Romance

Angel – Elizabeth Taylor

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Angel
Elizabeth Taylor
Édition Rivages,
2007
Traduit par Tina Jolas
365 pages

Genre : Romance


.

 

Résumé :

Angelica Deverell est la fille d’une épicière, une veuve qui l’a inscrite dans une école chic pour lui réserver un bel avenir. Mais l’enfant, grisée de rêves de gloire où elle se voit à la place de la châtelaine de la région, dans un parc rempli de paons blancs, développe un ego démesuré. A quinze ans, elle décide de quitter l’école pour écrire un roman. Entêtée, elle l’envoie à des éditeurs, et contre toute attente parvient à faire publier les inventions extravagantes qu’elle prend pour des chefs-d’œuvre.

 

Mon avis :

C’est avec le film que j’ai découvert cette histoire il y a plusieurs années et je l’avais suffisamment apprécié pour avoir envie de découvrir le texte d’origine, qui ne m’a finalement pas autant charmée que je l’espérais sur certaines choses, mais qui m’a plu sur d’autres.

Angelica ou Angel est une jeune fille de 15 ans, elle est issue d’un milieu très modeste, n’a plus que sa mère et sa tante pour famille, est intéressée par peu de choses à par elle-même, et rêve de grandeur et d’une vie plus luxueuse.
Malgré son peu d’attrait pour les livres elle commence l’écriture de son premier roman, roman qui en choquera certains et s’attirera les railleries des autres, mais Angel qui est convaincue de son talent mettra tout en œuvre pour se faire publier.

Angel n’est pas un personnage appréciable, elle est profondément égocentrique et égoïste, même si elle parvient à être émouvante à quelques très rares instants, je ne vois pas comment on pourrait ressentir un attachement ou de l’empathie à son égard, dans les premiers chapitres on peut se dire que son caractère est dû à son jeune âge, voir à sa situation qui peut laisser penser qu’elle est « enfermée » dans une vie qui ne lui offre pas grand chose et ne promet pas mieux dans le futur, mais les pages défilent et elle ne devient pas meilleure, ni plus mature ni plus généreuse.
Et c’est aussi son côté « superficiel » qui ressort dans sa vie personnelle, car à mes yeux elle n’est pas vraiment amoureuse du personnage masculin, Esmé, mais plutôt du romantisme de leur relation (ils ne se voient qu’une fois, il part dans un autre pays, ils sont éloignés pendant des lustres, elle se fait une idée de lui grâce à ce que raconte sa sœur…) c’est justement digne d’un roman d’amour et elle est plus entichée de cette image que d’Esmé lui même, du coup son histoire d’amour n’est pas touchante ou quoi que ce soit.

Dit de cette façon et vu le personnage difficilement supportable à qui on a affaire on pourrait croire que le bouquin n’a aucun intérêt à par celui de nous déclencher des ulcères et que je ne l’ai pas aimé du tout, mais même si je ne porte pas Angel dans mon coeur j’ai bien aimé suivre son histoire, parce que finalement si Angel n’avait pas un caractère de merde son parcours serait beaucoup plus fadasse, on ne suivrait qu’un auteur médiocre mais qui a quand même du succès et qui arrive à avoir la vie luxueuse dont elle rêvait et voila fin, là Angel étant bien perchée dans son genre l’histoire nous fait un effet plus particulier, personnellement j’étais perplexe, blasée et assez captivée par ce que vit Angel et je ne savais pas trop si je devais finalement l’apprécier ou pas et encore moins si je devais lui souhaiter de réussir ou tout l’inverse, mais en même temps j’avais vraiment envie de tourner les pages pour voir jusqu’où Angel irait dans son exubérance et si cela allait se retourner contre elle à un moment ou à un autre.
Et pour tout avouer même si Angel n’est pas un personnage agréable en soi, elle a une personnalité intéressante à sa façon, elle a tout les défauts possibles mais en même temps elle est forte, déterminée, fait ce dont elle a envie sans se préoccuper des commentaires, ne se laisse pas enfermer dans le rôle de la pauvre petite fille pauvre qui ne devrait rien espérer, vit ses passions aussi intensément que possible… Je ne peux pas prendre sa défense sur certaines choses, et je maintiens le fait qu’elle est à baffer par moments mais je préfère suivre une héroïne comme Angel qu’une héroïne qui serait toute gentille et complètement insipide, peu importe ce que je ressens pour un personnage (que ce soit de l’aversion ou de l’affection) je préférais toujours cela à un personnage qui ne m’inspire rien du tout !

Si en introduction je disais que certains points ne m’avaient pas charmée, ce n’est ni pour l’intrigue ni pour le personnage principal mais surtout pour la plume que je trouve plate et le rythme qui est assez inégal, la première ne m’a pas franchement permis de me retrouver projetée dans cette époque et dans cet endroit, et le second a fait que j’ai pu m’ennuyer (surtout dans la deuxième partie du roman) et j’ai même décroché plusieurs fois à cause des longueurs alors que l’histoire reste pourtant bonne.

Bref, c’est une lecture un peu particulière et assez cynique à cause de son héroïne et du portrait qui est fait d’elle, cela ne plaira pas forcément à tout le monde, ce n’est pas parfait et je ne suis pas sûre d’avoir envie de relire ce titre un jour mais j’ai globalement apprécié ce que j’y ai trouvé et j’attends de voir ce que je vais penser en revoyant le film.

 

Ma note : 3
Romance

L’amour caché de Charlotte Brontë – Jolien Janzing

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L'amour caché de
Charlotte Brontë
Jolien Janzing
Edition Archipoche,
2017
Traduit par Danièle
Momont
329 pages

Genre : Romance


 

Merci à
et aux éditions
archipoche
.
Résumé :
En 1842, Charlotte et Emily Brontë quittent leur Yorkshire natal pour parfaire leur français à Bruxelles.
D’un naturel enjoué et curieux, Charlotte rêve de conquérir sa liberté. Sur place, elle et sa sœur font connaissance de Claire Heger, la directrice du pensionnat qui les héberge, et de Constantin, son époux, qui y enseigne le français.
Charlotte voit en cet homme le symbole de l’intelligence et de la virilité. Ce maître, qui joue de son pouvoir sur ses jeunes élèves, devient vite l’objet de ses fantasmes, tant intellectuels, physiques que sentimentaux.
Le retour en Angleterre est rude, d’autant qu’avant son départ Constantin lui a avoué qu’il partageait ses sentiments. Charlotte n’aura dès lors qu’une idée : fuir et retourner à Bruxelles pour vivre sa passion, quitte à s’y consumer…
 
Mon avis :

Je louchais sur ce titre depuis sa parution car « Jane Eyre » est un de mes livres préférés et en savoir un peu plus sur son auteure, Charlotte Brontë, ne me déplaisait pas.
Mais finalement je n’ai aimé ni la façon dont elle est montrée, ni son histoire, ni la plume de Jolien Janzing, un vrai flop !

