Développement personnel

Le why café – John P. Strelecky

couv31356057


Le why café
John P. Strelecky
Édition Le dauphin blanc,
2009
Traduit par Alain Williamson
154 pages

Genre : Développement
personnel

 

Résumé :

Pour fuir le stress et la pression au travail et dans la vie quotidienne, John prend la route pour quelques jours de vacances. Retardé par un accident, il se voit contraint de modifier son itinéraire et d’emprunter un chemin inconnu et isolé sur lequel il se perd. Contre toute attente, alors qu’il est sur le point de manquer d’essence et qu’il est affamé, il aboutit à un café au milieu de nulle part et dans lequel il fait la connaissance de trois personnes qui l’amèneront à réfléchir sur la vie d’un point de vue différent.

 

Mon avis :

Je ne suis pas très friande de livres de développement personnel, avant cette lecture je n’en avais lu que 2 ou 3 et ce que j’y avais trouvé était bien trop bateau pour m’inspirer quoi que ce soit mais j’avais lu des avis dithyrambiques sur le « Why café » et j’avais envie de lui donner sa chance malgré tout…

L’idée est simple : un homme, John, est sur la route des vacances mais se perd au milieu de nul part et déniche le seul resto des environs, le why café. Rien de particulier à signaler si ce n’est que sur son menu est inscrit trois questions : Pourquoi êtes vous ici ? Craignez vous la mort ? Êtes vous pleinement épanoui ? qui seront le point de départ de sa réflexion sur la vie…

Finalement même si ce titre a emballé beaucoup de lecteurs ce n’est pas mon cas, je comprends ce qu’on y trouver, les réflexions qui y sont faites ne sont pas mauvaises et contrairement à « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » par exemple (un autre titre de développement personnel) on ne tombe pas dans la psychologie de comptoir, et du coup oui cela peut nous pousser à nous questionner sur nous-même même si le livre ne pousse pas forcément sa pensée très loin cela reste tout de même une bonne base, suffisamment inspirante pour qu’on commence notre propre réflexion, si je ne suis pas particulièrement séduite ce n’est pas à cause du contenu que je trouve plutôt bon mais parce que je ne suis juste pas sensible au genre, à la fois parce que je peux me poser ce style de questions par moi-même sans avoir de déclencheur mais aussi parce que je trouve mon inspiration ailleurs, que ce soit dans d’autres lectures ou d’autres choses, les livres de développement personnel me laissent assez froide, voir me bloquent, et du coup ils n’atteignent pas leur but avec moi mais si j’étais plus réceptive, « Le why café » m’aurait sans doute inspirée !

Par contre en véritable défaut on peut noter que la traduction est parfois aux fraises, quand on se retrouve à lire que John a quitté le collège à 22 ans c’est qu’il y a une merdouille quelque part !
Ce n’est quand même pas difficile de traduire les mots anglais « place » et « college » par « endroit » et « université » et cela éviterai de nous faire tilter et sortir du récit, sans compter certaines phrases bien lourdes en français qui me laissent penser que le traducteur a un peu trop usé du littéral !

Bref, j’ai essayé et cela n’a pas donné grand chose mais je ne suis pas la cible du tout, pour ceux qui adhérent plus que moi aux livres de développement personnel il y a de quoi trouver son compte avec « Le why café » mais dans mon cas je pense m’arrêter là pour ce style de lecture !

 

Ma note2-5
Fantastique·Jeunesse

L’auberge entre les mondes, tome 1 : Péril en cuisine ! – Jean-Luc Marcastel

couv59090078


L'auberge entre les mondes, 
Tome 1 : Péril en cuisine !
Jean-Luc Marcastel
Édition Flammarion 
jeunesse
2017
254 pages

Genres : Jeunesse, 
Fantastique

 

Merci à
et aux éditions
18505-ban_partenaire_670

 

Résumé :

Nathan est apprenti cuisinier dans une auberge réputée pour ses bonnes recettes. Avec son ami Félix, il sent très vite que cet endroit regorge de mystères. Les murs bougent ; des créatures inquiétantes semblent vivre tapies dans les ombres ; et il y a cette force qu’il ressent au plus profond de lui…

Alors que les mondes s’affrontent, Nathan est le seul à pouvoir réconcilier les hommes et apaiser les conflits.

 

Mon avis :

En choisissant ce titre pendant la dernière Masse Critique je m’attendais à un livre à l’humour loufoque et où des créatures fantastiques m’attendraient derrière chaque porte de l’auberge, mais finalement mes attentes n’ont pas été vraiment satisfaites et mon avis est globalement plutôt tiède…

Nathan et Felix trouvent un job d’été dans une auberge perdue, le voyage jusqu’à la-bas se passe sans encombre jusqu’à ce qu’ils se fassent attaquées par quelque chose d’étrange, puis Nathan commencera à être témoin de phénomènes surnaturels dans l’auberge…

