Nouvelle

Sutures – Frédéric Livyns


 Sutures
 Frédéric Livyns
 Édition Lune Écarlate, 2015
 234 pages

Genre(s) : Horreur, Nouvelles   

> Le site de l'auteur <
 
Résumé :
Qu’est-ce qu’une vie?

Des fragments de temps que l’on essaie d’agencer à notre convenance ?

On a beau essayer d’agir au mieux, on ne dispose jamais de toutes les cartes.

Tout ce qu’on a créé peut être balayé d’un revers de main du Destin.

Quoi que l’on fasse, la souffrance et la mort ne sont jamais bien loin.

Elles guettent le moindre de nos faux-pas afin d’imprimer dans notre chair et notre esprit des cicatrice indélébiles.

Des sutures que nous nous efforçons de cacher.

 Mon avis : .

Deuxième titre que m’a envoyé l’auteur il y a plusieurs mois et que je fais poireauter depuis n’étant définitivement pas douée pour parler de nouvelles (et dire qu’il m’en reste deux autres après, ça promet !). On reste dans l’horreur (avec une pointe de fantastique), je ne suis pas aussi convaincue qu’avec « De ténèbres et de sang » mais il y a du bon !

« Sutures » est donc un recueil de nouvelles, plus ou moins glauques, plus ou moins sanglantes, qui font intervenir des créatures surnaturelles pour certaines, des phobies communes pour les autres ou tout simplement l’être humain dans toute sa splendeur…

Je fais simple niveau résumé car je me vois mal parler de toutes les histoires en détails, il y en a une bonne vingtaine et certaines ne m’ont pas forcément laissé un grand souvenir, donc je ne vais m’attarder que sur quelques unes, qu’elles m’aient plu ou non !
Pour commencer, « Escaliers pour nul part » dans laquelle je n’ai pas réussi à me projeter et qui ne m’a provoqué aucune angoisse parce que ce qui est utilisé dedans me laisse assez indifférente, au contraire « La descente » qui utilise un peu le même décors marche bien mieux, cela joue plus sur l’émotion mais justement la peur se fait plus ressentir.

« Joyeux anniversaire » est sans doute l’histoire la moins effrayante du recueil mais la plus touchante, on suit une jeune fille qui s’apprête à avoir 15 ans et rien ne semble anormal jusqu’à la chute qui est bien efficace, et j’aurais même voulu que cette nouvelle soit un peu plus longue car l’histoire m’a parlé.

« Mémoires d’outre-ombre » est plutôt axé science-fiction, ce n’est pas parfait mais l’idée est intéressante avec une utilisation d’univers parallèles.

« Poupée d’amour » utilise un thème vu et revu, une poupée qui n’a rien d’extraordinaire mais est en fait maléfique n’a rien de neuf mais le genre continue de me plaire, même si pour le coup j’ai trouvé la nouvelle un peu trop vite expédiée…

« Le sourire » se rapproche un peu d’une légende urbaine et vu que j’adore les légendes urbaines j’ai beaucoup aimé cette histoire de fantôme cherchant à se venger de façon bien glauque, mais qui a de bonnes raisons de le faire !

Une autre des nouvelles qui m’a le plus emballée et marquée est sûrement celle qui fait intervenir des Kappa, qui sont des créatures du folklore japonais qui peuplent les lacs et rivières et sont des mangeurs de chairs, rien d’extraordinaire à première vue sauf que leur particularité est de vouloir bouffer des enfants et que pour éviter cela il faut leur lancer des concombres ! Du coup cela donne un mélange assez drôle dans cette nouvelle, elle reste bien glauque mais essayer de repousser des créatures malfaisantes à coups de concombres m’a quand même bien fait sourire !

Dans le même genre il y a aussi « La malédiction du suricate » qui reprend apparemment une malédiction africaine et forcément vu que j’aime les histoires de malédiction et qu’en plus je n’y connais strictement rien en légendes africaines c’est une nouvelle sympa à découvrir.

