Contemporain·Romance

Les maris des autres – Judy Astley

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Les maris des autres
Judy Astley
Édition Milady,
2012
Traduit par Leslie
 Damant-Jeandel
379 pages

Genres : Contemporain, 
romance

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Résumé:

Sara n’est qu’une jeune étudiante lorsqu’elle épouse Conrad, peintre renommé et sensiblement plus âgé qu’elle. Des années plus tard, les mises en garde de sa mère semblent justifiées. Dans l’intérêt de sa femme, Conrad décide qu’il mettra fin à ses jours avant de devenir sénile, et adopte une attitude pour le moins étrange. Devenue professeure d’art, Sara est entourée d’hommes plus jeunes. Ce sont les maris des autres, des amis, rien de plus… à moins que l’avenir n’en décide autrement.

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Mon avis :

Je suis incapable de me rappeler pourquoi j’ai acheté ce livre qui trainait dans ma pile à lire depuis 7 ans déjà, d’autant qu’en lisant le résumé les rares fois où je songeais à l’en sortir ça ne m’inspirait pas du tout et je pensais même me débarrasser du livre sans l’ouvrir, puis finalement après ma relecture de « Wild » qui est assez fatiguant émotionnellement j’avais besoin de quelque chose de très léger et c’est le premier titre qui m’est tombé sous la main.
J’étais confiante pendant une bonne moitié du livre pour en fin de compte en sortir très mitigée…

Conrad est un peintre reconnu et à succès, il est entouré par sa femme aimante, Sara, est devenu récemment grand-père, et malgré ses 69 ans il est encore en bonne santé, mais il ne veut plus vieillir, il a peur de devenir gâteux, d’être un poids et il a donc décidé de mourir avant de fêter son prochain anniversaire.
Ne se doutant pas des projets de son mari, Sara, en le voyant faire des choses insensées, se demande juste s’il n’est pas devenu complètement givré et commence à s’inquiéter, d’autant que les deux filles adultes du couple, dont l’une venant d’avoir un bébé, sont revenues vivre à la maison, suivies par la sœur et le neveu de Sara, qui ramènent tous leurs propres problèmes, mais il y a aussi la meilleure amie de Sara qui n’arrange rien avec son aventure extraconjugale et qui éveille les soupçons de son mari qui vient à son tour demander l’aide de Sara, Sara qui elle-même est tentée par Ben, un journaliste avec lequel l’alchimie est évidente, en bref, c’est le foutoir le plus complet !

Je sens que j’en ai paumé quelques-uns avec mon résumé nul mais le livre n’est pas si compliqué à suivre et toutes les intrigues n’ont pas la même importance. Et ce qui concerne Conrad n’est pas aussi sinistre que je peux le laisser penser, le roman n’a rien de déprimant, au contraire, malgré certains thèmes difficiles abordés, le texte n’a rien de sombre, il traite tout ça de manière très (trop) (j’y reviendrai) légère, c’est évoqué comme on évoquerait n’importe quel sujet et du coup ce n’est pas un livre qui plombe le moral. Après, ce n’est pas non plus un roman qui amuse beaucoup, je l’ai lu en le trouvant globalement sympa mais il ne casse pas des briques pour autant et ça pour deux raisons ; la superficialité de l’intrigue et les personnages qui se rapprochent plus de coquilles vides que de protagonistes développés et attirant l’empathie.
Dans toute cette galerie il n’y en a aucun qui est véritablement creusé ou ayant une personnalité marquée, si on exclut l’extravagance de Conrad les autres sont plus ou moins interchangeables et du coup cela m’arrivait de les confondre les uns avec les autres, voire d’oublier qui était qui, on peut limite les classifier en trois catégories ; les caractères de merde, les sex-interest et / ou les infidèles et les faire-valoir, et les bouger d’une catégorie à une autre sans qu’ils n’évoluent en fin de compte, pour certains on peut même de parler de régression, et le pire étant qu’ils obtiennent ce qu’ils voulaient après avoir fait des conneries et sans en avoir pâti parce que c’est le pouvoir de l’amour et des sourires, bref c’est trop facile et trop bancal.
A la rigueur, que les personnages soit fades ça aurait pu passer si le texte avait été plus approfondi, surtout que l’autrice donne l’impression de vouloir donner du fond à son histoire ; Conrad qui rejette la vieillesse et cherche un moyen de mourir, Cassie (une de ses filles) qui a un enfant en étant encore étudiante et qui se retrouve seule après avoir quitté son compagnon, Sara qui pense que son mari devient sénile et s’angoisse…, on ajoute quelques réflexions féministes par dessus et ça faisait une bonne base qui me laissait de l’espoir pour la suite mais finalement rien ne va bien loin, la psychologie de Conrad n’est pas plus explorée que celle des autres personnages, la période de monoparentalité de Cassie ne pose aucun gros problème, Sara n’a pas l’air plus affectée que ça, bref tout est trop simple, trop superficiel, trop facilement résolu, les obstacles rencontrés ne sont que très peu problématiques et surtout, plus on avance dans la lecture plus le côté progressiste se transforme en conservatisme un poil réactionnaire quand on voit les réflexions au sujet du couple, du sexe, et du reste, ça m’a donné l’impression que l’autrice s’était fichue de nous au début (ou alors qu’elle avait été remplacée par quelqu’un d’autre à l’écriture), très étrange.
Et je l’évoque rapidement mais dans le genre rétrograde on trouve aussi le seul personnage gay du livre qui est le cliché de l’homosexuel maniéré et obsédé par le cul, quelle belle représentation…

J’aurais voulu contrebalancer ces gros reproches par quelques points positifs parce que je n’ai pas non plus détesté ce livre, je l’ai même assez apprécié, mais je l’ai surtout apprécié dans le sens où il m’a fait passer le temps, que ce n’était pas prise de tête et que c’était ce que je cherchais au départ mais à part ça, ce qui promettait au début du livre ne s’est pas concrétisé, et Judy Astley est tombée dans la facilité.

En lisant les 100 premières pages et voyant les mauvaises notes que le livre avait reçu sur Livraddict et Babelio je m’attendais à être une des rares à en dire du bien et finalement non, je partage franchement la déception des autres lecteurs, c’est complètement passé à côté de son sujet et il n’y a pas de grande qualité qui peut me faire dire que ça vaut le coup de lire ce livre.

Romance

Monsieur – E.L. James

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Monsieur
E.L. James
Édition JC Lattès,
2019
Traduit par Denyse
Beaulieu / Dominique
 Defert / Carole
 Delporte
469 pages

Genre : Romance

 

Résumé :

LONDRES, 2019. Le séduisant Maxim Trevelyan a toujours mené une vie facile. Riche aristocrate, il n’a jamais travaillé et a rarement dormi seul. Et lorsque la tragédie frappe, son existence est bouleversée. Maxim hérite du titre, de la fortune et des domaines familiaux, avec toutes les responsabilités que cela implique. Un rôle auquel il n’est pas préparé.
Mais son plus grand défi est de lutter contre son irrépressible attirance pour une jeune femme au passé trouble, dénuée de tout, qui vient d’arriver en Angleterre. Fasciné par cette mystérieuse musicienne, aussi discrète que belle, Maxim voit son désir se transformer en amour ; un sentiment qui lui est encore inconnu.
Qui est vraiment Alessia Demachi ? Maxim peut-il la protéger du péril qui la menace ? Et comment réagira-t-elle, lorsqu’elle découvrira que lui aussi cache des secrets ?
Du cœur de Londres aux Cornouailles sauvages en passant par la beauté austère des Balkans, Monsieur est un thriller érotique qui tiendra le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

 

Mon avis :

Bon, après cette immense purge de « Cinquante nuances de Grey » dont j’ai parlé en long, en large et en travers, je n’avais vraiment, vraiment, vraiment pas envie d’approcher un autre titre de E.L. James mais une lecture commune a été organisée sur « Monsieur » et vu que je n’ai aucun principe… !