Rien de bien novateur à priori et c’est vrai que l’ensemble reste bien classique et qu’on retrouve certains codes bien connus (pour ne pas dire trop exploités) de la littérature fantastique jeunesse (le gamin élu, sans parents mais avec un protecteur pour veiller sur lui jusqu’à ce qu’il apprenne la vérité, etc…) et voir cela m’a un peu blasée parce qu’à force c’est lassant de suivre des personnages qui ont le même parcours, mais à la rigueur je veux bien passer sur ce défaut si l’intrigue derrière est assez solide ou du moins distrayante, vu que ce n’est que le premier tome on ne peut pas encore vraiment juger la dessus et il faudra voir ce que donnera la suite mais pour être franche je ne sais pas si j’aurais envie de lire le tome suivant, parce que même si ce tome est surtout une introduction et qu’il ne faut pas s’attendre à une grande aventure pour ce début, on pouvait quand même espérer un peu plus d’ampleur et plus d’originalité, là c’est plutôt plan-plan et timide, l’aventure vécue par Nathan est tellement basique qu’à vrai dire je ne m’en souviens que vaguement et qu’elle ne m’a pas fait d’effet sur le moment, cela se résume à aller chercher un machin pour sauver je ne sais plus quoi, bref rien de bien marquant…

C’est un peu pareil pour le héros, Nathan, qui vu qu’il est l’élu, le sauveur, le messie sans lequel le monde péterai, bref vous m’avez comprise, et qu’à première vue il n’a rien de notable niveau personnalité il est plutôt fade pour le moment, heureusement qu’il est accompagné de Felix qui est plus pétillant et drôle pour qu’on ne s’ennuie pas !
Et pour rester du côté des personnages je suis déçue que les frères Kolkrabbi et Bleksprutt, les poulpes cuisiniers, ne fassent qu’apparaitre brièvement parce qu’il y a surement de quoi rire avec eux (en tout cas moi cela me faisait rire de lire leurs quelques dialogues avec la voix de Zoidberg dans Futurama !) (j’ai déjà précisé que mon sens de l’humour ne volait pas haut ?!)

Par contre je dois dire que l’univers développé dans cette série part bien et que c’est ce point qui pourrait éventuellement me pousser à lire la suite, pour le coup même si la saga est jeunesse, l’univers mélange éléments fantastiques (niveau créatures surtout), théories scientifiques, et physique, mais suffisamment bien expliqués et bien mariés pour que l’ensemble ne soit ni confus ni too much et même s’il reste surement beaucoup à apprendre la dessus on a déjà pas mal à se mettre sous la dent et c’est convaincant.
C’est d’autant plus appréciable de trouver un univers bien creusé qui mêle rationnel et fantastique en le faisant correctement dans un bouquin qui peut donner l’impression d’être plutôt simpliste.

Bref, je suis assez dure avec l’histoire, peut-être que j’en attendais un peu trop, peut-être qu’il faut laisser un peu plus de temps à l’auteur pour améliorer tout cela, mais le livre vaut le coup qu’on s’y attarde au moins pour l’univers qui est bien travaillé et intéressant, pour le reste il faudra peut-être être patient pour que cela s’améliore, à voir…
En attendant je remercie Babelio et les éditions Flammarion pour cette découverte !

 

Ma note : 2-5
Classique

Tess d’Urberville – Thomas Hardy

couv75295930



Tess D'Urberville
Thomas Hardy
Edition Le livre de poche,
2009
Traduit par Madeleine 
Rolland
474 pages

Genre : Classique

.

Résumé :

Jeune paysanne innocente placée dans une famille, Tess est séduite puis abandonnée par Alec d’Urberville, un de ses jeunes maîtres. L’enfant qu’elle met au monde meurt en naissant.
Dans la puritaine société anglaise de la fin du XIXe siècle, c’est là une faute irrémissible, que la jeune fille aura le tort de ne pas vouloir dissimuler. Dès lors, son destin est une descente aux enfers de la honte et de la déchéance.

Mon avis :

Avant de me lancer dans cette lecture je connaissais déjà bien l’histoire grâce à l’adaptation en mini-série faite par la BBC que j’avais apprécié (et que je chroniquerais surement un jour !), et en général quand j’aime une adaptation je cherche à découvrir le texte d’origine, « Tess d’Urberville » n’a pas fait exception sauf que cela a coincé…

Tess d’Urberville est née dans une famille de paysans qui, n’étant pas riches et venant d’apprendre non seulement leur origine noble mais aussi qu’une parente riche réside non loin d’eux, décident d’envoyer Tess chez elle dans le but d’obtenir de l’aide. Une fois la-bas Tess va rencontrer Alec qui va déclencher la déchéance de la jeune fille…

J’avoue que si je n’avais pas lu ce titre dans le cadre d’une lecture commune, je n’aurais peut-être pas été jusqu’au bout (ou j’aurais mis des mois à finir ma MV5BMTU2MTU0MTI2Ml5BMl5BanBnXkFtZTcwMDk5MjMyMg@@._V1._CR73,64,235,351_UX182_CR0,0,182,268_AL_lecture) parce que je n’ai pas accroché du tout et cela faisait longtemps que je n’avais pas autant survolé un texte parce que je m’ennuyais comme pas permis, je ne met pas vraiment cela sur le compte de l’histoire mais plutôt sur la plume et sur les personnages.

Heureusement que j’avais encore la série bien en mémoire parce qu’à cause du style j’ai parfois trouvé l’histoire très confuse et je serai vraiment passée à côté de certains passages clé (ou je les aurais compris de travers) si je ne connaissais pas déjà l’histoire, soit ce n’est pas clair soit l’auteur ne s’attarde pas suffisamment (je pense surtout à une scène en particulier entre Tess et Alec qui est très importante, que moi je n’ai pas capté sur le moment et que pas mal d’autres lecteurs ne comprennent qu’à moitié, même celui qui a écrit le résumé de quatrième de couverture n’a pas pigé cette scène, c’est dire !).

