Jeunesse·Romance

La sélection, tome 2 : L’élite – Kiera Cass

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La sélection, Tome 2 :
L'élite
Kiera Cass
Édition Robert Laffont, 
2013
Traduit par Madeleine
Nasalik

Genres : Jeunesse, romance

 

Série : La sélection

1. La sélection
2. L'élite
3. L'élue
4. L'héritière
5. La couronne

 

Résumé :

La Sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d’enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie…

 

Mon avis :

Même si j’avais trouvé pas mal de défauts dans le premier tome et qu’habituellement c’est le genre de lecture qui m’agace j’avais été assez gentille dans ma chronique car j’avais malgré tout passé un bon moment, je serai peut-être un peu plus critique avec ce second tome !

La sélection se poursuit et le nombre de candidates a maintenant beaucoup diminué, America n’ayant plus que 5 rivales. Les « épreuves » continuent pour voir laquelle des prétendantes serait la meilleure reine et le reste du temps est partagé entre rendez-vous avec le prince Maxon et les attaques rebelles. America de son côté est toujours autant tiraillée entre ses sentiments naissants pour Maxon et son ancienne romance avec Aspen…

Bon il faut dire ce qui est, je trouve que ce tome ne sert pas à grand chose en fait, la seule raison qui me pousse à mettre une note moyenne est que c’est le genre de lecture qu’on lit avec le cerveau éteint parce que c’est mauvais mais distrayant, l’intrigue est en grande partie une repompe du premier tome, les personnages sont toujours aussi fades et le côté dystopie est toujours aussi inexistant.
Le concours continue et j’avoue que j’aimerai bien qu’il se finisse vite (de toute façon on sait comment il va se terminer alors autant abréger !) parce que les pseudo épreuves (préparer une soirée, quel challenge insurmontable, dit donc…)(j’ai déjà eu des entretiens d’embauches avec des tests bien plus hard) (mais bon ce n’était pas des entretiens pour être reine vous me direz !) et les magouilles minables de la garce de service ne m’amusent pas des masses et je préférais vraiment qu’on s’intéresse plus aux rebelles, enfin pour cela il faudrait des rebelles un peu mieux organisés et un peu moins cons ! Parce que là on ne peut pas dire qu’ils soient très effrayants, à par buter une domestique qui traine dans le coin (pourquoi d’ailleurs ? Elle vous a rien fait cette pauvre dame) et péter la vaisselle, on ne peut pas dire qu’ils terrorisent le palais, dans le genre rébellion en carton on ne fait pas mieux… Ce n’est pas de cette façon que la monarchie et les castes vont être en danger je pense et je ne sais pas ce que l’auteure compte bricoler avec ça, mais j’ai l’impression qu’on va droit dans le mur !

Niveau romance, c’est tout aussi médiocre, America change d’avis toutes les deux pages, un coup Maxon, un coup Aspen (aaaaah les hormones !), c’est pénible et on se demande comment on est censés avoir des papillons dans le ventre en suivant ce triangle amoureux vu que c’est plat et bancal, les interactions entre eux sont bateaux et vu que séparément les personnages n’ont déjà rien d’attachant, ensemble cela ne donne rien de plus ! Et franchement à la place des garçons j’aurais déjà envoyé bouler cette girouette d’America, je ne sais pas si c’est de la patience ou juste de la stupidité mais Maxon et Aspen ont l’air d’apprécier leur rôle de carpette pour le moment !

Bref, l’ensemble n’est pas brillant, c’est tout juste passable parce qu’avec cette série je sais à quoi m’attendre et quand je démarre un tome c’est vraiment pour passer le temps ou parce que je suis trop crevée pour lire quelque chose de plus intelligent, du coup je lirai la suite rien que pour cela parce que je ne m’attends pas à des merveilles dans les prochains tomes !

 

Ma note : 2-5
Drame·Romance

Carol – Patricia Highsmith

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Carol
Patricia Highsmith
Edition Le livre de poche, 
1990
Traduit par Emmanuelle de
Lesseps
315 pages


Genres : Drame, Romance

 

 

Résumé :

À New York, Thérèse, une jeune décoratrice de théâtre qui ne trouve pas de travail, accepte un emploi à Frankenberg, un magasin de vêtements. Une autre employée, Mme Robichek, tente de la séduire, mais Thérèse sombre dans une sorte de torpeur.

Le compagnon de Thérèse, Richard, lui fait rencontre Phil, qui peut l’aider à trouver un emploi dans le théâtre. Cependant, lors de son travail au magasin, apparaît une grande femme blonde en manteau de fourrure. La cliente lui achète une poupée pour sa fille. Thérèse ne peut l’oublier et lui envoie une carte avec son numéro de service. La cliente téléphone au magasin pour la remercier et lui propose de prendre un verre ensemble pour le lendemain.

Thérèse fait ainsi la connaissance de Carol, une femme mariée en instance de divorce. Elles découvrent leurs sentiments réciproques, mais Carol craint que son mari ne se serve de leur relation pour lui retirer la garde de leur enfant.

 

Mon avis : 

J’ai découvert ce livre après avoir vu la bande-annonce de l’adaptation, je comptais aller la voir mais je l’ai loupée et vu que j’avais le temps je me suis attardée sur le texte, qui m’a finalement largement déçue et dont je ne sais pas trop quoi dire, donc ma chronique sera surement assez courte…

affich_33005_1Pendant une journée de travail banale et ennuyeuse Thérèse rencontre Carol qui va la fasciner et la séduire bien vite, les deux femmes se rapprochent de plus en plus et vont entamer une relation amoureuse qui va être contrariée, notamment par le mari de Carol qui ne va pas hésiter à la faire chanter pour l’empêcher de partir.

Avant de commencer ma lecture, je m’attendais à une histoire d’amour compliquée (car « interdite ») mais passionnelle et touchante, et cela a finalement été difficile d’être émue par quoi que ce soit tant j’ai trouvé l’atmosphère du livre austère, triste et pesante.
Si encore l’ambiance du livre était froide mais que les scènes entre Thérèse et Carol étaient plus chaleureuses, comme un cocon, cela m’aurait plus emballée en plus d’être cohérent avec ce que Thérèse éprouve mais je ne l’ai pas ressenti de cette façon, ces scènes sont aussi fades et plates que le reste du bouquin, je n’ai senti aucune électricité entre les deux femmes et leur amour naissant ne m’a fait ni chaud ni froid ensuite.
Du coup vu que le livre se concentre avant tout sur leur histoire je me suis ennuyée ferme et ce n’est pas le chantage du mari de Carol qui apporte du piment, au contraire je trouve que cela plombe encore plus l’intrigue parce que cela ne m’a vraiment pas intéressée, c’est non seulement longuet mais en plus comme je n’étais pas attachée à la romance je me fichais vraiment de savoir si Carol et Thérèse pourraient rester ensemble ou pas…

L’histoire d’amour ne m’a rien inspirée mais les deux héroïnes individuellement non plus d’ailleurs, je ne me suis pas prise d’affection pour elles, Thérèse parce que je l’ai trouvé trop passive et Carol parce qu’elle est vue de façon si parfaite par Thérèse qu’elle m’a semblé trop lointaine pour que je m’attache à elle.

