Science-Fiction

Les dames blanches – Pierre Bordage

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Les dames blanches
Pierre Bordage
Édition L'Atalante,
2015
377 pages

Genre : Science-Fiction




 

Résumé :

Une étrange bulle blanche d’une cinquantaine de mètres de diamètre est découverte un jour dans une bourgade de l’ouest de la France. Elle attire et capture Léo, trois ans, le fils d’Élodie. D’autres bulles apparaissent, grossissent, et l’humanité échoue à les détruire. Leur activité magnétique de plus en plus importante perturbe les réseaux électriques et numériques, entraînant une régression technologique sans précédent. Seule l’«absorption » de jeunes enfants semble ralentir leur expansion… La peur de disparaître poussera-t-elle l’humanité à promulguer la loi d’Isaac ? Mais peut-on élever un enfant en sachant qu’il vous sera arraché à ses trois ans ? Camille, qui a elle-même perdu un fils, et son ami Basile, d’origine malienne – ufologue de son état – vont essayer de percer le mystère des dames blanches afin d’éviter le retour à la barbarie.

 

Mon avis :

Si je me suis penchée sur ce livre c’est parce que le titre m’a « trompée », les dames blanches m’évoquent ces femmes fantomatiques sur le bord des routes qui me foutent les jetons mais qui en même temps me fascinent assez et j’étais emballée à l’idée d’un bouquin qui se servait de ces histoires, finalement ce titre n’a rien à voir du tout avec cela mais le résultat n’est pas si mal !

De grosses bulles blanches apparaissent un peu partout dans le monde, on ne sait ni pourquoi elles sont là ni d’où elles viennent mais elles sèment le chaos en « absorbant » de jeunes enfants et une fois à l’intérieur il est impossible de les récupérer ni même de détruire ces bulles qui grossissent peu à peu, se font de plus de plus en plus nombreuses et font beaucoup de dégâts sur leur passage…

« Les dames blanches » est un titre de science-fiction où il n’y a pas énormément de moments d’action, c’est plus axé sur le côté psychologique, sur l’atmosphère pesante instaurée par une telle crise et sur des réflexions bien pessimistes, ce n’est vraiment pas fait pour remonter le moral mais c’est bien fait; d’abord ce qui entoure les dames blanches tient en haleine, on se questionne beaucoup et l’auteur nous distille suffisamment d’informations sur elles tout au long du récit pour qu’on ne soit pas frustré mais pas assez pour que les réponses deviennent trop évidentes; ensuite c’est tous les thèmes développés, notamment au sujet de l’éthique, que le livre devient vraiment intéressant et dense, l’auteur creuse le propos et pousse à la réflexion sans que cela devienne lourdingue et que cela empiète sur l’intrigue.

Si le bouquin pêche un peu c’est surtout parce qu’il y a beaucoup (trop) de points de vue différents, on suit je ne sais combien de personnages et personnellement j’avais parfois du mal à m’y retrouver, que ce soit pour savoir qui est qui, quelle relation il a éventuellement avec les autres, s’il a perdu un enfant à cause des bulles… ce n’est pas toujours simple de tout mémoriser. Ce n’est pas complètement un point négatif parce que cela participe à la richesse du récit et à la réflexion sur les thèmes abordés (car tous les personnages n’ont pas tous le même avis sur les choses) mais ce que vivent les personnages est parfois assez redondant…

Je suis aussi un peu mitigée sur le dénouement, je le trouve plutôt convaincant et cohérent mais en même temps un poil simpliste, quand on voit la très longue période de temps sur laquelle se déroule l’histoire je m’attendais à une raison un peu plus recherchée pour justifier la présence de ces bulles, ce n’est pas mauvais mais un peu trop banal et déjà vu à mon goût.

Bref, même si certaines choses ont pu me gêner c’est tout de même une bonne entrée en matière dans l’univers de Pierre Bordage, en tout cas moi j’en suis plutôt contente et je sais que je continuerai avec l’auteur avec son livre « Porteurs d’âmes » qui m’attend déjà dans ma pile à lire qui j’espère proposera des réflexions aussi intéressantes que celles développées dans « Les dames blanches ».

 

Ma note : 3-5
Jeunesse·Science-Fiction

U4 : Koridwen – Yves Grevet

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U4 : Koridwen
Yves Grevet
Édition Syros Nathan 
2015 
362 pages

Genres : Jeunesse,
 Science-fiction
Série : U4 

1. Stéphane
2. Koridwen
3. Yassin
4. Jules
5. Contagion
Résumé :

Cela fait 10 jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale est décimée. les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ?

Koridwen a survécu à tous les habitants de son hameau de Bretagne. Avec l’aide d’Yffig, elle les a inhumés les uns après les autres, puis le vieil homme est lui aussi décédé. Le jour de ses 15 ans, suivant les dernières volontés de sa mère, la jeune fille ouvre une enveloppe laissée par sa grand-mère. Dans ce courrier, il est question d’un long voyage et de mondes parallèles.

 

Mon avis :

Après le tome sur Stéphane, qui avait des défauts mais qui était pas mal, je n’étais pas spécialement pressée d’ouvrir ce tome car Koridwen m’avait fait une mauvaise première impression, finalement c’est pourtant son personnage qui m’aura le plus convaincue dans cette suite, ce qui explique le fait que ma chronique va être un peu concise !

L’histoire se déroule au même moment que les autres tomes, donc nous sommes toujours en plein chaos alors qu’un virus décime la population, cette fois nous nous trouvons aux côtés de Koridwen qui a perdu tous ses proches et se retrouve livrée à elle dans sa ferme en Bretagne. Comme les trois autres héros de la série, Koridwen va tenter de rejoindre Paris qui pourrait être la clé de leur survie mais va également connaître l’héritage que lui a laissé sa grand-mère, une sorcière-guérisseuse…

Tout ce qui concerne l’héritage celtique de Koridwen aurait dû être ma partie préférée du livre mais finalement cela m’a laissée froide sur le moment et je peinerais à en parler maintenant car je ne me souviens plus de rien, c’est aussi poussif que le reste et même tiré par les cheveux, c’est trop facile et trop vite accepté par Koridwen je trouve, bref je n’en parle pas plus parce que mes souvenirs sont flous mais j’y suis restée complètement hermétique.