Mais bref si la plume ne m’a pas convaincue, l’histoire n’est tout de même pas mauvaise (mais elle n’est vraiment pas à lire en cas de dépression !) même s’il y a un peu trop de longueurs et de répétitions qui m’ont empêchée de me plonger dans l’intrigue, pourtant il y avait de quoi accrocher et être touchée vu que Tess enchaine les épreuves douloureuses et essaie malgré tout de s’en sortir dans une société qui n’est vraiment pas de son côté, avant d’avoir une romance compliquée, mais vu que je n’ai pas vraiment adhéré au personnage l’histoire m’a laissée assez froide.
J’ai forcément eu de la peine pour Tess mais en même temps à force de la voir se complaire dans sa position de pauvre victime j’avais envie de la secouer, je sais que vu l’époque son comportement est « logique » mais vu qu’elle n’a plus grand chose à perdre autant se rebeller un peu, en tout cas j’aurais aimé la voir se battre un peu plus…
Et ce n’est pas les autres protagonistes qui m’ont plus intéressée, Alec est un personnage manichéen, inintéressant et qui fait plus de la figuration qu’autre chose et Angel est fade au possible, il se fie juste à la moral et est infichu de prendre ses propres décisions ce qui le conduit à être bien cruel par moments d’ailleurs, ce qui n’améliore pas l’image que j’ai de lui…

C’est dommage d’avoir une héroïne aussi passive et des personnages masculins sans consistance, parce que je le redis mais de base l’histoire n’est pas à jeter et avec un meilleur traitement des personnages et une plume un peu moins lourde sur les descriptions des paysages et un peu plus éloquente sur les passages importants, il avait de quoi m’emballer mais cela n’a pas été le cas.

Je tenterai quand même un autre titre de Tom Hardy mais en ce qui concerne « Tess D’urberville » je préfère me contenter de la mini-série !

Ma note : 2
Lecture commune avec :

Jeunesse·Science-Fiction

Star Wars : La Saga du Prince Ken, tome 1 : Le gant de Dark Vador – Paul Davids / Hollace Davids

couv29298242


Star Wars : La saga du Prince Ken,
Tome 1 : Le gant de Dark Vador
Paul Davids / Hollace Davids
Edition Pocket,
1994
Traduit par Gérard Guero
139 pages

Genres : Science-fiction, Jeunesse

 

Résumé :

Il y a bien longtemps, dans une lointaine galaxie…
Les diaboliques chefs de l’Empire ont disparu, leur Étoile Noire est détruite. Une nouvelle ère commence. Les guerriers de l’Empire s’entre-tuent pour se partager ses ruines. Qui va l’emporter ? Les prophètes du Mal ont prédit qu’un nouvel Empereur se dresserait bientôt. A la main, il devra porter l’indestructible symbole du mal : le gant de Dark Vador.

 

Mon avis :

Sans être une grande fan de la saga, j’aime bien les films Star Wars (sauf les I et II, faut pas déconner ! Et sans compter Rogue One que j’ai malheureusement loupé) et vu la tonne de bouquins sur l’univers j’avais envie de voir ce que cela donne.
Ce titre est le premier sur lequel je suis tombée et le hasard ne faisant pas toujours bien les choses, c’est bof !

Pour une fois je ne vais pas faire mon propre résumé car je n’ai rien à ajouter à celui se trouvant sur la quatrième de couverture mais aussi parce qu’il n’y a pas grand chose de plus à se mettre sous la dent…

Avant d’y venir je vais commencer par le petit truc qui m’a blasée et ce dès la première page : nous avons le droit aux horribles traductions françaises de certains noms comme Yan Solo (parce que les français sont bien évidemment trop cons pour savoir comment prononcer Han…) et c’est assez saoulant de devoir faire abstraction de cela pendant la lecture et de remplacer mentalement par les vrais noms, mais bon on va dire qu’on a l’habitude des traductions pourries !
L’autre gros bémol est que l’histoire est vraiment simplette, c’est très jeunesse et pas dans le bon sens du terme, c’est bateau, expéditif, franchement dispensable et interchangeable avec n’importe quelle autre histoire jeunesse / science-fiction en fait, c’est fade et pas du tout recherché, la seule chose qui me pousse à mettre la moyenne est que je n’ai pas détesté ce livre, c’est juste qu’il m’a laissée complètement indifférente et qu’il est en fin de compte trop vide pour que j’en retire quoi que ce soit, et je comprends pourquoi les avis dessus ne sont pas glorieux vu que l’univers n’est pas enrichi et que « l’aventure » n’a rien de prenant ou de mémorable.

Qui plus est l’histoire est vide de sens mais les personnages sont aussi peu intéressants, et font plutôt office de coquilles vides, à par le duo C3PO / R2D2 qu’on reconnait quand même, Luke, Leia, Han et les autres ne ressemblent à rien, à leurs places on pourrait suivre d’obscurs pignoufs que ce serait pareil !
Ce n’est pas que je sois particulièrement folle des personnages de la saga (Luke me gonfle d’ailleurs, je dois avouer) mais quitte à les utiliser, autant bien le faire, ce sont tout de même des personnages emblématiques qui sont marquants chacun à leur façon, et là ce sont juste des protagonistes banals…

Bref, rien de détestable mais rien de folichon non plus, ce n’est ni pour les fans de Star Wars (car trop frustrant) ni pour ceux qui ne connaissent pas la série (car trop superficiel), cela ne me dissuadera pas de lire d’autres titres sur l’univers mais je sais en tout cas que je ne continuerai pas « La saga du prince Ken » !