En fait je me demande si la plume n’a pas influencé mon avis sur tout le bouquin, si je n’avais pas trouvé l’atmosphère aussi tristoune j’aurais peut-être été plus ouverte au reste ou au moins je n’aurais pas trouvé le temps aussi long, mais rien n’est sur…

Bref, je ne suis vraiment pas emballée par cette découverte, le livre avait du potentiel mais je n’ai vraiment pas adhéré au style et aux personnages et l’histoire m’a assommée, ne reste plus qu’à voir le film qui j’espère sera moins terne et plus touchant.

Ma note1
Jeunesse·Romance

La sélection, tome 1 – Kiera Cass

La sélection, tome 1
Kiera Cass
Édition Robert Laffont,
2012
Traduit par Madeleine Nasalik
  343 pages


Genre(s) : Jeunesse, Romance
 
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Série : La sélection
1. La sélection
2. L'élite
3. L'élue
4. L'héritière
5. La couronne 
Résumé :  .

35 candidates. 1 couronne. La compétition de leur vie.
Quand la dystopie rencontre le conte de fées !

Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne…
Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d’Illeá, la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d’office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu’elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles…
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés : l’existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu’elle n’aurait jamais osé imaginer ?

.  .

Mon avis :   .

Cela fait plusieurs années que ce premier tome est sorti et presque autant de temps qu’il est sur ma wish-list, entre les avis dithyrambiques et ceux plus froids je n’étais pas motivée à commencer ma lecture, il aura fallu attendre un jour ennuyeux où j’étais dans un état de zombification avancé et que je cherchais un livre très léger pour que je m’y mette…

Suite à un micmac économique et géographique, les Etats-Unis sont devenus une monarchie baptisée Illéa où la population est partagée en six castes, de la première (la famille royale) à la sixième (les plus miséreux).
L’héroïne de ce premier tome qui s’appelle America, a 16 ans et fait partie de la cinquième classe sociale (les artistes) et est amoureuse de Aspen, un membre de la sixième. Leur romance est interdite et ils la vivent en secret en attendant de pouvoir vivre ensemble et se marier quand ils auront suffisamment d’argent pour le faire.
Mais à ce moment là Maxon, le prince, est forcé par sa famille de trouver sa future épouse et reine, et une télé-réalité est lancée pour la trouver, toutes les jeunes filles du royaume espèrent gagner la couronne pour se sortir d’une situation plus ou moins précaire, à l’exception d’America qui accepte finalement de participer au concours pour satisfaire sa famille et qui ne s’attend pas du tout à être retenue et qui va pourtant faire partie des 35 prétendantes du prince…

J’avoue qu’en commençant la première page je m’attendais à quelque chose de très bête et de très niais et je me préparais à écrire une chronique assassine dessus, mais finalement même s’il y a beaucoup à en redire, il faut avouer que je n’ai pas trouvé cette lecture désagréable, au point de vouloir lire la suite, pour connaître le futur de l’héroïne mais surtout pour savoir si le côté dystopique va être accentué, à voir !
Pour le moment cette série est très légère niveau science-fiction, c’est évoqué rapidement mais les conséquences de cette monarchie (une sorte de révolte) ont au moins leur petite place dans ce premier tome et j’espère que cela mènera quelque part, par contre honnêtement je n’espère aucune réponse quand à l’origine de la monarchie, des castes sociales, de la chute des Etats-Unis… On a déjà vu plusieurs auteurs de dystopies jeunesse qui sont infoutues de creuser leur univers donc là je n’attends rien, ce sera plus simple !

Bref, ce tome d’introduction se concentre avant tout sur America, un peu sur sa vie avant le jeu où on la voit surtout faire des projets avec Aspen et essayer de l’aider en lui donnant de la nourriture (vu qu’il fait parti de la castre qui crève de faim) (ce qui ne l’empêche pas d’avoir sa fierté mal placée et de se comporter comme un petit macho de base parce qu’il trouve cela intolérable que sa petite-amie apporte à manger) (bon bin crève avec ton ingratitude alors !), c’est la partie à laquelle j’ai le moins accroché, parce que Aspen m’a barbée et vu qu’il apparaît dans pas mal de scènes et que dans le reste America ne pense qu’à lui ou presque, forcément j’avais hâte qu’on passe à la suite, c’est à dire les premiers pas de l’héroïne parmi les prétendantes du prince, et sa rencontre avec ce dernier, certaines choses sont évidentes mais j’ai assez apprécié la relation entre les deux, America fait office de confidente et de guide et en échange le prince la garde dans le jeu pour qu’elle puisse profiter de cette vie sans privation, on sent venir le triangle amoureux (à mon grand regret) mais j’ai apprécié leur complicité, même si séparément les deux personnages ne sont pas spécialement attachants, ensemble cela fonctionne.

Par contre si l’histoire est mignonne elle est tout de même bien simplette, l’aspect télé-réalité n’est pas franchement mis en avant, on a même tendance à l’oublier par moments, je m’attendais à un peu plus de mise en scène, un peu plus de coups bas entre les candidates, sans aller jusqu’au malsain faire en sorte que cette télé-réalité fictive ressemble à celles que nous pouvons connaître dans la réalité n’aurait pas été de trop, et puis malgré l’enjeu les candidates sont un peu trop gentilles, excepté la garce de service on croirait que les autres sont en colo entre copines, je pense que l’auteure voulait avant tout s’attarder sur l’amitié / début de romance entre America et Maxon mais un peu de manipulation et d’hypocrisie entre les filles aurait rajouter un peu de sel à l’ensemble !

Je ne sais pas si le fait d’avoir lu ce premier tome avec des heures de sommeil en manque dans les pattounes a joué, mais j’ai laissé mes critiques de côté pendant ma lecture et j’ai suffisamment accroché pour lire le bouquin d’une traite, je n’ai pas encore pris le temps de me pencher sur le tome 2 et je suis sure que j’aurai encore beaucoup de défauts à relever, mais des fois une histoire vraiment pas sérieuse et simpliste avec un style très fluide a au moins le mérite de faire passer un bon moment, et franchement je n’en demande pas plus avec cette série !

Ma note : 2-5
Historique·Romance

La rose des Tudor, tome 1 : L’héritière des Romanov – Susan Wiggs

La rose des Tudor, tome 1 : 
L’héritière des Romanov
Susan Wiggs
Édition Harlequin, 2010
Traduit par Marie-José 
Lamorlette
  471 pages

Genre(s) : Historique, Romance
 
 .

