Coup de coeur·Thriller

Robe de marié – Pierre Lemaitre

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Robe de marié
Pierre Lemaitre
Édition Le livre de poche,
2010
314 pages

Genre : Thriller



 

Résumé :

Nul n’est à l’abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s’accumulent puis tout s’accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n’a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite; elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape… Les ombres de Hitchcock et de Brian de Palma planent sur ce thriller diabolique.

 

Mon avis :

« Robe de marié » est un des meilleurs thrillers que j’ai lu et je l’avais dévoré d’une traite lors de ma première lecture il y a plusieurs années mais je n’avais pas réussi à le chroniquer car il regorge de rebondissements, ce qui est une force, mais qui pose aussi problème quand on ne veut pas trop en dévoiler, donc si je galère à en parler et que ma chronique ne ressemble à rien, eh bin, dites vous que c’est normal !

Bref, « Robe de marié » démarre avec Sophie, une jeune femme qui ne semble pas être aussi saine d’esprit qu’elle pourrait l’être, elle est perdue, dépressive et a des pertes de mémoire, et alors qu’elle passe la soirée avec le petit Léo dont elle est la nourrice elle est à nouveau victime d’un épisode d’amnésie et retrouve un peu plus tard le garçon mort et ligoté dans son lit. Aussitôt, Sophie qui pense être à l’origine de cette mort décide de s’enfuir, et sa cavale commence…

Mon résumé ne concerne vraiment que les premières pages du livre, l’intrigue est en réalité bien plus riche et plus tordue qu’une simple chasse à l’homme (ou à la femme en l’occurrence), l’auteur joue autant avec les nerfs de Sophie qu’avec les nôtres, c’est une intrigue à fois glauque pour tous les cadavres que Sophie sème derrière elle, oppressante car on se retrouve dans sa tête alors qu’elle est complètement à côté de la plaque quant aux crimes commis et que ses trous de mémoire nous laisse autant perdu qu’elle, déconcertante quand on voit Sophie autant paumée alors qu’elle fait preuve de pas mal de lucidité et de ressources pour essayer de se sortir de ce pétrin et surtout c’est une intrigue affreusement intelligente et il faut lire ce titre pour se rendre compte d’à quel point l’histoire est bien construite car je trouve que c’est impossible d’évoquer quoi que ce soit sans trop en dire, je pourrais faire une chronique de dix kilomètres en utilisant tous les adjectifs mélioratifs possibles sans vraiment pouvoir expliquer à quel point l’histoire est intense et surprenante.

J’admets que je suis une bille avec les policiers / thrillers et que je devine rarement comment les choses vont tourner et encore moins comment elles vont se terminer mais je pense que « Robe de marié » est difficile à résoudre pour tout le monde et si vous deviez lire un thriller, pour moi, ce serait celui là !
Que ce soit à la découverte ou à la relecture, l’auteur tisse une histoire qui tient la route du début à la fin et qui est impossible à lâcher, et qui peut être assez perturbante autant pour l’état de folie dans lequel Sophie est plongée que pour l’un des retournements de situation qui peut rendre un chouilla parano (mais n’étant pas saine d’esprit moi même, c’est un peu de la triche !).
Pas forcément à mettre entre toutes les mains vu que c’est loin d’être léger (même si personnellement voir un gamin zigouillé me met directement en joie !), c’est surtout une atmosphère morbide et pesante plutôt que des scènes gores qui auraient gâché le truc à mes yeux, ici l’horreur est plus psychologique que sanglante et c’est bien plus efficace.

Bref je vois mal ce que je pourrais ajouter, je me suis limitée au minimum et il reste une bonne moitié de livre dont je n’ai pas dit un mot mais si je le fais je risque de vous spoiler comme une grosse radasse donc lisez le ! C’est un titre indispensable pour les fans de thrillers et de mon côté je le relirais sûrement dans quelques années et je pense qu’il me fera toujours autant d’effet !

En passant, ce livre devait être adapté en film (mais le projet étant au point mort depuis plusieurs années, pas sûre qu’il soit toujours prévu…) et s’il finit par arriver sur grand écran je serai curieuse (et exigeante) quant au résultat, à surveiller !

