoup de chevaliers ont perdu la vie, mais le fils de Lancelot, Galaad, a survécu et a promis au roi Arthur de retrouver certains trésors (une épée, une lance et le Graal) qui pourraient sauver la Bretagne…

Même si ce n’est toujours pas un coup de cœur ni même un livre excellent à mes yeux (parce que certaines choses gâchent un peu le plaisir), cette lecture a été plus convaincante que la première fois, j’avais pratiquement oublié toute l’histoire et j’ai apprécié la redécouvrir, pour une fois on délaisse la partie de la légende Arthurienne que nous connaissons le mieux (la quête d’Arthur et de ses chevaliers, le triangle amoureux Arthur / Guenièvre / Lancelot, la naissance de Mordred et ses conséquences, etc…) pour se concentrer sur ce qui arrive ensuite, le royaume tombe en ruines et Galaad qui est encore très jeune et qui supporte mal d’être dans l’ombre de son père va vivre pas mal d’aventures avec à ses côtés son cousin Perceval qui est assez craintif et naïf mais qui va être obligé de vite s’endurcir vu qu’il est le futur roi de Gwynedd et qu’il risque de se faire voler son trône s’il fait preuve de faiblesse…
J’avoue que je ne comprend pas trop pourquoi j’avais trouvé l’ensemble ennuyeux lors de ma première lecture car cette fois je n’ai trouvé aucun temps mort, je trouve toujours des critiques à faire sur Galaad (heureusement Perceval est plus attachant) mais son aventure retient l’attention, on est en plein cœur de la quête du Graal mais aussi dans la quête initiatique de Galaad et l’ennui ne trouve pas l’occasion de s’installer entre tout cela.

L’auteure s’est aussi largement attardée sur l’enfance de Galaad et en particulier sur tout ce qui a façonné sa relation avec son père ou sur l’image qu’il a de Guenièvre, sa mère lui ayant bien « perverti » l’esprit et l’a éduqué pour qu’il déteste Lancelot et Guenièvre et c’est d’ailleurs cela qui m’énerve chez Galaad, il a été bien conditionné, sa mère a tout fait pour qu’il soit convaincu que son père est un mauvais homme et que la reine est une garce et je comprend qu’il croit à tout cela vu que cela lui a été répété pendant des années mais pour l’instant il ne remet rien en cause et n’essaie pas de se faire son propre jugement et c’est assez gonflant par moment, j’espère qu’il va vite mûrir, commencer à réfléchir par lui-même et ne pas se fier à tout ce que peut lui raconter sa mère (qui en plus est loin d’être une sainte, je la détestais déjà dans les deux tomes de « Guenièvre » mais là c’est pire que tout !).

Bref, le personnage de Galaad en lui-même est plutôt énervant par moment mais son histoire et son aventure sont assez riches et donnent envie de voir comment l’ensemble va évoluer dans le second tome. En tout cas, je voulais apprendre à aimer « Le prince du Graal » et je pense que c’est bien embarqué, j’en attends encore plus dans la suite mais cette relecture du premier tome me laisse une meilleure impression qu’il y a cinq ans !

 

 Ma note : 3-5

 

 

Fantastique·Jeunesse·Légende Arthurienne

La grande épopée des chevaliers de la table ronde, tome 1 : Arthur et Merlin – Sophie Lamoureux et Olivier Charpentier

La grande épopée des 
chevaliers de la 
table ronde, tome 1 : 
Arthur et Merlin
Sophie Lamoureux / 
Olivier Charpentier
Édition Actes Sud (Junior), 
2016
  202 pages

Genre(s) : Fantastique, Jeunesse, 
Légende Arthurienne

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Série : La grande épopée des chevaliers de la table 
ronde
1. Arthur et Merlin
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Merci à
et aux éditions 
http://www.actes-sud-junior.fr/
Résumé :  .

Le jeune Arthur rêve de devenir chevalier et s’entraîne tous les jours au tir à l’arc. Dans la forêt, d’étranges phénomènes se produisent sous ses yeux : l’apparition d’un cerf blanc, le combat entre deux dragons…
Pour Arthur, sous la protection mystérieuse de Merlin, c’est le début d’une aventure jalonnée d’épreuves, de combats contre des créatures fantastiques et de rencontres qui lui révéleront son destin, avant que ne débute une épopée plus légendaire encore : celle des chevaliers de la Table ronde.

Entre histoire et mythologie, un récit époustouflant venu du lointain Moyen-Age, qui fait revivre les exploits héroïques du roi Arthur et de ses compagnons.

Mon avis :   .
Lors de la dernière Masse Critique de Babelio il y avait deux titres sur la légende Arthurienne, forcément j’ai coché les deux et j’ai finalement reçu celui qui m’inspirait le plus (même si je finirai surement par lire l’autre un jour ou l’autre !)

Dans ce premier tome l’histoire suit Arthur du début de son adolescence où il s’entraine à l’épée et à l’arc dans l’espoir de devenir chevalier, jusqu’à la découverte de ses origines et l’accession au trône après avoir retiré une épée d’un rocher…

J’avoue que même si je suis amoureuse de la légende Arthurienne et que j’apprécie toujours d’y revenir, je pensais tout de même m’ennuyer un peu avec cette lecture car j’ai vu cette partie de l’histoire pas mal de fois maintenant et qu’on ne peut pas vraiment y toucher (en même temps si Arthur devenait roi sans retirer l’épée je râlerai !) mais finalement cela ne représente qu’une petite partie du livre, c’est là et ce n’est pas expédié en deux lignes et tant mieux vu que cette série est jeunesse et peut être un premier pas dans la légende donc c’est nécessaire de s’attarder un peu la dessus et également sur d’autres moments clés de la légende (comme la rencontre avec Lancelot, celle avec Guenièvre, la fabrication de la table ronde, la mise en place de la quête du Graal…)  mais l’auteure offre aussi d’autres aventures à Arthur pour apporter un peu de « fraicheur » au récit qui sont surtout des affrontements avec divers ennemis, chacune prise indépendamment peut faire office de petit conte à part entière, c’est un poil trop enfantin pour moi mais ce n’est pas forcément désagréable.