Maxim Trevelyan est un jeune noble de 28 piges qui hérite d’un titre de comte, et des terres qui vont avec, suite à la mort brutale de son frère Kit.
Partageant ses journées entre coucheries, drogues et sorties, il trouve encore le temps de se plaindre de sa vie compliquée, et ses jérémiades ne s’améliorent pas quand il rencontre Alessia, la jeune et jolie albanaise qui est sa femme de ménage depuis peu.
Décrit comme un « thriller érotique » (mon conseil à celui ou celle qui a rédigé la quatrième de couverture : arrête la picole !), « Monsieur » est en fait un jeu du chat et de la souris particulièrement assommant.

Ne vous attendez pas à ce que je relève des points positifs car il n’y en a tout simplement pas et je crois que ne m’avance pas trop si je dis que cette lecture sera la pire de 2019 pour moi (un peu comme les trois tomes de Cinquante nuances qui avaient été mes pires lectures de 2015, 2017 et 2018) (bravo à E.L. James d’être aussi régulière dans la médiocrité !).
« Monsieur » est une horreur, une mauvaise fanfiction écrit par une adolescente de 12 ans titillée par ses hormones serait d’une qualité égale à ce truc, en plus d’être plus rapide à finir et de ne pas gâcher du papier juste pour publier un tissu de conneries.

L’histoire est mauvaise au possible, elle accumule les clichés et les incohérences, je ne vois pas l’intérêt de mettre en scène un noble riche qui mène une vie dissolue mais se range dès qu’il croise le regard de la pauvre roturière, perdue et vierge (oui encore une vierge, E.L. James fait une fixette il faut croire), mais où forcément l’un.e pense que l’autre est trop bien pour lui/elle et réciproquement et où des obstacles se mettre sur leur route mais où tout se résout facilement parce que : pouvoir de l’amour, ma gueule !
C’est juste une idée pourrie, ce n’est même pas une idée, c’est juste une repompe d’un milliard d’histoires déjà racontées, on sait comment tout va se dérouler et se finir dès la lecture du résumé et absolument rien n’est surprenant ou recherché.

A partir de là je vous préviens que je vais spoiler comme une truie (besoin de me défouler, tout ça tout ça) donc si vous voulez lire le bouquin (ne faites pas ça, vous méritez mieux) arrêtez la lecture de cette chronique, mais si vous voulez me voir maraver le livre en détails vous pouvez continuer !

Donc, « Monsieur » est tout simplement une histoire bateau où les deux personnages tombent amoureux on ne sait pas trop comment (probablement parce qu’elle a vu son cul tout nu pendant qu’il dormait et que lui a aperçu sa petite culotte rose pendant qu’elle faisait le ménage, parce qu’après tout dans le monde pas très merveilleux de E.L. James ça doit suffire pour provoquer le grand amour) (chez moi on appelle juste ça « l’envie de baiser » mais bon, je ne suis qu’une rustre !) MAIS ils ne sont pas foutus de se l’avouer (ni à eux-mêmes, ni l’un à l’autre) et se comportent comme des idiots l’un avec l’autre (avec option scènes gênantes voire glauques par moment) et puis un aristocrate avec une bonniche ça fait mauvais genre selon Maxim et son entourage de gros snobs, MAIS l’envie de niq… pardon l’amour étant plus fort que tout ils finissent par craquer, MAIS Alessia a dû quitter son Albanie natale et s’est retrouvée captive de trafiquants d’êtres humains qui sont toujours à ses trousses, MAIS Maxou est riche alors il peut la protéger, MAIS les gros méchants les trouvent, MAIS Max est armé et réussit à les coincer, MAIS Alessia est une clandestine en Angleterre MAIS Maxou songe à l’épouser pour régulariser la situation, MAIS on apprend qu’Alessia a un fiancé et qu’il n’est pas sympa, tout chafouin et qu’il va venir la chercher pour la ramener en Albanie et l’épouser de force, MAIS SuperMaxou va tout faire pour l’en empêcher, MAIS va-t-il y arriver ? QUE. DE. SUSPENSE.
(Je suis sure que vous avez envie de me mettre un taquet pour ma brochette de « mais » mais sachez que j’ai vraiment essayé de retranscrire le déroulement de l’histoire avec ses cliffhangers pétés qui sont assenés comme s’ils étaient incroyables !) (Et vous avez de la chance que cette chronique ne soit pas une vidéo parce que j’aurais pu ajouter des bruitages pour accentuer le suspense nul !)

Bref, en fait je ne sais pas si E.L. James manque cruellement d’imagination ou si elle nous prend pour des dindons (à mon avis les deux solutions sont bonnes) mais tous les pseudos retournements de situation (dignes d’un soap-opéra) du livre se font sentir des plombes avant qu’ils n’arrivent, et si je ne savais pas que l’histoire était à prendre au premier degré je penserais être face à une parodie.
Qui plus est le bouquin est interminable, si c’était bien écrit cela pourrait servir à faire monter la tension mais avec le style à chier c’est juste horriblement long, d’autant que c’est rallongé de manière complètement stupide car si le livre est aussi long c’est uniquement parce que les personnages sont des girouettes incapables de communiquer, que ce soit le statut social de l’un, le passé de l’une, leur attirance mutuelle… tout est prétexte à attendre des dizaine de pages avant que Maxim et Alessia se décident à parler et forcément quand l’un commence à s’expliquer quelqu’un ou quelque chose l’interrompt et on est reparti pour poireauter encore avec moult quiproquos, c’est insupportable.

En plus le parcours d’Alessia n’a aucune cohérence, elle est sur le point d’épouser un albanais qui est un sale con violent, sa mère donc lui dit qu’elle ne peut pas « finir dans la même situation qu’elle » et plutôt que de se barrer du pays avec sa fille elle la confie aux premiers clampins venus qui sont donc des trafiquants d’êtres humains, Alessia réussit à s’enfuir, passe plusieurs jours à marcher et, on ne sait comment, réussit à rejoindre Magda l’amie de sa mère (comment Alessia a-t-elle réussi à se repérer et à trouver son chemin dans un pays qu’elle ne connait pas ? Ta gueule, c’est magique !), elle a donc disparu pendant plusieurs jours, est dans un état lamentable mais Magda n’est absolument pas surprise de la voir, rien de surprenant ça lui arrive tous les mardis, évidemment Magda a un fils, il a 15 ans, il craque pour Alessia et il se comporte déjà comme un mec glauque (on est chez E.L. James, les hommes « normaux » n’existent pas voyons), Magda emmène Alessia chez Maxim et lui laisse sa place de femme de ménage, Alessia craque pour Max dès qu’elle le voit pour aucune raison étant donné qu’il passe toujours en coup de vent (et que c’est un porc) et après elle prend toutes les mauvaises décisions possibles parce que c’est pratique pour le scénario et elle ne fait preuve d’aucun discernement, d’aucune méfiance alors qu’elle vient tout de même d’échapper à des trafiquants d’humains et j’ajouterai qu’elle n’a aucun gros traumatisme par rapport à ça, mais bon qui a besoin d’aide médical quand il y a le pouvoir de l’amour après tout ?!
Et pour rester sur le manque de jugeote, une fois que l’albanais remet la main sur elle, elle a plusieurs fois l’occasion de se barrer ou de le tuer (il est violent, l’a enlevée, l’a agressée sexuellement plusieurs fois, au bout d’un moment il y a des circonstances atténuantes !) mais est-ce qu’elle essaie ? Eh non, elle préfère se lamenter sur le fait qu’elle ne verra plus Maxim. Sa vie ? Sa liberté ? Tsss on s’en fout, le cul de Maxou est plus important !