 

Ma note :
coupdecoeur
Aventure·Thriller

La conspiration de Roswell – Boyd Morrison

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La conspiration de Roswell
Boyd Morrison
Edition Bragelonne,
2015
Traduit par Vincent Basset
384 pages
.
Genres : Aventure, 
Thriller

 

Résumé :

1947 : Fay, une fillette vivant au Nouveau-Mexique près de Roswell, assiste au crash spectaculaire d’un étrange aéronef. 2012 : Tyler Locke sauve Fay de deux assassins. Elle lui apprend que les tueurs recherchent un artefact trouvé sur le site de Roswell et prétend connaître des secrets concernant cet incident qui n’ont jamais été révélés. D’abord sceptique, Tyler tombe à la merci d’un mystérieux groupe de mercenaires et finit par comprendre que la clef de sa survie se cache dans l’énigme de Roswell…

 

Mon avis :

C’est entièrement pour le nom de Roswell que je voulais lire ce titre. Qu’on adhère ou pas aux théories entourant ce lieu on pense directement aux extraterrestres quand on entend ce nom et personnellement ce genre d’histoire m’intéressent toujours.

Une vieille femme prétend avoir assisté dans son enfance au crash de Roswell et avoir récupéré un artefact des mains d’une créature étrange, elle a gardé le silence pendant des décennies mais a maintenant décidé d’en parler à deux enquêteurs américains, pour découvrir de quoi il s’agit réellement, avant de se faire attaquer chez elle par des mercenaires qui semblent vouloir mettre la main sur ce fameux artefact.

Même si j’ai tout de même passé un bon moment avec ce livre, certaines choses ne sont quand même pas terribles et sans ces points noirs j’aurais sans doute donner une note un peu plus haute, même si mon penchant pour les histoires d’extraterrestres n’aurait toujours pas été contenté, car sans trop en dire il y a de quoi rester sur sa faim, surtout une fois qu’on découvre le dénouement…
Mais bref, niveau intrigue on se rapproche d’un scénario Hollywoodien où les recherches « archéologiques » donnent lieu à des scènes d’action, parfois sorties de nul part, c’est à la fois une bonne chose pour ceux qui aiment cela et pour donner plus de rythme et une mauvaise car ces scènes sont quand même bien invraisemblables et plutôt confuses; et en bonus une romance (même deux en fait) parce qu’un scénar’ Hollywoodien doit se finir avec le héros qui serre le personnage féminin (même si ça ne sert à rien !)

Pour son histoire l’auteur ne se contente pas que de Roswell, mais se sert aussi de Nazca, de l’île de Pâques et de l’événement de Toungouska, et même si cela a un sens dans le livre, l’explication est un peu simpliste et l’ensemble fait un peu l’effet d’une poudre aux yeux, manquait juste les pyramides d’Egypte et l’Atlantide pour que le côté folklorique soit total !

Je me moque un peu mais il faut admettre qu’on ne lit pas ce genre de bouquin pour la rigueur scientifique mais plutôt pour suivre une intrigue assez superficielle et clichée mais divertissante où notre cerveau n’est pas franchement sollicité, cela rappelle plein d’autres histoires ni très intelligentes ni très exigeantes mais qui deviennent potables, voir sympa, entre deux œuvres plus « sérieuses » ou quand on a un gros coup de fatigue et qu’on cherche un truc léger à lire !

D’ailleurs l’histoire est clichée mais les personnages aussi, entre les deux héros qui ont le QI d’Einstein, la force de John Cena et le talent de MacGyver, et les héroïnes qui sont de super bombasses qui bottent des culs par rangées de 12 et sont extraordinaires dans leurs jobs… Avec des personnages pareils on n’a pas vraiment de suspense du coup, on sait que peu importe ce qui va leur arriver ils trouveront toujours un moyen (rarement réaliste) pour s’en sortir, la seule chose que j’ai noté et apprécié à leur sujet est l’humour de l’un des mecs et le caractère bougon de l’une des filles, sans faire passer le premier pour une grosse quiche, et pour éviter que la deuxième passe… bin pour une grosse quiche, parce que les nanas en général dans ce genre d’intrigue ont l’air d’avoir des neurones jusqu’à ce que le héros se pointe, du coup avoir une héroïne avec un caractère de chien ce n’est pas plus mal (l’autre héroïne est du style gourdasse par contre ! Et l’autre héros -non je n’ai pas retenu les noms et je vous pouet- est le héro américain typique et bien fadasse dont on a rien à cirer !)