Ce premier volume ne se limite pas qu’à l’histoire d’Arthur, mais revient aussi sur les premières années de Lancelot et comment il est devenu le protégé de la Dame du Lac, et sur la naissance de Merlin, il n’y a rien de bien neuf en ce qui concerne Lancelot, par contre l’histoire de Merlin est joliment tournée, là j’avoue que je ne sais pas si la « vraie » version (je pense à ce qui concerne la mère du magicien) ou si c’est l’auteure qui y a mis sa patte car si je connais les circonstances de la conception de Merlin je ne connais pas le reste en détails, mais en tout cas cela m’a plu.
Même si la légende est reprise de façon classique dans ce premier tome (remarque il vaut mieux parier sur du classique que de tenter une réécriture merdique de la légende !), la lecture est agréable, je reste un peu sur ma faim parce que ce n’est que le début de l’histoire mais c’est toujours plaisant de revoir ces personnages et de revivre leurs aventures.

Le livre est également illustré et je ne vais pas être très gentille sur ce point car j’ai trouvé les dessins dignes d’un enfant de 5 ans qui ne serait pas doué, ce n’est pas joli, ce n’est pas mignon, adopter des illustrations enfantines je veux bien, mais encore faut-il qu’elles ressemblent à quelques chose, là on en est loin et cela gâche l’ensemble à mon goût…

Je finis sur une note négative mais c’est le seul gros bémol de ce début de série, sans que ce premier tome casse des briques il reste honnête et on peut y trouver notre compte qu’on soit déjà familier avec la légende ou non, je ne sais pas quand est prévue la suite mais en tout cas j’y jetterai un coup d’œil !

Ma note : 3-5
Aventure·Film·Légende Arthurienne

Chronique film : Lancelot, le premier chevalier (1995)

Lancelot, le 
premier chevalier

Réalisé par Jerry Zucker
Scénarisé par : William 
Nicholson 
1995, États-Unis
Durée : 2h14
Genres : Aventure, 
Légende Arthurienne

Avec : Richard Gere 
(Lancelot), 
Sean Connery (Arthur), 
Julia Ormond (Guenièvre) 
Ben Cross (Méléagant)...
Synopsis :
Lancelot, jeune chevalier sauve une jeune fille, Dame Guenièvre, d’une embuscade. Il tombe amoureux d’elle, ne sachant pas qu’elle est destinée à épouser Arthur, roi de Camelot. Ne pouvant résister à cet amour, Lancelot tente de s’éloigner de sa belle, mais quand le chevalier Méléagant enlève la reine, Lancelot part à son secours.
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Mon avis :
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J’ai déjà eu l’occasion de regarder ce navet deux fois, mais ne l’ayant jamais chroniqué et étant une grande malade je n’ai rien trouvé de mieux à faire que de me le taper une troisième fois pour pouvoir en parler, en mal vous l’aurez compris !

Comme le nom du film l’indique, l’histoire suit donc les aventures du célèbre chevalier errant à temps plein jusqu’à ce qu’il devienne membre de la table ronde.
Ignorant que Lancelot est amoureux de la reine Guenièvre, le roi Arthur le choisi lorsque cette dernière se fait enlever par Méléagant, l’ennemi du royaume qui espère également mettre la main sur le pouvoir.

Mon résumé n’est pas très inspirant je le sais mais le film ne l’est pas non plus et c’est difficile de faire un bon résumé sur un film chiant sans être chiante moi même (enfin sans être plus chiante que d’habitude quoi !), car je ne me souvenais plus qu’il se passait aussi peu de choses en plus de deux heures mais le temps m’a semblé bien long, tellement long qu’au bout d’une heure je ne regardais plus que d’un œil en attendant impatiemment la fin de mon supplice.
N’espérez pas trouver Merlin, Morgane, la Dame du lac, ni une quelconque trace de magie, ce film est plutôt terre-à-terre, s’il n’y avait pas la table ronde on pourrait même penser que c’est une histoire médiévale banale où un roi comme un autre lutte pour garder ses miches sur son trône et où sa femme laisse un peu trop trainer ses yeux sur l’un des chevaliers, la légende Arthurienne est pourtant riche, remplie d’aventures captivantes et de belles histoires d’amour mais le film ne se concentre que sur une partie assez insignifiante et transforme une magnifique romance en amourette mièvre où les deux protagonistes se jettent des regards de merlans fris.

Je ne suis pas très fan du personnage de Méléagant de manière générale, c’est un antagoniste secondaire qui n’apporte pas énormément aux récits Arthuriens et qui en plus est rarement suffisamment développé pour m’intéresser (si on excepte celui de Kaamelott qui est très bien écrit et interprété et qui m’a plu) du coup que l’histoire du film soit en partie axée la-dessus avait peu de chances de m’emballer et cela n’a pas raté, le personnage déjà est très mal joué (j’y reviendrai) mais en plus c’est juste l’archétype du bad guy qui est là pour emmerder le monde et qui n’a aucune profondeur et aucun autre trait de caractère que sa méchanceté, l’histoire est du coup franchement bateau, et à par la fin qui est surprenante (dans le sens désagréable) on devine les choses bien à l’avance, c’est pénible, c’est lourdingue, c’est même kitch, le film date mais là où d’autres films de la même époque ont bien vieilli celui là est bien poussiéreux.
Idem pour la relation Lancelot / Guenièvre qui n’est ni romantique, ni touchante, on ne ressent rien, on s’ennuie et on se demande même s’ils éprouvent vraiment quelque chose l’un pour l’autre tant c’est plat.
Le film ne se résumant qu’à ces deux histoires, il n’y a rien d’autre à ajouter mais j’aimerai revenir sur quelques points, tout d’abord j’ai laissé entendre que la fin était mauvaise, j’aurais même dis honteuse… Je vais essayer de rester vague pour ne pas spoiler les éventuelles personnes qui voudraient voir ce film mais disons que certains pans de l’histoire Arthurienne ne devraient jamais être changées, dans les détails sans grande importance pourquoi pas mais sinon elles doivent rester les mêmes, je pense par exemple à la conception et la naissance d’Arthur, à sa mort, à ce qui se rapporte à Excalibur, bref ce qui fait l’essence de la légende, mais les scénaristes ne partagent pas mon point de vue de toute évidence car l’un des événements importants de ce mythe est complètement remanié dans les dernières minutes du film, de toute façon la légende s’en prend plein la poire tout au long du film, on n’avait pas les éléments indispensables à une fin correcte alors allons-y c’est la fête du slip, on bricole un truc et on fait semblant de pas entendre Chrétin de Troyes en train de hurler du fond de sa tombe !