En ce qui concerne tout ce qui tourne autour du virus, c’est un peu le même sentiment; l’indifférence, il n’y a rien de particulier à relever comparé au précédent tome, c’est passable mais ni indispensable, ni palpitant, ni marquant il faut croire car à part quelques bribes de l’histoire il ne me reste pas grand-chose en mémoire, c’était correct sur le moment mais cela s’arrête là, et j’espère que le côté répétitif ne se fera pas ressentir encore avec les deux derniers tomes et qu’un peu d’originalité va secouer le tout !

Je disais que c’était finalement Koridwen qui m’avait le plus plu dans ce tome, mais tout est relatif, j’ai eu un meilleur feeling avec elle qu’avec Stéphane parce que je l’ai trouvée aussi forte mais un poil plus réfléchie, mais on ne peut pas dire que je l’ai plus appréciée que cela non plus (vu qu’elle est parfois radicale dans ses actions, et assez froide de manière générale), c’est une héroïne convenable mais encore une fois elle ressemble à n’importe quelle héroïne de dystopie jeunesse et du coup je ne ressens pas d’attachement particulier envers elle, cela dit dans le tome précédent elle me gonflait et là j’arrive à la supporter alors il y a quand même un net progrès !

Bref, je suis aussi peu inspirée en écrivant cette chronique qu’en lisant le livre, je ne dirai pas que cela a été une perte de temps mais on ne peut pas dire que cela m’a apporté grand-chose et c’est dommage vu que le tome de Stéphane lançait bien la série et j’ai peur que le concept soit déjà épuisé, j’espère que Jules et Yassin me prouveront le contraire…

 

Ma note : 1-5
Jeunesse·Science-Fiction

U4 : Stéphane – Vincent Villeminot

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U4 : Stéphane
Vincent Villeminot 
Édition Syros-Nathan,
2015
383 pages


Genres : Jeunesse,
Science-fiction

 

 

Série : U4 
1. Stéphane
2. Koridwen
3. Yassin
4. Jules
5. Contagion

 

Résumé :

Cela fait 10 jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale est décimée. les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ?

Stéphane est la fille d’un célèbre épidémiologiste lyonnais. Convaincue qu’il a survécu à l’épidémie, elle ne veut pas rejoindre le groupe d’adolescents qui s’organisent pour survivre. Si son père ne revient pas ou si les pillards qui contrôlent le quartier arrivent avant lui, son dernier espoir résidera dans un rendez-vous fixé à Paris.

 

Mon avis :

La série « U4 » a beaucoup fait parler d’elle il y a deux ans et si maintenant je me méfie un peu des phénomènes de mode qui peuvent certes être très bons mais qui peuvent aussi être tout pourris (c’est toi que je regarde « 50 nuances de Grey »), je reste toujours très curieuse quand il s’agit d’histoires apocalyptiques, et forcément j’avais envie de me faire mon propre avis sur « U4 » !

Stéphane (qui est une fille) se retrouve complètement seule après le départ de son père, depuis 10 jours le monde est ravagé par un mystérieux virus qui décime la population et elle pense que son père, scientifique spécialisé dans les épidémies, l’a laissée pour travailler à un remède et qu’il a survécu, malgré le fait que le virus semble mortel pour tout le monde sauf pour les adolescents, pourtant elle garde espoir et cherche à sauver sa peau en attendant de retrouver son père…

Un tel pitch m’a de suite fait penser à la série « Starters » de Lissa Price qui utilisait déjà une histoire d’épidémie qui avait tué toute la population et avait épargné les adolescents mais qui n’avait aucune explication, ce qui m’avait énormément déçue et du coup j’attendais « U4 » au tournant, il me reste encore trois tomes donc toutes les réponses ne sont pas encore là mais on sait au moins comment les adolescents ont échappé à la mort, ce qui est de bonne augure pour la suite je pense, et ce qui m’évitera de rester sur ma faim !

Bref à par cela l’histoire est plutôt pas mal, assez prévisible par moment mais on a ce qu’on attend d’un livre qui se passe en pleine fin du monde ou de ce qui s’en rapproche, beaucoup d’action, des menaces dans tous les coins et des personnages pas clairs, bon on n’échappe pas à l’inévitable romance parce que c’est dans le cahier des charges de la young-adult mais elle n’est pas trop envahissante heureusement.
Après ce n’est pas révolutionnaire, on a déjà vu ce genre d’intrigue mille fois, on sait qu’on va suivre des personnages qui tentent de survivre pendant que d’autres essaient de trouver un remède à la pandémie, mais tant que c’est à peu près bien fait cela fonctionne toujours !

Et je suis agréablement surprise par la « dureté » du bouquin (parce que j’aime quand les personnages morflent !), je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi sombre alors que c’est du young-adult (et que je n’ai pas forcément une bonne opinion du young-adult), je m’attendais plutôt à ce que tout soit facile et un peu niais mais en fait les personnages ne sont pas épargnés par la souffrance, le sang et la mort, ce n’est pas non plus la boucherie mais c’est cohérent avec l’intrigue et l’univers apocalyptique.