Bref, je sais très bien que je ne donne pas forcément envie avec ma chronique mais je n’y peux rien si ce livre est con 😀
Franchement il y a des tas de choses tirées par les cheveux, d’autres qui sont prévisibles, mais honnêtement même si je trouve plein de défauts à ce titre et qu’il ne me marquera pas, sur le moment j’ai trouvé l’ensemble distrayant et j’avais envie de savoir le fin mot de l’histoire, je ne pense pas lire d’autres titres de l’auteur mais cette lecture là n’était pas déplaisante !

Ma note : 3
Thriller

De Ténèbres et de Sang – Frédéric Livyns

De ténèbres et de sang
Frédéric Livyns 
Édition Lune Ecarlate, 
2015
332 pages

 Genre(s) : Horreur, Thriller

> Le site de l'auteur <

Résumé :.

Danse de sang.
Veuve depuis peu, Véronique a l’étrange sensation de toujours ressentir la présence de son époux. En cherchant des réponses à ses questions, elle va libérer un démon aussi ancien que le monde lui même: le Dévoreur. Elle seule peut mettre fin à cette vague de meurtres cruels qui s’abat sur la ville mais le temps lui est compté car, à chaque âme absorbée, le démon devient plus puissant.
Un terrifiant thriller fantastique qui nous plonge dans l’univers du vaudou.

Le souffle des ténèbres.
Bryan et Suzy se rendent en Bretagne afin de se ressourcer. A proximité d’un étrange village que Bryan ne connait qu’à travers les récits de son grand-père, ils découvrent les ruines d’un vieux château qu’aucune carte ne mentionne mais que tous les villageois paraissent craindre. Ils décident d’ignorer les avertissements et, animés par la curiosité, entreprennent de s’y rendre. Ils vont bien malgré eux réveiller la force maléfique qui y sommeillait.
Un huis-clos surprenant oscillant entre légendes bretonnes et fantastique contemporain.

 Mon avis :.

Il y a quelques semaines (ou mois plutôt, hum), l’auteur Frédéric Livyns m’a contactée pour me demander si je voudrais chroniquer l’un de ses titres et j’ai tout juste eu le temps de dire oui avant qu’il ne m’envoie en fait quatre de ses œuvres, et si je le remercie de sa confiance je le remercie beaucoup moins pour les insomnies !

« De ténèbres et de sang » réunit deux histoires, une très gore digne d’un film d’horreur et une plus soft utilisant des légendes Bretonnes.

Dans « Danse de sang », Véronique vient de perdre son mari, décédé brutalement, elle ressent toujours sa présence, sent son odeur, elle a la sensation qu’il est toujours à ses côtés et cela se confirme quand les mots « Je t’aime » se retrouvent écrits sur son miroir. Se laissant convaincre par son amie Myriam, elle décide d’aller voir un prêtre vaudou pour faire la lumière sur ces phénomènes en invoquant Legba le gardien de la frontière entre notre monde et celui des morts.
Mais la séance de Vaudou ne se déroule pas comme elle le devrait…
Après cela, une vague de meurtres survient, les victimes sont égorgées, décapitées, écorchées vives, éviscérées, bref c’est le festival de la charcuterie, et Véronique devra trouver un moyen pour faire repartir l’esprit maléfique qui a l’air bien décidé à la faire souffrir et à décimer toutes les personnes autour d’elle.

Cette « Danse de sang » m’a fait beaucoup d’effet, après en avoir lu une bonne moitié j’ai dû faire une pause à regret pour dormir un peu mais je dois dire que je n’étais pas rassurée, l’histoire m’avait bien captivée et ayant des tas d’images sanglantes dans la tête j’avais un peu peur de me faire désosser à mon tour pendant mon sommeil !
Je crois que je n’ai rien lu d’aussi gore depuis un moment, sans qu’en plus cela tombe dans la surenchère inutile, les scènes d’horreur étant bien décrites on n’a pas de mal à imaginer les atrocités commises par l’esprit et il vaut mieux ne pas s’attaquer à cette lecture sans avoir l’estomac bien accroché !

Je n’y connais absolument rien en Vaudou mais apparemment l’auteur s’est bien documenté et le résultat me semble crédible et bien effrayant, moi qui pensait que la religion était chiante à pleurer j’ai changé d’avis avec le Vaudou qui a l’air « folklorique » et ceux qui le pratiquent ne doivent pas s’ennuyer et je dois dire que cette lecture m’a même donné un peu envie d’en apprendre plus sur le sujet.