Quant à Maxim ce n’est pas mieux, lui aussi est une grosse brêle, au début du roman il couche avec son ex-belle-sœur (trois jours après l’enterrement de Kit), culpabilise mais une page après il se dit « oh puis je me fous de Kit, je couche avec qui je veux » puis re-culpabilise un chapitre après, avant de traiter Kit de tous les noms et ensuite de chouiner de nouveau, parce que son cerveau et sa bite ont décidé de ne pas être d’accord. Et c’est pareil pour tout, notamment pour Alessia, elle a beau lui dire vingt-cinq fois qu’elle veut être avec lui il se demande sans arrêt si elle l’aime mais par contre il se transforme en véritable Sherlock Holmes lorsque Alessia lui laisse un mot d’adieu (après avoir réussi à convaincre l’albanais qu’elle devait dire au revoir à Maxim, vu que c’est son patron à la base) qui ressemble à un «Maxim je t’emmerde et je rentre à ma maison » et qu’il comprend qu’elle a été enlevée (alors que rien ne le laisse deviner), bref ce personnage n’a aucun sens !
Si Christian Grey était un psychopathe harceleur et glauque alors Maxim Trevelyan est un névrosé niais qui ne sait pas ce qu’il veut.

Pour rester sur le thème de l’incohérence, le niveau d’anglais (ou de français en l’occurrence vu que j’ai lu la traduction) d’Alessia est variable et j’ai l’impression que c’est seulement avec Maxim que son vocabulaire déconne (pour coller au cliché du mec qui apprend tout à sa nana parce que ce n’est qu’une pauvre ignorante étrangère ? Meuuuh non je suis sure que ce n’est pas fait exprès… Ce n’est pas le genre enfin… E.L. James est plus subtile que ça… A peu près autant que moi avec ce gros sarcasme !)

Je ne l’ai pas évoqué jusqu’à maintenant mais Alessia a également une particularité, elle est synesthète (la synesthésie est un phénomène plutôt complexe à comprendre –et encore plus à expliquer- mais très grossièrement disons qu’entre autres les lettres et les sons peuvent être associés dans l’esprit de la personne à des couleurs ou à des odeurs par exemple), personnellement je ne connaissais pas du tout la synesthésie jusqu’à il y a quelques semaines quand une copine m’en a parlé, elle-même est synesthète et a lu le bouquin, et comme je m’en doutais : E.L. James a écrit de grosses conneries, ma théorie étant qu’elle voulait coller une faculté particulière à Alessia pour la rendre exceptionnelle et comme d’habitude elle n’a fait aucune recherche sur le sujet et a tout tourné à sa sauce, du coup c’est n’importe quoi !

En dehors de cette vaine tentative de donner un peu de substance à son héroïne, E.L. James propose encore une fois des personnages qui sont des coquilles vides, on dirait des sims en fait, ils n’ont que cinq traits de caractère chacun (elle est virtuose au piano, naïve, douce et romantique qui rougit pour un rien tandis que lui est un quetard arrogant, névrosé et fêtard en conflit avec sa mère) et c’est tout mais bon je suppose que 450 pages c’est trop juste pour développer un minimum les personnages (promis ce sera mon dernier sarcasme).

L’aspect « thriller » est donc à côté de la plaque mais qu’en est-il du côté érotique ? (Voyez c’est là que je regrette d’être à l’écrit, en vidéo j’aurais soupiré et ça aurait été suffisamment parlant !)
Les scènes de sexe ne sont pas folles du tout, tout est toujours autant mécanique et pas excitant (donc pour la sensualité on repassera) et évidemment on n’échappe pas au fameux « je suis vierge mais j’ai trois orgasmes dès mon premier rapport et je suis une déesse du cul de façon innée » et puis surtout « j’ai couché donc je suis différente », au moins cette fois E.L. James ne fait pas passer une pratique pour une déviance à cause de ses préjugés, c’est toujours ça de gagné par rapport à « Cinquante nuances » mais globalement ça reste merdique !

Évidemment la plume est également une catastrophe, E.L. James ne s’améliore pas, loin de là, les dialogues sont répétitifs au possible, vulgaire (quel intérêt de faire dire des jurons à Maxim toutes les trois phrases ?), les descriptions s’attardent sur des choses dont on se fout et sont brouillonnes au possible sur les scènes « importantes », il n’y a aucune ambiance, et tout est forcé.

Bref, croyez-moi, quand j’écris une chronique négative je pèse mes mots (du moins j’essaie) mais avec E.L. James je ne peux tout simplement pas, « Cinquante nuances » propage des idées puantes tandis que « Monsieur » est un véritable foutage de gueule, ce truc a été publié dans le seul but de faire de la thune parce que si un auteur inconnu avait proposé un manuscrit pareil à une maison d’édition on l’aurait envoyé péter et ça aurait été justifié !
C’est mauvais du début à la fin et sur tous les plans, si on est juste lecteur c’est une perte sèche de temps et si on est auteur c’est à lire parce que cela réunit tout ce qu’il ne faut PAS faire pour écrire un bon livre.

Romance

Angel – Elizabeth Taylor

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Angel
Elizabeth Taylor
Édition Rivages,
2007
Traduit par Tina Jolas
365 pages

Genre : Romance


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Résumé :

Angelica Deverell est la fille d’une épicière, une veuve qui l’a inscrite dans une école chic pour lui réserver un bel avenir. Mais l’enfant, grisée de rêves de gloire où elle se voit à la place de la châtelaine de la région, dans un parc rempli de paons blancs, développe un ego démesuré. A quinze ans, elle décide de quitter l’école pour écrire un roman. Entêtée, elle l’envoie à des éditeurs, et contre toute attente parvient à faire publier les inventions extravagantes qu’elle prend pour des chefs-d’œuvre.

 

Mon avis :

C’est avec le film que j’ai découvert cette histoire il y a plusieurs années et je l’avais suffisamment apprécié pour avoir envie de découvrir le texte d’origine, qui ne m’a finalement pas autant charmée que je l’espérais sur certaines choses, mais qui m’a plu sur d’autres.

Angelica ou Angel est une jeune fille de 15 ans, elle est issue d’un milieu très modeste, n’a plus que sa mère et sa tante pour famille, est intéressée par peu de choses à par elle-même, et rêve de grandeur et d’une vie plus luxueuse.
Malgré son peu d’attrait pour les livres elle commence l’écriture de son premier roman, roman qui en choquera certains et s’attirera les railleries des autres, mais Angel qui est convaincue de son talent mettra tout en œuvre pour se faire publier.

Angel n’est pas un personnage appréciable, elle est profondément égocentrique et égoïste, même si elle parvient à être émouvante à quelques très rares instants, je ne vois pas comment on pourrait ressentir un attachement ou de l’empathie à son égard, dans les premiers chapitres on peut se dire que son caractère est dû à son jeune âge, voir à sa situation qui peut laisser penser qu’elle est « enfermée » dans une vie qui ne lui offre pas grand chose et ne promet pas mieux dans le futur, mais les pages défilent et elle ne devient pas meilleure, ni plus mature ni plus généreuse.
Et c’est aussi son côté « superficiel » qui ressort dans sa vie personnelle, car à mes yeux elle n’est pas vraiment amoureuse du personnage masculin, Esmé, mais plutôt du romantisme de leur relation (ils ne se voient qu’une fois, il part dans un autre pays, ils sont éloignés pendant des lustres, elle se fait une idée de lui grâce à ce que raconte sa sœur…) c’est justement digne d’un roman d’amour et elle est plus entichée de cette image que d’Esmé lui même, du coup son histoire d’amour n’est pas touchante ou quoi que ce soit.