Pour continuer dans les bémols, les scènes de combat sont également affligeantes, évidemment ce genre de scènes est toujours chorégraphié pour que les acteurs restent en un seul morceau mais le principe c’est que cela ne se voit pas, qu’on ait l’impression que c’est « naturel », que deux personnages essaient vraiment de s’entretuer, alors que là c’est tellement mal fait, tellement flagrant que ce sont plus deux personnages qui se battent mais juste deux acteurs en train de s’envoyer une séries de coups qu’ils ont répété plusieurs fois, ce n’est absolument pas crédible, et cela ne s’arrêtent pas là car dans une vaine tentative de rendre ces moments plus épiques l’équipe du film a eu l’idée de rajouter des ralentis tout pourris et punaise je déteste les ralentis, dans un film style « 300 » je veux bien, c’est utile pour admirer les biscotos de ces fiers guerriers en slibard, mais sinon il faudrait vraiment arrêter de foutre ces saloperies partout sans raison, que les réalisateurs apprennent déjà à filmer une scène de bataille correctement, le reste on verra après !
Et puis comme ces scènes là n’étaient pas assez nazes, on nous sort le cliché du méchant qui bizarrement ne sait plus viser et frappe Lancelot à 20 centimètres de son visage quand il est à terre parce que c’est pratique pour le scénario, bref tiercé gagnant pour rendre les combats absolument MA-GNI-FI-QUE, mon estomac en est encore tout retourné !

Pour parler un peu du reste; au casting nous retrouvons donc Richard Gere en Lancelot, c’est un acteur que je n’ai jamais apprécié, un charisme de moule pas fraiche, un air benêt, la même façon de jouer d’un film à l’autre, bref cela me fait mal aux gencives de le voir incarner un héros que j’adore, il incarne un Lancelot fadasse, crinière au vent et sourire Colgate que j’ai eu très souvent envie de claquer et qui ne m’a fait aucunement rêver, je n’ai pas encore vu tout ce qui s’est fait sur la légende Arthurienne mais c’est très certainement le Lancelot que je supporte le moins et sauf grosse surprise je ne pense pas qu’il soit détrôné avant un bon moment !
Guenièvre prend les traits de Julia Ormond, actrice que je connais relativement peu et qui ne m’a jamais vraiment marquée (à par peut-être dans My week with Marilyn où elle interprète Viven Leigh) et sa prestation dans « Lancelot, le premier chevalier » ne me marquera pas non plus, ce n’est pas la pire Guenièvre que j’ai vu mais elle est un peu terne, elle a quelques bonnes scènes où on peut voir le côté battant de Guenièvre, qui sait se servir de ses poings quand il faut et qui est loin d’être une demoiselle en détresse et qui sait également parlementer et dire les choses justes au bon moment, mais en dehors de ces scènes il n’y a franchement rien d’enthousiasmant.
De plus il n’y a aucune alchimie entre Gere et Osmond, même pas lors de la fameuse scène du baiser enflammé que tout le monde attendait depuis le début du film, cela ressemble plus à une tentative d’assassinat avec la langue qu’à une embrassade pleine de passion mêlée à de la frustration et par conséquent leur romance ne m’a pas emballée dans cette adaptation.
Sean Connery incarne quant à lui le roi Arthur, avant mon tout premier visionnage je me rappelle m’être dit « Mais il est trop vieux !!! » et rien que pour cela j’avais décidé que je n’aimerai pas l’acteur (oui j’étais jeune et cruche !), mais malgré ses 65 ans à la sortie du film Sean Connery ne fait pas un mauvais Arthur, je n’ai jamais imaginé le roi dépassé un âge suffisant pour avoir des cheveux gris et j’aurais voulu qu’il y ait une moins grande différence d’âge entre Arthur et Guenièvre mais je ne peux pas vraiment faire d’autres reproches, et puis passer de Jamie Campbell Bower dans Camelot à Sean Connery, on peut dire que cela ne fait pas de mal donc je ne vais pas pinailler !

Le casting est complété par Ben Cross qui incarne Méléagant et Sean Connery aurait été gentil de lui donner un peu de sa prestance parce que cela n’aurait pas été du luxe, l’acteur n’a pas le moindre charisme et passe son temps à faire une moue pour bien faire comprendre que « Grrgrr je suis le vilain méchant de l’histoire », je ne sais pas qui est le responsable du casting mais il n’a pas mérité son salaire d’après moi !
Ceux qui regardent Games of thrones pourront aussi reconnaitre Liam Cunningham (alias Davos) qui joue ici Agravain, l’un des neveux d’Arthur, et qui ne sert pas à grand chose mais il a au moins la chance d’avoir un nom dans le film, les autres chevaliers n’étant pas aussi bien lotis et faisant surtout office de tapisseries ! D’ailleurs merci au générique de fin qui m’a appris que Gauvain était présent (et peut-être d’autres chevaliers emblématiques aussi, je n’ai pas eu le temps de voir) mais les scénaristes n’ayant pas jugé utile de se servir de sa présence, que ce soit lui ou le pèquenaud du coin cela ne change rien à l’histoire !

Est-ce que ce déluge de mauvais gout est un peu atténué par de beaux costumes ? Oh que non ! Les couronnes ressemblent à celles en carton qu’on a sur nos galettes pour l’épiphanie, les robes de Guenièvre n’ont rien de royal, les tenues des chevaliers sont tout juste passables, les armures ont l’air de trois bouts de ferraille collées ensemble, je ne sais pas si le budget du film était trop juste ou si ce sont les caisses de Camelot qui sont vides mais l’ensemble est tout pouilleux !
Niveau décors ce n’est pas meilleur, le château fait carton pâte, tout semble vide, sans chaleur, sans charme, sans vie même, c’est d’une tristesse absolue et même les très rares décors naturels sont pauvres et austères.

Bref, tout cela pour dire que je ne conseille pas ce film, si vous êtes un amoureux des légendes Arthuriennes et que vous ne l’avez pas vu ce n’est pas un indispensable selon moi, et si vous n’y connaissez pratiquement rien et que vous voulez en apprendre plus sur le mythe regardez plutôt « Excalibur » de John Boorman, le film a vieilli et il n’est pas sans défaut mais au moins il ne maltraite pas la légende et ne laisse pas des personnages importants de côté !