Niveau personnages je suis plutôt mitigée, même si ce tome se concentre sur Stéphane on découvre aussi les trois autres héros de la série et pour le moment il n’y en a qu’un qui se démarque du lot. Je ne saurais pas trop quoi dire sur Stéphane, elle est assez dégourdie (mais pas toujours), assez forte (mais des fois trop grande gueule) mais en dehors de cela elle est assez fade et interchangeable avec n’importe quelle héroïne de young-adult et même avec les épreuves qu’elle traverse je ne me suis pas attachée à elle. L’autre fille du quatuor est Koridwen que j’ai trouvé assez gonflante et que je ne suis pas pressée de retrouver (pas de bol c’est son tome que je vais lire ensuite !). Il y a aussi Jules qui m’a tellement emballée que je ne me souviens plus de lui ni de ce qu’il fiche dans ce tome et enfin Yannis qui est un poil plus charismatique et plus réfléchi qui est donc celui qui m’a le plus plu, mais vu qu’il est bien présent dans ce tome j’ai un peu peur que le volume qui lui est consacré soit un peu répétitif, à voir…

Pour résumer ce n’est pas ce que j’ai lu de mieux dans le genre mais ce n’est pas mauvais non plus, la trame est classique mais les auteurs n’ont pas l’air de nous balancer l’idée de l’épidémie sans nous donner des réponses quant à son origine, en espérant que cela continue pour que je n’ai pas à râler plus tard !

 

Ma note : 3

 

 

Jeunesse·Science-Fiction

La sublime communauté, tome 1 : Les affamés – Emmanuelle Han

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La sublime communauté,
Tome 1 : Les affamés
Emmanuelle Han
Edition Actes sud
2017
374 pages


Genres : Science-fiction, 
Jeunesse

 

Merci à
et aux éditions
index
.
Série : La sublime communauté
1. Les affamés
.
Résumé :
C’est la fin de notre ère. Aux quatre coins d’une planète surpeuplée et en pleine dévastation, six mystérieuses Portes apparaissent, ouvrant des brèches vers des mondes inconnus. En quête d’une terre promise, fuyant la misère et la mort, des flux d’hommes, de femmes et d’enfants désespérés, les « Affamés », se pressent aveuglément vers ces Six Mondes, ignorant tout à leur sujet.
Quels secrets renferment ces Portes ? Quel mal ronge les Affamés ? Quelle est la nature des Six Mondes ? En ces temps de détresse où la violence et le chacun-pour-soi font rage, seuls trois enfants pourront le découvrir. Ashoka, Ekian et Tupà ne se connaissent pas, vivent à des milliers kilomètres de distance. Pourtant, leurs destins sont liés. De leur union dépendra le sort de la Sublime Communauté.
Mon avis :

Je n’ai pas lu d’histoire de fin du monde depuis un moment, il y a bien eu le tome de Koridwen de la série « U4 » mais vu qu’il ne m’a pas plu je ne le compte pas vraiment, du coup le genre me manquait et quand Babelio m’a proposé ce titre j’ai foncée, mais s’il y a de bonnes choses, je suis tout de même mitigée…

Notre monde est ravagé, il est surpeuplé, la nourriture se fait de plus en plus rare et l’humanité est condamnée, le seul espoir réside dans ces portes apparues dans certaines parties du monde, dont personne ne sait rien, mais elles pourraient être la clé de la survie de notre espèce….
Dans cette masse qui se rue vers les portes, trois adolescents (Tupà en Amérique du sud, Ekian dans le désert arabe et Ayosha en Inde) ne se connaissent pas mais partagent un lien, entre eux, mais aussi avec les portes et ce qui se cache derrière…

Finalement les critiques que je pourrais faire sont plus ou moins les mêmes que j’ai pu faire à d’autres premiers tomes, à savoir : beaucoup trop de flou, évidemment ce n’est que le début d’une série, et j’ignore combien de tomes sont prévus et je ne m’attendais pas trouver une réponse à toutes les questions qu’on peut se poser, mais là j’étais vraiment perdue, j’aurais aimé que l’ensemble soit un peu plus clair, que ce soit les causes de ce monde dévasté où tout le monde meurt de faim, ou ces histoires de portes, des six mondes, de la sublime communauté (dont on n’entend pas du tout parler d’ailleurs), des « transplantés » (ce que sont Ayosha, Ekian et Tupà, car à 8 mois ils ont été retirés de leurs régions d’origine pour être amenés ailleurs sans qu’on sache pourquoi), des guetteurs…
Il y a beaucoup de choses qui demandent des explications et je trouve qu’on n’en a trop peu, un peu de mystère oui, presque aucune réponse non !
Du coup vu qu’on patauge je n’ai pas franchement réussi à accrocher à l’intrigue, c’est frustrant parce que je sens qu’il y a du potentiel mais pour le moment j’en sais trop peu pour être convaincue…

Là où l’auteure a mieux réussi à planter le décor c’est au niveau des différentes cultures utilisées (touareg, indienne et brésilienne il me semble, je n’ai pas trop compris dans quel pays se trouvait Tupà je l’avoue…), je ne sais pas si tout est correct, et s’il y a une part d’invention car je n’y connais rien mais l’ensemble sonne juste, est intéressant et est bien exploité, l’auteure ne s’en sert pas juste pour étaler sa science mais vraiment parce que cela a un sens dans le parcours des personnages et que cela fait parti des étapes pour les faire évoluer…

D’ailleurs pour parler un peu des personnages il reste surement pas mal à découvrir sur eux mais ce que j’en ai vu m’a plu, ils ont chacun leur personnalité propre mais ont tous une certaine maturité et quelque chose que je n’arrive pas à décrire qui donne envie de les suivre et qui m’a permis de m’attacher à eux. Si le lien qui les rapproche va peut-être les faire vivre la même aventure par la suite, pour l’instant leurs chemins et les épreuves qu’ils traversent sont bien différents, donc les trois points de vue ne se ressemblent pas et ont chacun leur intérêt, et j’ai apprécié suivre les trois personnages.

En bref, si l’histoire pêche c’est donc surtout pour son manque d’éclaircissements et de réponses que j’aurais aimé un peu plus présents, mais le reste m’a l’air solide et s’il faut être patient pour que tout soit un peu moins obscur je pense que l’auteure sait où elle va et que le second ne peut être que meilleur, en tout cas je l’espère !
Et pour finir je remercie Babelio et les éditions Actes sud pour cette découverte !