 

Ma note2-5 
In my mailbox

In my mailbox [119]

  .
In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Pour le regroupement des liens, c’est chez Lire ou mourir !
 .
 ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
 .
Déjà un an d’écoulé depuis le dernier In my mailbox, je ne vais donc pas vous montrer tout ce que j’ai pu acheté depuis mais me contenter des toutes dernières acquisitions !
 .
DSCN4456
 .
 – « Les heures lointaines » de Kate Morton (j’ai emprunté ce bouquin deux fois à la médiathèque sans pouvoir le finir parce que j’ai trouvé ça tellement riche que j’ai manqué de temps ! Maintenant je l’ai, et je vais pouvoir prendre le temps et savourer !)
 .
– « Juliette » d’Anne Fortier (des années que je veux le lire et j’espère le caser très rapidement dans mes lectures)
 .
– « L’homme qui a oublié sa femme » de John O’Farrell (ça m’a l’air très mignon et je devrais le lire ces jours ci)
 .

– « Cher Mr. Darcy » d’Amanda Grange (je n’ai même pas encore lu « Le journal de Mr Darcy » que j’achète déjà celui là, tout va bien, on continue dans la logique :D)

– « Wicked » Tome 1 de Gregory Maguire (j’avais vraiment envie de découvrir ce titre mais il n’est pas donné donc je l’ai pris en anglais, sans me rendre compte de l’épaisseur du machin, moi qui me plaignait de ne pas assez lire en anglais là je serai servie avec ces 600 pages !)
 .
– « La dame à la licorne » de Tracy Chevalier (parce que j’avais bien aimé « La jeune fille à la perle » et que je voulais voir ce que l’auteure nous réservait d’autre)
  .
– « La peau de César » de René Barjavel (je ne suis ni une très grande fan de Barjavel, ni un très grande fan de théâtre mais le pitch me parle !)
– « Les apparences » de Gillian Flynn (je pensais me contenter du film mais entre les très bons échos et le fait que je ne lis vraiment pas assez de thrillers à mon gout j’ai finalement craqué pour ce titre)
  .
– « La saga du roi Arthur » Tomes 1 à 3 de Bernard Cornwell (légende Arthurienne oblige !)
 .
– ‘Rage » de Stephen King (je ne sais pas trop ce que ça va donner mais c’est du King et vu le résumé ça peut donner une lecture très forte)
Science-Fiction

Mégalodon – Steve Alten

couv60729792



Mégalodon
Steve Alten
Edition Pocket,
1998
Traduit par Laure Joanin
353 pages


Genre : Science-fiction


 

Résumé :

Après 70 millions d’années, le Megalodon revient…

À la fin de la période du Crétacé, dans un endroit isolé du Pacifique, vit le prédateur le plus gros et le plus féroce de l’histoire du règne animal : le Carcharodon Megalodon. Dix-huit mètres, vingt tonnes, il est l’ancêtre des Grands Requins Blancs.
8 novembre 1997, Californie, le professeur Jonas Taylor, paléontologue et ancien pilote de submersible pour la Navy donne une conférence sur le Megalodon. Depuis des années, il essaie en vain d’oublier sa dernière plongée. Mais il ne peut effacer de sa mémoire ce qu’il a cru voir, ce qui a causé la mort de deux hommes, ce qui a définitivement ruiné sa carrière : la tête du monstre, triangulaire, horrifiante, et son étrange éclat luminescent.
A présent, Jonas doit replonger. Les abysses vont lui réserver la plus effrayante des surprises. Ce qu’il va trouver fera taire les sceptiques, mais ce qu’il rapportera pourrait hanter les mers jusqu’à la fin des temps. Une lutte sans merci s’engage…

 

Mon avis :

Quand j’ai trouvé ce livre en librairie d’occasion je commençais à peine à connaître la théorie comme quoi le Mégalodon ne serait pas une espèce éteinte (ou éteinte bien plus récemment qu’on ne le pense) selon certains (il n’y a pas vraiment de preuves, ce n’est qu’une cryptide parmi tant d’autres !), et j’étais curieuse de voir ce que l’auteur pouvait faire avec.

Niveau résumé je pourrais me contenter de dire que : Mégalodon est de retour et il a soif, soif de saaaang !

Parce que le bouquin ne va pas plus loin que cela, passé les premières pages où l’auteur essaie de donner un semblant de base scientifique et de donner un peu de suspense, le reste du livre ne se concentre que sur la bonne boucherie avec des tripailles par cargaison et une grosse bestiole qui bouffe tout sur son passage pas forcément parce qu’elle a faim mais juste parce qu’elle a décidé d’emmerder le monde !