Dit de cette façon et vu le personnage difficilement supportable à qui on a affaire on pourrait croire que le bouquin n’a aucun intérêt à par celui de nous déclencher des ulcères et que je ne l’ai pas aimé du tout, mais même si je ne porte pas Angel dans mon coeur j’ai bien aimé suivre son histoire, parce que finalement si Angel n’avait pas un caractère de merde son parcours serait beaucoup plus fadasse, on ne suivrait qu’un auteur médiocre mais qui a quand même du succès et qui arrive à avoir la vie luxueuse dont elle rêvait et voila fin, là Angel étant bien perchée dans son genre l’histoire nous fait un effet plus particulier, personnellement j’étais perplexe, blasée et assez captivée par ce que vit Angel et je ne savais pas trop si je devais finalement l’apprécier ou pas et encore moins si je devais lui souhaiter de réussir ou tout l’inverse, mais en même temps j’avais vraiment envie de tourner les pages pour voir jusqu’où Angel irait dans son exubérance et si cela allait se retourner contre elle à un moment ou à un autre.
Et pour tout avouer même si Angel n’est pas un personnage agréable en soi, elle a une personnalité intéressante à sa façon, elle a tout les défauts possibles mais en même temps elle est forte, déterminée, fait ce dont elle a envie sans se préoccuper des commentaires, ne se laisse pas enfermer dans le rôle de la pauvre petite fille pauvre qui ne devrait rien espérer, vit ses passions aussi intensément que possible… Je ne peux pas prendre sa défense sur certaines choses, et je maintiens le fait qu’elle est à baffer par moments mais je préfère suivre une héroïne comme Angel qu’une héroïne qui serait toute gentille et complètement insipide, peu importe ce que je ressens pour un personnage (que ce soit de l’aversion ou de l’affection) je préférais toujours cela à un personnage qui ne m’inspire rien du tout !

Si en introduction je disais que certains points ne m’avaient pas charmée, ce n’est ni pour l’intrigue ni pour le personnage principal mais surtout pour la plume que je trouve plate et le rythme qui est assez inégal, la première ne m’a pas franchement permis de me retrouver projetée dans cette époque et dans cet endroit, et le second a fait que j’ai pu m’ennuyer (surtout dans la deuxième partie du roman) et j’ai même décroché plusieurs fois à cause des longueurs alors que l’histoire reste pourtant bonne.

Bref, c’est une lecture un peu particulière et assez cynique à cause de son héroïne et du portrait qui est fait d’elle, cela ne plaira pas forcément à tout le monde, ce n’est pas parfait et je ne suis pas sûre d’avoir envie de relire ce titre un jour mais j’ai globalement apprécié ce que j’y ai trouvé et j’attends de voir ce que je vais penser en revoyant le film.

 

Ma note : 3
Romance

L’amour caché de Charlotte Brontë – Jolien Janzing

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L'amour caché de
Charlotte Brontë
Jolien Janzing
Edition Archipoche,
2017
Traduit par Danièle
Momont
329 pages

Genre : Romance


 

Merci à
et aux éditions
archipoche
.
Résumé :
En 1842, Charlotte et Emily Brontë quittent leur Yorkshire natal pour parfaire leur français à Bruxelles.
D’un naturel enjoué et curieux, Charlotte rêve de conquérir sa liberté. Sur place, elle et sa sœur font connaissance de Claire Heger, la directrice du pensionnat qui les héberge, et de Constantin, son époux, qui y enseigne le français.
Charlotte voit en cet homme le symbole de l’intelligence et de la virilité. Ce maître, qui joue de son pouvoir sur ses jeunes élèves, devient vite l’objet de ses fantasmes, tant intellectuels, physiques que sentimentaux.
Le retour en Angleterre est rude, d’autant qu’avant son départ Constantin lui a avoué qu’il partageait ses sentiments. Charlotte n’aura dès lors qu’une idée : fuir et retourner à Bruxelles pour vivre sa passion, quitte à s’y consumer…
 
Mon avis :

Je louchais sur ce titre depuis sa parution car « Jane Eyre » est un de mes livres préférés et en savoir un peu plus sur son auteure, Charlotte Brontë, ne me déplaisait pas.
Mais finalement je n’ai aimé ni la façon dont elle est montrée, ni son histoire, ni la plume de Jolien Janzing, un vrai flop !

Deux des sœurs Brontë, Emily et Charlotte, quittent leur Angleterre natale pour se rendre en Belgique afin d’étudier le français. Hébergées dans une pension de jeunes filles, Emily a du mal à s’habituer à sa nouvelle vie Bruxelloise, contrairement à Charlotte qui s’y fait peu à peu et se rapproche au fur et à mesure de Constantin Héger, son professeur de français.
Parallèlement à cela, nous suivons aussi une jeune fille de 16 ans, Arcadie Claret, qui a gagné une place dans l’entourage du roi et a attiré l’attention de ce dernier…

Je vous préviens je ne vais pas juger le travail de recherche parce que je ne saurais vraiment pas dire s’il est bon ou si ce livre est un tissu de bêtises car je ne sais strictement rien sur la vie des sœurs Brontë ni d’ailleurs sur le contexte donc que ce soit l’histoire de Charlotte et Emily ou celle d’Arcadie avec le roi je me contenterai de parler de mon ressenti et j’éviterai de me prononcer sur la véracité historique !

Et là niveau ressenti on est sacrément dans la mouise vu que, comme je le disais, je n’ai rien aimé, pour commencer je ne vois vraiment pas l’intérêt de l’histoire d’Arcadie, c’est d’un ennui complet de bout en bout, elle coupe le récit de Charlotte Brontë car elle intervient n’importe quand et suivre une jeune fille qui devient peu à peu la maitresse d’un roi n’a rien de passionnant, je ne sais pas si l’auteure a ajouté cette partie pour essayer d’enrichir le roman, pour faire un parallèle entre Arcadie et Charlotte ou pour que nous voyons un peu plus le contexte de l’époque mais quelque ce soit l’idée c’est raté. Je ne vais pas dire que j’aurais aimé le livre sans cette partie mais si elle n’avait pas été présente j’aurais surement beaucoup moins peiné à finir ma lecture.

En ce qui concerne Charlotte si j’ai apprécié découvrir ses premiers moments à Bruxelles, l’ennui s’est également fait ressentir bien vite. C’est apparemment Constantin Héger qui a inspiré Mr. Rochester à Charlotte Brontë mais si je ne l’avais pas su je ne m’en serais vraiment pas rendu compte pendant ma lecture, là où Rochester est complexe, intéressant et charmant (enfin quand il le veut bien !), Constantin est fade, froid, ni attirant ni passionnant, il y a vraiment un fossé entre les deux personnages et du coup la romance entre lui et Charlotte manque cruellement de passion.
Cela dit Constantin n’est pas le seul a blâmer pour cela car Charlotte n’est pas non plus montrée sous son meilleur jour, les filles Brontë n’étaient probablement pas la joie de vivre incarnée mais de là à présenter Charlotte comme un glaçon cruel et plutôt stupide il y a une marge !
Et finalement l’histoire entre Constantin et Charlotte m’a déplu parce que ce n’est pas l’idée que je me fais d’un romance intense et heureuse c’est même plutôt le contraire où l’homme n’a pas grand chose pour lui et où la femme est soumise et assez pitoyable…

Et vu qu’en dehors de cela il n’y a rien à se mettre sous la dent; un comble pour une auteure en herbe dans un pays qu’elle ne connait pas et qui a du surement vivre d’autres choses que la rencontre avec Constantin; forcément je ne relève rien de positif dans l’intrigue !