Série : La rose des Tudor
1. L'héritière des Romanov
2. Les amants rebelles
3. Sous l'emprise du destin.
Résumé :  .

Issue d’une famille princière de Russie, Juliana Romanov a vu les siens se faire massacrer par les boyards qui se sont emparés du pouvoir. Sauvée et recueillie par des gitans, elle a survécu et ne songe depuis qu’à punir les assassins. L’heure viendra, elle le sait, où elle pourra venger les siens.

En attendant, réfugiée en Angleterre, elle partage l’indigence de ses compagnons de fortune, vivant de charité et de larcins. Jusqu’au jour où, prise en flagrant délit de vol au cours d’une partie de chasse royale, Juliana est arrêtée. Dès lors, elle se croit condamnée à mort. Pourtant, au lieu de la peine capitale, Le roi Henri VIII prononce un jugement inattendu : elle devra épouser Stephen de Lacey, baron de Wimberleigh.

Une aubaine pour Juliana ? Hélas non, car ce mariage s’avère être le pire des châtiments. En effet, Stephen, auquel le roi a voulu imposer une union dégradante, semble décidé à reporter sur elle sa haine et sa fureur…
.  .

Mon avis :   .

Après avoir regardé un documentaire sur la Tour de Londres j’ai eu très envie de retrouver la période des Tudor, j’avais le choix entre « Deux sœurs pour un roi » et « La rose des Tudor » et j’ai finalement opté pour ce dernier (surtout parce qu’il était plus court), mauvaise pioche !

Juliana est une princesse qui a du fuir la Russie suite au massacre de sa famille, elle trouve refuge en Angleterre au sein d’une bande de gitans et passe cinq ans avec eux vivant comme elle peut en volant en attendant de pouvoir venger ses proches, jusqu’au jour où elle tente de dérober le cheval d’un noble et qu’elle se fait attraper au moment où Henry VIII passe par là, et vu que ce dernier est un gros c… hum un petit fripon, plutôt que de faire exécuter la jeune femme il préfère l’obliger à épouser le lord qu’elle tentait de voler !

Si vous comptez lire ce titre parce que comme moi vous aimez la période des Tudor, fuyez ! Henry VIII apparaît donc dans quelques scènes, parfois accompagné de Thomas Cromwell, et est rapidement évoqué le fait qu’il a divorcé de Catherine D’Aragon, qu’il a amoureusement décapité Anne Boleyn et que sa troisième femme Jane Seymour est morte en donnant naissance à leur rejeton, à par cela il n’y a rien à se mettre sous la dent, l’histoire pourrait se dérouler dans n’importe quel pays, à n’importe quelle époque ce serait pratiquement pareil, le contexte historique n’est pas ce sur quoi on se concentre.
Tout comme l’histoire de Juliana d’ailleurs, la mort de sa famille est ce qui lance l’histoire elle veut savoir qui en est responsable, elle réclame justice et une fois mariée à son baron, tout cela est passé sous silence jusqu’à la fin du bouquin où vite, vite, vite il n’y a plus le temps, il faut que le meurtrier déboule et qu’on sache pourquoi il a fait cela, autant dire que c’est expéditif.
Finalement ce premier tome n’est qu’une romance toute bête et il ne faut pas espérer d’histoire plus profonde, alors je ne dis pas que j’ai horreur des romances, je ne dis pas non plus que je déteste celles où les deux personnages jouent au jeu du chat et de la souris ou bien se détestent au départ car ils ont une fausse l’image l’un de l’autre puis finissent par s’aimer, cela m’arrive d’être attendrie voir émue par une histoire d’amour mais j’ai trouvé celle de ce livre tellement mal foutue et basée sur du vent que l’exaspération s’est faite ressentir du début à la fin.
J’en ai franchement assez des auteurs qui construisent leurs romances sur l’attirance physique, les deux personnages se plaisent sans rien savoir l’un sur l’autre ? Alors qu’ils couchent ensemble mais qu’on ne parle pas d’amour véritable, au bout d’un moment pour que ce soit touchant il faut voir l’évolution des sentiments, que les personnages apprennent à se connaître, qu’il y ait de la complicité, du respect, et tout ce qu’on peut trouver dans un vrai couple, pas de donner un petit coup de baguette magique en ayant l’air de dire « c’est le coup de foudre, ils sont faits l’un pour l’autre, cherche pas, et t’as intérêt à t’y faire ma cocotte », bin non je ne m’y ferai pas, je veux une vraie belle histoire, pas cette daube !

Cela dit, pris en couple les personnages sont mauvais mais individuellement aussi.
Stephen est vraiment barbant, dès qu’il commence à craquer pour Juliana il se répète qu’il ne faut pas et se comporte comme un porc avec elle mais en même temps il est tellement attiré, mais il ne faut pas…., au bout d’un moment j’en avais ma claque de ses changements d’humeur et de son comportement d’adolescent débile torturé par ses hormones mais incapable d’aligner trois mots pour débloquer la situation.
Quand à Juliana je ne serai pas plus indulgente, elle est présentée comme une femme forte mais une fois qu’elle commence à se rapprocher de Stephen elle devient assez gourde et oublie bien vite son but initial, à savoir venger sa famille, au point où je me demandais si l’auteur n’avait pas tout simplement abandonné l’idée pour se concentrer sur la romance, et vu la rapidité du dénouement je le pense encore plus !

Bref, je ne suis pas enthousiaste et pas conséquent pas gentille du tout dans cette chronique, le seul « compliment » que je puisse faire est que les pages se tournent vite parce que c’est très fluide, même en étant blasée, frustrée et déçue j’ai terminé cette lecture en une journée à peine (bon j’ai sauté des pages je l’avoue, vu que l’excès de guimauve est mauvais pour ma santé mentale)
J’ai sûrement été un peu idiote en attendant plus qu’une histoire sentimentale alors que c’est une série publiée chez Harlequin mais c’est franchement dommage de placer une intrigue dans une période si intéressante et de ne pas s’en servir…

 
Ma note : 1-5
 
Bande-dessinée·Romance

Le bleu est une couleur chaude – Julie Maroh


Le bleu est ma couleur
Julie Maroh
Édition Glénat, 
2010
152 pages

Genre(s) : Bande-dessinée, 
Romance


.
Résumé :  .
Clémentine, étudiante, rencontre Emma, avec qui elle va vivre une passion amoureuse en dépit des préjugés et du conformisme. Un one-shot fleur-bleue qui traite de façon romantique le thème de l’homosexualité féminine et ses tabous.
Mon avis :
Je n’ai jamais eu très envie de voir « La vie d’Adèle » qui est l’adaptation de cette BD, déjà le casting ne m’emballe pas et je suis sure que beaucoup de choses vont me chagriner, voir me vriller sévèrement les nerfs, quand je le verrai (parce que je finirai par le faire malgré le manque d’envie), au contraire la version papier m’inspirait plus et des connaissances non-hétéros l’ayant conseillé, j’ai foncé !