Je précise tout de suite que je ne vais pas trop parler de la justification donnée sur le fait que le Mégalodon est toujours une espèce vivante et qu’elle est bien planquée au fond de l’océan car très honnêtement je ne sais pas si cette histoire est crédible, mes connaissances sur l’animal, sur les océans et sur tout le bazar sont beaucoup trop minces pour donner mon avis dessus, je ne sais pas si l’auteur a fait des recherches rigoureuses ou s’il a improvisé et je ne sais pas non plus si la fosse des Mariannes (là où l’auteur place l’habitat du Mégalodon) était déjà suffisamment explorée à l’époque de l’écriture (en 1997) pour que le début du livre ne tienne pas debout, et je ne sais pas non plus si la façon dont le Mégalodon a réussi à remonter à la surface est plausible aussi parce que je n’en ai pas la moindre idée, je serai curieuse d’avoir l’avis d’un spécialiste sur ce bouquin pour savoir si c’est crédible ou s’il y a de quoi avoir envie de balancer l’auteur aux requins pour lui passer l’envie d’écrire des conneries, mais pour le moment je vais laisser cette partie du livre de côté !
D’ailleurs c’est pour cette raison que je ne donne pas non plus mon avis sur la théorie du Mégalodon qui serait toujours vivant, parce que je n’en sais pas assez pour me faire une opinion et que même si ce serait fascinant de découvrir que certaines choses nous échappent ce serait aussi flippant qu’une bestiole de cette taille avec un tel dentier soit toujours dans le coin !

Bref pour en revenir à ce qui m’intéresse (le bain de sang), « Mégalodon » est typiquement une histoire très conne mais bien fun, cela m’a fait penser à ces films d’horreur de seconde zone assez ringards mais qu’on ne peut pas s’empêcher de regarder jusqu’au bout et où on s’amuse à compter le nombre de morts (et vu que les personnages ne sont que des coquilles vides, plus ils étaient nombreux à se faire becter plus j’étais contente !).
Du coup c’est vraiment le genre de livre qu’on lit pour se vider la tête parce que cela ne vole pas haut, d’un côté on a le mégalodon qui détruit tout allant jusqu’à essayer de bouffer un sous-marin (pourquoi pas, ça doit croustiller sous la dent !) et qui apparait d’un coup comme un bon vieux jumpscare pas cher (pourtant un machin de cette taille, je pense qu’on le voit arriver) et de l’autre les pseudo-scientifiques qui utilisent des moyens pas franchement convaincants pour capturer la bestiole (capturer une requin de 15 mètres avec un filet… allez bonne chance les mecs, je suis sure que ça va marcher !) mais en même temps même si c’est franchement ridicule parfois eh bien c’est malgré tout assez prenant et cela donne envie de savoir jusqu’où l’auteur peut aller, et de bien rire au passage !

Honnêtement je ne sais pas si l’auteur a écrit ce titre sérieusement ou si c’était fait pour être un peu nanardesque parce que c’est dur de ne pas se moquer au moins une fois pendant la lecture vu que c’est assez perché, mais même si ce n’est pas d’une qualité dingue je me suis quand même bien amusée avec ce livre qui se lit tout seul et convient très bien quand on cherche à faire une pause entre deux lectures plus profondes et c’est tellement folklo et invraisemblable qu’il n’y a même pas à craindre un effet « Dents de la mer » qui dissuade d’aller faire trempette après la lecture !

Et en passant, l’adaptation de ce livre sortira au ciné en 2017 sous le titre « Meg » avec Jason Statham dans le rôle principal (parce que quand on cherche un acteur pour interpréter un paléontologue on pense directement à Statham… ou à The Rock !) et les premières images vendent du rêve, je pense que ce sera digne de « Mega Shark versus Giant Octopus » ou « Piranhaconda » (oui ces films existent !) (et non je ne les ai pas vus) (peut-être un jour, quand j’aurais un gramme d’alcool dans le sang) !

 

Ma note3
Conte

La princesse Kaguya – Murata Kaeko

couv38394161



La princesse Kaguya
Murata Kaeko
Edition Cénacle de France,
2011
Traduit par Pierre Régnier
128 pages


Genre : Conte



 

Résumé :

« Il est une princesse si belle qu’on ne peut même imaginer qu’elle soit de ce monde » telle est la rumeur qui se propagea dans tout le pays.

Le conte de la Princesse Kaguya est une version simplifiée du « Conte du coupeur de bambous » considéré comme le plus ancien conte populaire japonais.

 

Mon avis :

Ce n’est qu’après avoir découvert l’adaptation cinématographique faite par les studios Ghibli que j’ai su que « La princesse Kaguya » était à l’origine un très vieux conte japonais, je n’ai pas réussi à mettre la main sur la traduction que je voulais, du coup je me suis rabattue sur cette version bilingue apparemment simplifiée.

Un jour un coupeur de bambou trouve une petite fille dans l’une des tiges, il la recueille et l’emmène pour l’élever avec sa femme. La petite fille grandit à toute vitesse et se révèle être d’une grande beauté, elle est tellement belle que tout le pays entend parler d’elle et que beaucoup d’hommes la demande en mariage…

122290

Mon résumé n’est pas complet mais c’est délibéré pour ne pas trop en dire car si l’histoire s’attarde sur les différents hommes qui essaient d’approcher Kaguya et comment elle fait pour s’en débarrasser, il y a aussi une autre partie concernant la jeune fille et plus particulièrement ses origines qui sont pour le moins étonnantes, suffisamment étonnantes pour avoir eu du mal à adhérer quand je les ai découvertes avec le film d’ailleurs, mais si je ne suis toujours pas pleinement convaincue aujourd’hui je suis tout de même moins sceptique qu’au début, après tout cette fin n’est pas plus étrange que de voir une petite fille naître dans un bambou !