 

Ma note : 2-5

 

Jeunesse·Science-Fiction

La 5e vague, tome 1 – Rick Yancey

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La 5e vague, Tome 1
Rick Yancey
Edition Robert Laffon,
2013
Traduit par Francine 
Deroyan

Genres : Science-fiction,
Jeunesse

 

 

Série : La 5è vague
1. La 5ème vague
2. La mer infinie
3. La dernière étoile

 

Résumé :

1ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence

La 5e Vague arrive…
Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…

 

Mon avis :

Je n’avais pas prévu de me lancer dans cette série à la base, sans trop savoir de quoi elle parlait j’avais tout de même regardé la bande-annonce de l’adaptation qui n’avait pas du tout éveillé ma curiosité, mais je suis tombée dessus à la médiathèque et finalement je me suis fiée à la toutes les critiques positives entendues dessus et je lui ai donné sa chance.
Et si les deux-cent premières pages m’ont fait croire que je filais tout droit vers le coup de coeur, le reste du livre m’a fait complètement changé d’avis…

Comme dans pratiquement toutes les dystopies jeunesse nous suivons une jeune fille qui tente de sauver sa vie et celle du peu de famille qui lui reste (en l’occurrence son petit frère) et va rencontrer sur son chemin un beau et mystérieux jeune homme qui va l’aider et… Pff je vais éviter de continuer ce résumé parce que c’est un coup à déjà m’énerver, et pourtant il n’y a pas que du négatif à dire sur ce premier tome, même si j’aurais beaucoup de choses à critiquer (et je le ferai après) d’autres ont réussi à me plaire.

Bon tout d’abord je suis (un peu) de mauvaise foi avec mon semblant de résumé, l’histoire finit par tourner de cette façon mais l’idée de base est quand même plus originale, contrairement aux autres dystopies young-adult que j’ai pu lire où les héros doivent se dresser devant la société en place, là ce sont des aliens qui sèment le chaos et vu que je suis quelqu’un qui aime les histoires d’extraterrestre j’étais vraiment emballée en découvrant les premières pages, en plus ces aliens là sont particulièrement vicieux et sanguinaires, plutôt que de tout péter en une seule fois ils vont d’abord priver les humains d’électricité, puis nous balancer un tsunami, une pandémie mondiale, avant de s’infiltrer parmi nous et de « recruter » les enfants pour s’en servir contre nous, tous ces événements sont vus à travers les yeux de Cassie qui est à la recherche de son petit frère, du moins dans cette première partie vu que l’histoire sera racontée du point de vue d’autres protagonistes plus tard…
Et donc cette première partie a super bien marché avec moi, j’ai été prise de suite dans le récit, c’est intriguant pour tout ce qu’on apprend sur les plaies qu’envoient les extra-terrestres et comment cela a ravagé notre monde et en même temps il y a énormément de rythme et de tension vu que Cassie est sans arrêt traquée, du coup les pages défilent très vite.

Du moins, jusqu’à ce qu’Evan arrive dans le paysage et que tout retombe comme un soufflé !
Qui est-il ? Pourquoi il est là ? Est-ce qu’il est humain ou pas ? Est-ce qui a « recueilli » Cassie par soutien ou juste pour se servir d’elle ? Cassie se pose ces questions 5 minutes mais vu que c’est un roman ado et que la romance est un passage presque obligé du genre il faut bien que sa méfiance soit vite oubliée et non seulement de manière générale cela me saoule (parce que à la place de Cassie, dans le doute, j’aurais assommé Evan avant de me barrer !) mais là en plus Cassie est présentée comme un personnage badass, sans cesse aux aguets et la voir confiante aussi vite n’est pas franchement cohérent.

Ce n’est pas seulement pour cela que la deuxième partie du livre ne m’a pas plu, je dirai que c’est un tout, c’est beaucoup moins nerveux, il y a plusieurs points de vue qui m’ont assez perdue et/ou ennuyée (on suit par exemple un soldat appelé « Zombie » et qui est d’un chiant…) et je me rends compte que je me souviens plus du tout de ce qui se passe dans ces pages là parce que j’ai vraiment suivi cela que d’un oeil et j’en avais plutôt marre de voir l’invasion extra-terrestre à la fois de l’extérieur (grâce à Cassie) et de l’intérieur (grâce à Zombie) sans avoir ne serait-ce qu’un micro-indice du pourquoi ils font cela, je sais bien que ce n’est qu’un premier tome mais j’aimerai bien que les auteurs fassent un effort et nous donnent quelques réponses à nous mettre sous la dent sans qu’on ait besoin d’avaler toute la série (et encore, certaines ne donnent aucune réponse à rien…).

Bref encore une dystopie jeunesse qui me déçoit et honnêtement je n’ai pas le courage de lire la suite, je suis trop vieille pour ces conneries, je regarderai l’adaptation en grande maso que je suis mais je m’arrête là pour les livres !

 

Ma note : 2
Jeunesse·Science-Fiction

Star Wars : La Saga du Prince Ken, tome 1 : Le gant de Dark Vador – Paul Davids / Hollace Davids

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Star Wars : La saga du Prince Ken,
Tome 1 : Le gant de Dark Vador
Paul Davids / Hollace Davids
Edition Pocket,
1994
Traduit par Gérard Guero
139 pages

Genres : Science-fiction, Jeunesse

 

Résumé :

Il y a bien longtemps, dans une lointaine galaxie…
Les diaboliques chefs de l’Empire ont disparu, leur Étoile Noire est détruite. Une nouvelle ère commence. Les guerriers de l’Empire s’entre-tuent pour se partager ses ruines. Qui va l’emporter ? Les prophètes du Mal ont prédit qu’un nouvel Empereur se dresserait bientôt. A la main, il devra porter l’indestructible symbole du mal : le gant de Dark Vador.