Clémentine a tout juste 16 ans lorsqu’elle croise dans la rue une jeune fille aux cheveux bleus, si elle ne s’était jamais questionnée sur son orientation sexuelle jusqu’à maintenant elle commence à s’inquiéter de penser autant à cette jeune fille et même de rêver d’elle la rejoignant dans son lit…

Si je me suis fiée aux avis de non-hétéros sur cette BD ce n’est pas pour rien (et pas parce que je déteste les hétéros, rien à voir, je déteste tous les humains peu importe leur sexualité !), avant de m’attaquer à une histoire où une romance entre deux personnages du même sexe intervient j’ai toujours peur d’y retrouver des clichés voir dans le pire des cas de l’homophobie sous-jacente et donc que cette BD ait « l’approbation » de non-hétéros me rassurait, et je confirme que Julie Maroh n’a fait aucun faux pas à ce niveau.

Clémentine est à un âge où on se cherche beaucoup sur à peu près tous les sujets et où on peut aussi se demander par qui on est attiré, si pour certains la découverte de leur orientation sexuelle se passe sans problème pour d’autres la situation est plus compliquée, cela peut-être difficile à encaisser pour eux et pour ne pas aider l’entourage peut être hostile et blessant et du coup tout cela va être vécu par Clémentine qui est largement mal à l’aise à l’idée d’être attirée par une autre fille et va prendre certaines décisions idiotes mais qu’on peut comprendre vu son état d’esprit et qui va souffrir à cause de l’homophobie de certains membres de son entourage, son père en tête, c’est loin d’être toujours joyeux mais Clémentine traverse une période délicate que l’auteure a bien traitée, que ce soit pendant le questionnement du personnage, ses doutes, ses peurs et finalement l’acceptation de ce qu’elle est, on ne tombe jamais dans le mélo, on ne passe jamais à côté du sujet, ce n’est pas non plus racoleur pendant les deux ou trois scènes de sexe (ce que je crains du film), Clémentine elle même peut être agaçante par moment mais son parcours et tous les messages qu’il peut faire passer valent le coup d’œil.

Niveau dessins, le coup de crayon est assez joli, je suis peut-être moins fan des couleurs j’aurais aimé un peu plus de peps à certains moments, mais en même temps ce qui ressort le plus finalement ce sont les cheveux bleus d’Emma, elle illumine les cases où elle est présente et du coup cela peut aussi donner l’impression qu’elle illumine la vie de Clémentine, donc le petit manque de couleurs n’est pas vraiment un défaut en soi grâce à cela.
Bref, certains résumés qualifient cette histoire de « fleur bleue » et je ne suis pas d’accord, ce n’est pas niais, c’est juste et c’est vrai, c’est touchant et on peut se reconnaître dans le personnage, mais je suppose que le terme « fleur bleue » a été lâché juste parce que ce sont deux filles donc forcement cela doit être nian-nian, si cela avait été deux hommes on aurait sûrement fait référence à une histoire pleine de testostérone ou je ne sais quelle autre bêtise et non seulement c’est stupide mais c’est aussi très réducteur, « Le bleu est une couleur chaude » est non seulement une jolie romance où tout n’est pas rose, où les deux personnages peuvent vraiment se faire mal mais qui est aussi chargée d’amour et de tendresse, mais aussi le portrait d’un personnage qui peut nous parler et nous émouvoir qu’on soit passé par les mêmes phases ou pas, qui peut être instructif pour les non-concernés et donner un peu d’optimisme à ceux qui sont en plein dedans en ce moment…
Ma note : 4
Romance

Le parfum des sentiments – Cristina Caboni

Le parfum des sentiments 
Cristina Caboni
Édition Les presses de 
la cité, 2016
Traduit par Nathalie Castagné
 480 pages

   Genre(s) : Romance
 
 
 
Merci à
et aux éditions 
http://www.pressesdelacite.com/

 .

Résumé :.
Elena, 26 ans, surprend son petit ami avec une autre dans la cuisine du restaurant. Elle change de vie, s’installe à Paris où elle est recrutée chez un parfumeur. Elle rencontre le mystérieux Cail McMLean…

Mon avis :

En choisissant ce titre dans la liste de la dernière Masse Critique j’avais pas mal d’attentes, appréciant beaucoup l’univers du parfum.
Mais entre le monde de la parfumerie qui a été utilisé de façon bâclée, l’histoire mièvre et les personnages fades, presque rien dans cette lecture n’a réussi à me séduire.

Elena descend d’une lignée de femmes très talentueuses dans la création de parfums, et ses jeunes années aux côtés de sa grand-mère ont été consacrées à développer son don, mais entre ce travail acharné et sa mère qui ne s’est pratiquement pas occupée d’elle, son enfance a été malheureuse, par conséquence Elena voudrait rejeter tout ce qui touche aux parfums, jusqu’à ce que finalement elle quitte Florence et son petit ami infidèle pour partir vivre à Paris et qu’elle commence un nouveau travail chez un grand parfumeur.

Comme je le disais, l’univers du parfum me plaît, même si je connais très peu de choses sur son histoire, sur la façon de créer les fragrances et que je serai bien incapable de citer les grands noms, le sujet m’intéresse et je suis toujours contente d’en apprendre plus dessus, mais ce n’est pas avec ce livre que cela a été le cas.
En fin de compte toute cette partie est reléguée très vite au second plan, même si Elena a un sens olfactif plus développé que la moyenne, qu’elle a un don pour traduire les émotions en parfums et qu’une vieille histoire de famille concernant une mystérieuse recette de fragrance aurait pu rendre le livre prenant, c’est la romance qui occupe la majorité du texte, je n’ai rien contre le fait que le personnage principal cherche à se reconstruire, au contraire c’est ce qui peut créer l’empathie avec le lecteur et dans mon cas cela a plutôt bien fonctionné par moments, je n’ai rien non plus contre une jolie petite histoire d’amour tant qu’elle est bien dosée, en gros qu’elle ne soit pas envahissante et qu’elle ne suinte pas la guimauve, malheureusement c’est ce qui finit par arriver ici, Elena et Cail se rencontrent, il y a une sorte d’attirance immédiate et les choses vont très vite entre eux mais je n’ai pas franchement cru à leur romance, de manière générale les couples qui se font de grandes déclarations d’amour au bout de dix minutes et sont convaincus de finir leurs jours ensemble alors que cela fait trois jours qu’ils sont ensemble ne m’emballent pas du tout et même si Elena et Cail n’atteignent pas ce niveau il n’en faudrait pas beaucoup pour s’en approcher je pense, je me doute que cela plait à d’autres mais en tant que cynique absolument pas fleur bleue ce type de romance bien trop niaise ne peut pas me faire fondre. Surtout que le coup de l’homme pas très loquace et un poil énigmatique du point de vue de l’héroïne est vu et revu, et dans le genre gonflant, ce n’est pas mal !
Qui plus est j’aurais sans doute plus accroché au livre si Elena avait vraiment eu le temps de refaire sa vie avant de se lancer dans une nouvelle relation, finalement je trouve le personnage assez passif, elle se repose beaucoup sur les autres, que ce soit sa meilleure amie ou Cail et cela m’agace encore plus venant d’une héroïne qui veut reprendre sa vie en main.