A côté de cela, il y a certaines histoires qui m’ont plutôt ennuyée comme « Le bracelet » que j’ai trouvé très longue et qui a fini par me perdre, ou encore la nouvelle qui donne son nom au recueil qui devient intéressante pile au moment où elle s’arrête, il y avait une bonne idée de base mais elle se termine juste avant le bain de sang… faut pas s’arrêter avant la boucherie enfin !

Bref, en dehors de quelques histoires dont je ne me souviens plus ou qui ne m’ont fait ni chaud ni froid, les autres sont plutôt réussies, elles souffrent un peu de leur brièveté (peut-être que c’est du à moi vu que le format de la nouvelle me frustre un peu en général) mais elles ont toutes leur intérêt et j’attends de voir ce que nous réserve l’auteur avec ses autres titres.
En tout cas je remercie Frédéric Livyns pour ce partenariat (et pour sa patience !).

Ma note : 3-5 
Fantastique·Nouvelle

Fantastiques nouvelles, Tome 0 à 6 – Sébastien Brégeon

Fantastiques nouvelles, Tomes 0 à 6
Sébastien Brégeon 
Édition Autoédité, 2015
? pages

 Genre(s) : Fantastique, Horreur, Nouvelle

> Le site de l'auteur <
 
Série : Fantastiques nouvelles

0. A bras raccourcis
1. A couteau tiré
2. L'eau qui dort
3. L'envers du décor
4. Grain de sable 
5. Amour éternel
6. A perdre la raison
.
Résumés :.
0. Le loup a été réintroduit dans la forêt, les randonneurs le craignent. Pourtant, il est des choses bien plus dangereuses dont ils devraient se méfier. La forêt observe les randonneurs, s’amuse avec eux, avant d’effectuer un prélèvement. Un droit de passage au prix élevé.
1. Une soirée tranquille dans un camping peu fréquenté. A priori, l’endroit idéal pour se reposer et faire de nouvelles connaissances. Une veillée à discuter dans la pénombre et regarder les allées et venues des gens nous permet de découvrir quelques-uns des habitants aux comportements parfois franchement suspects.
2. Paul croit reconnaître une sorcière en la personne d’une vieille dame et raconte à qui veut l’entendre que dans la piscine se trouve un visage qui cherche à l’aspirer. Personne ne lui prête attention, lui même finit par ne plus y croire. Pourtant, s’il avait raison ?
3. Une femme sans histoires, à la vie bien réglée, va vivre la pire journée de sa vie, celle de l’annonce de sa mort imminente.
Sans son don lui permettant de voir l’envers du décor, elle ne se serait pas retrouvée séquestrée. Elle n’aurait pas en ce moment un gros pervers à moitié nu allongé sur elle, sans personne pour venir à son aide.
4. Un travail facile, presque idéal, attend Pierre. Passer sa journée sur la plage à photographier châteaux et lutins de sable.
Mais le soleil est de la partie, et l’insolation le guette ; les délires qui l’accompagnent aussi.
D’étranges créatures se volatilisent toutes les nuits. Le mystère suscite l’intérêt de Pierre, qui pour tromper l’ennui de la routine, se porte volontaire pour être de surveillance le soir.
Pierre va découvrir l’origine des disparitions et va vivre une nuit d’horreur. Malheureusement pour lui, celle-ci n’est que le début de son cauchemar.
Peut-être aurait-il mieux valu ne pas se réveiller.
5. Seul en pleine mer, un accident peut vite tourner au drame. Et lorsque le soleil étouffant, accablant, attaque sans relâche, l’agonie est un vrai supplice.
Giorgio va connaître cette mauvaise fortune, se retrouvant face à lui-même et ses démons. L’insolation va le faire gamberger. Ses secrets les plus profonds, les plus noirs vont ressurgir et le hanter.
6. Un jeu de questions-réponses avec remise de prix immédiate. Tout pour devenir accroc en peu de temps.
Les questions s’enchaînent, les récompenses aussi. Les prix deviennent rapidement intéressants, font tourner la tête, jusqu’à atteindre des sommets vertigineux de volupté.
Mais faites un faux pas et c’est la descente aux enfers !
Le 1er prix ? Répondez correctement sans jamais vous tromper pour le découvrir et passez à la postérité.
Dans votre quête, vous partirez à la découverte de plaisirs insoupçonnés, mais faites attention à ne pas perdre la raison.
. .
 Mon avis :.