« La princesse Kaguya » est un joli conte, plein de charme, qui aurait mérité d’être un peu plus développé (mais peut-être que ce bémol est dû à ma traduction et que le conte originel est plus long…) mais qui met en place une histoire plaisante, un peu mélancolique et très poétique, on peut à la fois s’amuser en découvrant les astuces de Kaguya pour tenir éloignés ses prétendants et être touché par des thèmes un peu plus sérieux qui sont abordés.
Je suis surprise que cette histoire ne soit pas plus connue (même si le film a un peu réparé ce tort) car elle vaut la peine qu’on s’y attarde, autant sur papier que sur écran !

 

Ma note3-5
Aventure·Thriller

La conspiration de Roswell – Boyd Morrison

couv50498600


La conspiration de Roswell
Boyd Morrison
Edition Bragelonne,
2015
Traduit par Vincent Basset
384 pages
.
Genres : Aventure, 
Thriller

 

Résumé :

1947 : Fay, une fillette vivant au Nouveau-Mexique près de Roswell, assiste au crash spectaculaire d’un étrange aéronef. 2012 : Tyler Locke sauve Fay de deux assassins. Elle lui apprend que les tueurs recherchent un artefact trouvé sur le site de Roswell et prétend connaître des secrets concernant cet incident qui n’ont jamais été révélés. D’abord sceptique, Tyler tombe à la merci d’un mystérieux groupe de mercenaires et finit par comprendre que la clef de sa survie se cache dans l’énigme de Roswell…

 

Mon avis :

C’est entièrement pour le nom de Roswell que je voulais lire ce titre. Qu’on adhère ou pas aux théories entourant ce lieu on pense directement aux extraterrestres quand on entend ce nom et personnellement ce genre d’histoire m’intéressent toujours.

Une vieille femme prétend avoir assisté dans son enfance au crash de Roswell et avoir récupéré un artefact des mains d’une créature étrange, elle a gardé le silence pendant des décennies mais a maintenant décidé d’en parler à deux enquêteurs américains, pour découvrir de quoi il s’agit réellement, avant de se faire attaquer chez elle par des mercenaires qui semblent vouloir mettre la main sur ce fameux artefact.

Même si j’ai tout de même passé un bon moment avec ce livre, certaines choses ne sont quand même pas terribles et sans ces points noirs j’aurais sans doute donner une note un peu plus haute, même si mon penchant pour les histoires d’extraterrestres n’aurait toujours pas été contenté, car sans trop en dire il y a de quoi rester sur sa faim, surtout une fois qu’on découvre le dénouement…
Mais bref, niveau intrigue on se rapproche d’un scénario Hollywoodien où les recherches « archéologiques » donnent lieu à des scènes d’action, parfois sorties de nul part, c’est à la fois une bonne chose pour ceux qui aiment cela et pour donner plus de rythme et une mauvaise car ces scènes sont quand même bien invraisemblables et plutôt confuses; et en bonus une romance (même deux en fait) parce qu’un scénar’ Hollywoodien doit se finir avec le héros qui serre le personnage féminin (même si ça ne sert à rien !)

Pour son histoire l’auteur ne se contente pas que de Roswell, mais se sert aussi de Nazca, de l’île de Pâques et de l’événement de Toungouska, et même si cela a un sens dans le livre, l’explication est un peu simpliste et l’ensemble fait un peu l’effet d’une poudre aux yeux, manquait juste les pyramides d’Egypte et l’Atlantide pour que le côté folklorique soit total !

Je me moque un peu mais il faut admettre qu’on ne lit pas ce genre de bouquin pour la rigueur scientifique mais plutôt pour suivre une intrigue assez superficielle et clichée mais divertissante où notre cerveau n’est pas franchement sollicité, cela rappelle plein d’autres histoires ni très intelligentes ni très exigeantes mais qui deviennent potables, voir sympa, entre deux œuvres plus « sérieuses » ou quand on a un gros coup de fatigue et qu’on cherche un truc léger à lire !

D’ailleurs l’histoire est clichée mais les personnages aussi, entre les deux héros qui ont le QI d’Einstein, la force de John Cena et le talent de MacGyver, et les héroïnes qui sont de super bombasses qui bottent des culs par rangées de 12 et sont extraordinaires dans leurs jobs… Avec des personnages pareils on n’a pas vraiment de suspense du coup, on sait que peu importe ce qui va leur arriver ils trouveront toujours un moyen (rarement réaliste) pour s’en sortir, la seule chose que j’ai noté et apprécié à leur sujet est l’humour de l’un des mecs et le caractère bougon de l’une des filles, sans faire passer le premier pour une grosse quiche, et pour éviter que la deuxième passe… bin pour une grosse quiche, parce que les nanas en général dans ce genre d’intrigue ont l’air d’avoir des neurones jusqu’à ce que le héros se pointe, du coup avoir une héroïne avec un caractère de chien ce n’est pas plus mal (l’autre héroïne est du style gourdasse par contre ! Et l’autre héros -non je n’ai pas retenu les noms et je vous pouet- est le héro américain typique et bien fadasse dont on a rien à cirer !)

Bref, je sais très bien que je ne donne pas forcément envie avec ma chronique mais je n’y peux rien si ce livre est con 😀
Franchement il y a des tas de choses tirées par les cheveux, d’autres qui sont prévisibles, mais honnêtement même si je trouve plein de défauts à ce titre et qu’il ne me marquera pas, sur le moment j’ai trouvé l’ensemble distrayant et j’avais envie de savoir le fin mot de l’histoire, je ne pense pas lire d’autres titres de l’auteur mais cette lecture là n’était pas déplaisante !