Pour revenir à l’histoire, deux semaines après ma lecture je dois dire qu’il ne m’en reste pas grand souvenir et cela ne m’étonnerait pas si elle se fait complètement oublier d’ici quelques mois.
En laissant de côté la partie romantique du livre, le reste est assez attendu, l’histoire est assez facile et les évènements sont prévisibles, Elena ne rencontre pas franchement d’embûches que ce soit dans sa nouvelle vie ou dans sa quête de la recette de la création parfaite de son aïeule et honnêtement en voyant que tout se résolvait aussi simplement mon intérêt ne faisait que s’effilocher au fil des pages jusqu’à être perplexe dans les dernières pages et un peu blasée d’avoir perdu quelques heures à lire des centaines de pages pour en arriver là !
Je reconnais par contre que j’ai apprécié découvrir l’enfance d’Elena qui n’est pas rose, mais voir un enfant morfler est mon péché mignon, non plus sérieusement cette partie là m’a touchée que ce soit quand sa grand-mère la fait travailler jusqu’à l’épuisement, lors du semi-abandon de sa mère ou quand son beau-père la repousse violemment.
Mais cela ne fait pas oublier l’histoire du parfum qu’Elena recherche qui est trop superficielle, j’aurai aimé que ce soit le cœur du livre, cela méritait un vrai développement et non pas quelques évocations et un dénouement en trois pages !

Encore une fois je me sens bien seule au milieu de toutes les chroniques positives et j’aurais aimé en écrire une à mon tour mais je ne vois pas grand chose à sauver dans cette lecture, c’est bien trop mielleux pour moi et les histoires cousues de fil blanc du début à la fin finissent par me donner des boutons, les rares bons points que j’ai pu trouver ne rattrapent pas une intrigue bancale et parfois bien vide.
Merci tout de même à Babelio et aux éditions Presses de la cité pour cette découverte.

Ma note : 1-5 
Romance

Le secret des fleurs, tome 1 : Le dahlia bleu – Nora Roberts

Le secret des fleurs, Tome 1 : 
Le dahlia bleu
  Nora Roberts
 Édition J'ai lu, 
2008
Traduit par Sophie Pertus
413 pages 

Genre(s) : Romance

Série : Le secret des fleurs

1. Le Dahlia bleu
2. La rose noire
3. Le lys pourpre.
Résumé :.
Jeune veuve, Stella Rothchild revient à Memphis avec ses deux petits garçons. Engagée par Roz Harper qui veut réorganiser sa jardinerie de luxe, Stella tombe vite sous le charme de cette splendide propriété dans le plus pur style sudiste. Seule ombre au tableau : sa relation orageuse avec le paysagiste Logan Kitridge. Elle le juge désorganisé, il la prend pour une paperassière. Néanmoins, petit à petit, chacun admet la compétence de l’autre. Un respect mutuel fleurit, puis c’est l’amour qui éclot entre eux. Stella s’épanouit dans sa nouvelle vie. Mais, une nuit, elle entend chanter dans la chambre des enfants. Le fantôme de Harper House ne serait donc pas une légende ? Car comment expliquer cette voix douloureuse qui la met en garde contre le mystérieux dahlia bleu ?
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 Mon avis :.

Pour commencer l’année je voulais une lecture toute douce sans que cela soit niais et « Le dahlia bleu » est le premier à m’être tombé sous la main, je n’avais jamais lu l’auteure et je ne savais pas trop à quoi m’attendre mais j’ai tenté le coup, et on peut dire que je commence bien 2016 parce que c’est une première… déception !

Trois ans après avoir perdu son mari, Stella décide de partir avec ses deux fils pour refaire sa vie à Memphis. Elle est vite engagée par Roz, propriétaire d’une pépinière, et pose ses valises chez elle avant de découvrir que cette maison abrite quelques secrets et même un fantôme !
Mais cette histoire n’est qu’au second plan, « Le dahlia bleu » s’attarde avant tout sur la nouvelle vie de Stella et sa rencontre avec son collègue Logan qui l’a rend chèvre au départ mais qui va se rapprocher d’elle par la suite…

En ouvrant ce livre ce que j’espérais le plus c’était de trouver une atmosphère réconfortante, les thèmes du « Dahlia bleu » me faisaient penser aux livres « Amour & autres enchantements » et « Le langage secrets des fleurs », deux titres dont les ambiances m’avaient bercée et m’avaient fait me sentir bien mais « Le dahlia bleu » m’a laissée froide, je ne sais pas si cela vient de la plume de l’auteure ou de la traduction mais cela ne fonctionne pas, je n’ai pas trouvé le cocon dans lequel je voulais me plonger, Nora Roberts n’a pas réussi à créer quelque chose d’apaisant et pourtant vu le cadre, dans cette petite ville et en particulier au milieu de toute cette nature, de toutes ces fleurs c’était largement faisable.

En dehors de l’atmosphère j’avais aussi quelques attentes concernant cette histoire de fantôme et encore une fois je n’ai pas eu ce que je souhaitais, le côté surnaturel du livre n’est qu’esquissé, on ne sait rien sur l’esprit à par que c’est une femme et qu’elle est à priori bienveillante avec les enfants, ce premier tome fait tout de même 400 pages et les informations sur elle sont bien maigres, ce qui a le don de m’agacer, même sans espérer une intrigue transcendante il y avait le temps et les moyens de faire une histoire qui aurait pu apporter au moins un peu d’intérêt à ce premier tome, là cela donne plutôt l’impression d’avoir été ajouté par l’auteure sans qu’elle sache vraiment quoi en faire ou pire qu’elle nous prenne pour des truffes et qu’elle ait intégré ce fantôme juste pour nous pousser à lire la suite… Merci mais non merci !