Il y a à peu près deux mois l’auteur Sébastien Brégeon m’a contactée pour me proposer de chroniquer ses 7 nouvelles, après l’avoir fait longuement poireauter (je m’en excuse, j’ai honte !) j’ai accepté et si certaines histoires ne m’ont pas autant emballée que les autres, globalement j’en ressors avec un avis positif.

Cet ensemble de nouvelles est rempli de mystères, de suspense, de paranormal, de pas mal de sang et d’un peu de glauque. Le surnaturel ne trouve pas d’explications rationnelles dans ces histoires, on ne sait pas non plus pourquoi toutes ces créatures sont là et pourquoi elles sont si sadiques avec leurs victimes mais ne pas avoir de réponses à ces questions ne m’a pas spécialement frustrée, cela entretient le mystère et le charme !
Et d’ailleurs pour garder la surprise intacte je vais essayer de ne pas révéler quelles créatures interviennent (même si on peut en deviner certaines) et rester vague !

La nouvelle m’ayant le moins plu est « Grain de sable », l’histoire de Pierre, un journaliste venu à l’occasion d’un concours de châteaux de sable, rien de bien intriguant à par que certaines créatures rodent aux alentours, voulant en savoir un peu plus Pierre décide de rester sur la plage pendant la nuit et il ne tardera pas à le regretter…
Je ne sais pas trop pourquoi j’ai moins accroché à cette nouvelle, les bestioles présentes me plaisent et sont bien utilisées, il y a une bonne dose de gore qui en grande malade que je suis n’a pas eu de mal à me satisfaire, peut-être que le fait qu’elle soit longue à se lancer et que la partie la plus intéressante soit trop vite expédiée a joué sur mon ressenti. Elle reste bonne mais elle est moins percutante que les autres à mon gout et sera sûrement celle qui me laissera le moins de souvenirs au fil du temps.

« L’envers du décor » suit une femme de chambre contrainte parfois d’être face à des pervers qui n’hésitent pas à s’exhiber, ou à la toucher quand ils n’essaient carrément pas de l’agresser et malheureusement pour cette fois c’est une tentative de viol qu’elle va subir, l’horreur n’a donc rien de paranormal dans cette nouvelle et l’auteur a parfaitement décrit les pensées de l’héroïne pendant qu’elle essaie de se sortir de cet enfer, c’est anxiogène, c’est écœurant, et c’est sans doute l’histoire que j’ai préféré car c’est celle qui m’a le plus remuée, le surnaturel y est plus discret mais il reste essentiel et bien utilisé.

« A perdre la raison » m’a assez perturbée au début parce que je ne comprenais pas le pourquoi du comment, l’héroïne et son mari ont des rapports électriques et étant un abruti il ne fait que la provoquer et lui balance notamment qu’elle ne serait pas fichue de répondre à un jeu de questions / réponses, raté, car elle y arrive et cela a l’air de la mettre dans un état de transe et d’excitation assez incroyable. Si on ne voit pas le rapport entre un quizz tout bête et l’héroïne qui est au bord de la jouissance tout se remet en place à la fin et l’histoire devient claire, c’est plutôt bien ficelé et encore une fois l’état d’esprit de l’héroïne est très bien décrit. Même si j’aurais bien aimé avoir une bonne dose de sang en voyant le mari se faire charcuter comme il l’aurait mérité, cette nouvelle est prenante de bout en bout.

« A couteau tiré » prend place dans un camping, nous sommes avec Robbie venu tout seul qui va passer sa soirée avec un couple et un homme étrange qui l’observera de loin, quoi de plus rassurant que de passer la nuit sans personne sous une tente avec un mec qui te regarde comme s’il voulait jouer aux osselets avec ton squelette ?! Le dénouement est malheureusement vite expédié, à par cela cette nouvelle fait son petit effet, pas celle qui m’a fait le plus frissonner mais elle m’a convaincue de ne jamais essayé le camping !