 

Mon avis :

Sans être une grande fan de la saga, j’aime bien les films Star Wars (sauf les I et II, faut pas déconner ! Et sans compter Rogue One que j’ai malheureusement loupé) et vu la tonne de bouquins sur l’univers j’avais envie de voir ce que cela donne.
Ce titre est le premier sur lequel je suis tombée et le hasard ne faisant pas toujours bien les choses, c’est bof !

Pour une fois je ne vais pas faire mon propre résumé car je n’ai rien à ajouter à celui se trouvant sur la quatrième de couverture mais aussi parce qu’il n’y a pas grand chose de plus à se mettre sous la dent…

Avant d’y venir je vais commencer par le petit truc qui m’a blasée et ce dès la première page : nous avons le droit aux horribles traductions françaises de certains noms comme Yan Solo (parce que les français sont bien évidemment trop cons pour savoir comment prononcer Han…) et c’est assez saoulant de devoir faire abstraction de cela pendant la lecture et de remplacer mentalement par les vrais noms, mais bon on va dire qu’on a l’habitude des traductions pourries !
L’autre gros bémol est que l’histoire est vraiment simplette, c’est très jeunesse et pas dans le bon sens du terme, c’est bateau, expéditif, franchement dispensable et interchangeable avec n’importe quelle autre histoire jeunesse / science-fiction en fait, c’est fade et pas du tout recherché, la seule chose qui me pousse à mettre la moyenne est que je n’ai pas détesté ce livre, c’est juste qu’il m’a laissée complètement indifférente et qu’il est en fin de compte trop vide pour que j’en retire quoi que ce soit, et je comprends pourquoi les avis dessus ne sont pas glorieux vu que l’univers n’est pas enrichi et que « l’aventure » n’a rien de prenant ou de mémorable.

Qui plus est l’histoire est vide de sens mais les personnages sont aussi peu intéressants, et font plutôt office de coquilles vides, à par le duo C3PO / R2D2 qu’on reconnait quand même, Luke, Leia, Han et les autres ne ressemblent à rien, à leurs places on pourrait suivre d’obscurs pignoufs que ce serait pareil !
Ce n’est pas que je sois particulièrement folle des personnages de la saga (Luke me gonfle d’ailleurs, je dois avouer) mais quitte à les utiliser, autant bien le faire, ce sont tout de même des personnages emblématiques qui sont marquants chacun à leur façon, et là ce sont juste des protagonistes banals…

Bref, rien de détestable mais rien de folichon non plus, ce n’est ni pour les fans de Star Wars (car trop frustrant) ni pour ceux qui ne connaissent pas la série (car trop superficiel), cela ne me dissuadera pas de lire d’autres titres sur l’univers mais je sais en tout cas que je ne continuerai pas « La saga du prince Ken » !

 

Ma note2-5 
Science-Fiction

Mégalodon – Steve Alten

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Mégalodon
Steve Alten
Edition Pocket,
1998
Traduit par Laure Joanin
353 pages


Genre : Science-fiction


 

Résumé :

Après 70 millions d’années, le Megalodon revient…

À la fin de la période du Crétacé, dans un endroit isolé du Pacifique, vit le prédateur le plus gros et le plus féroce de l’histoire du règne animal : le Carcharodon Megalodon. Dix-huit mètres, vingt tonnes, il est l’ancêtre des Grands Requins Blancs.
8 novembre 1997, Californie, le professeur Jonas Taylor, paléontologue et ancien pilote de submersible pour la Navy donne une conférence sur le Megalodon. Depuis des années, il essaie en vain d’oublier sa dernière plongée. Mais il ne peut effacer de sa mémoire ce qu’il a cru voir, ce qui a causé la mort de deux hommes, ce qui a définitivement ruiné sa carrière : la tête du monstre, triangulaire, horrifiante, et son étrange éclat luminescent.
A présent, Jonas doit replonger. Les abysses vont lui réserver la plus effrayante des surprises. Ce qu’il va trouver fera taire les sceptiques, mais ce qu’il rapportera pourrait hanter les mers jusqu’à la fin des temps. Une lutte sans merci s’engage…

 

Mon avis :

Quand j’ai trouvé ce livre en librairie d’occasion je commençais à peine à connaître la théorie comme quoi le Mégalodon ne serait pas une espèce éteinte (ou éteinte bien plus récemment qu’on ne le pense) selon certains (il n’y a pas vraiment de preuves, ce n’est qu’une cryptide parmi tant d’autres !), et j’étais curieuse de voir ce que l’auteur pouvait faire avec.

Niveau résumé je pourrais me contenter de dire que : Mégalodon est de retour et il a soif, soif de saaaang !

Parce que le bouquin ne va pas plus loin que cela, passé les premières pages où l’auteur essaie de donner un semblant de base scientifique et de donner un peu de suspense, le reste du livre ne se concentre que sur la bonne boucherie avec des tripailles par cargaison et une grosse bestiole qui bouffe tout sur son passage pas forcément parce qu’elle a faim mais juste parce qu’elle a décidé d’emmerder le monde !