Ma note : 3
Aventure·Film

Chronique film : Max et les Maximonstres

affich_2179_1

Max et les Maximonstres.

Réalisé par Spike Jonze
Scénarisé par Spike Jonze et Dave Eggers
2009, Allemagne, Australie, 
États-Unis
Durée : 1h41
Genre : Aventure

Avec : Max Records (Max), Catherine Keener (Connie), James
Gondolfini (Carol, VO), Paul Dano (Alexander, VO)...

Adaptation de : Max et les Maximonstres de Maurice Sendak

.

Synopsis :

Max, un garçon sensible et exubérant qui se sent incompris chez lui, s’évade là où se trouvent les Maximonstres. Il atterrit sur une île où il rencontre de mystérieuses et étranges créatures, aux émotions sauvages et aux actions imprévisibles. Les Maximonstres attendent désespérément un leader pour les guider, et Max rêve d’un royaume sur lequel régner. Lorsque Max est couronné roi, il promet de créer un monde où chacun trouvera le bonheur. Max découvre vite toutefois que régner sur un royaume n’est pas chose aisée et que ses relations avec les autres sont plus compliquées qu’il ne l’imaginait au départ…

.

Mon avis :

Même si ce film m’intéressait depuis sa sortie je rechignais à le regarder et il a fallu la découverte du livre dont il s’inspire pour enfin trouver la motivation.
J’avoue que j’en attendais pas mal, il y a beaucoup de bon dans le livre et pouvoir passer plus de temps dans cet univers m’emballait d’avance, mais finalement le film ne m’a pas franchement séduite…

Max est un gamin turbulent qui, un soir, pète complètement une durite et se met à hurler et à mordre sa mère avant de s’enfuir de chez lui et de laisser sa mère se morfondre (ah la maternité, quel bonheur…)
Sa fuite le mène sur une île où se trouvent de grosses bêtes qui au lieu de le bouffer comme ils auraient dû (un gamin chiant de moins, c’est toujours bon à prendre !) ils le gardent et en font leur roi.

Vu que le livre ne fait qu’une trentaine de pages je ne vais pas trop m’attarder sur la comparaison entre les deux supports, le film est fidèle au livre notamment sur trois choses importantes : le caractère infernal de Max (logique), l’ironie de l’histoire et l’absence de morale, donc à ce niveau le matériau de base est respecté et vu qu’il n’y a pas plus à en dire quant à l’adaptation, je vais plutôt m’intéresser au film en lui-même qui n’est pas le coup de cœur que j’attendais, ce n’est pas déplaisant mais je suis vraiment restée sur ma faim.

maxresdefault

En fait moi qui m’attendais à une histoire un poil plus étoffée, j’ai été frustrée de me retrouver face à du remplissage où finalement on ne voit rien de plus que dans le livre mais en beaucoup, beaucoup, plus lent et du coup je me suis assez ennuyée, on fait vite le tour et je ne suis pas sûre que le format du long-métrage soit idéal finalement car c’est trop pour ce que cela raconte, je pense que tous les messages du film n’auraient pas été perdus si l’adaptation avait été bien plus courte (voir si cela avait été un court-métrage) et qu’en plus l’histoire m’aurait plus embarquée, même si j’ai apprécié les interactions entre Max et les monstres et que ces derniers aient une vraie place et soit assez développés pour devenir attachants, cela dit je ne suis pas vraiment convaincue par leur apparence, dans le livre (heureusement que j’ai dit que j’arrêtais les comparaisons tiens !) les monstres n’étaient pas forcément effrayants mais ils gardaient quelque chose d’inquiétant que ce soit grâce à leurs griffes et à leurs crocs mais surtout par leurs regards qui n’étaient pas des plus doux, ici ce n’est plus vraiment le cas, les monstres sont de grosses peluches qui ont plutôt l’air perdu que menaçant, même si ce n’est sans doute pas évident de « donner vie » à des dessins et de trouver l’équilibre entre mignon et inquiétant, du coup je garde une petite réserve sur leurs aspects mais je ne suis pas non plus trop critique, le résultat n’étant pas raté pour autant.

Je suis au contraire bien plus emballée sur le visuel du film en général, l’île sur laquelle Max vit son aventure n’a rien de fantastique elle ressemble à n’importe quelle île sur Terre mais grâce au travail des lumières on se retrouve dans quelque chose d’onirique, de très apaisant, de poétique, et c’est plaisant d’y être plongée.
C’est dommage que la forme du film soit plus réussie que le fond, car même si tout n’est pas à jeter, je le redis mais l’histoire laisse un goût de trop peu, pour un film sur l’enfance je suis sûre qu’il y avait beaucoup à creuser et c’est dommage de ne pas proposer plus que ce que le bouquin nous donne déjà, question double lecture on y est mais le reste est moins enthousiasmant…

450full

En ce qui concerne le casting je n’ai pas grand chose à dire, Max Records joue très bien le gamin qu’on a envie de claquer, et pour ce qui est du doublage des Maximonstres en VF, qui n’est pas mauvais du tout, il n’y a rien de particulier à noter excepté la présence de Charlotte Gainsbourg qui fait la douce voix de KW.