 

Note : 1

 

Légende Arthurienne·Série

Chronique série : Camelot (Starz – 2011)

Créée par Chris Chibnall et Michael Hirst
Diffusée sur Starz en 2011
1 saison / 10 épisodes de 52 minutes
Genres : Drama / Fantastique / Légende Arthurienne

Réalisateurs : Mikael Salomon, Stefan Schwartz, Ciaran Donnelly, 
Jeremy Podeswa, Michelle MacLaren.

Scénaristes : Chris Chibnall, Louise Fox, Terry Cafolla, 
Sarah Phelps, Steve Lightfoot.

Avec : Eva Green (Morgane), Jamie Campbell Bower (Arthur), 
Joseph Fiennes (Merlin), Clive Standen (Gauvain), 
Tamsin Egerton (Guenièvre)...

Synopsis :
Après la mort subite du roi Uther, le chaos menace d’engloutir l’île de Bretagne. Quand le sorcier Merlin a des visions d’un avenir sombre, il initie le jeune et impétueux Arthur, fils caché d’Uther et héritier, qui a été élevé depuis sa naissance comme un roturier. Morgane, la demi-sœur d’Arthur, froide et ambitieuse, va le combattre jusqu’au bout, en appelant les forces contre nature pour revendiquer la couronne dans cette bataille épique pour le pouvoir. Face à des décisions morales profondes, et le défi d’unir un royaume brisé par la guerre et ancré dans la tromperie, Arthur sera testé au-delà de l’imagination.
Mon avis :
Voila des années que je n’ai pas chroniqué un film ou une série et à l’époque mes critiques ne faisaient pas plus de 10 lignes, mais j’ai envie de m’y remettre et rien de mieux pour cela que quelque chose en rapport avec la légende Arthurienne pour en plus avancer un peu dans mon challenge !
Je ne sais pas si ma chronique va vraiment ressembler à quelque chose mais je vais essayer de faire un truc pas trop fouillis et à peu près développé !

La série Camelot est basée sur le roman « Le morte d’Arthur » de Thomas Malory, je précise que je n’ai pas encore lu ce roman donc je ne pourrais pas dire si Camelot est une bonne adaptation ou non et me contenterai donc de parler de la série en tant que telle !

Le premier épisode s’ouvre sur Morgane qui après 10 ans d’exil vient à la rencontre d’Uther Pendragon, son père (et non plus le beau-père qu’elle déteste comme dans la plupart des versions de la légende) et d’Ygraine. Les retrouvailles sont très chaleureuses : Morgane traite Ygraine de prostituée et se ramasse une tourniole de son père, elle ne le prend pas très bien et finit par empoisonner son père et fait bannir sa belle-mère, bref bonne ambiance chez les Pendragon  !
Pendant ce temps, le jeune Arthur vit tranquille dans sa cahute à la cambrousse entouré de ses parents et de son frère Kay, il est insouciant et passe ses journées à faire des galipettes avec la promise de son frangin (rien de plus normal !) du moins jusqu’au moment où Kay les prend sur le fait !
De retour chez eux, et après s’être légèrement foutu sur la gueule (plus pour le principe que pour la nana elle même d’après mon avis !) un grand chauve nommé Merlin débarque de nul part pour leur apprendre l’assassinat du roi, Arthur n’en a strictement rien à taper mais c’était avant d’apprendre qu’en fait ses parents ne sont pas ses vrais parents, que son frère n’est pas son frère, qu’il est le fils illégitime du roi défunt et que le trône lui revient mais que sa demie-soeur cherche à le faire buter pour prendre le pouvoir, bref Arthur passe une belle journée bien pourrie !
Il est donc temps de quitter sa famille d’adoption pour le nouveau roi; aux côtés de Merlin et avec Kay sous le bras; s’en suit la rencontre d’Arthur avec les chevaliers d’Uther qui prêtent maintenant allégeance au nouveau souverain, la rencontre entre ce dernier et sa mère naturelle Ygraine et surtout la confrontation entre Arthur et Morgane accompagnée de ce gros lourdaud de roi Lot.
Les hostilités sont lancées entre les deux camps et la bataille pour le pouvoir ne tardera pas à éclater…
Mais avant cela, et avant d’être officiellement couronné, Arthur doit retirer l’épée de son rocher (épée qui n’est pas Excalibur en passant, vous comprendrez pourquoi plus tard), comme si la tâche n’était pas suffisamment difficile, l’épée est en plus plantée sous une cascade (comme ça, même si tu parviens à la débloquer de son caillou, tu te ramasses quand même comme une bouse dans la flotte cinq mètres plus bas, vraiment très intelligent !).
Mon résumé ne concerne que le premier épisode et un petit bout du second, je n’ai franchement pas l’envie de résumer toute l’histoire de la série, et cela m’évitera de vous spoiler par la même occasion, cela dit je vais quand même parler de certains passages en détails donc si vous ne voulez rien savoir du tout, aller directement à la conclusion !

Je ne reviendrai pas sur la raison principale qui m’a poussée à m’intéresser à cette série, si vous êtes déjà venu sur mon blog vous savez probablement que tout ce qui se rapporte à la légende Arthurienne m’intéresse (enfin pratiquement tout, ne comptez pas sur moi pour voir la comédie musicale faite dessus dernièrement, mes yeux, mes oreilles et mon âme ont déjà suffisamment saigné en voyant le premier clip !), et d’ailleurs j’avais déjà commencé à regarder Camelot au début de sa diffusion en 2011, mais tout me paraissait tellement mauvais que j’avais abandonné au bout de trois épisodes…
Quatre ans plus tard je me suis relancée, en essayant de laisser mes vieux souvenirs de côté, et j’ai enfin réussi à aller jusqu’à la fin, non sans mal, car si cela ne partait pas trop mal finalement, certaines choses restent médiocres et d’autres se dégradent au fur et à mesure des épisodes.