Deux des sœurs Brontë, Emily et Charlotte, quittent leur Angleterre natale pour se rendre en Belgique afin d’étudier le français. Hébergées dans une pension de jeunes filles, Emily a du mal à s’habituer à sa nouvelle vie Bruxelloise, contrairement à Charlotte qui s’y fait peu à peu et se rapproche au fur et à mesure de Constantin Héger, son professeur de français.
Parallèlement à cela, nous suivons aussi une jeune fille de 16 ans, Arcadie Claret, qui a gagné une place dans l’entourage du roi et a attiré l’attention de ce dernier…

Je vous préviens je ne vais pas juger le travail de recherche parce que je ne saurais vraiment pas dire s’il est bon ou si ce livre est un tissu de bêtises car je ne sais strictement rien sur la vie des sœurs Brontë ni d’ailleurs sur le contexte donc que ce soit l’histoire de Charlotte et Emily ou celle d’Arcadie avec le roi je me contenterai de parler de mon ressenti et j’éviterai de me prononcer sur la véracité historique !

Et là niveau ressenti on est sacrément dans la mouise vu que, comme je le disais, je n’ai rien aimé, pour commencer je ne vois vraiment pas l’intérêt de l’histoire d’Arcadie, c’est d’un ennui complet de bout en bout, elle coupe le récit de Charlotte Brontë car elle intervient n’importe quand et suivre une jeune fille qui devient peu à peu la maitresse d’un roi n’a rien de passionnant, je ne sais pas si l’auteure a ajouté cette partie pour essayer d’enrichir le roman, pour faire un parallèle entre Arcadie et Charlotte ou pour que nous voyons un peu plus le contexte de l’époque mais quelque ce soit l’idée c’est raté. Je ne vais pas dire que j’aurais aimé le livre sans cette partie mais si elle n’avait pas été présente j’aurais surement beaucoup moins peiné à finir ma lecture.

En ce qui concerne Charlotte si j’ai apprécié découvrir ses premiers moments à Bruxelles, l’ennui s’est également fait ressentir bien vite. C’est apparemment Constantin Héger qui a inspiré Mr. Rochester à Charlotte Brontë mais si je ne l’avais pas su je ne m’en serais vraiment pas rendu compte pendant ma lecture, là où Rochester est complexe, intéressant et charmant (enfin quand il le veut bien !), Constantin est fade, froid, ni attirant ni passionnant, il y a vraiment un fossé entre les deux personnages et du coup la romance entre lui et Charlotte manque cruellement de passion.
Cela dit Constantin n’est pas le seul a blâmer pour cela car Charlotte n’est pas non plus montrée sous son meilleur jour, les filles Brontë n’étaient probablement pas la joie de vivre incarnée mais de là à présenter Charlotte comme un glaçon cruel et plutôt stupide il y a une marge !
Et finalement l’histoire entre Constantin et Charlotte m’a déplu parce que ce n’est pas l’idée que je me fais d’un romance intense et heureuse c’est même plutôt le contraire où l’homme n’a pas grand chose pour lui et où la femme est soumise et assez pitoyable…

Et vu qu’en dehors de cela il n’y a rien à se mettre sous la dent; un comble pour une auteure en herbe dans un pays qu’elle ne connait pas et qui a du surement vivre d’autres choses que la rencontre avec Constantin; forcément je ne relève rien de positif dans l’intrigue !

Là où je ne suis pas déçue c’est par le caractère d’Emily Brontë qui correspond à ce que j’imaginais; sauvage, misanthrope, assez torturée, ce n’est pas le genre de fille que j’aimerais avoir pour copine mais elle a au moins le mérite de ne pas être insipide comme tous les autres personnages du livre !

Niveau plume je n’ai pas grand chose à en dire si ce n’est que l’auteure s’adresse parfois aux lecteurs et c’est plutôt énervant, habituellement je ne suis pas fan de ce type de narration parce que j’ai l’impression que cela me remet à ma place de lectrice et que cela m’empêche de vraiment vivre le récit, mais là cela n’a fait qu’ajouter à mon agacement vu que le reste n’était pas bon non plus.

Bref, j’ai passé un assez mauvais moment avec cette lecture, je n’ai pas aimé (et pas compris pour certains) les choix de l’auteure et j’aurais finalement dû rester dans mon ignorance vis à vis de Charlotte Brontë car ce que j’ai vu d’elle m’a déçue !

 

Ma note : 1-5

 

Jeunesse·Romance

La sélection, tome 3 : L’élue – Kiera Cass

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La sélection, Tome 3
: L'élue
Kiera Cass
Edition Robert Laffont, 
2014
337 pages
Traduit par Madeleine
Nasalik 


Genres : Jeunesse, 
Romance

 

Série : La sélection
1. La sélection
2. L'élite
3. L'élue
4. L'héritière
5. La couronne

 

Résumé :

La sélection prend un ultime tournant. Quant à America, sa vie à changée pour de bon. Et elle est décidée à se battre. Pour Maxon. Mais d’autres concurrentes se sont dangereusement rapprochées du prince. La seule solution: Riposter.

 

Mon avis :

Après un deuxième tome complètement inutile, voila enfin que les choses se bougent un peu le train, tout ce qui concerne la romance est toujours aussi insupportable, les personnages sont toujours aussi mal foutus, l’histoire est toujours aussi facile, mais au moins l’auteure fait enfin l’effort de mettre un peu d’action (et de sang) pour nous éviter d’avoir une intoxication à cause de toute cette guimauve !