Je précise tout de suite que je ne vais pas trop parler de la justification donnée sur le fait que le Mégalodon est toujours une espèce vivante et qu’elle est bien planquée au fond de l’océan car très honnêtement je ne sais pas si cette histoire est crédible, mes connaissances sur l’animal, sur les océans et sur tout le bazar sont beaucoup trop minces pour donner mon avis dessus, je ne sais pas si l’auteur a fait des recherches rigoureuses ou s’il a improvisé et je ne sais pas non plus si la fosse des Mariannes (là où l’auteur place l’habitat du Mégalodon) était déjà suffisamment explorée à l’époque de l’écriture (en 1997) pour que le début du livre ne tienne pas debout, et je ne sais pas non plus si la façon dont le Mégalodon a réussi à remonter à la surface est plausible aussi parce que je n’en ai pas la moindre idée, je serai curieuse d’avoir l’avis d’un spécialiste sur ce bouquin pour savoir si c’est crédible ou s’il y a de quoi avoir envie de balancer l’auteur aux requins pour lui passer l’envie d’écrire des conneries, mais pour le moment je vais laisser cette partie du livre de côté !
D’ailleurs c’est pour cette raison que je ne donne pas non plus mon avis sur la théorie du Mégalodon qui serait toujours vivant, parce que je n’en sais pas assez pour me faire une opinion et que même si ce serait fascinant de découvrir que certaines choses nous échappent ce serait aussi flippant qu’une bestiole de cette taille avec un tel dentier soit toujours dans le coin !

Bref pour en revenir à ce qui m’intéresse (le bain de sang), « Mégalodon » est typiquement une histoire très conne mais bien fun, cela m’a fait penser à ces films d’horreur de seconde zone assez ringards mais qu’on ne peut pas s’empêcher de regarder jusqu’au bout et où on s’amuse à compter le nombre de morts (et vu que les personnages ne sont que des coquilles vides, plus ils étaient nombreux à se faire becter plus j’étais contente !).
Du coup c’est vraiment le genre de livre qu’on lit pour se vider la tête parce que cela ne vole pas haut, d’un côté on a le mégalodon qui détruit tout allant jusqu’à essayer de bouffer un sous-marin (pourquoi pas, ça doit croustiller sous la dent !) et qui apparait d’un coup comme un bon vieux jumpscare pas cher (pourtant un machin de cette taille, je pense qu’on le voit arriver) et de l’autre les pseudo-scientifiques qui utilisent des moyens pas franchement convaincants pour capturer la bestiole (capturer une requin de 15 mètres avec un filet… allez bonne chance les mecs, je suis sure que ça va marcher !) mais en même temps même si c’est franchement ridicule parfois eh bien c’est malgré tout assez prenant et cela donne envie de savoir jusqu’où l’auteur peut aller, et de bien rire au passage !

Honnêtement je ne sais pas si l’auteur a écrit ce titre sérieusement ou si c’était fait pour être un peu nanardesque parce que c’est dur de ne pas se moquer au moins une fois pendant la lecture vu que c’est assez perché, mais même si ce n’est pas d’une qualité dingue je me suis quand même bien amusée avec ce livre qui se lit tout seul et convient très bien quand on cherche à faire une pause entre deux lectures plus profondes et c’est tellement folklo et invraisemblable qu’il n’y a même pas à craindre un effet « Dents de la mer » qui dissuade d’aller faire trempette après la lecture !

Et en passant, l’adaptation de ce livre sortira au ciné en 2017 sous le titre « Meg » avec Jason Statham dans le rôle principal (parce que quand on cherche un acteur pour interpréter un paléontologue on pense directement à Statham… ou à The Rock !) et les premières images vendent du rêve, je pense que ce sera digne de « Mega Shark versus Giant Octopus » ou « Piranhaconda » (oui ces films existent !) (et non je ne les ai pas vus) (peut-être un jour, quand j’aurais un gramme d’alcool dans le sang) !

 

Ma note3
Jeunesse·Science-Fiction

Starters, tome 2 : Enders – Lissa Price

Starters, Tome 2 : Enders
Lissa Price
Édition Robert Laffont, 
2013
Traduit par Cécile Ardilly
401 pages

Genre(s) : Science-fiction, Jeunesse

.

 

Série : Starters
1. Starters
2. Enders 
Résumé :
MESSAGE SPÉCIAL DU PDG DE PRIME DESTINATIONS À L’ATTENTION DES STARTERS :

LA LOCATION DE VOS CORPS A ÉTÉ INTERROMPUE.
MAIS N’OUBLIEZ PAS,
JE CONTRÔLE TOUJOURS VOTRE ESPRIT.

Je peux voir à travers vos yeux.
Vous forcer à dire ce que je veux.
Vous pousser à entrer dans n’importe quel lieu.

Alors, juste un petit conseil : ne faites confiance à personne, même pas à vous-même !

VOTRE VIE M’APPARTIENT.

 

Mon avis :   .
Après le premier tome j’espérais que l’auteure se soit un peu plus creusé la soupière et ait développé l’univers de la série, mais au fond je savais pertinemment que je pouvais toujours attendre et sur ce point au moins je ne suis pas déçue ! Et comme je suis une fille fiable qui tient toujours ses promesses (enfin quand ça l’arrange surtout) et que j’avais dit que je serai virulente en cas de frustration de ce genre, je ne vais pas me gêner pour l’être !

Malgré la chute de Prime Destinations, Callie a toujours sa puce implantée dans la tête et Le Vieux ne se gêne pas pour s’en servir et communiquer avec Callie. Qui plus est il est capable de prendre le contrôle de tous les Starters ayant des puces et les utiliser comme des armes.
Commence alors une course contre la montre pour découvrir qui est le Vieux et trouver un moyen de l’arrêter.
Ah oui et accessoirement Callie entend la voix de son père grâce à sa puce… alors qu’il est sensé être mort… je dis ça en passant… Si vous avez l’impression que l’auteure nous prend pour des demeurés, c’est normal !

Bref, je vais me répéter par rapport à ma chronique sur le premier tome mais encore une fois, même si ma lecture ne date que de quelques jours, l’histoire commence déjà à se faire oublier au point que j’ai dû relire les dernières pages parce que je n’arrivais plus à me rappeler du dénouement, il faut avouer que ce n’est pas bon signe mais je vais quand même essayer de me rafraîchir la mémoire pour relever tout ce qui cloche dans cette suite, parce que les points positifs ne sont pas nombreux, à par quelques bons rebondissements et la lecture qui reste fluide malgré l’ennui, le reste ne m’a pas convaincue !