Là où je ne suis pas déçue c’est par le caractère d’Emily Brontë qui correspond à ce que j’imaginais; sauvage, misanthrope, assez torturée, ce n’est pas le genre de fille que j’aimerais avoir pour copine mais elle a au moins le mérite de ne pas être insipide comme tous les autres personnages du livre !

Niveau plume je n’ai pas grand chose à en dire si ce n’est que l’auteure s’adresse parfois aux lecteurs et c’est plutôt énervant, habituellement je ne suis pas fan de ce type de narration parce que j’ai l’impression que cela me remet à ma place de lectrice et que cela m’empêche de vraiment vivre le récit, mais là cela n’a fait qu’ajouter à mon agacement vu que le reste n’était pas bon non plus.

Bref, j’ai passé un assez mauvais moment avec cette lecture, je n’ai pas aimé (et pas compris pour certains) les choix de l’auteure et j’aurais finalement dû rester dans mon ignorance vis à vis de Charlotte Brontë car ce que j’ai vu d’elle m’a déçue !

 

Ma note : 1-5

 

Jeunesse·Romance

La sélection, tome 3 : L’élue – Kiera Cass

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La sélection, Tome 3
: L'élue
Kiera Cass
Edition Robert Laffont, 
2014
337 pages
Traduit par Madeleine
Nasalik 


Genres : Jeunesse, 
Romance

 

Série : La sélection
1. La sélection
2. L'élite
3. L'élue
4. L'héritière
5. La couronne

 

Résumé :

La sélection prend un ultime tournant. Quant à America, sa vie à changée pour de bon. Et elle est décidée à se battre. Pour Maxon. Mais d’autres concurrentes se sont dangereusement rapprochées du prince. La seule solution: Riposter.

 

Mon avis :

Après un deuxième tome complètement inutile, voila enfin que les choses se bougent un peu le train, tout ce qui concerne la romance est toujours aussi insupportable, les personnages sont toujours aussi mal foutus, l’histoire est toujours aussi facile, mais au moins l’auteure fait enfin l’effort de mettre un peu d’action (et de sang) pour nous éviter d’avoir une intoxication à cause de toute cette guimauve !

C’est presque le grand jour (la grande semaine ? le grand mois ? Est-ce que quelqu’un a une idée de la temporalité dans cette saga ?!), la compétition va toucher à sa fin, Maxon va choisir sa future reine et son cœur est toujours aussi partagé entre les 5 dernières concurrentes (parce qu’il faut bien faire durer le suspense) et America qui jusque là a jonglé entre lui et Aspen n’est peut-être plus la favorite…
De leur côté, les rebelles poursuivent leurs attaques contre le palais…

Eh bien il était temps ! Cette saleté de concours est enfin fini et son dénouement (qu’on voyait venir à des kilomètres parce qu’on n’est pas des nouilles !) est connu, l’ennui, les épreuves débiles (mon Dieu, déjeuner avec la famille royale, quel stress, je me demande comment America a évité un ulcère !), les manigances à deux balles et le jeu du chat et de la souris entre America et Maxon vont maintenant s’arrêter, en tout cas si cette fin m’a laissée bien indifférente j’ai été plus que soulagée de pouvoir refermer ce premier cycle de la série et passer à autre chose !
Le triangle amoureux atteint des sommets de niaiserie dans ce tome, America passe son temps à se questionner sur Maxon, puis sur Aspen, elle conclut en « J’aime Machin » et le lendemain elle se demande « Est ce que j’aime vraiment Machin ? » au bout d’un moment je crois qu’elle s’emmerde tellement dans ce concours qu’elle cherche juste à s’inventer des problèmes et à faire sa drama queen, en tout cas c’est pénible de la voir toujours agir comme une girouette, même chose pour les deux garçons d’ailleurs, c’est quand même dingue ce talent qu’ils ont tous les trois pour changer leurs sentiments en un clin d’œil (ou alors c’est l’auteure qui est nulle pour faire des personnages qui soient un tant soit peu crédibles niveau psychologie, je ne sais pô !), la seule chose ayant changé est que Maxon qui était complètement fadasse jusque là se met à avoir des réflexions de salaud de temps en temps, pas très charmant ce prince !

Je pense que vous aurez compris avec mon intro que niveau histoire c’est désastreux, mais je dois dire que je ne serai pas totalement sévère parce que ce qui concerne les rebelles il y a au moins eu le mérite d’éveiller un peu ma curiosité, on sait enfin ce qu’ils veulent, ils passent vraiment à l’action (et ont enfin compris que casser la vaisselle n’avance à rien, il était temps !) et la famille royale s’occupe enfin de cette affaire, tout ne trouve pas sa réponse, c’est aussi superficiel que le reste et cela se finit de façon prévisible et facile mais au moins cela permet de voir un peu autre chose que ce stupide concours où les interactions complètement pétées entre Maxon et America.
Parce que clairement, l’auteure n’aura jamais réussi à rendre cette partie là intéressante, c’est toujours la même chose, trois tomes qu’on se coltine les plans vicieux (et foireux) des personnages, America qui s’y oppose et par conséquence s’attire des ennuis (ne pas être soumise c’est bien, mais ne pas foncer tête baissée dans le mur c’est bien aussi !), du coup c’est juste lassant, même en lisant une seule ligne par page on ne risque pas de manquer quelque chose d’important tellement c’est plat et déjà vu !

Je ne sais pas trop si je lirai la suite, je veux bien être bon public mais au bout d’un moment quand on a une histoire fleur bleue à en crever alors qu’il y a de quoi offrir un univers un poil plus riche et intéressant, et surtout une héroïne aussi vide (outre ses « sentiments amoureux » qu’on ne ressent pas, il y a aussi plein d’autres passages dans le livre où on se demande vraiment si cette fille ressent des émotions ou si ce n’est qu’une sociopathe), c’est lourd. L’ensemble aura vraiment manqué de développement, de maturité et d’âme en fait, même en lisant cette série en ayant seulement deux neurones réveillés tous les défauts sautent aux yeux et seul le fait que le bouquin soit fluide et fasse passer le temps me permet de ne pas être trop sèche avec ma note, c’est dire si je n’y trouve pas grand chose de positif !

 

Ma note : 2-5
Jeunesse·Romance

La sélection, tome 2 : L’élite – Kiera Cass

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La sélection, Tome 2 :
L'élite
Kiera Cass
Édition Robert Laffont, 
2013
Traduit par Madeleine
Nasalik

Genres : Jeunesse, romance

 

Série : La sélection

1. La sélection
2. L'élite
3. L'élue
4. L'héritière
5. La couronne

 

Résumé :

La Sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d’enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie…

 

Mon avis :

Même si j’avais trouvé pas mal de défauts dans le premier tome et qu’habituellement c’est le genre de lecture qui m’agace j’avais été assez gentille dans ma chronique car j’avais malgré tout passé un bon moment, je serai peut-être un peu plus critique avec ce second tome !