C’est presque le grand jour (la grande semaine ? le grand mois ? Est-ce que quelqu’un a une idée de la temporalité dans cette saga ?!), la compétition va toucher à sa fin, Maxon va choisir sa future reine et son cœur est toujours aussi partagé entre les 5 dernières concurrentes (parce qu’il faut bien faire durer le suspense) et America qui jusque là a jonglé entre lui et Aspen n’est peut-être plus la favorite…
De leur côté, les rebelles poursuivent leurs attaques contre le palais…

Eh bien il était temps ! Cette saleté de concours est enfin fini et son dénouement (qu’on voyait venir à des kilomètres parce qu’on n’est pas des nouilles !) est connu, l’ennui, les épreuves débiles (mon Dieu, déjeuner avec la famille royale, quel stress, je me demande comment America a évité un ulcère !), les manigances à deux balles et le jeu du chat et de la souris entre America et Maxon vont maintenant s’arrêter, en tout cas si cette fin m’a laissée bien indifférente j’ai été plus que soulagée de pouvoir refermer ce premier cycle de la série et passer à autre chose !
Le triangle amoureux atteint des sommets de niaiserie dans ce tome, America passe son temps à se questionner sur Maxon, puis sur Aspen, elle conclut en « J’aime Machin » et le lendemain elle se demande « Est ce que j’aime vraiment Machin ? » au bout d’un moment je crois qu’elle s’emmerde tellement dans ce concours qu’elle cherche juste à s’inventer des problèmes et à faire sa drama queen, en tout cas c’est pénible de la voir toujours agir comme une girouette, même chose pour les deux garçons d’ailleurs, c’est quand même dingue ce talent qu’ils ont tous les trois pour changer leurs sentiments en un clin d’œil (ou alors c’est l’auteure qui est nulle pour faire des personnages qui soient un tant soit peu crédibles niveau psychologie, je ne sais pô !), la seule chose ayant changé est que Maxon qui était complètement fadasse jusque là se met à avoir des réflexions de salaud de temps en temps, pas très charmant ce prince !

Je pense que vous aurez compris avec mon intro que niveau histoire c’est désastreux, mais je dois dire que je ne serai pas totalement sévère parce que ce qui concerne les rebelles il y a au moins eu le mérite d’éveiller un peu ma curiosité, on sait enfin ce qu’ils veulent, ils passent vraiment à l’action (et ont enfin compris que casser la vaisselle n’avance à rien, il était temps !) et la famille royale s’occupe enfin de cette affaire, tout ne trouve pas sa réponse, c’est aussi superficiel que le reste et cela se finit de façon prévisible et facile mais au moins cela permet de voir un peu autre chose que ce stupide concours où les interactions complètement pétées entre Maxon et America.
Parce que clairement, l’auteure n’aura jamais réussi à rendre cette partie là intéressante, c’est toujours la même chose, trois tomes qu’on se coltine les plans vicieux (et foireux) des personnages, America qui s’y oppose et par conséquence s’attire des ennuis (ne pas être soumise c’est bien, mais ne pas foncer tête baissée dans le mur c’est bien aussi !), du coup c’est juste lassant, même en lisant une seule ligne par page on ne risque pas de manquer quelque chose d’important tellement c’est plat et déjà vu !

Je ne sais pas trop si je lirai la suite, je veux bien être bon public mais au bout d’un moment quand on a une histoire fleur bleue à en crever alors qu’il y a de quoi offrir un univers un poil plus riche et intéressant, et surtout une héroïne aussi vide (outre ses « sentiments amoureux » qu’on ne ressent pas, il y a aussi plein d’autres passages dans le livre où on se demande vraiment si cette fille ressent des émotions ou si ce n’est qu’une sociopathe), c’est lourd. L’ensemble aura vraiment manqué de développement, de maturité et d’âme en fait, même en lisant cette série en ayant seulement deux neurones réveillés tous les défauts sautent aux yeux et seul le fait que le bouquin soit fluide et fasse passer le temps me permet de ne pas être trop sèche avec ma note, c’est dire si je n’y trouve pas grand chose de positif !

 

Ma note : 2-5
Jeunesse·Romance

La sélection, tome 2 : L’élite – Kiera Cass

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La sélection, Tome 2 :
L'élite
Kiera Cass
Édition Robert Laffont, 
2013
Traduit par Madeleine
Nasalik

Genres : Jeunesse, romance

 

Série : La sélection

1. La sélection
2. L'élite
3. L'élue
4. L'héritière
5. La couronne

 

Résumé :

La Sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d’enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie…

 

Mon avis :

Même si j’avais trouvé pas mal de défauts dans le premier tome et qu’habituellement c’est le genre de lecture qui m’agace j’avais été assez gentille dans ma chronique car j’avais malgré tout passé un bon moment, je serai peut-être un peu plus critique avec ce second tome !

La sélection se poursuit et le nombre de candidates a maintenant beaucoup diminué, America n’ayant plus que 5 rivales. Les « épreuves » continuent pour voir laquelle des prétendantes serait la meilleure reine et le reste du temps est partagé entre rendez-vous avec le prince Maxon et les attaques rebelles. America de son côté est toujours autant tiraillée entre ses sentiments naissants pour Maxon et son ancienne romance avec Aspen…

Bon il faut dire ce qui est, je trouve que ce tome ne sert pas à grand chose en fait, la seule raison qui me pousse à mettre une note moyenne est que c’est le genre de lecture qu’on lit avec le cerveau éteint parce que c’est mauvais mais distrayant, l’intrigue est en grande partie une repompe du premier tome, les personnages sont toujours aussi fades et le côté dystopie est toujours aussi inexistant.
Le concours continue et j’avoue que j’aimerai bien qu’il se finisse vite (de toute façon on sait comment il va se terminer alors autant abréger !) parce que les pseudo épreuves (préparer une soirée, quel challenge insurmontable, dit donc…)(j’ai déjà eu des entretiens d’embauches avec des tests bien plus hard) (mais bon ce n’était pas des entretiens pour être reine vous me direz !) et les magouilles minables de la garce de service ne m’amusent pas des masses et je préférais vraiment qu’on s’intéresse plus aux rebelles, enfin pour cela il faudrait des rebelles un peu mieux organisés et un peu moins cons ! Parce que là on ne peut pas dire qu’ils soient très effrayants, à par buter une domestique qui traine dans le coin (pourquoi d’ailleurs ? Elle vous a rien fait cette pauvre dame) et péter la vaisselle, on ne peut pas dire qu’ils terrorisent le palais, dans le genre rébellion en carton on ne fait pas mieux… Ce n’est pas de cette façon que la monarchie et les castes vont être en danger je pense et je ne sais pas ce que l’auteure compte bricoler avec ça, mais j’ai l’impression qu’on va droit dans le mur !

Niveau romance, c’est tout aussi médiocre, America change d’avis toutes les deux pages, un coup Maxon, un coup Aspen (aaaaah les hormones !), c’est pénible et on se demande comment on est censés avoir des papillons dans le ventre en suivant ce triangle amoureux vu que c’est plat et bancal, les interactions entre eux sont bateaux et vu que séparément les personnages n’ont déjà rien d’attachant, ensemble cela ne donne rien de plus ! Et franchement à la place des garçons j’aurais déjà envoyé bouler cette girouette d’America, je ne sais pas si c’est de la patience ou juste de la stupidité mais Maxon et Aspen ont l’air d’apprécier leur rôle de carpette pour le moment !