Bref, j’ai l’impression de n’avoir rien dit d’intéressant dans cette chronique mais en même temps je me suis retrouvée un peu déconcertée, je ne peux pas parler de mauvaise adaptation parce que le livre est plus que respecté, mais j’aurais aimé que cela aille plus loin, avoir plus à découvrir et que j’ai plus à me mettre sous la dent que juste de belles images…

 

Ma note : 3
Contemporain

L’hiver dernier, je me suis séparé de toi – Fuminori Nakamura

couv28315044


L'hiver dernier, je me suis
séparé de toi
Fuminori Nakamura
Edition Philippe Picquier,
2017
Traduit par Myriam 
Dartois-Ako
192 pages

Genre : Contemporain

.
.
.
Merci à
et aux éditions
picquier.
.
Résumé :

Un journaliste est chargé d’écrire un livre sur un photographe accusé d’avoir immolé deux femmes, mais pourquoi l’aurait-il fait ? Pour assouvir une effroyable passion, celle de photographier leur destruction par les flammes ?
A mesure que son enquête progresse, le journaliste pénètre peu à peu un monde déstabilisant où l’amour s’abîme dans les vertiges de l’obsession et de la mort. Un domaine interdit où il est dangereux, et vain, de s’aventurer…
Dans ce roman noir qui flirte avec le roman gothique pour mieux nous faire frissonner, les apparences sont toujours pires que ce qu’elles semblent, les poupées sourient étrangement et le rouge est celui du sang. Seule est certaine l’attirance pour la perdition.

Mon avis :

Lors de l’avant dernière Masse Critique je n’étais pas inspirée et ne comptait pas participer mais en fin de journée j’ai regardé les titres encore disponibles et j’ai aperçu ce livre qui m’a intriguée par ses allures de thriller et vu que je ne lis pas assez de littérature asiatique à mon gout, je me suis lancée !

Kiharazaka Yûdai est un célèbre photographe qui est accusé du meurtre de deux jeunes femmes, qu’il aurait brulé vives afin de saisir leurs agonies sur pellicule. Il n’a pas nié ces crimes et est emprisonné lorsqu’un journaliste vient parler avec lui pour écrire un livre sur les faits et retracer cette histoire…

C’est un poil compliqué de parler de cette lecture, je l’ai plutôt bien aimé mais je n’ai pas tout compris à l’intrigue, enfin du moins je pensais y voir clair jusqu’au tout dernier chapitre qui m’a franchement perdue et qui m’a fait demander si je n’avais pas tout compris de travers ou tout compris à moitié, je ne sais pas si cela vient de moi (mais vu que j’ai accroché, je pense avoir été quand même attentive !), de l’auteur qui n’a pas assez développé les dernières pages ou de la traduction qui n’est peut-être pas clair mais je crois qu’une relecture dans quelques mois sera bien utile pour être moins dans le flou !
A par ce point, ce livre tient la route à mes yeux, c’est très tordu, glauque et assez pervers en fait, mais si beaucoup de choses ont de quoi mettre mal à l’aise (que ce soit l’histoire elle-même ou les personnages qui sont perturbants et impossible à cerner), l’ensemble est très bien construit et à de quoi retourner le cerveau quand certains rebondissements arrivent de façon bien  brutale et remettent tout ce qu’on a lu avant en cause…

La forme du livre est aussi efficace, on pourrait juste suivre le journaliste et n’avoir qu’un point de vue externe sur le tueur, mais il y a la correspondance entre l’accusé et sa sœur qui permet de voir un peu la situation de l’intérieur, de connaitre un bout de leur enfance, de voir ce qui aurait pu l’amener à commettre ces deux meurtres, et accessoirement pour se rendre compte encore un peu plus que ces deux personnages sont vraiment malsains… ce qui est d’ailleurs un petit bémol car je les trouve plutôt manichéens, niveau finesse j’ai vu bien mieux et c’est plutôt lourdingue d’autant insister sur le fait qu’ils sont mentalement instables, et c’est dommage vu que l’auteur semblait vouloir s’attarder sur leurs psychologies, cela plombe un peu l’ensemble que ce soit aussi grossier et presque stéréotypé, même si pour le coup je ne sais pas ce qu’aurait donner l’intrigue si le personnage avait été plus nuancé…

Cela dit si la personnalité des personnages m’a un peu gênée et que j’aurais bien aimé que le livre soit plus long pour développer certains points, je le redis mais l’histoire est prenante et arrive à nous balader, mais forcément comme elle joue sur les rebondissements je ne peux pas en dévoiler beaucoup, cela perdrait de son intérêt et il vaut mieux se plonger dans l’histoire et dans l’atmosphère pesante en ne connaissant que le strict minimum.

« L’hiver dernier, je me suis séparé de toi » ne se limite pas qu’à une intrigue sombre, en si peu de pages l’auteur aborde pas mal de thèmes qui ont de quoi faire réfléchir, que ce soit jusqu’où on peut aller au nom de l’art (ce qui tombait bien vu qu’on traitait cette question dans mes études au moment de ma lecture !), ou la place des êtres « artificiels » et s’ils peuvent remplacer les êtres vivants (je n’en ai pas parlé car ce n’est pas forcément important dans l’histoire mais on croise un créateur qui fabrique des poupées à l’image de personnes décédées…).

Bref, s’il y a des défauts il y aussi pas mal de bons points dans cette lecture, il y avait le potentiel de creuser encore un peu plus mais le livre ne nous laisse pas sur notre faim, et je compte bien découvrir d’autres titres de Fuminori Nakamura pour voir un peu ce qu’il nous réserve.

Et pour finir, je remercie Babelio et les éditions Philippe Picquier pour cette découverte !

Ma note : 3-5