La sélection se poursuit et le nombre de candidates a maintenant beaucoup diminué, America n’ayant plus que 5 rivales. Les « épreuves » continuent pour voir laquelle des prétendantes serait la meilleure reine et le reste du temps est partagé entre rendez-vous avec le prince Maxon et les attaques rebelles. America de son côté est toujours autant tiraillée entre ses sentiments naissants pour Maxon et son ancienne romance avec Aspen…

Bon il faut dire ce qui est, je trouve que ce tome ne sert pas à grand chose en fait, la seule raison qui me pousse à mettre une note moyenne est que c’est le genre de lecture qu’on lit avec le cerveau éteint parce que c’est mauvais mais distrayant, l’intrigue est en grande partie une repompe du premier tome, les personnages sont toujours aussi fades et le côté dystopie est toujours aussi inexistant.
Le concours continue et j’avoue que j’aimerai bien qu’il se finisse vite (de toute façon on sait comment il va se terminer alors autant abréger !) parce que les pseudo épreuves (préparer une soirée, quel challenge insurmontable, dit donc…)(j’ai déjà eu des entretiens d’embauches avec des tests bien plus hard) (mais bon ce n’était pas des entretiens pour être reine vous me direz !) et les magouilles minables de la garce de service ne m’amusent pas des masses et je préférais vraiment qu’on s’intéresse plus aux rebelles, enfin pour cela il faudrait des rebelles un peu mieux organisés et un peu moins cons ! Parce que là on ne peut pas dire qu’ils soient très effrayants, à par buter une domestique qui traine dans le coin (pourquoi d’ailleurs ? Elle vous a rien fait cette pauvre dame) et péter la vaisselle, on ne peut pas dire qu’ils terrorisent le palais, dans le genre rébellion en carton on ne fait pas mieux… Ce n’est pas de cette façon que la monarchie et les castes vont être en danger je pense et je ne sais pas ce que l’auteure compte bricoler avec ça, mais j’ai l’impression qu’on va droit dans le mur !

Niveau romance, c’est tout aussi médiocre, America change d’avis toutes les deux pages, un coup Maxon, un coup Aspen (aaaaah les hormones !), c’est pénible et on se demande comment on est censés avoir des papillons dans le ventre en suivant ce triangle amoureux vu que c’est plat et bancal, les interactions entre eux sont bateaux et vu que séparément les personnages n’ont déjà rien d’attachant, ensemble cela ne donne rien de plus ! Et franchement à la place des garçons j’aurais déjà envoyé bouler cette girouette d’America, je ne sais pas si c’est de la patience ou juste de la stupidité mais Maxon et Aspen ont l’air d’apprécier leur rôle de carpette pour le moment !

Bref, l’ensemble n’est pas brillant, c’est tout juste passable parce qu’avec cette série je sais à quoi m’attendre et quand je démarre un tome c’est vraiment pour passer le temps ou parce que je suis trop crevée pour lire quelque chose de plus intelligent, du coup je lirai la suite rien que pour cela parce que je ne m’attends pas à des merveilles dans les prochains tomes !

 

Ma note : 2-5
Drame·Romance

Carol – Patricia Highsmith

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Carol
Patricia Highsmith
Edition Le livre de poche, 
1990
Traduit par Emmanuelle de
Lesseps
315 pages


Genres : Drame, Romance

 

 

Résumé :

À New York, Thérèse, une jeune décoratrice de théâtre qui ne trouve pas de travail, accepte un emploi à Frankenberg, un magasin de vêtements. Une autre employée, Mme Robichek, tente de la séduire, mais Thérèse sombre dans une sorte de torpeur.

Le compagnon de Thérèse, Richard, lui fait rencontre Phil, qui peut l’aider à trouver un emploi dans le théâtre. Cependant, lors de son travail au magasin, apparaît une grande femme blonde en manteau de fourrure. La cliente lui achète une poupée pour sa fille. Thérèse ne peut l’oublier et lui envoie une carte avec son numéro de service. La cliente téléphone au magasin pour la remercier et lui propose de prendre un verre ensemble pour le lendemain.

Thérèse fait ainsi la connaissance de Carol, une femme mariée en instance de divorce. Elles découvrent leurs sentiments réciproques, mais Carol craint que son mari ne se serve de leur relation pour lui retirer la garde de leur enfant.

 

Mon avis : 

J’ai découvert ce livre après avoir vu la bande-annonce de l’adaptation, je comptais aller la voir mais je l’ai loupée et vu que j’avais le temps je me suis attardée sur le texte, qui m’a finalement largement déçue et dont je ne sais pas trop quoi dire, donc ma chronique sera surement assez courte…

affich_33005_1Pendant une journée de travail banale et ennuyeuse Thérèse rencontre Carol qui va la fasciner et la séduire bien vite, les deux femmes se rapprochent de plus en plus et vont entamer une relation amoureuse qui va être contrariée, notamment par le mari de Carol qui ne va pas hésiter à la faire chanter pour l’empêcher de partir.

Avant de commencer ma lecture, je m’attendais à une histoire d’amour compliquée (car « interdite ») mais passionnelle et touchante, et cela a finalement été difficile d’être émue par quoi que ce soit tant j’ai trouvé l’atmosphère du livre austère, triste et pesante.
Si encore l’ambiance du livre était froide mais que les scènes entre Thérèse et Carol étaient plus chaleureuses, comme un cocon, cela m’aurait plus emballée en plus d’être cohérent avec ce que Thérèse éprouve mais je ne l’ai pas ressenti de cette façon, ces scènes sont aussi fades et plates que le reste du bouquin, je n’ai senti aucune électricité entre les deux femmes et leur amour naissant ne m’a fait ni chaud ni froid ensuite.
Du coup vu que le livre se concentre avant tout sur leur histoire je me suis ennuyée ferme et ce n’est pas le chantage du mari de Carol qui apporte du piment, au contraire je trouve que cela plombe encore plus l’intrigue parce que cela ne m’a vraiment pas intéressée, c’est non seulement longuet mais en plus comme je n’étais pas attachée à la romance je me fichais vraiment de savoir si Carol et Thérèse pourraient rester ensemble ou pas…

L’histoire d’amour ne m’a rien inspirée mais les deux héroïnes individuellement non plus d’ailleurs, je ne me suis pas prise d’affection pour elles, Thérèse parce que je l’ai trouvé trop passive et Carol parce qu’elle est vue de façon si parfaite par Thérèse qu’elle m’a semblé trop lointaine pour que je m’attache à elle.

En fait je me demande si la plume n’a pas influencé mon avis sur tout le bouquin, si je n’avais pas trouvé l’atmosphère aussi tristoune j’aurais peut-être été plus ouverte au reste ou au moins je n’aurais pas trouvé le temps aussi long, mais rien n’est sur…

Bref, je ne suis vraiment pas emballée par cette découverte, le livre avait du potentiel mais je n’ai vraiment pas adhéré au style et aux personnages et l’histoire m’a assommée, ne reste plus qu’à voir le film qui j’espère sera moins terne et plus touchant.

Ma note1
Jeunesse·Romance

La sélection, tome 1 – Kiera Cass

La sélection, tome 1
Kiera Cass
Édition Robert Laffont,
2012
Traduit par Madeleine Nasalik
  343 pages


Genre(s) : Jeunesse, Romance
 
  .
Série : La sélection

1. La sélection
2. L'élite
3. L'élue
4. L'héritière
5. La couronne 
Résumé :  .

35 candidates. 1 couronne. La compétition de leur vie.
Quand la dystopie rencontre le conte de fées !

Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne…
Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d’Illeá, la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d’office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu’elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles…
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés : l’existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu’elle n’aurait jamais osé imaginer ?

.  .

Mon avis :   .