Bref, l’ensemble n’est pas brillant, c’est tout juste passable parce qu’avec cette série je sais à quoi m’attendre et quand je démarre un tome c’est vraiment pour passer le temps ou parce que je suis trop crevée pour lire quelque chose de plus intelligent, du coup je lirai la suite rien que pour cela parce que je ne m’attends pas à des merveilles dans les prochains tomes !

 

Ma note : 2-5
Drame·Romance

Carol – Patricia Highsmith

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Carol
Patricia Highsmith
Edition Le livre de poche, 
1990
Traduit par Emmanuelle de
Lesseps
315 pages


Genres : Drame, Romance

 

 

Résumé :

À New York, Thérèse, une jeune décoratrice de théâtre qui ne trouve pas de travail, accepte un emploi à Frankenberg, un magasin de vêtements. Une autre employée, Mme Robichek, tente de la séduire, mais Thérèse sombre dans une sorte de torpeur.

Le compagnon de Thérèse, Richard, lui fait rencontre Phil, qui peut l’aider à trouver un emploi dans le théâtre. Cependant, lors de son travail au magasin, apparaît une grande femme blonde en manteau de fourrure. La cliente lui achète une poupée pour sa fille. Thérèse ne peut l’oublier et lui envoie une carte avec son numéro de service. La cliente téléphone au magasin pour la remercier et lui propose de prendre un verre ensemble pour le lendemain.

Thérèse fait ainsi la connaissance de Carol, une femme mariée en instance de divorce. Elles découvrent leurs sentiments réciproques, mais Carol craint que son mari ne se serve de leur relation pour lui retirer la garde de leur enfant.

 

Mon avis : 

J’ai découvert ce livre après avoir vu la bande-annonce de l’adaptation, je comptais aller la voir mais je l’ai loupée et vu que j’avais le temps je me suis attardée sur le texte, qui m’a finalement largement déçue et dont je ne sais pas trop quoi dire, donc ma chronique sera surement assez courte…

affich_33005_1Pendant une journée de travail banale et ennuyeuse Thérèse rencontre Carol qui va la fasciner et la séduire bien vite, les deux femmes se rapprochent de plus en plus et vont entamer une relation amoureuse qui va être contrariée, notamment par le mari de Carol qui ne va pas hésiter à la faire chanter pour l’empêcher de partir.

Avant de commencer ma lecture, je m’attendais à une histoire d’amour compliquée (car « interdite ») mais passionnelle et touchante, et cela a finalement été difficile d’être émue par quoi que ce soit tant j’ai trouvé l’atmosphère du livre austère, triste et pesante.
Si encore l’ambiance du livre était froide mais que les scènes entre Thérèse et Carol étaient plus chaleureuses, comme un cocon, cela m’aurait plus emballée en plus d’être cohérent avec ce que Thérèse éprouve mais je ne l’ai pas ressenti de cette façon, ces scènes sont aussi fades et plates que le reste du bouquin, je n’ai senti aucune électricité entre les deux femmes et leur amour naissant ne m’a fait ni chaud ni froid ensuite.
Du coup vu que le livre se concentre avant tout sur leur histoire je me suis ennuyée ferme et ce n’est pas le chantage du mari de Carol qui apporte du piment, au contraire je trouve que cela plombe encore plus l’intrigue parce que cela ne m’a vraiment pas intéressée, c’est non seulement longuet mais en plus comme je n’étais pas attachée à la romance je me fichais vraiment de savoir si Carol et Thérèse pourraient rester ensemble ou pas…

L’histoire d’amour ne m’a rien inspirée mais les deux héroïnes individuellement non plus d’ailleurs, je ne me suis pas prise d’affection pour elles, Thérèse parce que je l’ai trouvé trop passive et Carol parce qu’elle est vue de façon si parfaite par Thérèse qu’elle m’a semblé trop lointaine pour que je m’attache à elle.

En fait je me demande si la plume n’a pas influencé mon avis sur tout le bouquin, si je n’avais pas trouvé l’atmosphère aussi tristoune j’aurais peut-être été plus ouverte au reste ou au moins je n’aurais pas trouvé le temps aussi long, mais rien n’est sur…

Bref, je ne suis vraiment pas emballée par cette découverte, le livre avait du potentiel mais je n’ai vraiment pas adhéré au style et aux personnages et l’histoire m’a assommée, ne reste plus qu’à voir le film qui j’espère sera moins terne et plus touchant.

Ma note1
Jeunesse·Romance

La sélection, tome 1 – Kiera Cass

La sélection, tome 1
Kiera Cass
Édition Robert Laffont,
2012
Traduit par Madeleine Nasalik
  343 pages


Genre(s) : Jeunesse, Romance
 
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Série : La sélection

1. La sélection
2. L'élite
3. L'élue
4. L'héritière
5. La couronne 
Résumé :  .

35 candidates. 1 couronne. La compétition de leur vie.
Quand la dystopie rencontre le conte de fées !

Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne…
Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d’Illeá, la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d’office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu’elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles…
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés : l’existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu’elle n’aurait jamais osé imaginer ?

.  .

Mon avis :   .

Cela fait plusieurs années que ce premier tome est sorti et presque autant de temps qu’il est sur ma wish-list, entre les avis dithyrambiques et ceux plus froids je n’étais pas motivée à commencer ma lecture, il aura fallu attendre un jour ennuyeux où j’étais dans un état de zombification avancé et que je cherchais un livre très léger pour que je m’y mette…

Suite à un micmac économique et géographique, les Etats-Unis sont devenus une monarchie baptisée Illéa où la population est partagée en six castes, de la première (la famille royale) à la sixième (les plus miséreux).
L’héroïne de ce premier tome qui s’appelle America, a 16 ans et fait partie de la cinquième classe sociale (les artistes) et est amoureuse de Aspen, un membre de la sixième. Leur romance est interdite et ils la vivent en secret en attendant de pouvoir vivre ensemble et se marier quand ils auront suffisamment d’argent pour le faire.
Mais à ce moment là Maxon, le prince, est forcé par sa famille de trouver sa future épouse et reine, et une télé-réalité est lancée pour la trouver, toutes les jeunes filles du royaume espèrent gagner la couronne pour se sortir d’une situation plus ou moins précaire, à l’exception d’America qui accepte finalement de participer au concours pour satisfaire sa famille et qui ne s’attend pas du tout à être retenue et qui va pourtant faire partie des 35 prétendantes du prince…

J’avoue qu’en commençant la première page je m’attendais à quelque chose de très bête et de très niais et je me préparais à écrire une chronique assassine dessus, mais finalement même s’il y a beaucoup à en redire, il faut avouer que je n’ai pas trouvé cette lecture désagréable, au point de vouloir lire la suite, pour connaître le futur de l’héroïne mais surtout pour savoir si le côté dystopique va être accentué, à voir !
Pour le moment cette série est très légère niveau science-fiction, c’est évoqué rapidement mais les conséquences de cette monarchie (une sorte de révolte) ont au moins leur petite place dans ce premier tome et j’espère que cela mènera quelque part, par contre honnêtement je n’espère aucune réponse quand à l’origine de la monarchie, des castes sociales, de la chute des Etats-Unis… On a déjà vu plusieurs auteurs de dystopies jeunesse qui sont infoutues de creuser leur univers donc là je n’attends rien, ce sera plus simple !