« L’eau qui dort » se concentre sur une famille en vacances, les enfants (Paul et Aline) étant des têtes à claques ils ne tardent pas s’attirer les foudres des autres résidents de l’hôtel et notamment d’une vieille dame qui a mal encaissé une remarque désobligeante du garçon et qui n’a pas l’air de vouloir passer l’éponge. A partir de là Paul sentira une présence dans l’eau de la piscine qui essaie de l’attirer au fond et ne veut plus le lâcher. Paul étant une saleté de gamin insupportable je dois avouer que le voir morfler m’a assez fait plaisir (quand je vous dis que je suis saine d’esprit !), ce qui se passe autour m’a aussi beaucoup plu, la conclusion est très bien trouvée et après une intrigue qui a été sur le fil du début à la fin c’est pile la conclusion qu’il fallait pour choquer le lecteur.

« Amour éternel » comme son nom l’indique raconte l’histoire passée de deux jeunes amoureux qui vivaient heureux jusqu’au jour où tout a dérapé, la nouvelle qui est si joyeuse au début s’assombrit au fil des pages et plonge dans l’horreur, cette histoire hante le héros tout au long de sa vie et son amour perdu est de retour pour le torturer encore un peu plus, ce n’est pas tant le dénouement de cette nouvelle qui m’a plu (même si l’épouvante est bien amenée et encore une fois très efficace) mais surtout le tourment du héros, je l’ai détesté et plaint à la fois et c’est difficile d’en parler sans en dire trop mais rien que pour le personnage et ce qu’on ressent vis-à-vis de lui cette nouvelle vaut la peine d’être lue !

« A bras raccourcis » est sans doute celle avec « L’envers du décor » qui m’a le plus oppressée, un couple part en randonnée, se perd, la nuit tombe peu à peu, l’atmosphère devient de plus en plus inquiétante et les bruits étranges qui résonnent n’aident pas de se détendre, personnellement je ne serai pas jouasse à l’idée de passer la nuit dans une forêt (à moins d’avoir une hache dans les mains à la limite) et me plonger dans cette ambiance a été très facile du coup, j’ai stressé en même temps que les personnages, j’ai eu l’impression d’être épiée comme eux et j’ai aussi ressenti leurs douleurs… Cette nouvelle est la première de la série et elle est efficace pour nous mettre dans le bain, j’aurais même voulu avoir quelques pages en plus et que la fin (qui est bien dégueulasse en passant !) soit un peu plus longue pour en profiter un peu plus !

Bref, malgré quelques bémols (surtout dû à la brièveté des textes) çà et là j’ai passé de bons moments de lecture, il y a de l’idée et  l’auteur est très bon pour créer des atmosphères pesantes et angoissantes, et après avoir lu ces sept nouvelles l’envie de se dorer la pilule sur la plage, glandouiller au bord de la piscine ou cueillir des champignons en forêt ne se fait clairement plus sentir !
Merci encore à Sébastien Brégeon pour cette découverte !

 .
Ma note : 4
 
Fantastique·Nouvelle

Nuits d’enfer au paradis – Stephenie Meyer / Meg Cabot / Lauren Myracle / Kim Harrison / Michele Jaffe

Nuits d'enfer au paradis
Stephenie Meyer / Meg Cabot
 / Lauren Myracle / Kim
 Harrison / Michele Jaffe
Édition Hachette (Black moon), 
2008
Traduit par Maud Desurvire
357 pages 

Genre(s) : Nouvelle, 
Fantastique .
Résumé :.

Quelle fille n’a jamais rêvé d’être la reine du bal de fin d’année ? Une robe vaporeuse, un cavalier élégant et amoureux, une musique entêtante… Les histoires de ce recueil réunissent des héroïnes qui ont tout pour accéder au podium. Malheureusement, c’est sans compter sur les vampires, démons et autres morts-vivants qui s’invitent à la fête… Alors, prêtes à danser avec le Diable ?