Cela fait plusieurs années que ce premier tome est sorti et presque autant de temps qu’il est sur ma wish-list, entre les avis dithyrambiques et ceux plus froids je n’étais pas motivée à commencer ma lecture, il aura fallu attendre un jour ennuyeux où j’étais dans un état de zombification avancé et que je cherchais un livre très léger pour que je m’y mette…

Suite à un micmac économique et géographique, les Etats-Unis sont devenus une monarchie baptisée Illéa où la population est partagée en six castes, de la première (la famille royale) à la sixième (les plus miséreux).
L’héroïne de ce premier tome qui s’appelle America, a 16 ans et fait partie de la cinquième classe sociale (les artistes) et est amoureuse de Aspen, un membre de la sixième. Leur romance est interdite et ils la vivent en secret en attendant de pouvoir vivre ensemble et se marier quand ils auront suffisamment d’argent pour le faire.
Mais à ce moment là Maxon, le prince, est forcé par sa famille de trouver sa future épouse et reine, et une télé-réalité est lancée pour la trouver, toutes les jeunes filles du royaume espèrent gagner la couronne pour se sortir d’une situation plus ou moins précaire, à l’exception d’America qui accepte finalement de participer au concours pour satisfaire sa famille et qui ne s’attend pas du tout à être retenue et qui va pourtant faire partie des 35 prétendantes du prince…

J’avoue qu’en commençant la première page je m’attendais à quelque chose de très bête et de très niais et je me préparais à écrire une chronique assassine dessus, mais finalement même s’il y a beaucoup à en redire, il faut avouer que je n’ai pas trouvé cette lecture désagréable, au point de vouloir lire la suite, pour connaître le futur de l’héroïne mais surtout pour savoir si le côté dystopique va être accentué, à voir !
Pour le moment cette série est très légère niveau science-fiction, c’est évoqué rapidement mais les conséquences de cette monarchie (une sorte de révolte) ont au moins leur petite place dans ce premier tome et j’espère que cela mènera quelque part, par contre honnêtement je n’espère aucune réponse quand à l’origine de la monarchie, des castes sociales, de la chute des Etats-Unis… On a déjà vu plusieurs auteurs de dystopies jeunesse qui sont infoutues de creuser leur univers donc là je n’attends rien, ce sera plus simple !

Bref, ce tome d’introduction se concentre avant tout sur America, un peu sur sa vie avant le jeu où on la voit surtout faire des projets avec Aspen et essayer de l’aider en lui donnant de la nourriture (vu qu’il fait parti de la castre qui crève de faim) (ce qui ne l’empêche pas d’avoir sa fierté mal placée et de se comporter comme un petit macho de base parce qu’il trouve cela intolérable que sa petite-amie apporte à manger) (bon bin crève avec ton ingratitude alors !), c’est la partie à laquelle j’ai le moins accroché, parce que Aspen m’a barbée et vu qu’il apparaît dans pas mal de scènes et que dans le reste America ne pense qu’à lui ou presque, forcément j’avais hâte qu’on passe à la suite, c’est à dire les premiers pas de l’héroïne parmi les prétendantes du prince, et sa rencontre avec ce dernier, certaines choses sont évidentes mais j’ai assez apprécié la relation entre les deux, America fait office de confidente et de guide et en échange le prince la garde dans le jeu pour qu’elle puisse profiter de cette vie sans privation, on sent venir le triangle amoureux (à mon grand regret) mais j’ai apprécié leur complicité, même si séparément les deux personnages ne sont pas spécialement attachants, ensemble cela fonctionne.

Par contre si l’histoire est mignonne elle est tout de même bien simplette, l’aspect télé-réalité n’est pas franchement mis en avant, on a même tendance à l’oublier par moments, je m’attendais à un peu plus de mise en scène, un peu plus de coups bas entre les candidates, sans aller jusqu’au malsain faire en sorte que cette télé-réalité fictive ressemble à celles que nous pouvons connaître dans la réalité n’aurait pas été de trop, et puis malgré l’enjeu les candidates sont un peu trop gentilles, excepté la garce de service on croirait que les autres sont en colo entre copines, je pense que l’auteure voulait avant tout s’attarder sur l’amitié / début de romance entre America et Maxon mais un peu de manipulation et d’hypocrisie entre les filles aurait rajouter un peu de sel à l’ensemble !

Je ne sais pas si le fait d’avoir lu ce premier tome avec des heures de sommeil en manque dans les pattounes a joué, mais j’ai laissé mes critiques de côté pendant ma lecture et j’ai suffisamment accroché pour lire le bouquin d’une traite, je n’ai pas encore pris le temps de me pencher sur le tome 2 et je suis sure que j’aurai encore beaucoup de défauts à relever, mais des fois une histoire vraiment pas sérieuse et simpliste avec un style très fluide a au moins le mérite de faire passer un bon moment, et franchement je n’en demande pas plus avec cette série !

Ma note : 2-5
Historique·Romance

La rose des Tudor, tome 1 : L’héritière des Romanov – Susan Wiggs

La rose des Tudor, tome 1 : 
L’héritière des Romanov
Susan Wiggs
Édition Harlequin, 2010
Traduit par Marie-José 
Lamorlette
  471 pages

Genre(s) : Historique, Romance
 
 .

Série : La rose des Tudor
1. L'héritière des Romanov
2. Les amants rebelles
3. Sous l'emprise du destin.
Résumé :  .

Issue d’une famille princière de Russie, Juliana Romanov a vu les siens se faire massacrer par les boyards qui se sont emparés du pouvoir. Sauvée et recueillie par des gitans, elle a survécu et ne songe depuis qu’à punir les assassins. L’heure viendra, elle le sait, où elle pourra venger les siens.

En attendant, réfugiée en Angleterre, elle partage l’indigence de ses compagnons de fortune, vivant de charité et de larcins. Jusqu’au jour où, prise en flagrant délit de vol au cours d’une partie de chasse royale, Juliana est arrêtée. Dès lors, elle se croit condamnée à mort. Pourtant, au lieu de la peine capitale, Le roi Henri VIII prononce un jugement inattendu : elle devra épouser Stephen de Lacey, baron de Wimberleigh.

Une aubaine pour Juliana ? Hélas non, car ce mariage s’avère être le pire des châtiments. En effet, Stephen, auquel le roi a voulu imposer une union dégradante, semble décidé à reporter sur elle sa haine et sa fureur…
.  .

Mon avis :   .

Après avoir regardé un documentaire sur la Tour de Londres j’ai eu très envie de retrouver la période des Tudor, j’avais le choix entre « Deux sœurs pour un roi » et « La rose des Tudor » et j’ai finalement opté pour ce dernier (surtout parce qu’il était plus court), mauvaise pioche !

Juliana est une princesse qui a du fuir la Russie suite au massacre de sa famille, elle trouve refuge en Angleterre au sein d’une bande de gitans et passe cinq ans avec eux vivant comme elle peut en volant en attendant de pouvoir venger ses proches, jusqu’au jour où elle tente de dérober le cheval d’un noble et qu’elle se fait attraper au moment où Henry VIII passe par là, et vu que ce dernier est un gros c… hum un petit fripon, plutôt que de faire exécuter la jeune femme il préfère l’obliger à épouser le lord qu’elle tentait de voler !