Bref, ce tome d’introduction se concentre avant tout sur America, un peu sur sa vie avant le jeu où on la voit surtout faire des projets avec Aspen et essayer de l’aider en lui donnant de la nourriture (vu qu’il fait parti de la castre qui crève de faim) (ce qui ne l’empêche pas d’avoir sa fierté mal placée et de se comporter comme un petit macho de base parce qu’il trouve cela intolérable que sa petite-amie apporte à manger) (bon bin crève avec ton ingratitude alors !), c’est la partie à laquelle j’ai le moins accroché, parce que Aspen m’a barbée et vu qu’il apparaît dans pas mal de scènes et que dans le reste America ne pense qu’à lui ou presque, forcément j’avais hâte qu’on passe à la suite, c’est à dire les premiers pas de l’héroïne parmi les prétendantes du prince, et sa rencontre avec ce dernier, certaines choses sont évidentes mais j’ai assez apprécié la relation entre les deux, America fait office de confidente et de guide et en échange le prince la garde dans le jeu pour qu’elle puisse profiter de cette vie sans privation, on sent venir le triangle amoureux (à mon grand regret) mais j’ai apprécié leur complicité, même si séparément les deux personnages ne sont pas spécialement attachants, ensemble cela fonctionne.

Par contre si l’histoire est mignonne elle est tout de même bien simplette, l’aspect télé-réalité n’est pas franchement mis en avant, on a même tendance à l’oublier par moments, je m’attendais à un peu plus de mise en scène, un peu plus de coups bas entre les candidates, sans aller jusqu’au malsain faire en sorte que cette télé-réalité fictive ressemble à celles que nous pouvons connaître dans la réalité n’aurait pas été de trop, et puis malgré l’enjeu les candidates sont un peu trop gentilles, excepté la garce de service on croirait que les autres sont en colo entre copines, je pense que l’auteure voulait avant tout s’attarder sur l’amitié / début de romance entre America et Maxon mais un peu de manipulation et d’hypocrisie entre les filles aurait rajouter un peu de sel à l’ensemble !

Je ne sais pas si le fait d’avoir lu ce premier tome avec des heures de sommeil en manque dans les pattounes a joué, mais j’ai laissé mes critiques de côté pendant ma lecture et j’ai suffisamment accroché pour lire le bouquin d’une traite, je n’ai pas encore pris le temps de me pencher sur le tome 2 et je suis sure que j’aurai encore beaucoup de défauts à relever, mais des fois une histoire vraiment pas sérieuse et simpliste avec un style très fluide a au moins le mérite de faire passer un bon moment, et franchement je n’en demande pas plus avec cette série !

Ma note : 2-5
Historique·Romance

La rose des Tudor, tome 1 : L’héritière des Romanov – Susan Wiggs

La rose des Tudor, tome 1 : 
L’héritière des Romanov
Susan Wiggs
Édition Harlequin, 2010
Traduit par Marie-José 
Lamorlette
  471 pages

Genre(s) : Historique, Romance
 
 .

Série : La rose des Tudor
1. L'héritière des Romanov
2. Les amants rebelles
3. Sous l'emprise du destin.
Résumé :  .

Issue d’une famille princière de Russie, Juliana Romanov a vu les siens se faire massacrer par les boyards qui se sont emparés du pouvoir. Sauvée et recueillie par des gitans, elle a survécu et ne songe depuis qu’à punir les assassins. L’heure viendra, elle le sait, où elle pourra venger les siens.

En attendant, réfugiée en Angleterre, elle partage l’indigence de ses compagnons de fortune, vivant de charité et de larcins. Jusqu’au jour où, prise en flagrant délit de vol au cours d’une partie de chasse royale, Juliana est arrêtée. Dès lors, elle se croit condamnée à mort. Pourtant, au lieu de la peine capitale, Le roi Henri VIII prononce un jugement inattendu : elle devra épouser Stephen de Lacey, baron de Wimberleigh.

Une aubaine pour Juliana ? Hélas non, car ce mariage s’avère être le pire des châtiments. En effet, Stephen, auquel le roi a voulu imposer une union dégradante, semble décidé à reporter sur elle sa haine et sa fureur…
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Mon avis :   .

Après avoir regardé un documentaire sur la Tour de Londres j’ai eu très envie de retrouver la période des Tudor, j’avais le choix entre « Deux sœurs pour un roi » et « La rose des Tudor » et j’ai finalement opté pour ce dernier (surtout parce qu’il était plus court), mauvaise pioche !

Juliana est une princesse qui a du fuir la Russie suite au massacre de sa famille, elle trouve refuge en Angleterre au sein d’une bande de gitans et passe cinq ans avec eux vivant comme elle peut en volant en attendant de pouvoir venger ses proches, jusqu’au jour où elle tente de dérober le cheval d’un noble et qu’elle se fait attraper au moment où Henry VIII passe par là, et vu que ce dernier est un gros c… hum un petit fripon, plutôt que de faire exécuter la jeune femme il préfère l’obliger à épouser le lord qu’elle tentait de voler !