 

Mon avis :

La première nouvelle démarrait bien mais s’est finie en feu d’artifice (ou plutôt en gerbe !) de niaiserie, à la troisième on avait déjà dépassé le stade de la médiocrité et à la fin du livre on était carrément au ras du caniveau !
Et ce n’est pas seulement mauvais, cela se fait aussi très vite oublier, une semaine à peine que j’ai refermé le livre et à par quelques brides de la première nouvelle (celle de Stephenie Meyer) je n’ai aucun souvenir des quatre autres, heureusement que les chroniques des autres blogueuses sont là pour me rafraîchir un peu la mémoire, et encore même avec cela je dois sérieusement faire marcher mes neurones !

Bref, commençons par le meilleur, ou plutôt le moins mauvais, pour finir par le pire (oui parce que comme d’habitude je suis mauvaise, donc bouquin pourri = chronique méchante, na !).
Dans « L’enfer sur terre » de Stephenie Meyer nous suivons une jeune fille, qui se trouve être un démon, qui cherche à faire des ravages lors du bal de promo en détruisant les amitiés ou les amours naissants, si cette nouvelle m’a plu au départ c’est parce que cela m’amusait d’être du côté du mal (mouahaha) mais voila, vu que je savais que c’était l’histoire de Stephenie Meyer je m’attendais à ce que cela tombe dans la guimauve et cela n’a pas loupé, qu’est ce qui arrive quand une démone croise un garçon ayant le sang d’un ange ? Je vous laisse deviner, ce n’est pas compliquer à trouver ! Bref, un dénouement prévisible, mielleux et navrant !

« La Fille de l’Exterminateur » de Meg Cabot n’est pas meilleur, j’aime bien ce qu’écrit l’auteure d’habitude mais là je me suis ennuyée, ce n’est pas que c’est forcément mauvais dans le fond, c’est juste que c’est très plat, l’héroïne cherche à tuer le fils de Dracula et après… bin je ne sais plus ! Bref passionnant, autant qu’un épisode de Derrick !

Dans « Le Bouquet » écrit par Lauren Myracle, nous suivons trois ados qui répartent de chez une voyante avec un bouquet magique qui réalisa trois de leurs vœux (les lampes avec un génie dedans, c’est trop démodé !), suite au premier vœu l’un d’entre eux va accidentellement mourir… Si l’aspect fantastique de cette nouvelle n’avait pas été aussi vite expédié, et si les héros n’avaient pas été aussi neuneu j’aurais peut-être pu apprécier cette histoire, mais là il ne faut pas trop m’en demander !

Quant aux deux dernières nouvelles « Madison Avery et l’Ange des Ténèbres » de Kim Harrison et « Baisers Divins » de Michèle Jaffe, que dire ? Vous n’avez jamais eu l’impression quand vous lisez un livre chiant comme la pluie que votre cerveau se met sur off ? Que vous avez l’impression de tomber dans une sorte de coma, que vous lisez les mots mais qu’une fois le livre refermé vous ne vous souvenez de rien ou presque et même que vous vous demandez si vous avez vraiment lu ce qui était écrit ? Parce que c’est mon cas avec ces deux histoires, je sais que j’ai trouvé les intrigues, les personnages, les styles très mauvais mais quant à savoir ce qui s’y est passé, là je sèche !

Bref, je ne sais pas pourquoi j’avais mis ce truc sur ma wish-list (j’avais sûrement picolé !), je ne sais pas non plus pourquoi je l’ai accepté en troc, mais en tout cas je sais que je vais essayer de le refourguer au premier venu et que je me tiendrais à l’écart des recueils de nouvelles classés en young adult… *vient de se rappeler qu’elle a aussi « Amours d’enfer » dans sa pile à lire* Eh merde ! .

Ma note : 1
Nouvelle

Chassés-croisés – Damien Khérès


Chassés-croisés
Damien Khérès
Édition Book on demand, 
2011
120 pages 

Genre(s) : Nouvelles

> Le site de l'auteur <

Résumé :.