En fait l’histoire me fait vraiment penser à un téléfilm pourri et atrocement niais qu’on peut voir l’après-midi à la télé, tout tourne autour de la romance qui n’a aucun charme, qui est bien sur prévisible du début à la fin, et qui est en plus bien gonflante avec cette manie qu’a Logan de décider pour Stella, les personnages sont lisses au possible, en gros ils sont tous d’une extrême gentillesse sauf Logan qui a l’air bougon mais en fait il a un gros coeur plein d’amour qui ne demande qu’à être découvert sous cette carapace de muscles (pfff), et voila on a fait le tour de leur personnalité, ils sont gentils, ils sont serviables, ils sont souriants et c’est tout, les personnages ne sont pas creusés, n’ont aucun caractère, ont l’air d’être tout droit sortis de l’univers de « La petite maison dans la prairie » tellement ils sont fades, des protagonistes pareils sont vus et revus et devoir les suivre une énième fois pendant plusieurs centaines de pages n’est pas plaisant, peu importe à quel point une intrigue est bonne si les personnages ne sont pas bien travaillés cela gâche le plaisir, là on ne peut même pas se reposer sur une intrigue qui tient la route, au début Stella et Logan ne peuvent pas se piffer, ils se forcent à être aimables l’un envers l’autre pour finir par se tourner autour, ce genre d’histoire d’amour même si elle a été très souvent exploitée peut tout de même parfois faire son effet sauf que je ne peux pas vibrer car les personnages sont inintéressants comme déjà dit mais aussi parce que ce qu’il y a entre eux ne dégage rien, ni passion, ni attachement, ni alchimie, ce n’est pas franchement le genre de romance qui me fait rêver !

En dehors de leur relation on n’a franchement pas grand chose à se mettre sous la dent, on aurait pu avoir une histoire construite autour de Stella qui cherche à tourner la page après la mort de son mari et de recommencer une nouvelle vie mais comme pour le fantôme tout est expédié en deux temps trois mouvements, c’est trop simple, ce n’est pas émouvant et c’est tout simplement vide.

Je ne vois pas quoi ajouter d’autre, je n’ai même pas de positif à dire sur cette lecture… En lisant d’autres chroniques j’ai remarqué que j’étais une des seuls à ne pas avoir adhérer, j’étais peut-être trop exigeante je ne sais pas mais « Le dahlia bleu » n’a pas réussi à me distraire mais plutôt à me frustrer et je pense ne pas prendre le risque de lire un autre titre de Nora Roberts à l’avenir.

Ma note : 1
Chick-lit·Romance

Bridget Jones : Folle de lui – Helen Fielding

Bridget Jones : Folle de lui
Helen Fielding 
Édition Albin Michel, 
2014
Traduit par Françoise Sorbier
441 pages

 Genre(s) : Chick-lit, Romance

 

Série : Bridget Jones

1. Le journal de Bridget Jones
2. Bridget Jones : l'âge de raison
3. Bridget Jones : Folle de lui

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Résumé :.
Veuve, 51 ans, mère de deux enfants en bas âge, mais toujours en quête de l’homme idéal : Bridget is back ! Elle n’est plus obsédée par ses kilos, plutôt par les réseaux sociaux, le nombre d’amis qu’elle a sur Facebook (ce qui ne peut que mal se passer, vu son niveau en informatique) et ses enfants qui la font tourner en bourrique. Le grand Mark Darcy – avec qui elle a vécu le bonheur conjugal pendant dix ans – est mort dans un accident, et après une longue période de deuil, Bridget se transforme en cougar dans les bras d’un trentenaire sexy (et quelque peu immature).
Mais pour combien de temps ? Car elle a bien entendu toujours le don de se mettre dans des situations impossibles.
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 Mon avis :.

Je ne suis pas une grande fan des deux premiers tomes, même si je les aime bien je dois dire que je préfère cent fois le premier film (que je revois très souvent avec le même plaisir) car la Bridget sur papier a tendance à m’agacer, mais j’étais malgré tout curieuse de lire cette suite malgré l’absence de Mark. Et… vous comprendrez bien vite ce que j’ai pensé de ce nouveau tome ! (Indice : j’en pense autant de bien que je ne pense de bien de 50 nuances de Grey !)

10 ans se sont écoulés depuis la fin de « L’âge de raison », alors qu’elle était heureuse aux côtés de Mark à l’époque, elle se retrouve aujourd’hui veuve avec deux enfants en bas âge et une bonne petite dépression, mais également avec un petit jeune dans son lit !

Alors qu’est ce que c’est que cette daube exactement ? L’auteur avait besoin d’argent pour payer ses impôts ? Son éditeur a menacé de tuer son hamster si elle ne pondait pas ce troisième tome ? Non parce que là on est vraiment au ras des pâquerettes, je dirai même qu’on est dans les catacombes tellement c’est catastrophique et ce, à tous les niveaux !

Tout d’abord l’histoire tient facilement sur un post-it tant elle est vide et répétitive; Bridget chouine, elle se pose des questions sur son petit ami de 20 ans, elle essaie de maitriser les nouvelles technologies, elle se dit que ce n’est pas normal de sortir avec un mec plus jeune (gné ?), elle s’occupe de ses enfants malades, elle attend les sms de son petit-ami, elle chouine, elle s’inscrit sur Twitter, elle espère avoir des « followers », elle chouine, elle espère avoir des « followers », elle espère avoir des « followers », elle espère avoir des « followers »… (vous la sentez la lassitude là ?!). Non seulement ce n’est pas intéressant mais c’est en plus très pénible, je vais radoter par rapport à mon billet sur 50 nuances (oui cette daube m’aura vraiment traumatisée) mais relire les mêmes bêtises inutiles en boucle me gave au plus haut point, si l’auteure manque tellement d’inspiration autant ne rien écrire du tout plutôt que de faire le perroquet pendant plus de 400 pages car là non seulement c’est une perte de temps mais aussi un joli foutage de gueule, encore plus quand on arrive à une fin si conventionnelle qui nous prend un peu (beaucoup) pour des blaireaux tant elle sent bon le réchauffé par rapport au premier tome, bref, plus de 400 pages vide de sens !

Par ailleurs, si les deux premiers tomes pouvaient faire sourire, voir rire, ce troisième opus est aussi drôle qu’une séance chez le dentiste, pour la simple et bonne raison que c’est de l’humour gras et pipi-caca qui ne pourrait faire rire qu’un gamin de 3 ans ou quelqu’un de bourré (ou un gamin de 3 ans bourré aussi, pourquoi pas !), pas de veine je n’avais pas d’alcool sous la main et j’ai trouvé le temps bien long, pourtant un rien me fait pouffer comme une cruche et mon humour ne vole pas haut (vous le savez puisque vous lisez mes chroniques !) mais il ne faut pas trop m’en demander non plus, là c’est pitoyable et limite gênant, le sens de l’humour de Helen Fielding s’est probablement barré en vacances en même temps que son imagination car l’ensemble du livre est d’une belle fainéantise, ce n’est plus de l’humour anglais, c’est juste de l’humour de merde, au sens propre comme au figuré !