Si je n’ai fais un résumé que sur les deux premiers épisodes, ce n’est pas seulement par manque d’envie mais aussi parce que le rythme ralentit sévèrement une fois arrivé au troisième épisode, je ne dirai pas qu’il ne se passe rien parce que ce serait faux, l’arc de Morgane par exemple reste prenant tout au long de la saison, ses divers tentatives pour prendre le pouvoir, pour se créer des alliés, pour piéger ses ennemis ne sont jamais rébarbatives ni répétitives, et si la série ne s’était concentrée que sur son histoire à elle et avait pu s’attarder sur son passé, sur ses années en exil et sur sa relation avec son père, alors je pense que j’aurais été ravie et que j’aurais donné une excellente note à cette série, peut-être même que j’aurais regretté son annulation, malheureusement en dehors de son intrigue, ce qui la concerne est assez mince; elle déteste son père, elle a été envoyée en couvent; et c’est à peu près tout ce que nous savons, la série n’a pas assez développé cet aspect et c’est bien dommage même si malgré ce manque j’ai aimé suivre le parcours de Morgane.
Au contraire j’ai eu beaucoup plus de mal avec l’histoire d’Arthur, l’acteur a déjà été très mal choisi donc on était mal barré à la base mais il n’y a pas que cela de foireux, je dirai qu’à peu près tout déconne en fait !
Les événements s’enchaînent vite au début (la découverte de ses origines, la rencontre avec les autres personnages, l’acquisition d’Excalibur) mais une fois tout cela bouclé on finit par tourner en rond, on s’attarde sur des choses pas franchement utiles ni passionnantes (je sais bien que montrer Arthur jugeant un supposé assassin dans un coin paumé de la forêt cherche à montrer qu’il veut vraiment prendre part à tout ce qui se passe dans le royaume mais c’est tellement chiant et cela dure des plombes en plus !), on se coltine la romance Arthur / Guenièvre qui ne fait absolument pas rêver (et puis sérieusement Arthur qui demande à Guenièvre si son mari -oui oui elle est mariée à un autre !- est meilleur amant que lui ? Vraiment ? Vous vous êtes cru dans un film sur l’adultère ? On s’en fiche et cela n’a rien à faire là !), à par cela nous avons des scènes d’entraînement aux armes, des scènes de combat (pas toujours bien faites !), quelques scènes à poil et/ou de sexe, des scènes de blabla inutiles et d’autres scènes de combat.
Mais surtout en dehors du fait que tout cela est bien barbant, le comportement des personnages est par moment bien stupide, si Morgane a un cerveau et sait parfaitement s’en servir je dois dire que je doute des capacités cérébrales d’Arthur et de ses chevaliers, par exemple alors que des ennemis s’apprêtent à les attaquer, les chevaliers ne trouvent rien de mieux à faire que de… se battre entre eux !
Allez-y, dérouillez vous, cela facilitera la tâche des ennemis, c’est sympa pour eux ! Autant dans « Kaamelott » que les chevaliers aient ce genre de réaction débile c’est normal, autant dans « Camelot » c’est vraiment risible et cela donne un peu l’impression de faire du remplissage parce que les scénaristes ne savaient pas quoi mettre dans les épisodes !
Bref, on jongle entre une Morgane captivante et un Arthur assommant, le temps est très mal géré pour ce dernier, tout est balancé d’un coup et le reste de la saison parait bien vide de son côté.

Par ailleurs comme un peu tous les livres, films et séries qui s’emparent de la légende Arthurienne, Camelot raconte la légende à sa façon et quelque chose en particulier m’a choquée et déplu : Excalibur, selon les versions (à moins que je ne dise une grosse bêtise et que d’autres versions existent…), est soit plantée dans le rocher, soit donnée par la Dame du Lac, cette dernière version ne me pose pas de problème bien que je sois une adepte de la version où l’épée est plantée dans la roche; là où cela se corse c’est que dans Camelot aucune de ces deux versions n’a été retenue et Excalibur est tout simplement crée par un forgeron, alors je veux bien accepter les changements de lien de parenté, je veux bien me forcer à supporter un roi Arthur tête à claques qui a l’air d’être à peine sorti de la puberté, mais qu’Excalibur une épée magique et indestructible (ce n’est pas un couteau à beurre quand même !) soit forgé par un crétin lambda, non, juste non ! Alors oui techniquement le forgeron a un peu utilisé la magie pour faire l’épée, sauf que par la suite tout se barre en brioche car sa fille s’en empare, se dirige vers le lac, tombe dans l’eau et avant de se noyer fait jaillir l’épée pour que Merlin la prenne afin de l’apporter au roi, une fois de retour au château l’enchanteur narre l’histoire à sa sauce et baratine bien comme il faut son monde en prétendant que la forgeron est mort, qu’il a continué son chemin pour se retrouver face au lac et là qu’une jeune fille en serait sortie pour lui présenter Excalibur… Qu’Arthur et ses chevaliers croient à ce que raconte Merlin, d’accord, mais moi en tant que spectatrice qui a vu ce qui s’est vraiment passé je trouve cela horriblement bidon, on oublie tout le côté féerique de ce pan de l’histoire, on fait une croix sur la Dame du Lac telle que nous la connaissons pour récupérer une quiche standard tout juste bonne à tomber dans la flotte, quiche qui se nomme… Excalibur, oui oui, c’est pour cela que Merlin à appeler l’épée comme cela, en hommage… Vive les clichés !
Franchement, je veux bien qu’on réécrive l’histoire mais pas de façon aussi pouilleuse, parce que là, tout simplement :

 
Et outre cette scène qui est pourrie, si la série s’était poursuivie sur plusieurs saisons je vois mal comment certaines choses auraient pu être correctement développées, notamment concernant l’enfance de Lancelot (la Dame du lac ayant été sa nourrice), je n’ose pas imaginer l’éventuel carnage que cela aurait pu donner…
J’avoue que c’est vraiment le point qui me fait ronchonner, c’est la modification que je ne digère pas et que je comprends pas à vrai dire ! D’autres choses ont été modifiées mais elles ne me font pas autant grincher des dents, j’ai peut-être eu un peu de mal à me faire à l’idée que Morgane était la fille d’Uther mais ce n’est pas non plus inacceptable et puis l’histoire Arthurienne ayant été mainte fois réécrite, les changements sont nombreux d’une version à une autre et à moins d’être très mal fait (comme la Dame du lac de Camelot donc) ou complètement malvenu (imaginons qu’un auteur nous sorte que Guenièvre et Lancelot sont frère et soeur, il a intérêt à bien se planquer s’il ne veut pas que je l’étrangle avec sa propre langue !), j’accepte plutôt facilement les modifications et ce serait idiot de cracher dessus parce que je ne suis pas sure que lire une histoire absolument identique en boucle soit intéressant, donc ces changements apportent de l’intérêt, Camelot n’a pas trop mal géré ces modifications, même si elles ne sont pas extraordinaires, qu’elles ne changent l’histoire que de façon superficielle, au moins cela passe et cela ne me fait pas bondir (si on excepte cette version de la Dame du lac et d’Excalibur encore une fois !)