Si vous comptez lire ce titre parce que comme moi vous aimez la période des Tudor, fuyez ! Henry VIII apparaît donc dans quelques scènes, parfois accompagné de Thomas Cromwell, et est rapidement évoqué le fait qu’il a divorcé de Catherine D’Aragon, qu’il a amoureusement décapité Anne Boleyn et que sa troisième femme Jane Seymour est morte en donnant naissance à leur rejeton, à par cela il n’y a rien à se mettre sous la dent, l’histoire pourrait se dérouler dans n’importe quel pays, à n’importe quelle époque ce serait pratiquement pareil, le contexte historique n’est pas ce sur quoi on se concentre.
Tout comme l’histoire de Juliana d’ailleurs, la mort de sa famille est ce qui lance l’histoire elle veut savoir qui en est responsable, elle réclame justice et une fois mariée à son baron, tout cela est passé sous silence jusqu’à la fin du bouquin où vite, vite, vite il n’y a plus le temps, il faut que le meurtrier déboule et qu’on sache pourquoi il a fait cela, autant dire que c’est expéditif.
Finalement ce premier tome n’est qu’une romance toute bête et il ne faut pas espérer d’histoire plus profonde, alors je ne dis pas que j’ai horreur des romances, je ne dis pas non plus que je déteste celles où les deux personnages jouent au jeu du chat et de la souris ou bien se détestent au départ car ils ont une fausse l’image l’un de l’autre puis finissent par s’aimer, cela m’arrive d’être attendrie voir émue par une histoire d’amour mais j’ai trouvé celle de ce livre tellement mal foutue et basée sur du vent que l’exaspération s’est faite ressentir du début à la fin.
J’en ai franchement assez des auteurs qui construisent leurs romances sur l’attirance physique, les deux personnages se plaisent sans rien savoir l’un sur l’autre ? Alors qu’ils couchent ensemble mais qu’on ne parle pas d’amour véritable, au bout d’un moment pour que ce soit touchant il faut voir l’évolution des sentiments, que les personnages apprennent à se connaître, qu’il y ait de la complicité, du respect, et tout ce qu’on peut trouver dans un vrai couple, pas de donner un petit coup de baguette magique en ayant l’air de dire « c’est le coup de foudre, ils sont faits l’un pour l’autre, cherche pas, et t’as intérêt à t’y faire ma cocotte », bin non je ne m’y ferai pas, je veux une vraie belle histoire, pas cette daube !

Cela dit, pris en couple les personnages sont mauvais mais individuellement aussi.
Stephen est vraiment barbant, dès qu’il commence à craquer pour Juliana il se répète qu’il ne faut pas et se comporte comme un porc avec elle mais en même temps il est tellement attiré, mais il ne faut pas…., au bout d’un moment j’en avais ma claque de ses changements d’humeur et de son comportement d’adolescent débile torturé par ses hormones mais incapable d’aligner trois mots pour débloquer la situation.
Quand à Juliana je ne serai pas plus indulgente, elle est présentée comme une femme forte mais une fois qu’elle commence à se rapprocher de Stephen elle devient assez gourde et oublie bien vite son but initial, à savoir venger sa famille, au point où je me demandais si l’auteur n’avait pas tout simplement abandonné l’idée pour se concentrer sur la romance, et vu la rapidité du dénouement je le pense encore plus !

Bref, je ne suis pas enthousiaste et pas conséquent pas gentille du tout dans cette chronique, le seul « compliment » que je puisse faire est que les pages se tournent vite parce que c’est très fluide, même en étant blasée, frustrée et déçue j’ai terminé cette lecture en une journée à peine (bon j’ai sauté des pages je l’avoue, vu que l’excès de guimauve est mauvais pour ma santé mentale)
J’ai sûrement été un peu idiote en attendant plus qu’une histoire sentimentale alors que c’est une série publiée chez Harlequin mais c’est franchement dommage de placer une intrigue dans une période si intéressante et de ne pas s’en servir…

 
Ma note : 1-5
 
Bande-dessinée·Romance

Le bleu est une couleur chaude – Julie Maroh


Le bleu est ma couleur
Julie Maroh
Édition Glénat, 
2010
152 pages

Genre(s) : Bande-dessinée, 
Romance


.
Résumé :  .
Clémentine, étudiante, rencontre Emma, avec qui elle va vivre une passion amoureuse en dépit des préjugés et du conformisme. Un one-shot fleur-bleue qui traite de façon romantique le thème de l’homosexualité féminine et ses tabous.
Mon avis :
Je n’ai jamais eu très envie de voir « La vie d’Adèle » qui est l’adaptation de cette BD, déjà le casting ne m’emballe pas et je suis sure que beaucoup de choses vont me chagriner, voir me vriller sévèrement les nerfs, quand je le verrai (parce que je finirai par le faire malgré le manque d’envie), au contraire la version papier m’inspirait plus et des connaissances non-hétéros l’ayant conseillé, j’ai foncé !

Clémentine a tout juste 16 ans lorsqu’elle croise dans la rue une jeune fille aux cheveux bleus, si elle ne s’était jamais questionnée sur son orientation sexuelle jusqu’à maintenant elle commence à s’inquiéter de penser autant à cette jeune fille et même de rêver d’elle la rejoignant dans son lit…

Si je me suis fiée aux avis de non-hétéros sur cette BD ce n’est pas pour rien (et pas parce que je déteste les hétéros, rien à voir, je déteste tous les humains peu importe leur sexualité !), avant de m’attaquer à une histoire où une romance entre deux personnages du même sexe intervient j’ai toujours peur d’y retrouver des clichés voir dans le pire des cas de l’homophobie sous-jacente et donc que cette BD ait « l’approbation » de non-hétéros me rassurait, et je confirme que Julie Maroh n’a fait aucun faux pas à ce niveau.

Clémentine est à un âge où on se cherche beaucoup sur à peu près tous les sujets et où on peut aussi se demander par qui on est attiré, si pour certains la découverte de leur orientation sexuelle se passe sans problème pour d’autres la situation est plus compliquée, cela peut-être difficile à encaisser pour eux et pour ne pas aider l’entourage peut être hostile et blessant et du coup tout cela va être vécu par Clémentine qui est largement mal à l’aise à l’idée d’être attirée par une autre fille et va prendre certaines décisions idiotes mais qu’on peut comprendre vu son état d’esprit et qui va souffrir à cause de l’homophobie de certains membres de son entourage, son père en tête, c’est loin d’être toujours joyeux mais Clémentine traverse une période délicate que l’auteure a bien traitée, que ce soit pendant le questionnement du personnage, ses doutes, ses peurs et finalement l’acceptation de ce qu’elle est, on ne tombe jamais dans le mélo, on ne passe jamais à côté du sujet, ce n’est pas non plus racoleur pendant les deux ou trois scènes de sexe (ce que je crains du film), Clémentine elle même peut être agaçante par moment mais son parcours et tous les messages qu’il peut faire passer valent le coup d’œil.

Niveau dessins, le coup de crayon est assez joli, je suis peut-être moins fan des couleurs j’aurais aimé un peu plus de peps à certains moments, mais en même temps ce qui ressort le plus finalement ce sont les cheveux bleus d’Emma, elle illumine les cases où elle est présente et du coup cela peut aussi donner l’impression qu’elle illumine la vie de Clémentine, donc le petit manque de couleurs n’est pas vraiment un défaut en soi grâce à cela.
Bref, certains résumés qualifient cette histoire de « fleur bleue » et je ne suis pas d’accord, ce n’est pas niais, c’est juste et c’est vrai, c’est touchant et on peut se reconnaître dans le personnage, mais je suppose que le terme « fleur bleue » a été lâché juste parce que ce sont deux filles donc forcement cela doit être nian-nian, si cela avait été deux hommes on aurait sûrement fait référence à une histoire pleine de testostérone ou je ne sais quelle autre bêtise et non seulement c’est stupide mais c’est aussi très réducteur, « Le bleu est une couleur chaude » est non seulement une jolie romance où tout n’est pas rose, où les deux personnages peuvent vraiment se faire mal mais qui est aussi chargée d’amour et de tendresse, mais aussi le portrait d’un personnage qui peut nous parler et nous émouvoir qu’on soit passé par les mêmes phases ou pas, qui peut être instructif pour les non-concernés et donner un peu d’optimisme à ceux qui sont en plein dedans en ce moment…
Ma note : 4