Si vous comptez lire ce titre parce que comme moi vous aimez la période des Tudor, fuyez ! Henry VIII apparaît donc dans quelques scènes, parfois accompagné de Thomas Cromwell, et est rapidement évoqué le fait qu’il a divorcé de Catherine D’Aragon, qu’il a amoureusement décapité Anne Boleyn et que sa troisième femme Jane Seymour est morte en donnant naissance à leur rejeton, à par cela il n’y a rien à se mettre sous la dent, l’histoire pourrait se dérouler dans n’importe quel pays, à n’importe quelle époque ce serait pratiquement pareil, le contexte historique n’est pas ce sur quoi on se concentre.
Tout comme l’histoire de Juliana d’ailleurs, la mort de sa famille est ce qui lance l’histoire elle veut savoir qui en est responsable, elle réclame justice et une fois mariée à son baron, tout cela est passé sous silence jusqu’à la fin du bouquin où vite, vite, vite il n’y a plus le temps, il faut que le meurtrier déboule et qu’on sache pourquoi il a fait cela, autant dire que c’est expéditif.
Finalement ce premier tome n’est qu’une romance toute bête et il ne faut pas espérer d’histoire plus profonde, alors je ne dis pas que j’ai horreur des romances, je ne dis pas non plus que je déteste celles où les deux personnages jouent au jeu du chat et de la souris ou bien se détestent au départ car ils ont une fausse l’image l’un de l’autre puis finissent par s’aimer, cela m’arrive d’être attendrie voir émue par une histoire d’amour mais j’ai trouvé celle de ce livre tellement mal foutue et basée sur du vent que l’exaspération s’est faite ressentir du début à la fin.
J’en ai franchement assez des auteurs qui construisent leurs romances sur l’attirance physique, les deux personnages se plaisent sans rien savoir l’un sur l’autre ? Alors qu’ils couchent ensemble mais qu’on ne parle pas d’amour véritable, au bout d’un moment pour que ce soit touchant il faut voir l’évolution des sentiments, que les personnages apprennent à se connaître, qu’il y ait de la complicité, du respect, et tout ce qu’on peut trouver dans un vrai couple, pas de donner un petit coup de baguette magique en ayant l’air de dire « c’est le coup de foudre, ils sont faits l’un pour l’autre, cherche pas, et t’as intérêt à t’y faire ma cocotte », bin non je ne m’y ferai pas, je veux une vraie belle histoire, pas cette daube !

Cela dit, pris en couple les personnages sont mauvais mais individuellement aussi.
Stephen est vraiment barbant, dès qu’il commence à craquer pour Juliana il se répète qu’il ne faut pas et se comporte comme un porc avec elle mais en même temps il est tellement attiré, mais il ne faut pas…., au bout d’un moment j’en avais ma claque de ses changements d’humeur et de son comportement d’adolescent débile torturé par ses hormones mais incapable d’aligner trois mots pour débloquer la situation.
Quand à Juliana je ne serai pas plus indulgente, elle est présentée comme une femme forte mais une fois qu’elle commence à se rapprocher de Stephen elle devient assez gourde et oublie bien vite son but initial, à savoir venger sa famille, au point où je me demandais si l’auteur n’avait pas tout simplement abandonné l’idée pour se concentrer sur la romance, et vu la rapidité du dénouement je le pense encore plus !

Bref, je ne suis pas enthousiaste et pas conséquent pas gentille du tout dans cette chronique, le seul « compliment » que je puisse faire est que les pages se tournent vite parce que c’est très fluide, même en étant blasée, frustrée et déçue j’ai terminé cette lecture en une journée à peine (bon j’ai sauté des pages je l’avoue, vu que l’excès de guimauve est mauvais pour ma santé mentale)
J’ai sûrement été un peu idiote en attendant plus qu’une histoire sentimentale alors que c’est une série publiée chez Harlequin mais c’est franchement dommage de placer une intrigue dans une période si intéressante et de ne pas s’en servir…

 
Ma note : 1-5
 
Bande-dessinée·Romance

Le bleu est une couleur chaude – Julie Maroh


Le bleu est ma couleur
Julie Maroh
Édition Glénat, 
2010
152 pages

Genre(s) : Bande-dessinée, 
Romance


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Résumé :  .
Clémentine, étudiante, rencontre Emma, avec qui elle va vivre une passion amoureuse en dépit des préjugés et du conformisme. Un one-shot fleur-bleue qui traite de façon romantique le thème de l’homosexualité féminine et ses tabous.
Mon avis :
Je n’ai jamais eu très envie de voir « La vie d’Adèle » qui est l’adaptation de cette BD, déjà le casting ne m’emballe pas et je suis sure que beaucoup de choses vont me chagriner, voir me vriller sévèrement les nerfs, quand je le verrai (parce que je finirai par le faire malgré le manque d’envie), au contraire la version papier m’inspirait plus et des connaissances non-hétéros l’ayant conseillé, j’ai foncé !

Clémentine a tout juste 16 ans lorsqu’elle croise dans la rue une jeune fille aux cheveux bleus, si elle ne s’était jamais questionnée sur son orientation sexuelle jusqu’à maintenant elle commence à s’inquiéter de penser autant à cette jeune fille et même de rêver d’elle la rejoignant dans son lit…

Si je me suis fiée aux avis de non-hétéros sur cette BD ce n’est pas pour rien (et pas parce que je déteste les hétéros, rien à voir, je déteste tous les humains peu importe leur sexualité !), avant de m’attaquer à une histoire où une romance entre deux personnages du même sexe intervient j’ai toujours peur d’y retrouver des clichés voir dans le pire des cas de l’homophobie sous-jacente et donc que cette BD ait « l’approbation » de non-hétéros me rassurait, et je confirme que Julie Maroh n’a fait aucun faux pas à ce niveau.

Clémentine est à un âge où on se cherche beaucoup sur à peu près tous les sujets et où on peut aussi se demander par qui on est attiré, si pour certains la découverte de leur orientation sexuelle se passe sans problème pour d’autres la situation est plus compliquée, cela peut-être difficile à encaisser pour eux et pour ne pas aider l’entourage peut être hostile et blessant et du coup tout cela va être vécu par Clémentine qui est largement mal à l’aise à l’idée d’être attirée par une autre fille et va prendre certaines décisions idiotes mais qu’on peut comprendre vu son état d’esprit et qui va souffrir à cause de l’homophobie de certains membres de son entourage, son père en tête, c’est loin d’être toujours joyeux mais Clémentine traverse une période délicate que l’auteure a bien traitée, que ce soit pendant le questionnement du personnage, ses doutes, ses peurs et finalement l’acceptation de ce qu’elle est, on ne tombe jamais dans le mélo, on ne passe jamais à côté du sujet, ce n’est pas non plus racoleur pendant les deux ou trois scènes de sexe (ce que je crains du film), Clémentine elle même peut être agaçante par moment mais son parcours et tous les messages qu’il peut faire passer valent le coup d’œil.