Dois-je préciser que les personnages sont tout aussi nuls que le reste ?
En plusieurs années, Bridget n’a pas évolué, elle a plutôt régressé, à la rigueur je peux comprendre que la Bridget de 30 ans des deux premiers tomes puisse être immature (quoi que…), mais que la Bridget de 50 ans ayant deux jeunes enfants a élever seule après la mort de son mari n’ait pas pris du plomb dans la tête là j’ai du mal, elle donne plutôt l’impression d’être une ado de 15 ans accro à Twitter qu’une adulte responsable.
Son comportement me donne limite envie de m’éclater le crane contre le mur (ce qui serait dommage car je viens de refaire le papier peint) pour abréger mes souffrances qui durent depuis trop longtemps, entre Anastasia-je-suis-poursuivie-par-un-psychopathe-mais-je-me-laisse-avoir-parce-qu’il-est-trop-beau et Bridget-j’ai-le-cerveau-aussi-frais-que-celui-de-mon-défunt-mari, je suis servie niveau gourdasses qui ne sont pas fichues de faire un tant soit peu preuve de réflexion, je ne demande pas à ces « héroïnes » d’être lauréates du prix Nobel de chimie mais connecter leurs trois neurones valides une fois de temps en temps ne leur ferait pas de mal !

Et sans déconner, c’est quoi ces nanas qui sont obsédées par les calories, les fringues et le cul de leurs mecs ? Elles n’ont pas d’autre intérêt dans la vie ? Bridget a des enfants, il n’y avait pas possibilité d’avoir de jolies scènes avec eux ? On n’aurait pas pu avoir des scènes drôles avec ses amis aussi (enfin si ses amis n’avaient pas été aussi insupportables évidemment) ? Bref, se retrouver face à autre chose qu’à un cliché ambulant ? Franchement je suis blasée en voyant que des auteurs (des auteurs femmes qui plus est) ne sont pas capables de créer d’autres personnages que l’éternel stéréotype de l’emmerdeuse superficielle et niaise, non seulement c’est pénible mais en plus personnellement j’ai du mal à m’identifier à ce genre de personnage, parce que les vêtements je m’en fous, je porte les 3 mêmes fringues en boucle depuis 2 ans, les relations amoureuses je m’en fous aussi (et puis de toute façon je suis un aimant à glandus alors autant faire une croix dessus !), et le coté emmerdeuse.. oui bon là je pourrais m’identifier à la limite mais ce n’est pas une raison ! Servez nous d’autres héroïnes par pitié, de préférence réalistes et attachantes et surtout possédant un cerveau, plutôt que des pintades pareilles !

Au niveau des autres personnages, je dois dire que je n’ai pas grand chose à dire, les amis de Bridget m’ont donc tapé sur les nerfs, les hommes de ce tome sont complètement transparents, les enfants de Bridget sont juste là pour faire joli, finalement le seul personnage sympa à retrouver est Daniel Cleaver qui fait une petite apparition et est toujours fidèle à lui même, les autres sont tout simplement à jeter !

Vous l’aurez peut-être remarqué; je ne prends même plus de gants, je n’essaie même pas de trouver un point positif à cette lecture car il n’y en a pas, avoir enchainé deux bouquins puants a causé des dommages irréversibles sur mon cerveau, je ne mange plus, je ne dors plus et j’envisage de commencer une thérapie !
Plus sérieusement, je trouve cette suite bâclée, inutile, agaçante, manquant cruellement d’idées… C’est une horreur tout simplement, et je ne vois pas l’intérêt de cette suite à par pour montrer que Bridget s’est mis aux réseaux sociaux et à sortir avec des gars plus jeunes qu’elle… Super, nos vies vont être complètement chamboulées après ces révélations…
Bref, un très mauvais livre, tout juste bon à caler sous un meuble ou à balancer dans la cheminée !

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Ma note : 0
Classique·Romance

Raison et sentiments – Jane Austen

Raison et sentiments
Jane Austen 
Édition 10/18, 
1999
Traduit par Jean Privat
382 pages

Genre(s) : Classique, Romance

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Résumé :  .
Raison et sentiments sont joués par deux sœurs, Elinor et Marianne Dashwood. Elinor représente la raison, Marianne le sentiment. La raison a raison de l’imprudence du sentiment, que la trahison du beau et lâche Willoughby, dernier séducteur du XVIIIè siècle, rendra raisonnable à la fin. Mais que Marianne est belle quand elle tombe dans les collines, un jour de pluie et de vent.

 

Mon avis : 

Il y a un peu plus d’un an, dans ma chronique de « Lady Susan », je disais ne pas accrocher à Jane Austen, j’adore pourtant les adaptations qui sont faites à partir de ses histoires, ou même les histoires « dérivées » mais j’avais fini très difficilement ma lecture d' »Orgueil & préjugés », avait tenté de lire une première fois « Raison et sentiments » sans succès et « Lady Susan » ne m’avait pas fait changer d’avis.
Mais voila, comme je n’aimais pas ne pas comprendre ce qui plait autant chez Jane Austen (et que je me sentais un peu nouille de ne pas accrocher autant que les autres !) j’ai voulu persister et redonner une chance à « Raison et sentiments ». Bonne ou mauvaise idée ? Eh bien, bonne ! Très bonne même, car même sans avoir eu de coup de cœur il y a eu un déclic et j’ai désormais hâte de me plonger dans un autre livre de Jane Austen (qui devrait être « Northanger abbey » !)

Dans « Raison & sentiments » nous suivons 2 sœurs; Elinor qui symbolise la raison, qui est très réfléchie et posée; et Marianne qui représente les sentiments et est plus impulsive et moins mature.
Toutes les deux ont des natures bien opposées mais vont chacune connaître les émois de l’amour, l’une de manière passionnée, l’autre de façon plus discrète, mais vont également connaître les difficultés et les douleurs que cela engendre…

Si j’ai démarré cette lecture dans un mauvais moment (déprime + stress + panne de lecture, rien que cela !) et que je n’étais pas complètement immergée dans l’histoire dans les premières pages, je dois dire que j’ai tout de même apprécié ma lecture dès le début, là où il y a quelques années lors de ma première tentative j’avais vite abandonnée parce que je butais sur le style et que les descriptions me paraissaient assommantes, j’ai cette fois trouvé la plume très agréable et beaucoup moins lourde que je ne le pensais auparavant.