Qui plus est, l’auteur nous a évité le cliché du prêtre qui en fait des caisses en sortant tout un attirail de sorcier à deux balles et en « expliquant » sa religion et ses dons de façon pompeuse et incompréhensible pour se donner une aura mystique, dans « Danse de sang », Dajan, le prêtre vaudou a un comportement « normal » et fait tout de même plus sérieux que ce qu’on a l’habitude de voir dans ce genre d’intrigue.

L’histoire se lit vite aussi grâce à son rythme effréné, tout s’enchaîne sans nous laisser le temps de souffler, cette partie du livre faisant 150 pages et possédant son lot de rebondissements, de tension et de scènes d’action, les longueurs n’ont pas le temps de s’installer et mon intérêt ne s’est pas relâché un instant

Véronique, le personnage principal, n’est pas mauvais non plus, sans m’être vraiment attachée à elle, sa façon d’encaisser les choses est « parlante » on se met facilement à sa place, on ressent tout le poids qui pèse sur elle, son angoisse, le fait qu’elle soit complètement perdue et qu’elle ne sache pas comment s’en sortir mais elle peut aussi faire preuve de force ce qui évite de se retrouver avec un personnage éploré qu’on aurait envie de secouer.

Je mettrai quand même un petit bémol aux dernières lignes du texte qui sont assez clichées et un peu malvenues, heureusement que l’intrigue surnaturelle a un bon dénouement juste avant pour faire oublier ce petit défaut.

Si « Danse de sang » m’a beaucoup plu, « Le souffle des ténèbres » m’a un peu déçue, légendes Bretonnes oblige j’en attendais beaucoup, peut-être un peu trop…

Après une douloureuse épreuve, Bryan et Suzy décident de passer quelques temps en Bretagne, dont son grand-père à lui est originaire.
Sur place ils découvrent les ruines d’un vieux château que les habitants craignent par superstition.
Inutile de préciser que leur petite exploration dans cette endroit va réveiller quelque chose qui s’y terrait jusqu’à présent…

Cette histoire joue plus sur l’angoisse que sur le sang, ici pas d’hémoglobine mais de la magie noire, un endroit isolé où personne n’est à l’abri et un personnage bien connu de la mythologie bretonne.
Si je n’ai pas trop adhéré au « Souffle des ténèbres » c’est sans doute dû au manque d’originalité et de surprise, une entité qui est dérangée par quelqu’un et qui poursuit ce dernier cela été vu de nombreuses fois, et c’est un peu pareil pour ce village emprisonné dans ses vieilles superstitions et coupé du monde et de la technologie moderne, même si ce n’est pas désagréable à suivre j’aurais aimé une intrigue et un cadre moins « usé ».

Deuxième « déception » (qu’on ne peut pas reprocher à l’auteur) j’ai reconnu le personnage celte dès qu’il apparaît et du coup je savais quel serait son rôle, s’il y a un suspense qui essaie de se créer autour de son identité forcément cela ne peut pas marcher sur moi, ce qui est dommage car c’est un bon personnage, bien amené et bien utilisé.

« Le souffle des ténèbres » se sert aussi de quelques éléments historiques, notamment avec ce qui se rapporte à Gilles de Rais (ou plutôt sa descendance), dont je ne connais pas grand chose à par qu’il était aux côtés de Jeanne D’Arc et qu’il adorait violer et massacrer des enfants (chacun ses passe-temps !) (Non, je n’ai pas honte de cette blague), il a bien eu des terres en Bretagne, il a bien eu une fille mais je ne sais pas à quel point la légende qu’on découvre dans le livre est fidèle à la réalité et s’il y a une partie crée par l’auteur (et oui j’ai eu la flemme de faire des recherches !) donc en oubliant ce détail, cette histoire ne m’a pas franchement convaincue, c’est un peu trop grand-guignolesque pour moi, si je suis facilement prise dans des histoires qui font intervenir des esprits, une fois que c’est le diable qui déboule en général je décroche et c’est ce qui est arrivé pour cette lecture…

Cela dit je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment non plus, c’est classique dans la forme mais l’atmosphère est bien rendue et encore une fois l’auteur réussi à faire ressentir le stress des personnages dans cette endroit sombre et peu rassurant.
Le rythme est soutenu et l’histoire est suffisamment bien construite pour ne pas s’ennuyer, même sans qu’elle m’ait fait frissonner j’étais curieuse de découvrir le fin mot de l’histoire et également de savoir ce qui avait tant affecté Bryan et Sucy.
Finalement cette nouvelle pêche plus par son côté un peu déjà vu, les autres bémols sont surtout dû à mes goûts personnels.