Niveau dessins, le coup de crayon est assez joli, je suis peut-être moins fan des couleurs j’aurais aimé un peu plus de peps à certains moments, mais en même temps ce qui ressort le plus finalement ce sont les cheveux bleus d’Emma, elle illumine les cases où elle est présente et du coup cela peut aussi donner l’impression qu’elle illumine la vie de Clémentine, donc le petit manque de couleurs n’est pas vraiment un défaut en soi grâce à cela.
Bref, certains résumés qualifient cette histoire de « fleur bleue » et je ne suis pas d’accord, ce n’est pas niais, c’est juste et c’est vrai, c’est touchant et on peut se reconnaître dans le personnage, mais je suppose que le terme « fleur bleue » a été lâché juste parce que ce sont deux filles donc forcement cela doit être nian-nian, si cela avait été deux hommes on aurait sûrement fait référence à une histoire pleine de testostérone ou je ne sais quelle autre bêtise et non seulement c’est stupide mais c’est aussi très réducteur, « Le bleu est une couleur chaude » est non seulement une jolie romance où tout n’est pas rose, où les deux personnages peuvent vraiment se faire mal mais qui est aussi chargée d’amour et de tendresse, mais aussi le portrait d’un personnage qui peut nous parler et nous émouvoir qu’on soit passé par les mêmes phases ou pas, qui peut être instructif pour les non-concernés et donner un peu d’optimisme à ceux qui sont en plein dedans en ce moment…
Ma note : 4
Romance

Le parfum des sentiments – Cristina Caboni

Le parfum des sentiments 
Cristina Caboni
Édition Les presses de 
la cité, 2016
Traduit par Nathalie Castagné
 480 pages

   Genre(s) : Romance
 
 
 
Merci à
et aux éditions 
http://www.pressesdelacite.com/

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Résumé :.
Elena, 26 ans, surprend son petit ami avec une autre dans la cuisine du restaurant. Elle change de vie, s’installe à Paris où elle est recrutée chez un parfumeur. Elle rencontre le mystérieux Cail McMLean…

Mon avis :

En choisissant ce titre dans la liste de la dernière Masse Critique j’avais pas mal d’attentes, appréciant beaucoup l’univers du parfum.
Mais entre le monde de la parfumerie qui a été utilisé de façon bâclée, l’histoire mièvre et les personnages fades, presque rien dans cette lecture n’a réussi à me séduire.

Elena descend d’une lignée de femmes très talentueuses dans la création de parfums, et ses jeunes années aux côtés de sa grand-mère ont été consacrées à développer son don, mais entre ce travail acharné et sa mère qui ne s’est pratiquement pas occupée d’elle, son enfance a été malheureuse, par conséquence Elena voudrait rejeter tout ce qui touche aux parfums, jusqu’à ce que finalement elle quitte Florence et son petit ami infidèle pour partir vivre à Paris et qu’elle commence un nouveau travail chez un grand parfumeur.

Comme je le disais, l’univers du parfum me plaît, même si je connais très peu de choses sur son histoire, sur la façon de créer les fragrances et que je serai bien incapable de citer les grands noms, le sujet m’intéresse et je suis toujours contente d’en apprendre plus dessus, mais ce n’est pas avec ce livre que cela a été le cas.
En fin de compte toute cette partie est reléguée très vite au second plan, même si Elena a un sens olfactif plus développé que la moyenne, qu’elle a un don pour traduire les émotions en parfums et qu’une vieille histoire de famille concernant une mystérieuse recette de fragrance aurait pu rendre le livre prenant, c’est la romance qui occupe la majorité du texte, je n’ai rien contre le fait que le personnage principal cherche à se reconstruire, au contraire c’est ce qui peut créer l’empathie avec le lecteur et dans mon cas cela a plutôt bien fonctionné par moments, je n’ai rien non plus contre une jolie petite histoire d’amour tant qu’elle est bien dosée, en gros qu’elle ne soit pas envahissante et qu’elle ne suinte pas la guimauve, malheureusement c’est ce qui finit par arriver ici, Elena et Cail se rencontrent, il y a une sorte d’attirance immédiate et les choses vont très vite entre eux mais je n’ai pas franchement cru à leur romance, de manière générale les couples qui se font de grandes déclarations d’amour au bout de dix minutes et sont convaincus de finir leurs jours ensemble alors que cela fait trois jours qu’ils sont ensemble ne m’emballent pas du tout et même si Elena et Cail n’atteignent pas ce niveau il n’en faudrait pas beaucoup pour s’en approcher je pense, je me doute que cela plait à d’autres mais en tant que cynique absolument pas fleur bleue ce type de romance bien trop niaise ne peut pas me faire fondre. Surtout que le coup de l’homme pas très loquace et un poil énigmatique du point de vue de l’héroïne est vu et revu, et dans le genre gonflant, ce n’est pas mal !
Qui plus est j’aurais sans doute plus accroché au livre si Elena avait vraiment eu le temps de refaire sa vie avant de se lancer dans une nouvelle relation, finalement je trouve le personnage assez passif, elle se repose beaucoup sur les autres, que ce soit sa meilleure amie ou Cail et cela m’agace encore plus venant d’une héroïne qui veut reprendre sa vie en main.

Pour revenir à l’histoire, deux semaines après ma lecture je dois dire qu’il ne m’en reste pas grand souvenir et cela ne m’étonnerait pas si elle se fait complètement oublier d’ici quelques mois.
En laissant de côté la partie romantique du livre, le reste est assez attendu, l’histoire est assez facile et les évènements sont prévisibles, Elena ne rencontre pas franchement d’embûches que ce soit dans sa nouvelle vie ou dans sa quête de la recette de la création parfaite de son aïeule et honnêtement en voyant que tout se résolvait aussi simplement mon intérêt ne faisait que s’effilocher au fil des pages jusqu’à être perplexe dans les dernières pages et un peu blasée d’avoir perdu quelques heures à lire des centaines de pages pour en arriver là !
Je reconnais par contre que j’ai apprécié découvrir l’enfance d’Elena qui n’est pas rose, mais voir un enfant morfler est mon péché mignon, non plus sérieusement cette partie là m’a touchée que ce soit quand sa grand-mère la fait travailler jusqu’à l’épuisement, lors du semi-abandon de sa mère ou quand son beau-père la repousse violemment.
Mais cela ne fait pas oublier l’histoire du parfum qu’Elena recherche qui est trop superficielle, j’aurai aimé que ce soit le cœur du livre, cela méritait un vrai développement et non pas quelques évocations et un dénouement en trois pages !

Encore une fois je me sens bien seule au milieu de toutes les chroniques positives et j’aurais aimé en écrire une à mon tour mais je ne vois pas grand chose à sauver dans cette lecture, c’est bien trop mielleux pour moi et les histoires cousues de fil blanc du début à la fin finissent par me donner des boutons, les rares bons points que j’ai pu trouver ne rattrapent pas une intrigue bancale et parfois bien vide.
Merci tout de même à Babelio et aux éditions Presses de la cité pour cette découverte.