Pour commencer forcément le plus gros reproche que je peux faire concerne l’univers qui n’est pas aussi développé qu’il aurait pu, honnêtement je ne m’attendais plus vraiment à savoir par quels moyens les échanges de corps avaient pu être mis en place, j’avais fait mon deuil la dessus, mais j’espérais au moins en savoir plus sur les spores qui ont tué la plus grosse partie de la population, d’où elles venaient, pourquoi les Starters et Enders n’en avaient pas ressenti les effets et vu qu’elles sont évoquées pendant plusieurs pages au cours du livre j’attendais les explications et… finalement il n’y a rien eu, je ne sais pas si l’auteure n’a juste pas cherché à trouver le pourquoi du comment ou si elle a jugé que c’était inutile de le partager avec nous, mais on frise la fainéantise et vu que l’histoire ne casse déjà pas des briques à la base si à côté de cela il n’y a pas un univers un tant soit peu solide et réfléchi, il y a de quoi vite décrocher.

Parce que l’histoire n’a rien d’extraordinaire, certains retournements de situation sont bien trouvés mais le reste est fade, Callie rencontre Hyden (le beau et mystérieux Hyden, comme c’est original…) les deux vont essayer de trouver un moyen de débarrasser Callie de sa puce et vont se lancer aux trousses du Vieux et mettre fin à ses méfaits, trame assez classique donc, qui peut fonctionner si l’action est bien dosé ce qui n’est pas franchement le cas ici, l’intrigue avance de façon assez poussive et il y a pas mal de moments de flottement qui n’aident pas à trouver un bon rythme.
Et je ne vais pas trop m’entendre sur le dénouement, comme je l’ai dit je l’avais oublié et ce n’était pas plus mal parce que les fins où tout est bien qui finit bien me gonflent !

Comme vous vous en doutez sûrement ce deuxième tome a aussi son lot de niaiserie, je ne vais pas en parler parce que je ne veux pas devenir vulgaire mais j’aimerai revenir sur un petit détail; avec ce tome on se rend bien compte des limites de la narration à la première personne puisque lorsque Callie et Hyden s’embrassent alors que lui a emprunté le corps d’un autre jeune homme, aucun des deux ne voit vraiment le côté malsain de cette scène et si l’histoire avait été racontée à la troisième personne cela aurait été le bon moment pour faire comprendre que faire n’importe quoi avec le corps d’un autre sans son consentement ce n’est pas normal, c’est glauque, c’est non alors bats les pattes ! Autant c’est évident pour moi, autant certains lecteurs ont pu se dire que cette scène était choupinette et une petite réflexion la dessus aurait été la bienvenue, mais bon ça ou le reste on peut s’asseoir dessus après tout essayer de donner un peu de profondeur et d’intelligence à un récit c’est surfait autant se concentrer sur UNE ROMANCE TOUTE POURRIE entre une gourdasse naïve et un mec identique à tous les autres mecs des livres young-adult !

Je suis bien contente que cette série ne compte que deux tomes car je n’aurais pas eu le courage de continuer s’il y avait eu une suite, je trouve que l’auteure a gâché tout le potentiel qu’avaient l’univers et l’histoire et a sombré dans la facilité, « Starters » est donc une dystopie que j’oublierai très vite…
 

Ma note : 1-5
 
Jeunesse·Science-Fiction

Starters, tome 1 – Lissa Price

Starters, Tome 1
Lissa Price
Édition Robert Laffont, 
2012
Traduit par Aude Lemoine
449 pages

Genre(s) : Science-fiction, 
Jeunesse

.
Série : Starters
1. Starters
2. Enders
Résumé :  .
Dans un futur proche : après les ravages d’un virus mortel, seules ont survécu les populations très jeunes ou très âgées : les Starters et les Enders. Réduite à la misère, la jeune Callie, du haut de ses seize ans, tente de survivre dans la rue avec son petit frère. Elle prend alors une décision inimaginable : louer son corps à un mystérieux institut scientifique, la Banque des Corps. L’esprit d’une vieille femme en prend possession pour retrouver sa jeunesse perdue. Malheureusement, rien ne se déroule comme prévu… Et Callie réalise bientôt que son corps n’a été loué que dans un seul but : exécuter un sinistre plan qu’elle devra contrecarrer à tout prix !
Mon avis :   .
A la naissance de la collection « R » de Robert Laffont, ou peu après je ne sais plus, j’avais mis quelques uns des titres de la maison dans ma wish-list dont celui là, et je n’ai jamais pensé à l’enlever bien que l’envie de le lire ait disparue, finalement je l’ai trouvé à la médiathèque et j’ai voulu malgré tout tenter la lecture (un jour, je serai logique, un jour !) parce qu’après tout la série avait récolté pas mal d’avis positifs.

Dans cette dystopie il est possible pour les plus âgés de louer les corps des plus jeunes, leur esprit vit dans cette enveloppe pour quelques jours et ils peuvent faire à peu près tout ce qu’ils souhaitent. Un virus ayant décimé une très grosse partie de la population, les jeunes sont sans famille et donner leurs corps en location est un moyen pour eux de survivre.
Callie, 16 ans, qui doit veiller sur son petit frère prend la décision de louer sa carcasse à son tour, mais la puce qui permet cette opération est défaillante et la jeune fille se réveille en plein contrat et comprend que des choses graves qui pourraient remettre en cause toute cette affaire sont en train de se mettre en marche et qu’elle se retrouve mêlée à cela.