L’incroyable aventure d’un enfant disparu, un médium aux techniques redoutables, une énigme frigorifique aux frontières du réel, le mystère d’une odeur tenace ou encore le récit amusant d’un indésirable sur le sol américain sont parmi les dix nouvelles qui composent ce recueil.
Dix histoires aux univers différents qui oscillent entre réalisme et irrationnel, entre quêtes et révélations où l’homme entouré de signes, d’éléments inexpliqués, est parfois impuissant et ne peut tout contrôler.

Damien Khérès s’amuse avec le lecteur et l’emmène voyager sur le cours de son imagination en ponctuant ses nouvelles de coups de théâtre bienvenus et inattendus.

« Un recueil original empli d’une sensibilité à l’intuition et à la synchronicité, comme un écho à l’ultra réalisme de certaines nouvelles. »

 

Mon avis :.
Il y a quelques jours Damien Khérès m’a contactée pour me proposer de chroniquer l’un de ses titres, après un petit tour sur chaque résumé j’ai finalement opté pour « Chassés-croisés » et si deux nouvelles n’ont pas su me convaincre, et une autre m’a donné un air de déjà vu (j’y reviendrai !), le reste est plutôt bon.

Ce recueil est composé de dix nouvelles dans des styles assez différents et je vais essayer de parler de toutes en commençant par celles qui me laissent septiques !
Tout d’abord, « Le mystère de la chambre froide » m’a un peu déçue, pas parce que l’histoire est mauvaise mais parce que je la connaissais déjà en partie pour avoir lu une histoire sur internet reprenant l’élément de la chambre froide de la même façon, j’ignore si l’auteur s’est inspiré de cette légende urbaine, si c’est l’inverse, ou bien si c’est une grosse coïncidence (ou une grosse hallucination de ma part !) mais cela m’a fait un peu suer de retrouver une histoire dont je connaissais déjà l’issue dans le livre…

« L’ascension » et « Sur la route » de leur côté m’ont laissée assez dubitative, le premier narre l’histoire d’un ancien passionné d’alpiniste qui après plusieurs années sans en faire s’y remet, et la seconde celle d’un homme qui passe plusieurs heures sur la route, de nuit, pour rejoindre sa fiancée. Et je n’ai peut-être pas capté le message de ces nouvelles mais c’est le genre d’histoires qui quand je les termine me font dire « oui, bon, et ?! » je trouve cela toujours déprimant de rester indifférente à une intrigue, à la rigueur j’aurais préféré les détester franchement et avoir une bonne raison de ronchonner plutôt que de ne pas avoir adhéré sans savoir pourquoi !

Au contraire, les sept autres nouvelles oscillent entre le bon et le très bon; dans « Les signes » j’ai aimé le côté poétique et le fait que le héros suive les symboles et se lance dans son rêve grâce à cela (même si je suis plus du genre à croire aux grosses coïncidences qu’aux signes) et j’ai aimé l’optimisme de cette nouvelle.
Dans « Pourquoi je n’aime pas les États-unis » c’est l’humour qui m’a plu, même si c’est un peu cruel de se moquer de ce pauvre gars qui veut juste partir en vacances mais qui est interrogé comme un terroriste juste parce qu’il est né aux Émirats Arabes Unis mais je n’ai pas pu m’empêcher de sourire en lisant son aventure; tout en ayant de la peine pour lui quand même, je ne suis pas sans cœur (‘fin pas complètement !).

Quant aux cinq dernières nouvelles dont je n’ai pas encore parlé j’aurais du mal à dire laquelle j’ai préféré car dans chacune il y a quelque chose qui m’a vraiment emballée, que ce soit « Le musicien » qui donne à réfléchir, « L’éclaireur » qui dévoile un peu les coulisses du monde de la voyance ou « Une odeur tenace » qui est un peu plus dans le genre fantastique et qui est bien intriguant…
Il y a également « Chassés-croisés » la nouvelle dont le recueil tire son nom qui est basée sur plusieurs quiproquos, cela devient vite le foutoir mais un foutoir marrant à suivre !
Et pour finir, « Secrets » qui comme son nom l’indique concerne un homme qui va découvrir des révélations sur sa famille, et sans être révolutionnaire c’est bien amené, la seule chose qui m’ait agacée en fin de compte c’est le format, que ce soit pour « Chassés-croisés » ou « Secret » j’aurais voulu en avoir plus, là c’est vraiment trop court, trop rapide pour la première et l’idée de la deuxième est à peine lancée que l’histoire prend fin, c’est frustrant et je n’aurais pas cracher sur plusieurs pages de plus !