Ma note : 1-5 
Romance

Le secret des fleurs, tome 1 : Le dahlia bleu – Nora Roberts

Le secret des fleurs, Tome 1 : 
Le dahlia bleu
  Nora Roberts
 Édition J'ai lu, 
2008
Traduit par Sophie Pertus
413 pages 

Genre(s) : Romance

Série : Le secret des fleurs

1. Le Dahlia bleu
2. La rose noire
3. Le lys pourpre.
Résumé :.
Jeune veuve, Stella Rothchild revient à Memphis avec ses deux petits garçons. Engagée par Roz Harper qui veut réorganiser sa jardinerie de luxe, Stella tombe vite sous le charme de cette splendide propriété dans le plus pur style sudiste. Seule ombre au tableau : sa relation orageuse avec le paysagiste Logan Kitridge. Elle le juge désorganisé, il la prend pour une paperassière. Néanmoins, petit à petit, chacun admet la compétence de l’autre. Un respect mutuel fleurit, puis c’est l’amour qui éclot entre eux. Stella s’épanouit dans sa nouvelle vie. Mais, une nuit, elle entend chanter dans la chambre des enfants. Le fantôme de Harper House ne serait donc pas une légende ? Car comment expliquer cette voix douloureuse qui la met en garde contre le mystérieux dahlia bleu ?
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 Mon avis :.

Pour commencer l’année je voulais une lecture toute douce sans que cela soit niais et « Le dahlia bleu » est le premier à m’être tombé sous la main, je n’avais jamais lu l’auteure et je ne savais pas trop à quoi m’attendre mais j’ai tenté le coup, et on peut dire que je commence bien 2016 parce que c’est une première… déception !

Trois ans après avoir perdu son mari, Stella décide de partir avec ses deux fils pour refaire sa vie à Memphis. Elle est vite engagée par Roz, propriétaire d’une pépinière, et pose ses valises chez elle avant de découvrir que cette maison abrite quelques secrets et même un fantôme !
Mais cette histoire n’est qu’au second plan, « Le dahlia bleu » s’attarde avant tout sur la nouvelle vie de Stella et sa rencontre avec son collègue Logan qui l’a rend chèvre au départ mais qui va se rapprocher d’elle par la suite…

En ouvrant ce livre ce que j’espérais le plus c’était de trouver une atmosphère réconfortante, les thèmes du « Dahlia bleu » me faisaient penser aux livres « Amour & autres enchantements » et « Le langage secrets des fleurs », deux titres dont les ambiances m’avaient bercée et m’avaient fait me sentir bien mais « Le dahlia bleu » m’a laissée froide, je ne sais pas si cela vient de la plume de l’auteure ou de la traduction mais cela ne fonctionne pas, je n’ai pas trouvé le cocon dans lequel je voulais me plonger, Nora Roberts n’a pas réussi à créer quelque chose d’apaisant et pourtant vu le cadre, dans cette petite ville et en particulier au milieu de toute cette nature, de toutes ces fleurs c’était largement faisable.

En dehors de l’atmosphère j’avais aussi quelques attentes concernant cette histoire de fantôme et encore une fois je n’ai pas eu ce que je souhaitais, le côté surnaturel du livre n’est qu’esquissé, on ne sait rien sur l’esprit à par que c’est une femme et qu’elle est à priori bienveillante avec les enfants, ce premier tome fait tout de même 400 pages et les informations sur elle sont bien maigres, ce qui a le don de m’agacer, même sans espérer une intrigue transcendante il y avait le temps et les moyens de faire une histoire qui aurait pu apporter au moins un peu d’intérêt à ce premier tome, là cela donne plutôt l’impression d’avoir été ajouté par l’auteure sans qu’elle sache vraiment quoi en faire ou pire qu’elle nous prenne pour des truffes et qu’elle ait intégré ce fantôme juste pour nous pousser à lire la suite… Merci mais non merci !

En fait l’histoire me fait vraiment penser à un téléfilm pourri et atrocement niais qu’on peut voir l’après-midi à la télé, tout tourne autour de la romance qui n’a aucun charme, qui est bien sur prévisible du début à la fin, et qui est en plus bien gonflante avec cette manie qu’a Logan de décider pour Stella, les personnages sont lisses au possible, en gros ils sont tous d’une extrême gentillesse sauf Logan qui a l’air bougon mais en fait il a un gros coeur plein d’amour qui ne demande qu’à être découvert sous cette carapace de muscles (pfff), et voila on a fait le tour de leur personnalité, ils sont gentils, ils sont serviables, ils sont souriants et c’est tout, les personnages ne sont pas creusés, n’ont aucun caractère, ont l’air d’être tout droit sortis de l’univers de « La petite maison dans la prairie » tellement ils sont fades, des protagonistes pareils sont vus et revus et devoir les suivre une énième fois pendant plusieurs centaines de pages n’est pas plaisant, peu importe à quel point une intrigue est bonne si les personnages ne sont pas bien travaillés cela gâche le plaisir, là on ne peut même pas se reposer sur une intrigue qui tient la route, au début Stella et Logan ne peuvent pas se piffer, ils se forcent à être aimables l’un envers l’autre pour finir par se tourner autour, ce genre d’histoire d’amour même si elle a été très souvent exploitée peut tout de même parfois faire son effet sauf que je ne peux pas vibrer car les personnages sont inintéressants comme déjà dit mais aussi parce que ce qu’il y a entre eux ne dégage rien, ni passion, ni attachement, ni alchimie, ce n’est pas franchement le genre de romance qui me fait rêver !

En dehors de leur relation on n’a franchement pas grand chose à se mettre sous la dent, on aurait pu avoir une histoire construite autour de Stella qui cherche à tourner la page après la mort de son mari et de recommencer une nouvelle vie mais comme pour le fantôme tout est expédié en deux temps trois mouvements, c’est trop simple, ce n’est pas émouvant et c’est tout simplement vide.

Je ne vois pas quoi ajouter d’autre, je n’ai même pas de positif à dire sur cette lecture… En lisant d’autres chroniques j’ai remarqué que j’étais une des seuls à ne pas avoir adhérer, j’étais peut-être trop exigeante je ne sais pas mais « Le dahlia bleu » n’a pas réussi à me distraire mais plutôt à me frustrer et je pense ne pas prendre le risque de lire un autre titre de Nora Roberts à l’avenir.

Ma note : 1