Niveau personnages c’est un bon gros ratage, même en oubliant le fait qu’Arthur est campé par un acteur miteux, le personnage n’a rien d’attrayant, il est banal, oubliable, il pourrait être roi d’un patelin paumé que cela ferait autant d’effet niveau prestance.
Morgane au contraire est bien plus intéressante, machiavélique, stratège, intelligente, elle ne manque jamais de ressources et comme je le disais c’est vraiment son histoire qui donne de l’intérêt à l’histoire, sans elle il ne resterait pas grand chose !

Le problème est que son traitement est vraiment manichéen, pendant neuf épisodes c’est juste la grande méchante, il n’y a aucune nuance, aucune profondeur, il faut attendre le dernier épisode pour voir enfin le côté humain en elle et par être touché par elle, j’ai beau avoir aimé le déroulement de son plan pour prendre le pouvoir, niveau émotions c’est le calme plat, la voir douter, la voir fragile ou autre aurait rajouté de la consistance à son personnage et c’est bien dommage d’être passé à côté, il y avait pourtant le temps et les moyens.
Que dire sur Merlin ? Bin… honnêtement, pas grand chose car je n’ai pas adhéré à celui de « Camelot », erreur d’écriture ou erreur de casting ? Je ne sais pas, mais en tout cas il m’a laissée indifférente, voir m’a ennuyée et sur la durée il ne me laissera aucun souvenir.
Du côté des chevaliers d’Arthur, les scénaristes se sont tellement foulés qu’on ne peut décrire les chevaliers qu’avec un ou deux traits de caractère et pas plus ! Leontes est loyal et chiant, Kay (le frère adoptif du roi) est tout aussi loyal et tout aussi chiant, Brastias est le marrant du groupe, Gauvain est ronchon et le spécialiste du combat et… voila on a fait le tour, pas de Lancelot, de Perceval ou autres chevaliers célèbres, on se contente de 4 kékés à la personnalité tellement creusée qu’on en a rien à secouer de leur sort !
Les femmes de l’histoire ne sont pas mieux loties, Guenièvre est fadasse, Ygraine est inutile et il y a bien une Viviane qui traîne (Viviane est le prénom de la Dame du lac pour ceux qui ne s’en souviennent pas) mais elle fait partie des larbins et est juste là pour savonner Morgane dans son bain, super…

Je viens de parler des personnages mais il y a aussi beaucoup à dire sur les acteurs qui les incarnent, en positif ou non.
Tout d’abord, je me rends compte que j’ai vu Jamie Campbell Bower (Arthur) dans pas mal de choses (Harry Potter, London Boulevard, Twilight, Sweeny Todd) et je ne pourrai pas dire quelle tronche il a dans ces films, quels rôles il y tient ou quelles sont les scènes dans lesquelles il apparaît, je suis quelqu’un de physionomiste mais lui n’a jamais réussi à me marquer et vous l’aurez compris ce n’est pas dans Camelot qu’il m’a fait meilleure impression, il campe un Arthur transparent au regard mort et ne fait passer aucune émotion, il est tout juste capable de verser trois larmes dans les scènes tristes, pour le reste on peut toujours attendre, et qui plus est il se fait carrément bouffer lorsque Eva Green (Morgane) est face à lui, je sais que beaucoup ont du mal avec cette actrice, c’était aussi mon cas jusqu’à récemment avec ma découverte de la série Penny Dreadful dans laquelle elle m’a épatée et dans « Camelot » elle continue de me faire bonne impression, certes elle manque parfois de justesse, notamment dans le premier épisode, mais une fois lancée, son jeu s’améliore et elle incarne une Morgane charismatique.
Je ne parlerai pas en détail de tous les acteurs car ils assez sont nombreux et la plupart sont soit mauvais soit sous-exploités mais à noter la présence de Clive Standen (alias le destructeur d’ovaires, hum pardon je m’emballe, alias Rollo dans « Vikings) qui est bon malgré un personnage effacé, Claire Forlani qui incarne une douce Ygraine et qui s’en sort bien quand on lui en laisse l’occasion (c’est-à-dire pendant un seul épisode) et Sinéad Cusack qui interprète la soeur Sybil, une allié de Morgane, qui joue très bien le rôle.

Le reste du casting se compose de Joseph Fiennes; comme dit précédemment je n’ai pas accroché à son Merlin et j’ignore si son jeu est en cause (l’acteur ne me déplaît pourtant pas habituellement) donc je ne reviendrai pas sur son cas qui me laisse sceptique; de Tamsin Egerton (Guenièvre) et Philip Winchester (Leontes) qui sont aussi fades l’un que l’autre et de Peter Mooney (Kay) et Diarmaid Murtagh (Brastias) qui sont tellement en retrait que le premier n’a plus aucun intérêt passé le premier épisode et que le deuxième n’a pas une ligne de texte avant la moitié de la série ! On peut aussi remarquer la présence de James Purefoy qui est un acteur que j’aime moyenn… que je n’aime pas tro… que je ne peux pas blairer, on ne va pas prendre de gants, je ne peux pas le sacquer, il est nul, et puis c’est tout ! Et ici il ne fait pas exception, il en fait des caisses et en plus son personnage est un gros con (il n’y a pas d’autres mots, enfin si, mais je n’ai pas envie d’être trop vulgaire !), vous me direz que le roi Lot ne brille pas par sa noblesse, par sa gentillesse ou par d’autres adjectifs finissant en -esse, mais ici il est vraiment le cliché du méchant, bien blaireau, bien arrogant qui menace de violer la première femme qui lui tient tête et justement la tête de ce gros beauf on espère la voir planter sur un pique très vite !
Globalement la distribution est décevante, de mauvais choix et des acteurs qui auraient pu donner quelque chose si seulement les scénaristes avaient été capables de développer les personnages, reste au moins certains comédiens qui relèvent un peu le niveau !