Bref, j’ai plus accroché à la première histoire qu’à la seconde mais malgré tout l’auteur arrive à nous plonger dans son univers et à rendre ses intrigues suffisamment prenantes pour donner envie de tout lire d’une traite, en faisant tout de même quelques pauses pour calmer les nausées pendant « Danse de sang » !

 
Ma note : 3-5 
Thriller

Le livre sans nom – Anonyme


Le livre sans nom
Anonyme
Édition Le livre de poche, 
2011
Traduit par Diniz Galhos
509 pages 

Genre(s) : Thriller

 
Série : Bourbon Kid
1. Le livre sans nom
2. L’œil de la lune
3. Le cimetière du diable
4. Le livre de la mort

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Résumé :.
Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets.
Un serial killer qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom. La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique. Deux flics très spéciaux, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d’œil à Seven et à The Ring, et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année ! Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte.
Il a ensuite été publié en Angleterre puis aux États-Unis, où il connaît un succès fulgurant.
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  . Mon avis :.

Je ne sais pas si c’est à cause de tous les avis dithyrambiques que j’ai lu, du fait que je m’attendais à un pur thriller et pas un thriller fantastique (ça m’apprendra à ne pas lire les résumés tiens !) ou tout simplement que ce livre n’est pas fait pour moi mais une fois de plus je vais un peu jouer le rôle du vilain petit canard car je ressors assez déçue de ma lecture.

J’étais pourtant très enthousiaste durant les 200 premières pages, mais une fois que les vampires arrivent, mon engouement est retombé comme un soufflé, l’intrigue sombre dans le grand guignolesque et j’avais hâte de finir le livre pour être débarrassée !
Sans être folle des vampires, je n’ai pas de dent contre eux non plus, j’apprécie même de temps en temps un livre où ils sont le sujet central mais dans « Le livre sans nom » j’ai eu l’impression qu’ils débarquaient comme un cheveu sur la soupe, qu’ils étaient mal intégrés à l’histoire, amené d’une façon moins brutale cela m’aurait peut être plu mais là ce n’est pas passé.

C’est d’autant plus dommage car si le roman avait continué sur sa lancée, je n’aurais pas atteint le stade du coup de cœur mais presque; j’étais très intriguée par tout le mystère entourant L’œil de la lune et par le Bourbon Kid, et j’adorais l’ambiance qui rappelle un peu les westerns spaghettis avec une bonne dose de gore et d’humour en plus; c’était un très bon mélange et je me suis prise au jeu d’entrée (en même temps, le bouquin commence par un massacre, cela ne pouvait que me plaire… Nan je vous assure que je ne suis pas sadique !) mais en plus des vampires qui m’ont déplu, l’histoire finit par tourner en rond, l’enquête sur les meurtres n’avance pas des masses et se retrouve au second plan au bout d’un moment pour que l’histoire se concentre sur L’œil de la lune, ce dernier passe de mains en mains, il se retrouve dans la poche de Truc qui se le fait voler par Machin, qui finalement se le fait piquer par Tartempion… Tout le monde le convoite, on l’a bien compris et cette chasse au trésor devient assez pénible au fur et à mesure vu que les chapitres se suivent et se ressemblent et je me suis ennuyée à partir de là.
Seul le dénouement relève un peu le niveau quand nous en apprenons un peu plus sur l’identité du Bourbon Kid.

Malgré le peu d’intérêt que j’avais pour la seconde partie du livre, ma lecture n’a pas été trop longue pour autant, le rythme du roman est soutenu, nous suivons tour à tour les différents personnages mais c’est suffisamment fluide pour ne pas être paumé et se demander sans arrêt qui est qui. Par contre, de tous les personnages, seuls quelque uns sortent du lot pour moi, les deux flics Jensen et Somers que j’ai apprécié et Elvis, sosie du king et tueur à gage -qui est un personnage secondaire mais c’est bien farfelu et cela m’a fait rire- ou encore les deux moines spécialistes des arts martiaux Kyle et Peto.
Globalement les autres protagonistes ne m’ont pas laissé un grand souvenir, le défaut de ce côté là est qu’il y a tellement de personnages que leurs caractères n’est pas creusés, cela reste très superficiel.

En conclusion, je suis donc assez mitigée sur ce premier tome, c’est déjanté et sympa au début mais l’histoire ne s’est pas assez renouvelé par la suite pour maintenir mon attention et je pense que je ne lirai pas la suite.

Ma note : 3
Lecture commune avec :