Côté histoire, je la connaissais déjà pour avoir vu l’adaptation d’Ang Lee (avec Emma Thompson et Kate Winslet entre autres) il y a plusieurs années mais ayant oublié la plus grande partie, j’ai pu la redécouvrir et avoir hâte de (re)voir comment elle allait s’achever.
Je me suis d’abord un peu mélangé les pinceaux entre tous les personnages mais on finit par vite s’y retrouver car Jane Austen brosse des personnalités bien variées et qui sont pour la plupart intéressantes à suivre.
C’est sans doute Marianne qui m’a le moins plu, plus à cause de son immaturité qui m’a un peu agacée que par son histoire, même si je reconnais que c’est elle qui apporte de la légèreté et un peu de fantaisie au récit elle a un peu trop tendance à foncer tête baissée vers les emmerdements !
Au contraire, je me suis vraiment attachée à Elinor, d’une part parce qu’elle est une héroïne dans laquelle je me retrouve un peu (pour sa pudeur vis à vis de ses émotions notamment) et d’autre part car c’est une héroïne forte, touchante et généreuse, elle en bave tout au long du livre sans pour autant se laisser abattre, et est prête à taire ses sentiments au profit des autres, et tout cela sans même s’apitoyer sur son sort, on peut ne ressentir que de l’empathie envers elle.
Les héros masculins ne sont pas en reste, si je n’étais pas été plus séduite que cela par Edward Ferrars parce qu’il est un peu trop effacé à mon gout, j’ai par contre beaucoup apprécié la gentillesse et la douceur du colonel Brandon qui pour son malheur tombe sous le charme de Marianne, vit un amour à sens unique et est une figure bien émouvante; et j’ai été intriguée par John Willoughby qui a plusieurs facettes; on ne sait jamais à quoi s’attendre avec lui, on l’apprécie, on le hait, on le trouve énervant puis touchant… Il est en tout cas surprenant et il aura été vraiment intéressant à suivre d’un bout à l’autre du livre !
Je dois dire par contre que j’ai assez peu de souvenirs en ce qui concerne les autres personnages, en tout cas pas suffisamment pour en parler, je peux dire que j’ai détesté Mrs Dashwood notamment (ce qui est assez normal vu son égoïsme) mais les autres ne m’ont pas vraiment marquée, en tout cas pas autant que les personnages principaux…

L’histoire pourrait sembler un peu lente mais j’ai vraiment accroché aux romances vécues par les deux héroïnes, même si je trouve celle d’Elinor un peu trop « étouffée » par celle de Marianne, j’ai trouvé l’ensemble très touchant et très vrai, rien ne tombe dans la niaiserie, rien n’est facile pour elles deux, ce n’est pas cousu de fil blanc et Jane Austen n’hésite pas à faire souffrir ses personnages, ce qui les fait donc évoluer; « Raison & sentiments » a une histoire qui sonne vrai, qui est approfondie et qui est donc prenante grâce à cela.

Le livre ne se résume pas qu’aux romances évidemment, l’auteure fait aussi le portrait de la société de l’époque, de ses protagonistes et de ses conventions, avec ironie et sarcasmes; mais je ne m’attarderai pas la dessus car je ne suis pas encore assez familière avec cela pour en parler correctement, c’est surtout pour souligner que « Raison & sentiments » n’est pas qu’un roman sentimental mais qu’il y a également du fond !

Pour résumer, je ne regrette pas d’avoir retenté ma chance avec les œuvres de Jane Austen, j’ai mis du temps avant d’apprécier un de ses écrits mais j’y suis enfin arrivé et ce titre a été une belle lecture sans grand défaut avec une histoire accrocheuse et des personnages principaux réussis.
J’espère maintenant que ce n’était pas qu’un coup de chance et que mes prochaines découvertes Austeniennes me plairont autant, voir plus, que « Raison & sentiments !

Ma note : 4
Coup de coeur·Romance

Pour un tweet avec toi – Teresa Medeiros

Pour un tweet avec toi 
Teresa Medeiros 
Édition Milady (Central Park),
2012
Traduit par Emmanuel Ghez
288 pages 

Genre(s) : Romance

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Résumé :.

Auteure d’un presque Pulitzer, Abigail Donovan se débat contre l’angoisse de la page blanche. Aussi, lorsque son agent lui ouvre un compte Tweeter, elle se laisse happer par les tweets, retweets, hashtags, etc. Guidée par l’un de ses followers, « MarkBaynard » – un professeur d’université en congé sabbatique et twitteur hilarant -, Abigail retrouve l’inspiration et le goût de vivre. Mais pourquoi rester devant son écran alors que Mark parcourt le monde ?

Mon avis :.

Je n’ai pas vraiment démarré du bon pied avec les romances de chez Milady, « Les jeudis au parc » était plutôt moyen, « Le duc mis à nu » m’avait déçue à tous les niveaux, puis cela s’est amélioré avec « Mariés à tout prix » qui était vraiment sympathique, pour continuer avec « Pour un tweet avec toi » (j’adore ce titre !) qui est un coup de cœur !

Abby, auteure en mal d’inspiration et un peu déprimée se met à Twitter et fait la rencontre de Mark, ils prennent l’habitude de tchatter, de se charrier; au fur et à mesure la demoiselle va retrouver le sourire mais aussi l’inspiration. Les deux personnages deviennent proches, mais sur la toile on n’est jamais sur de savoir ce qui est vrai ou non…

Au début, je pensais que ce n’était qu’une énième romance certes mignonne, drôle, et attachante (ce qu’elle est), avec une histoire de flirt sur internet, chose qui marche toujours avec moi apparemment (enfin dans les livres je veux dire !), mais qui serait prévisible du début à la fin, d’autant que j’avoue ne pas être une fan de Twitter, je ne suis pas inscrite mais pour le peu que j’ai vu le site ne m’attire vraiment pas.
Pourtant l’histoire prend un tournant que je n’avais vraiment pas vu venir, qui est très bien amené, et qui fait que cette romance me marquera plus que les autres, d’ailleurs quelques mois après (oui je sais, encore une chronique en retard !) cette lecture est encore fraîche dans mon esprit, peut être pas au point de faire une chronique de trois kilomètres, mais quand même bien présente.

Comme je le disais c’est mignon et drôle parce que les deux personnages ont le sens de l’humour et de la repartie, ils se mettent rapidement à se dragouiller, ils s’attachent l’un à l’autre, c’est peut-être un peu niais selon certains mais moi je trouve cela chou !
Les deux ne manquent pas non plus une occasion de faire de nombreuses références, que ce soit sur le cinéma, les séries, les livres ou autre, des fois je les ai compris, des fois non, c’est un poil gênant mais rien de bien grave je trouve !

Le livre est écrit en grande partie sous la forme de tweet mais quelques passages sont également consacrés à Abby qui permettent de connaître un peu plus le personnage et de voir ce qui lui apporte son amitié avec Mark; l’ensemble est vraiment énergique et se lit d’une traite.
Honnêtement je ne trouve pas de gros reproche à faire à cette romance car je l’ai adoré, c’est amusant et touchant, et c’est parfait quand on a un petit coup de blues !

Ma note : coupdecoeur