Pour parler un peu des décors et costumes je dirai que c’est sans doute les points les plus réussis de la série, excepté quelques plans où le fond vert est évident, notamment quand un personnages se trouve au sommet des remparts du château, il me semble que le reste est tourné en décors naturels, en majeure partie en Irlande, et donc c’est joli et cela rend bien.
Côté costumes c’est bien fait aussi, cela ne fait ni pouilleux ni camelote (oh oh que je suis drôle !) et la garde robe de Morgane me fait baver d’envie je dois dire !

Bref, hormis ce dernier point qui m’a totalement convaincue, la série dans son ensemble est décevante, elle avait du potentiel et lancée par le créateur Michael Hirst (le papa de The Tudors et Vikings quand même, pinaise !) on pouvait s’attendre à beaucoup mieux mais le rythme mauvais, certains acteurs mal choisis, l’écriture médiocre et les personnages mal foutus ont plombé l’ensemble et si la série avait duré plus d’une saison je n’aurais jamais eu la motivation pour aller jusqu’à son dénouement.
 

Note : 2-5
Bande-dessinée·Humoristique·Légende Arthurienne

Kaamelott, tome 7 : Contre-attaque en Carmélide – Alexandre Astier / Steven Dupré

Kaamelott, tome 7 : 
Contre-attaque en 
Carmélide
  Alexandre Astier /
Steven Dupré
 Édition Casterman, 2013
  48 pages 

Genre(s) : Bande-dessinée; 
Humoristique; 
Légende Arthurienne
..
Série : Kaamelott
1. L'armée du Nécromant
2. Les sièges de transport
3. L'énigme du coffre
4. Perceval et le dragon d'Airain
5. Le serpent géant du lac de l'ombre
6. Le duel des mages
7. Contre-attaque en Carmélide
.
Résumé :.
La Carmélide est attaquée ! Les vaisseaux d’un mystérieux peuple ennemi, venus des mers du Nord, fendent le sable des côtes. Le perfide assaillant n’hésite pas à enlever la Reine Guenièvre pour faire pression sur le Royaume de Logres.
Mon avis :

Bien que ma passion pour la série se soit en partie éteinte, je continue de surveiller les rares infos données sur les films à venir et continue de m’intéresser à ce qui se fait autour de l’univers de Kaamelott, je continue donc de découvrir les bandes dessinées qui sont plutôt sympa à lire, enfin elles l’étaient avant ce nouveau volume !

Ce septième tome prend place en Carmélide, alors que Léodagan et Arthur se foutent une fois de plus sur la tronche pour un oui ou pour un non, des ennemis envahissent le pays, on ne sait pas pourquoi mais ces peigne-zizis sont bien là et ce n’est pas les trois tourelles pourries sur la plage qui vont les arrêter !
D’autant plus que les repousser devient un poil compliqué lorsque Léodagan ne veut pas de l’aide de Kaamelott et passe plus de temps à casser les noix d’Arthur qu’à se préoccuper des envahisseurs, envahisseurs qui au passage ont enlevé la reine Guenièvre, et cette dernière a intérêt à avoir de la patience car elle n’est pas prête d’être délivrée… En même temps avec l’engin qui lui sert de mari elle a l’habitude de poireauter, elle n’est plus à cela près !

Si l’histoire à l’air marrante à première vue, elle est finalement bien faible, surtout en comparaison des précédentes, car ce tome tourne assez vite en rond et se résume surtout à Arthur et Léodagan qui se fritent, alors oui j’aime les piques qu’ils s’envoient, cela me fait toujours rire mais venant de Kaamelott j’attends quand même une vraie histoire, quelque chose de plus abouti comme Astier sait le faire, là excepté le duo Arthur / Léodagan; Loth, Ketchatar et les autres guignols gouvernant les différents coins de Bretagne qui sont là en guest stars (les pages où ils sont tous introduits m’ont d’ailleurs paru bien longuettes); et un brin d’action à la fin, ce nouveau tome est assez creux et ne me laissera vraiment pas un souvenir impérissable.

Cela se détériore aussi au niveau des dessins, si je n’ai jamais été totalement convaincue par eux dans les précédents tomes je trouvais qu’au moins certains personnages étaient bien dessinés et ressemblaient assez aux acteurs de la série, du moins à certains d’entre eux, mais dans ce septième tome je trouve que c’est un massacre, à la rigueur Arthur et Léodagan sont épargnés mais les autres font peine à voir, Guenièvre a l’air d’avoir pris 30 ans dans les narines, Gustan ressemble à un vieux pécore décati (et j’ai mis plusieurs pages à le reconnaître !), Lancelot et Galessin ont l’air d’être passés sous un bus tellement ils sont amochés et Bohort ressemble à un grand cornichon anorexique !

Ce n’est donc pas fameux, décevant au niveau du scénario et catastrophique en ce qui concerne le coup de crayon, mais c’est le premier faux pas dans la série, et si la qualité est de nouveau au rendez-vous dans le prochain tome, ce sera une erreur vite oubliée !

Ma note : 2 

 

Challenge·Légende Arthurienne

Challenge Légende Arthurienne : fin de parcours et… Nouvelle édition !