Bref, je n’ai pas été sensible à toutes les histoires et la nouvelle n’est pas le format qui me satisfait le plus mais j’ai tout de même passé un bon moment avec ce livre, et je remercie encore une fois l’auteur pour me l’avoir envoyé !

 
Ma note : 3-5 
Nouvelle·Science-Fiction

Un monde idéal où c’est la fin – J. Heska

Un monde idéal où 
c'est la fin 
J. Heska  
Édition Seconde chance, 2013
183 pages

    Genre(s) : Science-fiction,
Nouvelles

 

Merci aux éditions
Résumé :.

Bienvenue dans un monde idéal !

Un monde idéal où la civilisation telle que nous la connaissons n’existe plus. Dérèglement du temps ? Avènement de la magie ? Crise climatique irréversible ? Épidémie mondiale de mort subite ? Extra-terrestres maladroits ? Invasion de poireaux découpeurs de cervelles ? Crise de déprime globale ? Robots hors de contrôle ? Zombies entreprenants ?
Découvrez 100 histoires drôles, émouvantes, tragiques ou absurdes qui mènent à notre perte !

 Mon avis :

Cela fait un petit moment que j’entends parler de cet auteur sur la blogosphère ce qui finissait par me rendre curieuse, je pensais le découvrir avec « Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir » mais c’était sans compter cette proposition de partenariat, la science-fiction n’est pas le genre qui me convient le mieux (sauf quand elle est jeunesse) mais j’ai tout le même accepté vu que le thème me plaisait assez.
Finalement même s’il y a quelques bémols, c’est un découverte sympathique, originale et assez drôle qui me donne envie de lire les autres titres de l’auteur.

Sur la centaine de nouvelles présentes dans ce livre, peu m’ont ennuyée et encore, cela tient surtout aux références, au termes scientifiques ou autre qui me passaient au dessus du bonnet car le reste est bien trouvé, l’auteur a beaucoup d’imagination et certaines histoires sont très amusantes : un monde où des mignons petits chats sont des monstres sanguinaires, un monde où la vie est un bon film porno (des pompiers qui n’éteignent que certaines feux, des astronautes qui ne toucheraient plus qu’à certaines lunes ou des militaires qui ne pilonneraient que certains ennemis, ça laisse songeur, nan ? =D) ou encore un monde où la Terre serait vendue aux enchères à des extraterrestres… sans parler des nouvelles qui ont une chute complètement inattendue et qui m’ont souvent fait éclater de rire.

Le livre est aussi plein de références, que ce soit Matrix, Stargate, Harry Potter ou encore Fifty shades of Grey (qui est surtout évoqué parce qu’il donne mal au crane, ou la nausée, je ne sais plus, remarque c’est peut être les deux à la fois !), je ne les ai sûrement pas toutes saisies mais la plupart sont bien utilisées et m’ont fait sourire pour certaines.
A par cela, en commençant ma lecture j’avais peur de me lasser au bout d’un moment mais ce n’a pas été le cas, les histoires sont variées, certaines sont loufoques, d’autres plus cyniques, et il y a un bon mélange entre fins du monde plausibles et celles plus farfelues.

Les nouvelles sont très courtes, une ou deux pages, cela a son avantage au moins on est surs de ne pas avoir de longueurs ou de descriptions interminables mais en même temps certaines idées sont tellement bien trouvées que cela m’a frustrée qu’elles soient traitées de façon aussi brèves, j’aurais vraiment aimé qu’elles soient plus développées et savoir où l’auteur aurait pu nous emmener, c’est dommage et c’est pour cela que je lis très peu de nouvelles en temps normal, mais même avec ce point négatif, j’ai passé un très bon moment avec « Un monde idéal où c’est la fin »
Et je remercie Isabelle et les éditions Seconde chance pour cette découverte !

Ma note :3-5