Je dois dire que si j’ai lu ce titre il y a peu de temps je peine déjà à me souvenir de l’intrigue, c’est malheureusement le genre de livre vite lu et vite oublié et c’est dommage car l’idée de base est vraiment excellente, que ce soit au niveau de ce trafic de corps, du pourquoi les Enders (les plus âgés) ne peuvent pas supporter les Starters (les plus jeunes), d’où viennent les spores qui ont tués tout ceux qui se trouvaient entre ces deux âges et pourquoi les autres ont été épargnés… Il y a énormément à creuser et de réponses à trouver mais pour l’instant c’est frustrant car l’ensemble reste en surface et on doit se contenter d’une histoire superficielle, alors encore une fois je sais que c’est du young-adult mais j’en ai ma claque de ressortir cette phrase à chaque fois pour excuser le manque de développement, à force cela ne passe plus donc j’espère que tout sera arrangé dans le second tome parce que je risque d’être virulente !
Bref, en laissant de côté ce très très gros défaut, il reste une intrigue potable, une course contre la montre qui se laisse suivre sans trop d’ennui, assez rythmé avec des révélations qui arrive aux bons moment pour relancer l’intérêt, même si on a vu bien mieux ailleurs et que certaines choses sont assez prévisibles globalement l’histoire tient plus ou moins la route, enfin si on oublie le côté romance mais je ne vais pas revenir sur ce point à chaque livre jeunesse, à force cela devient une critique universelle et je risque de saouler tout le monde (y compris moi même) à tout le temps radoter.

Cela dit l’histoire aurait gagné à avoir une héroïne moins gourdasse car Callie est l’archétype de l’adolescente qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez, a le béguin pour le premier gras venu et par la suite devient monomaniaque et ne pense qu’à le retrouver, si l’auteure voulait mettre en scène une héroïne forte c’est raté et pourtant la jeune fille vit dans la rue depuis un moment, doit veiller sur son petit frère parce que leurs parents sont morts à cause des spores, en bave pour trouver de quoi se nourrir et doit lutter pour sa vie de manière générale, ce n’est pas une petite pimbêche pourrie gâtée qui n’a rien d’autre à faire que de penser à des choses frivoles, du coup soit elle n’est vraiment pas vive d’esprit soit c’est complètement incohérent entre ce que le personnage aurait dû être et ce qu’il est réellement (ou dans le pire des cas l’auteure avait vraiment l’intention de créer une héroïne de ce genre et dans ce cas la logique m’échappe)

Ma chronique est assez brève et n’est pas des plus inspirées mais je ne vois pas quoi ajouter sur ce livre, je compte lire la suite (que j’ai déjà empruntée) et j’espère vraiment que l’univers sera bien plus creusé, que l’intrigue sera un peu plus riche et qu’il ait plus de réflexion, il a de bonnes bases pour cela alors j’espère ne pas rester sur ma faim..

Ma note : 2-5
Nouvelle·Science-Fiction

Un monde idéal où c’est la fin – J. Heska

Un monde idéal où 
c'est la fin 
J. Heska  
Édition Seconde chance, 2013
183 pages

    Genre(s) : Science-fiction,
Nouvelles

 

Merci aux éditions
Résumé :.

Bienvenue dans un monde idéal !

Un monde idéal où la civilisation telle que nous la connaissons n’existe plus. Dérèglement du temps ? Avènement de la magie ? Crise climatique irréversible ? Épidémie mondiale de mort subite ? Extra-terrestres maladroits ? Invasion de poireaux découpeurs de cervelles ? Crise de déprime globale ? Robots hors de contrôle ? Zombies entreprenants ?
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 Mon avis :

Cela fait un petit moment que j’entends parler de cet auteur sur la blogosphère ce qui finissait par me rendre curieuse, je pensais le découvrir avec « Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir » mais c’était sans compter cette proposition de partenariat, la science-fiction n’est pas le genre qui me convient le mieux (sauf quand elle est jeunesse) mais j’ai tout le même accepté vu que le thème me plaisait assez.
Finalement même s’il y a quelques bémols, c’est un découverte sympathique, originale et assez drôle qui me donne envie de lire les autres titres de l’auteur.

Sur la centaine de nouvelles présentes dans ce livre, peu m’ont ennuyée et encore, cela tient surtout aux références, au termes scientifiques ou autre qui me passaient au dessus du bonnet car le reste est bien trouvé, l’auteur a beaucoup d’imagination et certaines histoires sont très amusantes : un monde où des mignons petits chats sont des monstres sanguinaires, un monde où la vie est un bon film porno (des pompiers qui n’éteignent que certaines feux, des astronautes qui ne toucheraient plus qu’à certaines lunes ou des militaires qui ne pilonneraient que certains ennemis, ça laisse songeur, nan ? =D) ou encore un monde où la Terre serait vendue aux enchères à des extraterrestres… sans parler des nouvelles qui ont une chute complètement inattendue et qui m’ont souvent fait éclater de rire.

Le livre est aussi plein de références, que ce soit Matrix, Stargate, Harry Potter ou encore Fifty shades of Grey (qui est surtout évoqué parce qu’il donne mal au crane, ou la nausée, je ne sais plus, remarque c’est peut être les deux à la fois !), je ne les ai sûrement pas toutes saisies mais la plupart sont bien utilisées et m’ont fait sourire pour certaines.
A par cela, en commençant ma lecture j’avais peur de me lasser au bout d’un moment mais ce n’a pas été le cas, les histoires sont variées, certaines sont loufoques, d’autres plus cyniques, et il y a un bon mélange entre fins du monde plausibles et celles plus farfelues.

Les nouvelles sont très courtes, une ou deux pages, cela a son avantage au moins on est surs de ne pas avoir de longueurs ou de descriptions interminables mais en même temps certaines idées sont tellement bien trouvées que cela m’a frustrée qu’elles soient traitées de façon aussi brèves, j’aurais vraiment aimé qu’elles soient plus développées et savoir où l’auteur aurait pu nous emmener, c’est dommage et c’est pour cela que je lis très peu de nouvelles en temps normal, mais même avec ce point négatif, j’ai passé un très bon moment avec « Un monde idéal où c’est la fin »
Et je remercie Isabelle et les éditions Seconde chance pour cette découverte !

Ma note :3-5