Voila, la première édition du challenge s’est finie il y a quelques jours, un grand merci aux participants, j’espère que ça vous a plu et que vous avez fait de belles découvertes !
Je ne ferai pas de recap’ des livres lus car la liste est déjà publiée ici, et en parlant de ça, si jamais vous avez oublié de me donner des liens de chroniques ou si vous l’avez fait et que j’ai oublié de les noter, n’hésitez pas à me les (re)donner, ce sera quand même plus simple pour moi que de devoir faire le tour des blogs !
 Pour ceux qui ont des chroniques en retard (genre moi, ahum), vous avez encore un petit moment pour les écrire et/ou les publier, je les prendrais en compte sans problème 😉
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Avant la fin de la première édition, je me suis demandé pendant un moment si j’allais lancer une seconde édition ou si j’allais tout simplement arrêter le challenge, mais aimant toujours énormément la légende, et avec un bon nombre de livres sur le thème dans ma PAL et dans ma Wish-list, la deuxième option n’était pas vraiment envisageable 😀
 Nous voila donc repartis pour un tour !
Évidemment le principe du challenge reste le même, mais les règles ont été un peu modifiées…
J’ai remarqué que certains, faute de temps, n’avait pas atteint l’objectif qu’ils s’étaient fixé dans la première édition, et personnellement je l’ai réussi un peu en catastrophe au dernier moment !
Le premier changement sera donc sur ça, dans cette seconde édition, il n’y a plus de limite de temps, vous choisissez un nombre de livres à lire (voir les catégories ci dessous !) mais vous prenez le temps que vous voulez, vous pouvez les lire d’ici un mois ou d’ici 50 ans, peu importe, vous gérez ça comme vous voulez !
Deuxième modif’ en ce qui concerne les BD / Manga, avant ils n’étaient pas comptabilisés et considérés comme « bonus », aujourd’hui je vous laisse le choix, vous les comptez si vous le voulez, précisez moi juste si c’est le cas quand vous me donnez le lien d’une chronique pour que je ne me mélange pas les crayons !
Enfin, les catégories ont changé aussi, il y en a plus et c’est un peu plus « corsé » !
Niveau Roi Arthur : Lire 100 livres. 
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Niveau Merlin : Lire 90 livres.  
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Niveau Dame du Lac : Lire 80 livres. 
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Niveau Perceval : Lire 70 livres.
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 Niveau Morgane : Lire 60 livres. 
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Niveau Mordred : Lire 50 livres. 
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Niveau Gauvain : Lire 40 livres. 
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Niveau Galahad : Lire 22 livres.
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 Niveau Lancelot : Lire 15 livres.
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Niveau Bohort : Lire 10 livres.
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 Niveau Guenièvre : Lire 5 livres.
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Niveau Yvain : Lire 3 livres.
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Voila pour les quelques changements, le reste ne bouge pas, pour ceux qui ont un peu oublié, je vous rappelle vite fait les règles : vous vous inscrivez ici même, vous choisissez la catégorie que vous voulez (mais vous pourrez toujours en changer en cours de route, que ce soit pour passer d’un niveau Morgane à Perceval, ou inversement par exemple !) vous faites un billet de présentation sur votre blog, une chronique sur chaque livre lu en y mettant le logo (celui du dessus ou l’un des deux du dessous) et vous passez ici, sur Livraddict ou sur Facebook (même si je préfère que vous passiez ici au moins je suis sure de ne pas vous louper !) me donner le lien du billet pour que je l’ajoute à la liste !
Vous pouvez aussi publier des billets sur des films, des séries, des expo ou n’importe quoi d’autre consacré à la légende, si vous en avez le temps et l’envie, aucune obligation la dessus !
Et si vous avez besoin d’idées lecture, vous avez donc la liste des « anciennes » lectures des participants de la première édition sur cet article, vous avez aussi ce topic sur Livraddict, ou encore une page Wikipédia ! Et encore, il n’y a pas tous les livres qui existent sur le sujet, il y a donc de quoi faire !
Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas 😉
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Les participants :
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(Comme précédemment, le nom de chaque participant sera de la couleur de la catégorie qu’il a choisi, exemple : j’ai choisi le niveau Roi Arthur -oui oui je suis tarée !- donc mon nom sera écrit en bleu ! )
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Aethel : Kaamelott, tome 7 : Contre-attaque en Carmélide de A. Astier et S. Dupré 

Série : Camelot (Starz – 2011) 

Film : Lancelot, le premier chevalier (1995) 

La grande épopée des chevaliers de la table ronde, T1 de S. Lamoureux et O. Charpentier

Le prince du Graal, T1 : La prophétie de la Dame du lac de Nancy McKenzie

Les carnets secrets de Merlin – Yannig Germain

 

# Minidou

 

# Parthénia : La trilogie des elfes, Tome 1 : Le crépuscule des elfes de Jean-Louis Fetjaine

La trilogie des elfes, Tome 2 : La nuit des elfes de Jean-Louis Fetjaine 

La trilogie des elfes, Tome 3 : L’heure des elfes de Jean-Louis Fetjaine

Cycle de Pendragon, Tome 1 : Taliesin de Stephen Lawhead

Le prince du Graal, Tome 1 : La prophétie de la Dame du lac – Nancy McKenzie 

BD : Keltos, T1 : Le Corbeau des batailles de J-P. Pécau & I. Kordey & L. O’Grady  

BD : Keltos, T2 : La grande quête de J-P. Pécau & I. Kordey & L. O’Grady  

Le roi transparent de Rosa Montero 

Cycle de Pendragon, Tome 2 : Merlin de Stephen Lawhead 

Les dames du lac, tome 1 de Marion Zimmer Bradley

Le prince du Graal, tome 2 : Les sortilèges du désir de Nancy MacKenzie

L’enchanteur de René Barjavel

Mordred de Justine Niogret

De Brocéliande en Avalon de Collectif

 

# Elarinya :
  

# Alexielle : La quête du roi Arthur; Tome 1 : Excalibur, l’épée dans la pierre de T.H. White

 

# Saruwa : Graal, Tome 1 : Le chevalier sans nom de Christian de Montella 

 

# Purple Velvet :



# Adora

 

# May :  

 

# Setsuka :



# Sylly : Les chemins de Camelot, Tome 1 : L’ombre de Camelot de Sarah Zettel

BD :  Lancelot, T1 : Claudas des Terres Désertés de Istin / Alexe / Jacquemoire

BD : Lancelot, T2 : Iweret de Istin / Alexe / Jacquemoire / Peru


# La plume passionnée

 

# Artalok O. Schmuck : Merlin, tome 1: La colère d’Ahès de Jean-Luc Istin & Eric Lambert

Merlin, tome 2 : L’éveil du pouvoir de Jean-Luc Istin & Eric Lambert

# Jamestine : Le prince du Graal, T1 : La prophétie de la Dame du lac de Nancy McKenzie

Le prince du Graal, T2 : Les sortilèges du désir de Nancy McKenzie  

Lancelot de Claude Merle 

 

# Dylan Lockhart : Le pas de Merlin de Jean-Louis Fetjaine

Arthur, Lancelot, le Graal : Le grand roman de Christine Ferlampin-Acher / Denis Hüe

Brocéliande de Jean-Louis Fetjaine

 

# Cassie56 : Les pierres de pouvoir de David Gemmell

 

Cesnat : Guenièvre, T1 : L’enfant reine de Nancy McKenzie

 

# Calimera 

 

# Gribouille le chat